‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 120 sur 389 · LUT · texte numérisé non relu

LUT

impossible; voy. dans quelques patois hmer pour nommer; le président Grandgagnage appuie fortement cette élymologie. Au coutrai'» <'h. Grandgagnage est disposé k prendre luilon pour la forme primordiale et à le tirer du vieux bas-saxon luttil, anglo-sax. lylel, angl. little, petit, à cause de la petite taille attribuée à ces démons. On a aussi cité rwciea haut allemand liut, peuple, gens, t'étymolugie pa.t luttil, little, petit, a de la probabilité, à cause que celle mythologie est germanique d'origine, et que le trait caractéristique de ces génies familiers est leur petitesse. Toutefois l'incertitude n'est piis lovée, puisqu'on ne sait quelle est la forme primitive, luiton ou nuiton. Dans le pays wallon, l.i forme la plus usitée est nuton, et la tradition les représente comme des nains qui travaillaient la nuit soit dans les mines soit à différents méliers.

LUTINE, ÉK(lu-ti-né, née), port.pasj^delutiner.

LUTINER (lu-tirné), v. a.\\ 1» Tourmenter en qualité de lutin. Bon, à me lutiner l'esprit s'est diverti, HAUTEBOCHE, Ilspr. foll. Iii, «. L'ime, depuis ce temps, ne parla plus ; mais elle lutina tout le inonde dans le couvent et dans l'église, volt. Uict. phil. y'ision. \\ Tourmenter comme ferait un lutin. Lutiner une femme. Dans la même chambre où il travaillait aux probltimes les plus embarrassants, on jouait du clavecin, son fils courait et le lutinait, et les problèmes ne laissaient pas de se résou^lre, FONTEN. Uontmort. || Fig. J'ai été et je suis encore lutine par les embarras que me donne ma pauvre province, VOLT. Leit. d'Argental, * déc. (770. En vain l'amour qui me lutine Pour m'arrêler tenle un effort, Bi^BANG. IforI subite. || i' V. n. Faire le lutin. Il n'a fait que tempêter, que lutiner toute la nuit.

— ÉTVM. Litlin.

LUTUI.V 'ju-lrin), t. m. I| !• Pupitre d église ou l'on place les livres de chant. Chanter au lutrin. Je chante les combats, et ce prélat terrible Qui.... Fit placera laHn un lutrin dans le chœur, boil. Lxttr.i. Il î-Collectivement.ceuxqui chantent au lutrin. C'est lui qui dirige le lutrin, qui donne le ton au lutrin.

— IIIST. iif s. Devant l'autel s'agenoilla, Sor un lectrum ses ganz jeta, du cange, kctrum. \\ xili' s. Henris, li bons dus de Venise, qui moult estoit sages et vaillans, monta au letrin et parla au pueple, viLLEH. xvii. Il XV' s. Deux pauvres clercs parlans latin, Paisibles enfans sans escry, Humbles, bien chantans au lectry, villon. Petit testament. || xvi* s. Guillot Fagoiin, marguillier de Gentilly, bon vigneron, qui chante bien au lettrin,et sçait tout son office par cœur, Sal. Mén. S4. Ferrin Dandin, homme hûQiiorable, bien chantant on letrain, bab. Panl. m, 41. Pierrot vient cependant vis avis du lettrin, Et', chantant hautement, le reste met en trin, CL. GAC'CHET, le Plaisir des champs, p. 44.

— ÊTYM. La forme ancienne est letrin, bas-latin lectrinum, de lectrum, pupitre dans Isidore, qui vient de Xix-:ç,6i, proprement lit (voy. lit).

t LCTRONE (lu-tro-n'), i. [. Terme de zoologie. Draine.

LUrrE Gu-O, *• f II ** sorte d'exercice, ou I on cherche à se terrasser en se prenant corps à corp^. Le premier combat fut celui delà lutte; un Rhodicn d'environ trenle-cin^ ans surmonta tous les autres qui osèrent se présenter k lui, fén. Tél. v. |1 Lutte au sac suspendu. Le lutteur se place devant un sac rempli de sable et suspendu; il saisit les parois du sac, l'entraîne en arrière avec lui, puis va au-devant du sac, quand il revient, pour l'arrêter brusquement. Cette lutte demanda de l'attention, et le sac doit être proportionné à la lorce du lutteur. || %' Rixe dans laquelle on se prend corps à corps. Enfin, pour arrêter celte lutte barbare, De nouveau l'on s'cflorce, on cric,on les «épare, boil. Sat. iii.ll S'.Fig. Gucr'o, dispute, controverse, conflit. Sa vie entière fut une lutte, et il fut Infatigable, marbontel, Uim. x. La douleur me tuerait ; il J a trop de lutte en moi contre elle, STAËL, Corinne, xiv, a. On ne m'abuse point; et la lutte est prochaine, ancelot, Fiesque, IV, I. 8eniais-tu la lutte éternelle Du bonheur cl de la vertu, Et la lutte encor plu» cruelle Du coeur j^r le cœur comiattu? lamart. Ilarm. i, i.||4'Fig. De haute lutte, par force, par autorité. Mme de iuise voulait enlever M. de Nemours i sa parole (d'épouser Mlle de la Gamachcl do haute lutte, st-sim. 57, 204. Il Faire quelque chose de U)iine lutte, le faire sans employer de fraude. || 5- Dans un style léger et même un pou libre. La lutte amoureuse, les ébats et les plaisir» de l'amour. || t° Accouplement des béliers avec les Inebii.

— IIIST. x:i' ». Cum que lor scit l'ovre contraire, Mettre cfjTendra peine et luita. Qu'il (le roi] quil [croie que] tote scit sue quite Normandie senz par-

Page 1