‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 125 sur 389 · LYC · texte numérisé non relu

LYC

cice, situA «n dehors d'Athènes du cAté du levant, et garni d'allées couvertes. C'est dans le Lycée qu'Aristote tint école de philosophie. || Par extension, l'école d'Aristote, l'ensemble de ses travaux et de ses disciples. || Fig. Ayant reçu ces illuminés frères de la rosecroix pour être, comme ils se vantent.... la source des beaux esprits, le débit des sciences, le Lycée de toute l'Allemagne , naudé , Jloiecroi'x, VIII , 3. L'univers entier a été pour elle un autre Lycée , où elle a prêché la .sagesse, mass. l'et. car. Triomphe.. \\ 2" Nom donné à certains établissements où l'on s'occupe de littérature et de sciences. || Établissement de Paris appelé plus tard Athénée, et où la Harpe donna ses leçons de littérature, publiées sous le titre de Lycée. Déjà je suis p.irtout attendue, annoncée. Et Dorival a dû m'abonner au Lycée, PICARD, Médiocre et rampant, i, 4. Il 3° Nom des établissements publics d'instruction secondaire placés sous la direction de l'État (ce nom fut donné par Napoléon I" lors de la fondation de l'Université, puis changé en celui de collèges royaux sous la Restauration et sous Louis-Philippe, et rétabli en (848) (on met une minuscule). Vous êtes les enfants des belliqueux lycées! Là vous applaudissiez nos victoires passées, v. iiuGO, Crép. i.

— ÉTYM. AOxtiov, gymnase près d'Athènes, ainsi nommé parce qu'il était dans le voisinage du temple d'Apollon Aùxeio;, surnom signifiant qui a rapport aux loups, de Wxoç, loup (voy. lolp); d'autres pensent que Xûxeio; veut dire lumineux, et vient de Wxti, lumière.

t LYCÉEN (li-sé-in), s. m. Élève d'un lycée. Un jeune Ivcéen.

t L.VCUNIDE (li-kni-d'), t. f. Genre de la famille (les caryophyllées. On y distingue : la lychnide fleur de coucou, dite amourette des prés, fleur de coucou, coucou, coucou des prés, et improprement véronique; la lychnide dioîqua, appelée compagnon blanc, jonc des jardiniers, passe-fleur sauvage; la lychnide chalcédonli]ue, nommée aussi croix de chevalier, croix de Jérusalem ou de Malte, fleur de Jérusalem, fleur de Constantinople, fleur écarlate; la lychnide githago, appelée vulgairement githagc, nicelle, et qui est l'agrostemme githage de certains auteurs; on la désigne encore sous les noms de githage des prés, faux mélanthion , et pseudo-mélanthion; la lychnide coronaire, dite passerose parisienne, œillet de Dieu, rose de sainte Marie, et qui est au nombre des plantes appelées par les jardiniers coquelourde; elle a été l'agrostemme coronaire ou agrostemme des jardins de certains auteurs, et pour d'autres la coquelourde des jardins; la lychnide fleur de Jupiter, dite vulgairement fleur de Jupiter; la lychnide grandiflore, pour laquelle Loureiro avait créé son genre hédone, legoarant. || On dit aussi lychnis au masculin. Les racines du lychnis.

— ÊTYM. Lat. lychnis, du grec Xuxviç, lampe, à cause de la forme de la fleur.

t LYCHNOMANCIE (li-kno-man-sie), s. f. Terme d'antiquité. Divination au moyen d'une lampe.

— ÉTYM. Aû/voî, lampe, et le suffixe mande.

t LYCIET (li-si-è), *. m. Terme de botanique. Arbrisseau de la famille des solanées, lycium barbarum, L.

t LYCOPE (li-ko-p'), s. m. Plante de la famille des labiées. On y distingue le lycnpe européen, dit vulgairement marrube aquatique, herbe des Égyptiens, pied de loup, lycope, lkcgarant.

— ÉTYM. Aûxo;. loup, et TtoOc, pied.

t LYCOPERDACfiES (li-ko-pèrda-sée) ou LYCO- PERDINÉES (li-ko-pèr-di-née), s. f. pi. Terme de botanique. Grou(ie de champignons connus vulgairement sous le nom de vesse de loup.

t LYCOPERDON (li-ko-pèr-don), ». m. Genre de champignons comprenant les vesses de loup.

— ÊTYM. Aijxoç, loup, et nspSetv, vesser.

t LYCOPERSICON (li-ko-pèr-si-kon), ». m. Genre de solanées, dans lequel on distingue le lycopersicon comestible,dit tomate et pomme d'amour, lycopersieum esculenlum, Mill.

— ÊTYM. AOxoc, loup, et itepmxôv, pêche : pêche de loup, probablement parce qu'on ne la croyait pas bonne à manger.

LYCOPOOE (li-ko-po-d') , ». m. || 1» Plante cryptogame (lycopodium clavatum, L.), dont les capsules renferment une poudre qui est formée des corps reproducteurs et qui, s'eiiflammant au contact d'une flamme, a été nommée pour cela soufre végétal. Il 2° Cette poudre même. On se sert du lycopode dans les théâtres pour produire des feux. En médecine, le lycopode est usité comme dessiccatif.

— ÊTYM. Bas-lat. lycopodium, de XOxoç, loup, et notiç, Koîo;, pied. '

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