COMPAGNIE DE LA SEINE
Les officiers, sous-offîciers, brigadiers et gendarmes achevai d^ la compagnie de la Seine font usage d'un bonnet à poil noir d'ours, avec pompon
XXiv NOTICE HISTORIQUE
pour la petite tenue, et plumet droit en plumes de coq pour la grande tenue.
Les sous-officiers, brigadiers et gendarmes à pied portent un schako recouvert d'un tissu de soie noire. — Le calot est garni au pourtour supérieur d'un galon en argent large de 22 millimètres. Deux galons formant chevrons, en argent, et tresse rouge intercallés entre les chevrons, sont placés sur les côtés du schako dans des proportions qui varient suivant les grades.
Jrmement*
La gendarmerie, en 1856, est armée, savoir : la cavalerie, d*un sabre, d'un pistolet et d'un mousqueton par homme ; et l'infanterie, d'un sabre dit briquet, d'un pistolet et d'un mousqueton.
Harnachement.
Par la même ordonnance, le harnachement des chevaux de la gendarmerie est entièrement changé. On y a substitué celui de la garde municipale de Paris, qui n'est autre que celui de l'armée.
§ 16. — Enumération des différents corps ayant porté la dénomination
de gendarmerie.
11 existait, vers la fin du xvi* siècle et au commencement du xvii*, un corps de cavalerie que l'on appelait gendarmerie; il n'avait aucune analogie avec la maréchaussée du temps et la gendarmerie actuelle. Cette troupe faisait la principale force de l'armée française ; il est vrai qu'à ces époques 7 à 8,000 hommes de toutes armes composaient seuls la force de l'armée en temps de paix. En effet, lorsque Henri IV se disposa, en 1600, à faire la guerre au auc de Savoie, il n'avait que 6 à 7,000 hommes d'infanterie, 1,500 de cavalerie et 6 canons. Il termina glorieusement cette campagne en six mois, et licencia ensuite les troupes qui avaient été levées pour l'entreprendre.
De 1600 à 1609, ce grand roi n'eut que 4,100 hommes d'infanterie et 2,637 hommes de cavalerie , dont le corps de la gendarmerie , qui en faisait partie, était fort de 1,640 hommes; il existait, en outre, quelques régiments d'infanterie, employés à la garde des châteaux et des forts, dont le personnel n'excédait pas 3,000 hommes : d'où il résulte que , pendant les premières années du xvii* siècle, l'armée d'Henri IV était au-dessous de 10,000 hommes d'infanterie et de cavalerie ; mais les autres souverains en avaient de moindres encore.
Au commencement de 1610, l'armée française se composait de 6,300 hommes d'infanterie, non compris 4,000 hommes employés dans les garnisons, et de 3,690 hommes de cavalerie, parmi lesquels la gendarmerie formait un corps de 2,200 hommes. Elle perdit beaucoup de son importance numérique , lorsque Henri IV donna , dans le courant de celte année, un accroissement considérable à son armée, dans l'intention de soutenir, par la force des armes, les droits des héritiers de la succession de Cléves et de Juliers, contre l'ambition des princes autrichiens qui régnaient en Allemagne et en Espagne.