MACRE (ma-kr'), s. f. Voy. hacle
t2. MACRE (ma-kr'), s. f. Espèce de papillon.
{ MACKËK (ma-krée) ,s. f. Synonyme de mascaret. La macrée qu'on nomme aussi mascaret, romme.
MACREUSE (ma-kreû-z'), î. f. Nom vulgaire de X'anas noir (palmipèdes), dit encore bisette, et qui est le canard macreuse de certains auteurs; la macreuse ressemble à un canard, et a la chair noire. Les macreuses ne se prennent que sur les bancs de coquillages découverts au reflux, tandis que le grèbe se prend à mer pleine, buff. Ois. t. xv, p. 3B5. On a prétendu que les macreuses naissaient, comme les bernaches, dans des coquilles ou dans du bois pourri; nous avons suffisamment réfuté ces fables.... ID. t'b. t. xvii, p. 336. || Fig. Il a un sang de macreuse, c'est un homme froid, qui ne s'émeut de rien. En vérité je vous loue de votre sang de macreuse, Mirabeau, Lett. orig. t. w, p. 6S3, dans POUGENS. Il Double macreuse, espèce de canard.
— HIST. xiv* s. Hairons, macroUes , Bibl. des ch. 6' série, t. I, p. 2I6. ||xvr s. Macroule, nicot, Dut.
— ËTYM. Origine inconnue. Scheler dit que probablement il est de la même origine que maquereau, à cause de la bigarrure du plumage.
t MACROBIEN, lENNE (ma-kro-biin, biè-n'), adj. Terme didactique. Qui a vécu plus que la vie ordinaire.
— HIST. xvi* s. Sus l'instant nous descendismes au port d'une isie laquelle on nommoit l'isle des Macreons [naxpm'wv, long.rvusl.... Un vieil macrobe (ainsi nommoient-iU leur maistre eschevin)... RAB. Pant. IV, 25.
— ËTYM. Lat. Macrobii, race d'Éthiopiens, dont parle Poraponius Mêla (m, 9), ainsi dits par ce que leur vie était de moitié plus longue que celle des autres hommes; de macro...., et fiioç, vie.
t MACROBIOTIQUE (ma-kro-bi-o-ti-k') , s. /■. Partie de l'hygiène qui traite des moyens de prolonger la vie.
— trsu. Macro...., et piutwd;, qui est relatif à la vie, de pio;, vie.
t MACROCÉPIIAF.E (ma-kro-sé-fa-l') , adj. Terme didactique. Qui a une grosse tète. || Terme de botanique. Embryon macrocéphale, embryon dont les cotylédons sont soudés en un corps beaucoup plus gros que le reste. || S. m. Le grand cachalot.
— ÉTYM. Macro...., et xtyiXr), tête.
t MACROCÉPIIALIE (ma-kro-sé-fa-lie), s. f. Développement monstrueux de la tête.
t MACROCËRE (ma-kro-sè-r') , adj. Terme de zoologie. Qui a de longues cornes ou antennes. Il Terme de botanique. Qui a un éperon en forme de longue corne.
— ÉTYM. Macro...., et xipac, corne.
t MACROCEUQUE (ma-kro-sèr-k'), adj. Terme de zoologie. Qui a une longue queue. || S. m. Genre d'oiseaux.
— ÊTVM. Macro...., et xépy.o;, queue.
t MACROCHIRE (ma-kro-ki-r'), adj. Terme didactique. Qui a les mains longues.
— BTYM. Macro...., et ■/£<?. main.
t MACROCIIIRIE (ma-kro-ki-rie), s. f. Monstruosité caractéiisée par le développement excessif des mains.
t MACROCOLE (ma-kro-ko-n, adj. Terme de rhétorique. Période macrocole, celle dont l'apodosc est plus longue que la protase.
— ÉTYM. Macro...., et xûXov, membre.
t MACROCOSME (ma-kro-ko-sm'),». m. Le grand monde, l'ensemble des choses, par opposition au microcosme, le petit monde, c'est-à-dire l'homme.
— HIST. xiV s. Homs oui (eut| l'estre comme métaux; Vie et augment des végétaux; Instinct et sens comme les bruts; Ksprit comme ange en attributs; Kt s'acompare à toute» chose» Qui sont en macrocosme encloses, Nat. à l'alch. errant, 83.
— ETYM. Macro...., et xo<i|io<, monde.
t MACHODACTYLK ( ma-kro-da-kti-l' ) , adj. Terme de zoologie. Qui a de grands doigt» ou de longs prolongement» en forme de doigt».
— £rYU. Macro...., et SixTuio;, doigt.
t MACRODACTYUK (ma-kro-da-kti-li«), s. f. Genre de mon»lruo5ité caractérisé par le développement excessif de» doigts.
t MACHOGI.OSSK (ma kro-glo-s'), ad;. Terme do
zoologie. Qui a une langue très-longue, d'un volume excessif.
— Ktym. Macro...., et y^waaa, langue.
t MACROLOGIE (ma-kro-lo-jie), s. f. Terme de rhétorique. Longueur dan» le discours, style diiïus, pléonasme.
— ÉTYM. MaxtoXoifla, de [laxpà;, long, et )éyoi, discours.
t MACROMËLIE (ma-kro-mé-lie) , j. /. Monstruosité qui consiste en une grandeur excessive de quelque membre.
— ÉTYM. Macro.... , et liAo;, mombre.
t MACROPÉTALE (ma-kro pé-ta 1'), adj. Terme de botanique. Qui a de grands pétales.
— ÉTYM. Macro et pdtale.
t MACROPIIYLLK (ma-kro-fi-l'), adj. Terme de botanique. Qui a de grandes et fortes fouilles.
— ÉTYM. Macro...., et çOXJov, feuille.
t MACROPODE (ma-kro-po-d'), adj. Terme de botanique. Qui a de longs pédoncules. || Embryon macropode, embryon dont la radicule est très-grosse et en forme de tète, ou d'une plante qui a de longs pédoncules. || Terme de zoologie. Qui a de longues paues ou de longues nageoires.
— ÉTYM. Macro...., et icoûc, ico86;, pied.
+ MACROPODIE(ma-kr-po-die),s. f. Monstruosité caractérisée parle développement excessif des pieds.
t MACROPROSOPIK (ma-kro-pro-zo-pie), s. f. Genre de monstruosité qui est caractérisé par le développement excessif de la face.
— ÉTYM. Macro...., et npootunov, visage.
+ MACROPTÈRE (ma-kro-ptè-r'), adj. Terme de zoologie. Qui a de grandes ailes, de grands appendices en forme d'ailes, de grandes nageoires. || Terme de botanique. Plante macroptère, plante dont les semences sont garnies d'ailes plus larges que la semence.
— ÉTYM. Macro...., et rrctpiv, aile.
t UACRORRHIZE (ma-kro-rri-z"), adj. Terme de botanique. Qui a de grandes racines.
— ÉTYM. Macro...., et fî^a, racine.
t MACROSCÉLIDE (ma-kro-ssé-li-d') ou MACRO- SKÉLIDE (ma-kro-ské-li-d'), adj. Terme de zoologie. Se dit des insectes qui ont les membres postérieur» très-développés. || S. m. pi. Les macroscélide».
— ÉTYM. Macro...., et <rx£/.o;, jambe.
t MACROSCÉLIE (ma-kro-ssé-lie), ou MACRO- SKÉLIE (ma-kroské-lie), s. Genre de monstruosité caractérisé par le développement exagéré des jambes.
t MACROSCIEN, lENNE (ma-kro-ssiin, siè-n'), adj. Terme de géographie. Peuples niacroscicns, peuples qui reçoivent très-oblii|uement les rayons du soleil, et dont le corps projette une très-grande ombre à midi ; ce sont les habitants des zoues glaciales. Il S. m. Les macrosciens.
— ÉTYM. Macro...., etoxià, ombre.
t MACROSO.MATIE (ma-kro-so-ma-tie),». f. Monstruosité qui consiste dans la grosseur ou la grandeur excessive île tout le corps.
— ÉTYM. Macro...., et aù^j-a, corps.
tMACROSTlCUE(ma-kro-sli-cli'), adj. || l'Terme
de diplomaticiue. Qui est écrit en longues lignes. Il 2° S. m. La cinquième formule de foi que composèrent les eusébiens, l'une des branches des ariens, dans un concile qu'ils tinrent à Antioche, l'an 346.
— ÉTYM. Macro...., et aûyo^, ligne.
t MACROSTYLB (œa-kro-sti-l'), adj. Terme de botanique. Qui a un style très-long.
— ÉTYM. Macro...., et style.
t MACROrARSIEN,lKNNE ( ma-kro-tar-siin, siftn'), adj. Terme de zoologie. Qui a le» tarses long».
— ÉTYM. Macro et tarse.
t MACROULE (ma-krou-l'), s. f. Un des nom» vulgaires de la foulque très- noire (gralles), appelée aussi grande foulque.
— ËTYM. Origine inconnue; il faut remarquer que macro/< ou macroult est l'ancienne forme de macrcuse.
t MACROURE (ma-krou-r'), adj. Terme de botanique. Qui a des fieurs garnies do longs épurons ou disposés en longs épis. || Terme de zoologie. Qui a une longue queue.
— ÉTYM. Macro...., et oùpà, queue.
t MACULAIKB (ma-ku-lè-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Se dit d'une bande colorée, formée de laehes qui se touchent.
— ËTYM. Macule.
t MACULAGE (ma-ku-la-j') , ». m. Action do maculer. Ils [les relieurs] y mettent du papier serpent, afin que le texte ne .soil pas gàtù par le maculage de l'estampe, lesnk, ia Jfc/iurc, p. <f.t.
MACULATUHE (ma-ku-la-tu-r"), i. f. || 1" Termo a'imprimvrio. Action de maculer. Avant do se di»
MAD
poser à battre le livre, le relieur doit examiner s il peut être lattu sans risque de faire des maculatures ce qui arrive toujours quand le livre est fraîchement imprimé, Manuel du relieur, p. 60, Roret, «827. lia* Feuilles de papier qui ont servi à recevoir l'excédent d'encre d'imprimerie, et dont on se sert ensuite pour enveloppe. || 3* Toute feuille imprimée qui ne sert que d'enveloppe. Une pelito partie de votre édition se distribuera lentement, et le reste pourra vous demeurer en maculatures, di- DEB. LeU. à M. le Breton. \\ 4° Maculature grise, feuille de gros papier gris qui sert d'enveloppe à une rame de papier. || 5' Feuille de papier gris que l'on met entre l'estampe et le lange, lorsqu'on imprime en taille douce.
— tTY.M. Uacukr.
MACULE (ma-ku-r), s. f. \\ 1* Tache. Papier plein de macules. || 2° Terme d'astronomie. Taches qu'on découvre sur le disque du soleil. || 3' Fig. Souillure. Ainsi lorsque de sa maison Oreste eut vengé la macule Sur sa mère... scarh. Virg. iv. L'eau sainte du Gange qui lave toutes les macules des âmes, VOLT. Àmabed, e. || Terme de théologie. Agneau sans macule, Jcsiis-Christ. Je saurai conserver d'une âme résolue A l'Époux sans macule une épouse impollue, corn. T/i^od. m, ). Il 4° Terme de vétérinaire. NoBi vulgaire des eaux aux jambes.
— HIST. XVI' s. La loy de Dieu est sans macule,
convertissant les âmes, calv. Instit. 30 Que
celle à qui j'ai voué mon service, Non seulement n'a macule ne vice, marot, m, 1 89.
— ÉTVM. Provenç. et espagn. macuio; itah mocula, macola; dulat. macula, tache.
11A.CULÉ, ÉE (ma-ku-lé, lée), part. paM^ de maculer. Feuilles maculées. Il Terme d'histoire naturelle. Qui est marqué de taches de couleur différente de celle du fond.
MACOLER (ma-ku-lé). || 1° F. o. Barbouiller, en parlant de feuilles d'imprimerie et d'estampes. On macule un livre quand on le bat trop fraîchement imprimé. || 2° V. n. Devenir maculé. Quand dans le même endroit on frappe fort, longtemps, Le livre alors s'échauffe, eùt-il cent oinquante ans ; L'impression macule en différentes places, lesné, la Reliure, p. 40.
— HiST. XVI' s. Ne point maculer nostre corps par paillardise, calv. Instit. 279. Ayant honte de maculer la gloire de tant de beaux laits, amyoï, Thétn.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. macular; ital. macuiore, macolare; du lat. maculare, tacher.
t MACULIFORÏIE (ma-ku-li-for-m'), adj. Terme didactique. Qui a la forme d'une petite tache.
— ÉTYM. Macule, et forme.
t MACUSSOX (ma-ku-son), ï. m. Un dos noms vulgaires de la gesse tubéreuse.
MADAME (ma-da-ra'), s. f. \\ i' Autrefois, titre réservé aux seules femmes des chevaliers; les plus grandes princesses dont les maris n'avaient pas encore reçu l'ordre de chevalerie, n'ayant- que le titre de mademoiselle. Pour terminer ce grand procès de la vanité, il faudra un jour que tout le monde soit monseigneur dans la nation, comme toutes les femmes, qui étaient autrefois mademoiselle, sont actuellement madame, volt. Dict. phil. Cérémonie. Il 2' Aujourd'hui, titre que l'on donne aux femmes mariées, soit en parlant d'elles, soit en leur par- . tant ou en leur écrivant. Madame la duchesse. Ma- ' dame la marquise. Madame une telle. Me prenezvous pour une provinciale, madame? — Dieu m'en garde, madame, mol. Comtesse, 7. Je suis dans la chambre de madame de Coulanges, sév. 370. Madame de Monlespan, disait-il (l'abbé Testu], parle comme une personne qui lit, madame de Thianges comme une personne d'esprit qui rêve, et madame l'abbesse de Fontevrault comme une personne qui parle, d'alemb. Élog. Testu. Moi qui ne suis pas une chiffonnière, mais bel «t bien madame Dulour, madame pour toi, madame pour les autres, et madame tant que je serai au monde, Marivaux, Marianne, part. 2. Qu'est-ce qu'on gagne à se marierî d'être appelée madame et de porter un cachemire, la belle avance I bcribb et mélksville, les Demoiselles à marier, se. (8. Il Au p(ur. Mesdames. Hé bieni mesdames, que dites-vous de Paris? mol. Pr^c. ■•0. Il Parplaisanluriu. Madame, dan» les fables, se dit
des animaux Il faudra qu'on pitlsso Du combat
qu'a causé madame la génisse, la fom. Fabl. ii 4. Il 8" Madame se dit jiar politesse, à la »• personne en parlant l une dame. Si madame veut me donner le bras, je la conduirai dans le jardin. Quanta l.aeus et toi, je voi» peu d'apparence Que vos jours à tous deux soient en même assurance, Si ce n'est
MAD
que madame ait assez de bonté Pour fléchir un vainqueur justement irrité, corn. Olhon, v, 6. J'offre encor dans Rome un asile à madame, mairet, Mort d'Asdr. iv, 4. || 4' Madame se dit en parlant de la maîtresse de la maison par opposition à monsieur qui se dit du maître de la maison. Comment! disait-il (rânel....Ce chien, parce qu'il est mignon, Vivra de pair à compagnon Avec monsieur, avec madame, Et j'aurai des coups de bâton ! la font. Fahl. IV, 3. [Aux états de Bretagne] On mange à deux tables dans le môme lieu.... monsieur en tient une et madame une autre, sÉv. 73. || Proverbe. Madame vaut bien monsieur, voy. monsieur. || 5° Quand un domestique parle de la maltresse de la maison, il dit madame. Madame m'a chargé de cette commission. || 11 dit aussi madame en lui parlant à Rlle-même. Madame a-t-elle d'autres commissions à me donner? || 6° Quoique lo mot de madame ne doive point recevoir d'article, puisqu'il est composé de dame et de l'adjectif possessif ma, néanmoins, dans le langage familier, on en fait quelquefois un substantif oi'i le sens du possessif nio a disparu et qui dès lors se construit avec des articles et des adjectifs. Voyezvous, dirait-on, cette madame la marquise qui fait tant la glorieuse? mol. Bourg, gent. m, ii. M. de Lavardin fait ici l'amoureux d'une petite madame, SÉV. 76. Adieu, ma ch&re madame; c'est bien moi, qui ne sais de quoi remplir mes lettres, maintenon, Lett. à Mme la M. de Dangeau, t. vu, p. tus, dans POUGENS. X tout hasard, montons chez la madame Artus, DANCOURT, Mme Artus, m, «2. La madame Grognac est pire qu'un dragon, regnard, le Distrait, IV, 4. Il Madame en cet emploi a un pluriel qui est madames, et non mesdames. Je me trouve fort à mon aise toute seule ; je crains qu'il ne me vienne des madame.'^, c'est-à-dire de la contrainte, sÉv. 2 oct. <87B. M. de Molao ni les madames qui me font tant d'honnêtetés, ne me consolent point de n'être pas dans mes bois, m. (7 mai tasu. Croiriezvous que je suis enfermée aujourd'hui pour écrire, et que j'ai refusé rudement toutes les madames? m. 12 mai (680. Si, dans le monde, on s'était avisé de ne donner les titres de madame ou de mademoiselle qu'au mérite de l'esprit et du cœur, ah 1 qu'il y aurait (le madames et de mademoisolles qui ne seraient plus quedesManous et des CathosI Marivaux, iffarianne,T partie. || Elle faitla madame, elle se donne des airs. || C'est une grosse madame, c'est une femme riche. Voilà cette grosse madame qui fut hier longtemps avec vous, dancourt, Za Folle enchère, ,sc. 6. Il Jouer à la madame, se dit des petites filles qui s'amusent ensemble à contrefaire les dames. C'est la fille de M. Jourdain qui était trop heureuse, étant petite, de jouer àla madame avec nous, mol. Bourg, genl. m, n. || 7" En parlant des reines, on ne dit pas madame la reine, on dit seulement la reine, et on ne se sert du titre de madame qu'en leur parlant ou en leur écrivant. Madame, quelque connaissance que j'aie de ma faiblesse, quelque profond respect qu'imprime Votre Majesté dans les âmes de ceux qui l'approchent... corn, l'oly. À la reine régente. Madame, je sais bien ([ue votre Majesté n'a que faire de toutes nos dédicaces, mol. Critique, Épltre dédtc. Elle [la reine d'Espagne] arrêta l'autre jour le roi par delà l'heure de la messe; il lui dit : madame, ce serait une belle chose que la reine catholique empêchât le roi très-chrétien d'aller à la messe, sÉv. 376. || 8° Titro qu'on donne à toutes les filles de maison souveraine, lors raônie qu'elles ne sont pas mariées. Madame Elisabeth. Mesdames de France. Madame royale peinte en miniature, fort ressemblante, sÉv. 372. || Absolument, la fille aînée du roi ou du dauphin. || 9° Madame se disait, sous Louis XIV, de la femme de Monsieur, frère unique du roi. Elle connaissait si bien la beauté des ouvrages de l'esprit, que l'on croyait avoir atteint la perfection, quand on avait su plaire à Madame,Boss. Duchesse d'Orléans. Ônuit désastreuse! ô nuit effroyable! où retentit tout à coup comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle : Madame se meurt, Madame est morte! (On met une majuscule à Madame en ce sens.) || 10' Lo titre de madame se donne également aux chanoinesses, aux abbesses, etc. Mesdames les chanoinesses de Kcmiremont. || 11* Dans les tragédies, et quelquefois dansles comédies, on appelle les filles madame en leur adressant la parole. Quelque secours puissant qu'on permette à ma Oamme, Mon plus solide espoir, c'est votre cœur, madame [Henriette, lajeune tille], MOL. F. sav. tv, 8. Il Dans la tragédie, ou n'emploie pas le pluriel, mesdames.
— UEM. 1. Madame s'écrit en abrégé Mme, avec une majuscule. || i. Madame tout court, en parlant à
MAD
un mari de sa femme, est blâmé par Mme de Genlis, Mém.t,v,p. 9), éd. 1825: Il a vu qu'un homme, en parlant de sa femme, dit madame tout court, et que les autres en lui parlant d'elle disent : nous avons passé chez vous; ni vous ni madame n'étiez visibles; il a vu mille autres choses d'aussi nuuvais ton, oenlis, Veillées du chat. t. i, p. 433, dans pougens. Le bon usage dans les deux cas est d'ajouter le nom. L'autre est un plat usage que la petite bourgeoisie reçoit de plus en plus et qu'elle devrait écarter. || 3. Le bon usage repousse aussi des phrases comme celles-ci : Il est venu avec sa dame ; ces messieurs et leurs dames. Il faut : il est venu avec sa femme; ces messieurs et leurs femmes. || 4. Pour l'abréviation ma'me, voy. ma'me, || 5. On dit cher monsieur ; mais on ne dit pas chère madame ; il faut chère dame. Cependant les dames en s'écrivant disent quelquefois : ma chère madame.
— HIST. xm' s. S madame Margiste nous le présenterons, Berte, xxiii. || xv s. Pour lui justement informer.... du droit de la dame madame Bietrix, que elle clamoit àla couronne de Portingal.... froiss. II, III, 29. Et si luy semble pour deux ou trois robbes qu'elle ha, qu'on la doive rppeller madame, Aresta amorum, p. 267, dans lacurne. Furent les choses prejiarées pour le baptisumeiit de mademoiselle de Bourgogne; car en ce temps là on ne ladisoit point madame, pource que monsieur n'estoit pas fils de roy, H. DE LA marche, Mém. livre l, p. 468, dans LACURNE. Il xvi* S. La demoiselle repondit : ma mère (ne l'appellant madame, comme ces tant bien apprises, qu'on diroit à les ouïr, qu'elles sont bastardes), je vous remercie, yveh, B56. En France, de toute ancienneté, l'on appelle les damoyselles de ce tiltre de madame, quand leurs marys sont honorez du grade de chevalerie, cahloix, ni, 25. Je couruz à l'embrassement de ma dame, et, l'embrassant, je luy dis : mademoiselle.... L'amant ressuscité, p. 410, dans lacurne. Pour gagner l'honneui de chevalerie et faire appeler sa femme madame, brant. Capit. franc, t. m, p. <78, dans