FLATTERIE
vous remercierais de m'avoir rendu à moi-même. Une épouse qui me tromperait, je m’en séparerais sans doute ; mais peut-être en gémissant.
— À propos de fidélité conjugale, nous rapporterons cette maxime bien singulière :
« Votre femme vous est-elle inf- » delle, souyenez-vous qu’Agis n’a pas » été moins grand et moins heureux , » quoiqu'Alcibiade eût séduit la reine
p>) Timéa (ri). De
FLATTERIE. — Le flatteur réunit dans son caractère plusieurs vices infâmes. Il est menteur, car il dit des choses qu'il ne croit point; il est fourbe, car il parle contre son sentiment; il est poltron , car il n’ose dire ce qu’il pense ; il est impie, car il donne de l’encens au vice: il est ennemi secret de ceux dont ai Up PE ET GES EN ORE SENS
(1) Galcrie morale et politique, d’un grand
homme.
FOLIE. x 139 il se dit l’ami , car il les relient, par ses flatteries , dans leurs mauvaises habitudes, Ce venin sucré est tellement indispensable dans les cours , que l’honnête homme peut à peine s’y soutenir, sans le secours de la flatterie (DO:
FOLIE. — La pazzia regina delmondo.
— La Folie est la reine du monde, le.
baume de la vie, la dispensatrice du bonheur, et le guide des vrais sages.
Une aimable folie, comme dit Pope, s'accorde bien avec la raison; et la philosophie s’accommode également de l’une et de l’autre, pourvu qu’elles aillent ensemble.
On a soutenu qu'un homme qui n’a que de la raison est dans un état de maladie : je le croirais. Sans un peu de folie , la vie n’est qu’ennui et morosité.
Heureux celui qui est fou sans perdre toute sa raison, ou qui est raisonnable sans méconnaitre la folie !
ss ; (1) Le comte d’Oxenstiru, Pensées, Tomeier.
140 CLOINE:
Toutest folie dans le monde. Frasme
% Lian nronvé di | [ Païsi bien prouvé, que les plus fous
sont ceux qui se croient exempts de folie.
GLOIRE. — La gloire des guerriers
de notre siècle est aussi pure qu’elle est merveilleuse. La postérité aura peine à comprendre ce que la France a fait dans le grand quart de siècle ; elle ne pourra comparer les exploits de nos braves à aucune autre époque de l’histoire : ils ont tout surpassé. Mais ce qui étonnera davantage, c’est de voir les débris de cette belle et grande armée , aussi respectables par leur vie privée que par leur gloire publique ; c’est de voir la France dans une paix profonde , après
qu’elle s'était, pour ainsi dire, formée
aux chances de la guerre ; c'est de voir
nos guerriers , tour-à-tour héros dans les champs de Mars, philosophes sous le règne de la paix; c'est de trouver des
sages sous les tentes et de grands gé-