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cour, 143
et il y a des chefs-d'œuvre d'esprit et d'imagination qui sont morts, parce qu’on n’y a trouvé ni langue, ni goût.
— Voici une autre phrase de mélodra- . me, qui a été très-applaudie, et qui n’à pas même le mérite de la pensée. Il agit de deux traîtres. La victime opprimée s’écrie avec indignation : « Les misé- » rables ! avec quelle glaciale ironie ils » méditent silencieusement leur téné- » breux projet !..., ».
— On se rappelle encore l’entrée deje ne sais quel prince, qui s’annonçait ainsi dans une pièce à spectacle :
L'Empereur roule ici ses pas impérieux !...
— Un Italien, qui enseignait la poésie française aux gens de son pays, leur récitait ces quatre vers, sans doute de sa Composition, dans la description d’un triomphe de Thétis, ou de Neptune, ou d'Amphitrite :
Triton marchait devant, qui tirait de sa conque Des sons si ravissans qu’ils ravissaient quiconque,
144 CRACEe À ces aimables sons son oreille on prêtait.
Ah! la charmante, hélas! musique que c’était (1).
(Par un mélodramaturge apostat. )
GRACE, — Racine est tendre ; mais
il est bien moins gracieux. La grâce est dans la plupart des fables de Lafontaine; elle se trouve dans ce petit dialogue, qu’on citera toujours comme un modéle chernrant:
LE passanr.
Que fais-tu dans ce bois, plaintive Tourterelle?