ROSE
— HIST. xvi* s. Lo trouble et la confusion qui alors a mis en double plusieurs choses beaucoup plus modomes que celle-là amyot, Com. 3». Les eschevins tant anciens que modernes, pour iors rognaiis, Nouv. coust. gén. t. I, p. 377. Entie aeii livres simplement plaisants, je trouve, des modei ue«, le Decamerou de Boccace. Rabelais et ie«
MOD
MOD
Baisers de Jehan Second, s'il les faut loger souDs cetiUre, dignes qu'on s'y amuse, mont, h, <oo.
— ETYM. Espagn. et ital. modemo; du lat. modemut, dérivé de l'adverbe modo, récemment. Uodernus est récent dans la latinité, et par conséquent il a été fait de seconde main, sur le modèle de hodiernus, heiternut, mots dans lesquels l'r est pour t. Quant à modo, ce paraît être- l'ablatif de modus, ablatif qui, du sens de manière, passa à celui de pourvu que, de tantôt.,., tantôt, et de datis un moment, récemment.
îIODERNÉ, ÉE (mo-dèr-né, née), part, passé de moilerner. Un édifice moderne.
t MODERNEMENT (mo-dèr-ne-man) , adv. D'une façon moderne. On n'a pu confondre ces anciennes et primordiales assemblées connues sous le nom de parlement de France, avec les cours de justice si modernement établies, telles qu'elles sont aujourd'hui, ST-SIM. 626, 2«t.
HOUERNER (mo-dèr-né), v. a. Terme d'architecture. Restaurer, pour de nouveaux usages et dans un goût moderne, un ancien édifice.
— ÉTYM. Moderne.
+ MODERNISER (mo-dèr-ni-zé), v. a. Néologisme. Donner un caractère moderne, une tournure moderne.
— ÉTYM. Modertu.
t MODERNISTE (moKièr-ni-st'), *. m. Celui qui estime les temps modernes au-desssus de l'antiquité. Vous, moderniste, vous me montrez une molécule organique.... j. j. rouss. Lett. à U D.... <6 janv. (76».
t MODERNITÉ (mo-dêr-ni-té), s. f. Néologisme. Oualité de ce qui est moderne. D'un côté, la modernité la plus extrême; de l'autre, l'amour austère de l'antique, th. oaiitikr, Moniteur univ. 8 juill.
MODESTE (moKlè-sf), adj. || 1* Qui a de la mo-
ilération, qui ne donne pas dans l'excès. Avec «es amis aussi modestes que lui, boss. le Tellier. Pour rendre votre peuple modeste dans sa dépense, FÊN. Tél. XII. Il En parlant des choses, qui ne dépasse par le taux voulu. Ceci est une évaluation modeste. Ma vengeance est bien modpsle, bérang. Ivrogne. {{ i* En parlant des choses, médiocre, simple, sans éclat. Renfermé, à l'exemple de ses pères, dans les modestes emplois de la robe, BOss. le Tellier. Son habillement était beaucoup plus que modeste, MONTESO- Lett. pers. 46. C'est ici où on voyait autrefois la demeure modeste de Numa, Ilist. des Vestales, dansoESFONTAiNRS. Respectez, croyez-mji, les modestes foyers D'agrestes habitants, mais de vaillants guerriers, volt. Scythes, \i, 6. || Couleur modeste, couleur qui n'est pas éclatante. Le gris est une couleur modeste. |) 8° Oui a de la modestie, en parlant des personnes. Jamais on ne m'a vu triompher de ces bruits, J'y suis assez modeste, kol. Éc. des f.t, «. Comme l'univers n'a rien de plus grand que les grands hommes modestes, boss. Cornet. Seule dans son palais la modeste Junie... rac. Brit. II, 2. Un homme modeste ne parle point de soi, LA BRUT. XI. Je me connais trop bien pour n'être pas modeste, volt. Lett. lacombe, 2« mai <766. Il Substantivement. Faire le modeste. || U se dit des choses, dans le même sens. Par un refus modeste et fait pour inviter, Elle s'en dit indigne et croit le mériter, corn. Pomp. m, ». Votre humeur modeste aime l'abaissement, m. Théod. i, 2. Cu'il ait de ses aïeux un souvenir modeste, rac. Andr. IV, t. Ou'.... à ce courroui funeste On verrait succéder un silence modeste, m. lirit. iv, 4. U fTrajan) cherchait le mérite modeste, pour l'employer et le récompenser, parce qu'il était moilestc luimême, VOLT. Temple de la gloire, préface. Le ton modeste doit être le mien, et celui do tout homme qui se livre au public, m, Lett. Thiriot, 26 janv. 4736. Il 4* Oui a de la pudeur, delà décence, en parlant des personnes. Il faut qu'une femme soit modeste. Il En parlant des choses, qui est conforme à la pudeur, à la blcns/^ance. Il faut que le langage «oit toujours modeste. Xquoi bon, disaient-ils, cette mine mo<leste Et ce sage dehors que dément tout le reste? mol. Mis. m, 4. || 6* S. m. Ancien terme de toilette. Un modeste, sorte de mouchoir dont les dames se couvraient le cou, et qui s'est appelé aussi modestie.
— ETYM. Lat. modestut. Comme moderari est [lOur mridrxari, modesius en est le participe i côté de mnderatus, comme <«cfu.; à c0té de secatus (voy.
HODP.RRR).
M()I)|':STEMENT (moKlè-ste-man) , adv. D'une manière modeste. Il s'ensuit que vous commandetM modestement et humblement, et qu'on vous
DICT. Dl LA LAMOin riUNÇAlSB.
oDêlra fidèlement et promptement, BOtniDAL. 2* dxm. après Pdq. Dominie. t. ii, p. 60.
— Etym. Modeste, et le suffixe ment.
MODESTIE (mo-dè-stie), i. ^. || 1° Retenue à
l'aide de laquelle on ne tombe pas dans l'excès. U est d'une grande modesiie dans sa dépense, dans sa conduite. H 2" Ketenue dans la manière de penser et de parler de soi. Vous avez raison de supprimer la modestie de Pauline [fille de Mme de Grignan] ; elle serait usée à quinze ans ; une modestie prématurée et déplacée pourrait faire de méchants efl"ets, sÉï. 26oct. (679. Votre modestie VOUS a trompé, aussi bien que tant de saints hommes qui ont cru qu'ils se cacheraient éternellement en se jetant dans les places les plus inconnues, BOss. Cornet. Comme, tant qu'il a vécu sur la terre, la seule autorité de sa modestie supprimait les marques d'estime, ID. ib. La modestie est belle enchâssée à propos ; Mais hors de son endroit c'est la vertu des sots,BOOR- SAULT, Ésope à la cour, iv, 2. La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne de la force et du relief, la BRUT. u. Rien ne fait plus d'honneur au prince que la modestie de son favori, id. x. Certains hommes, contents d'eux-mêmes, de quelque action ou de quelque ouvrage qui ne leura pas mal réussi, et ayant oui dire que la modestie sied bien aux grands hommes, osent être modestes, contrefont les simples et les naturels, iD. ii. Il y a des modesties artificieuses et étudiées qui couvrent un orgueil secret, rolun. Traité de.': Et. y, I" part. § 6. La modestie est le seul éclat qu'il soit permis d'ajouter à la gloire, dvclos, Consid. mœurs, ch. 6. Il rapporte deux lettres de saint Grégoire, pour montrer avec quelle modestie il écrivait non-seuleraeut aux rois de France, mais aux exarques d'Italie, volt. Dict. phil. Décrétâtes. 6 hommes, enfants de la vanité 1 votre modestie est orgueil; la plus pure est celle qui est la moins corrompue par la secrète complaisance du coeur, id. Panég. de St toiits. ||8' Pudeur, décence. Un prince qui ne savait que c'était d'enlever les femmes à leurs maris et méritait d'être proposé pour exemple de modestie à tous les siècles, perrot. Tacite, 342. Mettez dans vos discours un peu de modestie. Ou je vais sur le champ vous quitter la partie, mol. Tart. m, 2. Et [je] m'emporte au delà de cette modestie Dont jusqu'à ce moment je n'étais point sortie, H.kc. Mithr. iv, 4. Cette fierté qu'en nous soutient la modestie, Dans mon cœur à ce point ne s'est pas démentie, volt. Zaïre,!, *. || Contenance modeste. U faut en sa présotice un peu. de modestie, conN. Sertor. v, 8.
I 4" Plur. Actes inspirés parla modestie. Au milieu de ces modesties de Luther [soumission aux puissances], il échappait des paroles de menace et de violence qu'il ne pouvait retenir, boss. 6" avert. 4.
II 5* Nom d'un mouchoir (voy. modeste, n" 5).
— HIST. XIV* s. Par la modestie et atrempance des tribuns, bercheure, t" »s. || xvi* s. Qui l'oust jamais pensé qu'une femme de ville. Avec sa modestie et ses douces façons.... desportes, Diverses amours, zv. Reformatiou de mœurs et grande modestie, mont. I, 389.
— ÉTYM.. Lat. modestia, de modesius, modeste. On a dit aussi dans le ivi* siècle modeslelé.
t MODEUSE (mo-deû-z'), s. f. Terme de point d'Alençon (dentelle-réseau). Ouvrière qui fait un point particulier et varié de formes dans l'intérieur des fleurs, ou dessin réservé pour être à jours.
— ÉTYM. Jfode 2.
MODtClTË (mo-di-si-té), /. f. Qualité de ce qui est modique. La modicité de son revenu ne lui permet pas de faire une grande dépense.
— ETYM. Lit. tnodtti(a/cm, demodicuj, modique, t MODIFIABLE (mo-di-fi-a-bl') , adj. Qui peut
être modifié.
— HIST. XVI* s. Mo<lifiable, cotorave.
t MODIFIANT, ANTE (mo-di-fi-an, an-t'), adj. Qui modifie. Les faces modifiantes ou troncatures d'un cristal.
t MODIFICATKOR ,TRICE (mo-di-fi-katcur,tri-s'), adj. Oui est propre à modifier. Cause modiflcatrice. Le» agents modificateurs. || .S", m. Ce qui e.t propre h modifier. I>!9 modificateurs des êtres vivants.
— ETYM. Modifier.
MODIFICATIF,IVE(mo-dl-fi-ka-tlf,tl-T').||l'i<di.
Oui a la vertu de modifier. Un terme modificatlf. Une proposition modiflcative. ||J' .S", m. Terme do grammaire. Ilot qui détermine le sens des autres. Les adverbes sont ordinairement des moUificatifs.
— Etym. MndiUir.
MODIFICATION (mcxIi-fl-ka-sioD; en vers, de six syllabes), s. f. || !• Terme didactique. Changement qui l'opère dans la manière d'être d'une substance.
Il faut toujours se souvenir que les modifications de l'âme ne peuvent s'exprimer que par des images physiques : on dit la fermeté de l'âme, de l'esprit, volt. Dict. phil. FermeW.Tant que nos sensations ne nous paraissent que des modifications intérieures d» notre moi, destutt-tract, /nîdt. se. mor. etpol. t. m, p. 5(0. Quelle que soit la modification subie par les rayons qui traversent une plaque de cristal de roche... biot, Instit. Mém. scienc. isia, 4" sem. p. 22U. Il 2° Dans le langage général, changement qui s'opère ou qu'on opère dans une chose quelconque. Opinion susceptible de beaucoup de modifications. Il Terme de musique. Modifications des accords, nom donné au doublement des notes, retranchement de quelques notes, renversement, prolongation et retard, pédale, notes de passage, etc.
— HIST. xvi' s. Il requiert que l'edict soit iservé sans restriction ne modification aucune, Condé, Mémoires, p. «««.
— ETYM. Provenç. modification; esp. modificacion; ital. modificaxione ; du lat. modificationem, de modificare, modifier.
MODIFIÉ, ÉE (mo-di-fl-é, ée), part, passé de modifier. Une seule partie modifiée dans un tout aussi parfait que le corps d'un animal suffit pour que tout se ressente en efl'etde cette altération, bcfp. Quadrup. t. v,p. 64. Il Articles modifiés, propositionsmodifices, articles, propositions qu'on a atténuées, corrigées.
MODIFIER (mo-di-fi-é), je modifiais, nous modifiions, vous modifiiez; que je modifie, que nous modifiions, que vous modifiiez, e. a. \\ 1° Terme didactique. Changer la manière d'être. Modifier une substance. La chaleur et le grand froid diminuent la vertu magnétique des aimants et des fers aimantés, en modifiant leur état, bufp. Min. t. ii, p. (97, dans pouGENS. Il Terme de grammaire. Ajouter quelque modification ou circonstance à un mot, en restreindre, en pariiculariser le sens. L'adverbe modifie l'action que le verbe exprime. || 2° Changer, corriger une chose en quelqu'une de ses parties. Que faut-il faire donc pour le modifier [un amour qu'on trouve trop grossier]? th. corn. l'Amour à la mode, IV, (. L'homme est aux prises avec la nature ; sans cesse il la modifie, et sans cesse il est modifié, hatnal, Ilist. phil. xix, 6. Ils sont assez jeunes pour pouvoir être encore modifiés par nos conseils, stael, Corinne, xvi, 8. || S-Modérer, atténuer. Modifier une peine, une amende. U est trèsévident que la loi peut modifier ou changer, comme il lui plait, l'étendue de cette autorité ecclésiastique, VOLT. Dict. phil. Droit canonique. Il me semble que Votre Majesté pourrait modifier à quelques égards la supériorité qu'elle donne à Bayle et à Gassendi sur Descartes et sur Leibnitz, d'alembert, Lett. au roi de Prusse, 3 nov. I7«4. |{ 4° Se modifier, v. ri'fl. Être modifia, changé, atténué. Les éléments de cette matière sont les mêmes ; elle se modifie selon les différents moules oiielle passe, comme un métal en fusion ilcvient tantôt une urne, tantfit une statue, volt. Newt. i, 8. Sa sensibilité [du chien], sa docilité, son courage, ses talents, tout, jusqu'à ses manières, s'est modifié par l'exemple et modelé sur le» qualités de son maître, bukf. Chien.
— HIST. XIV* s. Les tribuns modifièrent sa peine, behchkuhe, f° 4B, verso.
— ÉTYM. Provenç. et esp. modificar; ital. modtficare; du lat. modificare, de modus, manière, mesure (voy. mode I), el facere, faire.
MODILLON (mo-di-llon. Il mouillées, et non modi-yon), ». ni. Terme d'architecture. Petite console propre aux ordres ionique, corinthien et composite, posée sous le larmier des corniches, etsfrvaiit à soutenir la saillie. H'Ierino de meiuiisorio. Kspèce de petite consolé ou partie saillante et contournée qui semble soiitonir le larmier d'une corniche.
— ETYM. liai, vwdiglione, de modo, façon (toj. MODE t).
t MODIOLAinr. (mo-dl-olô-r"), adj. Terme didactique. Qui a la forme d'un moyeu de roue.
— ETYM. I.at. modiolus (voy. moïkl').
MODIQUE (mo-di-k'), adj. Qui est de peu de valeur, ou tout au moins d'une valeur modiToo. Lcl Grecs étalflnt précisément ce que sont aujourd'hui Icsllelvéticns, qui louent leur service et Iciircoiirage aux princes leurs voisins, mais pour iiiio somme trois fois plus modique que n'i'tail la solde des Grecs, volt. Dict, phil. Xénnphnn. Et ce niodiiiiie champ le lie à son pays, u. J. chën. Cracques, il, 3.
— ÉTYM. Lat. modicus, de modus, mesure (voy.
MODE i).
MODIQUEMENT (mo-dike-man),adD. D'une manière modique. Une place rétribuée modiquement.
— ÉTYM. Modique, et le suffixe ment.
WOD
MODISTB (mo-di-sf), s. m. et f. |l 1° Ouvrier, ouvrière en modes. || Marchand, marchande de modes. Salul i M. Crespon le modiste, picard, Dhhaulcours, i, 3 || %' Aujourd'hui , il est du féminin et ne se dit que des faiseuses de chapeaux.
— REM. Modiste, mot nouveau, et qui n'est dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de (836, est blimé par Mme de Genlis, }Iém. t. V, p. »5, qui y trouve un mauvais remplaçant de marchand, marchande de modes.
— KTVM. Vodeî.
t MODULAIRE (mo-du-!ê-r'), adj. \\ i' Architecture modulaire, architecture qui dérive de l'emploi des ordres usités dans l'antiquité grecque ou romaine. |{ i° Terme de mathématique. Qui a rapport à un module, ('onction modulaire.
— ÊTYM. iloduU.
t MODULATEUR, TRICE (mo-du-la-teur, tri-s"), (. m. et f. Celui, celle qui pratique bien la modulation, l'art de moduler.
— f.TYM. ilnduler.
SIODULATIOX (mo-du-la-sion ; en vers, de cinq syllabes), $. f. {| 1* Terme de musique. Passage d'un mode à un autre, dans le chant ou dans l'harmonie. Il Aujourd'hui, passage non-seulement d'un morte, mais d'un ton à un autre. || 2" Action de moduler le chant ou l'harmonie, et elîet qui en résulte. Les règles de la modiilation. C'est une musi(]ue sans modulation, où l'accent de l'âme humaine ne se fait déjà plus sentir, stael, Corinne, xv, 3. || 3°Fig. Qualité du style comparée à ce qu'est la modulation dans la musique. Je le louais avec franchise et souvent même ayec transport ; mais je ne lui dissimulais pas qua/j'aurais voulu dans son style plus de modulation, moins de monotonie, mabmont. ilem. xi.
— ETYM. ProT.moduiacto; espagn. modulacion ; ital. modulaiione ; du lat. modulari, moduler.
MODULE (mo-du-l"), s. m. || 1° Terme d'architecture. Toute grandeur établie pour servir de règle aux mesures de la distribution d'un bâtiment. Si l'on a appauvri l'architecture, en l'assujétissaut à des mesures, à des modules, elle qui ne doit reconnaître de loi que celle de la variété infinie des convenances.... dider. Ess. sur la peint, ch. 6. Il Pour les colonnes, le module est le rayon moyen de la colonne. Dans l'ordre dorique, la hauteur est de a modules; dansl'ionique, de (8 modules; dans le corinthien, de 20 modules. |{ i' Par extension, tout ce qui sert k mesurer. Le métré est le module des longueurs. [L'homme] prenant son corps pour le module physique de tous les êtres vivants, et les ayant mesurés, sondés, comparés dans toutes leurs parties, bupf. Quadrup. t. vu, p. 38. Chaque étendue a son module fue et déterminé par les conventions, BAIU.T, Ilist. astron. niod. t. i, p. 5{. Lorsque les astres s'élèvent à une certîyne hauteur, ils sont loin de l'horizon et do toute espèce de module ; il n'existe entre eux et nous que le vide de l'espace, sur lequel l'imagination n'a point de prise, ID. ib. p. 2u4.il 3° Le diamètre d'une médaille. Médailles de grand module. || i" Terme de mathématique. Quantité par laquelle il faut multiplier les logarithmes d'un certain système pour avoir les logarithmes correspondants dans un autre système. Il La sous-tangente de la logarithmique. 1| Tcrmede physique. Module d'élasticité, nom donné au coefficient d'élasticité ou poids capable d'allonger d'une quantité égale à la longueur primitive le prisme dont la section normale est l'unité de surface.
— ETYM. Lat. modulut. diminutif de modvs, règle, mesure (voy. mode <).
MODOLË, ËË (mo-du-lé, lée), part, posté de moduler. Un chant modulé.
MODULER (mo-du-lé) , v. a. || 1» Dans le style élevé, chanter, composer des vers. Ces jours sont loin, poursuit-elle [la féej, où ton ftme Comme un clavier modulait tous les airs, bérano. Adieu, chantons. Et sous les regards de Délie TibuUe y[àBaïal modulait les soupirs do l'amour, Lamartine, Méditations, I, î). Et tandis que l'aigle altière S'applaudit de sa carrière Dans le vaste champ des airs, La tranquille Philomèle i sa compagne fidèle Modiile ses doux concerU, tolt. Usage de la vie. ||2*Donncraustylo un caractère comparé à la modulation musicale. Moduler ses phrases. ||3° V.n. eu musique. Faire passer le chant ou l'harmonie dani des tons ou des modes diiïércnls. Mme Denis qui montre la musirjue à l'arnèrc-petite-nièce dé Corneille, née chez nous, prétend que le chevalier Gluck module infiniment mieux que le chevalier Lulli, que Dcstouclies et que Campra, volt. Lelt Mme Deffanl, ti août i77«. Moduler, c'est changer de ton ou de gamme, c'est introduire des dièse»