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néraux, qui savent rehausser la gloire de leur épée par la gloire des lettres (x). |
O France ! dans cent ans, la postérité admirera tes enfans plus que tu ne les admires toi-même !...
— Chacun se fait de la gloire une idée à sa façon. Cujas s’immortalisait dans la jurisprudence. Sa fille, qui n’avait pas d’autre moyen de gloire, et qui voulait cependant rendre son nom aussi connu que celui de son père, se prostitua, avec les plus monstrueux excès, pour devenir fameuse : malheureusement elle est presqu'oubliée. — Erostrate, qui brüla le temple de Delphes, est à peine connu.
— Il n’y a que la vraie gloire qui soit durable.
GOUT. — On connaît assez ce vers
(1) M. le général Aug, Jabé, M. le général Mathieu Dumas, et une foule d’officiers qui manient également bien l’épée et la plume,
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blanc, si célèbre dans les fastes du mé:
lodrame :
L’Oreiller du remord est rembouré d’épines.
C’est une belle pensée renfermée dans des mots burlesques ; et j’ai vu des étrangers, peu faits aux délicatesses de notre langue, s’extasier devant cette sentence, qui nous paraîtra toujours absurde, parce que nous voulons que la beauté des mots réponde à la beauté de la pensée, et que nous ne pourrions souffrir un roi vêtu en Arlequin.
Les jeunes écrivains peuvent puiser une grande lecon dans le succès de ce vers : c’est que le meilleur ouvrage n’est rien sans la langue. Buffon a dit quelque part : Le style est l’homme méme (1). Il n’y a, en effet, qu’un style pur et de bon goût qui survive à l’auteur. Des-
touches ne doit sa gloire qu’à son style,
(1) Discours de réception à l’Académie frangaise.