BASSELIN, LIV
— KTYM. Mal, et habile.
MALHABILEMENT ( ma-la-bi-la-man ) , adv.
D'une manière malhabile. Il s'est maUiabilement comporté.
— ÈTYM. Malhabile, et le suffixe ment.
MALHABILETÊ (ma-la-bi-le-té) , s. f. Manque
d'habileté. Ce sont ceux-là [jardiniers] qui s'étudient à amuser le maître de quelques espérances de l'avenir, afin qu'il ne s'aperçoive pas de leur malhabileté pour le passé ou pour le présent, la quin- TiNiE, Jardins, l, 4. La comtesse de Roucy, toujours occupée de ses affaires que son humeur et sa malhabilelé perdaient, st-sim. 39, (»».
ÈTYM. Mal pour maie an féminin, et habileté.
t MALUERBE (ma-lèr-b'), s. f. La dentelaire et le garou, dans quelques départements. Nous avons la malherbe et le trantanel, (jui sont deux plantes d'une odeur forte dans leur emploi, qui croissent dans le Languedoc et dans la Provence, Instr. gén. pour la teinture, (8 mars (67i, art. 3(5.
— ÊTYM. Mal pour maie au féminin, et herbe.
MALHEUR (ma-leur), s. m. || 1° Mauvaise destinée. Le malheur le poursuit. Tomber dans le malheur. Un malheur inconnu glisse parmi les hommes. Oui les rend ennemis du repos où nous sommes ; La plupart de leurs vœux tendent au changement, MALH. II, (. On appréhende tout étant dans le malheur, tbistan, ifort de Chrispe, ii, 3. Le malheur succède au bonheur le plus doux, corn.
Uor. V, 2 Mais dieux ! que vois-je I ô ciel ! je
suis perdu. Si j'ai tant de malheur qu'elle m'ait en tendu, ID. la Toison d'or, m, 3. Enfin, n'en pouvant plus d'efforts et de douleur. Il met bas son fagot , il songe à son malheur, la pont. Fabl. i, (6. Rien n'accuse davantage une extrême faiblesse d'esprit que de ne pas connaître quel est le malheur d'un homme sans Dieu, pasc. Pens. ix, (, éd. havet. Le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près, id. ih. iv, 2. J'ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre, m. ib. Quand je songe à mon personnage, je crains toujours d'avoir des amis : il y a un malheur attaché h tout ce que je protège, maintf.non, Lett. à Mme deCaylus, 5fév. (7(7. Titus, pour mon malheur, vint,vOU8vit et vous plut, BAC Bérén.i, 4. || Le malheur des temps, les funestes conditions qu'une époque impose. lien est [des crimes] quelquefois où des cœurs magnanimes Par le malheur des temps se laissent emporter, VOLT. Marianne, i, 2. || Jouer de malheur, n'avoir aucune chance favorable au jeu. {| Kig. Jouer de malheur, éprouver une contrariété qui résulte du hasard. Je suis venu deux fois chez vous sans vous trouver, j'ai joué de malheur. Il Être en malheur, avoir une mauvaise veine, au jeu ou en toute autre chose. Elle [Mme de Ludrcs] passa une nuit dans les champs, en faisant ce petit voyage, par un carrosse rompu, et tout ce qui arrive quand on est en malheur, sÊv. 23 juin («77. il Les puristes du xvir siècle condamnaient la locution être en malheur, et voulaient qu'on dit : j'ai
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bien du malheur, marg. buffet, Observ. p. 5(, (868. Il Porter malheur, se dit d'une personne ou d'une chose qui est censée causer du malheur. Je porte malheur aux affaires que je manie, balz. liv. VII, lett. 52. Tant il [Ariiauld] porte de malheur aux opinions qu'il embrasse I pasc. Prov. m. Hector : Vousdevriez pourtant, en fonds comme vousêtcs.... — Valôre : Rien ne porte malheur comme payer ses dettes, regnard, le Joueur, m, 8. Oh 1 je porte malheur à tout ce qui m'entoure, v. hugo, Hernani, 111, 4. Il Avoir le malheur de, avoir la mauvaise chance de. Ceux qui auront le malheur d'être vos voisins, FÉN. Tél. XX. Il Avoir le malheur de, est quelquefois • un euphémisme pour dire : être assez mal doué. Il [Marivaux] avait le malheur de ne pas estimer beaucoup Molière, et le malheur plus grand de ne pas s'en cacher, d'alemb. Êlog. Mariv.\\ Familièrement. De malheur, se dit avec un substantif pour exprimer la crainte, l'aversion. Ce greffier de malheur est avec elle, dancourt. Vacances, se. 7. || Pour le malheur de, au dommage de. L'Académie française est l'objet de l'ambition secrète ou avouée de presque tous les gens de lettres, de ceux même qui ont l'ait contre elle des épigrammes bonnes ou mauvaises, épigramnies dont elle serait privée pour son malheur, si elle était moins recherchée, d'alembert, Préface des éloges. || 2° Absolument. Le malheur, l'ensemble de la mauvaise destinée. Le malheur ne sortira jamais de la maison de celui qui rend le mal pour le bien, saci, Bible, Prov. de Salom. xvii, ( 3. J'ai cru dans la retraite éviter mon malheur ; Le malheur est partout ; je m'étais abusée, volt. Olymp. ii, 2. Le temps ne détruit que la fraîcheur et la beauté; le malheur change l'expression de la physionomie, GENLis, Veill. du chdt. t. ii, p. 308, dans pol'gens. Le malheur est moins dur à supporter qu'à craindre, Ducis, Oscar, i, 2. Le malheur est rapide, et le cœur, tout faible qu'il est, ne doit pas se méprendre aux signes funestes d'une destinée irrévocable, STAËL, Corinne, xiv, 4. Les paroles, prononcées [par Napoléon] devant deux de ses généraux, étaient écoutées avec ce silence commandé par un ancien respect, auquel se joignait déjà celui qu'on devait au malheur, ségur, Ilisl. de Nap. ix, ». || Les gens malheureux. Le malheur a sa honte et sa noble pudeur, DELiL. Pitié, 1. Il Poétiquement. Le malheur personnifié comme une sorte de divinité. Il dit : comme un vautour qui plonge sur sa proie. Le malheur, à ces mots, pousse en signe de joie Un long gémissement. Et, pressant l'univsrs dans sa serre cruelle, Embrasse pour jamais de sa rage éternelle L'éternel aliment, lauart. Méd. i, 7. || 3° Evénement fâcheux. J'ai cru sa mort pour vous un malheur nécessaire, corn. Pomp. m, 2. La France le vit alors accompli par ces derniers traits et avec ce je ne sais quoi d'achevé que les malheurs ajoutent aux grandes vertus, boss. Louis de Bourbon. Maintenant qu'elle a préféré la croix au trône, et qu'elle a mis ses malheurs au nombre des plus grandes grâces, ID. Reine d'Anglet. Quand les malheurs nous ouvrent les yeux, nous repassons avec amertume sur tous nos faux pas, m. tb. Si aujourd'hui je me vois contraint de retracer l'image de nos malheurs [les troubles de la Fronde], id. le Tellier. Los malheurssont souvent enchaînés l'un à l'autre, rac Eslh. m, (. Que tu seras heureux si tu surmontes tes malheurs et si tu ne les ouhlicsjamaislPÉN.Ï'fiJ. II. Pour achever les malheurs de la Suède, son roi .s'obslinait à rester à Démotica [en Turquie], voi.T. Charles XII, 7. Et c'est nous trop souvent qui faisons nos malheurs, m. j. chén. Fénel. iii,î. Le malheur qui n'est plus n'a jamais existé, id. tb. v, 2. Ici c'est ce vieillard que l'ingrate lonié A vu do mers eii mers promener ses malheurs, lamart. Mcd. l, (4. Il II arrivera malheur, se dit pour suggérer des craintes au sujet de quelque événement. Il arrivera malheur, vous dis-je, si vous n'y mettez la main, voi.T. Lett. d'Argrntal, 4 mai (772. || Faire le malheur de, rendre malheureux. Cet homme a fait le malheur do'sa famille. Cette beauté [Hélène] qui avait fait le malheur de tant d'hommes, fén. Tél. vni. || Familièrement. Faire un malh'jiir, causer un accident. Il C'est un malheur, il est fâcheux. C'est un malheur que les hommes ne puissent d'ordinaire posséder aucun talent sans avoir quelque envie d'abais séries autres, VAUVEN. ifax. cclxxxi. || Ironiquement et familièrement. Le grand malheur, c'est-à-dire il n'y a pas grand mal. Voyez le grand malheur I quel tort cela vous fait-il? champpobt. Marchand de Smyrne, se. «. On dit aussi : le beau malheur 1 114» Malheur à, sorte d'imprécation. Malheur au temple, malheur à la ville [ Jérusalem], malheur à tout le peuple! à la fin il aioula : malheur à moi-même! et un
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même temps 11 fut emporte <» "H .«""P. '•t,,'^^»,^ Uncée par la machine, boss. Hist. il, 8. Malheur à la créature qui se platl en elle-même et non pas en Dieu! lo «6. n, <■ Alil chrétiens, les grandes mérités! malheur k qui ne les croit pas; malheur i qui les croit et qui vit comme s il ne le? croyait pas ! bohudal. Mysl. Résurrect. de J. C. 1. 1, p.sso.Malheuràvous, richesavares; malheuràvous, riches injustes; malheur à vous, riches orgueilleux ; malheur à yous, riches insensibles I lO.Myst.NattvUé de J. C. t I, p. »0. Malieur donc à celui qu'une affaire Imprévue Engage un peu trop tard au détour dune rue [dans Paris] I BOiL. Sat. vi. Malheur aux cœurs ingrats et nés pour les forfaits, Que les douleurs d'aulrui n'ont attendri jamais I volt. Ali. n, î. il On le met aussi avec la préposition sur. Malheur sur eux et sur leurs enfants! || Malheur aux vaincus! c'est-à-dire les vaincus doiventsubir la loi du vainqueur (c'est le vx viclis que l'histoire met dans la twuche de Brennusvainqueurdes Romains). Il Par extension. Malheur aux vaincus! tan; pis pour ceux qui souffrent de quelque accident ou malheur auquel d'autres échappent. || Alalheurl s'emploie encore absolument comme exclamation. Malheur! c'est mon neveu 1 malheur! car si Roland Appelle k son secours, ce doit être en mourant, A. DB ïiGNr, te Cor. Malheur! tous nos forfaits l'appellent , Tous les signes nous le révèlent, Le jour des arrêts solennels I v. hugo, Odes, i, 9. Il 6° Par malheur, loc. adv. Par l'effet d'un accident, d'un hasard malheureux. Un petit bout d'oreille échappé par malheur Découvrit la fourbe et l'erreur, la pont. Fabl. v, 2i. Et c'est [le roi de Prusse] un autre CideviUe [un ami de Voltaire], Oui parmalheurest couronné, volt. Lett. en vert et enproje, 78.11 Proverbes. X quelque chose malheur est bon, c'est-à-dire quelquefois une infortune nous procure des avantages que nous n'aurions pas eus sans elle. Quand le malheur ne serait bon Uu'à mettre un sot à la raison, Toujours serait-ce à juste cause Qu'on le dit bon i quelque chose, la font. Fttbl. VI, 7. Il Un malheur amène sua frère ou ne vient jamais seul. || Le malheur ou le diable n'est pas toujours à la porte d'un pauvre homme, c'est-àdire la chance finit par se lasser d'être défavorable. Il 11 n'y a qu'heur et malheur en ce monde, c'està-dire il y a des gens qui réussissent U où d'autres se perdent.
— HIST. xiu's. En mal eûr, dist Refrangiers, Trop par estes adcs maniers [habile], Ren. 2646. || xvr s. Se ung malheur sur un homme se boute, L'aultre est i l'huysqui la sortie escoute, J. mahot, p. me, dans lACL'BNE. L'heur que j'avois s'est tourné en maleur : Malheureux est qui n'a aucun confort, mabot, ii, 135. <6800 escus, qui n'est pour un roy que quatre parties perdues à la paume, ou un malheur de deux heures au jeu de première, LANonE, 28). Pour néant recule qui malheur attend, cotgrave. Un fol cerche son malheur, id. Bienheureux le malheur qui croist la renommée I desportes, Amours d'Uippolyte, (», Élégie.
— KTYll. Mal, et heur (voy. heub) ; prov. malahur. L'ancienne langue avait le mot malheurté, très-usité.
t MALIIEURE (X I.A) (ma-leu-r'), loc. adv. qui s'écrit aussi à la maie heure, voy. heure, n* (3.
MALHEUREUSEMENT (ma-leu-reû-ze-man), odr. Il 1* D'une manière malheureuse. Il a vécu malheureusement. Vous aviez devant les yeux /exemple de deux faux Démétrius, qui, ayant pris ee nom l'un après l'autre, .ivaient été reconnus pour c« qu'ils étaient et avaient péri malheureusement, POin-EH. IHal. i, Morte mo(/. ||a* Par malheur. Il est arrivé malheureusement que.... I'lll^ieurs de ses domestiques avaient été malheureusement "nourris dans l'erreur que la France tolérait alors, boss. touts de Bourbon. || Quand malheureusement signifie par malheur, il peut se mettre au commencament de la phrase: Malheureusement il a vécu •IMS pourvoir sod nom déshonoré par ses enfants.
— eTT» MaUteurtuee, et le suffixe ment. MAI.UKOREUX, EHSE (ma-leu-reû, reû-z'), adi.
llfQm porte malheur (première acception délerliin«e par le sens propre du mot heur). Il est né •ous une malheureuse étoile. Cette circonstance est dun nulheureux augure. Je suis tenté, mon cher philosophe, de croire avec messieurs de *"i^!*"* g" il y a des jours, des mois et des années ■MQMOfMNs, YOLT. Uu. d^AUmbtrt, » juin (77.i
Il Ce Jo««tf ataœain malheureuse, c'est-à-dire on perd presque touioura après qu'il a donné les cartes ou qu II les a bouftt*. || A>oir U maio malheureuse M pouvoir toucher à rieu «ins le causer. || Fig Avoir U main malbaurause, réussir mal dus tout
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ce qu'on entreprend. || Avoir la main malheureuse, se dit aussi d'un homme qui, ayant eu plusieurs duels, a tué ou blossé chaque fols son adversaire. Il Populairement. Il est malheureux en fricassée, il ne réussit à rien. || Il est malheureux, il se noyerait dans un crachat. j| 2" Qui ne réussit pas, qui a un insuccès. Concurrent malheureux à cette place insigne [le consulat], Votre orgueil l'attendait ; mais en étiez-vous digne? VOLT. i(omesour.i,6. || 3° Qui n'est pas heureux, ô malheureu.se fille. Sur qui j'établissais l'espoir de ma famille; 0 race déte.staljle et digne de son sort, rotrou, Antig. iv, 2. On n'est jamais si heureux ni si malheureux qu'on se l'imagine, LAROCHEF. Max. 49. Quand je suis assez malheureuse de ne vous avoir plus, ma consolation toute naturelle, c'est de vous écrire, sév. 4 4 juin 1675. Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps mortel? BOSS. Bourjoi'nj. Combien «Je fois a-t-elle remercié Dieu de deux giandes grâces : l'une, de l'avoir faite chrétienne... l'autre, de l'avoir faita reine malheureuse! id. Reine d'Anglet. Quand vous vous trouverez malheureux, songez aux plus malheureux que vous : la recette est infaillible, MAiNTENON, Lett. à d'Aubigné, 20 oct. tes). Le plus malheureux de tous les hommes est celui qui croit l'être; car le malheur dépend moins des choses qu'on souffre que de l'imagination avec laquelle on augmente son malheur, fén. Tél. v. On prétend qu'on est moins malheureux quand on ne l'est pas seul, volt. Zadig, 17. Malheureuse j'appris à plaindre le malheur, delille, Pitié, iv. Mais, si nous ne vivons, no mourons qu'une fois, Eh! pourquoi, malheureux sous de bizarres lois, Tourmenter cette vie et la perdre sans cesse ? a. CHÉN. Élég. xxxiii. Il Fig. et familièrement. Être malheureux comme les pierres, être habituellement malheureux ou être extrêmement malheureux (les pierres étant foulées par les pieds de tout le monde). 114' Affligeant, digne de pitié, en parlant des choses. Sa mort a été malheureuse. Une vie malheureuse. Que peut-on imaginer de plus malheureux que de ne pouvoir conserver la foi, sans s'exposer au supplice ? boss. Reine d'Anglet. Et moi je suis venu, détestant la lumière, .... Et m'acquitter, seigneur, du malheureux emploi Dont son cœur expirant s'est reposé sur moi, rac. Phèdre, v, 6. Il Passion malheureuse, passion dont l'objet ne répond pas aux désirs de celui qui l'éprouve. Il B° Funeste, fâcheux, préjudiciable. Une année, une époque malheureuse. Une guerre malheureuse. Que je vous connais bien, mon père, et que j'ai de douleur de voir que Dieu vous abandonne, jusqu'à vous faire réussir si heureusement dans une conduite si malheureuse I pasc. Prov. xvii. Souvent il se disait en son coeur que le plus malheureux eflet de cette faiblesse de l'âge était de se cacher à ses propres yeux, boss. le Teilier. Tous deux ils préviendront tes conseils malheureux, rac. Théb. i , 5. Kt toi, fatal tissu, malheureux diadème... jD.Mithr. v, i. Ce malheureux amour dont votre âme est blessée, volt. Zaïre, v, 3. Ce malheureux talent de tromper et de plaire, id. Tancr. 11, 4. Cet esclave, sa mort, ce billet malheureux, id. 16. iv, 6. || Malheureux à. La crainte qu'un si grand voyage (à Kome] ne fût malheureux à la vie de son mari [le duc de Chaulnes], sév. 4 sept. tes». \\ 6' Que la nature n'a pas favorisé. L'Arabie déserte est le pays malheureux habité par quelques Amalécites, Moabites, Madianites.... volt. Mœurs, introd. || Mémoire malheureuse, mémoire qui retient difficilement. Il 7° Par exagération, qui manque des qualités requises. Convenons que c'est un grand homme [Corneille] , qui fut trop souvent différent de lui-même , sans que ces pièces malheureuses fissent tort aux beaux morceaux qui sont dans les autres, volt. Comm. Corn. Tile et Bérén. 1, 3. Les malheureuses expériences de Needham [sur la génération spontanée], si bien convaincues de fausseté par M. Spallanzani, 10. Singul. na(. xiii. Ces malheureux écrivains, ridicules par la vanité au sein même de l'indigence, dont la prétention est d'avoir évité l'esprit dans leurs ouvrages, d'alemb. Éloge Destuuches. || Facilité malheureuse, facilité dont on abuse, qui ne produit que de mauvais ouvrages. Il Plaisir malheureux, plaisir qu'on ne devrait pas prendre à Quelques étrangers mal instruits qui se livrèrent .sans aucune raison à ce plaisir malheureux de supposer do grands crimes 4 ceux qu'on croit intéressés à les commettre, volt. R««i>, 11,47. Le malheureux plaisir que vous vous êtes toujours fait de vouloir humilier les autres hoiumes, 11). lett. au roi de Prusse, ai avril I760, 118" Il tK dit pour qualifier des choses ou des pcr-
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sonnes dont on se plaint, sans vouloir dire pat là qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Ma malheureuse chanson court la ville. Dans Rome oii je naquis, ce malheureux visage D'un chevalier romain captiva le courage, corn. Poly. i, 3. Je fais raille complimeiits à M. l'abbé Renaudot, et j'exciterai ce matin M. de Croissy à empêcher, s'il peut, le malheureux Mercure galant de défigurer notre victoire, rac. lett. 38 à Boileau. C'est une affaire de conscience que vous ne sauriez prouver, et ce malheureux soufflet a eu des témoins, mariv. Pays, parv. 4* part. Il arrive, ce malheureux baron ; i! a gagné son maudit procès que l'on croyait immortel, ID. Préjugé vaincu, se. 8. C'est que je n'en puis plus, c'est que j'ai absolument perdu la santé, et qu'étant menacé de perdre la vue, tout ce que je peux faire, c'est de dicter une malheureuse lettre, volt. Lett. Chauxelin, 2 avr. 4 764. Ce malheureux baiser donné par sa princesse au roi d'Egypte, ne lui laissait pas [à Amadan] assez de liberté dans l'esprit pourétudier les hautes sciences, id. Princ. de Babyl. 8. Le voilà fou, dit mon père à ma mère, si vous ne lui faites pas quitter ce malheureux latin; et l'étude fut suspendue, marmontel, Mém. 1. 1| 9» Qui mérite peu d'attention, de considération. 11 y avait alors dans le camp moscovite une femme aussi singulière que le czar même ; elle n'était encore connue que sous le nom de Catherine ; sa mère était une malheureuse paysanne du village de Ringen, en Estonie, VOLT. Charles Xll, 6. Devais-je m'expliquer devant un malheureux valet? beaumarch. Ifère coup. 11, 20. Il 10° De qui on a mauvaise opinion. Voilà qu'Arius, ce malheureux prêtre, lui suscite [à l'Église] de plus grands troubles qu'elle n'en avait jamais souffert, boss. Hist.ii, 7. Je soupçonne violemment ce malheureux Italien-là d'être l'auteur de toutes les noirceurs qu'on vous a faites, collé. Partie de ch. m, 44. || Méchant, criminel. Pleure, Jérusalem, pleure, cité perfide, Des prophètes divins malheureuse homicide! rac. Ath.m, 7. || 11» S. m. et f. Un malheureux, une malheureuse, celui, celle qui est dans le malheur. Le trône bien souvent porte des malheureuses, rotrou , Yencesl. 11, 2. Un malheureux comme moi qui ne sort jamais de sa chambre ne connaît bien les choses et les personnes que sur le rapport des autres, scARR. Lett. OEuvr. t. 1, p. 264, dans pougens. ' Plaindre les malheureux n'est pas contre la concupiscence; au contraire, on est bien aise d'avoir à rendre ce témoignage d'amitié, et à s'attirer la réputation de tendresse sans rien donner, pasc. Pens. VI, 34 ,éd. HAVET. Que de pauvres, que de malheureux, que de familles ruinées pour la cause de la foi ont subsisté pendant tout le cours de sa vie par l'immense profusion de ses aumônes! boss. Reine d'Attglet. Un malheureux s'attache à qui plaint sa misère, qdi- NABLT, Agrippa, n, 3. Engraisse-toi, mon fils, du suc des malheureux; Et, trompant de Colbert la prudence importune. Va par tes cruautés mériter la fortune, boil. Sot. viii. Rien ne rafraîchit le sang, comme de secourir les malheureux, volt. Lett. Boisgelin, mars 4767. Deux malheureux sont comme deux arbrisseaux faibles qui, s'appuyant l'un l'autre, se fortifient contre l'orage, id. Zadig, 17. À tous les malheureux je rendrai désormais Ce que dans mon malheur je dus à ses bienfaits, a. CHEN. Idylles, le Mendiant. Hélas! les malheureux sont dos objets sacrés, ducis, Abufar, i, 4. || 12* 11 se dit pour exprimer la colère, le dépit contre quelqu'un. Les malheureux, qui m'ont obligé do parler du fond de la religion ! pasc. Peiis. xxiv, 83, édit. iiAVET. Malheureuse! quel mot est sorti de la bouche! RAC. Phèdre, l, 3. Malheureux! vous quittez le maître des humains Pour adorer l'ouvrage de vos mains, id. Esth. n, 9. Malheureuse, dis-moi seulement s'il re.spire, id. Bajai. v, 8. Malheureux que VOUS êtes! vous avez dans vos mains des lettres qui contiennent des ordres prompts et violents, monteso. Lelt. pers. 4 60. || C'est aussi un terme de reproche iju'on s'adresse à soi-même.Tii pleures, malheureuse I [Rovane se parle à elle-même] ah ! tu devais pleurer. Lorsque , d'un vain désir à ta perte poussée.... RAC. Baj. IV, 6. Il 13° Un malheureux, un méchant homme, un homme méprisable. Ce malheureux, étant interrogé, avoua qu'il avait pris quelques plats d'étain à vos pères, pasc. Prov. vu C'est un grand malheureux, regnard, le Joueur, m, 4 3. Je serais un grand malheureux de m'exposer à rompre avec elle à si bon marché, le sage, Turcaret, 1, 2. Ah I le malheureux! me répond le portier, il est au For l'Evèque, il nous a escroqué à tous le peu d'argeut que nous avions, marmontel, Mém. m. || Au fémiuiu, une malheureuse, vue feramo méprisable, do
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mauvaise vie Quelque malheureuse Dont le noble ta4ent est celui de coureuse, hauteroche, Espr. fclUt, I, *. Moi, j'ai peint tout cela d'une couleur liïreuse. Et la femme, en ire nous, comme une malheureuse, C0U.IN d'uarlev. Vieux célib. i, 6. {{ Pio- Terbes. Les malheureuxn'ont point de parents, c'està-dire tout le monde les abandonne. || Le gibet n'est fait que pour les malheureux, c'est-à-dire les riches s'en sauvent par l'argent.
— SYN. MALHEUREUX, MISÉRABLE. Étymologiqiienient, le malheureux est celui qui a mauvaise chance; le misérable est celui qui est digne de pitié. Toutes les fois que l'idée de chance, de sort, se présente, c'est malheureux qu'il faut employer ; on est malheureux au jeu, et non misérable. Toutes les fois que l'idée de pitié, de misère, prévaut, c'est de misérable qu'il faut se servir ; le jeu ruine et rend misérable ; si on disait malheureux, on exprimerait une nuance différente. Quand malheureux et misérable sont termes de colère, ils sont équivalents.
— HlST. XIII' s. Et Ysengrin [le loup] tôt coi se pist Grant pièce après, et puis si dist : Haï! maleQreus chaitisi iien. 7665. ||xV s. Dame, dist le chevalier, toute personne doit doubter [craindre] sa perte ; car la pierre chet voulentiers sur le plus malheureux, Perceforest, t. m, f° 34. ||xvi's. Camillus, ayant ouy ces paroles, trouva l'acte bien malheureux et meschant, amyot, Cam. ts. Qui ont perdu d'un malheureux plomb ce frère, mont, i, 22. Que la malheureuse avene Ne foisonne sur la plaine, Ny toute autre herbe qui nuit, du bellat, vii, «, reclo. Qui avec malheureux couche, il a froid quoy qu'il luy touche, génin, Récréât, t. 11, p. 248. Plus malheureux que le bois dont on fait le gibet, cotghave.
— f.TVM. Mal, et heureux; bourguign. maulhurous; Berry, malhureux ; wallon, jndi'/iurellf ; picard, malhureux; provenç. malauros. malahtiros. L'ancienne langue employait beaucoup ime autre forme, malheiiré.
MALHONNÊTE (ma-lo-nê-f), adj. || f Qui manque à l'honneur, à la probité. Un homme de bien ne saurait empêcher par toute sa modestie, qu'on ne dise de lui ce qu'un malhonnête homme fait dire de soi, LA BRUY. v. Il est difficile qu'un malhonnête homme ait assez d'esprit : un génie qui est droit et perçant conduit enfin à la règle, à la probité, à la vertu, ID. xi. Toutes les fois que l'on défend une chose naturellementpermise ou nécessaire, on ne fait que rendre malhonnêtes gens ceux qui la font, iiONTESQ. Esp. XXI, 20. Il Une malhonnête femme, une femme qui manque aux lois de la pudeur. Apprenez, lui dit la belle dame chez laquelle il soupait, que celles qu'on appelle quelquefois de malhonnêtes femmes ont presque toujours le mérite d'un très-honnête homme, volt. Babouc. \\ En cet emploi, malhonnête précède toujours son substantif, qui est un nom de personne. || Il se dit aussi des choses. Une' action malhonnête. Fervaques avait été conseiller au parlement deMetz, après avoir éprouvé à un siège qu'il n'était pas propre à la guerre, sans avoir pourtant rien fait de malhonnête, ST-siM. 55, <73. Pourquoi me soupçonner d'im dessein malhonnête, quand je fais une action honnête ? volt. Écoss. II, «. Il S* Qui mamiue à la civilité. Un homme malhonnête. Oui, c'e<t vous, malhonnête que vous êtes, MARITAUX, l'Épreuve, (8. ||En cet emploi, il suit toujours son substantif, qui est un nom de personne. || Il se dit aussi des choses. Un procédé malhonnête. || 3* Malhonnête homme se disait au XVII* siècle pour homme peu distingué, par opposition à honnête homme. Les femmes dont on ne parle point, c'est qu'elles font leurs affaires plus secrètement, et avec quelque malhonnête homme sans conséquence, BUSST, llist. amour, det Gaules, 1. 11, p. 52.
— REM. Vous êtes un malhonnête, passez votre chemin; taisez-vous, malhonnête; cela se dit populairement; mais cela ne i^e dit pas autrement.
— SYN. malhonnête, déshonnêtb. Ces deux mots ne diffèrent que par le préfixe. Malhonnête désigne les manquements contre la bonne foi, la probité, et au.ssi contre la civilité ; déshonnête, les manquements contre la pureté, la pudeur.
— ETVM. if a/, et himnéte.
MALUO.NN&FEMENT (ma-lo-nô-le-man), adv.
D'une manière contraire i la probité. En user malhonnêtement. Il D'une maniera incivile. Il répondit malhonnêtement.
— f.TYM. Kalhnnnde, et le suffixe ment.
MALHO.VNRtETÊ (ma-lo-nê-te-té) , ». /'.||1" Manque d honnêteté, de civilité, de bienséance. Un homme qui avait la malhonnêteté d'être jaloux de M femme, hamilt. Gramm. H. || Parole ou action iuoivilo. Faire des malhonnêtetés à quelqu'un.
OICT. DE LA LANGUE EHANCAISE.
Il 2° Manque de probité. || Acte où manque la probité.
— ÉTYM. Ifolpour maie au féminin, et honnêteté.
MALICE (ma-li-s'), s. f. || 1° Inclination à malfaire. 11 te restait encor, pour comble de malice, À le lier d'amour avecque Massiiiisse, mairet, Sophon. I, 4. La justice du simple rendra sa voie heureuse, le méchant périra par sa malice, saci. Bible, Prov. de Salom. xi, 5. Ne nous traitez pas selon notre malice, mais selon vos miséricordes, lo. ib. Machab. i, xui, 46. Nous faire plaindre l'aveuglement de ceux qui apportent la seule autorité pour preuve dani les matières physiques au lieu du raisonnement et des expérience», et nous donner de l'horreur pour lamalice des antres, qui emploient le raisonnement seul dans la théologie, au lieu de l'autorité de l'Ecriture et des Pères, pasc. Fragm. d'un traité de vide. On verra, par cette réponse, et notre innocence et la malice de ceux qui nous ont imputé des impiétés dont ils sont les uniques inventeurs, id. Prov. xvii. Nous voyons que les premiers hommes, lorsque le monde plus innocent était encore dans son enfance, remplissaient des neuf cents ans parleur vie, et que, lorsque la malice s'est accrue, la vie en même temps s'est diminuée, Boss. Yolande de Monterby. Lorsqu'une âme si pure se croyait tellement plongée dans la malice, id. États d'orais. ix, 3. Une pleine résistance à ce remords suppose la malice la plus invétérée et la plus insurmontable, bouroal. 9* dim. après la Pentec. Dominie. t. m, p. <74. Que les guerres sont permises pour assurer la paix, pour protéger l'innocence, pour arrêter la malice qui se déborde, et pour retenir la cupidité dans les bornes de la justice, flêch. Turenne. Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui La bassesse et la malice Qu'il ne se sent point en lui, rac. Esth. III, 9. Ce que j'en fais, c'est par malice ; Je n'aime point Lubin, mais je veux me venger, dancoort, Com. des comédiens, divert. se. 3. Les discours sont si sujets à interprétation, il y a tant de différence entre l'indiscrétion et la malice, montesq. R'p.xii,<2. Je reconnais bien là sa malice, volt. Facét. Diatr. du doct.Akakia. || Malice noire, profonde perversité. Je vousconjure d'oublier le crime de vos frères et cette malice noire dont ils ont usé contre vous, saci, BibU, Genèse, L, (7. Son cœur n'enferme pas une malice noire, rac. Brit. v, S. Et jamais ma noire malice N'a fait pâlir la vérité, chaul. à Lafare. \\ Malice noire, action de méchanceté horrible et réfléchie. Il 2° Il se dit aussi des choses. La malice de ses discours. La malice de cette hérésie [pélagianisme] consistait en ce que, niant la grâce de Dieu, elle attribuait tout <e bien à notre mérite, boss. Réfut. catéch. Ferry, i, 11, <î. Les dérèglements n'ont pas pour cela perdu 'eur malice, mass. Carême, Élus. Il Dans le langage les casuistes et autres, la malice du péché, ce que le péché a de malfaisant. Le dérèglement, l'iniquité, la laideur, la malice même du péché, boss. 3* sermon, Circonc. <.||3" Action faite avec malice. Une coupable malice. On sait toutes les malices dont il est capable. || Fig. Aux malices du sort enfin dérobez-vous, rac. Esth. 111,1 . Il 4* Inclination à faire de petites méchancetés,par badinage. Mais jeveux que le sort, par un heureux caprice. Fasse de vos écrits prospérer la malice, boil. Sat. IX. Sa malice fut plus légère, plus piquante, plus féconde en idées originales et plaisantes qu'elle n'avait jamais été, uarmontel, Uém. vu. De la faiblesse sans bonté, de la malice sans noirceur, des ressentiments sans colère, l'insouciance d'un avenir qui ne devait pas être le sien, id. 16. XII. Il 5* Petite méchanceté, faite par badinage. Qui, cherchant dans ses vers la seule vérité. Fit, sans être malin, ses plus grandes malices, boil. ÈpUre X. Le roi se permettait rarement des malices, mais il y avait des gens pour lesquels il y succombait, st-sim. 97, 24. Les gens malins feraient tout le contraire, ne fût-ce que pour me faire des malices, VOLT. Princ. d'aet. 44. Et leur rendre, à mon tour, malice pour malice, collik d'hahlev. Ualiee pour malice, i, 4 3. || Entendre malice à quelque chose, y donner un sens détourné, un sens malin. || No pas cnlen'tre maliceà quelque chose, faire ou dire quelque chose sans mauvaise intention. || Ne pas entendre malice, signifie aussi être simple, niais. || Fig. et familièrement. Un innocent fourré de malice, celui qui est malicieux et qui feint d'être simple et bon. || La belle malice I Voyez la malice 1 se dit, par plaisanterie, en imputant à malice ce i quoi on ne veut pas répondre sérieusement. L'auteur n'est ni poli ni gai.... il m'appelle Capanée, quoique je n'aie jamais été au siège de Thèbo»; Il voudrait me faire jasscr pour un impie; voyez la malicel volt. Lclt. d'Argental, ïojuia 47«7.
— SYN. MALICE, malignité. Ces deux mots sont très-voisins, puisqu'ils dérivent tous deux de l'adjectif latin malus, méchant, et ne diffèient que par la terminaison. Mais on remarquera d'abord que malignité a beaucoup moins le sens favorable que malice a quelquefois, celui de petite méchanceté, d'espièglerie. Puis on peut dire en général que la malice désigne malfaire, mal agir, et la malignité l'inclination à faire du mal.
— HIST. XII* s. Ne nos rendez pas selonc nos malices , mais selonc ta debonnaircté , Jfachab. 1, 4 3. Une seule tesche [tache] avoit maie. Dont U sodomite sont pale ; Ne sot l'en en lui aultre vice, Ne ne faisoit aultre malice. Brut, f° 402, dansLA- CURNE. Pur co s'est mult 11 reis de s'ire refrénez, E desfais li malices qui dune ert [était] aprestez. Th. le mart. 43. E ore t'ad rendud Deu ta malice sur Irf chief. Bois, p. 23.1. || xui' s. Que trestousleurmalices leur retourne à contraire, Berte, Lxix. Et quant il voit que il s'atornent à malisse.... dont en prent-il si cruel vengance , henri de val. i. || xiv* s. Et cest moien est ou milieu de deus malices ou vices desquelles uneestselon....oHESME,£'ift. 46. Pourquoy nous, qui ne voulons souffrir telles fraudes et malices estre faits ou préjudice de nous et de nostre peuple.... Ordonn. des rois, i. v, p.404. ||xv' s. Et tant fit par son subtil malice et engin que.... froiss. 1, I, «. Plus de foUye que de malice, comm. v, 47. Il ivi* s. Lorsque le chancre est ja accreu, il répugne par sa malice à tous remèdes, paré, v, 26.
— ETYM. Bourguig. maglice; provenç. malicia, malissa ; espagn. malicia; ital. maliiia ; du lat. malitia ; de malus, méchant (voy. mal). On remarquera dans l'historique quema!ic« est quelquefois masculin.
t MALICET (ma-li-sè), s. m. Nom d'une espèce de farine. Quel diable d'amphigouri me failes-vous sur les grains? il y a à la halle deux sortes de farine : il y a la farine dite malicet, du nom do celui qui la fournit, qui est plus belle, plus chère, et peut-être dans des sacs cachetés.... dioer. Mém. Lett. 4 4 9, du 4 6 nov. 4 768.
MALICIEUSEMENT (ma-li-si-eû-ze-man ), adv. D'une manière malicieuse. Vous abusez malicieusement de quelques paroles ambiguës d'une de ses lettres, qui, étant capables d'un bon sens, doivent être prises en bonne part, selon l'esprit de l'Église, et ne peuvent être prises autrement que selon l'esprit de votre société, pasc. Prov. xvi. Ils [les protestants] nous ont malicieusement imposé que nous ruinions l'adoration du seul Dieu et cette salutaire confiance au seul Jésus-Christ, boss. liéfut. catéch. Ferry, Préambule.
— HlST. xiii* s. Le [la] justice doit moult regarder à l'entencion que li pères ot à ester l'enfant hors de se [sa] garde, se le [la] coze fu fête malicieusement ou non, et selonc ce que il trueve, il en doit ovrer, beadm. XXI, 24 . Il XIV* s. La confession ainsi malicieusement faite ne seroit pas valable, Ménagier, 1, 3. Il XVI* s. Ils [ceux qui rabaissent les grands hommes] ne font pas tant malicieusement, que lourdement et grossièrement, les ingénieux à tout [avec] leur mesdisance, mont, i, 265.
— ÊTYM. Malicieuse, et le suffixe men(; provenç. maliciosamen ; espagn. maliciosamente ; ital. maliiiosamente.
MALICIEUX, EUSK (ma-li-si-eù, eû-z'), ad). Il 1° Qui a de la malice. Il faisait assoz bien de méchants vers; d'ailleurs nullement homme d'honneur, malicieux comme un vieux singe, et envieux comme un chien, scabr. Jlom. com. I, 5. On prétend que vous êtes un ignorant; cela ne me fait rien; mais on ajoute que vous êtes malicieux, et cola me fâche, car je suis bon homme, volt. Écoss. i, 4. Il Substantivement. C'est un malicieux. || Cheval malicieux, cheval qui rue de cûté, qui use d'adresse contre celui qui le monte ou qui l'approche. Il Où il y a de la malice. Intention malicieuse. Arrêter le progrès d'une procédure malicieuse, iio.ss. le Tellicr. || 1" Qui fait de petites méchancetés par badinage. Un enfant malicieux. Il est malicieux comme un petit dragon, boi rsault, Fabl. d'Ésope, m, 6. Qu'il ne leur est permis de se montrer sensibles qu'avec délicatesse, instruites quaveo modestie, passionnées qu'avec pudeur, malicieuses qu'avec l'air d'un badinage innocent et léger, uarmontel, Élém. lilt. Œuv. t. vu, p. 406, dans pouoens.
— HlST. XII* s. Sis maris [son mari] fut durs e pcsme [très-méchant] emalicius, Hais, p. 96. Qui a les ieulz gros et grans, si doit estre leiiz et pesanz; et qui les a enfus.sés et pctis, si doit estre malesieui et cngignierrcs [tioin[ieiir], Fisiognomia, p. 2«. Garde que tu no dies malicious moz; car li prophètes dit : riiex dcstruit les lèvres malicicu.scs,
MAL
BRUN. LATini, TTisoT, \>. 3S8. fll| 86 fist seigneur, et trouva h™"» »«»'^''' "• «=°'"'"* P»'"="'"^'' '^ dfpirli tout »us baron», pour «voir leur cuers et leur «races, «Ane poi, p. '»«• Saiehedin» estoit sages et malicieu», et bien savoit oonoistre son pis et son mieus, Chr. dt llaint. m. Li rois secort par ccsie loi CM qui ont esté deceu par tricherie et par mellée, que li malicieux et li tricheor ne gaignent nas par lor malice, et que li simple n'i perdent, tir. dejott. H* Il xiv s. Ces serpens qui sont Ters nous ne sont pas si malicieus ne si venimeus si com il seroient s'il hahiloient es chaudes régions, h. db dOHiiBviLLB, f* 86. || XVI* S. Un enfant affine son compaigDon par quelque malicieuse tromperie,
KONI. 1, «07.
— ÊTYM. Picard, malichieux; provenç. mahctos; e~pagn. malieiuso; ital. maliiioso; du lat. maliliotvt ; de malitia, malice.
t MAU<:ORK (ma-li-ko-r')ou MALICORIUM (mali-ko-ri-om') , t. m. Écorce de la grenade.
— ÊTYM. Lat. malicorium, de mOium, pomme, et coritim . peau, cuir.
t UALIKORHK (ma-li-for-m*), adj. Terme de botanique. Oui a la forme d'une pomme. Fruit maliforme.
— BTYM. Lat. md'um, pomme, et forme.
MALIGNEMENT (ma-li-gne-raan), adv. Avec malignité. Ces séditions, malignement imputées aux chrétiens innocents, volt. Fol. et Ugisl. Tolér. des martyrs. || Avec malice. Un trait malignement décoché. Finette sous ses doigts malignement sourit, DESTOUCHF.s, Philos, marié, iv, «,
— f.TYM. Maligne, et le suffixe men(; provenç. malignamfn.
MALIGNITÉ (ma-li-gni-té), «. f. || 1* Inclination i faire, à penser, à dire du mal. Je n'ai pas cette basse malignité da haSr un homme à cause qu'il est au-dessus des autre.f, voiturk, Lett. 7*. La malignité qui est cachée et empreinte dans le cœur de rhomme, pasc. Pens. xxv, U4, éd. bavet. Quand la malignité a la raison de son côté, elle devient fière, et ét.ile la raison en tout son lustre, :n. ib. vi, lï. Soutenir le ministre éloigné [Mazarin] contre sa mauvaise fortune, contre la malignité de ses ennemis, boss. le Tellier. Ainsi parle un esprit languis- .«ant de mollesse. Oui, sous l'humble dehors d'un respect aflecté, Cache le noir venin de sa malignité, BOiL. Sat. IX. Ou plutôt n'est-ce point que sa malignité [de Néron] l'unit sur eux l'appui que je leur ai prdtéT bac. Brit. i, t. Peut-être, par la malignité de la pauvre nature humaine, rempUe de faiblesse en bien des choses, serions-nous assez aises, tant que nous sommes ici, de bien faire de notre cfité, et que nos camarades ne fussent pas si heureux du leur, et, par cette raison, on ne se donnerait les uns aux autres les assistances assez promptes. Lettre de Luxembourg à Louvois, dans Bévue des Deux-Mondes, t" fév. <86a, p. 62». Le Yoile de la modestie cache le mérite, et le voile de l'hypocrisie cache la malignité, la brut. xii. D'autres furent assez perfiiies pour confondre les défauts avec les vices, et le mérite avec le ridicule : espions dans la société, délateurs sur le théâtre, ils livrèrent les réputations éclatantes i la malignité de la multitude, babthKl. Aruich. ch. <». || Fig. Il se dit de certaines choses. La malignité du sort, de la fortune. C'est la malignité de ces impressions Oui nous a bit avoir ces noires visions, tbistan, Panthée, ii, i. Oue s'il [l'esprit d'indocilité des béritietl s'est montré tout entier à l'Angloterie, et si sa malignité s'y est déclarée sani réserve . les rois en ont souffert, mais aussi les rois en ont été cause, B<iBS. Reine d'Anglet. || 2* Qualité nuisible, dangereuse. Corriger la malignité de l'air. Et parce que les dites vapeurs ont certaine malignité.... mol. If('d. malgii lui, ii, «. Une cuisse et les jambe» enflée»; quelle malignité d'humeurs I siîv. 48 sept. • «77. Il Terme de médecine. Caracliire grave et insidieux d'une maladie quelconque. La malignité de cPrUne» fièvre». [\ Fig. Il [Jésus-Christ] trouve pour nou» Uni da tenUlion» et une telle malignité dan» Inu» les plaiiin, qu'il vient troubler le» plu» innoeenU dan» se» élu», soi». Mar.-TMr \\ »• CaracUre de celui oui e»t malin, malicieux. Êpigramme» de Martial : Homme aime U malignité ; mais ce n'est pas contre le* borgne* ou le» malheurcui, mai» contre les heureux «uperbe», rA»c. Prns. vi, m éd ■Avrr. Etourdi, badin, malin, mail d'une milil giiité gaie, j. ;. BOUS». Confest. vi.
— HIST. Mv 1. Pour la folonnie et malinnilé da leur coange qui est trè»-gr»nl, obesmb, TMse d< MïumBB. Il ivr ». Le, convice», le» courroux le» •nvie», iM malignitei sont tache* de ceuU qui le» . AMTOT, Vt In ira,,.,, timt, n . Le [»orpoi.l]
ODl .
MAL
pournsseur a esté ainsi nommé pour autant que la partie de ceux qu'il a mordus est subitement pourrie par la malignité de son venin, paré, xxiii, 2*. Socriite.... con.servant pour son exercice la malignité de sa femme, qui est un essay à fer esmoulu, MONT. 11, H«.
— ÉTYM. Provenç. malignitat; cspagn. malignidad; ital. malignilà; du lat. malignitatem, qui vient de maligrtus, malin.
MALIN, MALIGNE (ma-lin, li-gn'; au masculin, la finale m devant son substantif commençant par une voyelle garde le son nasal et l'n se lie : le ma-lin n-esprit), adj. \\ 1* Oui a de la malignité, qui se plaît au mal. Nous qui sommes si indiscrets et si malins dans nos paroles, fBn. t. xvu, p.2i8. Il Substantivement.T'ai-je peint la maligne aux yeux faux, au cœur noir? boil. Sot. x. || L'esprit malin, le malin esprit, ou, absolument, le malin, le diable. Tout le monde est sous l'empire du malin, SACi, Bible, St. Jean, i" épit. v, t9. Jo crains, dit-il, les ruses du malin, la pont. Herm. Ces visites, ces bals, ces conversations Sont du malin esprit toutes inventions, mol. Tart. i, (. Ne faut-il pas être possédé du malin pour s'exlerminprau lieu de couler doucement sa vieî volt. /,«((. en t)frs et en prose, 78. Il L'enfant malin, l'Amour. L'enfant malin et trompeur ne caressait que pour trahir, pén . Tél. vu. |l En ce sons, il se dit aussi des choses. Interprétation maligne. 'Votre douceur maligne autant qu'ingénieuse Pour rendre de mon rang la hauteur odieuse, quinault, Pausan. i, 4. Us semaient adroitement leurs accusations malignes comme des plaintes de l'injustice de leur ami, l. i. rouss. Confess. x. || Maligne joie, la joie qu'on a du mal d'autrui et qu'on voudrait cacher. Mon cœur en prend par force une maligne joie, corn. Poly. m, i. Un Krançiiis qui était avec moi m'avoua qu'il sentait une joie maligne de voir que les Anglais, qui nous reprochent si hautement notre servitude, étaient esclaves aussi bien que nous [il s'agit de la presse des matelots], volt. mél. litt. à M*"'. Il Malin vouloir, intention maligne, intention de nuire. 11 a un malin vouloir, il a du malin vouloir contre moi.... Ce doucet est un chat Oui, SOUS son minois hypocrite, Contre toute ta parenté, D'un malin vouloir est porté, la pont. Fabl. VI, s. Il 2' Qui se plaît à dire ou à faire de petites méchanceté» pour se divertir. Un esprit malin et un bon cœur. D'un trait de ce poème [la satire] en bons mots si fertile, Le Français, né malin, forma le vaudeville, boil. ilr( p. ii. Je ne vis de mes jours plus maligne femelle, destouch. Irrésolu, iv, 4. 'Voilà tout ce que je peux répondre, moi malingre et affaibli d'une fluxion sur les yeux, au plus malin des rois et au plus aimable des hommes, quimo fait sans cesse des balafres et f;'..i crie qu'il est égraligné, volt. Letl. roi de Prusse, juin 475». Je suis obligé en conscience de vous dire que ja ne suis pas né plus malin que vous, et que dans le fond je suis bon homme, m. Lett. l'abbé Trublet, 27 avr. 1764. Elle passait pour maligne; et, dans une aussi grande dame, cette réputation me faisait trembler, i.i. roi ss. Conf. X. Il II se dit aussi de» choses. Un œil malin. Un regard malin. De malins couplets. Souvent j'habille en vers une maligne prose ; C'est par là que je vaux, si je vaux quelque chose, boiL. Sat. vu. Quoiqu'il fût impossible D'avoir l'air plus malin, BÉBANO. De prof. || 8" Fin, rusé, en parlant des personnes. 11 est trop malin pour se laisser attraper. Il Substantivement. C'est un malin, on ne l'attrapera pas facilement. Ma prophétie a été accomplio encore plutAt que je ne croyais, en dépit des malins qui niaient que je connusse l'avenir, volt. Letl. envers et en prose, 4 40. {{ 4" Qui a quelque qualité mauvaise , nuisible. Maligne influence , TRISTAN, U. de Chrispe. m, 4. Une vapeur maligne en ma tête est montée, id. ib. v, 4. Telles tout les malignes qualités de la volonté humaine, BOURDAL. Pensées, t. ii, p. 483. Soit que l'intempérie des saisons eût laissé dans les airs quelque maligne impression.... fl£ch. Due de Mont. C'est par là qu'un auteur que presi>e l'indigence Peut des astres malins corriger l'influence, boil. Sac. i. Il II »e dit des maladie» qui présentent le caractère delà malignité. Pustule maligne. || Ulcère mulin, ulcère de mauvaise nature et qui tend incessamment à faire des progrès. Il Fièvre maligne, ancien nom des fièvres graves, et qui, dans le langage actuel de la médecine, n'a plus de sens déterminé.
— REM. La Fontaine a dit maline au singulier: c'est un archaïsme de prononciation : Elle avait évité la |>erfiile machine, Loi-sque, se rencontrant ■ou» la main de l'oiseau. Elle sent son ongle maline, Fnhl. VI, e. On remarquera auasi ongle »\i féminin.
MAL
En Normandie et dans d'autres provinces, le peuple prononce maline.
— HIST. xiii* 9. Ou se Diex par tes visions Envoie revelacions. Ou li malignes esperiz, Por mètre les gens en periz, la Hose, l «7 1 1. || xv* s. Sur cela fondant ma raison. Pour guarir une soif maline, J'ai recours au bon vin comme à ma médecine, bassel. IV. Ijxvi* e. Ulcères malignes, pakiî, xi, 4t.
— ÊTYM. Provenç. maliçine; espagn. et ital. maligno; du lat. malignus, dérivé de maluî, méchant. Le wallon dit maliynant, qui est le participe présent d'un ancien verbe maligiier, d'où l'anglais maliynant.
MALINE (ma-li-n'), ». f. Terme de marine Grande marée ou marée de nouvelle et de pleine lune. Il Grande maline, maline d'équinoie. X l'époque des grandes malines.
— HIST. XVI* s. Et lor» estant la maline, les galères passèrent facilementsur les baltures et platins, où les navires n'estoient point ancrez, d'aub. Uist. ii, 302.
— ÉTYM. Lat. tnaWna, grande marée, opposé à ledo, ledona, petite marée (quicherat, 4ddendo). Le mot parait être d'origine germanique ; on le rattache à l'anglo-saxon magie, grand.
MALINES (ma-li-n') , s. f. Dentelle très-fine qui s'est fabriquée originairement dans la ville de Malines en Flandre. Mouchoir en malines. Une belle malines.
— ÉTYM. Malines.
MALINGRE (ma-lin-gr'), adj. Qui est d'une complexion faible. Enfant malingre. Votre très-vieux et très-malingre serviteur qui vous est bien tendrement attaché pour le reste de ses jours, volt. Lett. Mme du Deffant, 2 sept. i770. Je suis un plaisant chambellan ; je n'ai d'autre fonction que celle de passer de ma chambre dans l'appartement d'un roi philosophe, pour aller souper avec lui ; et, quand je suis plus malingre qu'à l'ordinaire, je soupe chez moi, m. Lett. Mme de Fontaine, 48 mars 4762. || Qui a peine à recouvrer ses forces, après une longue maladie. M. le marquis de Termes qui arriva hier tout malingre de goutte et de colique, sÊv. 366. || Substantivement. Si notre Comtat eût été sur cette vie [celle du nouveau pape], il nous aurait duré longtemps; mais le malingre fie dernier pape] mourir au bout de l'an I sév. 27 nov. 4689. Vie de malingre, vie insupportable, mort continuelle avec des moments de résurrection, volt. Lett. d'Alcmbert, 27 juill. 4 770. Le vieux malade de Ferney présente ses très-tendres respects au jeune malingre de l'hôtel d'Elbeuf, m. Lett. Yilletle, s juill. 4 766. On réfléchit davantage.... on fait moins de cas du monde . et, dès qu'on a un rayon de santé, on court au plaisir; une telle vie ne laisse pas d'avoir son mérite; les malingres ont de très-beaux moments, m. «6. Le roi de Prusse m'a donné la jouissance d'une maison charmante ; mais, tout Salomon qu'il est, il ne me guérira pas; tous les roi» de la terre ne peuvent rendre un malingre heureux, ID. Lett. dArgental, 22 fév. 4761. || Fig. Les malingres, les âmes faibles. Les malingres «ont gens qui connaissent la vérité, mais qui ne la soutiennent qu'autant que leur intérêt s'y rencontre, pasc. dans cotisiN.
— HIST. ivi' s. Malingre, cotobave.
— ÉTYM. Diez le tire de mal, et l'ancien français heingre, languissant, faible-, heingre, à son tour, lui paraît venir du latin xyer, malade, avec l'intorcalation de la nasale n. Le bas-latin maliginosus a le sens de malingre, mais il ne peut donner mo/t'njre.
tMALLNORERIE (ma-lin-gre-rie), s. f. Etat de malingre. Je suis retombé dans mes malingreries, VOLT. /.e((. d'Argmtal, 2 oct. 4 7«6.
MALINTENTIONNE, ÊE (ma-lin-tan-sio-né, née), orfj. Qui a de mauvaises intentions. De» gens malintentionnés, || Substantivement. Un malintentionné. Il II ne se dit guère que de ceux qui sont malintentionné» pour le gouvernement. Je sais que de» politiques ont regardé cette innocente plaisanterie du Temple du goût comme un grave attentat; il» prétendent qu'il n'y a qu'un malintentionné qui puisse avancer que le château de Versailles n'a que sept cioisées de face sur la cour, volt. Temple du goût, Lett. à Cidevtile.
— REM. Au mot INTENTIONNÉ, l'Académie donne malintentionné en deux mots. Il est certain que les mots de ce genre peuvent s'écrire très-bien en deux.
— F.TYM Mal, et t'«(»u(ionn^.
t MALIQUE (ma-li-k'), adj. m. Terme de chimie. Acide malique, acide qui existe dans la pomme, dit successivement acide des pommes, acide malusicn, acide pommique, acide sorbiqiie. || Acide malique inactif, acide composé semblable à l'acide malique, mais dénué du pouvoir rutitolre sur la Uiinièm.
— ÉTYM. I-at. tndlum, p,)in"ie; grec, (ir|>o».
MAL
MVLITORNF. (m.vli-tor n'), adj. Cm a mauTaise façfiii el mauvaises mauiéres. L'r. Ilcr^onll.•lp'(" iiialilorue. Il Substatitivemeut. Un maliiorne, uue malitorne. Nous avons le fils du gentilhomme de notre village, qui est le plus grjnd malitonie et le plus tôt dadais que j'aie jamais vu, mol. Bourg, gent.
m, (2. Il Voy. MABITORNE.
— HIST. xiv s. Redditus vocatos communiter et gallice la marilorne, du cange, mon'lorne. || xvi* s. Malitorne, femme mal bâtie, ouniN, Dict.
— ÉTVM. Ce semble être un composé irrégulier de mal ou mar, et tourné : qui est mal tourné; mais cela est incertain, et maritorne employé au iiv siècle comme désignation de la maltôte ne l'éclaircit pas.
MAL-JUGÉ (mal-ju-jé), ». m. Voy. Juoé.
— REM. Au mot JUGÉ, l'Académie écrit le bien jugé sans tiret. 11 serait mieux d'avoir une règle uniforme pour les deu.T cas.
I MAL1.ARI) (ma-lar), *. m. Petite meule du rémouleur.
MALLE (ma-l') , s. f. || 1* Sorte de cofTre ae oois, ou de cuir, ou de toile, dont on se sert en voyage pour le transport de ses elTets. jj Faire sa malle, mettre, ranger dans sa malle les effets qu'on veut emporter en voyage. |{ Par extension. Faire ses malles, se préparer à partir. Madame, faites vos malles ; j'ai eu la maladresse de laisser apercevoir à Philippe que j'en savais plus que lui, duikr. l'rinc. dépolit. 126. Il Défaire sa malle, en tirer les effets qu'elle contient. Je reviens à la joie que j'eus de recevoir vos deux lettres dans un même paquet, de la main crottée de ce postillon ; je vis défaire la petite malle devant moi, sÉv. <04. ||î- Malle-poste, ou, simplement, malle, voiture par laquelle l'administration des postes envoie le» lettres aux bureaux d'administration et dans laquelle on reçoit quelques voyageurs. Mais la postérité d'Alfane et de liayard, Quand ce n'est qu'une rosse est vendue au hasard, ....Et va porter la malle ou tirer la charrue, BoiL. Sat. v. Il Courrier de la malle, préposé de l'administration des postes chargé d'accompagner les lettres, jl Malle se dit aussi de tout autre mode de transport des lettres. La malle de l'Inde est arrivée à Marseille. || 3" Sorte de panier, dans lequel les petits merciers portent leurs mardi andj ses. || Fig. Il porte toujours sa malle, se dit d'un bossu ; mauvaise plaisanterie tirée des colporteurs qui ont leur malle sur leur dos. || Kig. Trousser en malle, enlever par surprise et promptement (locution yieillie et qui signifie trousser et emporter à la façon d'une malle). Il trouva de la vaisselle d'argent dans une chambre et la troussa en malle. C'est pourquoi j'eus grand peur qu'on me troussât en malle, KâGNiP;R, Sat. xi. Il On dit qu'un lioni'.iie a été troussé en malle, lorsqu'une maladie l'a emporté rapidement (locution vieillie). Il 4* Valise que les courriers et les postillons ont derrière eux, et dans laquelle ils portent les lettres.
— HIST. Tiii* ». Uns escuiers as degrCs de la sale Est descendus, si destrousse sa maie, llomaucero, p. 46. Ni ot sommiers à coffres ne dras troussés en maie, flerd;, xxu. || xiv* s. Ce sunt les parties Ricliarl d'Arragon, coffrier : délivré à Regnaudin le Bourguignon, vallet de chambre de la royne, douze malles, c'est assavoir deux pour le lit de la royne, deux pour porter ses materaz, six pour la garderobl>e et deux pour damoyselles, 40 sols pour pièce vallent 24 livres, ns labohde. Émaux, p. 378. || xv s Le mardi tout le jour ordonnèrent ils [les Anglais] li'tirs liesognes, et entendirent à leurs chevaux faire rcferrcr et à emplir leurs malles, froiss. il, ii, ai 5. il xvi* s. Laverdin, aiant mangé en faisant la besogne, trousse en malle son prisonnier, d'aub. Hist. II. 176. Quatre ou cinq gentilshommes se jetterent I ir cmmandement sur leur malle [dosj, qui leur diirin(!rent tant de coups de baslon.... carloix, ii, <H. Ce vaillant prince d'Aumale, Pour avoir fort bien couru, Quoy qu'il ait perdu sa maie. N'a pas la mort encouru, Sat. Min. edit. labittr, p. 26.
— RTVIM. Wallon, maie; provenç. espag. et port, rmila; tas-lat. ma/o; du germanique : anc. haut allem. malaha, maiha, Mcoclie; angl. mail; holi. maal. Le celtique • toMi M mot : bu-bret mal; gaél. main.
MALLfiABILITfi (mal-lé-a-bi-li t4) , ». f. La propriété que p'tss'dont les mét:iui de ('étendre sous le iiisrteau en lames plus ou moins minces, lanilis que la ductilité est la propriété de s'étemlrt) en lih. la mallealii ité est le premier Indice de la ductilité, HUFF. Uitt. min. Inlrod. pari. txp. lEuvret, t. vi, p. 4M. La malléabilité de l'or est telle qu'on peut •n mettre plus de «o oo« feuillet dans 4 millimétré |
d'épatsseur, leooarant. 1| Fig. La mallêabnitê au caractôre.
— ÉTYM. Mallé.able.
MALLÉABLE (inal-lé-a-bl'), adj. || !• Qu'on peut
battre, forger, étendre à coups de marteau. L'or est le plus malléable des métaux. Nous répétâmes, dans mon laboratoire de Montbar, l'expérience de la platine [du platine] malléable, buff. Min. t. v, p. 4f>6, note 0. Il 2° Fig. Souple, docile, qui se laisse manier. C'est un caractère malléable.
— HIST. xiv s. [Les métaux] Après leur fusion, fixables Doivent estre et bien malléables, liât, à l'alch. err. (22. || xvi* s. Iceluy se congeleroit en argent et seroit rendu malléable, paussy, 220.
— ETY-M. Mulléer.
t MALLËAMOTHË (mal-lé-a-mo-f), ». m. Arbrisseau qui croit au Malabar {pavetta indica, L.) , rubiacées.
t MALLÉER (mal-lé-é), V. o. Battre et étendre au marteau. En malléant beaucoup et cliaiilVant peu, on donne au fer plus de force, liUFF. Hitt. min. Introd. part. F.xp. OEuvres, t. vu, p. 67. C'est aux artistes à voir jusqu'à quel point ce métal doit être malléé pour acquérir tout son nerf, ii). ib. p. 81.
— Etym. Lat. malleare, frapper du marteau, de malleus, marteau (voy. mail).
t MALLÉOLAIRE (mal-lé-0-lê-r') , adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport aux malléoles.
MALLÉOLE (mal-lé-o-l'), s. f. Terme d'anatomie. Nom donné à deux saillies osseuses, situées l'une au côté interne, et l'autre au côté externe de la partie inférieure de la jambe; la première est une éminence du tibia, la seconde est formée par l'extrémité tai'sieime du péroné. La malléole interne est très-saillante au jarret du cheval, où son développement anormal constitue la courbe.
His r. XVI' s. L'ouverture de l'artère du malléole, paré, Introd. xxiv, xi, 5. La partie intérieure de l'os de la jambe fait la malléole interne, autrement dit la cheville, id. ib. iv, 36.
— ÉTYM. Lat. malleolus, petit maillet, diminutif de malleus, marteau (voy. mail) : ainsi dit par assimilation de forme. Paré a varié sur le genre de malléole, à cause du latin et de la finale ; aujourd'hui malléole est constamment féminin.
MALLE- POSTE (ma-le-po-sf) , s. f. Voy. malle. t MALLETIER (ma-le-tié), ». m. Celui jui fait des malles. || Adj. Ouvrier malletier.
— ÊTYM. Mallette.
MALLETTE (ma-lè-f), ». f. Petite malle. |) Sac
de toile dans lequel les capucins mettaient leurs provisions lorsqu'ils étaient en voyage. || Bourse à pasteur, plante.
— HIST. XIV* s. Or escoutez de coy elle s'est avisée; Une mallette prist, où l'istoire [l'image] ert [était] boutée, Baud. de Seb. 11, 963. || xv* s. Puis me donna une très belle et riche robbe de velour bleu figuré.... laquelle j'ay en ma mallette ici, Jeh. de Saintré, ch. so.
— ETYM. Diminutif de malle.
MALLIER (ma-lié; l'r ne se lie jamais), ». m.
Nom donné vulgairement au cheval placé dans les brancards d'une chaise de poste. On l'appelle aussi brancardier.
— HIST. XVI' s. Mon mallier s'arresta contre sa coutume, et commença à faire pouf, puuf; je dis à mon varlet : pique, pique, desper. Contes, ax.
— ËTYM. Malle; Berry, mallier, cheval de charge. MALMENÉ, ÊE (mal-me-né, née), part, passé de
malmener. En vérité, mes pères, vous voilà malmenés, et jamais homme n'a été mieux justifié, pasc. l'iov. XV. JJ Par extension, qui a éprouvé grand dommage. ....Enée, Dont la flotte ainsi malmenée.... scabbon, Viry. IV. L'un et l'autre vaisseau Malmené du combat.... LA FONT. Fiancée. Voilà la pauvre Gascogne bien malmenée, sEv. 234.
MALMENER (mal-me-né. La syllabe mt prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je malm^ne, je malmènerai), v. a. || 1" Mener durement, maltraiter de paroles ou d'actions. Le premier qui tomba sous ma plume fut rudement malmené dans une lettre à M. G., 1. 1. bou.ss. Conf. viil. Il 2° l'ar extension, faire éprouver un échec, ime grande perte. L'ennemi a bien malmené l avant-garde.
— HIST. iiii* i. Par le pals molt [ils] se forvoient; Homes et feiiics mal meiu i. iit, l.ai de Mtlion, Et de laim et de fr><i>l [Bertai dct>|>risc et malmenée, llerle, cxv. Nuuvieles li vinrent que Cuiiiain esloient entré en sa terre et Blautiuis, et uiuull malmenoienl sa terre, 11. dk valrnc. 11. || xvi' 9. Les papes qui uni à bon escient miumené nos empereurs, slki- DAN, p. 9U. Noua ne souuivs ingculoux qu'à nutu
MAL
malmener; c'est le vray gibbierde la force de nostre esprit, MONT, m, 382.
— ETYM. Mal, et mener.
t MALNOMMÉE (mal no-mée) , ». ^. Voy. malfamée. f MALOVle (ma-lo-i-l), s. m. Terme de chimie.
Essence obtenue par distillation des pommes da reinette et de calville.
— ETYM. I,at. mâlum, pomme, t MALONS (ma-lon), ». m. pi. Briques dont on se
sert pour maçonner les chaudières à savon.
|- MALOT (ma-lo), s. m. Nom du taon, dans quelques provinces.
— HIST. xui* s. Mais plus poignant sont par derrière Que ne sont guespes ne malot, Ste Léocade, ms de St-Germ. f" 3), dans lacurne.
— ÊTYM. Origine inconnue. Xaiot sa trouve encore comme nom propre.
MALOTRU, UE (ma-lô-tru, true), ». m. et f. Il 1° lerme familier. Anciennement, incommodé en sa personne (ce qui est le sens le plus voisin du sens propre). || Il a été pris adjectivement e? ce sens. Parbleu, boni je vais par les rues; Mais je n'y vais pas de mon chef Ni de mes pieds, qui par méchef Sont parties très-malotrues, scabr. le Chemin du marais. Le chevalier de Lorraine est très-malotru et très-languissant; il aurait assez l'air d'être empoisonné, si Mme Brinvilliers eiU été son héritière, sêv. 22 juill. <(>7B.||2° Personne maussade et mal bitie. Mais, c'est vous, malotru, qui faites le savant, bëgnier, Sat. x. Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse De rencontrer un malotru, la font. Fatd. vu, 6. Si le financier manque son coup, les courtisans disent de lui : c'est un bourgeois, un homme de rien, un malotru ; s'il réussit, ils lui demandent sa fille, la bruy. vi. L'impertinent gazetier! peut-on dire de telles pauvretés avec un ton si emphatique? le roi est venu en haute personne.... eh! malotru, qu'importe que sa personne soit haute ou petite? dis le fait tout rondement, VOLT. .Écosî. n, 6. On y voit tous les jours [à la cour] de beaux seigneurs qui n'ont point de conversation, et des malotrus qui parlent avec assurance, II). Taureau blanc, 11. || Il est quelquefois adjectif en ce sens. Un personnage malotru. Hélas I tout malotru qu'il est, je voudrais de lout mon cœur être ce misérable, hamilt. Hist. de Fleur d'épine.
— HIST. XII' s. 'l'anl i avoit des paiens malestruz.... Bat. d'Àleschans, v. 6(60. ||xui' s. Mes monescondire que vaut. Lasse, chaitive, malostrue. Quant je jà n'en seré creUe'/ Ren. t/797. Si mescuse à mon langage Rude, malostru et sauvage. Car nés ne sui pas de Paris, p. paris, Jfts. fr. t. v, p. 46. ||xiv* s. Vers le ctiastel en va li lerres [larron] maloslrus, Baud. de Seb. vi, 6)3. Calamitosus, chetis, malestrus, G(0JS. fonds St-Germ. n* H 89. || xv* s. Malotru, quoquart, testu. Je le voy mieux que tu ne fais, la Nat. de N. S. J. Mystère. N'acquierre jà chevance malostrue : Mieulx vault honneur que honteuse richesce, e. desch. Ballade, Minus vaut honneur. Il XVI' s. Soudain je fuz certain que ceste compagnie Estoitdesmalautreux, misérables, clietifs, Tant à Dieu desplaisans qu'à sa bande ennemye, grangier, Dante, m. Communément on les veoid jles mères] s'adilonner aux plus foibles et malotrus [enfants] , MONT. 11, 87. Paix malotrue [paix mal faite], SULLY, Mém. t xii, p. 323, dans LACURNE. Ainsi les pauvres malautrus sont aulcunes fois plus de trois semaines sans manger, bab. h, 3.
— ETYM. lîerry, maidetru ; wallon, mdlastru, étourdi, maladroit; génev. malatru, malotru, et aussi usé, délabré; provenç. malaslruc; anc. catal. malastruch; anc. espagn. malaslrugo; anc. ital maleslruo. Il y a deux formes : l'une, française, est malestrut, du latin maie instruclus, mal pourvu ; l'autre, provençale, e.st malastrug, du latin malus, mal, etaslrum : qui est sou» l'indueiice d'un mauvais astre. Ces deux formes se sont confondues dans le sens actuel de malotru.
t MALOUA.SSE (ma-lou-a-s'), ». f. Gros-bec, oiseau; se dit en Sologne. On dit aussi amalouasse.
HALI'EIGNÉ (mal-pè-gné),». m. Homme malpropre et mal vêtu. C'est un malpeigné.
— ÊTYM. Mal, et peigné.
tMALPIGHIACÉES (ma-pi-ghi-a-sée), ». f. pJ.
Famille de plantes ilicotyléiluiiéus.
— ErVM. ifrt/fjj(/h», botaniste et anatomiste italien, t MALI'IGIIIE (inal-pi-ghiB),»./'. Terme do Imia-
nlque. Genre de plaiite.squi sert de t>|ie à la laniille des malpigb lacées, dit aussi moureiller. ]| Malpi); Ilie brûlante, le mi>iireillerpi((uaiit de certains auteur.1, désigné par Nichulson sous le nom de brin d'amour, et appeli i la Guadeloupe bois hiusuliu,
LEOOARANT.
MAL
tMAI-PianiER (mal-pi-ghl*), *. m. Synonyme de ni»l|>liiKhip. .
MALPLAISAVr.A.vrE (ma!-|.l^^-zan,iaii-t ), ad]. Oui plihm»J, qui est fait pour déplaire. Aventure malplaisante Les p*res jésuiles me voulurent remettre fans mon deToir; mais je ne voulus plus obéir à de si malplâisants maîtres, après avoir choisi la plus cbarmaote roallreisedu monde, scabb. Rom. com. ii,6.
— HIST. ivr s. Quand on présenta à César la teste de Pompeius, les histoires disent qu'il en destourna sa veuc comme d'un vilain et malplaisant spectacle,
«OIIT. I, ï«8.
— ETYM. Mal, et plaisant.
t MALPLAOPBT(mal-pla-l[è) , s. m. Marbre dont le fond est d'un rouge pile vineui , ondulé de gris.
MALPROPRE (mal-pro-pr'), adj. || 1° Qui n'a pas les dispositions nécessaires (sens vieilli). Vovis me Mouvez malpropre à cette confidence, cobh. Rodog. I, ». Monsieur, je suis malpropre à décider la chose, MOL. Mis. I, s. Il ï* Oui mani|ue de propreté. Une femme malpropre. Des meubles, des habits malpropres. Il» (les sajou» bruns] se lavent souvent les mains, la face et le corps avec leur urine ; ils sont malpropres, lascifs et indécents, buff. Quadrup. t. XII, p. 186. Il Substantivement. Vous êtes un malpropre, corrigez-vous de cela, danc. Loterie, se. xi.
— ETYM. Kal, et propre.
MALPROPREMENT ( mal-pro-pre-man ) , adv.
D'une manière malpropre, sale. Manger malproprement. Il Travailler malproprement, travailler mal et grossièrement.
— rasT. ivi" ». Les Grecs ont translaté mal proprement le mot hehrieu, calv. Inst. «37.
— ÊT^'M. Malpropre, et le suffixe ment. HALPROPRETK (mal-pro-pre-té), s. f. Défaut de
propreté. L'on ne rougit point de sa malpropreté, qui n'est qu'une négligence pour le» petites choses, rt qui semble supposer qu'on n'a d'application que pour les solides et les essentielles, la brut. xi. Il ne leur épargne aucune de ses malpropretés dégoi)tantes, capables d'ôter l'appétit aux plus affamé?, ID. XI. Le duc de Vendôme en vint à une malpropreté cynique dont il n'y a point d'exemple, volt. ijrtuis Xiy, 1 8. Les Hottentots sont de la plus affreuse malpropreté, ils sont errants, buff. Hist.nat. Hom. Œuvres, t. v, p. M».
— ETYM. Malpropre.
t MALSAGE (mal-sa-j"), adj. Qui n'est pas sage. La fortune est i peu près de l'humeur de ces princesse» malsages [qui ont de l'amour pour un nain ou un Maure] ; elle choisit d'ordinaire le plus laid et le plus mal fait, balz. De la cour, v dise.
MALSAIN, AINE (mal-sin, sê-n'), od;. ||1» Qui n'est pas sain, en parlant des personnes. L'extrême disproportion d'âge m'empêchait de marier mon fils avec ma cousine ; elle avait neuf ou dix ans plus que lui; mon fils était malsain, bossu et si petit que c'eût été le perdre, fém. t. iix, p. 431. Ces enfants sont la plupart du temps faibles et malsains, et se ■entent de la langueur de leur père, monteso. Lett. pert. 4M. Il Fig. Esprit malsain, esprit qui suit peu la raison. Pour un esprit malsain ou qui veut qu'on le flatte. Celte explication est assei délicate, MAIS. Soliman, m, «. || Kig. Littérature mal- «aine, celle qui présente des exemples qui ne sont pat à imiter ; on l'applique spécialement ^ la littérature dramatique qui roule sur l'adultère ou le concubinage. || || %• Qui est nuisible à la santé. Un pays malsain. Un hôpital mal.sain. Les hommes ont dû jouir d'une santé plus égale que dans les tra- Taux malsains des grandes villes, volt. Moeurs, races. Il 8* Terme de marine. Se dit d'un fond garni de rochers, d'une côte qui présente des écueils.
— HIST. XV* ». S'il nete fust trouvé puissant pour résister aux deux puissances ses contraires, il y fai- «oit mal sain pour luy, o. chastrlain, Chr. du duc
Philippe, eh.«». ||xvi« t Chicheté est la Ijsse
Oui l'ame tue, et rend le corps malsain, j. marot, v, V)i. En lieux marescageux et malsain», amtot, Lucull. 40. iii lont ordinairement malsains, comme leurs corps deschamé».... le monstrent évidemment, FA»*, IX, vdiie.
— ETYM. Mat, etfom.
t MAI.SÊANCK (mal-»4-an-»l, *. f. Qualité de M qui est malséant. t v .•«. uo
— IIWT. XVI' ». Malsaance, otiDiii Dict
MAL.SÊANT,ANTK(mal.»*^,an-t'),adj.Oui n'est pas iMnt. I)ci jianière. malséante» à une jeune RII»
— ttyyt Mal. ti séant
t MAUSEMAINB (mal-«i-mi.nn. ,. f. Mot forgé par >oli»i-, p„ur se mo|uer d'un journal rédigé par •on ennoim K^éron. l Année littéraire , qui, parii^ •Mt Uo.» IM. par moi», était i peu pré. bêbdoma-
MAL
daire. Depuis que Pankoucko di'bite les malsemainosdeFréron,voLT. /,««. GaiV/arrf, 2 nov. I76n
— ÊTYM. IfoJ pour maie au féminin, et semaine. t MALSKNTANT (mal-san-tan), s. m. Celui qui
a de mauvaises opinions en matière de religion. C'est à vous, messieurs les persécuteurs, à nous prouver qu'ils [les hérétiques] y sont compris [dans le nombre des malfaiteurs]; car les malsenlants et les malfaiteurs ne sont pas la même chose, juhieu, dans Boss. «• avert. m, 82.
MALSONNANT, ANTE (mal-so-nan, nan-t'), adj. Terme de théologie. Oui sonne mal, qui n'est pas d'accord avec la doctrine orthodoxe, qui peut être pris en un sens hérétique. Propositions sentant l'hérésie, malsonnantes, téméraires, volt. Louis XIV, 37. Il est tout à la fois absurde et malsonnant de vouloir rendre intelligible ce que la foi nous déclare ineffable, d'alf.mb. Éloges, Bossuet. On dressa une liste de différents articles malsonnants, dider. Opin. des ane. philos. {Sarrasins) . || Par extension. Cela est malsonnant, cela semble contraire à la morale, à la bienséance.
— BTVM. Mal, et sonner.
MALT (malt'), *. m. Orge qu'on a fait germer et sécher, et dont on a séparé les germes. Le malt sert à la fabrication de la bière.
— HIST. XV* s. Que nul ne puisse renouveller cervoises ne bierres qui soient sures, empiréez ou mal brassées, ne icelles cuiller de boissons fresches et nouvellement falotes, ne remestre en mast, ne mes- 1er parmy autres fresches, Ordonn. fév. 1495.
— ETYM. Anglais, malt; de l'allem. Hali; qui vient do l'anc. allem. melien, se ramollir, c'est l'allemand Malx qui a donné l'anc. franc, mast.
t MALTAGE (mal-ta-j'), s. m. Conversion de l'orge en malt ; résultat de cette opération.
— ETYM. Matter.
t MALTALENT (mal-U-lan), s. m. Terme vieilli qui est encore dans la ('• édition du dictionnaire de l'Académie, et qui ne se trouve plus au xviii* siècle que parmi les gens qui avaient encore la tradition du xvii*. Animosité, mauvaise volonté contre quelqu'un. Un discours de cette nature est fort malin, et Horace, dont j'emprunte cette pensée, remarque qu'il y a là de la noire envie et du maltalent, batle, Lett. à Minutoli, i mai 1673. Il n'est pas atteint de la rancune et du maltalent de ceux qui.... ID. Lett. à Régis, I oct. (697. J'ai quelque maltalent contre M. de Malesherbes, qui protège les feuilles de Fréron, VOLT. Lett. d'Argental, m févr. (76).
— HIST. xii* s. En l'altre chambre avant s'en est li reis alez. De maltalent e d'ire e tainz e tressuez , Th. le mart. 33. || xiii" s. Maie coze [chose] seroit et périlleuse as âmes et as hoirs, c'en dessevrast [séparât] les mariages à cascun maltalent que li uns a à l'autre, beal'M. xviii, )7. || xvi* s. la commune en fut si joyeuse que, sur l'iieure mesme, elle oublia tout le maltalent qu'elle avoit contre la noblesse, AMYOT, Cam. 73.
— ETYM. Mal, et talent dans le sens ancien de vouloir, intention (voy. talent).
t MALTE (mal-f), s. f. Ile de la Méditerranée que possédèrent longtemps les chevaliers de St-Jean de Jérusalem. || Croix de Malte, sorte de croix que portaient ces chevaliers. || Anciennement, en forme de proverbe. Faire des croix de malte, jeûner par force, n'avoir pas do quoi contenter sa faim. {| S'e.st dit aussi pour s'ennuyer, trouver le temps long. Il Croix de Malte, plante, voy. croix, n* ».
t MALTER (mal-té) , V. a. Convertir l'orge en malt.
— ETYM. Malt.
t MALTEUR (mal-teur), j. m. Ouvrier qui fait le malt chez les brasseurs.
t MALTHE(mal-l'), s. f. Substance molle et glulineuse en été, se durcissant par le froid, d'une odeur de goudron, qu'on trouve en France (à Orthez, etc.), i Neufchltel en Suisse, en Bavière, en Transylvanie, etc. dite aussi bitume glutineux, poix minérale, goudron minéral, pissasphalte, le- GOARANT. La mallhe est moins hquide que le pétrole.
— ETYM. Lat. maltha; grec, ^lôXBa.
t MALTHUSIEN (mal-tu-ziin), s. m. Partisan de la doctrine de Malthus, célèbre économiste anglais du commencement de ce siècle, qui a pensé que la production des substances alimentaires ne croissait pas aussi vite que la population abandonnée à elle-même et non restreinte par aucune cause, ei qui a conseillé comme remède de ralentir la procréation des enfant». || Adjectivement. Doctrines malthusiennes.
MALTOtE (mal-tô-f), I. f. Il !• Impôt levé sous Philippe le Bol, pour la guerre contre le» Anglais.
MAL
l|l° Perceptiond'un droit qui n'est pas dû. I| 9* Toute e'îpècc de perception J'iinpûts. Le lOi a envoyé dix compagnies du régiment des gardes à Angers, pour y vivre à discrétion, à cause de quelque maitôte que l'on y a voulu imposer, et qu'ils n'ont pas voulu souffrir, ouï patin, Lettres, t. ii, p. 262. Ils [les séditieux] le cherchaient [le chancelier] pour immoler, se disaient-ils, cette âme vénale, ce protecteur des maltôtes, la rochef. Mém. 3». Je suis bien aise d'avertir le lecteur qu'il y a quantité de pièces impertinentes qu'on fait courir sous mon nom, et entre autre une satire contre les mallfltes ecclésiastiques, boil. Épitret, Au lecteur. On y aval* mis cette maxime [dans un mémoire envoyé à Home] : « Le clergé doit contribuer aux charges de l'État, quoi qu'en dise l'Ancien Testament; » on en conclut que l'auteur entendait mieux le langage dp la maltôte que celui de la religion, montesq. Ësp. XXV, 6. L'art de la maltâte est toujours inventé après coup et lorsque les hommes commencent à jouir de la félicité des autres arts, id. ib. xxx, 12. Ce livre [l'Esprit des lois], plein de grandes vues, attaque la tyrannie, la superstition et la maitôte, trois choses que les hommes détestent, volt. Dict. phil. Esprit des lois. Il 4° Le corps des maltôtiers. || 5° Autrefois nom donné au bateau d'octroi sur la Seine à Paris, dit aujourd'hui patache.
— REM. 1. Maitôte n'est plus employé comme terme d'administration. Il ne sert plus que comiiio terme historique ou expression de dénigrement appliquée aux impôts. (| 2. Dans maltôle, l'accent circonflexe représente \'l d'étymologie (maltolte).
— HIST. iiv* s. 11 n'avoit en la ville homme de nul mestier. Que il ne convenist maletote paier, Baud. de Seb. vu, 380. || xv* s. Il faisoit lever les rentes, les droitures et toutes les maletotes, froiss. I, 1,65. Il XVI* s. Ces levées, qui estoient quelque fois extraordinaires, furent anciennement appelées maletoultes, comme si le peuple eust voulu dire qu'elles estoient mal prises, pasq. Recherch. 1. viil,
p. 718, dans LACURNE.
— ETYM. Bas-latin, mala tolla, de malus, mauvais, et tolta, prise, de tollere, enlever (voy. tollé). La forme maletote montre que c'est mala tolla et non maie toltus.
MALTOTIER (mal-tô-tié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie : des mal-tô-tié-z exigeants), s. m. Celui qui fait la maitôte. Chacun heureux comme un bon prêtre. Sans craindre impôt ni maltôtier, Vivait fort bien de son métier, scarr. Virg. vu. Si vous en croyez des personnes aigries l'une contre l'autre, et que la passion domine, l'homme docte est un savantasse, le magistrat un bourgeois ou un praticien, le financier un mallôtier, et le gentilhomme un gentillâtre , LA bruy. in. Faites-moi maltôtier toujours pour commencer, REONARn, Démocrite, v, 6. Il On a ditmaitôtière, au féminin. Femmes de robe, maltôtières, femmes de qualité, bourgeoises, on ne sait de quel côté tourner, dàncocrt, la FoU* enchère, se. 8.
— REM. Maltôtier n'est plus un terme d'administration ; c'est un terme d'histoire ou de dénigrement.
— f.TYM. MaltMe.
MALTRAITÉ, ÉE (maltrè-té, tée), par(. pnssdAo maltraiter. Qui a reçu de mauvais traitements. Quoi, vous vous offensez d'Hypsipyle quittée! D'Hypsipyle pour vousà vos yeux maltraitée, corn. T'ois, d'or, iv, 3. Narbal, maltraité parle père, ne laissa pasd'aimer le fils et de veiller i ses intérêts, rtti.Tél. vui. Los pontifes de Rome [les papes] ainsi adorés et maltraités ressemblaient aux idoles que les Indiens battent pour en obtenir des bienfaits, volt. Mœurs. 48. Il Fig. Vous n'êtes pas encor si maltraiié du sort Oue vous soyez réduit à désirer la mort, mairet, Sophnn. i, 3. 1| Il se dit, en un .sens analogue, des rigueurs d'une maîtresse. Clitandre : Est-ce que de ses vœux Célimène t'a fait quelques secrds aveux? — Acaste : Non, je suis maltraité, mol. Mis. m, l.
t MALTRAITEMENT (mal-trè-te-man), s. f. Action de maltraiter, mauvais traitement. Et faire condamner ledit Thévenin en 30oo livres d'intéiêts pour lo prétendu assassinat par lui commis en la personne de i>a femme, et maltraitements & lui [Duchemin] commis, Cour des aides, Rouen, Arrêt, 4 6 déc. <7)».
— HIST. XVI* s. Elle s'essaya par menaces, maltrailemens et autres divers moyens, de faire déclarer à sa fille l'auteur de telle infamie, yver, p. 562.
MALTRAITER (mal-lrè-té), r. a. ||l*Faire un muuvais traitement, en aciionsouen paroles. Seul vous le maltraitez [votre lils] après ce qu'il a fait, CORN. Uor. IV, 5. On craint qu'après sa sœur [qu'il
MAL
araU tuéel il n'en maltraite d'autres, in. ib. v, s. Mon Dieu, ne le maltraitez point; je vois à sa mine qu'il est honnête homme, et que, sans se faire mettre en prison, il vous découvrira ce que vous voulez savoir, MOL. Arare,v, 2. Le concile d'Éphèse n'est pas le seul que notre auteur ait maltraité, boss. Rem. hist. conciles, ii, <•. A Athènes on punissait sévèrement, quelquefois même de mort, celui qui avait maltraité l'esclave d'un autre, montesq. Esp. XV, n. La puissance souveraine peut maltraiter un brave homme, mais non pas le déshonorer, volt. LouisUr, M. Il 2° Se dit des rigueurs d'une femme pour un homme qui l'aime. Une personne qui avait une passion violente, qui venait d'en donner des marques à un homme qu'elle en jugeait indigne , et à un autre qu'elle maltrait^iit pour l'amour de lui, M"' DE LA PATETTE,Prtnc.deClèl'«,(E«l'. t. ii,p.<20, dans POL'OFNS. || 3° Faire éprouver un dommage, une perte. Il a été très-maltraité dans celte banqueroute. Le régiment fut très-maltraité dans le combat.
— SYN. MALTRAITER, TRAITER MAL. Maltraiter signifie faire outrage à quelqu'un soit de la parole, soit de coups de main. Traiter mal signifie faire faire mauvaise chère i quelqu'un, ou n'en pas user avec lui à son gré.
— HIST. xvi* s. Ma femme me picotte toujours sur ce sujet, et me presse de maltraiter [Mme de Verneuill.... henri iv, dans le Dict. de dochez.
— ETYM. «al, et traiter ; provenç, maltractar ; espagn. maltratar ; ital. maltrattare.
MALVACÉE (mal-va-sée), adj. Terme de botanique. Qui appartient à la famille des mauves. Plantes malvacées. || S. f.pl. Les malvacées, famille de plantes dont la mauve est le type.
— ÊTYM. Lat. mahaceus, de malva, mauve.
t MALVAT fmal-va), s. m. Nom de l'alTection charbonneuse dans certaines parties du Languedoc.
— ÉTYM. Provenç. malvat, mauvais; anc. français, malvé.
SLALVEILLANCE (mal-vèllan-s', I{ mouillées, et non mal-vè-jan-s'), s. f. Mauvaise volonté pour 'juelqu'un. Ce qui le mit dans la malveillance dune infinité de personnes, lamothe le vater. Vertu des païens, il, Épicure. \\ Absolument. Mauvaise disposition pour le gouvernement. I.a malveillance a fait courir les bruits les plus alarmants.
— REM. Malherbe a encore dit malveuillance.... Las de perpétuer Une si longue malveuillance, m, ». C'était la bonne forme (voy. malveillant).
— HIST. xm' s. Je lo [conseilla] que vous lui requerés Qu'il vous pcrdoint sa malvoillanca Par amors et par acordance, la Uose, 3152. Jà soit ce que j'en aie vostre maleweillance, Rec. des hist. de France, t. m, p. <»<. Il xv's. Afin que à ceste cause le Toy les prinst en sa mal-veillence, et les dechassast de son service, Jean dethoyes, Chroniq. <4«5. Il xvi« s. On tient que l'un et l'autre à la fin encourut la haine et malvueillance de ses concitoyens,
AMTOT, TMS. 2.
— ÉTYM. Provenç. maliolensa; espagn. malevolencia; il3.\. malitogtiensa; du lat. maletolentia (vov. malveillant).
MALVEILLANT, ANTE (mal-vè-Uan, Ilaii-t', Il mouillées, et non mal-vc-yan), adj. || 1° Qui a de la malveillance. Il est malveillant pour vous. || Il se dit aussi des choses. Des projets malveillants. Regards malveillants. || i' S. m. Celui qui a de la malveillence. J'ai été environné d'espions, de malveillants, et le monde est plein de gens qui me haïssent à cause du mal qu'ils m'ont fait, J. i. Rouss. Lett. à Cnrcltm. de Paris. Je n'avais pas un ennemi, pas un malveillant, pasun envieux, m. From. 8. |] Absolument. Lesmalveillanls, ceux qui ont de mauvaises dispositions à l'égard du gouvernement. Les malveillants ont fait courir de fau3.ses nouvelles.
— RKM. La forme ancienne et correcte est malrcuillant; il s'agit de roulot'r et non de veiller. C'est une fausse assimilation qui a rapproché ceut'Ilant de reillant.
— HIST. XII* s. Bien [il] sot [sut] qu'estoit Berniers ses mai vuellan», Raoul de C. 92. Pour ce [je] me hai et «ui mes mal vuillanz, Cnuci, xx. Il XV* i. Si il fut oncques malvueillant du duc de berry, frows. >i, m, <2.
— ETYM. Provenç. malvnlent, mahoien;du lat. wuilevolmtem, de maie, mal, et roI«nj, voulant.
t MAL-VENANT (mal-ve-nan), ad). Ancien terme de pratique qui était des deux genres et signifiait : qui ne vient pas bien. Claude-F.tienne, dont il s'agit ici, est n* avec soixante livres de rente mal-venants, VOLT. Lett. d'Argental, v mars <763.
t MALVKNC, UE (mal-ve-nu, nue), adj. Voy.
TKND.
MAM
MALVERSATION (mal-vèr-sa-slon ; en vers, de cinq syllabes) , s. f. || 1° Toute espèce de désordre, de mauvaise conduite. Vous avez ébloui vos parents et plâtré vos malversations [il s'agit d'une femme qui se conduit mal], mol. G. V. m, ». L'avocat célèbre qui avait écrit en faveur des jeunes gens coaccusés [affaire du chevalier Labarre] est le seul qui soit pleinement instruit des malversations horribles qui furent commises dans Abbeville, volt. Utt. d'Étallonde, 27 déo. 1775.112° Particulièrement, faute gi'ave commise par cupidité dansl'exercice d'une charge, dans l'exécution d'un mandat. L'avarice était sa grande passion, et l'on n'ignore pas de combien de malversations elle est l'origine, DncLOS, Hist. Louis XI, Œuv. t. m, p. («7.
— HIST. xvi*s. Aristidesfut atteint de concussion et de malversation au gouvernement de la chose publique, amyot, Arist. 65.
— ÉTYM Malversrr.
MALVERSER (mal-vèr-sé), «. n. Commettre des malversations, s'approprier une portion des fonds dont on a le maniement. S'il a malversé dans le maniement des deniers du roi.... vauban, Dime, p. 88. Malborough fut accusé, comme Scipion, d'avoir malversé; mais il se tira d'affaire à peu près de même, par sa gloire et par la retraite, volt. Louis XIV, 23. Il II se conjugue avec l'auxiliaire oeotr.
— HIST. XVI* s. Ils le chargèrent d'avoir mal versé et desrobbé en son office, amyot, Arist. fO. Ils punissent ceulx qui malversent en leur charge, mont.
lï, 242.
— ÉTYM. Lat. mâle, mal, et rersari, se comporter, passif quant à la forme, mais moyen quant au sens, de versare, verser, retourner (voy. verser).
t MAL-VIVANT (mal-vi-van), adj. Voy. vivant.
MALVOISIE (mal-voi-zie), s. f. \\ 1" Vin grec qui est fort doux. Ce malheureux prince [duo de Clarencej fut aussitôt jugé coupable; toute la grflce qu'on lui fit, fut de lui laisser le choix du genre do mort; il demanda d'être noyé dans un tonneau de malvoisie; ce qui fut exécuté, duclos, [list. Louis XI, Œwres, t. m, p. <5i, dans pougens. |i 2° Vin muscat cuit, quelli qu'en soit la provenance.
— uiST. IV* s. Le suppliant s'en alla avec plusieurs autres pour recréer et noire de la malvissée en la maison et hostel d'un espicier en nostre ville de Tournay, DU cange, malvaxia. || xvi* s. L'hjpocras sera suivi de la malvoisie, non de celle de Candie, mais de l'artificielle : non faite avec des raisins, mais avec du miel, tant l'homme abonde en inventions, 0. DE SERRES, 829. J'ay veu, cependant qu'on s'entretenoit au hault bout de la beauté d'une tapisserie ou du goust de la malvoisie, se perdre beaucoup de beaux traicts à l'aultre bout, mont, i, 4«8.
— ÊTYM. Ital. malvagia; bas-latin, makaxia; malvatia; de Napoli di Jfairosto (Monembasie) , ville de la Morée, dont le vin a donné son nom à toutei ces sortes de vins.
MALVOULU, UE (mal-vou-lu, lue), adj. Â qui l'on veut du mal. Malvoulu de tous ses camarades. Il On écrit aussi mal voulu.
— ÉTYM. Kal, et voulu.
t MAMAMOUCHI (ma-ma-mou-chi), s. m. Nom burlesque dont s'est servi Molière pour donner une dignité turque à son bourgeois gentilhomme. || Par extension, se dit en dénigrement des hauts dignitaires dont on veut faire ressortir l'air d'importance ou d'arrogance.
— ÊTYM. Mot arabe signifiant propre à rien et ne désignant aucune dignité chez les musulmans; de l'arabe md menou schi, non chose bonne.
MAMAN (ma-man), t. f. \\ 1* Terme dont les enfants et ceux qui leur parlent se servent au lieu du mot mère, et qui, du langage enfantin , a passé dans le langage onlinaire, les enfants devenus grands continuant à nommer leur mère maman. Vous êtes trop bonne et trop applitiuée à votre pauvre maman : elles ne sont point accoutumées, les mamans, à ces aimables douceurs, SKV. 22 sept. («87. Oh çà, madame Artus, si j'en juge à lamine, Vous êtes la maman de la jeune orpheline, dancourt, Mme Artus, III, ». Il La maman se dit absolument, dans lo langage familier, de la mère de famille. Comment va la maman T Adieu, mon cher hôte...; offrez nos respects et nos Tœux à la maman, et nos amitiés k M. Jeannin, J. l. rouss. Lett. à dul'eyrou, tï janv. I7«». ||1* Grand'maman ou boune maman, grand' mère. L'amour a peur des grand'mamans, bèbanu. B. maman. Bonne maman, consoh'Z-vous, Prenez un bâton de vieillesse, m. ib. \\ Auplur. Dos grand' mamans (voy. la remarque à ghanu'mére). || 3° Belle maman, belle-mère, relativement au gendre ou à la bru, ou au beau-lils et à la balle-fille. Qu'est-ce que
MAM
vous me voulez, mon papa? ma belle maman m'a dit que vous me demandez, mol. liai. imay. ii, u Il Belle maman se dit aussi queliiuefois simplemcnl pour maman. La duchesse de la Vallière y était ; ells appelle sa fille mademoiselle, et la princesse l'appelle belle maman, sév. Lett. 27 janv. I67i. ||4* Familièrement. Une grosse maman, une femme qui a de l'embonpoint. Cette grosse maman est de bon goût, et rarement donne-t-elle sa protection grati», MARIVAUX, Pays. porv. o* part.
— ÊTYM. Onomatopée du langage des enfants, la • quelle se rencontre dans la plupart des langues.
t M.AMAPIAN (ma-ma-pi-an), s. m. Terme de mé. docine. Ulcère sordide par lequel commence le pian,
— ETYM. Marna pour maman, et pian.
t MAMBRINE (man-bri-n') , s. f. Variété de la chèvre aegagre.
t MAME (ma-m'), s. f. Abréviation familière de madame. Marne Pinchon. Mame Rousselet. J'avais remarqué que les gens de qualité ne disaient jamais le mot complet de madame à une femme qui n'était pas du haut monde; toute bourgeoise, toute fournisseuse élégante, parfumeuse, brodeuse, ganliîre et autres, n'étaient qualifiées par eux que de l'abréviation mame, supposant que c'était assez des deux tiers du nompourde telles gens; mame.... une telle, disaient-ils, hésitant toujours sur le nom, comme si leur mémoire n'eût pu retenir des appellations si roturières, p. laffitte, Uém. de Fleury (de la comédie française), t. i,ch. xxvii (Fleury, ayant imité cet usage dans l'École des bourgeois, fut fort applaudi).
+ MAMELETTE (ma-me-lè-f), s. f. Ancien diminutif de mamelle.
— HIST. xii* s. Mameletes [elle a] dures enmi le piz. Gorge blanche plus que n'est noiz [neige] ne lis, Couci, p. ) 25. Il XVI* s. Et resserrez vos blanches mammelettes. marot, ii, p. ass.
t MAMELIÈRE (ma-me-liè-r'), s. f. Partie d'une cuirasse qui protégeait la poitrine.
— FTYM. Mamelle.
MAMELLE (ma-mè-1'), s. (. \\ 1° Partie glanduleuse du sein des femmes et des femelles des animaux, servant à la sécrétion et à l'excrétion du lait. Il fit qu'avec le lait, pendante à la mamelle, Je suçai des chrétiens la créance et le zèle, rotrou, St Genest, m, 8. La bique allant remplir sa traînante mamelle, la font. Fabl. iv, I5. Vois-tu cette Juive fidèle Dont tu sais bien qu'alors il suçait la mamelle? RAC. A th. v, 6. Heureuses les mamelles qui l'allaiteront et les mains qui le toucheront, et la maison qu'il habitera, et le lit où il se reposerai MONTESQ. Lett. pers. 3». Pour que les mamelles des femmes soient bien placées, il faut qu'il y ait autant d'espace de l'un des mamelons à l'autre, qu'il y en a depuis le mamelon jusqu'au milieu de la fossette des clavicules, en sorte que ces trois points fassent im triangle équilatéral, buff. Hisi. nat. hom. OEuvres, t. IV, p. 318. L'enfant a-t-il moins besoin dos soins d'une mère que de la mamelle? j. t. bouss. Ém. I. Il 2* Fig. Le premier âge, l'âge de l'allaitement. Mon neveu devait alors être à la mamelle, VOLT. Ingénu, 2. L'éducation que reçoit un homme dès la mamelle influe jusque sur sa décrépitude, B. DE ST. PIERRE, l'Arcadie. || 3° Partie semblable chez les mâles, semblablement placée, et qui, portant un mamelon, est en effet une mamelle, mais non développée et d'ordinaire incapable d'aucune sécrétion. Le nombre des mamelles est, dit-on, relatif, dans chaque espèce d'animal, au nombre dos petits que la femelle doit produire et allaiter; ninij pourquoi le mâle, qui ne doit rien produire, a-t-il ordinairement le même nombre de mamelles? iiuiF. Quadrup. t. i, p. 283. {j Fig. U n'a rien sous la mamelle gauche, c'est un homme sans coeur, sai's ciurage. Il Fig. Porter un cœur sous la mamelle, avoir des sentiments généreux. Ah I pour celui qui porte un cœur sous la mamelle Ce jour pèse comme un remords, A. BARBIER, l'Idole. Il 4* Fig. Cequi donne l'aliment moral, intellectuel. Il lui a plu [à Jésus-Christ] que l'unité catholique fût la mamelle qui donnât lo lait à tous les particuliers de l'Eglise, boss. Uvfut. catéch. Ferry, ii, 4. jj 6* Mamelle de Saint-Paul, fossile du genre oursin. || Nom do plusieurs champignons. Il 6" En termes de sellier, les mamelles d'une selle sont les endroits où finit le garot, dont est composé l'arçon de devant. || 7° Terme de vétérinaire, i'artie latérale delà corne du pied du cheval. Il 8* Arbre aux mamelles, voy. MAMMf.E.
— HIST. xii* s. L'aulierc [il] \\j: faus.so par dessuuz la mamelle, Ronc. 83. Biai hl Raoul, ilist Ala'i's la bole. Je te norri del lait de ma mamelo, J<aou{ de 6'. «0. Il xui* 8. Sachiez, si très m'en deut li cuers • cœurj sous la mamelo, Berte, lxzxvi. Et s'ele •
AU
MAM
trop lor<l«. munele», Preingno cueTrecli.ef ou oeles, l)onl su» le pi. M face estra.n.lre, la «»f - J»^''^- Et que Tostre feme, pour l'amor de tos et de moi, •laitut desa memelle et norrist un enfant qui liso- Toit portez, M0Tl,n, f «7, rmo.||xv s. L archer fiert l'escuyer de Tisée et lui met la sajette tout ji^ii la mamelle et le cœur, froiss. h, ii, ïsb. Ilxvi' I. Il Tint une louve qui leur donna la mamelle, AMYOT, Rom. ». Tirer laict, beurre etsangde la mamelle, gBnin, Récréât, t. u, p. îbu.
— ETYM. Provenç. mamilla, mamella ; cat. mamella; esp. mamila; ital. mammilla, mamtneUa; dulat. mamilla, diminutif de mamma, qui paraît tenir au grec |iaCô;, (iiTtoc, mamelle.
MA.MKLON (ma-mi.-lon), *. m. || 1° Extrémité amincie de la mamelle, appropriée pour la forme et le volume à la bouohe du petit sujet, et au milieu de laquelle s'ouvre le canal du lait ou canal galactophore, dit vulgairement, chez la femme, bout de sein, ou, simplement, bout. L'enfant eut de la peine i prendre le mamelon. [Chez les Lapons] le mamelon est d'un noir d'ébène, volt. Russie, i, i. Mouvements nécesMiros à notre conservation comme ceux de teter le mamelon de sa nourrice, id. Philos. Ame, ». Il Gerçures du mamelon, petites excoriations que détermine quelquefois la succion exercée par le nourrisson, et qui produisent une très-vive douleur. Il 1" Petit tubercule arrondi. On trouve souvent de» stalactites de cornalines en mamelons accumulés et en assez grand volume, bufp. Min. t. vi, p. 307. Il S» Particulièrement. Eminence arrondie, sur un terrain. Soudain chacun regarda autour de soi [en traversant dans la retraite le champ de bataille de la Moskowa] ; on vit une terre toute piétinée, nue, dévastée, tous les arbres coupés à quelques pieds du sol, et plus loin des mamelons écrêtés ; le plus élevé paraissait le plus difforme ; il semblait que ce filt un volcan éteint et détruit, ségur, Hist. de Nap. IX, 7. Derrière un mamelon la Garde était massée, La Garde, espoir suprême et suprême pensée, v. HUGO, Châtimenis, v, ( s. || 4* Terme de marine. Se dit de l'extrémité des gonds du gouvernail. Il 5' Terme de serrurier. Mamelon de gond, le bout arrondi du gond, qui sort hors du bois ou de la pierre, et qui entre dans la pièce attachée à la porte ou à la fenêtre. || 6* Le bout d'un treuil s'appelle aussi mamelon. || 7° Nom, d'après Paulet, de plusieurs espèces d'agarics.
— HIST. XVI' s. Comme nous voyons la mère nourrice, après la naissance de l'enfant, luy présenter son mammelon pour en espuiser du lait pour sa nourriture, p*r«, i, 3t. Mameron, cotgrave.
— ItTYM. Dérivé de mameHe ; wallon , mamuron. MAMF.I.ONNfi, ÉK (ma-me-lo-né, née), adj. Terme
d'histoire naturelle. Qui présente de petits tubercules qu'on peut comparer à des mamelons. On trouve communément les calcédoines en stalactites d'un a.ssez grand volume, tantôt mamelonnées et tantôt en lames aplaties, buff. Min. t. vi, p. 320. Il S. m. Poisson du genre baliste || Nom, d'après l'aulet, de plusieurs agarics.
— ».TYM. Unmrlon.
t MAMKI.OUK, I. m. Voy. MAMELUK.
MAMKLU, UK (ma-me-lu, lue) , ad). Terme popu- Wrc. Oui a de grosses mamelles. || Substantivement. Gros mainelu. C'est une grosse mamelue.
— ETYM. Mamelle.
t MAMELCCO (ma-me-lu-ko), t. m. Se dit, au Brésil, de l'enfant né d'un blanc et d'un naturel du pays.
MAMRLITK ou MAMELOUK (dans les deux cas, on prononce ma-mc-louk), ». m. || !• Nom d'une milice 4 cheval dont les chefs gouvernaient l'Egypte, et qui, après l'expédition des Français, fut détruite par Mehemet-Ali. L'Egypte étaitdevenue laproiede la milice des mameluks, composée d'abord d'esclaves et eniuita de conquérants, volt. Mœurs, &». Que Oavousl s'éuit laissé atteindre dès l'abbaye de Kolot»ko1, et que, là, il avait fait à de misérables cosaqui>« l'honneur de se retirer devant eux pus à pas et p.irl.«Uillon9 carrés comme s'iU eussent été des mamelouki, sàouR, Hi,t. deSap. ii, ». ||f Nom d'un corpf de cavalerie, qui, formé en Egypte, fit partie de ltrm«e françaito pendant tout le règne de Napoléon l-.||Kn mameluk, aorte de coutume copié wr celui de ce* mameluk» qu'on donnait alors aux jnfanu. La grtnd'mère en robe i pli,, près de sa BU» en polooiiie, prks de ta petite-Blla en tunique ^uiporu son petit garçon en mameluk, picahi,' JVoj*i«. A Pan,, n, 4. || s- Fig. Il le dit depuis quelqu* lampe pour désigner les partiunt fanatiques du pouvoir.
— MM. Ot troaTe aussi mamelus. U révolte des
MAM
mamelus était un cas particulier : c'était un corps de milice qui usurpa l'empire, «iontkso. Esp. xv, rs.
HIST. XV' s. Et comment Saquambasac, un
mamoluz, avoit recommencé l'assaut, et par ce fut la cité prise, ol. de la mahche, Mém. liv. 1, p. 409,
dans LACURNB.
— ÉTYM. Arabe, mamluk, possédé, esclave, de malek, posséder ; à cause que cette milice était recrutée d'esclaves achetés.
f H'AMIE (ma-mie), s. f. Ancienne forme de ce que nous disons, par solécisme, mon amie. Une fausse décomposition (ma mie) a conduit à former le mot mie ; la discussion s'en fera au mot mie.
MAMU-LAIRE (ma-mil-lê-r') , adj. || 1° Terme d'anatomie. Qui a la forme d'un mamelon. || Tubercules mamillaires, deux tubercules blanchâtres situés entre les bras de la moelle allongée. || 2° Terme de botanique. Qui porte des tubercules en forme de mamelons. || S. f. pi. Les mamillaires, genre de plantes grasses de la famille des cactées, mamillaria, Hew.
— HIST. XVI' s. L'ouïr a pour instrument le conduit ou trou de l'os petreux, nommé niamillaire, auiiuel.... PARÉ, Intrud. ». Le sentir et odoier est fait es apophyses mammillaires, produites de la propre substance du cerveau, ID. 16.
— ÉTYM. Lat. mamillaris, de mamilla, mamelle.
t MAMILLlî, ÉE (ma-mil-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est couvert de tubercules arrondis.
— Ktym. Lat. mamilla, mamelle.
MAM.MAIRE (ma-mmê-r'), adj. Terme d'anatomie. Oui a rapport aux mamelles. Glandes mammaires. || Terme de botanique. Vaisseaux mammaires, linéaments vasculaires qui passent dans les cotylédons.
t MAMMALOGIE (ma-mma-lo-jie) ou MAMMOLO- GIE (uia-mnii)-lo-iie) , s. f. Histoire des mammifères.
— ÉTYM. I.at. j»i(imma, mamelle, et Xôf oç, traité, t MAMMAI.OtaQUE (ma-mma-lo-ji-k') ou MAM-
MOLOGIOUE (ma-mmo-lo-ji-k'), ad]. Quia rapport à la mammalogie. La faune tertiaire mamraalogique. Puisque les espèces mammalogiques qui habitaient la France méridionale, l'Espagne, l'Italie, le mammouth, le rhinocéros tichoriiMs, le bœuf musqué, le renne, se sont retirées vers le nord de l'Europe et de l'Asie quand le climat s'est adouci, il est tout naturel d'admettre qu'il en fut de même pour la race humaine contemporaine de ces animaux, a. maurt, l'Homme primitif, Revue des Deux-Mondes, l" avril <867, p. 66O.
t MAMMALOGISTE (ma-mma-lo-ji-sf) ou MAM- MOLOGISTE (ma-mmo-lo-ji-sf), s. m. Celui qui s'occupe spécialement de mammalogie.
t MAMMËE (ma-mmée), s. f. Terme de botanique. Genre de guttifères ayant pour type la mammée américaine, dite vulgairement arbre aux mamelles à cause de la forme de ses fruits; on l'appelle aussi abricotier de Saint-Domingue et mamey,