‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 151 sur 389 · MEG · texte numérisé non relu

MEG

pour la première fois, avait par méganie Iaiss4 échapper de son sein, barthél. Anach. ch. 4 4.

— HIST. XVI' s. Il a obtenu miséricorde, en tant que par mesgard et ignorance il avoil esté incrédule, calv. Instit. 481. En seureté dormirai, .Sans crainte de mesgarde. Ayant Dieu pour ma garde, MAROT, IV, 230. Cette farcisseure est un peu hors de mon thème ; je m'esgare, mais plustost par licence que par mesgarde, mont, w, 4 36.

— ÉTYM. Mes.... préfixe, et garde.

t MÉGARIQUE (mé-ga ri-k'), adj. Terme de philosophie. Qui appartient à une école de philosophie fondée à Mégare par Euclide, vers l'an 400 avant Jésus-Christ; elle mettait en doute le témoignage des seu.=, admettait l'unité absolue, et regardait l'être et le bien comme identiques.

+ MÊGASCOPE (mé-ga-sko-p'), s. m. Terme de physique. Espèce de chambre obscure, éclairée par une lampe, et qui est un appareil d'agrandissement.

— ÉTYM. Méga.... préfixe, et oxoTteîv, voir.

t MÉGASTOME (mé-ga-sto-m"), adj. Terme de zoologie. Qui a une large bouche ou une grande ouverture.

— ÉTYM. Méga.... préfixe, et oTÔixa, bouche. tMÉGATHÈRE ( mé-ga-tè-r' ) ou MÉGATHÉ-

RIUM (mé-ga-té-ri-om'), s. m. Grand mammifère dont on ne connaît que des ossements fossiles.

— ÉTYM. Méga.... préfixe, et Oripiov, béte.

t MÉGEou MEIGE (mè-j'), s. m. Nom donné dans quelques provinces et dans la Suisse aux médicastres. Il employa l'autorité qu'il avait dans ce conseil, à faire une guerre assez vive à ces hommes connus en Suisse sous le nom de meiges, qui surprennent la confiance du peuple à qui ils paraissent d'autant plus habiles qu'ils se vantent de n'avoir rien appris, condorcet, Haller. Les meiges et les charlatans sont un des plus grands fléaux du peuple; il est indispensable d'en purger la société, MIRABEAU, .Sur l'éducation politique, i" discours. Des rebouteurs et des méges impudents abusent du titre d'officiers de santé pour couvrir leur ignorance et leur avidité, fourcroy. Rapport sur la loi du 4 9 ventôse an XI.

— ÉTYM. Ane. franc, tnege; provenç. metge,mege; espagn. et ital. medico; du lat. medicus, qui, ayant l'accent sur me, a donné mege régulièrement (voy. médecin).

MÉGÈRE (mé-jè-r'), s. f. || 1" Nom propre d'une des trois Furies (avec une M majuscule), ô hainesl ô fureurs dignes d'une Mégère I corn, ilodoj. Il, 4. X Tisiphone ot Mégère 11 [Morcure] préféra, dit-on. L'impitoyable Alecton [pour punir les hommes] , LA FONT. Fabl. viii, 20. ô monstre que Mégère en ses fl.inc3 a porté 1 rac. Iph. v, 4. || 2° Fig Femme méchante et emportée (avec une m minuscule). La belle-fille [de la princesse d'Haicourt] écrivit à une de ses amies les plaintes d'être soumise à une mégère enragée, sr-siM. 1 48,4 35. [TuUie, fille de Sorviiis Tullius] abominable mégère, qui fut digne d'un traitement plus rigoureux, lk p. catrou, dans desfon- TAiNES. Il 3- Papillon d'Europe. || 4° Genre de serpents.

— ÉTYM. Lat. Megœra; grec, MÉY«ip«.

t MÉGÉTHOLOGIE (mé-jé-to-lo-jie),i. f. Théorie des grandeurs, synonyme du mot algèbre, proposé par Ampère.

— ÉTYM. MéyeSo;, grandeur, et Jôyo;, doctrine, t MÉGEYEUR (mé-jè-ieur), s. m. Nom, dans le

Maine, du hongreur.

— ÊTYM. Peut-être un dérivé de mége, celui qui opère en médecine.

MÉGIE (mé-jie), s. f. Art du mégissier.

— ÉTYM. Participe passé de mégir, au féminin, t MÉGIR (mé-jir), v. a. Mettre en mégie. || Fa-

çonner par la mégie.

— ÉTYM. Voy. MÉGIS.

f MÉGIS (mé-jS), I. m. Ancien mot signifiant une composition d'euu, de cendre et d'alun qu'on employait dans la mégisserie.

— HIST. XV' s. Que nulz gantiers, bourliers, esguilletiers et tanneurs ne pourront mectre peaux de mouton, de veel ou de chèvres en mesgimes, Ordonn. nov. 4487. || xvi' s. La dite chambre deffend pendant le dit dang:er de peste à tous pelletiers, megissiers, teinturiers de toile, de faire leur» confis, mcgis et barbaudes au dedans do leurs maisons, nE LAUHiÈRE, Ordonn. des rois de France,

p. 385, II' s, dans LACURNE.

— ÉTYM. Comme l's est primitive, on peut voir dans ce mot une altération irrégulière de l'ail. weissgerben, mégir (de weiss, blanc, elgerben, tanner). Voy. à mégissier des formes qui vienueut à l'appui.

Page 1