MAYONNAISE
f MAGiVOTE (ma-gno-f), t. f. Nom que les habitants des Alpes donnent à la marmotte.
<. MAGOT (ma-go; le t ne se lie pas; au pluriel, Ys se lie : des ma-go-z insupportables), s. m. Il 1* Gros singe sans queue du genre des macaques. Notre mat'ot prit pour cecoup Le nom d'un port pour un nom d'homme, la font. Vabl. iv, 7. La troi- »ième espèce [de singes] que nous appelons magot est le cynocéphale d'Aristote ; il en a tous les caractères. Il n'a point de queue.... bupf Quadrup. t. vu, p. 103. Il tl est laid comme un magot, se dit d'un homme fort laid. || Adj. et fig. Le peuple magot, les singes et les populations qui leur ressemblent. Du peuple magot s'il se raille, X Paris s'il revient grand train.... BiHANO./ean de Par». |12"Fig. et familièrement. Un magot, un homme fort laid. C'est ujj mtgot. Un vilain magot. À la fin la colère m'emporte; Ahl le vilain magot qui refuse les gcnsi TH. COHN. Baron d'Albikrae, iv, 7. Les enfant» qu'elle avait ne lui paraissaient que de petits magots «uprHde ce nouvel Adonis, HAMiLT. Gramm. 4 1 . Vous ne seriez pas le premier magot qui aurait épousé une jolie fille, reghard. Sérénade, «8. Un tieux magot qui est votre tuteur vous veut épouser malgré tou», dancourt, Colin-maillard, se. 8. Si elle e»t entêtée de ce magot, franchement je ne puis
MAH
excuser cette dépravation de goût, lesage, Gil Blas, IV, 8. Vous voulez, lui dirais-je, former un enfant qui doit vivre parmi des magot», et vous voulez en faire un géant : cela n'est pas praticable ; le géant choquera les magots, qui se réuniront tous contre lui, et le chasseront de chez eux à coups de pierres, d'alembert, Jug. Emile, Œuvres, t. v, p. 378, dans pouGENs. || C'est un magot, un vrai magot, se dit aussi d'un homme gauche et grossier dans ses manières. || Magot a un féminin en parlant d'une petite fille, ou même d'une femme. Une magotte. Une petite magotle. Voyez cette magotte.avec qui, depuis une heure, j'entre en confusion de ma misère 1 Marivaux, Jeux de Vam. et du has. III, 8. Il 3° Figure grotesque de porcelaine, de pierre, etc. Magots de Saxe et riches bagatelles Ou'Hébert invente à Paris pour les belles, volt. Prude, I, 4. Le goût pour les magots et le culte des idoles, l'attachement en un mot aux choses inanimées, n'est-il pas le dernier degré do la stupidité? Bl'FF. Nature des anim. Nous avons successivement aimé la musique et les petits chiens, les magots et les mathématiques, poinsinet, Cercle, se. < . Aller, venir, retourner deux cents fois le magot de la cheminée, J. J. rouss. Conf. v. Avant de proscrire le prec, y avez-vous pensé?... quittcrez-vous la Vénus de PraxitMe pour les magots de Fo-hi-can? p. l. cour. Lelt. à l'Acad. des inscr. || Par extension. Dans ce dernier art [la peinlure] , il [Louis XIV] n'aimait que les sujets nobles; les Tcniers et les autres petits peintres flamands ne trouvaient point grâce devant ses yeux : ôtez-moi ces magots-là, dit-il un jour qu'on avait mis un 'l'éniers dans un de ses appartements, VOLT. ilél. hist. anecd. sur Louis XIV.
— HIST. XVI* s. Il nourrissoit au chasteau de Madrid des lions, des ours, des gros magots et autres bestes sauvages, qu'il faisoit souvent combattre, PASQL'IKH, Lettres, t. ii, p. 42. Il se veoid touts les jours (les magots furieusement esprins de l'amour des femmes, MONT, ii, h86.
— f.TYM. Origine inconnue.
ï. MAGOT (ma-go), s. m. Somme d'argent assez ronde, ordinairement cachée en quelque lieu. Le malheureux, n'osant presque répondre, Court au magot, et dit : c'est tout mon fait, la font. Paysan. Mme Desmarcts est morte, folle par la perte de sa place et de son magot particulier, ST-sim. 4'j2, 75. Oui m'aurait fait rendre désagréablement son magot, le sage, Gil Blas, x, to. Elle a de l'aversion pour le magot de vingt mille francs, parce que c'est vous qui les délivrez, Marivaux, l'Epreuve, se. 20. À peine fut-il parti que des voleurs vinrent prendre le magot, VOLT. Lett. Delisle, <6 déc. (773. 3e m'imaginais que mon petit magot lui serait d'un grand secours, j. j. rouss. Conf. v. Au lieu de m'assommer, cours donc après ce gueux de Lamoureux ; c'est lui qui porte le magot [20 ooo fr. volés], ch. DE BERNARD, U Gcntilh. Camp. II, 24.
— HIST. XVI" s. Un magot d'argent, oudin, Curios. franc. X Paris il fait fort dangereux mettre de l'argent dans sa pochette ou porter bourse; il y a des furons qui, en moins d'un tournemain, auront mis la main sur le magau, et vous gripperont l'escu. Contes de Cholières, f- 67 , dans lacurne, au mot tournemain.
— ÉTYM Magot, bourse, oudin, Dict.; magaul, sacoche; bas-latin, magaldus, sacoche. Le magot paraît donc être une poche, une bourse; il faudrait l'écrire magaut, et on l'a confondu par assimilation avec magot, singe. On ne sait d'où vient magaldus. D'après Ménage, magot vient de magot qui dans certaines provinces se dit des vieilles médailles trouvées en terre, et qui, suivant lui, est une corruption du latin imago, image. D'après Grandgagnage, magot ou magaut se rattache au bavarois maucken, épargne secrète en argent.
t MAGUEV (ma-ghé), s. m. Voy. magney.
t MAGUSÊENS (ma-gu-zé-in), s. m. pi. Secte de mages répandus dans la Perse qui admettait les deux principes.
t MAGZEM (ma-gzèm), s. m. Nom donné en Algérie aux cavaliers arabes qui combattent sous les ordres des officiers attachés aux bureaux arabes. Un magzem de cent cavaliers.
— ÉTYM. L'arabe makhxem , qui signifie : écurie, bureau, magasin, officiers et cavaliers choisis pour la rentrée des impôts.
I M AU AGOM (ma-a-go-ni) , s. m. Acajou à meubles.
MAHALEB (ma-a-lèb) , s. m. Nom vulgaire et
•pécilique du cerisier mahaleb (voy. mets (bois de).
— ÉTYM. Arabe mahleb.
t MAIIAUI (ma-a-n), s. m. Nom arabe d'une race de droma<laires. Los maharis sont employés spécialement pour la course.
MAI
t MAIIEUTRE (ma-eu-tr'), s. f. || 1* Vieux mot signifiant une espèce de manche qui couvrait le bras de l'épaule au coude. || Coussin qui rembourait cette partie du vêtement. Les aventuriers de Louis XI portaient un vêtement à maheutrus. Il 2" S. m. Vieux mot qui signifiait un soldat, et qui s'entendaitparticulièrement, chez les ligueurs, d'un soldat protestant. Le dialogue entre le maheutre et le manant, dialogue de la Satire Ménippée où le maheutre est le partisan du roi Henri IV.
— HIST. XV* s. Portoient à leurs pourpoints gros maboitres à leurs espaules pour montrer qu'ils fussent larges par les espaules, monstrelet, t. m, p. 129, dans lacurne. Il XVI" s. La septième [tapisserie] contenoit la bataille d'Ivry, où se voyoient les Espagnols, Lorrains et autres catholiques zelez, par moquerie ou autrement, monslrer leur cul aux mahoustres, Sat. Mi'n. les Pièces de tapisserie.
— ÉTYM. Origine inconnue.
f MAHOGOU (ma-o-gou), s. m. Voy. swiéténie.
MAHO.MfiTAN, ANE (ma-o-mé-tan, ta-n'), s. m. st f. Il 1° Celui, celle qui professe la religion de Mahomet. Ceux qui nous ont égalés aux bétes, et les mahométans, qui nous ont donné les plaisirs de la terre pour tout bien, même dans l'éternité, ont-ils apporté le remède à nos concupiscences? pasc. Pens. XII, t. C'est un grand spectacle pour un mahométan de voir pour la première fois une ville chrétienne, montesq. Lett. pers. 23. Les mahométans, qui sont établis du mont Caucase au mont Atlas et des confins de l'Épire aux extrémités de l'Inde, VOLT. Dict. phit. Arot et Aferol. |j2° Adj Les pays mahométans. La religion mahométane a pour fondement l'alcoran et Mahomet; mais le prophète qui devait être la dernière attente du inonde, a-t-il été prédit? et quelle marque a-t-il que n'ait aussi tout homme qui se voudra dire prophète? PASC. Pens. XIX, 7. || Année mahométane, année lunaire qui commence à l'anniversaire de l'hégire, et qui est tantôt de 364 jours et tantôt de 355.
— ÉTYM. Mahomet, Mohamed en arabe, qui signifie le loué, de hamad, louer.
t MAHOMÊTANISME (ma-o-mé-ta-ni-sm'), s. m. Synonyme de mahométisme. Le dogme de la prédestination absolue et de la fatalité qui semble aujourd'hui caractériser le mahométanisme, volt. Mœurs, 7.
MAHOMÉTISME (ma-o-mé-ti-sm') , «. m. Religion caractérisée essentiellement par un sévère monothéisme, ou croyance à un Dieu unique et créateur de toutes choses, avec Mahomet pour prophète et le Coran pour livre. C'est un préjugé répandu parmi nous que le mahométisme n'a fait do si grands progrès que parce qu'il favorise les inclinations voluptueuses, volt. Mœurs, 7. Le mahométisme est divisé en plus de soixante et dix sectes, dider. Opin. des anc. philos. [Sarrasins.) L'étendue immense des contrées abruties par le mahométisme le lui faisait regarder [à l'abbé do St-Pierre] comme un des plus grands fléaux de l'espèce humaine, d'alemb. Élog. de l'abbé de St-I'.
— ÉTYM. Mahomet. Dans le moyen âge on disait Mahom pour Mahomet, et mahomerie pour mosquée : Les sinagogues et les mahumeries, Ch. de àoland, ccLViii.
f MAHONILLE (ma-o-ni-lV, Il mouillées), s. f. I.a julienne ou giroflée de Mahon, hcsperis maritima, de LamsuTck ; cheiranthus maritimns, de Linné; maintenant malcolmia marilima, de Robert Brown, plante d'ornement de la famille des crucifères.
t MAHON.NE (ma-o-n'), s. f. Espèce de galère turque.
— HIST. XVI* 3. L'armée turquesque composée des mesmes 22 galères que nous avons dites, de six mahonnes, et force vaisseaux des costes, d'aud. Hist. m, 85.
t MAHOC (ma-ou), s. m. Drap de laine fort grossier, fabriqué en Angleterre et dans le midi de la France, et expédié pour les échelles du Levant. Les draps appelés mahous ne pourront être fabriqués qu'avec la laine.... Règl. des manufact. 22 oct.
t MAHOUT (ma-ou), s. m. Nom donné dans l'Inde au conducteur ou cornac de l'éléphant.
t MAHUTE (ma-u-f), s. f. Terme de fauconnerie, qui se dit du haut des ailes, proche du corps, dans les oiseaux de proie.
MAI (mè), i.m.jl 1" Le cinquième mois de l'année commune. En mai blé et vin croit. Mai froid n'iiiricliit personne. Mai pluvieux marie le lahouroiir et sa fille. En avril, ii'ôte pas un fil; en mai, fais ce qu'il te plaît. Je vous .sup|)lie, sire, d'en faire aussi [des épigrammes] contre le mois de mai qui mérite
MAI
si peu le nom de printemps, et pendant lequel nous avons froid comme dans l'hiver: il me paraît que ce mois de mai est l'emblème des réputations mal acquises, volt. Lett. Roi de Prusse, <5 mai 4T49. Abel, doux confident de mes jeunes mjstères,Vien5, mai nous a rendu nos courses solitaires, a. chén. Élégies, i. Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame, v. hugo, Chants du crépusc. xxxi. !|2'' La mi-mai, s. f. La moitié du mois de mai. Passé la mimai. || Terme de vénerie. Mi-mai, mitêle, se dit en parlant des cerfs qui ont leur tète à moitié refaite. || 3° Champ de mai, assemblée que les principaux de la nation franque tenaient au mois de mai. || Champ de mai, cérémonie qui eut lieu à Paris dans le champ de Mars, le t" juin 18(6 ; Napoléon y jura d'observer les constitutions de l'empire. |1 4' Arbre qu'on plante le premier jour de mai, devant la porte de quelqu'un, en signe d'honneur. Planter le mai. Danser autour du mai. |l S" Tableau de mai, tableau que la corporation des orfèvres allait offrir à la Vierge le premier du mois de mai. || 6° Beurre de mai, voy. beurhe. Il Toile de mai, voy. toils. || 7' Rose de mai, la rose pompon.
— HIST. Il* s. Ce est en mai al premier jur d'ested, Ch. de Kol. clxxxv. ||xh' s. Le premier jour de mai, à l'entrée du mois, Soi. xxxni. Li nouviauz tanz et mais et violele, Couci, vi. Et li rosier en mai florist et graine, m. xiv. || xiv s. Ele est plus gracieuse que n'est la rose en may, Berle, lvii. Il sot d'esches et d'escremie [escrime] Et d'autres geus plus que Tristans, Moult bon may [vie, jeunesse] ot un bien lonc tans, Et moult se fist amer aus gens. Lai de Vombre. Moult avoit bon tens et bon may, Qu'il n'avoit soussi ne esniay [émoi] De nule riens.... la Boie, B73.1| xvi's.Celan'avientpresquejamaisdevant la mi-mai, o. de serbes, 286. En ce beau premier jour de may. En lieu de bouquet ou de may. Présent vous fay, mes damoiselles. D'un plat de cerises nouvelles, st-oelais, 42.
— ÊTYM. Wallon, maie; provenç. mai; espagn. mayo; ital. maggio ; du lat. maius, de même radical que major.
i MAÏA (ma-ia), s. f. Une desPléiades.
MAÏDAN (ma-I-dan), s. m. Terme de relation. Nom qu'on donne, dans l'Orient, aux places où se tiennent les marchés.
— ETYM. Arabe, maidan, place au marché.
] MAIE (mè), s. f. Il 1° Huche au pain. Un jour que j'étais seul dans la maison, je montai sur la maie pour regarder dans le jardin des Hespérides ce précieux fruit que je ne pouvais approcher, ;. i. RODSS. Confess. i.|| 2* Caisse ou huche dans laquelle le boulanger prépare sa pâte.|| 3° Pelle avec laquelle le fabricant de laiton mêle ensemble la calamine et la poudre de charbon. || 4° Terme de marine. Caisse dont le fond est propre à recevoir les cordages que l'on y fait égoutter après les avoir goudronnes. Il 5° Table sur laquelle on dispose le marc de raisin pour le presser. || On donne aussi ce nom à l'énorme couvercle que l'on place sur le raisin et sur lequel s'exerce la pre.ssion. || 6° Caisse dans laquelle le fabricint de poudre tamise le salpêtre. || On écrit aussi mée, met et mait.
— HlST. xvi* s. Là [mon nez] s'elevoit et croisloit comme la paste dedans la mect, hab. i, 40.
— ÉTYM. Saintongeois et angoumois, met; provençal mag ; du latin mactra, qui est le grec |iâ/.Tpa, de même radicaj que uâtinv, pétrir.
MAÏKUR (ma-ieur), t. m. Titre qui, dans quelques villes, répondait il celui de maire.
— lllST. XV* 3. En l'an U6i fut le suppliant esleu et institué m&ieur principal de la ville de Hesdin, DU CAKGR, major.
— ETYM. Lat. majorem (voy. maire, qui vient de major).
). MAIGRE (mè-gr'5, aàj.\\i' Oui a tri's-peu de graisse. Il est trJ-s-maigre. Un mouton maigre. Vous Mes miiigre entrée, il faut maigre sortir, la font. ui, 17. Mon Dieu, ma fille, que je vous gronderais le bon cœur d'être si aise d'être maigre I si c'est par résignation, cela est admirable; mais par goiit, vous n'êtes point raisonnable, sSv. 4«o. Phédon a les'yeux creux, le teint échauffé, le corfissec, et le visage maigre, la bbuy. vi. Ma chemise faite et mise sur mon maigre corps.... p. l. courifb, Corretp. )o sept. I80«. HKig. Devenir maigre de, ressentir une riolente passion qui tourmente comme une maladie qui fait maigrir. Celui-là qui devenait maigre de la prospérité d'autrui, balz. liv. I, lett. 10.11 Populairement. Maigre échine,une personne tr^s-maigre. || Il ^adu pied comme un chat maigre, il marche, il court comme un chaf maigre, c'est-
MAI
à-dire il est bon piélon, il marche fort vile. Lors, dispos du talon, je vais comme un chat maigre, Régnier, Sat. XI. Il Maigre comme un coucou, comme un chat de gouttière, très-maigre. C'est dans cette saison seulement [le printemps] que la façon de parler proverbiale maigre comme un coucou a sa juste application, bufp. Ois. t. xi, p. 476, note a. || On dit aussi : maigre comme du bois. La pauvre fille était devenue maigre comme du bois, oenlis, Thédt. d'édité. la March. de modes, se. B. || i° Où il n'entre ni graisse ni viande. Un vol-au-vent maigre. || Jours maigres, jours auxquels l'Église défend de manger de la viande. Elle mangea avec eux à minuit par fantaisie, car il n'était point jour maigre, sÉv. 407. || Repas maigre, repas où l'on ne sert pas de viande. Il Soupe maigre, soupe où il n'entre pas de jus de viande. 113" Par extension (à cause que la viande est considérée comme l'aliment substantiel par excellence), où il y a peu à manger et des choses peu nourrissantes. Il nous a fait faire maigre chère. Un maigre repaa Un jambon d'assez maigre apparence Arrive sous le nom de jambon de Mayence, boil. Sat. m. \\ Fig. Une maigre réception, une froide, une mauvaise réception. || On dit dans le même sens : faire un maigre visage. Qui fait en rechignant assez maigre visage, rêgnier, Sat. x. || Un maigre divertissement, un divertissement peu agréable. Il 4" Terme d'emballage. Toile maigre, voy. toile. Il 6° Fig. Aride, qui rapporte peu. Ces terres sont fort maigres. Un sol maigre est celui qui, prompt à se dissoudre. Sitôt qu'on l'a touché, tombe réduit en poudre, delil. Géorg. ii. || Dans un sens analogue, qui n'a pas reçu de la terre une nourriture suffisante. Mais la terre à regret reçoit cette semonce. Et de maigres épis trompent leur espérance, delil. Giorg. 1. 1| 6° Se dit de l'argile et de la chaux qui contiennent beaucoup de silice. || 7» Fig. Futile, de peu d'importance. Voilà de maigres raisons. || Un maigre sujet, une cause légère, futile. C'est une fille propre aux choses qu'elle fait, Et vous me la chassez pour un maigre sujet, mol. Femmes sav. Il, 7. Il II se dit quelquefois dans le même sens, par plaisanterie, des personnes. Quoi! pour un maigre auteur que je glose en passant. Est-ce un crime après tout et si noir et si grand t boil. Sat. ix. Il 8" Terme de littérature. Quineprête pas aux développements. Il a choisi un sujet bien maigre. || Qui n'a pas reçu les développements nécessaires. Quant à l'ouvrage, il est maigre, mais il est aisé de lui donner de l'embonpoint dans une seconde édition, d'alemb. Lctt. drVoltaire, 23 juin (766. || Style maigre, style sans vigueur, sans ampleur. || 9° Terme de beaux-arts. Qui n'a ni vigueur ni ampleur. Pinceau, crayon, trait maigre. Couleur, touche maigre, etc. Rien ne fait groupe ou masse, ce qui rend cette partie de la scène pauvre, vide et maigre, di- DER. Salon de 4 767, OEuv. t. iiv, p. «aa, dans pouGENS. Il 10° Terme d'architecture. Colonne maigre, moulure maigre, etc. colonne dont le fût est trop allongé, moulure trop menue, etc. || Terme de maître à écrire. Lettre, caractère, écriture maigre, lettre, caractère, écriture grêle et dont les pleins ne sont pas assez prononcés. || On dit aussi, en termes d'imprimerie, lettre, caractère maigre. Filet maigre, filet très-étroit et sans ornement. || Terme de construction. Se dit d'une pierre, d'une pièce de bois, qui a moins d'épaisseur qu'elle n'en devrait avoir pour la place à laquelle on la destine. || Terme de marine. Navire maigre, s'est dit d'un vaisseau resserré des côtés. {| Maigre eau, partie de la mer peu profonde. |{ il' Adv. Terme de beaux-arts. D'une manière maigre. Dessiner, peindre, faire maigre, trop maigre. Drappée maigre d'après un petit mannequin arrangé avec des épingles, sans grâce, DtDER. Salon de (765, OEuv. t. xiil, p. S4(, dans FOLGENS II Terme de fau(»>nn«rie. Voler bas et maigre, se dit en parlant d'un oiseau qui ne vole pas de bon gré. || Terme do maréchalorie. Étamper maigre, percer les trous ou étampures du fer d'un cheval,près du bord extérieur; par opposition àétamper gras, pratiquer les étampures pris du bord intérieur. Il 12° S. m. I.a partie de la chair où il n'y a aucune graisse. Je ne veux point du gras de ce jambon, je veux du maigre. || Cheval chargé do maigre, se dit par plaisanterie, d'une mauvaise rosse. Il 13* Le maigre, aliments maigres où il n'entre ni viande, ni graisse, ni jus de viande. Traiter en maigre. Ils m'ont donné un si magnifique rrp.as en maigre.... sév. ï7 mai (68n. Le maigre, loin d'échauffer la nourrice, lui formera du lait en abondance et de la meilleure qualité, J. J. rouss. Ém. i. Il Faire maigre, manger maigre, s'alistenir de manger de la chair. Vendredi, (» octobre : c'esl la pre-
MAI
mière fois que le roi ait mangé maigre depuis sa maladie; madame la Dauphine, qui mange gras, ne dîne point avec lui à cause de cela, dangeau, i, 402. Il 14* La partie d'une rivière où l'eau manque. ....Faire le rétrécissement du lit de cette rivière [la Garonne] aux endroits des maigres et des gués avec des demi-chaussées, et faire quelques creusementi de bancs de rochersctnettoyementdes graviers, Lett. etc. de Colbert, IV, Bis. La Vézère présente, comme la Dordogne, une suite de biefs séparés par des maigres.... le tirant d'eau est très-faible, en raison des maigres, sur lesquels il se trouve à peine 0"30 et O'"4o pendant les ba.sses eaux, e. grangez. Voies navig. de France, p. 70). Les maigres ou rapides, qu'on y rencontre en très-grand nombre [sur la Dordogne, de Bergerac à Libourne], entravent souvent la marche des bateaux.... on peut évaluer la longueur totale de ces maigres au quart du parcours, ID. ib. p. (84. Il 15° Endroit où un joint de charpente n'affieure point. || Proverbes. X chevaux maigres vont les mouches, c'est-à-dire on fait tomber les charges plutôt sur les petits que sur les grands. Il Ce sont deux chapons de rente, l'un gras et l'autre maigre, se dit quand on voit deux personnes fort différentes par l'embonpoint ; par allusion aux chapons de rente que le fermier ne donne pas tous deux gras.
— HIST. XII* s. fil] Set qu'en fol plait s'est enbatuz ; Kar, se li dux le puet baillier, A forches [au gibet] le fera drecier Senz merci e senz raançon ; Tote la chère e le menton Li tremble et le maigre del dos, BKNOÎT, V. s.iosR. Il xur s. La terre est maigre, BRUN. LATiNi, Ttésor, p. (75. Comment que ta parleure soit, ou par rime ou par prose, e.sgarde que ti dit ne soient maigre ne sec, id. ib. p. 48-i. Là poussiez veîr tant vieus dras depanés. Tant magres et tant ses [secs] et tant de.scolorés, Ch. d'Ant. viii, 428. Ijxiv s. Bauduins de Sebnurg fu masement [mauvaisementj servis; Diexl que la maladie li taindi corps et visi Maigres devient et foibles et forment amatis, Baxid. de Seb. xii, ((4. ||xv' s. Et à la fin feit une response bien maigre, laquelle na feut point acceptée, juv. des urs. Charles VI, (407. Use du maigre par dedens; Car la gresse pourrist les dens, e. drsch. Notable enseignement. Et autres maigres excuses, comm. iv, 2. |{ xvi* s. Il [César] respondit que ces gras et perruquoz ne luy faisoient point de peur, mais ouyces pâlies et maigres [Brutus et Cassius], amyot, Brutus, 9. Il luy en feit une maigre mine, mont. 11, 36. Les événements sont maigres témoins de nostre prix et capacité, id. iv, 53. Je fois mes jours gras des maigres, id. iv, 288. Ce seroit une maigre fantaisie, d'exposer le» mots du prophète selon la doctrine des philosophes, CALV. Inst. (34. Maigre en cuisse de héron, cot- GRAVE. Maigre comme pie, id.
— ÊTYM. Wallon, moig; bourguig. maigre; provenç. magre, maigre; espagn. et ital. magro, du lat. macer, maigre.
2. MAIGRE (mè -gr"), s. m. Grand poissond'Europe, qui est la sciène aiglede Cuvier(acanthoptérygiens).
— HIST. xvi* s. En la mer oceane, environ le temps de pasques, il se prend un grand nombre de poissons, qui sont grands comme enfants, que l'on nomme maigres, desquels les pescheurs font grant argent, palissy, 236.
— ÊTYM. Origine inconnue. On trouve maigue dans du Cange, piscis regius.
MAIGRELET, ETTE (mè-gre-lè, lè-t') , arf) .Terme familier. Un peu maigre. Enfant maigrelet. Ces gros petits crapoussin.s-là s'imaginent qu'il n'y a qu'à boire et manger: ils crèvent comme des mouches, et nous maigrelets, nous vivons, volt. Lett. Urne de Fontaine, juin (757.
— HIST. XVI* s. Il estoit maigrelin, brant. Cap. fr. t. IV, p. (78, dans lacurniî.
— ÊTYM. Diminutif de maigre; gét)ev.maigrolet.
MAIGREMENT (mè-gre-man), adv. D'une manière maigre, chichement, petitement. Il nous a traités fort maigrement. Il a de quoi vivre, mais m.tigremcnt. F.t à son avis, si Catilina l'eût voulu louer, il ne l'eût pas loué plus maigrement, balz. le Prince, ch. 26.
— HIST. XIII* .s. Maigicment [elle] 1ns salue, toQs li cors lui tressue, Uerte, lxxx.
— ÊTYM. Maigre, et le suffixe ment.
MAIGRET, ETTE (mè-gré, grè-t'), adj. Terme
familier. Un peu maigre. Il est maigret. Mes épaules, quoique maigrettes, scakr. Poci. die. OEuv, t. VII, p. (33, dans pouoens.
— HIST. xm* 9. Et s'est [la chandelle offerte & la Vierge] encor si chelivete. Si très haingrc, >i trè» mcgrete.... oautirr de coincy, p. 57(.
MAI
— ÊTYM. Diminutif de maigre; ptovenq. magret; espaen. «idoriJo; ital. maffre«o.
MAIGREUR (mè-grcur), s.f.\\ 1" État du corps des personnes et des animaux maigres, c'est-à-diro chez qui le tissu cellulaire ne contient pas de graisse ou n'en contient que peu. Vous me dites que je suis en peine de votre maigreur; je vous l'avoue, c'est qu'elle parle et dit votre mauvaise santé; votre tempérament, c'est d'être grasse, SEv. 330. || 2» État d'un sol peu productif. Ici, pour réparer la maigreur de vos champs. Mêlez la grasse argile à leurs sables tranchants, delille, Hom. des champs, ii. Il Fig. Dans les ans du dessin et en littérature, état de ce qui n'a pas assez d'ampleur. La maigreur d'une colonne. Maigreur de touche. La maigreur du style.
— ÊTYM. Lat. macrorem, de maeer, maigre. On trouve dans les anciens lentes maigresse et maigrelé.
MAIGRI, lE (mè-gri,grie),parf. possède maigrir. Devenu maigre. Il est bien maigri. Maigri par les veilles.
MAIGRIR (mè-grir). || l" T. n. Devenir maigre. 11 maigrit à vue d'œil. Les bœufs maigrissent dans ces pâturages au lieu d'engraisser. Si le roi d'Espagne maigrit et part [meurt] de cette manière-là, il sera difficile de ne pas soupçonner Alberoni, MAiNTENON, Letl. à Mme de Caylus, <t sept. <7t6. Il 2° F. a. Donner une apparence de maigreur. Sa barbe longue le maigrit. || 3° Terme de construction. Amincir une pièce de bois, lui ôter ce qu'elle a de trop.
— HIST. XVI» s. Elle feit semblant de languir de l'amour d'Antonius, maigrissant son corps par faulte de prendre suflisante nourriture, amyot, Anton. 69.
— Ktv.m. Maigre; provenç. tnagrir.
MAIL (mair, Il mouillées), s. m. | !• Masse de hois fort dur et ferré, avec un manche long et pliant; elle sert à jouer en poussant une boule de buis. Dans le combat, il me donna sur la tête un coup de mail si bien appliqué, que, d'une main plus forte, il m'eût fait sauter la cervelle, j. j. bouss. Bév. du prom. solit. 4* promen. || 2° Le jeu où l'on fait usage du mail. Pendant que les autres jouaient au mail, je lui faisais conter ....par quelle aventure elle avait épousé M. de Chaulnes, sÉv. 78. Je vous remercie de jouer au mail ; c'est un aimable jeu pour les personnes bien faites et adroites comme vous, ID. 42. Je vous promets bien que, si on ne rétablit le pharaon, je vais apprendre à jouer au mail ou à la paume ; car enfin il faut qu'une femme joue, n.'.NCouBT, Déroute dujiharaon, se. 2i. ||3" Le lieu, l'allée où l'on joue au mail. Un mail planté d'arbres. La Mousse a une petite fluxion sur les dents, et l'abbé une petite fluxion sur le genou, qui me laissent le champ libre dans mon mail pour y faire tout ce qui me plaît; il me plaît de m'y promener jusqu'à huit heures, sÉv. os. || Nom, dans quelques villes, de la promenade publique où l'on jouait autrefois au mail, ou des rues sur un ancien jeu de mail. Rue du Mail, à Paris. || 4° Boule de mail, la boule avec laquelle on joue au mail. || 6° Gros marteau aveclequel le carrier enfonce les coins entre les joints ou dans les entailles des pierres. || 6° Mail d'armes, ancienne arme contondante en forme de marteau ou de maillet.
— HIST. XI* s. X mailz de fer, à cuignées qu'il tinrent, Ch. de Roi. cclxvui. || xii" s. Cil porte un uiail (n'ot lance ne espée) ; De fer i ot demie charretée. Bat. d'Aleschans, v. 5369. || xm' s. Noz veismes qu'il esloit tués d'un seul coup de mail ou de machue, beaum. xl, 30. || xiv s. Luy esta ou f:st oster par ceulx qui en son aide furent venuz, ung baston mimmé mail de plonc, nu cange, mal- Inu. Il xv s. Autre fois feroit [frappait] ....d'un grand mail grand pièce et longuement, .... pour endurcir ses bras et ses mains à longuement ferir, Bouciq. I, 6.
— ETYM. Wall, ma, md; namur. ma; provenç. malh, maill, mal; catal. mail; cspagn. maio ; port, malho ; ital. maglio ; du lat. malleus, marteau.
t MAILLARD (ma-llar, Il mouillées), s. m. Coup de Jean Maillard, action par laquelle on nuit à quelqu'un, on le dessert; par allusion au bourgeois Jean Maillard, qui tua Marcel, prévôt de l'iris, au moment où il allait ouvrir une des portes de cette ville. Je souffrirai celle (la di.çgrâce] de »oir votre ministre bourru [Colbert]; j'observerai ses manières charmantes; jusques ici, je n'ai dans la mémoire que son coup de Jejn Maillard [la disgrâce de H. de l'omponc], sÉ». à Mme de Criynan,
J*7t, Q* 7<1, éd. BtoNlKH.
MAI
1 . MAILLE (mâ-U', Il mouillées, et non pas mâye), s. f. Il 1" Nom donné aux bouclettes de fil, de soie, de laine, de coton ou de corde, qui, passées l'une dans l'autre, forment par leur réunion un tissu serré et sans intervalles, ou un tissu lâche, tel que du crochet, du tricot, etc. Hompre, reprendre, relever une maille. Les mailles d'un filet. 11 y a plusieurs mailles rompues à ce filet. Ce lion fut pris dans des rets Dont ses rugissements ne le purent défaire; Sire rat accourut, et fit tant par ses dents Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage, LAFONT. Fabl. II, 8. Vous m'avez envoyé des bas de soie si étroits, que j'ai eu toutes les peines du monde à les mettre, et il y a deux mailles de rompues. — Ils ne s'élargiront que trop. — Oui, si je romps toujours des mailles, mol. Bourg, gent. ii, 8. Il Maille double, celle dont le fil est double. Maille carrée, celle qui est rangée comme une case de damier quand le filet est tendu. Maille à losange, celle dont la pointe est en haut, quand le filet est tendu. || 2° Maille mordue, dans les fabriques de bas au métier, celie dont la moitié est dans la tête de l'aiguille et l'autre moitié dehors. Maille portée, celle qui, sans sortir de son aiguille, est engagée dans la tête de l'aiguille suivante. Maille retournée, celle qu'on laisse tomber et qu'on relève sur la même aiguille, de manière qu'elle fasse relief à l'envers et creux à l'endroit. || Maille de corps d'en bas, se dit, dans les manufactures de velours, du second fil double dont on garnit les maillons. || 3" L'ouverture que laissent entre eux les nœuds du filet. Les mailles de ce filet sont trop larges, jj 4° Les petits annelets de fer dont on formait des armures, en les entrelaçant les uns dans les autres. Une chemise, une cotte de mailles. Des vases de Dodone, une riche cuirasse, Où l'or à triple maille avec art s'entrelace, delille, Enéide, III. Il 5° En termes de tisserand, l'ouverture pratiquée dans les lisses du métier à tisser et qui sert à recevoir les fils de la chaîne. || 6° Vide carré, oblong, losange, etc. que forment les compartiments de treillage. || Espace vide que forme chaque fil de fer ou de laiton, dans un grillage. {| 7" Terme de blason. Boucle ronde sans ardillon. 118° Terme de marine. La distance entre deux couples mis en place, et aussi un espace carré laissé entre quatre pièces de bois qui se croisent deux à deux. || Espèce de cordage dont on se sert pour mailler une voile. || Anneau d'un câble-chatne. || Anciennement. Œillet des rabans de ferlage. || 9° Terme de charpente. Se dit de certaines fissures du bois, qui partent du cœur de l'arbre, et divergent suivant les rayons. || Terme de serrurerie. Anneau en S qui sert à former une chaîne, et qu'on appelle aussi chaînon. ||10° Terme de pêche. Maille royale, espèce de filet à grandes mailles. || II" Terme de boucherie, voy. hanche. Il 12° Proverbe. Maille à maille se fait le baubergeon, c'est-à-dire en travaillant peu à peu maisconstamment à une chose, on parvient à l'achever.
— HIST. XI' s. Le blanc haubert dont la maile est menue, Ch. de Roi. eu. || xii° s. Quarals [carreau] ne lance n'en puet maille fausser, Ronds. 60. || xv s. [Le sire de Vertaing] ferit par telle manière le sire de Puisances, que il transperça les mailles' et la poitrine d'acier et tout ce qui estoit dessous, froiss. 1,111, 80. ||xvi*s. [Gargantua] vouloit que maille à maille on feist les haubergeons, bah. i, ii. Il avoit un pourpoint de maille, d'aud. Ilist. n, 358.
— ÉTYJl. 'Wallon, mdie; namur. maie; provenç. malha, malla; esp. nalla; ital. maglia; du lat. macula, maille et tache.
2. MAILLE (mâ-11', W mouillées, etnonmâ-y'), s. f. Il 1° Taches qui se forment sur les ailes du perdreau quand il devient fort. ||2° Tache ronde qui vient sur la prunelle. || 3" Terme de fauconnerie. Voy. MAiiLURE. Il 4° Endroit d'où sort le fruit, dans les melons et les concombres; terme employé par î^ Quintinie. || B' Maille, nom vulgaire, à Cayenne, d'une variété de manioc.
— HIST. XIII* s. X la maclie [taie à roeil] ki est enclose, Covient mult curuzive chose. Ifs. de Saint- Jean. Il XVI* s. Tunica ocuiaris, en françois maille, taye, bourgeon, paré, xv, 6. Il voit bien clair, il n'a pas la maille, oudin, Curios. franc.
— ÊTYM. Lat. macula, tache et maille.
3. MAILLE (mâ-ir, U mouillées, et non mâ-ye), s. f. Il 1° Petite monnaie de cuivre qui n'est plus en usage, mais qui valait la moitié d'un denier, et était de la sorte synonyme d'obole. Il n'a ni denier ni maille. Cela ne vaut pas la maille. Je n'eu rab.utrai pas la maille, une maille. Suffit d'être enrùlé d.ins la gentilhommaille Pour être convaincu de n'avoir pas de maille, nouRS. Mots à la mode, se. (2. UoDlre-leur comme il faut.... Ne lais.scrdosu bourse
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échapper une maille. Chapelain décoiffé, t, dans les Œuvres de Boileau. \\ Fig. N'avoir ni sou ni maille, être très-pauvre. || Faire la maille bonne, garantir que le compte est juste, à une maille près. || X sou, mai'le et denier, c'est-à-diretrès-exactement,enparlantd'iin compte. Je sais à sou, maille et denier, ce que lui a coûté sa maison. Il Fig. Avoir maille à partir avecqu»!qu'un, avoir un différend comme si l'on avait une maille à partager. Toujours de son devoir je tâche À l'avertir. Et l'on nous voit sans cesse avoir mai'le à partir, mol. VÉt. i, ». || Je vaux aujourd'hui pins de sous qu'hier je ne valais de mailles, c'est-à-dire je suis aujourd'hui mieux portant, plus dispos, plus fort. On dit qu'une chose vaut mieux écu qu'elle ne valait maille, quand on l'a beaucoup amélioric. Il 2'' Rien, pas, point, avec la négation ne. De nouveauté dans mon fait il n'est maille, la font. Juge. Vous faites des merveilles, vous êtes aimée de tout le monde, et il me semble que je vous vois valoir mieux; c'est que vous ne valiez maille derrière moi, comme dit M. de la Rochefoucault', sÉv. 7 juin 1671, à Mme de Grignaa. Il 3° Les Lorrains avaient une monnaie d'or, qui se nommait maille de Lorraine. || 4° Terme d orfèvrerie. Petit poids qui est la quatrième partie d'une once. || Proverbe. Bonne est la maille qui sauve le denier, leroux de lincy, Prov. t. ii, p. 2S>3.
— HIST. xii* s. Mais il ne porta là ne maille ne denier, Th. le mart. ui. ||xiii* s. Avons baillé la maaille de la dite prevostô pour lxx livres l'an, DU CANGE, medala. Ne ne cuide que riens lui faille, Tout n'ait il vaillant une maille, la Rose, 6012. Nus [nul] qui vende oes [œufs] ne fromages ne doit avoir oes cassés, ne por denier ne por maaille, Liv. des met. 37. Il XIV* s. Argent tant en or qu'en argent, blanches maalles et noires, du cange, forgeri,um. Sangbieu I je ne vous crains maille, villon, Archer de Bagn. Les espèces d'or qui s'en suivent, c'est assavoir les mailles au traict, mailles au chat, mailles au chien, et les mailles de Liège aux armes do Bourbon, Ordonn. b. oct. <485. ||xvi* s. Maintenant de toutes ces aumosnes il n'en vient une seule maille aux pauvres, calv. Inst. 879. Encore suis-je tenu de faire la maille bonne de ma parole, mont.