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planter longtemps en méditation et contemplation,
— ÊTYM. Esp. medilacion ; ital. meditazione; du lat. medil ationem , qni vient de meditari, méditer.
MÉDITÉ, ÉE (mé-di-té, tée) , part, passé de méditer. || 1° Qui est l'objet d'une méditation, l'n sujet longtemps médité. |{ Préparé par la réflexion. Un discours médité. Les cérémonies concertées et les égards trop médités gênent la
société, SAINT-ÉVHEMOND, danS RICHELET. Il 2» Qui
est en projet. L'entreprise méditée par le général. Ne trouvez-vous point que c'est un vrai miracle que ces sortes de vocation, si solides et si bien méditées? SÉV. u sept. (680.
MÉDITER (mé-di-té) , c.o. || !• Faire de ceci ou ' «e cela l'objet d'une réflexion profonde. Quand on passerait sa vie à méditer les changements que l'on voit à la cour tous les jours, on n'y comprendrait rien, sév. 23 juin (681. Méditons donc aujourd'hui, à la vue de cet autel et de ce tombeau, la première et la dernière parole de l'Ecclésiaste, l'une qui montre le néant de l'homme, l'autre qui établit sa grandeur, Boss. Duch. d'Orl. Je ne m'étonne donc plus s'il prêchait si saintement au peuple fidèle le mystère de Jésus-Christ qu'il avait si bien médité, id. Bourgoing. Depuis longtemps elle y avait mis [à sa langue] une garde de circonspection, et méditait dans le silence les miséricordes du Dieu de ses pères, mass. Avent, Hort du pécheur. Méditer sans cesse Jésus-Christ, recourir à lui, se nourrir de sa doctrine.... est la seule conscience et le devoir le plus essentiel du fidèle, ID. Avent, Divinité de J. C. Des empires détruits je médilai la cendre, lamart. Méd. i, 2. J! 2' Penser à faire une chose. Coriolan, zélé patricien, et le plus grand de ses capitaines [de Rome], chassé malgré ses services par la faction populaire, médita la ruine de sa patrie, BOSs. Hist. i, 8. Pendant qu'il [un conquérant] rassemble de nouvelles forces et médite de nouveaux carnages.... id. Anne de Gont. Et qui sait si l'ingrate, en sa longue retraite, N'a point de l'empereur méilité la défaite? rac. Brit. ui, 6. J'ignore contre Dieu quel projet on médite, id. Athalie, iv,6. Sans doute il médite un libelle, Gilbert, Mon apologie. Là je vais , dans mon sein méditant à loisir Des chants à faire entendre aux siècles à venir.... à. chén. Hermès. || Penser à avoir. Méditant un sonnet, médite un évêché, Régnier, Sot. n. Êiirouvé-je un revers, je médite un plaisir, dorat, Feinte par amour, m, 7. |{ 8* Y. n. Réfléchir avec force et maturité sur quelque chose. Méditer sur un sujet. Méditer sur Dieu, sur l'âme. II y a longtemps qu'elle médite sur cette déclaration, sév. 46S. Il vaut mieux ne point méditer que de méditer sur des chimères, malebr. Itech. vérité, m, 2, ». || On dit quelquefois en ce sens : méditer à. Ceux qui y penseront sérieusement [à une proposition], et qui voudront avec moi prendre U peine d'y méditer, DESC. Rép. Il, H. Croyez-vous, ma bonne, que vos affaires ne tiennent pas une grande place dans mon cœur? je crois que j'y médite plus tristement que TOUS, SÉV. 4 oct. (684. Peu lire et beaucoup méditer à nos lectures, i. j. rouss. Hél. i, (2. Je vous promets bien de m'occuper beaucoup du respectable fibjet de vos lettres, d'y réfléchir, d'y méditer, et de ne vous répondre.... id. Lelt. au prince de Wirtemberg, I7 oct. (763. |{ Absolument. Je ne conseillerai j.imais à personne de le lire, sinon à ceux qui voudront avec moi méditer sérieusement, et qui pourront détacher leur esprit du commerce (les iem, CESC. Kédil. préface, ». Certes plus je médite cl moins je me figure Que vous m'osiez compter pour votre créature, rac. Brit. i, 2. Vous comptez donc aller vivre en philosophe à la campagne?... lie n'est guère que dans la retraite qu'on peut mériter à son aise, volt. Lett. Tretsan, 2r fév. <767. .e méditais cette nuilj j'étais absorbé dans la conomplation de la nature, m. Dict. phil, Religion. ..homme qui médite est un animal dépravé, i. i, H uss. inég. ("part. Comme je crois l'avoir dit, /! ne puis méditer qu'en marchant, id. Confess. i\. J'ai médité longtemps, assis sur les tombeaux, non pas pour y chercher dans la mélancolie Le •ccret de la mort, mais celui de la rie, pelille, Ima- 9in. vu. Il Méditer que. Après que j'ai eu médité que ceix qui ne se connaissent point en pierreries sont trompés par le moindre éclat, noss. Serm. l'Ilonn. du monde, i. || 4* Réfléchir aux moyens de faire quelque chose. Méditer de réparer une faute. Il y a lonKtemps que je médite de vous écrire. || Méditer si. Méditer si on con~iucra d'écrire. || Mé(iilcr où, par ort. Méditxr où l'on ira, méditer par où on atlaauera l'ennemi, il Méditer comment. Méditer com-
ment on conduira une discussion. [| Méditer à qui, à quoi, à quel. Méditer à qui on confiera un dépôt, à quoi on bornera ses demandes, à quel tribunal on aura recours. || Méditer qui, quel. Je méditais qui je ciioisirais pour médecin, quel remède serait propre à me soulager. || 5* Faire une méditation pieuse. Écoute z à ce propos le profond raisonnement, non d'un philosophe qui dispute dans une école, ou d'un religieux qui médite dans un cloître.... BOSS. Duch. d'Orl. || 6° S» méditer, v. réfl. Être médité, projeté. H y a longtemps que cela se méditait.
— HIST. iv!« s. Dieu.... J'ay dormi sur tes faicts, aspre aies méditer, Je me suis reveillé sur lamesme pensée, desportes. Œuvres chrest. xviii, psai. (39.
— ÉTYM. Lat. meditari, méditer, dont le sens propre est s'exercer au physique et au moral : meditalio campestris, les exercices du Champ de Mars (comparez tUkotxixi, songer à, et voy. médecin).
MEDITËRIUNÉ, ÉE (mé-di-tè-rra-né, née), adj. il 1° Qui est au milieu des terres. Les pays méditerranés. Nous allons suivre l'Océan dans tout son parcours, et faire en même temps l'énumération de toutes les mers méditerranées; nous tâcherons de les distinguer de celles qu'on doit appeler golfes, et aussi de celles qu'on devrait regarder comme des lacs, BDFF. ///s(. na/. Preuv. théor. terr. Œuv. t. ii, p. (Ot. Vont-ils danslaTartarieméditerranée.... j. j. rouss. Ém. IV. Il 2° S. f. Mer intérieure. Les ouvertures des golfes, des baies, des méditerranées, rien n'échappe à la sagesse de ce bon et savant homme, CHATEAUB. Génie, i, v, 3. Il Absolument, la Méditerranée ou la mer Méditerranée, la mer qui est entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Pour moi, je suis ravie de leur misère [des Hollandais dans la Méditerranée]; cela rend la Méditerranée tranquille comme un lac, et vous en savez les conséquences, sÉv. (" juin. 1076.
— HIST. xm* s. Et est apelée Miterreinne, porce que ele vait par mileu de la terre, et devise et depart les trois parties de la terre, brun, latini. Trésor, p. 152.
— ÉTYM. Provene. mediterrane; du lat. méditerraneus, de médius, au milieu, et ferro, terre.
t MÉDITERRANÉEN, ENNE (mé-di-tè-rra-né-in, è-n') , adj. Qui appartient à la Méditerranée. || Qui est au milieu des terres. Les montagnes méditerranéennes.
MÉDIUM (mé-di-om*), ». m. || 1° Terme familier. Moyen d'accommodement. Chercher, trouver un médium dans une affaire. 112" Terme de musique. Il se dit des sons de la voix qui tiennent le milieu entre le grave et l'aigu. || Il se dit aussi de la voix de l'orateur. Cicéron observe que chaque voix a son médium, et que c'est dans ce ton moyen que l'orateur doit commencer, pour s'élever ensuite ou s'abaisser selon que le (lemandent l'accent de la nature et celui de la langue, marmontel, Élém. de lin. t. VI, p. 208, danspouGENS. 118° Argument qu'on proposait contre une thèse. Le président en Sorbonne ouvrait la thèse par trois médiums. ||4° Personne qui prétend servir d'intermédiaire entre ses semblables et les esprits des morts ou autres. || Au plur. Des médiums.
— HIST. xvi* s. Or di ce que tu voudras; mais je sçay que plusieurs alchimistes ont trouvé de sçavoir faire un médium d'argent et un tiercelet d'or, desquels ils besongnent ordinairement, talissï, 190, En tout pourtant il y a du médium [un milieu à garder], BRANT. Cap. fr. t. Il, p. 168, dans lacurse.
— BTYM. Lat. médium, milieu, de mediuf (voy. Ml), f MÉDIUS (mé-di-us'), s. m. Le doigt du milieu
de la main.
— HIST. XVI' s. Derrière le poulce, index et médius, PARÉ, IV, 21.
— ÊTYM. Lat. medius, qui est au milieu (voy. mi), sous-entendu digitus, doigt.
t MfiDIUSCULE (mé-di-u-sku-l'), adj. Terme do typographie. Lettres médiuscules, lettres qui tiennent le milieu entre les majuscules et les minuscules. Il SuMtantivemcnt. Une médiuscule.
— ÊTYM. Diminutif de medius, moyen (voy. mi). t MÉDlVALVE(mé-di-val-v'),od;. Terme do botanique. Qui s'attache au milieu des valves d'un fruit.
— f.TYM. Ijit. medius, et valve.
t .MEDJIDIEH (mù-dji di-é), ». m. Nom do la décoration ottomane instituée en 1861 par feu le sultan AlHlul-Hedjid, et destinée i récompenser le mérite civil et militaire.
— ÉTYM. Arabe, medjidiyyat, la glorieuse, do medjld, glorieux.
t MÉDO-BACTRIEN, ENNE (médo-ba-ktri-in, klri-c-n'), adj. Qui appartient aux Mèdes et aux liaclrien*.
t.MÊDOC (mê-dok), s. m. || 1° Vin provenant de l'ancien Médoc. || 2° Pierres de Médoc, ou, simplement, des méJocs, petits cailloux brillants qui se trouvent dans les pays de Médoc.
t MÉDONNE (mé-do-n'), ». f. Action de médonner. 11 y a médonne.
t MÉDONNER (mé-do-né), v. n. Terme de jeu. Mal donner les cartes. La main passe, vous avez médonné. On dit beaucoup plus fréquemment maldonner et maldonne.
— ÊTYM. Mé.... préfixe, et donner.
t MÉDO-PERSE (mé-do-pèr-s') ou MÉDO-PER- SIQUE (mé-do-pèr-si-k'), adj. Qui se rapporte à la fois aux Mèdes et aux Perses ; qui appartient à l'empire des Perses et des Mèdes réunis. Époque médo-perse.
MÉDULLAIRE (mé-dul-lê-r"), odj. || 1* Terme d'analomie. Qui appartient à la moelle, ou qui en a la nature. Il Canal médullaire, celui qui occupe le centre des os longs et renferme la moelle. |{ Système médullaire, portion du syst-ème adipeux propre aux os. Il Bayons médullaires, rameaux nourriciers qui pénètrent dans l'intérieur des os. || 11 se dit aussi de la substance de certains organes qui n'a rien do commun avec la moelle des os. La substance médullaire du cerveau, des reins. |1 2° Terme de botanique. Canal médullaire, cavité cylindrique qui occupe le centre de la tige des dicotylédones. || Rayons médullaires, lames verticales qui partent de la moelle en tout sens, se dirigent vers la circonférence de la tige et sont visibles sous la forme de rayons, sur la coupe transversale du tronc d'un arbre. || Substance médullaire des végétaux, voy. médulle.
— HIST. xvi* s. L'espine médullaire, paré, m, 12. Mais veistes vous oncques chien rencontrant quelque os médullaire? bab. Garg. Prologue.
— ÉTYM. Lat. medullaris, de medulla (voy. moelle).
t MÊDDLLE (mé-du-l'), ». m. Terme de botanique. Moelle contenue dans le canal médullaire des végétaux ; on dit aussi méduUe interne. j| Médulle externe, la lame de tissu cellulaire qui unit l'épiderme aux couches corticales. .
— ÉTYM. Lat. medulla (voy. moelle).
t MÉDULLEUX, EUSE (mé-dul-leû, leû-z'), adj. Terme de botanique. Se dit des tiges qui ont ua large canal médullaire. Le sureau est médulleux.
— ÊTYM. Médulle.
t MÉDULLINE (mé-dul-li-n'), s. f. Principe immédiat trouvé dans la paroi des cellules de la moelle des végétaux, et qui ne diflèro guère de la cellulose.
— ÉTYM. Médulle, et la finale chimique
+ MÉDULLITE (mô-dul-li-f) ». f. Inflammation de la moelle des os.
— ÉTYM. lAt. medulla, moelle, et la finale médlcale ite, qui indique inflammation.
t MÊDUSAIRE (mé-du-zê-r'), adj. Terme de zoologie. Oui ressemble à une méduse.
t MÉDUSE (mé-du-z'), ». f. || 1° L'une des Gorgones, dont le regard et la tête avaient la vertu do changer en pierre tous ceux qui la regardaient. Mettez, grand roi, votre esprit en repos; La tête de Méduse a puni tous ces traîtres, corn. Androm. v, 6. Il Fig. Ce fut pour moi la tête de Méduse, c'est-à<liro je fus frappé de stupeur. || 2' Terme d'astronomie. Tête deMéduse, étoile changeantede la constellation de Persée, dite aussi Algol. || 3° Tête do Méduse, une dos têtes, dans l'exercice dit course de la tête. Il 4» Tête de Méduse, espèce d'agaric. || Tôle de Méduse, nom vulgaire des astéries multifidcs. || 6" Papillon d'Europe. Il 6° Animaux invertéhrésde la classe (les acalèphes, remarquables par leur forme, la molles.se ou la demi-transparence do leurs tissus, & qui leur laideur a fait donner le nom do méduse, et dont quelques espèces sécrètent un liquide irritant pour la peau do l'homme (on met une m minuscule).
— HIST. xvt* s X l'instant que Je m'ose approcher De ma belle Méduse [sa dame] inhumaine cl félonne. Un trait de ses r(»gards me transforme en rocher, dbsportes, ilmour» d'Ilippolyte, xli.
— ÉTYM. IM. Médusa; grec, MtSouoo.
t MÉDUSER (mé-du-zé), v. a. Néologisme. Frapper d'une slupéfaclion comparable à l'elfol que produisait la tète de Méduse. Une jeune femme médusée par un tableau, w de boionb, dans la Rev des D eux- M ondes, tl mars 1867, p. 531.
t MÉE (méo) , ». f. Outil pour mélanger la calamine et le charbon de terre.
— ÉTYM. Serait-ce une autre prononciation et orthographe do la maie?
i MEETING (mi-tin'gh'},». m. Mot anglais qui sa
MEF
dit d'une réunion populaire ayant pour objet de délibérer sur une question politique.
— ETYM. Participe présent du verbe anglais to mtfl, se rencontrer. i
MÉFAIRE (mé-fê-r*. 11 se conjugue comme le »erbe faire), t>. n. Faire le mal. 11 ne faut ni méfaire ni médire. 11 a méfait.
HIST. xiu" s. Onques rien envers moi [vous]
ne Toulsisles mefaire, audek. le bastard, Rumanc. p. 43. Ensi furent grant pièce que li un ne meffisent riens as autres, Chr. de Jtains, y. 90. Bon se feroit garder, qui pourroit, de mesfaire, Berle, lxii. Si vus meffetes de neent, L'ariel perdez hastivement, toi dWd<«W.Ouiconques est pris en cas de crime.... il doit eslre traînés et pendus; et si meffet [perd] tout le sien, quanques il a vaillant, beaum. xïi, 2. Noï créons que cil qui estoit en aage se meffet, s'il va contre che [ce] qu'il flancha et jura, ID. Ili, 3B. Or venez avant ; se je vous ai de riens mesfait, je le vous defferai [réparerai] l'un par l'aulre [l'un après l'autre], jomv. 20m. |{ xv:'s. Pour ce que des tyrans le support tous tirez. Pour ce qu'ils sont de vous comme dieux adorez, Lorsqu'ils veullent au pauvre et au juste mesfaire. Vous estes compagnons du mesfaict pour vous taire, d'aub. Tragiques, Princes.
FTVM. Mes.... préfixe, et faire; prov. mesfar.
MËFAIT (mé-fè ; le t se lie : un mé-fè-t odieux ; au pluriel, Vt se lie : des mé-fè-z odieux ; méfaits rime avec succès, paix, etc.), *. m. Action de mefaire, mauvaise action. Voilà la courte et véridiquo histoire de tous mes méfaits enfantins, i. J. bouss. Confets. I. Je trouve que la puissance de l'homme s'étend beaucoup plus loin en méfaits qu'en bieuf.iits, BERN. DEST-p. Worm. liv. vn. De l'amitié. || 11 se dit, par antiphrase, d'une action louable qui a quelque chose de hardi. Fontenelle, qui avait donné cette unique boule blanche [pour l'abbé de Saint- Pierre], voyant que les soupçons se portaient sur un ami connu de l'abbé de Saint-Pierre, et craignant de l'exposer au ressentiment, se déclara auteur du méfait, et n'en fut que plus estimé du public, DUCLOs, Ilist. Àcad. franc. Œuvr. t. ix, p. 298.
— HIST. xif s. De viclz meffaiz nouvelle plaie, Prut ms. t" 5, dans lacurne. Qui en ceste vengeance iert [sera] pèlerins verais, Quites sera et mondes de trestous ses mesfais. Saxons , xv. S'onc lins amans ot de meiïait pardon. Coud, xx.{| xiii' s. [Dieu] Oui de tous mefais est sire, prevos et maire, Herte, lxiz. La coze dont il est plus grans mestiers [besoin] à toz cex qui maintiennent justice, ce est qu'il sacent [sachent] connoistre les meffes, quel il hunt, ou grant ou petit, beauu. xzx, <. El [honte] fu fille raison la sage, Et ses pores ot non meil'cz , la Rose, 2853. {| xv* s. En mefTait ne gist que amende [réparation]'; vostre repentance est en gré receue, Perceforest, t. ii, f° *t. || xvi* s. En matière de mesfaicts, c'est par fois satisfaction que la seule confession, mont, m, 3 «3.
— ÉTYM. Méfait, participe passé du verbe m^/'o ire, pris substantivement; provenç. mesfait, mesfah, meffaih; ital. misfatto.
t MÉFENTES (mé-fan-t'), s. m. pi. Terme collectif désignant le bois (té des lattes, des bardeaux quand on les taille, et employé au chauffage.
— ÊTYM. Mi.... préfixe, et fente.
MËFIANCË (mé-fi-an-s'), s.f. Disposition de celui
qui se méfie. Il était expérimenté. Et savait que la méfiance Est mère de la sûreté, la pont. Fabl. III, )8. L'expérience y joindra une vertu de plus, la méfiance de vous-même, genlis, Thédt. d'éduc. Dangers du monde, u, (. La sûreté publique est dans la méfiance, arnadlt , Blanche et M. ui, 4.
— ËTYM. Méfiant. On trouve mef^ au xvi' siècle : X cause du meffy que l'empereur prit de lui, brant. Cop. (rarif. t. i, p. 371, dans lacubne.
MÉFUNT, ArîTE (mé-fi-an, an-t'), adj. ||1« Qui te méfie. Un esprit méfiant. Un homme méfiant. il V S. m. et f. Un méfiant. Une méfiante. Je m'éloignai donc de ce» hommes artificieux qui se justifièrent encore i mes dépens, en me faisant pas- •îr pour un méfiant, bkrh. de st-pierrb Priamh. a VArcadie.
MP.FIER (SE) (mé-fi-é). Je me méfiais, nous nous méfiions, vous vous méfiiez; que je me méfie, que nous nous méfiions, que vous vous méfiiez, v. rifl. •x« pat M Ber i. Il le méfie de moi. Je me méfie J» •« caretset. Malt tiut dissimuler serait une Imprudtne*; On peut se méfier d'un cxcis de cléinanc«,ii;i cHt!.. Charles IX, ii. 2. || Il s'emploie avecqiM et le verbe suivant M'indicatif. Je me méflt que cet homme est un fripon. H Mtfiez-vous, se au entre ouvrier» pour avertir, dans les ouvrages de force, d* prendra toutes 1m précauUona d« iûrelè