LIS
devenir roi ou reine de France. Lorsqu'aux yeux du peuple que j'aime Je ceignis les lis éclatants, BÉBANG. Jlfor. Stuart. ]\ Les lis ne filent point, c'està-dire le royaume de France ne peut être tenu [.ar des femmes (phrase tirée de l'Évangile de saint Mathieu, vi, 28, et détournée de son sens, pour être appliquée comme décision divine en faveur de la loi salique). On a oublié que les léopards, qui sont (on no sait pourquoi) les armoiries d'Angleterre, ne filent pas plus que les lis qui sont (on ne sait pourquoi) les armoiries de France, volt. Dict. phit. Loi salique. || Siéger, être assis sur les fleurs de lis, s'est dit des membres d'une cour supérieure, par allusion aux tapis semés de fleurs de lis dont leurs sièges étaient couverts. Il fallait qu'un magistrat dit son avis assis sur les fleurs de lis, sans en avoir communiqué avec personne, retz, h, t5t. [Les juges] qui ne donnent à leurs charges que les restes d'une oisiveté languissante, comme s'ils n'étaient juges que pour êtrt de temps en temps assis sur les fleurs do lis, flécii. Lamoignon.\\i° Ordre du Lis,ordre créé par Louis XVIII en 48)6, qui n'était guère qu'un signe de ralliement. || 5" Fleur de lis, fer marqué de plusieurs petites fleurs de lis que le bourreau appliquait sur l'épaule de certains condamnés; c'est ce qu'on nommait la marque, aujourd'hui abolie. Je fus connu, mais par mon infamie. Comme un gredin, que la main de Thémis A diapré de nobles fleurs de lis Par un fer chaud, gravé sur l'omoplate, volt, le Pauvre diable. Il 6° Chevalier du lis, nom, à Rome, de trois cent soixante chevaliers dont on attribue l'institution à Paul III, pour la défense du patrimoine de Saint- Pierre Il 7° Lis d'or, monnaie de la valeur de sept francs; lis d'argent, monnaie d'argent qui valait vingt sols. Ces monnaies furent frappées sous Louis XIV en 4 655, et n'eurent cours que pendant très-peu de temps. Il 8° Nom, chez les Juifs, d'un bijou. Elle prit une chaussure très-riche, des bracelets, des lis d'or, des pendants d'oreilles, des bagues, saci, Bible, Judith, X, 3. Il 9° Genres de la famille des liliacées : Us asphodèle ou lis jaune, hemerocallis (lava, L. ; lis de Saint-Bruno ou des AUobroges, anthericum liliastrum, L.; Us de mai, ou des vallées, le muguet, convallaria maialis, L. || Genres de la famille des amaryllidées : lis de Saint-Jacques, amaryllis formosissima, L.; lis jaune doré, amaryllis aurea, L. Il Lis de Guernesey, Vamaryllis grenesia, naturalisé à Guernesey, dit-on, par suite d'un naufrage, le hP.richer, Hisl. et Gloss.t.ii, p. 441. Il Lis matliiole, pancr.atiximmaritimum, L.; lis des Incas, alslrœmeria peregrina, L. || Iridées : lis desmara;s, triîpieudo-ocorui,!.; Us d'Espagne, t'rwxipht'oidcs, EiiR. Il Familles dicotylédonées : lis de Surate, hibiscus suratensis, L.; lis des étangs, nymphéa alba, L- Il 10° Petite constellation boréale, dite quelquefois Mouche. Il 11° Lis de mer, espèce d'encrine.
— REM. L'Académie met une majusculeàLis quand il signifie la France; cependant elle n'en met pas à léopard quand il signifie l'Angleterre. Il y a inconséquence. Le mieux serait de n'en mettre ni à l'un ni à l'autre.
— HIST. XH' s. Si cum U liz est entre les espines, cnsi est m'amie entres lesfilhe3,/o!), p. 44i. Dame, mar [à Tiale heure] [je] vi le clair vis et la face. Où rose et <^ florissent chascun jour, Couci, xi. Qui dune velst le sanc et le cervel chair, E sur le pavement l'un od l'autre gésir. De roses et de liUes [prononcez UsjUpeûst sovenir, Th. lemarl. m. ||xiii"s. Vermeille ert [elle était] corne rose, blanche com flordelis,Werte,xxx.|| xiv's. |Le roi do Navarre haranguant le peuple de Paris dit] qu'il aimoit moult le royaume de France, et qu'il y estoit bien tenu, car il estoit des fleurs de lys de tous cosiés [parent de la famille royale], Chr. de St Denis, t. ii, p. 360, dans LACiiRNE. Il xv° s. Bel oncle de Bcrry, nous no voulons pas que vous nous éloigniez notre cousine votre fille des fleurs de lys, nous lui pourvoirons un mariage bon et bien séant pour elle, froiss. m, iv, 34. Il xvi° s. Jà le laurier te prépare couronne; Jà le blanc lis dedans ton bers fleuronne, marot, i, 2î8. D'autres couleurs que de blanches y a il des lys venans d'eux-mesmcs sans artifice, comma des rouges et violets, aucunement dissemblables en figure aux francs, o. de serres, 675. Ne cerchez pas en leur cœur les armoiries do I/>rraine.... D'autre que des fleurs de lys toutes pures et nettes, si vivement empreintes qu'ils ne souffriront à nul, quel qu'il soit, braver l'amour du loy ne du nom françois, R. uE LA PLANcriK, Litre des marchand!, idil. du Panthéon, p. 4'.i».
— ETYM. Provenç. lili, liri, It'j;catal. lliri; csp. itf et lirio; ital. gi'jlio; du lat. lHium; grec, Xti-
US
ptov. Le français lis est l'ancien nominatif lis pour lils. On remarquera dans le xu* siècle l'orthographe lilie par respect pour l'étymologie latine, bien que ce lilie fût monosyllabe.
f 2. LIS (li), s. m. Terme de marine. Le bord de la laize d'une toile à voile. On dit aus.si lizeret.
t 3. LIS(li),i. m. Terme de pêche. Sorte de filet de soixante-dix rangs de mailles d'un pouce carré environ, dit aussi dreige.
1 4. LIS (U), s. m. Se dit des grosses dents de l'extrémité d'un peigne de tisserand.
t 4 . LISAGE (li-za-j'),s. m. || 1° Action de lire les dessins, et de les mettre en carte ou en faisceau de tire, dans une fabrique de tissus ouvrés. || 2°Termedo soierie. Opération qui a pour but de distinguer, sur les fils de la chaîne, les points qui doivent être apparents et ceux qui doivent passer à l'envers du tissu.
— ÊTYM. Lire.
t 2. LISAGE (U-za-j'), *. m. Terme de draperie. Action de User.
— ÉTYM. Liser.
\ LISE (li-z') , s. f. Nom donné, dans la baie du mont Saint-Michel, à la boue des chemins, et, spécialement, aux sables mouvants (voy. enliser).
— HIST. xvi* s. Liza, cotgrave.
— ÉTYM. Serait-ce une altération pour gliise nom de la glaise en normand , le g s'étant perdu comme dans ioir du latin glirem.
f LISER (U-zé), r. o. Terme de draperie. Le drap ayant été foulé, le tirer par les lisières sur la largeur, afin d'en ôter les faux plis ou bourrelets causés par la force des maillets ou pilons.
— ÉTYM. Voy. usière.
t LISERAGE (li-ze-ra-j'), s. m. Terme de brodeur. Ouvrage qui se fait sur une étoffe, en contournant les fleurs et le dessin avec un seul fil d'or, d'argent, de soie ou de laine.
—ÉTYM. Lisérer.
t 4 . LISERÉ, ÉE (li-ze-ré, rée), part, passé de lisérer. Bordé en liserage. || Terme de botanique. Fleur liserée, fleur bordée d'une couleur différente de celle du fond.
2. LISfiKÉ (li-zé-ré, ou plutôt li-ze-ré, car, malgré l'accent, la prononciation usuelle met un e muet), s. mil 1° Ruban fort étroit dont on borde un habit, ungilet. Liséré d'or, d'argent, de soie. || Raie plus ou moins étroite qui borde un ruban, un mouchoir, etc. et qui est d'une couleur différente de celle du fond. Il Par extension. Le bas du cou, jusque sur la poitrine est joliment ouvragé de petits lisirés bruns dans du roux et du blanc [dans la sarcelle de Madagascar), BLfP. Ois. t. xvii, p. 394. || ï° Morceau d'étoffe étroit coupé en biais dans lequel on met une ganse et dont on se sert pour orner et aussi pour border différents vêtements. || 3° Un des noms populaires du petit liseron des champs, convolvulus arvensis, L.
— ÉTYM. Liserer.
f LISERER (li-ze-ré. La syllabe se prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je lisère, je Usèrerai), ». a. Border en liserage. Liserer une jupe. || Mettre un liséré.
— ÉTYM. Voy. LISIÈRE.
LISERON (li-ze-ron), s. m. Plante à flsurs en entonnoir, dont on connaît plusieurs espèces, qui la plupart sont grimpantes, et s'entortillent autour des plantes voisines. || Genre convolvulus, fainillo dos convolvulacées : liseron des haies ou grand liseron, contio/i'uius sepium, t.; liseron maritime, convolvulus soldanella, L. ; liseron des champs, ou petit liseron, lisot, liseré, vrillé, clochette des champs, convolvulus arvensis, L. ; liseron satiné, convolvulus cneorum , i.; liseron de Portugal ou belle de jour, convolvulus tricolor, L. || Genres divers : ILseroii noir, ou faux liseron, ou vrillée bâtarde, poiyjyoniim coTit'ofi:u/)«, L., polygonéos ; liseron épineux ou liset piquant, salsepareille d'Europe, gramon do montagne, smilax aspcra, L., liliacées, raidi de la France.
— IHST. XVI' s. Lizeron, cotgravb.
— ETYM. Norm. liron. Les étymologistes y voient un diminutif do (ti; mais cela est-il sur? Et ne peut-on pas plutôt le rapporter au radical do liséré, de lisière f
LISET (li-zè), ». m. Il 1° Lo convolvulus des haies, dit aussi grand liseron. || 2* Lo convolvulus d(3 champs, a|)polé encore petit liseron.
t LISETTE (li-zè-f), t. f. Voy. uÊciiE, insecte. Il Un dit aussi liset au masculin.
— IIIST. xvi" s. Lizct, lizot, lizette, COTOBAVB.
t 2. LISETl'E (li-zè-f), ». f. Nom, en quclqurî endroits, d'un petit couteau i lame peu tranchauto, que l'on donne aux enfants.
US
LISEUR, ECSK Oi-zeur, zeûz'), ». m. clf. || !• Celui celle qui a l'habitude de lire beaucoup. C'est une liseuse; elle sait un peu de tout, sÉv. ao avr. 4«8» II»' Il se dit quelquefois pour celui qui fait une ieclure à haute voix. Nous avons ordres pour aller en basse Bretagne faire uniquement de la
Trier qui, dans une fabrique de tissus ouvrés, lit les dessins qu'on doit imiter. || 4° S. f. Liseuse, ouvrière en soie qui fait le lisage. || 6° Liseuse, espèce de petit couteau à papier, garni d'un petit crochet, et qui sert à marquer la page à laquelle on •st resté dans la lecture d'un livre.
— SYN. LECTEUR, LISEUR. On appelle lecteurs, lectrices, ceux ou celles dont l'emploi est de lire à des personnes qui les écoutent ou qui devraient les écouter ; et liseurs ou liseuses ceux ou celles qui ont l'habitude de lire beaucoup. Pourtant Mme de Sévigné a employé liseur au sens de lecteur à haute voix. Quand on parle de celui qui lit pour son instruction ou son amusement, on dit aujourd'hui lecteur ; l'historique montre qu'on disait autrefois liseur.
— IIIST. xii* s. Mais par tant que nos avons de Davit parleit et rameneit à memore son grand pechiet, si muet [est mu, ému] par aventure lo corage del Icisor, Job, p. 607. || xiv* s. Le liseur de cest livre, LANPBANC, f' <s. || XV* s. Si je faulx aux termes comme ung mois plus ou moins, les liseurs me excusent s'il leur plaist, comm. vi, s. || xvp s. Pour contenter l'esprit du liseur, paré, xix, 32.
t LISIBILITÉ (li-zi-bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui est lisible, aisé à lire. En principe, la disposition du décret du 8 décembre 4 862, ayant puur but, en dehors de toute considération fiscale, d'assurer la correction et la lisibilité des écritures, s'applique, sans distinction de juridiction, aux minutes de tous les jugements, Instruct.de l'adm. du timbre du 26 nov. 4se«, n' 2341.
LISIBLE (li-ïi-bl'), adj. || 1° Qui est aisé à lire. Son écriture n'est pas belle, mais elle est lisible. Il faut mettre de l'encre et tirer avec soin ; dites cela, je vous prie, de ma part à votre imprimeur, s'il a quelque envie que ses feuilles sortent lisibles de la presse, p. l. cour. Lettre vi. || 2" Fig. Qui peut être lu, qui mérite d'être lu. Cela n'est pas lisible. Ce li- Tre est lisible.
— REM. On a dit lisable au xvi* siècle.
— ËTYM. Lire : prov. et esp. legible; ital. leggibile.
LISIBLEMENT (li-zi-ble-man) , adv. D'une manière lisible. Il s'était trouvé dans un grand embarras jusqu'à mon arrivée, ne sachant ni dicter ni écrire lisiblement, J. J. rouss. Conf. vu.
— ETYM. Lisible, et le suffixe menJ.
t LISIER (li-zié), s. m. Terme d'agriculture. Liquide provenant du mélange des urines et des excréments des animaux, que l'on conserve dans des fosses couvertes pour s'en servir comme engrais. 4. LISIÈRE (li-ziè-r'), ». f.\H' Ce qui forme le bord d'une élolTe dans le sens de la longueur, ou, ce qui est la même chose, dans le sens de la chaîne; ce bord est plus serre que le reste de l'étoffe. Levei les lisières d'un drap. Dans quelques étoffes, la lisière est d'un autre tissu et d'une autre couleur que le fond. Leurs lisières seront rayées à milles raies, dans telles couleurs que les fabricants jugeront convenable d'adopter, Zett. paient. 5 mai t??», art. 3. Il Chaussons de lisières, chaussons faits avec des lisières. Il Proverbe. X-es lisières sont pires que le drap, te dit à un homme, qui, se défendapt d'être d'un pays qui a quelque mauvais renom, assure qu'il n'en est que voisin. Dans les campagnes normandes, ce proverbe est: la lisière est pire que le drap, et signifie que les domestiques sont plus insolents envers les étrangers que les maîtres. || 2* Cordons attachés t la robe d'un enfant pour le soutenir quand il marche; ainsi dits parce qu'ils sont souvent faits avec de la lisière de drap. Emile n'aura ni bourlet ni lisières, j. j. rouss. Êm. 11. || Fig. Ce qui sert à guider, î soutenir, comme une lisière guide, soutient. La duchesse de Bourgogne fut peut-être trop enfant pour tenir une lisière, st-sim. ««9, 36. Nous sommes des enfants qui essayons do faire quelques pas sans lisières, volt. PMos. Ignor. H. Nous sommes de vieux enfants; Nos erreurssontnos lisières, Et les vanités légères Nous bercent en cheveux blancs, id. t'p*"'<'-xxxviii. Leur dérober sans cosse leurs lisières, afin de conserver en eux le sentiment de la dignité, de la franchise, de la liberté, didkr. Leit. d la comttste de Corbach. KUe a coupé ses lisières disait-elle, arec le vrai
US
couteau, m. Sur la princesse Dachekof. Nous n'étions plus menés et retonus à la lisièra comme chez MmeGeofTrin, marmontel, Mém. vu. || Fig. 11 sera toujours à la lisière, c'est un homme qu'on mène à la lisière, par la lisière, se dit d'un homme qui se laisse gouverner: || 3° Parties extrêmes d'un champ, d'un pays, par comparaison avec la lisière qui borde une étoffe. La lisière de Champagne, de Picardie. La lisière, les lisières d'un bois, d'une forêt. Du côté de la terre, au delà de cette large lisière de palétuviers... s'étendent encore des savanes noyées, BUFF 6* époq. nat. Œuv. t. xii, p. 30(, dans pougens. La lisière du bois était bordée d'une infinité de noisetiers, de miiriers.et de framboisiers, genus. Veillées du chdt. t. 11, p. 466, dans pougems. Cette lisière, d'une admirable fertilité, formée par les fleuves et par la mer, est pour ces pays un don d'autant plus précieux.... cuviEii, Rév. p. 40). || Fig. 11 y a une lisière de convention sur laquelle on permet à l'art de se promener, DIDEH. Salon de 4767, OEuvres, t. xiv, p. 328. || Par -ixtonsion, les plantes mêmes qui viennent sur le bord d'un terrain. Près de là croissaient des lisières de pervcnrfhe, bern. de st.-p. Paul et Virginie. \\ Terme d'eaux et forêts. Les arbres qui se trouvent sur l'extrémité d'un bois, d'un canton de bois, ou même d'une coupe. \\K° Adj. 'Vaches lisières, deuxième classe de vaches laitières dans le système de classification de Guenon, caractérisées par un écusson qui s'élève, des mamelles jusqu'à la vulve, sous forme d'une bande étroite comme une lisière.
— HIST. xiii' s. Nus ne puct avoir drap espaiilé, c'est à savoir drap del'iuel la cliayne ne fust aussi bone au milieu come aus lisières, que il ne soit en vingt sols d'amende, Liv. des met. 121. Estanforz et tous dras à lisière, ib. 393. || xvi* s. Timoleon n'estoit encore que attaché, par manière de dire, à une petite lisière de la Sicile, n'y tenant encore que la petite ville de Tauromenion avec bien peu de puissance, AMYOT, Timol. 4 6. Faut que les bandes n'ayent aucun ourlet, liziere, ny cousture, paré, xii, 4. [les difTérentes rimes qui entrent dans une pièce de vers sont appelées] hsieres c'est à dire terminaisons, FABRi, Art. de rhétor. livre 11, f° 4o, dans lacuhne.
— ÉTYM. Berry, liseire; esp. lisiera. Lisière est, d'après Diez, pour listière, et est dérivé de liste, bordure (voy. liste 4). Cela paraît très probable; cette étymologie est encore appuyée par lisse 4, qui est évidemment pour liste.
i LISME (li-sm'), s. f. Sorte de droit que l'on payait aux régences barbaresques pour la pêche du corail. Les lismes dues aux régences d'Alger, de Tunis et autres puissances barbaresques seront payées annuellement par le gouvernement , Arrêté du 4 7 j'oni). 4 801 , portant établissement d'une compagnie pour la poche du corail.
jLlSOIR (li-zoir),». m. || !• Pièce de bois transversale, qui est au-dessus de l'essieu d'un carrosse, et
qui en porte les ressorts. Bois de charronnage
pour une voie composée de 26 toises de lisoirs de ï pieds et demi de long entrant par eau... Décl. 22oct. 4746, rony. 1| 2° Dans les fabriques, bâti de charpente pour l'apprêt de certaines étoiles.
t t. LISSAGE (U-sa-j'), ». m. Opération pariaquelle on rend lisses les grains de la poudre de guerre et de chasse.
— Etym. Lisser.
t 2. LISSAGE (lisa-j'), ». m. Terme de marine. Travail qui consiste à établir les lisses d'un bâtiment en construction. || L'ensemble des lisses dont on garnit la membrure d'un navire.
— ETYM. Lisse 3.
4. LISSE (li-s'), ody. Il 1" Qui n'offre aucune aspérité. Surface lisse. Les cheveux noirs et lisses, la peau basanée, bufp. Ilist. nat. de Vliomme, t. v, p. 3. Quelque pesant, quelque opaque, quelque lisse qu'un caillou puisse être, il est percé comme un crible, volt. Phil. Newt. singul. nat. chap. s. Il Yeux lisses, dans les insectes, deux ou trois points luisants et convexes, placés à la partie supérieure de la tête. || Colonne lisse, colonne dont le fût est uni, sans cannelures et sans ornements. || Qui est sans poil ni plume. Lo phatagin, comme tous les autres quadrupèdes, a du poil sur toutes les parties inférieures du corps; le pangolin n'a qu'une peau lisse et sans poils, bifp. Quadrup. t. iv, p. 74. Il 2' S. m. Le lisse, l'état d'une surface sans aspérité, l'éclat uniforme de toute une pièce d'émail. Cette table, cette boîte d'émail est d'un lisse parfait.
— HIST. ivi' 8. À fin de rendre le cuir plus lice et l'amollir, paré, xv, «7. Une bouteille d'argent bien Uz etpoUy, hab. Pant. iv, i.
US
— ÉTYM. Provenç. lis, lil; esp. Itso; port, lixo; ital. h'ici'o; du germanique : ancien haulallem. lise, doux; allem. mod. leise, d'après Diez. À la vérité, on pourrait introduire le grec Xktoo?, lisse, poli. Mais, Xkjoô; n'ayant pas pénétré dans le latin, on ne voit pas comment il serait entré dans les langues romanes ; l'étymologie germanique est donc préférable. D'ailleurs leise et Xisoii sont alliés.
». LISSE (li-s'), t. f. Terme de manufacture. Voy. lice 2.
3. LISSE (li-s'), t. f. Il 1° Terme de marine. Sorte de préceinte ou de renfort dont le nom indique la place et le but : lisse de plat-bord, lisse de couronnement, etc. Il Sorte de ceinture en bois que, pendant la construction d'un navire, on établit extérieurement de l'avant à l'arrière, pour tenir à leurs places respectives les couples dressés sur la quille. Il Fausse lisse, la lisse du fond; elle est placée, sur les membres d'un bâtiment en construction, entre la lisse qui passe à l'extrémité des varangues, et la quille. Il 2° Terme de construction. Pièce courante qui couronne à hauteur d'appui le gurde-1'ou d'un pont de bois. || Planche transversale clouée sur les poteaux pour maintenir les barrières.
— ÉTYM. Lice 4, la lice étant une pièce de bois employée à former la lice où se passe la joute.
t 4. LISSE (li-s'), s. f. Il 1° Synonyme de liste, bande de poils blancs chez le cheval. 112" Nom donné quelque fois aux petites moulures d'une pièce d'artillerie.
— ÉTYM. Le même que liste.
t 5. LISSE (li-s'), ». f. Ficelle qui sert à lier les paquets de marchandises.
— Éi'YM. Probablement le latin licium., fil.
t 6. LISSE (li-s'), s. f. Couleuvre brune tachetée de roux.
LISSÉ, ÉE (li-sé, sée), part, passé de lisser. lî 1° Rendu lisse.Lescheveuxpeignesetlisses.il Terme de confiseur. Amandes lissées,amandes pelées et couvertes d'une croûte de sucre. || 2» S. m. Qualité de ce qui est lisse. Je promenais les doigts avec plaisir sur le lissé du cylindre, j. j. rouss. Prom. 4. Le lissé, le velouté des feuilles, bern. de st-pikrbe, Etude*". Il Degré de cuisson du sirop de sucre, quand on peut le tirer entre les doigts en formant un fil. Grand lissé, se dit quand ce fil est assez fort; petit lissé, quand il est fin et fragile. Sucre à lissé, du sucre au premier degré de sa cuisson.
t LISSEAU (li-sô), s. m. Nom donné, dans quelques ateliers, à un peloton de fil ou de ficelle.
— ËTYM. Lisse 6.
4. LISSER (li-sé), v. a. || 1" Rendre lisse. Lisser la poudre. Je ne te verrai plus, près des saules humides. Lisser ton blanc plumage aux rayons d'un jour pur, MiLLEVOYE, la Colombe. || Lisser la laine, l'ouvrir dans la teinture en la remuant avec des perches ou lissoirs pour lui faire prendre également la couleur. || Terme de confiseur. Couvrir d'un enduit de sucro. || 2° Se lisser, v. réfl. Se rendre lisse. Le chat se lisse en se léchant.
— HIST. XVI' s. Le-i mousches ne se peuvent tenir contre les endroicts des miroirs qui sont bien lissez, AMYOT, Ve la tranq. d'dme, 34. Lorsque les pierres sont licées et polies, pake, xv, 37.
— ÉTYM. Lisse 4 ; ital. lisciare.
f 2. LISSER (li-se), v. o. Terma de marine. Poseï les lisses d'un navire.
— ÉTYM. Lisse 3.
f LISSETTE (li-sè-f), s. f. Outil d'os dont le raquetlier se sert pour lisser son ouvrage.
— ÉTYM. Lisser 4.
t LISSETTES (li-sè-f), ». f. pi. Ficelles qui, attachées cinq par cinq aux fourches du métier, font lever les fils de la chaîne.
— ÉTYM. Lisse 6.
t LISSECR, EUSE (!i-seur, setl-z"), ». m. et A Ouvrier, ouvrière qui lisse la surface d'un papier ou d'une étofi'e pour la rendre brillante. || Celui, celle qui lisse des sucreries.
— ÉTYM. Lisser 4.
LISSOIR (li-soir), ». m. Instrument pour unir et polir le papier, les cartes, le carton, le linge. Il Salle d'une papeterie où travaillent les lisseur» et les lisseuses. || Perche pour remuer et brasser la laine dans la teinture. || Ateliers, tonneaux pour lisser la poudre. || Outil de corroyeur pour donner le dernier lustre aux cuirs. j| Ou dit aussi lissoiie au féminin.
— ÉTYM. Lister 4.
t LISSURE (li-su-r"), ». f. Action de lisser avec un lissoir.
LISTE (Ij-sf), t. f. Il f Bande blanche située à la partie antérieure de la tête du cheval, occupant ta