IM^Î
sent leurs défauts, elles sentent leurs immortidcations, leurs promptitudes, nicole, Pensées, ^. 132.
— ÉTYM. Im.... négatif, e\. morlilicalwn. IMMOKTIFIÉ, ÉE (i-mmor-li-fi-é, ée) , adj. Qui
n'est point mortifié. Détruisons tout ce qu'il y a encore de trop immortifié, de trop mondain, iioss. «'• exhnn. à l'ouverture d'une visite. Faire paraître des saillies d'une passion immorlifiée, ID. Sermons, Instr. aux urstil. de Meaux, sur le silence, 2. Une vie dissipée, immortifiée, quelquefois plus sensuelle, par proportion, et plus mondaine que la vie même du monde, bourdal. Pensres, t. n, p. 488. Serais-je si lâche et si immortifié quand il s'agit de corriger mes défauts? fén. t. xvii, p. 350. Combien d'ùracs immortiliées et impénitentes! mass. Profcss. relig. Serm. t. Un naturel inquiet, curieux, immortifié, ennemi de la retraite et de la prière, m. Confér. Cond. des clercs dans le monde.
— ETYM. Im.... négatif, et morlifié.
tIM.MOTIF, IVE (i-mmo-tif,ti-v'), adj. Terme de
botanique. Germination immotive, celle qui a lieu sans que l'épisperme se déplace.
— ÉTYM. Im.... négatif, elle lat. mottis, mouvement.
tIMMOUVABLE (i-mmou-va-bl'), adj. Qui ne peut pas être ému.
— HIST. xiv s. Vertu ferme et immouvaWe et non pas de logier variable, oresmr, Thèse de melnier.
— ÉTYM. Im.... négatif, et mouvoir.
tIM.MUABILITÊ (i-mmu-a-bi-li-té), s. f. Qualité
de ce qui est immuable. On dit plutôt immutabilité.
— ÉTYM. Immuable; provenç. immntabilitat ; espagn. inmutabilidad ; ital. immutabilità.
IMMUABLE ( i-mmu-a-bl' ), adj. Wi" Qui n'éprouve aucun changement, en parlant de Dieu et des choses éternelles. Toujours immuable en ellemfïne, elle [la sagesse de Dieu] renouvelle toutes ti jses, elle se répand parmi les nations dans les âr.'ss saintes, saci. Bible, Sagesse, vu, 27.11 [Dieu] eLt immuable ; il n'y a pour lui ni passé, ni présent, ni futur, eaynal, Hist. phil. i, 8. || 2° Par extension, dont le caractère, les résolutions ne changent jamais. Un homme immuable. Vous voyez qu'entre les saints mêmes nul n'est immuable, saci, Bible, Job, xv, * 5. || 3° Qui n'est point sujet à changer, en parlant des choses. Non, non, il voit le jour, Et te conserve encore un immuable amour, corn. Cid, IV, B. Fais-toi de mon exemple une immuable loi, ID. Ilor. IV, 7. Immuable foi, hoir. Bélisaire, v, I. Que dirai-je de son attachement immuable à la religion de ses ancêtres? boss. Reine d'Anglet.Towt le temps est perdu, auquel nous n'aurons point attaché quelque chose de plus immuable que lui, quelque chose qui puisse passer à l'éternité bienheureuse, ID. Yolande de Siontcrby. 11 est possible au Créateur de conserver dans mon cerveau une partie immuable et de la préserver du changement continuel qui arrive à toutes les parties de mon corps, VOLT. Mél. littér. à M. de Formonl. On lui [à Anaxagore] reprocha d'anéantir l'influence des dieux sur la nature en essayant d'assujettir ces phénomènes [ceux de l'astronomie] à des lois immuables, LA PLACE, Exp. y, I.
— REM. Bossuet a dit plus immuable, bien que d'ordinaire les adjectifs de ce genre contenant une idée d'absolu n'admettent point de comparaison : Une Eglise plus immuable que le roc, dont la foi toujours connue et victorieuse verra toutes les erreurs tomber à ses pieds, for. 2" inslr. past. § 77.
— HIST. XIV* s. 11 dit ceci à la difi'erence de la félicité de Dieu et des intelligences, laquelle est simplement immuable et non variable, oresme, Eth. 20. Il XVI* s. Je me persuade que vous n'aurés pas désagréable que petite sueur [sœur] vous fasse ressouvenir d'elle et de son immuable affection, Lett. de Catherine de Navarre, Ilibl. des chartes, 4'série, t. m. p. 337. Constance immuable, amyot, Fab. 2. Ce sont pour vrai choses déterminées Par l'immuable arrest des destinées, marot, i, 229. La première erreur [qu'il n'y a point de dieux] selon son advis [de Platon] ne dura jamais immuable en homme depuis son enfance jusques à sa vieillesse, MONT. I, 395. Mon cœur est immuable, et mon amour certaine, desportes. Amours d'Uippolyte, B.
— ÉTYM. Im.... négatif, et muable. On a dit aussi immutable, tiré directement du latin immutabilis : xv s. Ainsi gouverne il et ordeine Sans soussy, .sans ahan, sans peine. Par son cler sen et immutable. Toute chose qui est muable, ifir. de Ste Geneviève.
IMMUABLEMENT (i-mmu-a-ble-man ) , adv.
D'une manière immuable. Jésus-Christ a donné une nouvelle forme au mariage, en réduisant cette •ainte société à deux personnes immuablement et in-
dissolublement unies, boss. Expos, de la doct. de l'Église, ix. La charité est consommée, quand elle est Immuablement unie à Dieu sans pouvoir en être séparée, m. B* écrit, B. Il serait à désirer que ces autres dépôts [de dépêches] fussent placés aussi sûrement et aussi immuablement que l'est celui de la guerre, STsm. 277, 233. Xénophon, dans l'éloge qu'il nous a laissé d'Agésilas, et Cicéron, dans une de ses harangues , remarquent que Lacédémone était la seule ville du monde qui eût conservé immuablement sa discipline et ses lois pendant un si grand nombre d'années, rollin, Ilist. anc. Œuv. t. ii, p. B39, dans pougens.
— HIST. XVI* s. Il persévéra toujours immuablement en une mesme teneur de voulenté, amyot, Démosth. i9.
— ÉTYM. Immuable, et le suffixe ment.
IMMUMTÉ (i-mmu-ni-té), s. f. || 1° Droit fixe
accordé à tout un corps, à toute une ville, et qui les affranchit d'impôts, de charges, de devoirs, etc. Afin d'attirer un grand nombre d'ouvriers et de matelots dans la ville, il leur fit accorder des immunités particulières, rollin, Hist. anc. Œuvres, t. ni, p. 288, dans pougens. lia* Les immunités ecclésiastiques, les exemptions et les privilèges dont les ecclésiastiques jouissent. Zélé pour les immunités de l'Église, il [l'évoque de Mirepoix] regardait la bulle [Ùnigenitus] comme un article de foi, et, ayant le crédit attaché à sa place [ministre au département des bénéfices], il persuada que le parlement touchait à l'encensoir, volt. Louis X¥, 36. Jamais il n'y eut un exemple plus révoltant du mépris des lois et de l'ambition ecclésiastique que celte immunité des temples [inviolabilité de l'asile, dans les églises], raynal, Ilist. phil. vi, <s. || Congrégation de l'immunité, congrégation établie par Urbain VIII pour décider des cas relatifs aux immunités ecclésia.stiques. La congrcgation qu'on appelle à Rome de l'immunité envoya une lettre circulaire à tous les évêques siciliens..., volt. Polit, et législ. les Droits des hommes. || Terme do féodalité. Privilège en vertu duquel aucun juge royal ne pouvait entrer dans les domaines ecclésiastiques, pour y faire acte quelconque d'autorité. || 3* Terme de médecine. Préservation, exemption de maladie. La vaccine procure, dans la plupart des cas, l'immunité contre la variole.
— SYN. IMMUNITÉ, exemption. Immunité est plus étendu qu'exemption ; il se dit surtout des corps, des villes, tandis qu'exemption se dit surtout des particuliers. De plus, l'exemption met seulement à l'abri d'une charge ; l'immunité peut constituer une prérogative positive et non pas seulement négative comme l'exemption; ainsi le droit d'asile qu'avaient les églises était une immunité ecclésiastique. Enfin, immunité s'emploie d'une manière absolue, tandis qu'avec exemption on spécifie de quoionestexempté : exemption d'impôts, deservice.
— HIST. xiv* s. Et se mit en immunité et franchise en l'église du Sépulcre b, Paris, du cange, immunitas. \\ xvi* s. Comment que ce soit, le peuple donna immunité et affranchissement de tous subsides à l'accusateur Menon, amyot, Péricl. 59. X la jurisdiction est conjointe l'immunité , de laquelle se glorifie le clergé romain, car il leur semble advis qu'on leur feroit tort et injure, de les faire venir devant un juge terrien en causes personnelles, CALV. Instit. 983.
— ÉTYM. Provenç. immunitat; esp. immunidad; ital. immunità; du lat. immunitatem , de immunis, exempt, de t» négatif, et tnunus, service.
I IMMORATION (i-mmu-ra-sion) , s. f. Terme d'histoire du moyen âge. Action de séquestrer une personne entre quatre murailles.
— ÉTYM. Lat. tn, dans, et murus, muraille. IMMUTABILITÉ (i-mmu-ta-bi-li-té), s. f.\\ l-ÊUt,
qualité de ce qui est immuable, en parlant de Dieu ou des choses divines. L'immutabilité des conseils de Dieu, boss. Hist. ii, ^3. La Trinité directement attaquée avec l'immutabilité et la spiritualité ou simplicité de l'être divin, id. 6* avcrt. 3, ô mon Dieu ! le torrent des générations et des âges coule devant votre divine immutabilité, mass. Confér. us. des revenus ecclés. On retrouve dans leurs disputes [des bramines] les mêmes idées que dans nos plus fameux métaphysiciens, la substance, l'accident, la priorité, la postériorité, l'immutabilité, l'indivisibilité, l'âme vitale et sensitivo, raynal, Ilist. phil. i, a. Il 1° Etat, qualité de ce qui ne change pas. Comme tout change d'un moment à l'autre, la grande femme est revenue sur l'eau.... les humeurs sont adoucies ; et enfin, ce que l'on mande aujourd'hui n'est plus vrai demain ; c'est un pays bien opposé à
IMP
l'immutabilité, sév. 317. Tout le monde croit que rétoile de Mme de Montespan pâlit.... les uns tremblent, les autres se réjouis.sent, les uns souhaitent rimmutabilité, les autres un changement de théâtre, ID. Il sept. 1076. Nous avons lieu de croire que notre langue est parvenue de nos jours à ce .i,'!orioux point d'immutabilité [état d'une langue fixée], Acad. Dict. de 1898, ÉpUre au roi. Rappelons le dérèglement et la variation des usages a l'immutabilité des devoirs, mass. Confér. us. des revcn. ecclés. L'immutabilité n'appartient point aux homme.s, volt. Ilist. pari. Avant-propos. On prie M. Opoix de réfléchir un peu profondément sur l'immutabilité constante des couleurs prismatiques et sur les conditions que cette immutabilité suppose, BO^NET, Coul. corps, Œuvres, t. x, p. 386, dans POUGENS. || État de qui ne bouge pas de place. Je ne comprends pas comme on peut revenir de ces occasions si chaudes et si longues [son fils e.xposé à la tête des gendarmes pendant deux heures au feu d'une batterie], oii l'on n'a qu'une immutabilité qui vous fait voir la mort mille lois plus horrible que quand on est dans l'action, sév. 23 aoilt 1678,
— ÉTYM. Lat. immutabilitatem , de in négatif, et mutabililas, mutabilité.
t IMPACTION (in-pa-ksion), s. f. Terme de chirurgie. Fracture du crâne, d'une côte, du sternum, en plusieurs pièces, dont les unes font saillie en dedans et les autres en dehors.
— ÉTYM. Lat. impactionem, choc^ de impactum, supin de impingere, choquer, de tn, en, sur, et pangcre, enfoncer (voy. pacte).
IMPAIR, AIRH (in-pôr, pè-r'), odj. || 1* Terme d'arithmétique. Opposé à pair; qu'on ne peut diviser en deut nombres entiers égaux. Trois, cinq, sept, etc. sont des nombres impairs. || Années impaires, celles qui sont exprimées par un nombre impair. (805 est une année impaire.. || Jours impairs, les jours do la semaine qui, sur les six ouvrables, occupent le premier, le troisième et le cinquième rang , savoir lundi , mercredi et vendredi. Iji* Terme d'anatomie. Organe impair, organe qui n'est pas double, qui n'a pas son semblable de l'autre côté du corps. Le foie est un organe impair. Il Terme de botanique. Foliole impaire, foliole unique qui termine la feuille composée. Feuille ailée avec impaire. Feuille ailéesans impaire. || 3° S. m. Se dit, à plusieurs jeux, de l'ensemble des nombres impairs. Jouer l'impair. || Au jeu de la belle, l'impair, les nombres impairs qui sont rangés dans les six premières et dans les six dernières colonnes. Impair du grand côté, se dit, au même jeu, de la totalité des nombres impairs qui se trouvent dans les six dernières colonnes. Il Jouer à pair ou impair, donner à deviner si des objets qu'on tient dans la main fermée sont en nombre pair ou impair.
— HIST. XVI* s. Je laisse à part le nombre impair de leurs piluUes [des médecins], mo.nt. m, 2(3.
— ÉTYM. Im.... négatif, et pair; lat. impar.
t IMPAIREMENT (in-pê-re-man), adv. En nombre impair. Histribuer imjiairement.
t IMPALLIABLE (in-pal-li-a-bl') , adj. Qui ne peut être pallié. || Substantivement. L'impalliable [de son élévation] afflige sa sensible délicatesse,
— ÉTYM. Im.... négatif, ^t pallier.
t IMPALPABILITÉ (in-pal-pa-bi-li-té), î. f. Qualité de ce qui est impalpable.
IMPALPABLE (in-pal-pa-bl'), adj. Qu'on ne peut toucher ou palper à cause de sa ténuité. Ni la poudre impalpable de verre ou de diamant, ni celle d'aucune production de la nature qui ne serait pas venimeuse par elle-même, ne pourrait être nuisible, VOLT. Dict. phil. Empoisonnements. Non, rien ne périt, tout change, les germes impalpables des animaux et des végétaux subsistent, se développent et perpétuent l'espèce, m. Jenni, xi.
— HIST. ïvi* s Tant la rebroiant et la resechant,
que la poudre soit impalpable, o. de serres, 898.
— ETYM. Lat. impalpabilis (quicherat. Addenda) , de m négatif, et palpabilis, palpable.
t IMPANATEOR (in-pa-na-teur), s. m. Celui qui professe l'impanation.
— ÉTYM. Voy. IMPANATION.
IMI'ANATION (in-pa-na-sion),i. f. Terme dedo;,'matique etde théologie. Coexistence du pain avec le corps de Jésus-Christ a[irès la consécration, d'iiprès l'opinion des luthériens. Do sorte qu'il sofaisaitdans l'eucharistie une impanation véritable, comme il s'était fait une véritable incarnation dans les entrailles de la sainte Vierge, boss. Yar. ii, § 3.
— ÉTYM. Lat. in, dans, et panis, pain.
t IMPANÉ, ÉE (ic-pa-né, née), adj. Terme de
nip
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IMP
dogmatique. Changé en pain. Se dit de l'état où se trouve, suivant les luthériens, le corps de Jésus- Christ après la conséciaticn. Assurant que Jésus-Christ était impané dans l'eucharistie, boss. Var. XV.
— ÊTYM. Voy. IMPANATION.
IMPARDONNABLE (in-par-do-na-bl'), adj. Qui ne mérite point de pardon. Sa beauté (de Junon] méprisée, impardonnable outrage, segrais, Enéide, 1. Boursault criti(iue Segrais d'avoir employé ce mot [impardonnable] qui, suivant lui, n'était pas français, id. mémoires, t. ii, p. UC. Peut-être Aristote avait-il offensé personnellement par quel- I que trait de raillerie le prêtre de Gérés Eurymédon, ' crime plus impardonnable que s'il n'eût attaqué que les dieuï , bollin, Uist. anc. t. xii , liv. xxvi , 4" part. ch. 2, art. 52, dans pougens. || Il se dit aussi des personnes. Vous êtes impardonnable d'avoir agi ainsi.
— RE.M. On a attribué à Segrais la création de ce mot; tout au plus peut-on admettre qu'il l'ait remis en usage. Impardonnable est dans Froissart, comme Ménage l'avait du reste remarqué.
— HiST. XIV* s. Vous savez comment le roi Charles de France traitoit secrètement devers les bonnes villes de Bretagne, afin qu'elles ne se voulsissent mie ouvrir ni recueillir les Anglois, et, là où ils le feroient, ils se forferoient et seroit ce forfait impardonnable, froiss. ii, ii, 70.
— ÊTYM. Im .. négatif, e\, pardonner.
t 1.MPARD0NNÊ, ÉE (in-par-do-né, née), adj. Qui n'a pas reçu de pardon.
— F.TYM. Im... négatif, et pardonna.
t IMPAREIL, EILLE (in-pa-rèll, rè-11', Il mouillées), adj. Qui n'est pas pareil.
— HIST. XVI* s. Une femme estrangere, née de condition impareillaà nos rois, d'al-b. Hisl. ii,<22. Cosme de Medicis, grand homme tant que les affaires l'ont resveillé, mais impareil à soi-mesme quand il s'est plongé en ses félicitez, id. ib. il, 204.
— ÉTY.M. Im... négatif, et pareil.
t IMPAREILLEMENT (in-pa-rè-Ue-man, Il mouillées), adv. D'une manière dissemblable.
<.IMPARFAlT,AITE(iu-par-fê,fê-t'),ad;. || l*Oui n'est pas achevé. Je ne laisserai pas mon ouvrage impanait, corn. Hérad. ii, 2. Mais mon crime est entier et le sien imparfait, id. Œdipe, iv, 6. Si je l'ai bien compris, cet hymen imparfait N'est encor qu'en parole et n'a point eu d'effet, iD.Sophon,. ni, 7. De votre éclat et do votre lumière Je ne suis qu'une ébauche imparfaite et grossière, botr. Bélisaire, ui, 7. Que je relevais Troie et rendais imparfait Tout ce qu'a fait Achille, et tout ce que j'ai fait, RAC. Andr, ii, 4. || 2* X quoi il manque quelque chose pour être parfait. En ton fils Dieu n'a pas fait naître Un prince à ce point imparfait, corn. Jléracl. y, (. L'organe étant plus fort, la raison percerait Les ténèbres de la matière. Qui toujours envelopperait L'autre âme [l'âme commune aux bêtes et à l'homme] imparfaite et grossière, la FONT. Fahl. X, t. Voilà, messieurs, une image, mais imparfaite, do la reine d'Angleterre, quand, après de si étranges humiUations, elle fut encore contrainte de paraître au monde et d'étaler, pour ainsi dire, à la France même et au I ouvre oit elle était née avec tant de gloire, touie l'étendue de sa misère, BOss. Reine d'Anglel. Ma victoire, à vos yeux, semblait-elle imparfaite? HhC.Alex. v, i. Les sciences, encore fort imparfaites, n'en étaient pas moins honorées, DUCLOs, Uist. Louis XI, CEuv. t. m, p. 49, dans POUGENS. Dont tu n'auras jamais qu'une imparfaite idée, VOLT. Scythes, iv, 2. || Qui n'est pas complètement arrangé, disposé. Il [le miroir] convient à votre chambre, <iui est encore bien imparfaite, sév. <3 juin (686. Il Terme de libraire. Livre imparfait, livre auquel il manque quelque feuille. || 3° Terme de musique. Accord imparfait, celui qui porte une dissonance ou une sixte, et celui qui n'est pas complet. Il Consonnance imparfaite, celle qui peut être majeure ou mineure, comme la tierce et la sixte. 1| Cadence imparfaite, cadence irrcgulière. || 4° Terme de botanique. Fleur imparfaite, fleur à laquelle il manque quelque partie essentielle de la fructification. Il Autrefois plantes imparfaites, plantes dont on ne connaissait pas la floraison. || Terme de zoologie. Mue imparfaite, celle qui ne consiste que dans le renouvellement des appendices de la peau. Il 6* S. m. Ce qui est imparfait. [Selon Jurieu] Il [le Fils de Dieu] passe manilostement de l'imparfait au parfait: qui est, non pas conséquence, mais, précisément et selon la définition, ce qu'on appelle changer, boss. 6* averl. tu. \\S. m. pi. Les imparfaits, se dit par opposition aux parfaits, dans le
langage des mystiques. Si c'est là un discours adressé aux imparfaits, c'est donc aussi imperfection de dire.... boss. Étals d'orais. v, 7.
— HIST. xvi* s. Laissant une telle entreprise imparfaitle, amyot, Sylla, 47. Si nostre entendement est capable de la vérité, il la verrait entière, aussi bien que demie, naissante et imperfecte, mont, il, 318. Nostre essence estant imparfaicte, id. m, lO. Tout l'imparfait de mon escorce humaine, bons. 89.
— ÉTYM. Lat. imperfectus, de irt négatif, et perfectus, parfait.
2. IMPARFAIT (in-par-fê), t. m. Terme de grammaire. Temps du verbe qui sert principalement à indiquer une action considérée comme présente par rapport à un temps passé. L'imparfait de l'indicatif. L'imparfait du subjonctif. Dans ces phrases : vous chantiez quand il entra; il a voulu que je vinsse auprès de lui, chantiez, vinsse sont des imparfaits. || On emploie quelquefois l'imparfait dans les suppositions, par rapport à un temps présent ou même à un temps futur: Si je le pouvais, je vous aiderais; Supposons qu'il consentît à partir. Il Adj. Prétérit ou passé imparfait.
— HIST. xvi* s. Es tierces personnes du pluriel des preteritz imperfectz de l'indicatif, meigret, dans LIVET, la Gramm. franc, p. 64.
— ÊTYM. Lat. imperfeclum, temps opposé à perfectum, le parfait (voy. imparfait 4).
IMPARFAITEMENT ( in-par-fè-te-man ) , adv. D'une manière imparfaite. Il n'a traité cette matière que fort imparfaitement. Les gens de bien même tombent dans des infidélités inévitables, et ne sont parfaits qu'imparfaitement, fléch. Mme d'Aiguillon.
— ÊTYM. Imparfaite, et le suffixe ment.
t IMPARI-NEHVÉ, ÉE (in-pa-ri-nèr-vé, vée), adj. Terme da botanique. Qui a des nervures en nombre impair.
— ÊTYM. Impair, et nervure.
+ IMPARI-NERVIÉ, ÉE (in-pa-ri-ncr-vi-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui est pourvu d'une nervure médiane ou imiaire.
— ÉTYM. Impair, et nervure.
t liiPARl-PENNÉ, ÉE (in-pa-ri-pè-nné, nnée), adj. Terme de botanique. Il se dit d'une feuille composée qui se termine par une foliole impaire. On dit aussi impari-pinné.
— ÉTYM. Impair, et penne ou pinna, plume.
t IMPARISYLLARE (in-pa-ri-sil-la-b), adj. Synonyme d'imparisyllabiqua.
IMPARISYLLABIQUE (in-pa-ri-sil-la-bi-k'), adj. Terme de grammaire grecque et de grammaire latine. Noms imparisyllabiques, noms qui ont aux cas obliques du singulier une syllabe de plus qu'au nominatif, comme soror, sororis. Déclinaison imparisyllabique.
— ÊTYM. Impair, et syllabe.
t IMPARITÉ (in-pa-ri-té), s. f. || 1* Qualité de ce qui est impair. {| 2° Inégalité, infériorité (sens qui n'est plus employé).
— HIST. XVI* s. Il n'y a rien si dangereux, de monstrer à ses partisans imparité de droict et de personnes, d'aub. Hist. i, 4 55.
— ÉTYM. Lat. imparitatem {QmcuERKT, Addenda), d'impar, impair.
IMPARTABLB (in-par-ta-bl'), adj. Ancien terme de droit. Qui ne peut être partagé, divisé dans une succession, tel que les duchés, les marquisats, et tous les iiefs de dignité.
— HIST. XVI* s. Si le père et la mère sont tous deux bastards et ayant enfans au jour de leur trèspas, par quoy ils soient impartables au seigneur.... Coust. génér. t. i, p. 800.
— ÉTYM. /m... négatif, et partir, dans le sens de partager.
t IMPARTAGÉ, ÉE (in-par-U-jé, jée), adj. Qui n'a point subi de partage.
— ÉTYM. Im... négatif, et partagé.
IMPARTAGEABLE (in-par-ta-ja-bl'), adj. Qui ne
peut-être partagé, qui n'est pas susceptible de partage. Ceux-ci [les Suisses] étaient vaillants, héroïques, mais surtout ils étaient impartageables, et c'est par là qu'ils ont duré dans l'indépendance, DUPONT-WHiTE, Centralisation, p. 44.
— ÉTYM. Im... négatif, et partager.
IMPARTIAL, ALE (in-par-si-al, a-1'), adj. Qui
ne prend pas parti pour l'un plutôt que pour l'autre. Des juges impartiaux. Un historien impartial. || S. m. pi. Les impartiaux, les membres de la plaine, dans la Convention. || Il se dit aussi des choses. Une impartiale équité. Un examen impartial.
— ÉTYM. Im... négatif, et partial.
IMPARTIALEMENT (inpar-si-a-le-man), adv.
D'une manière impartiale. Discuter impartialement une affaire, une cause, une question.
— ÉTYM. Impartiale, et le suffixe ment. IMPARTIALITÉ (in-par-si-a-li-té), ». ^. Qualité,
caractère de celui qui est impartial. L'impartialité du juge, de l'historien. S'il était possible que je leur fusse de quelque utilité, je ne pourrais y parvenir que par l'impartialité la plus exacte, volt, Lett. Damilaville, 4 7 noy. 4 785.
— ÉTYM. Impartial.
t IMPARTIBILITÊ (in-par-ti-bi-li-té), s. f. Terme de féodalité. État de deux fiefs réunis qui ne peuvent passer que sur une seule tête, quoiqu'ils puissent relever de deux seigneurs différents.
— ÊTYM. Lat. impartibilis {QmcmKjL.!, Addenda) de in négatif, etparitrt, partager (voy. partib).
IMPASSE (in-pâ-s'), s. f. Petite rue qui n'a point d'issue; cul-de-sac. On trouve le mot de cul partout et très-mal à propos; une rue sans issue na ressemble en rien à un cul-de-sac ; un honnête homme aurait pu appeler ces sortes de rues des impasses; la populace les a nommées culs, et les reines ont été obligées de les nommer ainsi, volt. Dict. phil. Langues. Je vous remercie de demeurer dans une impasse, mais je ne vous pardonne pas d'écrire français par un o, id. Lett. Marmontel, 28 avril 4 773. || Fig. Être dans une impasse, être dans une situation qui n'a point d'issue favorable; être dans un emploi où il n'y a aucun avancement à espérer.
— REM. Impasse est dû à Voltaire, qui était choqué de cul-de-sac, et qui d'ordinaire le fait masculin.
— ÉTYM. Im... négatif, et passer.
IMPASSIBILITÉ (in-pa-ssi-bi-li-té), s. f. Qualité
de ce qui est impassible. Impassibilité stoïque
— HIST. XIV* 8. Et pour ce disoient aucuns que les vertus sont impassibilités et repos, oresme, Eth. 39. Il xvi* s. Les vertus morales ne sont pas impassibilitez, mais plus tost règlements et moderations des passions et affections de nostre ame AMVOT, De la vertu mor. s.
— ÉTYM. Lat. impassibilitatem, de in négatif, et passibilitas, passibilité.
IMPASSIBLE (in-pa-ssi-W), adj. || 1* Qui n'est pas susceptible de souffrance. J'ai reçu ces plaies dans mon corps mortel pour tous les hommes; je les garderai pour toi dans mon corps impassible, FLÉCH. II, 468. Il Par extension, qui n'est pas susceptible d'éprouver d'altération. Il [le diamant] est inaltérable, ou du moins plus durable, plus impassible qu'aucune autre subsiance, buff. Min. t. iv, p. 244. Il 2* Fig. Qui, par la force de son caractère, s'est mis au-dessus de la douleur physique ou morale. L'homme impassible est aussi contradictoire que l'homme immortel, volt. Dict. phil. Bien et mal physique et moral. Le sang pétille dans mes vieilles veine* en vous parlant de lui [Letourneur, traducteur de Shakspeare] ; s'il ne vous a pas mis en colère, je vous tiens pour un homme impassible, id. Lett. d'Argental, 49 juiU. 4776. i celle foule de malheurs, il [Napoléon] ne peut opposer qu'une résistance inerte, une fermeté impassible, une attitude inébranlable, ségub, Uist. de Nap. x, 2. ||8° Oui ne se laisse déterminer dans ses jugements par aucune considération particulière. Un juge impassible. Il faut que l'histoire soit impassible comme la justice.
— HIST. xiv* s. La discipline les doit tous faire impassibles. — Parties inaltérables et impassibles, OBESHE, Thèst de meunier. {| iv* s. Diei est impassible, immortel, Conversion de St Denis. || xvi* s. Us commencèrent lors à croire qu'ils n'avoient point affaire à un ennemy totalement invincible et impassible, ains qu'il pourroit bien aussi quelquefois souffrir perte et recevoir dommage, AMYOT, Marcel. 16.
— ÉTYM. Lat. impassibilis, de in négatif, et passibilis, passible.
t IMPASSIBLEMENT (in-pa-ssi-blc-man), adv. D'une manière impassible.
IMPASTATION (in-pa-sta-sion), «. ^. || 1* Réduction dune substance quelconque à l'état de pâte. Il 2" Terme de maçonnerie. Mélange de plusieurs matières pétries ensemble liées par quelque mastic qui durcit à l'air. Le stuc est une impastation.
— ÊTYM. In, en, dans, eipdte, anciennement poste, IMPATIEMMENT (in-pa-si-a-man), adv. Avec
impatience. Dédaigner ceux qui lui viennent faire leur cour [à un grand], ou attendre impatiemment qu'ils se retirent, la bruy. iv. En général les habilants des parties septentrionales [de l'Ecosse], plutôt subjugués qu'unis [à l'Angleterre], supportaient impatiemment cette réunion, volt. Louis XV, 24. Il Avec chagrin. Néron porta impatiemment lamort Je Narcisse, rac. Urit. W préf.
IMP
— HIST. XV" S. Quand sédition cruelle qui moult (ibspitement et impatiemment enlre-oit dissimulation, GERSON, Ilarengue au roi Charles VI, p. <8. Il XVI* s. Il porta fort impatiemment la mort d'Œropus, AMYOT, Pyrrhus, <7.
— ÉTYM. Impatient, et le suffixe ment.
IMPATIENCE (in-pa-si-an-s'), S. f. \\ i° Manque
de patience, soit dans la souffrance d'un mal, soit dans l'attente de quelque bien. Ses filles sont encore en leurs tendres années, Et déjà leurs appas ont un charme si fort Que les rois les plus grands du ponant et du nord Brûlent d'impatience après leurs hyménées, malh. ii, 8. Amour, divin auteur de mes impatiences, tristan, Panthée, n, ( . Faites un peu de force à votre impatience, corn. Pomp. v, 4. Ils ont une grande impatience de s'en aller, sév. ï29. Du Laurens n'est point encore parti ; j'ai de l'impatience qu'il soit auprès de votre fils, id. t" avr. 4 689. J'attends, avec des impatiences vives, des nouvelles de votre santé, id. 8 mai (67(. M. de Cliaulnes nous attend avec des impatiences amoureuses, ID. 9 mai 1689. Il [Mazarin] voulait revenir trop tôt à la cour : le Tellier s'opposait à son impatience, Boss. le Tellier. J'en ai une grande impatience [de vos lettres], m. Lelt. <73. Le peuple souffrait cet état avec impatience, id. Hist. ii, 5. Dans un temps plus heureux, ma juste impatience Vous ferait repentir de votre défiance, rac. Brit. m, 7. Que ton retour tardait à mon impatience ! id. Bajaz. i, t . Il avait impatience de se dérober aux acclamations, FÉN. Tél. XIII. L'impatience gélte tout, la MOTTE, Fabl. IV, 2. Vous lui sacrifierez une impatience qui déjà s'élevait, mass. Prof, relig. Sermon 4. Ce que le désir de la gloire produit dans l'un, l'impatience de la misère le fait dans un autre, BAYNAL, llist. phil. V, 19. || 2" AU plur. Familièrement. Espèce d'irritation nerveuse que cause l'impatience. Avoir des impatieiices. Cet homme me cause des impatiences. |1 11 se dit aussi, en ce sens, d'une sensation toute physique. Avoir des impatiences dans les jambes, éprouver le besoin de les remuer, ne pouvoir rester en place.
— HIST. XII" s. Ke la chars [la chair], se ele dit aapres choses, ne i'atraict à impatience. Job, p. 452. Il XIII" s. Adam, par grant impatience Et par foie inobedience Mordit le mors [morceau] qui mort engendre, J. DE MKUNG, Tr. 314. Il XVI' S. Et tant de gents qui, de l'impatience des poincturesde la peur, se sont pendus, mont, i, 64. Ceux qui besongnent impatiemment de l'art de terre, perdent beaucoup bien souvent par leurs impatiences, palissy, 30i.
— ÉTYM. Provenç. inpaciencia, enpaciencia ; espagn. impaciencia ; ilal. impasienza; du latin mpatientia, de m négatif, et palientia, patience.
IMPATIENT, ENTE (in-pa-si-an, an-t'), adj. Il 1° Qui manque depatience,soitdansla souffrance, soit dans l'attente. D'un peuple impatient vous entendez la voix, BAC. Iphig. v, 3. L'impatient Néron cesse de se contraindre ; Las de se faire aimer, il veut se faire craindre, m. Brit. i, t. La reine impatiente attend votre réponse, m. Athal. m, 4. Jeune, impatient, léger, présomptueux, volt. Zdire, iv, 7. Il Impatient que.... ne..., qui attend avec impatience qu'une chose se fasse. Le peuple.... Impatient pour eux quo la cérémonie Ne commence bientôt, corn. Rod. v, 2.|| Substantivement. On assemblage de téméraires qu'il faut retenir, d'impatients qu'il faut accoutumer à la constance, fléch. Tur. Il II se dit aussi des choses. Un esprit impatient. Une ardeur impatiente. Impatients désirs d'une illustre vengeance, corn. Cinna, i, *.\\i° Impatient de...., qui désire avec impatience. 11 [mon coeur] est impatient lui-même de se rendre, id. Nicom. v, (O. Ton cœur impatient de revoir ta Troyenne, kac. Ândr. IV, 5. Impatient déjà d'expier son offense, id. Phèd. II, 5. Le peuple, impatient de cette mort cruelle, L'attend comme une fête auguste et solennelle, volt. Lois de Min. iv, 3. || Kig. L'épi germe et s'élance, impatient d'éclore, noucii. te ifois, ch. ii. || 3° Dans la poésie et le style soutenu. Qui ne peut supporter, souffrir. Impatient du dieu dont le souffle invincible Agite tous ses sens. Le regard furieux, la tête écheveiée, J. b. rouss. Odes, m, i . 11 fonda une espèce de monarchie, telle qu'elle peut subsister parmi des peuples errants et impatients du joug, volt. Mœurs, 60.[Un coursier] Levant les crins mouvants de sa tête superbe. Impatient du frein, vole et bondit sur l'herbe, iD. Henri YIII. Le cœur le plus impatient de la servitude devient le plus amoureux de la domination, baynal, llist. phil. xiv, 45. || Fig. Aux armes 1 fils des rois; nos vaisseaux vous dépendent. Impatients du port et de l'oisiveté, cils. Ode sur In guerre. || 4° Terme de botanique. Plantes
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impatientes, plantes dont les fruits mûrs s'ouvrent au moindre attouchement. || S. f. Impatiente, nom d'un genre de balsaminées, dont fait partie la balsamine des jardins, impatiens balsamina, L.
— IIIST. XIV" s. De riens n'estoit impacient, machaut, p. (04 II XVI' s. Impatient de survivre à cette perte, il se tua, mont, ii, 36. Ces Turcs, impatients de leur captivité, se résolurent de.... m. ii, 3)2.
— ÉTYM. Provenç. tnpac!en(; espagn. impacioite ; ital. impazienle, du latin impatientem, de tri négatif, et patiens, patient.
IMPATIENTANT, ANTE (in-pa-si-an-tan, tan-t'), adj. Qui impatiente. Cette bavarde est impatientante. Je l'ai dit cent fois, rien n'est plus impatientant que la sottise, et rien n'est plus sot que celte impatience, maintenon, Lett. à Mme de Dangeau, 4 sept. 1704.
IMPATIENTÉ, ÉE (in-pa-si-an-té, tée), part, passé d'impatienter. Impatienté de tant de sottises.
IMPATIENTER (in-pa-si-an-té), v. a. \\ 1° Faire perdre patience. Si un verre cassé vous impatiente, votre repos en dépendait, nicole. Essais demor. t. I, dans bichklet. Vous m'impatientez avec vos terreurs ; eh que diantre I un peu de confiance; vous réussirez, vous dis-je, Marivaux, Fausses confia, i, 2. Comme je le connais facile à s'emporter. Je mets tout mon plaisir à l'impatienter, eoissy, Impatient, II, 3. Il Absolument. Rien n'impatiente plus que d'attendre. || 2° S'impatienter, v. réfl. Perdre patience. Ne vous impatientez pas; il va venir. La vie est courte, et vous êtes déjà bien avancé, ce n'est pas la peine de s'impatienter, sév. Lett. à Bussg, (3 août 1688. Nous nous impatientons contre Dieu des moindres disgrâces qui nous arrivent, au Ueu de les recevoir de sa main pour l'expiation de nos fautes, BOss. i'panég. SlFr. de Paule, 2. 11 [Napuléon] voyait à une certaine contrainte des visages, à un certain silence, qu'on craignait la nouvelle guerre [de Russie] vers laquelle il semblait se précipiter, et il s'impatientait, pour ainsi dire, des objections qu'on ne lui faisait pas, mais qu'il devinait, THiEBS, Hist. du Cons. et de l'Emp. xliii. || S'impatienter de.... avec un verbe à l'inGnilif. Vous vous impatientez de savoir où j'en veux venir.
— ÉTYM. Impatient.
t IMPATRONISATION (in-pa-tro-ni-za-sion), t. f. Action d'impatroniser, de s'impatroniser.
— HIST. XVI" s. impatronisation, cotgrave. LMPATRONISÉ, ÉE (in-pa-tro-ni-zé, zée), part.
passé d'impatroniser. Tartuffe impatronisé chez Orgon.
IMPATRONISER (in-pa-tro-ni-zé), v. a. || 1° Introduire comme une sorte de patron, de maître. || Fig. Il faut espérer que le système scythe [en géographie] ne sera pas aussi pernicieux à ceux qui l'ont imaginé ou accepté, que les idées de Bailli, encore en honneur il y a soixante ans, l'ont été aux savants qui les impatronisèrent dans la géographie critique et dans la chronologie, vivien de st-martin, Fouilles de Ninive, Rev. germ. t. xx, p. 476. || 2° S'impatroniser, V. réfl. S'établir comme chez soi. L'un avecque prudence au ciel s'impatronise, Régnier, Sat. xiv. Quand tous ses gouvernants [du peuple français] s'en allèrent un jour, croyant lui faire pièce et le laisser en peino, d'autres se présentèrent qu'on ne demandait pas, et s'impatronisèrent, p. l. cour. Lettre vi. || S'introduire dans une maison et y dominer (avec un sens défavorable). Un inconnu céans s'impatronise, mol. Tart. i, 4. Depuis six ou sept mois qu'elle a trouvé moyen De s'impatroniser, je n'y connais plus rien, la chaussée, Gouvem. i, i.
— HlST. XVI" s. Vray est que les empereurs, n'aiant ni cœur ni valeur ni moyen pour le leur ester [le duché de Milan aux Sforce], furent contraints de le leur laisser, et les en impatroniser, pour le tenir à foy et hommage de l'empire, brant. Cap. franc. t. i, p. 324, dans LACURNE. Au temps que les François s'impatronisèrent de cette Gaule, pasquier, Recherches, livre i, p. 9, dans lacurne.
— ÉTYM. In, en, dans, et patron.
IMPAYABLE (in-pè-ia-bl'), ad;. || 1° Qui ne se
peut trop payer. Un ouvrier impayable. C'est à mon sentiment un endroit impayable, mol. F. sav. m, 2. Dieu me préserve de vouloir jamais vendre cet animal impayable, volt. Taureau, 2, || 2° Fig. Extraordinaire, très-plaisant, très-bizarre. Cet homme est impayable avec ses propositions. Et vous ne trouvez pas l'aventure impayable? piron, ilft'^rom. II, 1. Courroucé? pourquoi donc? le trait Mt impayable, DORAT, Feinte par amour, n, 3. || Par ellipse, il se prend seul, en exclamation. Ah 1 oh I impayable, ma foi I
— ÉTYM. Im... négatif, et payer.
IMP
t IMPA'iTî, lîE (in-pè-ié, iée), adj. Dont le payement n'a pas été etTectué. La lettre de change demeura impayée à son échéance, jj Qui n'a pas reçu son payement. Les créanciers impayés.
— ÉTYM. Im... négatif, elpayé.