‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 201 sur 389 · II. — 8U · texte numérisé non relu

II. — 8U

NÊC

Ioi,c'est4-direun extrême péril, un extrême besoin, peuvent rendre excusable» des actions blâmables en elles-m^mes.

— HIST. m* ». De lur necessitet délivra els [eux] Ptaulier, dan» h*tnooard, Lexique roman. \\ xui* s. Neceé, Poi/siet du Vatican, n* ^♦90,^ <îo,dansLAr.iiRNE. Et chemina tant qu'il Tint i Lions, où il trouva le pape, et li montra sa nécessité, Chr. de nains, 2i*. S'il ne fait de nécessité Vertu, par grant humilité, la Rose, mn. ||xiv s. La conclusion s'ensuit de nécessité, oresme, Eth. ib8. Et quant amis ont nécessité ou indigence, il appetent recevoir utilité l'un de l'autre, id. ib. U38. Il se fasoient vertu de leur nécessité. Et tout prenoient en gré par vraie humilité, Girart de Rost. v. 2327. Il IV ». Nécessité n'a loy, Boude, l, 27. Il avoit esté de nécessité que.... COMM. n, 4. Et que en sa nécessité il n'avoit jamais trouvé si bon amy, id. IV, «0. Nécessité faict gens mesprendre, Et faim saillir le loup des boys, villoh, Grand testament. 11 XVI* ». Jean d'Austrie promettant à Sarbellon lui envoler plusieurs nécessitez, que ce capitaine avisé prcvoioit cause de sa perte par leur manquement, n'ABB. Hitt. II, 85. Ils se firent prendre dans le gros du mareschal de Biron, qu'ils trouvèrent venant de faire sa nécessité [de faire ses besoins] , comme il faisoit presque en tous les combats, id. ib. ii, * 8i . Ils furent contraincts de demander publiquement l'aumosne par nécessité, amyot, Arist. et Caton, 7. Et feut un crapaud vendu six escus en une nécessité de vivres, moht. i, <06. Je pensois faire honneur à un seigneur aussi esloigné de ces débordements [Tivrognerie] qu'il en soit en France, de m'enquerir à luy combien de fois il s'estoit enyvré pour la nécessité des affaires du roy, en AUemaigne, lO. I, <86. Ils en acquirent & suffisance pour s'en servir i la nécessité, id. i, 4 94. Tous avoient de nécessité à y demeurer, id. i, 2*2. La meilleure reigle est de bien s'employer au beau temps, et au fascheux prendre un peu de repos, n'estoit qu'une forte nécessité contraignist au contraire, lanoue, 898. Nécessité est la moitié de raison, cotgrave. Tel a nécessité, qui ne s'en vante pas, id. Nécessité abaisse gentillesse, nécessité n'a loy, foy ne roy, LEaonx DB UNCT, Prov. t. n, p. 366. Nécessité apprend les gens, id. ib. De cette façon magnifique. En la nécessité publique, 0 rigueur estrange du sort, Vostre asne, ma commère, est mort, Sat. Uén. VAmt ligueur.

— Btym. Provenç. neeettitat; esp. neeesidad; ital. nteemM ; du lat. necessitatem, de necettus, nécessaire. D'après Corssen, Nachtrâge, p. 272, n«eeuus, qui est fait comme nefarius, nefastus, se composerait du préfixe négatif ne et de cessus, participe de eedere, pris activement, comme dans circumspectrn, qui est pour circumspicient ; les inscriptions donnent de même successusfoarsuccessor; necessus serait non udent, ne cédant pas. On remarquera la forme n«c«^, qui est la formation la plus régulière, et parallèle i chasteé, chasteté.

2. NÉCESSITÉ, ÉE {né-sè-si-té,tée),por(.p(«s(!de nécessiter. || 1* Réduit à la nécessité de, obligé de, forcé à. Les pharisiens et les scribes font grand état de ses miracles [deJésus].... étant nécessités d'être convaincus, s'ils reconnaissent qu'ils sont de Dieu, pasc. Pctw. xxiii, 36, éd. HAVET. Le» pauvres sont nécessaires à un Etat; ils en font la base; il faut des mains nécessitées au travail, volt. Fragm. tur l'hist. xvii. Il %' Commandé par une nécessité fatale. Ils croient que toutes nos actions sont nécessitées, et que nous n'avons d'autre liberté que celle de porter quelquefois de bon gré les fers auxquels la fatalité nous attache, volt. Phil. Newt. i, *. \\ 8° Rendu nécessaire, en parlant des choses. Une conduite nécessitée par le» circonstances.

NÉCESSITER (né-sè-si-té), c. o. || !• Réduire à la nécessité de faire quelque chose. L'Eglise a voulu les obliger, les nécessiter, et, puisque le Saint-Esprit même s'en explique ainsi, les contraindre en quelque manière i se purifier parla pénitence, pour mériter d'être admis à la table de Jésus-Christ, BOOM. Carime, 1. 1, p. ns. || U se dit aussi avec la préposition de. M. de Harlay avoua [à M. de Chaulnes] qu'il était nécessité par de sérieuses réflexions de lui déclarer qu'il se trouvait dans Timpossibilité d'efTectuer sa promesse, iiT-sim. ai, m, je serais nécessité, si tôt que je serais en Corse, de me Uvr«r à l'empressement du peuple, et de conférer tria^ouvent avec les chefs, i. t. nous». Omfess. xii. M* En termes de philoaophie, obliger fatalement. U grâce ne nécessite pas la volonté, Dieu de l'Ac. Jn père aveugle [Dieu, dan» l'objection des athées ijui [ait quelque* aînés vertueux, pour les récom-

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