‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 129 sur 389 · L.VCURNB · texte numérisé non relu

L.VCURNB

— ÉTVM. Ma, et dame.

t MADAPOLAM (ma-da-po-lam') , s. m. Espèce de calicot fort qu'on tire de la ville de ce nom.

t MADAROSE (ma-da-rô-z'), s. f. Terme de médecine. Chute des poils et particulièrement des cils,

— ÉTYM. MaSàptoTi;, action de rendre chauve. MADÉFACTION (ma-dé-fa-ksion), s. f. Terme de

pharmacie. Action de rendre humide ou d'humecter.

— ÉTYM. Madéfier.

MADÉFIÉ, ËE (ma-dé-fi-é, ée), part, passé do madéfier. Une poudre madéfiée.

MADÉFIEH (ma-dé-fi-é), je madéfiais, nous madéfiions, vous madéfiiez; que je raadéfie, que nous madéfiions, que vous madéfiiez, v. a. Terme de pharmacie. Rendre humide.

— ÉTYM. Lat. madcfacere, de madidus, humide, et facere, faire.

t MADELEINE (ma-de-lê-n') , s. f. \\ 1' Nom d'une pécheresse repentante, dans l'Évangile. {| Tableau représentant la Madeleine de l'Évangile. La Madeleine du Corrégc. || Pleurer comme une Madeleine, pleurer abondamment.il Fig. Une Madeleine repentante, une femme qui serepeiit de ses erreurs. Il 2° Sorte de petit gâteau. || Espèce de poire. || Espèce de pêche. Il Raisin de la madeleine, espèce précoce de raisin, qui tire son nom de l'époque de sa maturité, vers le temps de la fêle de la Madeleine (22 juillet).

— ÉTYM. Magdalena, femme du bourg de Magdala en Judée : Marie de Magdala.

t MADEI.ONiSErrES (ma-de-lo-uè-f), s. f. pi. Sorte de religieuses établies dans le xiv et le xv* siècles, dont les maisons servaient de retraite aux pécheresses. || Aujourd'hui, maison de détention pour les filles de mauvaise vie.

— ÉTYM. Madelonnetles, c'est-à-diro filles de la Madeleine, qui est la patronne des repenties. L'ancienne forme est Magdelotmetlcs.

MAUE.MOISELLE (ma-de-moi-zè 1'), J. f. \\ 1° Autrefois, titre qu'on donnait à toute femme mariée (|ui n'était pas noble, ou qui, étant noble, n'était pas titrée (voy. madame). Mademoiselle de la Rappinière vint la dernière, et l'ut bien étonnée, aussi bien que les autres, de trouver son mari tout furieux, luttant contre une chèvre, scaur. Uom. com. i, 4. Monsieur, je vous assure que vous m'obligerez beaucoup de me tenir quelquefois compagnie; mon mari est trop mal bâti.... — Mademoiselle, vous me faites trop d'honneur de me vouloir souffrir, mol. /a/, du

MAD

MAD

MAD

Barbouillé, 3. || 1° Aujourd'hui, titre qu on aonne ordinairement aux filles. J'ai vu hier mademoiselle votre sœur. On va voir, comme l'opéra, les habits de mademoiselle de Louvois , sÉv. 385. Frère Tliiriot doit être fort aise de la fortune de mademoiselle Corneille; elle la mérite; savez- vous bien que cette enfant a nourri longtemps son père et sa mire du travail de ses petites mains? volt. Lelt. DamilaviUe, 24 janv. <763. ||Au plur. Mesdemoiselles. Mesdemoiselles de Grignan ont eu grande raison de trouver le chSteau de leurs pères trèsbeau, SÉv. 379. Je voudrais à présent marier mesdemoiselles Calas à deux conseillers au parlement de Toulouse, volt. Lett. DamilaviUe, îtjanv. tls-K Il 3° Mademoiselle s'emploie par politesse en parlant à une demoiselle. Mademoiselle veut-elle danser le prochain quadrille? U 4" Un domestir|ue, en parlant des filles de la maison, dit mademoiselle. Je cherche mademoiselle; sa mère la demande. || Il dit aussi mademoiselle en s'adressant à elle. Mademoiselle veut-elle que je porte sa lettre à la poste? Il 6" Bien que mademoiselle ne comporte pas d'article, puisqu'il est composé de demoiselle et de l'adjectif possessif ma, néanmoins, comme madame, il peut prendre quelquefois un article. Il y avait [à Rennes] une mademoiselle Descaries, propre nièce de votre pire [Doscartes], qui a de l'esprit comme lui; elle fait trùs-bien des vers, sÉv. 383. || 6" Mademoiselle, nom donné à la fille de Monsieur, frère du roi. Il [M. do Lauzun] épouse dimanche au Louvre, avec la permission du roi, mademoiselle de.... mademoiselle devinez le nom, il épouse Mademoiselle.... la grande Mademoiselle, Mademoiselle fille de feu Monsieur, Mademoiselle petit-fille de Henri IV, Mademoiselle d'Eu, Mademoiselle de Dombes, Mademoiselle de Montpensier, Mademoiselle d'Orléans, Mademoiselle cousine germaine du roi, Mademoiselle destinée au trône, Mademoiselle le seul parti de France qui filt digne de Monsieur, sÉv. 9. Il 7" Mademoiselle, employé absolument, désignait aussi la première princesse du sang, tant qu'elle était fille.

— HEM. i . Mademoiselle s'écrit, avec une majuscule, en abrégé Mlle. || 2. Populairement, mademoiselle se contracte en mam'zelle. || 3. Le titre de mademoiselle a été longtemps donné aux femmes mariées qui n'étaient pas nobles. Mais ce qui est singulier, c'est que, dans les Lettres inédites de Jean Racine, publiées en 1 862 par son descendant, l'abbé de Laroque, le grand poète, écrivant à sa sœur, donna pour suscription aux lettres qu'il lui adresse avant qu'elle soit mariée : à madame, madame Marie Racine; et après son mariage : à mademoiselle, mademoiselle Marie Rivière, p. 269-274, et 275-308.

— IIIST. XVI' s. Ma demoiselle ma femme et moy [dit un gentilhomme], desperikrs. Contes, t. ii, p. 77, dans LACURNE. Mademoiselle vostre mère, pas- QUiEii, Lett. t. Il, p. <54. X mademoiselle de Montaigne, ma femme, mont. Lett. 3.

— ÉTYM. Ua, et demoiselle.

t MADÈRE (ma-dè-r"), ». m. Vin de 111e de Madère. Du bon madère.

1 MADI (ma-di), s. m. Madi du Chili, nomdonné a deux synanthérées, madia sativa, Molina, et tnadia mellosa, Jfoftna, dont les graines fournissent une huile alimentaire de très-bonne qualité, et que l'on riillive actuellement en France.

t MADIAÏQUE (ma-di-a-i-k') , adj. Terme do chimie. .\cido madiaïque, acide retiré de l'huile de madi.

-tMAUlKR (ma-dié),». m. Ancien terme de marine. Sorte de pièce de bois. Les membres d'une galère qui lui donnent la forme sont composés de trois pièces, dont l'une porte sur la quille.... l'on appelle madier celle qui porte sur la quille.... Corutr. des galères (xvu* siècle), dans jal.

.MADONE (rca-<lon') , *. f. Représentation de la Vierge. Une ra.idonc en bois, en marbre. Dors-tu? réveille-toi, mère de notre mère! D'ordinaire en dormant ta bouche remuait ; Mais ce soir on dirait la madone de pierre, v. nuoo. Bail. 3.

— £TYM. Ital. Madonna, de ma, ma, et (tonna, dame (voy. dame).

t MADOTE (ma-do-t*), s. f. Poire madota, ou, poire amadote, terme formé par corruption du root Uamoudot ou plutôt dame Oudet, la<|uelle dame était du village de Demigni, entre Ueaune et Ch& Ions, et eut la première de ces fruits en c« pays-là, BUMBERT, Gloss.

HADHAGDB (m:k-dr&-gb'), (. ^. Terme de picbe. Pêcherie faite de câbles et de filets pour prendre les thons et qui occupe près d'un mille eu carré. Faisons défenses à toutes personnes de poser en mer ées madragues ou filets i pécher dw thons, et d'y

eonsirulre ces bordigues, sans notre expresse permission, Ordonn. août 4 681.

— ÉTYM. Origine inconnue. Espagn. almadraba; portug. almadrava.

MADR.\S (ma-dras'), t. m. Sorte de mouchoirs tissus de soie et de colon qui se fabriquent dans l'Inde et dont les couleurs sont vives et de bon teint; les imitations en France sont en coton. Une robe de madras. Un mouchoir de madras, ou, simplement, un madras. Le madras sert de coiiïure aux femmes.

— ËTYM. Madras, ville de l'Inde, où cette étoffe a d'abord été fabriquée.

t MADRATE (ma-dra-f) , î. f. Nom du lalhrsa clandestina, L. (voy. clandestine).

t MADRË (ma-dr'), s. m. Cœur et racine des différents bois employés pour faire des vases à boire, DE LABORDK, Émaux, p. 37 1. 1| Le mot madré s'étendit plus tard à tous les vases, quelle que fût la matière dont ils étaient faits, de laborde, tft.

— HIST. xiu's. Quiconques veut estre esqueliers à Paris, c'est à savoir venderes d'esqueles, de hanas de fiist et de madré, Liv. des met. ua. £ puis prend un hanap de mazro ke la reine li duna, de LABORDE, ^m. p. 372. || XIV" S. Une coupe de madré à pié d'argent, dorée, esmailliée, ID. ib. p. 374. || xV s. Un grand flacon de madré, garni d'argent doré, à une ance torse, Lett. pat. M janv. iHi.

— ÉTYM. Ano. haut-allem. masar, nœud dans le bois ; allem. mod. Uaser, bois madré.

MADRÉ, ÉE (ma-dré, drée), adj. \\ 1» Bois madré, bois dans lequel on voit des taches, comme dans la hêtre. || 8° Par extension, tacheté de diverses couleurs. Porcelaine madrée. Il y a grande apparence que celte femelle [du coucou] si joliment madrée dont parle M. Salerne était un jeune de l'année, buff. Ois. t. xi, p. 484. || Terme de fauconnerie. Se dit d'un oiseau de proie qui a mué plusieurs fois. Il 3° Fig. Qui sait plus d'un tour. Uu renard, jeune encor, quoique des plus madrés, Vit le premier cheval qu'il eût vu de sa vie, la font. Fabl. XII, <7. Si ou avait laissé jouer la pièce de Palissot sans se plaindre, elle n'aurait pas eu trois représentations ; Jérôme Carré a été plus madré, il ne s'est point plaint, et il a fait rire, vci-r. lett. Thiriot, 29 août 1 760. En débarquant auprès de la béguine, L'oiseau madré la connut à la mine, gresset, Ver-Vert, m. || Substantivement. Ce vieux madré de cardinal Qui vous escroqua la Lorraine, VOLT. Lett: Prusse, 26 janv. <740. L'une et l'autre avaient reçu de Mme Dupin des multiludes de présents faits à mon intention, mais que la vieille madrée, pour ne pas me fâcher, s'était appropriés pour elleet pour ses propresenfaiits.j.j. houss. Confess.ix.

— REM. Marg. liulTetdit, Ohsert). p. 3o,en 1648, que madré cstvieuxetridicule.il est revenu de cet arrêt.

— HIST. XIV s. Hanaps d'or et d'argent et de madré madré, Cuescl. 19518. || xvi* s. La bois d'érable est plus madré, figure et damasquiné que nul autre bois,

PAUssY, 28 Je te donne une coupe De fresne

bien madré, faite dessus le tour. Si tu ma peux guarir des charmes del'amour, h. belleau, Berger. p. 4 10, dans lacurne. Je suis plus madré en ces affaires, cotgrave.

— ÉTYM. Madré. De l'idée de varié en couleur, on a passé à l'idée de varié en esprit, d'où rusé, adroit. Grandgagnago an rapprocha le languedocien tnajidra, rpiianl, rusée, mandraf, renardeau, rusé.

t MADRÉPIIYLLES (madré-fil), s. f. pi. Famille de madrépores dont les cellules sont garnies de lamelles.

— ETYM. Jfarfr^, pour modr('pore,etçO).Xov, feuille. MADRÉPORE (ma-dré-po-r'), s. m. Famille

de polypes, cliez qui le grand aie du polypier est percé d'un canal central communiquant aux cellules par des canaux latéraux. M. Peyssonel avait observé et reconnu le premier que les coraux, les madrépores, etc. devaient leur origine à des animaux et n'étaient point des plantes, comme on le croyait, UUPF. Ilist. na.t. Preuv. théor. terr. OEuv. t. i, p. 424. Madrépores, coraux, coquilles et poissons. L'un sur l'autre entassus, composèrent ces inonis Dont sur le monde entier se prolonge la chaîne, DELiLLR, Trois règn. ch. iv.

— ÉTYM. Ital. madrepora, de madré, mare, cl r.Qçia;, pierre.

t MADRÉPORES (ma-dré-po-ré), s. m. pi. Ordre de la section dos polypiers pierreux.

t MADRÉPOUiE.V, lENNE (ma-dré-po-riin, rièn'), adj. Qui appartient aux madrépores. Polypes madréporiens.

t HAURÉPORIFËBB (ma-dré-po-ri-fè-r'), adj. Qui produit des madrépores.

— ÉiYM. Madrépore, et le Ut. ferre, port«r.

t MADRÉPORIFORME (ma-dré-po-ri-for-m'), adj. Qui a l'apparence d'un madrépore.

— ÉTYM. Madrépore, et forme.

t MADRÉPORIQUE (ma-dré-po-ri-k') , adj. Composé de mailréporps. Récifs madréporiques.

t MADRÉPORITE (ma-dré-po-ri-t'), s. f. Madrépore fossile. Il Variété de carbonate calcaire.

MADRIER (ma-dri-é; l'r ne se lie jamais; au pluriel, l's se lie : des ma-dri-é-z épais), s. m. \\ 1° Espèce de planche de chêne fort épaisse. || 2" Terme de plombier. Longue table de chêne sur laquelle on pose le moule à tuyaux.

— HIST. XVI' s. De plus on a apporté [inventé] le madrier [sorte de pièce de bois garnie d'artifices] pour les barrières, pour les grilles [pour les faire sauter|, d'aub. Hist. ii, 35o.

— ÉTYM. Forme fictive, materiarius, dérivée du latin materia, bois.

MADRIGAL (ma-dri-gal), s. m. || 1° Ancien terme de musique. Pièce composée pour les voix sans accompagnement, qui était fort en usage dès le commencement du XVI' siècle, et qui ne cessa d'être à la mode qu'après le triomphe de la musique dramatique. Les madrigaux étaient écrits pour 4, 5, 6 ou 7 voix dans un style rempli de combinaisons recherchées et d'imitations, fétis. Diction, de nmsique (voy. chambre. Musique de chambre). || 2» Par transformation du madrigal de la musique, pièce de poésie renfermant, en un petit nombre devers, une pensée ingénieuse et galante. X la Saint-Jean, je promets madrigaux. Courts et troussés et de taille mignonne; Longue lecture en été n'est pas bonne, LA FONT. Poés. mêlées, ix. Je travaille à mettre en madrigaux toute l'histoire romaine, mol. Préc. 4 0. Je suis un peu fftchée que vous n'aimiez pas les madrigaux ; ne sont-ils pas les maris des épigrammes? ce sont de si jolis ménages, quand ils sort bons, SÉV. 4 8 août )680. Le madrigal, plus simple et plus noble en son tour, Respire la douceur, la tendre.sse et l'amour, boil. Art p. ii. Orgon, poSte marital, X Vénus compare sa femme : C'est pour la belle un madrigal; C'est pour Vénus une épigramme, GuicHABD. Tous les madrigaux disent un grand mot philosophique, en répétant que c'est pour je ne sais quoi qu'on aime; car ce je ne sais quoi, c'est l'ensemble et l'harmonie.que nous reconnaissons par l'amour, stael, 4Wem. m, 2. || 3° Par extension, paroles de galanterie qu'on adressa aux femmes. 11 va débitant des madrigaux à toutes les dames.

— HIST. XVI' s. 11 a escrit plusieurs comédies, tragédies, aubades, martcgalles ou madrigales, sestines, sirventes, chansons... lacroix nu haine, Biblioth. p. 923, dans lacurne.

— ÉTYM. Ital. madriale, madrigale etmandriale. Ménage le tire du latin mandra, troupeau, do sorte que le madrigal serait la chanson du troupeau. Mais la forme primitive est, en bas-latin, matriale ; et elle désigne une sorte de chanson. On lit dans un texte du xiV siècle : Frater Gcorgius novitius, sed aetate annorum circa quatuordecim.... hic si viiisset, fuissot insignis cantor in mundo; namqu^ adhuc puer, quidquid erat in arte musical cirt matrialia, etiam difficillima, dccantabat, .^rchivio storico ilaliano, t. vi, part. 2, p. 634. X quoi l'éditeur italien ajoute : I madriyali erano per l'ordinario cantate di cinque o sei parti obligate molto difficili; si eseguivano anche sull' organo; vogliono che di qui sia vcnuto il nome di madrigale, certa spccia di componimento in versi.... il vocabolo madrigale manca nel du Cange. Là s'arrêtent les documents, et présentement il n'est pas possible d'aller au delà de matriale.

t MADRIGALESQUE ( ma dri-ga-lè-sk' ), ad). Il 1° Oui appartient au madrigal (genre de musique). Il 2' Qui appartient au madrigal (genre do povsio). Style madrigalosque.||On dit aussi inadrigalique.Style madrigsliquc, stael, dans lu Dict. de uesciiirblle.

t MADRIGALIKR (ina-dri-ga-lic), ». m. .S'est dit, au xvu' siècle, alors que le madrigal était en, faveur, d'auteurs de madrigaux. Le grand madrigalier de France, M. de la Sablière, qui faisait beaucoup do madrigaux.

t MADRINIEK (ma-dri-nié), *. tn. Terme du moyeu âge. Ouvrier qui faisait les vases en madie, cl aussi l'officier qui conservait les madrés, uk laiiuRDE, ^rnauz, p. 376.

— HIST. Xiv* s. 11 y aura un madrinier qui servira do voircs [verres] et de hanaps, cl aura iij deniers de gages par jour pour toutes choses, db la- BOHOE, Émaux, p. S76.

— ÉTYM. jlfnilr».

t UADRURË (ma-dru-r"), i. f. || !• Apparence du bois madré ; Teines dans le boii. || >* Taches que cer-

MAG

tains animaux ont sur la peau. || 3' Mouchetures du plumage des perdreaux lorsqu'ils se maillent.

— r.TYM. Kadre.

t MveMACTÉRIOI» (mé-ma-kté-ri-on) , ». m. Voy.

MÉMACTémON.

t MAESTOSO (ma-è-stô-zo), adj. Terme do musique employé pour indiquer qu'un morceau doit £lre exécuté avec une certaine lenteur grave.

— KTYM. Ital. maesloso, majestueux.

MAËSTRAL (ma-è-slral), voy. mistral.

t MAËSTRALISER (ma-è-stra-li-zé),e. n. Terme de marine. On dit que la boussole maëstralise, lorsque, l'aiguille aimantée tournant du nord à l'ouest, la variation devient occidentale.

— ÊTVM. Ilaëslral.

t MAESTRO (ma-è-stro), f. m. Mot italien qui veut dire maître, et qui se dit d'un compositeurde musique, auteur d'une œuvre capitale. Les maesiroc italiens.

— ÊTYM. Voy. MAÎTHE.

t MAFAN (ma-fan),î. m. Espèce de cône, coquille.

MAFFLÉ, ÉE (ma-Hé, fiée) et MAFFI.U, UE (maflu, flue), adj. Terme familier. Oui a de grosses joues. La voilà, pour conclusion, Gra«se, mafdue et rebondie, la font. Fabl. m, n. Sa taille [de Pontchartrain] était fort ordinaire, son visage long, mafllé, fort lippu, st-sim. 305, 232. Des grâces plus lourdes, plus épaisses, plus mafllées, dideuot, Salon de t766, Œuv. t. XIII, p. (30, dans pougens. || Substantivement. C'est une grosse maffléc.

— SYN. MAFFLÉ, JOUFFi.u. Les auteurs de synonymes ont essayé d'établir unt stinction entre ces deux mots, prétendant que ' filé se dit du visage entier et joufflu des joues seulement. Mais l'emploi chez les auteurs ne justifie pas celte distinction: et il ne paraît pas qu'on puisse assigner à ces deux mots deux significations bien diiïérentes.

— ËTYM. Ùafler, manger beaucoup, oudin, Dict. Hainaut, moflu; espagn. mofletcs, grosses joues, mofîeludo, joufflu. Origine incoimue; comparez cependant MOIFLARD.

t- MA FORTE (ma-for-t"), s. m. Espèce de manteau qui était à l'usage des moines d'Egypte, se mettait sur la tunique et couvrait le cou et les épaules.

I MAGAGNE (ma-gi-gn'), s. m. Terme de métallurgie. Per aigre et cassant.

MAGASIN (ma ga-zin), s. m. \\ i° Lieu où l'on garde des marchandises. Avoir des marchandises en magasin. Vous [mes versj tiendrez quelque temps ferme sur la lioutique; Vous irez à la fin, honteusement exclus. Trouver au magasin Pyrame et Régulus (mauvaises tragédies], boil. lip. x. {{ Par extension. Londres.... Le magasin du monde et le temple de Mars, volt, llenr. 1. 1{ Kig. Il en veut faire magasin, on dirait qu'il en veut faire magasin, se dit d'un homme qui achète un grand nombre d'objets de même nature. || i' Etablissement de commerce où l'on vend certaines marchandises soit en gros, soit en détail. Magasin de livres, d"étofres, d'épiceries. I^s magasins de Paris. || Courir les magasins, aller dans beaucoup de magasins pour voir les objets et faire des emplettes. J'ai été voir tous les magasins, sÉv. 168. || Marchand en magasin, celui qui ne tient pas de boutique et qui vend des marchandises en gros. || On dit, dans un sens analogue, vendre en magasin. |{ Garçon de magasin, celui qui sert les chalands dans un magasin. || On dit dans le même sens : demoiselle de magasin. {| Fig. Tenir magasin d'une chose, l'avoir en grande quantité. C'est un portrait qu'il a tiré de son écriii; De ces misères-là nous tenions magasin, dorat, Feinte par amour, i, 2. |! 3" Dépôt contenant des munitions de guerre et de bouche. Magasin d'armes, de poudre. Magasin & poudre. Magasin de vivres. 1| Au plur. dans le même sens. Le général avait établi ses magasins à tel endroit. Les rebelles s'étaient saisis des arsenaux et des magasins, Boss. Retne d'Ânglel. 11 [LouTois] introduisit le premier cette méthode avantageuse que la faiblesse du gouvernement avait jusqu'alors rendue impraticable, de faire subsister les armées par magasins, volt. Louii XIY, 8. Il n'y avait plus de biscuit, point do viande ; on leur délivra de la farine de seigle, des légumes secs et de l'eau-de-vie; il fallut des efforts inouïs pour empêcher les détachements des différents corps de s'entrctuer aux portes des magasins, sBouR, llist. de Kap. U. !| Les provisions mêmes contenues dans ces dépôu. Le duc de Trévise observa qu'on pouvait y arriver par une marche plus méthodique que suivraient les magasins, mais il ne fut pas écouté, sE- Oi;«, ilitt. de Nap. ix, ♦. || 4' Dans les places do guerre, magasin des vivres, magasin des fourrages, établissement où l'on distribue aux tioupas le pain Im fourrages. || 5" Terme de marine. Salle oucham-

MAG

bre qui sert, dans un port ou sur un navire, à renfermer les agrès d'un bâtiment, ou les matières premières dont CCS agrès devront être composes. || Anciennement, nom donné à un navire de charge qui allait à la suite d'une escadre, portant des provisions de toutes sortes. Aussitôt que celle [l'escadre] qui doit sortir au mois d'août prochain sera partie, il faudra que vous travailliez à préparer celle du mois d'avril de l'année prochaine, qui sera composée de douze vaisseaux de guerre , une frégate d'avis, une tartane, trois brûlots et un magasin, COLBERT, dans JAL. Il 6° Provisions de ménage accumulées et gardées pour un prochain usage. Le jardin a donné beaucoup de fruits, et nous en avons un mng';sin pour cet hiver. La fourmi, tous les ans traversant les guérets, Grossit ses magasins des trésors de Cérès, boil. Sat. viu. || 7° Fig. Accumulalion. Je n'entreprends point de disputer de civilité avec vous qui.... avez des magasins de belles parolcs,BALZ.liv.viii, lelt.38. 11 faut lâcher de lui former un magasin de connaissances, j. j. rouss. Ém. II. Il 8° Le grand panier qui est derrière certaines diligences publiques, et où l'on met les portemanteaux et les paquets. En un certain bourbier j'aperçus certain coche.... Et, pour le soulager du poids qui l'arrêtait, J'ôtai du magasin les paquets qu'il portait, regnard, Fol. am. i, 5. || 9° Ouvrage périodique composé de morceaux de litlérature ou de science. Le Magasin encyclopédique. Le Magasin pittoresque. i| 10° Terme de manège. On dit qu'un cheval fait grenier ou magasin, lorsque, en mangeant, il laisse les substances s'accumuler entre la face interne des joues et les dents molaires.

— HIST. XV' s. Là esloiont les boutiques des marchandises que ils [les Sarrasins] appellent magasins, bien garnies. Soucie. 11, (6. ||xvi' s. La principale fin seroit pour avoir tousjours un magazin de vieux soldats, appareillez pour le besoin, langue, 2G4. Le magasin de la mémoire, mont, i, 34. Maestro Jean le Roux, grenetier du magasin et grenier à sel du dit Estampes, Coust. génér. 1. 1, p. 248.

— ÈTYM. Esp. magacen, almagacen, almacen; port, ormacen; ital. magazxino ; de l'arabe, makhzen, au plnr. makhdzin, dépôt de marchandises, du verbe khazan, rassembler, amasser.

MAGASINAGE (ma-ga-zi na-j'), s. m. || 1° Terme de commerce. Action de mettre en magasin. Il 2° Le temps qu'un objet reste en magasin ; le prix payé pour l'y avoir laissé. Six mois de magasinage ont suffi pour détériorer cette substance. Il m'en a coûté ton francs pour un an de magasinage.

— ÉTYM. Magasin.

MAGASINIER (ma-ga-zi-nié; l'r ne se lie jamais), s. m. Il 1° Celui qui est chargé do la garde des objets renfermés dans un magasin. Broglio proposa d'obliger toutes les villes qui sont sur le passage ordinaire des troupes, de construire des casernes pour les loger et des magasins fournis pour leur usage, moyennant quoi plus de routes d'étapiers ni de magasiniers, st-sim. 483, 204. || 2" Marchand qui tient un gros magasin d'un article do marchandises. Il 3° Livre de commerce sur lequel on porte toutes les marchandises qui sont en magasin.

— ETYM. Magasin.

MAGI)ALÉON{ma-gda-lô-on), «. m. Terme de pharmacie. Masse d'emplâtre ou de toute autre composition à laquelle on a donné la forme cylindrique.

— HIST. xvi' 9. Le tout estant bien incorporé avec huile de nardinum, en formerez magdalcons, paré,

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