HISTORIETTE
HISTORIETTE. — Le jeune Edmond, plongé dans la plus profonde misère, avec de grandes études -et un
rai mérite , adopta le système du fata= lisme ; et né fitrien pour sortir du malheur. |
Mais cette AobttiHe absurde ne s ‘acordant point avec la bonté de Dieu, il la rejeta bientôt; et là misere s'étant éyanouie , il devint opliisté, Il pensa que zout es! pour le mieux, dans le meilleur defmondes possibles ; et tqué si le ciel l'avait abreuyé de chagrins et de maux, il
l'avait £ fait pour rendr e d’ avance soni a bon”
heur plus doux. + La,destinée du pauvre Ed mond chan gea encore ; de nouvelles infortunes le rendirent pessi miste,: il vit tout en mal, et s’imagina qu'un esprit de ph gouvermait ce monde sublunaire, À force d’être ainsi balotté par la for-
tune et l'incertitude de sa raison, il se fit
Mihiliste ou Rieniste ,"si l'on veut. Il
Re ES noce tira
HISTONETTEe 109 reconnut que tout ici-bas n’est qu’une comédie ; que l’honneur est un problème ; la vertu une frivolité ; la misère un crime; le génie un sujet de scandale et de persécutions ; le goût une pierre
d'achoppement; la probité une vieille monnaie, qui n'a plus de prix que poux quelques curieux.
Il remarqua le babil pr référé au vrai mérite, la suffisance prise pour de L’esprit: on l’accueillait sous des yétémens honnétes ; on l'évitait comme la peste sous la livrée de l'indigence.
ie quitta la ville en la imaudissant ; il pensait pünir le mondede sa perte; ilse punit seul. Il fut plus malheureux encore dans la solitude : et dans la société qu'il avait quittéer, ses amis ne firent pas
plus maig re chère,