‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 130 sur 389 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

— ÊTYM. MaySaXtà, pâte pétrie.

t. MAGE (ma-j'),«. m. Il 1° Prêtre de la religion des anciens Perses. Les mages, adorateurs d'un seul Dieu, ennemis de tout simulacre, révéraient dans le feu, qui donne la vie à la nature, "emblème de la divinité, volt. Mœurs, «. Les Guèbres, anciens Perses dispersés autrefois par le calife Omar, toujours attachés à la religion des mages si florissante autrefois sous Cyrus, et toujours ennemis secrets des nouveaux Persans, id. Russie, 11, 48.||2* Les trois mages, ou, simplement, les mages, les trois personnages qui vinrent de l'Orient à Bethléem, pour adorer Jésus-Christ. L'adoration des mages. Cet enfant qui vient de naître, dont les anges célèbrent la naissance, que les bergers viennent adorer dans sa crèche, que les mages viendront bientôt rechercher des extrémités de l'Orient, boss. 2* sermon, Nativité, préambule. Qu'était-ce que les mages dont nous honorons la mémoireT c'étaient les sages de la gentilité, bourdal. Myst. Epiphanie, t. i, p. 9B. H 3* Magicien (emploi inusité aujourd'hui). Ce mage qui d'un mot renverse la nature N'a choisi pour palais que cette grotte obscure, corn. Illusion com. 1, (.

MAG

— HIST. XIII* s. Il [saint Paul] Gst avuigler un mague, car il avoit le maligne esperit dou deable, BiiUN.LATi.Ni, Trésor, p. 73.

— ÉTYM. Lat. magus, du grectiàY''î)''eproduisant un mot persan qu'on rapporte au sanscr. ma/ia«,grand.

2. MAGE ou MAJE (ma-j'), aitj. m. usité seulement dans cette expression : juge mage, nom du lieutenant du sénéchal dans quelques provinces.

— ÉTYM. Ital. maggio, plus grand. Ce mot vient d'un adjectif latin fictif jnagiuî, dérivé de magis, plus, et non de major, qui avait donné maire.

t 3. MAGE (ma-j'), s. /. Quand elles [les pommes] sont bien écrasées, on se sert d'une grande pelle pour les placer sur une espèce de parquet en bois nommé la mage, qui est de forme carrée et entourée d'un rebord, genlis. Maison rusl. t. m, p. 334, dans pougens.

MAGICIEN, ENNE (ma-ji-si-in, si-è-n'), s. m. et /■. Il 1° Celui, celle qui prati(|ue l'art prétendu de la magie. La magicienne vint à lui dans le grand trouble où il était, et elle lui dit : vous voyez que votre servante vous aobéi,SACi, Bible, Rois, i,xxvin, 2t. C'était l'ancienne opinion des Égyptiens, qui, étonnés des merveilles que Dieu avait opérées en leur pays par ce grand homme [Moïse], l'avaient mis au nombre des principaux magiciens, boss. llist. 11, 42. Encore aujourd'hui les paysans d'auprès d'Orléans ne peuvent pas prendre une autre idée d'un homme qu'ils voient obiorver le ciel, sinon que c'est un magicien, fonten. Louville. On dit que tu étais magicien, que tu avais une biche qui venait dans ton camp te dire tous les desscùns de tes ennemis, fén. Dial. des morts anc. Dial. 44 [Sertorius, Mercure). Silvestre II, Gerbert, ce savant du dixi'me siècle, qui passa pour magicien, volt. Mœurs, 39. On nous avait dit que nous trouverions beaucoup de magiciennes en Thessalie, et surtout dans cette ville; nous y vîmes en effet plusieurs femmes du peuple, qui pouvaient, à ce qu'on disait, arrêter le soleil, attirer la lune sur la terre, exciter ou calmer les tempêtes, rappeler les morts à la vie, ou précipiter lesvivants dans le tombeau, uarthél. Anach.ch.'iS. Il Fig. Alors fau xviii* siècle] les lumières se .«ont changées en incendie, et la philosophie, magicienne irritée, a consumé le palais où elle avait étale ses prodiges, STAËL, AHem. m, 3. || 2» Fig. Celui qui dans un art a le talent de produire beaucoup de surprise ou de plaisir. Ce poêle est un grand magicien. il Adjectivement, en ce sons. Quelque fée ....Des feux do l'aube boréale Fit une palette idéale Pour ton pinceau magicien, v. hugo. Odes, v, 22.

— IIIST. xvi* s. Telles aul très singeries [médicales] qui ont plus le vi.sage d'un enchantement magicien que de science solide, mont, h-, 21 3.

— ÉTYM. Dérivé de magicus, magique.

MAGIE (ma-jie), s. f. || Religion des mages ; synonyme de magisnio qui est plus usité. X l'âge de quatorze ans, lorsque l'esprit commence à se former, on leur [aux enfants des rois de Perse] donnait pour leur instruction quatre hommes de-i plus vertueux et des plus sages de l'État : le premier, rlit Platon, leur apprenait la magie, c'est-à-dire, dans leur langage, le culte des dieux selon les anciennes maximes et selon les lois de Zoroastre, fils d'Oromaze.... BOSs. Jlisl. m, B.||2° Art prétendu de produire des effets contre l'ordre de la nalune. Ruinons par magie une amitié si forte, hotr. Ilerc, innur. 11, 2. Parlez au diable, employez la magie; Vous ne détournerez nul être de sa lin, la font. Fabl. IX, 7. Les Égyptiens étaient infectés et d'idolAlrie et de magie ; le peuple de Dieu même élait entraîné par leurs exemples, pasg. Pensées, t. i, p. 309, é'I. LAiiURK. Ah I ma bonne, c'est dommage que nous n'y sommes [ensemble] quelquefois au moins, par quelque espèce de magie, en attendant le printemps qui vient, sÉv. 8 juill. 1071. L'empereur Théodore Lascaris attribuait sa maladie à la magie; ceux qui en étaient accusés n'avaient d'autre res.source que de manier un fer chaud sans se brûler, montkeq. Esp. xii, 5. Dans le pouvoir de chasser les démons était compris celui de détruire les opérations de la magie; car la magie fut toujours en vigueur chez toutes les nations, volt. Dict. phil. Église. || Fig. Assez de gens ont toujours dans la tête un faux merveilleux enveloppé d'une obscurité qu'ils respectent; ils n'admirent la nature que parce qu'il." la croient une espèce de magie où l'on n'entend rien, fonten. Mondes, t" soir. || Magie naturelle, ou magie blanche, celle qui. par des moyens naturels, mais inconnus au vulgaire, produit des effets qui semblent surnaturels. Non, tout ce que je sais n'est que blanche magie, mol. l'ih.i, t. Il Magic noire, celle qui est censée opérer dci

RIAG

MAG

MAG

elTets surnaturels à l'aide des démons. 1] Fig. Cotte noire magie ordinaire aux chrétiens L'arrête indignement dans vos honteux liens, corn. TMod. n, 5. fl C'est la magie noire, se dit d'une chose qu'il e.st malaisé de pénétrer, et où l'on ne comprend rien. Mais où a-t-il tant pris d'argent, ma fille? c'est la magie noire, sév. 288. || Ce n'est pas la magie noire, il ne faut point de magie pour cela, se dit d'une chose facile à faire ou à comprendre. Je surprenais l'apothicaire par les progrès que je faisais dans sa profession, qui, dans le fond, n'est pas la magie noire, lesage, Est. Gons. IT.HS" Fig. Effets qui sont produits sur les sens ou sur l'âme, et qui sont comparés au.x eiïets de la magie. La magie du chant, de la parole. La magie de l'espérance. Pourvu qu'il [le duc d'Orléans] se garde des embûches et des fausses promesses du Mazarin, qui a une magie particulière à tromper et à étourdir les princes, GUI PATIN, Lett. t. n, p. <9. J'ai vu le roi de Prusse attendri à une simple lecture de Bérénice qu'on faisait devant lui.... quel charme tira des larmes des yeux de ce héros philosophe? la seule magie du style de ce vrai poète, volt. Irène, I.elt. J'ai conçu la magie de la lumière et des ombres, dideb. Salon de )76B, OEuv. t. xiii, p. ♦, dans pougens. Le lieu, le temps, l'auditoire à ma dévotion, et la nagie d'une lecture adroite assurant mon succès, je glissais sur le morceau faible, en appuyant sur les bons endroits, beaumarch. Barb. de Sév. Préface. C'est là [l'émotion même de l'auteur], en partie, le secret, la magie du talent de Richardson ; eh bien, ce talent, cette magie était alors toute nouvelle en Angleterre, et presque dans la littérature européenne, viLLEMAiN, Lu. fr. <8* siècle, 2" part.4" leçon.

— HIST. xvi* s. Meris, le vieux sorcier.... M'apprist une magie aux nochers peu connue, desportes. Élégies, li, 6, Pyromance.

— ETYM. Lat. magia, du grec VM-^iia, de (juîy"!) mage i.

t MAGILE (ma-ji-l'), f. m. Mollusque univalve désigné par les naturalistes sous le nom de magile antique.

MAGIQUE (ma-ji-k'), adj. || !• Appartenant à la magie, ô merveilleux pouvoir de la vertu magique, uoL. VÉt. i, 4. Au bruit du feu magique, aux accents du tonnerre, dlcis, Macbeth, i, <. || Baguette magique, baguette, verge dont les prétendus magiciens se servent dans leurs opérations; cercle magique, cercle qu'ils tracent sur la terre avec leur baguette. La baguette magique est aussi celle que les fées tiennent à la main et avec laquelle elles opèrent leurs prodiges. || 2° Fig. Qui étonne, enchante, fait illusion. La campagne avait un aspect magique. Tu prêtes, Mérovée,aupeu que j'ai d'appas Un magique ascendant que Brunehaut n'a pas, le- MERC. Frédég. et Brun, m, i. || 3° Lanterne magique, voy. LANTERNE. |{ 4* Tableau magique, tableau de verre, garni de petits carrés métalliques disposés bout à bout de manière à représenter un objet quelconque; quand l'étincelle électrique passe par ces carrés métalliques, il se produit une petite étincelle entre deux carrés consécutifs, de sorte que dans l'obscurité le dessin parait tout en feu. Il 6* Carré magique, carré formé de plusieurs cases, dans lesquelles on place des nombres dont la somme, prise en tous sens, est la même.

— HIST. XIII' s. De magique, l'art au deable. Je n'en croi riens, soit voir [vrai] ou fable, la Itose, i«823. Et uns maistres qui avoit non Coroastres trova l'art magique des enchantcmens, bbun. latini. Trésor, p. 32. Il XV* s. Deux grans livres de magique, escript en espaignol, l'un couvert d'une pel rouge, et l'autre d'une blanche pel sans aiz, de LKBORDe, Émaux,

— ETYM. Provenç. magie; espagn. et ital. maçica; du lat. tnagi'cui, de magus, mage I.

f MAGISHE (ma-jis-m'), s. m. La religion des anciens Perses, adorateurs du feu.

— ETYM. Hage t .

HAGISTKK (ma-ji-stèr), t. m. Maître d'école de village. Deux hommes, l'un velu de noir comme un magister de village, et l'autre de gris qui avait bien la mine d'un sergent, scarr. Rom. com. ii, e. Pour moi, j'ai déjà vu le maritime empire. J'ai passé les déserts, mais nous n'y bûmes point; D'un certain magister le rat tenait ces choses... la font. Fabl. VIII, 9. Un magister s'empressant d'étoulTer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'œil se fit apostropher, J. b. bodss. Épigr. 1, tt. J'aimerais mieux être magister de Cbaillot ou de Vaugirard, que président de la plus brillante académie étrangère, d'alemb. Lett. à Volt. 43 août 4766. Il Magister n'est plus le nom des maîtres d'école

ou instituteurs, et il ne se dit encore que comme souvenir d'une ancienne dénoniii.ation.

— HIST. XV* s. Au regard des gages du magister, appointez en avec luy; car autrement il ne demeurera pas, et me semble que jusques trente ou quarante francs luy pourrez bien donner ; Cftr il faudra qu'il s'habille honnestement, godefroy, Observ. de Charles Ylll, p. 746, dans laclrne.

— ETYM. C'est le mot latin magister gardé en français (voy. maItre).

MAGISTÈRE (ma-ji-stè-r'), s. m. || 1* ta flîgnité du grand maître de l'ordre de Malte. || Le temps du gouvernement d'un grand maître. || 2* Terme de pharmacie. Nom donné à des composés ordinairement minéraux auxquels on supposait des vertus supérieures, qu'on tenait tout préparés dans les pharmacies, dont souvent la préparation était secrète, et qu'on nommait ainsi parce que c'étaient des choses de maître, des préparations magistrales. Elle faisait des élixirs. dos teintures, des baumes, des magistères, J. J. rouss. Canfess. il. || Magistère de bismuth, sous-azotate de bismuth, blanc de fard. Le seul magistère de bismuth suffisait pour toute la dépense de la maison ; ce magistère n'est pourtant pas un remède, c'est ce qu'on appelle du blanc d'Espagne; il était seul alors dans Paris qui possédât ce trésor, FONTEN. Leméry. || Magistère de jalap, résine de jalap. || Magistère de soufre, soufre obtenu par précipitation d'un sulfure.

— HIST. xii* s. Li saint homme, com plus sont stanceneit [fatigués] de la posteit [puissance] de cestmunde, tant soi mettent plus desozgrant magistère de pense [pensée], Job, p. 4 72. Il xm's.Detoz trois [je] ne vous sai plus dire, Forstantque tout par maïstire Veut li premiers m'amor avoir, Lai du conseil. Por quoi ne vous maint [loge, demeure] ausi près Li biaus parlers com li mesdires? En est ce mauves maïstires?Oïl, certes, lais et vilains, ib. || xvi's. Que les alchimistes ne vantent plus leurs secrets, qu'ils ne disent plus qu'avec leurs espèces chimiques, leurs essences simples ou composées, leurs magistères et leur elixir, ils feront des merveilles, SULLY, Uém. t. IV, p. 314, dans lacurne.

— ÉTY.M. Provenç. magisteri; espagn. et ital. magisterio ; du lat. magisterium, de magister, maître (voy. maître).

MAGISTRAL, ALE (ma-ji-stral, stra-I'), adj. Il 1° Qui tient du maître. Us contrefont le guet, et de voix magistrale.... Régnier, Sa«. xi. M. Basnageavec un ton fier et avec un air magistral nous assure.... Boss. Var. Défense, t"dtsc. §02. Je ploie et je me captivesous les paroles magistrales du Sauveur Jésus, ir>. Sermo>is,Quinquagésime, t . Tenons-nous en garde contre l'autorité magistrale qui veut subj uguer, volt. Phys. Sing. de la nal. préamb. || Terme de peinture. Touche magistrale. || 2° Dans quelques églises cathédrales, on nommait prébende magistrale, celle qui, dans d'autres, portait le nom de préceptoriale. |13° Dans l'ordre de Malte, commandcries magistrales, celles qui étaient annexées à la dignité de grand maître. Il Chambre magistrale, nom par lequel on désignait quelquefois les commandcries magistrales de Malte. Il 4" Terme d'ingénieur. Ligne magistrale, le principal trait qu'on trace sur le terrain, ou sur le papier, pour représenter le plan d'une ville, d'une fortilication. Il 6* Terme de pharmacie. Méilicaments magistraux, ceux que le pharmacien no doit préparer qu'au moment de la prescription et d'après l'ordonnance du médecin; par opposition à ceux que l'on tient tout préparés, et qu'on nomme compositions officinale.?. || 6* S. f. La magistrale, terme de fortification par lequel on désigne le couronnement de la maçonnerie de l'escarpe. Au saillant de ce bastion, la magistrale est à cinq mètres au-dessus du fond du fcjssé. || 7* S. m. Le magistral, terme de métallurgie par lc(juol on désigne un mélange de sel marin, de sulfate et d'alun, qui sert à opérer l'amalgamationdo certains minerais d'argent. M Polony se propose de publier la composition do ce magistral, qui n'est pas encore bien connue, bupf. Hin. t. VIII, p. 6».'

— HIST. XV* s. Ung appelé Pierre, qui estoit varlet de guerre fort magistral [arrogant], du canor, magislcrialii.\\x\l' s. On peut faire quelque sirop magistral de pommes de reinette, ou court pendu, de buglosse.... pare, xx, 28. Le conseil do Platon ne mo plaist pas, de parler tuusjours d'un langage maestral à ses serviteurs, mont, iii, 278. Avecqiies une gravité et une contenance magistrale, lo. i, 38( . Jean de Brillac, lieutenant et juge magistral criminel en la ditto senechausée de Poictou, Coust. gêner, t. Il, p. «08,

— ÉTYM. Provenç. majettral, maettral, mait-

tral; es]\af;n.' maestral; du lat. magislralis, dfl \ magister, maître (voy. maItrk).

MAGISTRALEMENT (ma-ji-stra-le-man) , adv.

D'une manière magistrale. Ils [les riches] croient le payer [un auteur] avec usure, s'ils disent magistralement qu'ils ont lu son livre, la bruy. i. Devaitil écrire si magistralement et si mal sur dps matières qu'il n'entendait pas du tout? volt. Dict. phil. Athéisme. Des écrivains obscurs qui prononceraient magistralement sur les écrits d'un auteur célèbre, dider. Claude et Nér. ii, «09.

— HIST. XV* s. Ung damoiseau.... qui les print k regarder moult volontiers, parce que magistralement s'entreaccointoient au tranchant des espée», Perceforest, t. iv, f" ta.

— ETYM. Magistrale, et le suffixe ment. MAGISTRAT (ma-ji-stra; le t ne se lie pas; au

pluriel, l'î se lie: des ma-ji-stra-z intègres), s. m. Il 1* Officier civil qui rend la justice ou maintient la police ou administre un territoire. Un maire, un conseiller municipal sont quelquefois qualifiés de magistrats. D'un magistrat ignorant C'est la robe qu'on salue, la font. Fabl. y, 44. Ce magistral dont la vieillesse vénérable impose le respect à tout un peuple, pasc. Pens. m. 3. Nos magistrats ont bien connu ce mystère : leurs robes rouges, leurs hermines, dont ils s'emmaillottent en chats fourrés, les palais où ils jugent, les fleurs de lis, tout cet appareil auguste était fort nécessaire, id. ib. Sous ces yeux redoutables [de Dieu], notre sage magistrat écoutait également le riche et le pauvre, d'autant plus pur et d'autant plus ferme dans l'adminislration de la justice que, sans porter ses regards sur les hautes places dont tout le monde le jugeait digne, il mettait son élévation comme son étude à se rendre parfait dans son état, boss. le Tellier. S'il fallait, sans amis, briguant une audience, D'un magistrat glacé soutenir la présence.... boil. Lutr. m. Le peuple au champ de Mars nomme ses magistrats, rac. Brit. i, 2. Les préjugés des magistrats ont commencé par être les préjugés de la nation, montesq. Préf. de l'Esprit des lois. Un paysan du pays allemand , dans le canton de Berne, est persuadé, sans orgueil, que les magistrats ne sont que ses gens d'affaires, condil. Étud. hist. II, 2. Les magistrats, dans quelque circonstance et pour quelque grand intérêt de corps que ce puisse être, ne doivent jamais être que magistrats, sans parti et sans passions com me les lois, qui absolvent et punissent sans aimer ni haïr, d'alemb. Éloges, Montesquieu. || Sous l'ancienne monarchie les charges de magistrats étaient vénales. L'argent seul au palais peut faire un magistrat, BOIL. Épttre V. Vos jeunes magistrats, qui achètent une charge de juge dès qu'ils savent monter k cheval, doivent étaler dans les tribunaux tout ce que l'impertinence a de plus ridicule, volt. Baboue. \\2' Magistrat de sûreté, nom donné à des fonctionnaires chargés de la poursuite (les délits; ils sont remplacés par les procureurs impériaux. || 3* Absolument et collectivement. Dans quelques villes, le corps des officiers municipaux (ce sens est latin). Le magistrat fit une proclamation. I.e comte de SIeinbock, un des généraux suédois, assembla le magistrat de la part du roi, demanda le passage pour les troupes et quelques munitions, volt. Charles XII, 2. Il II se dit aussi, dans un sens analogue mais plus étendu, de l'ensemble des hauts fonctionnaires civils. Plus le magistrat est nombreux, plus la volonté du corps se rapproche de la volonté générale, j. J. Bouss. Contr. m, 2. || 4" Magistrats du PÔ, du Ithin, commissions chargées do la conservation des rives de ces fleuves.

— HIST. XIV* s. Sachez que touz orficcs publiques estoient appeliez magislraz en gênerai, iier* cheure, f* 2, verso. \\ xvi* s. Solon voulut que les ofliccs et magistrats demeurassent entre los mains des riches citoyens, ahyot, .Salon, 30. Il voulut (|iia le peuple seul cust l'authoritè d'élire tous les oificiers et magistrats publiques, id. PuH. et Sol. i. Ayant eu à dire qu'il avoit exercé certain honorable magistrat [magistrature] à Kome, mont, iv, U2.

— ÊTYM. Provenç. magistrat; espagn. magis- Irado; ital. magistrato; du lat. magislratus. do magister, maître (voy. MAtruE). Le plus ancien sens de magislratus est magistrature ; d'où le sens collectif i|ue l'on trouve encore en français.

MAGISTRATURE (maji-stra-tu-r'), l.f.\\i'lA dignité, la charge du magistrat qui rend la justice. Vieilli dans la magistrature avec éclat, patbo, Plaid, », dans RICHKLET. On y vit tout l'esprit et les maximes d'un juge qui, attaché à la règle, ne porte pas dans le tribunal ses propres pensées, ni des adou-

MAG

cisspments ou des rigueurs arbitraires, et qu\ veut que les lois gouvernent, et non pas les hommes ; telle est l'idée qu'il avait do la magistraluro, Boss. le Tellier. Oui est-ce qui s'est aci|uilté plus dignement de cette suprême magistrature [la charge de chancelierj que M. le Tellier? flécii. leTelher. Bien de si court en robe que les Chauvelins, qui étaient des Ta-nu-pieds, sans magistrature, quand la fortune du cliancelier le Tellier les déhourba, 8T-S1M. 4)7, 62. Il Les charges de magistrature s'achetaient sous l'ancienne monarchie, la magistrature n'est que trop souvent un titre d'oisiveté qu'on n'achète que par honneur, et qu'on n'exerce que par bienséance, fléch. Panég. St Louis. Et je voulus après cette aventure Me retourner vers la magistrature, volt, le Pauvre diable. || i° Le corps entier des magistrats. Il était né dans le sein même de la magistrature, fléch. le Tellier. La magistrature est encore parmi nous l'ordre de la société où les mœurs sont les plus sévères, marmon- TF.I, Élém. hist. OEuv. t. vu, p. ) r.2, danspouoENS. Il La magistrature assise , les juges ; la magistrature debout, le parquet, c'est-à-dire les procureurs et avocats généraux, les procureurs impériaux et leurs substituts. || 3° Le temps durant lequel un magistrat exerce ses fonctions. Cela est arrivé pendant sa magistrature || 4° En général, toute haute dignité qui confère le gouvernement de l'État. X Rome, le consulat était une magistrature annuelle. Médon, fils de Codrus, fut le premier qui exerça cette magistrature [d'archonte], et elle demeura longtemps dans sa famille, BOSS. llist. I, (. Dans toute magistrature, il faut compenser la grandeur de la puissance par la brièveté de la durée, montesq. Esp. ii, 3. Les magistratures à vie s'exercent toujours avec une sorte de nonchalance peu favorable au bien public, con- DILLAC, Et. hi^t. II, a.

— ÊrvM. Magistrat. Le xvi* siècle disait magistrat pour magistrature, qui paraît s'être introduit au commencement du xvii°.

f MAG.MA (ma-gma), *. m. Terme de pharmacie et de chimie. Marc ou matière épaisse qui reste après l'expression des parties les plus fluides d'une •ubslance quelconque.

— ÉTYM. Mif P^") ^^ (iiofîeiv, pétrir.

t MAGNAN (raa-gnan), *. m. Nom vulgaire du ver i soie dans le Midi.

— Ilisr. XVI' s. En France vers à soie ; en Languedoc, Provence et environs, magniaux, o. de serres, 459. Un seul homme gouvernera tant de magniaux que voudrez, m. 460.

— ÉTYM. Origine inconnue. On peut croire cependant que niaf;n- an a un radical commun avec l'anglais mngg-ot, ver.

t MAGNA.N'AGE (ma-gna-na-j'),».m. Ce rjni tient à la culture du ver à soie. || On dit dans quelques endroits mapnandage.

t MAG\ANKUIE(ma-gna-ne-rie), s. /.Grande pièce n'ayant quelquefois que les murs et le toit et renfermant des claies étagées sur lesquelles on dispose les vers à soie. |l L'art d'élever les vers à soie. 11 entend bien la magnanerie. || On dit aussi magnanière.

— ÉTYM. Mngnan.

t MAGNANIKR (ma-gna-nié), ». m. Celui qui élève en grand les vers à soie. || Contre-maître qui dirige et surveille cette sorte de travail.

MAGNANLMK (ma-gna-ni-m), aij. || !• Qui a l'âme grande. Charles I", roi d'Angleterre, était juste, modéré, magnanime, boss. Reine d'Anglet. Anne, la magnanime, la pieuse, que nous ne nommerons jamais sans regret, la reçut [Henriette] d'une manière convenable & la majesté des deux reines, m.fft. Que doit faire un prince magnanime Oui veut combler d'honneur un sujet qu'il estime? BAC. Eith. Il, h. Montrez-nous, héros magnanimes. Votre vertu dans tout son jour. Voyons comment vos coeurs sublimes Du sort soutiendront lé retour, J. 8. Bouss. Ode à la fortune. Mandrin, le plus magnanime des contrebandiers, volt. Pol et lég Pnx de lajust. et de l'hum. vu. 0 sage magnanime, commentet d où viens-tu ? a. chén. f Aveugle. Nous appelons m.ngnanime celui dont l'âme naturellement élevéencst jamais éblouie par la pro8i,érilé, ni ahattucparle8revers,BAinn«LEiiT,4noch.oh.8i.||s m le magnanime a toujours le coeur au dessus de sa f jrlune. Tu me braves, Cinna, tu fais le magnanime «t»!«. Ctnna, v, 4. C'est une curiosité, un souvenir' ccst de quoi parer un cabinet; on reçoit tout simplement et avec tendresse ces sortes de présentset, comme il diMit cet hiver, il est au-dessous dû magnanime de les refuser, sÉv. aa juin i876 l) »• Il !• dit au'«i des choses. Action magnanime

MAG

Et vous l'avez [le cœur] tous deux trop grand, trop magnanime. Pour souffrir sans horreur l'ombre même d'un crime, corn. Héracl. v, 6. Je ne puis démentir cette horreur magnanime Qu'en recevant le jour je conçus pour le crime, m. Tite et Jfér. n, I. Ah! seigneur, qu'éloigné du malheur qui m'opprime, Votre cœur aisément se montre magnanime I RAC. Jjth. I, 8. Sur tous ces pontifes du crime... Lance ta fureur magnanime, A. chén. Odes, v. Partout des malheureux, des proscrits, des victimes Luttant contre le sort ou contre les bourreaux ; On dirait que le ciel aux cœurs plus magnanimes Mesure plus de maux, lamart. ISéd. i, <4.

— HIST. xiu* s. Magnanimes est cil qui est atornez à grandisme afaire, et se esleesce [réjouit] et esjoît à faire les hautes choses, brun, latini. Très. p. 287. Il xvi* s. Magnanime entreprise, Nuits de Straparole, t. i, p. 4I9, dans lacurne.

— ÉTYM. Lat. magnanimus, de magnus, grand, et animus, Sme (voy. Ame).

MAGNANIMEMENT (ma-gna-ni-m e-man), adv.

D'une manière magnanime. Il s'est magnanimement comporté.

— HIST. XVI* s. Magnanimement, cotgravb.

— ÉTYM. ifagnanime, et le suffixe ment. MAGNANIMITÉ (ma-gna-ni-mi-té), s. f. || l'Vertu

de celui qui est magnanime.... Qui soutient avec cœur et magnanimité L'honneur de sa naissance et de sa dignité, corn. Mort de P. m, t. La magnanimité est un noble effort de l'orgueil, par lequel il rend l'homme mattre de lui-même pour le rendre maître de toutes choses, larochefouc. Prem.pens. 90. La magnanimité est assez bien définie par son nom ; néanmoins on pourrait dire que c'est le bon sons de l'orgueil, et la voie la plus noble pour recevoir des louanges, id. Max. 28b. La magnanimité méprise tout, pour avoir tout, id. ib. 248. On ne peut assez louer la magnanimité de cette princesse : la fortune ne pouvait rien sur elle, boss. Reine d'Anglet, La magnanimité qui se rend justice à elle-même, qui se connaît, tient le milieu entre l'humilité et l'orgueil, diderot, Optn. des anc, ph. [phil. péripatéticienne) . || 2° Acte do magnanimité. Henri II donna deux édits par lesquels il assura une pleine franchise à ses sujets; les deux Bourgognes ne se ressentirent pas encore de ces magnanimités, VOLT. t. L, p. 3, éd. BEUCH0T. Il Par moquerie. Tandis qu'il se fortifiait ainsi par toutes les magnanimités d'opéra qui lui venaient en tête, iiAMiLTON, Contes, llist. de f/cur-d'^pme. || 3" Vinaigre de magnanimité, voy. vinaigrb.

— HIST. XIII* s. De magnanimité; ccste parole vaut autant à dire comme grant corage ou hardement ou proesce ; car ele nos fait, par nostre gré, envaïr raisonablement les grans choses, bbun. lat. Trésor, p. 388. || xiv* s. Magnanimité est en grans choses et vers grans choses, et ce appert assez par le nom d'elle, oresme, Eth. i28.

— ÉTYM. Provcnç. magnanimitat; espagn. magnanimidad; ital. magnanimità; du lat. magiianimitntetn, de magnanimus, magnanime.

MAGNAT (magh-na), ». m. Grand du royaume en Pologne et en Hongrie. Les magnats polonais. Un magnat hongrois.

— ÉTYM. Lat. magnatet, grands seigneurs, de magnus, grand.

t MAGNATISME (magh-na-li-sm'), s. m. La pui.ssance des magnats dans la Pologne et la Hongrie.

— ÉTYM. Magnat.

t MAGNAUD (ma-gn9), t. m. Nom donné en quelf|ues endroits au magnan, ver à soie.

t MAONAUDERIE (ma-gnô-do-rie), ». f. Se dit en quelques endroits pour magnanerie.

t MAGNAUDEUn, EUSK (ma-gnô-deur, deû-z"), ». m. et f. Celui, celle qui prend soin des vers à soie (Drôme).

t MAGNÊSrCO-AMMONIQUE (raa-gné-zi-ko-ammo-ni-k'), adj. Terme de chimie. Sel iiiagnésicoammonique, sel qui contient de la magnésie et do l'ammoniaque. || On dit semblablement magnésicocalcique, magrésico-.sodique, magnésico-potassique.

t MAGNÉSIUES (ma-gné-zi-d') , f . m. pi. Classe de minéraux qui renferme la magnésie et ses combinaisons.

— ÉTYM. Magnésie.

MAGNÉSIE (ma-gné-zie), ». f. || 1° Magnésie noire, ancien nom du peroxyde de manganèse. || Magnésie des peintres, dos verriers, oxyde de manganèse. Il Dans l'alchimie, magnésie de Lydie, la marcassite. Il 2* Terme do chimie. Magnésie blanche, ou, simplement, magnésie, oxyde de magnésium, espèce de terre douce, très-fine et très-Mqncbe qui happe à la langue. Uo «Uanoina romain a le pre-

MAG

mier prôné et vendu cette terre comme médicament au commencement du xvia* siècle sous les noms do magnésie blanche et de poudre du comte dePalme ... ce fut Black qui, en (755, fit connaître le premier, avec autant d'étendue que de méthode, dans les mémoires de la société d'Edimbourg, la différence de la magnésie d'avec la chaux, fourchot, Connaiss. chim. t. ii, p. 4 62, dans pouoens. Il Magnésie blanche ou magnésie anglaise, souscarbonate de magnésie.

— ÉTYM. Magnésie notre, ainsi dite par assimilation avec l'aimant, en latin magnss (voy. magnétique).

t MAGNÉSIE, ÊE (ma-gné-zi-é, ée), adj. Terme de minéralogie. Qui contient de la magnésie à l'état de combinaison.

t MAGNÉSIEN, lENNE (ma-gîié-ziin, ziè-n"), adj. Qui contient de la magnésie. Sels magnésiens. M. Margraaf a prouvé que la terre qui, dans l'eau mère du .sel marin, reste combinée avec son acide, e.st celle que l'on appelle aujourd'hui terre magnésienne, coNnnncRT, Margraaf.

t MAGNÉSIPÈKE (ma-gné-zi-fè-r'), ad;. Terme de minéralogie. Qui contient de la magnésie. Les c.ilcaires magncsifères.

— ÉTYM. Magnésie, et le lat. ferre, porter.

t MAGNÉSIQUE (ma-gné-zi-k), adj. || 1» Terme de chimie. Sels magnésiques, seh qui ont pour b ise la magnésie. || Lumière magnésique, lumière trèsvive produit par la combustion du magnésium. Il 2° Terme de géologie. Se dit d'un genre de terrains qui se compose de roches magnésiques.

tMAGNÉSITE (ma-gné-zi-f) , ». f. Minéral, dit vulgairement écume de mer , et composé de magnésie, (le silice et d'eau.

t MAGNÉSIUM (ma-gné-zi-om'), t. m. Terme de chimie. Métal qui produit la magnésie en se combinant avec l'oxygène.

— ÉTYM. Voy. MAONÉSIE.

t MAGNÉTIPOLAIRE (ma-gné-ti-po-lê-r'), adj. Terme de géologie. Roche magnétipolaire, roche magnétique avec existence de pôles.

MAGNÉTIQUE (ma-gné-ti-k') , adj. || l' Terme de physique. Qui appartient à l'aimant, qui y a rapport. Déterminer l'intensité magnétique. On a observé qu'un aimant bien armé donne à l'acier plus de vertu magnétique qu'il n'en a lui-même, buff. Min. t. ix, p. 184. Les attractions et les répulsions électriques et magnétiques décroissent en raison du carré des: distances, laplace, Exposé, i, )5. || Barreau magnétique, verge d'acier k laquelle on a communiqué la propriété de l'aimant. || Faisceaux magnétiques, barreaux aimantés réunis parallèlement entre eux. Il Equateur magnétique, courbe formée autour do la terre par la série des points où l'aiguille aimantée reste horizontale. || Méridien magnétique, grand cercle qui passe par les pôles magnétiques de la terre, et dans le plan duquel se trouve l'aiguille aimantée. || Pôle mag;néti(|iie, le point voisin du nord vers lequel se dirige l'aiguille d'une boussole. Il Fluide magnétique, nom que l'on donnait autrefois à la cause des actions magnétiques. {| 2° Qui appartient au magnétisme dit animal. ijSTig. Qui exerce une attraction forte et mystérieuse. Il y a quelque chose de magnétique dans son regard.

— ÉTYM. Lat. magnelicus, de magnes, du grec \iiyvr\i, aimant, proprement pierre <ie la Magnésie, province de l'Asie Mineure. Le latin magnetctn avait donné dans l'ancienne langue manete : XIII' s. Par la vertu de la manete. Une pierre laide et noirete Où li fers volontiers se joint, Biographie univers, au mot Guyot de Provins.

t MAGNÉTIQUEMENT (ma-gné-ti-fco-man) , adv. D'une manière magnétique.

t MAGNÉTISATION (ma-gnéti-za-sion\ ». f. Action do magnétiser. || Manière do magnétiser. || État d'une personne dite magnétisée.

MAGNÉTISÉ, ÉE (ma-gné-ti-zé, zée), part, passé de magnétiser. Une jeune fille magnétisée. |{ Substantivement. Un magnétisé. Une magnétisée. Les magnétisés.

MAGNÉTISER (ma-gné-ti-zé), v. a. || 1* Employer sur une personne les procédés indiqués par les adeptes du magnétisme animal. || i' Fig. Conquérir un grand ascendant sur une personne.

— ÉTYM. Voy. magnétique.

MAGNÉITSEUR, EUSE (magné-ti-zeur, zeû-z"),

s. m. et f. Celui , celle qui pratique les procédés du magnélisme animal.

— ÉTYM. Magnétiser.

MAGNÉTISME (ma-gné-ti-sm'), ». m. || 1° Term<» (le physique. Cause qui donne à un aimant naturel ou artificiel convenablement suspendu la propriété de se diriger d'un câté vers le pâle nord, de l'autre

mag

MAG

MAG

Ters le pOIa sud, d'attirer par sa partie tournée vers le nord la partie d'un autre aimant qui regarde le midi, et de repousser au contraire le côté boréal de ce dernier aimant; cette propriété, qui appartient au fer, au cobalt et au nickel, a été rattachée, dans ces derniers temps, aux phénomènes électriques. On peut donner le magnétisme à tout fer ou toute matière ferrugineuse, non-seulement en la tenant constamment dans la même situation, mais encore par le choc et par le frottement, buff. Uin. t. IV, p. ( 5. I,a direction de l'aiguille vers les parties polaires du globe terrestre, sa déclinaison et son inclinaison dans les différents lieux sont les effets de ce magnétisme dont nous avons tiré le grand moyen de parcourir les mers et les terres inconnues, ID. ib. t. ix, p. <74. |j Magnétisme de la terre, du globe, effets magnétiques développés par la terre. |1 2° Terme par lequel certains médecins alchimistes désignaient une espèce de sympathie occulte. La guérison par le magnétisme s'effectuait en appliquant au sang tiré du malade les remèdes qui devaient opérer sur la masse entière du sang, Dict. de Trévoux. \\ 3' Magnétisme animal, ou, simplement, magnétisme, système de pratiques à l'aide desquelles on produit sur le corps humain des phénomènes insolites, lomparés dans l'origine à ceux qui caractérisent l'aimant (voy. mesmêrisme).

— tTYM. Magnétiser.

t MAGNÉTO - ÉLECTRIQUE (magnô-to-é-lèktri-k'), adj. Terme de physique. Qui a rapport ï l'électricité et au magnétisme. || Appareils magnéto électriques,appareilsdans lesquels l'électricité est produit par un mouvement communiqué à un système d'aimants. M-^chines magnéto-électriques.

t MAGNÊTOLOGIE (ma-gné-to-lo-jie), t. f. Traité sur l'aimant, le magnétisme.

— BTYM.'Mâyvïi;, aimant, et t-ôyoz, traité.

l MAGNÊTOMËTRE ( ma-gné-to-mè-tr') , s. m. Appareil propre à faire connaître la force attractive d'un aimant. || Magnétomètre bifilaire (de M, deux, et fil), instrument permettant de mesurer les variations d'intensité de la force magnétique horizontale

— ÉTYM. MàY"i<;> aimant, et mètre, mesure.

t MAGNEY (ma-gnè) , s. m. Nom mexicain de l'agave cubcnsis, Jacquin (broméliacées). || On dit aus'ii maguey.

t MAGNIER (ma-gnié), ». m. Nom, dans quel ques provinces, du chaudronnier, du raccommodeur de chaudrons. Les magniers ou raccommodeurs de chaudrons, comme ceux qui les vendent ou les font, sont des chaudronniers sujets au droit de sixième classe, Circulaire des régisseurs de l'enregistrement du 12 nivôse an Vil sur les patentes.

MAGNIFICAT (magh-ni-fi-kaf) ,s. m. Terme de liturgie catholique. Cantique de la Vierge, qu'on chante à vêpres et au salut, et qui commence par le mot magnificat. Entonner le magnificat. Seul à magnificat je me vois encensé, boil. Lutr. 1. 1| Fig. Entonner le magnificat à matines, faire une chose hors de propos. {| Kig. Corriger le magnificat, et aussi corriger le magnificat à matines, faire des critiques sans fondement. |{ Fig. Gloser sur le magnificat, faire quelque chose de très-facile. Et, pour savoir gloser gurlc magnificat, Trancherenleursdiscoursdel'esprit délicat, TiRGNiER, Sat. x. || Au plur. Des magnificat.

— msT. xiv* g. Quant vint au magnificat dire. En cantant oj ce vicr [verset] lire : Deposuit potcntcs do sede.... J. de condet, p. <4o. ||xvi' s. j'atteste les muses que je no suis point ignorant, et ne crie point en langage vulgaire comme ces nouveaux venus qui veulent corriger le magnificat, bons. 60i.

— ÉTYM. Lat. magnificat, [mon âmej magnifie, loue [le Seigneur] (voy. magnifieb).

MAGNIFICENCE (ma-giii-fi-san-s'), ». f. || 1- Qualité de celui qui est magnifique. Le Seigneur ne fera voir sa magnificence qu'en ce lieu-là, baci, Bille, Jsaie, xxxiii,ll. Et pour définir en quoi consiste la magnificence, on verra qu'elle parait dans les grands travaux consacrés à l'utilité publique, dans les ouvrages qui attirent de la gloire à la nation, qui impriment du respect aux sujets et aux étrangers et rendent immortels les noms des prinff , 1- = =;. Polit. V, IV, 2. Ces deux rois fde France '1 , ;,igne] avec leur cour, d'une granueur, d'une p ..t, . u et d'une magnificence aussi bien que d'une conduite si diiïércntc, in. Ifar. Thér. Elle eut une magnificence royale; et l'on eût dit qu'elle perdait ce qu'elle ne donnait pas, m. Reine d'Ànglet. Jetez les yeux de toutes parts: voilà tout ce qu'a pu faire la magniflcncc et la piété pour honorer un héros, ID. Louis de Bourbon. Chantez, louez le Dieu i^ue vous venez chercher ; Tout l'univers est plein

PICT. DB LA LANOUB FRANÇAIS^

de sa magnificence, b*c. Ath. i, 4. La magnificence est la passion des dupes, maintf.non, I.iHt. à M. d'Aubigné, 20 sept. t. i, p. 145, dans pougens. Les rois sont condamnés à la magnificence, delille, Jard. I. Il 2° Qualité de ce qui est magnifique. La mai-'nificence d'un temple, d'un palais. C'est enfin aujourd'hui que finit la longue magnificence de la noce de Mlle de Louvois; il y a deux mois qu'elle est exposée au public, sÉv. (9 avr. i694. Cette chapelle royale qu'elle fit bâtir avec tant de magnificence, Boss. Reine d'Anglet. La magnificence du culte extérieur a beaucoup de rapport à la constitution de l'État, MONTESQ. Esp. xxv, 7. Avec quelle magnificence la nature ne brille-t-elle pas sur la la terre ! buff. Quadrup. OEuvres, t. iv, p. 9. Lorsqu'on leur demandait pourquoi cette profusion inutile de germes, ils répondaient que c'était la magnificence ordinaire de la nature.... m. Ilist. anim. ch. B, OEuvres, t. m, p. 227. || 3° Fig. Qualité dan? le stylo, dans les beaux -arts, comparée à la magnificence des choses. La magnificence du style, des idées, des expressions, des images. J'y ai jeté, autant que j'ai pu, la magnificence des mots, et, à l'exemple des anciens poètes dithyrambiques, j'y ai employé les figures les plus audacieuses, boil. Disc, sur l'ode. Je ne prétends pas dans une traduction si littérale avoir fait sentir toute la force de l'original, dont la beauté consiste principalement dans le nombre, l'arrangement et la magnificence des paroles, id. Longin, Subi. Réfl. vm. La magnificence des éloges a égalé celle des événements, MASS. Or. fun. Louis le Grand. Les pensées sublimes sont rares , et ne peuvent être suppléées, ni par la magnificence des mots, cette magnificence si pauvre quand celle des choses n'y répond pas, ni par ce beau désordre qu'on n'a pu jusqu'ici bien définir, d'alemb. Réfl. sur la poés. Œuv. t. iv, p. <og, dans POOGENS. Eschyle avait conservé dans son style les hardiesses du dithyrambe, et Sophocle la magnificence de l'épopée, barthél. Anach. ch. 69. Il 4" Au plur. Objets magnifiques, dépenses éclatantes, largesses. L'empereur m'bonorant de ses magnificences, Je ne les reçus pas comme des récompenses, BOTRou, Bétis. V, 3. Il [le roi] ne trouva partout que médiocrité, Louanges du désert et de la pauvreté; C'étaient là ses magnificences [du berger devenu ministre], la font. Eabl. x, )o. On adonné cent millions de gratifications; deux mille pistoles à M. de Lavardin, autant à M. de Molac... enfin des magnificences, sév. 6 sept. t67i. Rien n'est égal aux magnificences que la maréchale de Rochefort porte à cette princesse [la future Dauphine|,iD. 24 janv. 4680. Rappelez-vous seulement les traités, les magnificences, les événements pompeux des premières années de ce règne [de Louis XIV], mass. Carême, Mort. Mille créanciers malheureux souffrant de vos profusions et de vos magnificences, ID. Carême, Pâques.

— HIST. xiii* s. Magnificence vaut autant à dire comme grandor, et ce est une vertu qui noz fait acomplir les grans choses et nobles de grant afaire, brun, latini. Trésor, p. 397. Magnificence est une vertus qui oevre par richesces, grans dispenses et grans maisons, id. ib. p. 28.'>. {| xiv* s. Si li jeu n'estoient par grant magnificence restauré... BtR- CHEUBE, f 40, verso. Aornez de nos royaux aornemens. il chevauche là en grant magnificence, id. 1° 30, reclo. Les ciolz nous monstrent la magnificence de Dieu, oresme, Thèse de meunier. || xv s. Et une si terrible armée Et de si grant magnificence, llyst. du liège d'Orléans,}^. IM. \\ xvi» s. Ils se mocquoicnt ouvertement des excessives magniflcencos du pape, d'aub. Uist. u, 82.... Et va dire à l'abbé, sans oublier les révérences, excellences et magnificences.... DEspER. Contes, xc. Magnificence, pals- OBAVE, p. B« (i|ui dit qu'on prononce manificence).

— ÊTVM. Proveni;. et esp. magnificencia ; ital. magnificenzia ; du lat. magnificentia (voy. magnifikii).

MAGNIFIÉ, ÉE (ma-gni-fi-é, ée), part, passé do magnifier. Remplissez de tant d'allégresse Quiconque en vous s'est confié. Qu'il ait lieu de dire sans cesse: La Seigneur soit magnifié, corn. Trad. du psaume I.XIX.

MAGNIFIER (ma-gni-fl-é), je magnifiais, nous magnifiions, vous magnifiiez; que je magnifie, que nous magnifiions,quevousmagniHiez, v.a.\\ !• Exalter la grandeur. Quintius, qui parla après lui, no s'arrêta pas tant à magnifier les armes des ftomains, qu'à donner bonne opinion de leur foi envers leurs amis, malh. Le XXXIW livré de T. Live, ch. 3. Magnifier, ce mot est excellent et a une grande emphase pour exjirimer une louange extraordinaire.... mais avec tout cela il faut avouer qu'il

vieillit, et qu'à moins que d'être employé dans un grand ouvrage, il aurait de la peine à passer, vauge- LAS, Rem. cxxui. S'il [le Seigneur] .'es exalte, ce n'est point tant eux qu'il exalte, que ses dons qu'il exalte en eux, qu'il couronne en eux, qu'il magnifie et qu'il canonise en eux, bourdal. Panég. de S. François de Paule,ii. Le train du jour est de magnifier les victoires de Bonaparte, chateaub. Mém. t. vi, p. 24 ) . Le légionnaire qui avait conservé un morceau de sa pique ou de son bouclier [dans la retraite de Perse]... magnifiait son courage, la. Éludes hist. 11, 2. || Il se dit particulièrement de Dieu. Après un si haut privilège Dont il plaît au Seigneur de me gratifier, Je me dois tout entière à le magnifier, corn. Trad. du cant. de la Vierge. \\ 2° Se magnifier, v. réfl. S'exalter soi-même. Elle rapporta uniquement à Dieu la gloire de ce qu'il avait opéré en elle ; elle le magnifia, mais elle ne se magnifia point elle-même, NICOLE, Contin. des Essais, Pens. sur les myst.

— HiST. xii* s. Kl si cume jo ai ui mngnified ta anme en mun quer [cœur], tut issi seit magnifice la meie devant nostre Seignur, Bots, p. (06 || xiii* s. Si ne vueil encore estre las De tes euvres magnifier, j. DE meung, Tr. 879. Lors n'i a chevelu ne chauve Le roy du ciel n'en glorefît, Et sa mère n'en magne-

fist, GAUTIER DE COINCY, p. 224. || XV* S. Et mOuU

louèrent, mercierent et magnifieront, comme raison estoit, le roy de France, chr. de pisan, Charles V , m, 48. Il XVI' s. En magnifiant nature tant qu'il leur est possible, ils taschent d'amortir le nom de Dieu, CAi.v. Instit. 46. De la sagesse de Dieu, elle se magnifie assez clairement en dispensant si bien et reiglément toutes choses, id. ib. 20. C'est une chose utile de magnifier au peuplela dignité du ministre par une telle cérémonie, id. ib. 856.

— ÊTY.M. Provenç. et espagn. magnificar; ital. magnificare, du lat. magnificare,de magntis, grand, et facere, faire.

MAGNIFIQUE (ma-gni-fik'), adj. \\ 1» Qui se plalt à faire do grandes et éclatantes dépenses, ou th grands dons; qui se montre avec splendeur. [Dans l'amour] l'on devient magnifique sans l'avoir jamais été, PA.sc. Amour. Elle était au dehors reine magnifique, au dedans humble servante de Dieu, FLÉcn. Ùar.-Thér. Tel a vécu pendant toute sa vie chagrin, emporté, avare, qui était né gai, paisible, paresseux, magnifique, la bruy. xi. Voilà Sésostris, répondit Arcésius, et tu vois par .«on exemple combien les dieux sont magnifiques à récompenser les bons rois, fén. Tél. xix. Le plus fidèle de tous les amis, le plus magnifique de tous les bienfaiteurs, mass. Carême, Pécheresse. |{ S. m. Celui qui est magnifique. Ce que le libéral fait par générosité, le magnifique ne le fait que par ostentation, Dict. de l'Acad. Le magnifique étai! un nom de guerre Qu'on lui donna; bien l'avait mérité, la font. i!agn.\\i° U se dit des choses, dans le même sens. Des récompenses magnifiques. Que je croirais lui faire un présent magnifique, coBN. Sert, m, 2. Soit qu'il embolltt cette magnifique maison, BOSs. louis de Bourbon. Quand verrai-je, 0 Sion, relever tes remparts Et de tes tours les magnifiques faîtes? bac. Esth. 1, 2. Il Ironiquement. Il vint ici un augustin indigne, très-indigne, et à qui je ne répondis sur ses magnifiques ignorances.... sév. )2juin I680. || 3° Fig. Il se dit do ce qui a une pompe comparée à la magnificence. Des titres magnifiques. N'attendez pas (du prince mourant], messieurs, de ces magnifiques paroles qui ne servent qu'à faire connaître, sinon un orgueil caché, du moins les efforts d'une âme agitée, noss. Louis de Bourbon. À la vue d'un »i grand objet [le crucifix apporté à la mourante], n'attendez pas de cette princesse des discours étudiés et magnifiques : une sainte simplicité fait ici toute la grandeur, m. Dueh. d'Orl. Ht souvent on ennuie en termes magnifiques, Bon,. ÉyU. iv. || Style magnifique, voy. stïlr. | Des promesses magnifiques, dos promesses qui font espérer beaucouji. Il 4° Familièrement. Très-beau. Un temps niagniliquo. Ses états do service sont magnifiques. Ohî l'avenir est magnifique, Jeunes Français, jeunes amis, V. nuGO, Chants du crêpusc. 1. 1| S" Magnifiques seigneurs, litre donné au conseil souverain de quelques républiques suisses. Après bien des séances et do mûres délil)érations, le magnifique conseil des doux cents prononça que Jésus n'était mort que pour le salut des élus : on conçoit bien que ce jugement fut une affaire de faveur, et que Jésus serait mort pour les damnés si le professeur Tronchin avait eu plus de crédit que son adversaire, J. J. BousiS. I.elt. de la Mont. &• lott || 6" S. m. Le magnifique, espèce d'oiseau de paradis ou paradisier. '

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— HIST. im* ». Li hom qui est magnifiques est ententis p«r sa nature, que ses affaires soient faiz à grant honor et à grant despens plus volentiers que i petiz; ït qui en ce faut, il est apelez parvifiques, BBOR. lATim, Trésor, p. «««. || xn' s. De ce point le prendra garde le gouverneur de ces magnifiques animaux [vers i soie], pour lui-mesme estre exemple de netteté à tous ceulx qu'il a sous sa charge, 0. DE SERRES, 482. Ces magnifiques [les Vénitiens] perdirent ce pauple et beaucoup de leur créance par le manquement.... d'aub. hist. il, 74. Resjouytoi, David.... Ores la France entend , d'un magnifique ton, Bruire divinement ta royale chanson, BESPORTEs, Tombeau de Desportes.

— ÉTYM. Génev. manifique ; provenç. ma^ni/îc ; espagn. et ital. maffnt/!co; dulat. magnificut (voy. kagnifieb).

MAGMFIOnEMENT (ma-gni-fi-ke-man), adv.

Il 1° D'une façon magnifique. C'est dans les palais des rois que se trouvent ceux qui sont vêtus magnifiquement, et qui vivent dans les délices, saci, Bible, Érang. St Luc, vu, 25. L'on a trouvé le moyen de distinguer les naissances illustres d'avec les naissances viles et vulgaires.... et par-là vous voyez déjà sa naissance magnifiquement relevée, Boss. Gomay. Ij 2° En termes magnifiques. Cette vérité importante [que Dieu veut être servi par des créatures raisonnables] nous est magnifiquement exprimée dans le livre de Josué, où nous voyons.... Boss. Sermons, Fond. veng. div. i. Vous parlez magnifiquement De cinq ou six contes d'enfant, ia FONT. Fabl. II, ). Parlant magnifiquement de la vertu et pratiquant mal ce que nous disons, fén. t. XVII, p. 205. Platon lui-même parle si magnifiquement de Dieu, qu'on croit souvent entendre un chrétien, condill. Hist. anc. xv, 7.

— HIST. XV* s. A vos dis m'acorderay dont, Et pour vostre voloir complaire. Combien que le pourez mieux faire Que moy plus magnifiquement... Myst. du siège d'Orléans, p. 684. || xvi- s. il vint trouver le roi, duquel il fut magnifiquement receu, d'adb. Hist. Il, 68.

— ÉTY.M. Magnifique et le suffixe ment. fMAGNOC (ma-gnok), t. m. 111° Autre nom du

manioc. || 2° Arbrisseau d'Amérique nommé aussi médicinier, jatrop/ia curcas, I. (euphorbiacces).

i MAG\OLE (magh-no-l') , i. /■. Noix du magnolier.

t MAGNOLIA (magh-no-li-a) , *. m. Voy. ma-

ONOLIEn.

I MAGNOLIACÉES (magh-no-li-a-sée) , ». f. pi. Terme de botanique. Famille de plantes dicotylédones, dont le magnolier est le type.

&LAGKOLIER (magh-no-lié) , ». m. Genre type de la famille des magnoliacées, composé d'arbres et d'arbustes d'Amérique et d'Asie. {| Le magnolier glauque ou arbre du castor, arbre d'Amérique, remarquable par la beauté de ses fleurs {magnolia glauea, L.). || On dit aussi magnolia. Du sein des massifs, le magnolia élève son cône immobile, surmonté de ses larges roses blanches, il domine toute la forêt et n'a d'autre rival que le palmier, CHATEAOB. Atala, Prologue. \\ Le magnolier parasol, mognotia umbrella, Lamanck; le magnolier de la Chine, magnolia yulan, Desf.

— ÉTYM. Pierre Magnol, botaniste mort en 4715. t MAGNONAISK (ma-gno-nè-z'), *. f. Voy.

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