‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 209 sur 389 · NED · texte numérisé non relu

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mH, quoique peut-être il soit impnmé et relié depuii beaucoup d'années. Nouveau est ce qui est fait ou mis en évidence depuis peu de temps, comme un nouveau livre, qui a été nouvellement composé, encore qu'on aurait déjà flétri les feuillets et sali la couverture. Une chose peut être neuve sans être nouvelle, et nouvelle sans être neuve.

— HiST. xiu* s. En son nuef osiel entrer, Nouv. rec. de fabl. et contes anc. t. i, p. 367. Ou se li serjans veut conter d'aucun ouvrage noef, fet por le profit de son segneur, beaum. 3cxix, i 8. La matière est et boneet noeve, la Rose, 39. [Jehan] N'otmie vestu robe viés [vieille]; Car il l'avoit noeve achetée, Bl. et Jehan, 452». ||xv» s. Veez-vous ce mur illec?... — Oïl, sire, dis-je ; pourquoi le dites-vous? — Je le dis pourtant, dit le chevalier, que vous veez bien que il est plus neuf que les autres, froiss, ii, iii, 7. Ûng cueur loyal de fine espreuve A plus de joye, quoy qu'il tarde. Que n'ont ceulx qui font dame neuve, al. chart. le Débat du reveille-matin. Monsieur de Baillevant, quoy de neuf? villon, Dialogue de messieurs de Ualepaye et Baillevant. Ils desappoincteront ceulx qui bien auront servy leurs prédécesseurs, pour faire gens neufs, co.mm. y, i«. Il XVI' s. Ung collier n'est jamais si neuf que le premier jour qu'on le met; car le temps envieillil toutes choses, OESPER. Cymbal. 465. Ce vous sera une grande aisance, et vous espargnera les frais de bastir des logis à neuf, o. de serres, 47i . On appelloit Caton homme neuf; et quant à luy, il confessoit bien estre voirement homme neuf quant aux honneurs; mais, quant aux bienfaits et bons services de ses prédécesseurs, il maintenoit qu'il estoit très ancien, AMYOT, Cat. (.Use tira avec trois mille hommes dedans la ville de Carthage la ncufve, id. Sertor. to. Cette narration n'a non plus d'accord avec nos terres neiifves [le nouveau monde], mont, i, 23.). 11 est bien neuf, il durera longtemps, oudin, Curios. franc.

— ÊTYM. Bourg, et picard, neu; Berry, neu; wallon, noû, noùve; Hainaut, nué, nuéfe; prov. nou, nueu; catal. nou; esp.ign. nueio; portug. novo; ital. nuoco; du lat. novus ; grec, v^o; ; allem. neu; angl. new; persan, nau; sanscr. nava; tous mots ayant vraisemblablement pour racine la particule ilémonstrative sanscr. nu, nil.grec, vu, vùvjlat. Aunc, maintenant.

tNEUFCHATEL (neu-châ-tel'), t. m. Fromage de Neufcbâtel-en-Bray, sous-préfecture du département de la Seine-Inférieure. Mangez de ce neufchitel. Il Au plur. Des neufch&tel.

t NEUMATIQUE (neu-ma-ti-k'), ad;. Terme d'ancienne musique. Qui a rapport aux neumes. Notation neumatiijue.

t NEUME (neu-m'), s. f.\]l' Terme de plainehant. Courte mélodie, qui est une sorte de récapitulation du mode dans lequel on vient de chanter, et qui se vocalise, sans paroles ou sur la dernière syllabe du dernier mot, & la fin des antiennes. Dans les églises où il y a des orgues, on touche de cet instrument aux fêtes annuelles et solennelles, soit majeures, soit mineures, au lieu de laneume.L'AiiiiÉ LEtEUF, Traité sur le chant ecclés. p. 242. X Sens on a des neumes, non-seulement pour les antiennes, mais aussi pour les répons, poisson, Traité du plain-chant, p. 369. || i° S. m. pi. On désigne ainsi aujourd'hui les signes qui servaient au commencement du moyen âge i noter le plain-chant, ut qu'on a employés, d'abord seuls, puis échafaudés sur et entre les lignes de la portée. Les notes actuelles du plain-chant ne sont, en réalité, que ces mêmes neumes, transformés, simplifiés et dénatures par un long usage. Lrs signes de la notation en neumes étaient très-nombreux et pouvaient varier en quelq;ue sorte au gré de chaque copiste, suivant sa manière de grouper les sons et de lier les signes, F. DANJOU, Revue de musique relig. popul. et classique, numéro d'août 1847. || Le mot neume est parfois, mais rarement, employé au singulier dans le sens dont il s'agit ici.

— HIST. xiv s. Neumes, émission de voix, modulation, DU cANCE, ptuuma.

— £TYH. Ilytôpia, souffle (voy. pheumatique) . De souffle le sens a passé à émission de voix, et s'est particularisé en une sorte de chant. Le p de pneuma s'est perdu dans l'articulation romane.

t NEUMfi (ncu-mé), adj. m. Terme de musiciue. Noté en neumes, en parlant d'un manuscrit. Antiphonaire, missel, graduel neumé. || On trouve même quelques exemples du verbe neumer.

t NEi;Hll.rrË (neu-ri-h-lé), ». /. Terme de physiologie. Propriété, inhérente aux fibres nerveuses, de conduire les Impressions et la volonté.

— iTï». Ntûpov nerf.

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t NEURINE (neu-ri-n') , S. (. Terme d'anatomie générale. Synonyme de névrine.

— ÊTYM. NEùpov, nerf.

NEUTRALEMENT (neu-tra-le-man), ode. Terme

de grammaire. D'une manière neutre. Un verbe employé neutralement.

— HIST. XVI* s. Neutralement, onniN, Dict.

— ÉTYM. Neutral, ancien adjectif, et le suffixe meut.

t NEUTRALISANT, ANTE (neu-tra-li-zan, zan-t'), adj. Propre à neutraliser. || S. m. Les neutralisants, agents qui, comme la magnésie, l'oxyde de fer hydraté, le fer réduit par l'hydrogène, etc. annulent ou diminuent l'action des acides ingérés dans l'estomac.

NEUTRALISATION [neu-tra-li-za-sion ; en vers, de six syllabes), s. /. ||1° Action de rendre neutre un territoire, une ville, un vaisseau. La neutralisation de la Suisse, de la Belgique. || 2° Terme de chimie. Extinction des propriétés particulières aux acides et aux bases, par l'action réciproque de ces corps les uns sur les autres. || Par extension, il se dit des actions physiques. La neutralisation de l'électricité positive par l'électricité négative. S'il est évident qu'en plaçant le bord du soleil rouge sur le bord du soleil verdâtie on doit obtenir un segment blanc, il n'est pas moins certain que cette neutralisation des couleurs aura lieu, quand.... arago, Instit. Mém. scienc. 48H, t" semestre, p. HB.

— ÉTYM. Neutraliser.^

NEUTRALISÉ, ÉE {neû-tra-li-zé, zée) , part, passé de neutraliser, liendu neutre. Pays neutralisé. Acides neutralisés par des alcalis.

NEUTRALISER (neu-tra-li-zé), ». a. || 1° Rendre neutre, en parlant d'un pays, d'une ville, d'un vaisseau. Les traités de 18)5 ont neutralisé la Suisse. Il 2° Terme de chimie. Rendre neutre une base, un acide, un sel, par une opération chimique. Il était difficile d'expliquer comment la vapeur de l'alcali volatil pouvait aller neutraliser l'air gazeux [l'acide carbonique] dans le poumon d'un animal.... coNDOnCET, Bucquet. lOO parties de potasse ont été neutralisées par (58,816 d'acide sulfurique, à (47,70 de pesanteur spécificiue, BERTnoi.i,KT , Instit. Mém. scienc. (806, ("■ semestre. || U se dit, par extension, de certaines actions physiques. L'électricité positive neutralise la négative. |i 3° Diminuer, réduire à rien, à presque rien. Par d'activés démarches il a neutralisé les mauvais desseins de ses ennemis. Ses efforts ont été neutralisés par l'inertie d'hommes mal disposés. || i" Se neutraliser, v.réft. Devenir neutre en parlant de bases, d'acides. Lorsqu'un acide et un oxyde se combinent, ils se neutralisent en totalité ou en partie, suivant la quantité respective de l'un et de l'autre, thenakd, Troji^ de chimie, t. ii, p. 2«0, dans pougens. || S'annuler réciproquement. Ces deux effets se sont neutralises.

— mST. xvi's. Neutralizer, cotgrave.

— ÊTYM. Neutral, ancien adjectif, signifiant qui est de !a nature du neutre.

NEUTRALITÉ (neu-tra-li-té), s.f. |( 1" État d'une puissance neutre entre deux ou plusieurs autres puissances qui sont en guerre. La ville de Cologne, sur le fondement de sa neutralité, a donné entrée à plusieurs personnes de l'armée du prince d'Orange, PELLissoN, Lelt. hist. t. H, p. 80, dans pougens. Cette garnison [de Vénuse] est toujours à la solde des Lucaniens ; elle n'a point refusé de leur obéir : elle a gardé, du moins en apparence, la neutralité, pén. Tél. xx. Vers ce temps-là même, le roi de Naples embrassait la neutralité, quoiqu'il s'agît de la cause de son père et de son frère, volt. Louis XV, 8. || Neutralité armée, neutralité dans laquelle la puissance qui reste neutre tient sur pied des troupes suflisanies pour faire respecter son territoire, son commerce, ses droits. Il 2" Par extension, abstention de ceux qui ne prennent point départi dans des questions, dans des différends. Qui pensera demeurer neutre [entre le scepticisme et le dogmatisme] sera pyrrhonien par excellence; cette neutralité est l'essence de U cabale; qui n'est pas contre eux est excellemment pour eux, PAsr.. Pens. viii, (, éd. havet. Gardez-vous bien de pencher ni pour Saint-Romi, ni pour Chltelet ; faites comme moi, soyez dans l'exacte neutralité, sÉv. 27 déc. (684. Malheureuse neutralité qui forme tant de fausses consciences, BOURDAL. Pensées, t. u, p. 348. Nous en avons l'histoire [de la découverte du calcul infinitésimal] dans l'éloge de M. Leibnitz; et, quoique ce fût l'éloge de M. Leibnitz, nous y avons si exactement gardé la neutralité d'historien, que nous n'avons présentement rien de nouveau à dire pour H. Newton,

NEU

FONTEN. Newton. Au lieu de leur représenter (à des jeunes gens] avec neutralité le siècle et la retraite, on les place dans des situations où tout leur fait entendre ce qu'on n'ose leur dire, mass. Pensées, Choix d'un élat. Les premiers [aristotéliciens, stoïciens et épicuriens] étaient des gens fort décisifs; ils fuyaient la neutralité et l'équilibre entre deux opinions probables, et ne manquaient jamais de prendre parti, dayl», Lett. à Minutoli, 3( janvier (67(. IIS'Terme de chimie. Quaiité que posséda un corps de n'avoir ni les caractères de l'acidité, ni ceux de l'alcalinité. La neutralité de certains sels. Il Abolition réciproque des propriétés caractéristiques de l'acide et de la base qui constituent un sel neutre. || Par extension, état d'un corps où certaines actions physiques sont neutralisées. La neutralité électrique do la terre.

— HIST. XV' S. Du fait de l'Eglise, pour le plus sur et pour ma conscience apaiser, j'ai toujours tenu la neutralité, fkoiss. ii, m, 50. || xvi' s. Par la neutralité on ne se défiait de ses ennemis et n'acquiert-on point d'amis, castelnau, (02. C'est à peu près et en quelque sens l'alarjutie des pyrrhoniens, la neutralité et indifférence des académiciens, CHARRON, Sagesse, u, 2.

— ÊTYM. Neutral, ancien adjectif, du latin neutralis, qui vient de neuler, ni l'un ni l'autre (voy. neutrr).

NEUTRE (neu-tr'), adj. qui signifie littéralement ni l'un ni l'autre, et qui prend selon les cas les significations particulières qui suivent. Hl» Terme de grammaire. Qui n'est ni masculin, ai féminin. Le genre neutre. Un mot neutre. Ce e.-;t souvent substantif, c'est le hoc des Latins; alors, quoi qu'en disent nos grammairiens, ce est du genre neutre, DUMARS. Oiuv. t. IV, p. 298. Il 5. m. Le neutre, le genre neutre. Un adjectif au neutr». Le mot lalin seculum est du neutre. Le neutre existe en grec et en latin, ii n'existe ni en franco» s ni en italien, ni en espagnol. || 2° Verbes neutre.s, en grammaire latine, ceux qui n'étaient ni actifs, ni passifs. Neutre, transporté dans notre grammaire, s'applique aux verbes qui expriment une action en elle-même, sans aucun régime, comme marcher, mourir, et auxquels il est impossible de donner un régime direct (on dit mieux aujourd'hui verbe intransilif). 11 y a des mots qui marquent de simples propriétés ou manières d'être, de simples situations, et même des actions, mais qui n'ont point de patient ou d'objet qui en soit le terme ; c'est ce qu'on appelle le sens neutre; neutre veut dire ni l'un ni l'autre, c'est-à-dire ni actif, ni passif, duhabs. (Eut), t. m, p. 202. Il Verbe neutre passif, nom donné en grammaire latine aux verbes tels que audeo, soleo, qui au parfait et aux temps dérivés du parfait prennent la forme passive, atuus sum,solitus eram; chez nous, ancien nom des verbes neutres qui se conjuguent avec le verbe élre ou avec le pronom personnel. Un verbe neutre passif n'est autre chose qu'un verbe neutre qui, pour former ses prétérits, se sert de l'auxiliaire être, Opusc. lang. franc. ' p. 329, dans POUGENS. De ces verbes neutres passifs il y en a qui sont toujours joints avec le pronom per- -a sonnel me, te, se, comme se repentir, se souvenir, | ii). p. 32». Il 3° Fig. Qui ne prend point parti entre ' des contondants, soit Etats, soit particuliers. On demande iiue, neutre en ces dissensions. Je laisse aller le sort de vos deux nations, corn. Sophon. i, 4. Us ; [les pyrrhoniens] ne sont pas pour eux-mêmes; ils sont neutres, indifTércnts, suspendus i tout, sans s'excepter, pasc. Pens. viu, (,éd. havet. Un de ceux qui furent neutres dai:s la première question, ID. Prov. v. Les colonies grecques sont résolues à demeurer neutres [entre Idoménéeet les Manduriens], FÉN. Tél. V. Heureux les hommes qui sont sincèrement neutres entre leur pensée et celle d'autrui ! id. t. li, p. (76. Dans le mouvement général de la Grèce armée en faveur des Pliocéens ou des Thébains, Philippe avait cru devoir demeurer neutre, rollin, Ilisl. anc. Œuvr. t. VI, p. 37, dans pougens. Annibal voulait qu'on renouvelât la guerre en Italie, et qu'on gagnât Philippe, ou qu'on le rendit neutre, montesq. ilom. V. Quand il s'agit d'attaquer la France, rarement les Anglais ontété neutres, volt, ilœurs, (0(. Les puissances neutres qui, sans changer d'état, se fortifient, par rapport à nous, do tout notre affaiblissement, J. J. Houss. Paix perpétuelle. Bernadotle, déjà fait au trône, répondit [à Napoléon] en prince indépendant; ostensiblement, il se déclarait neutre, ouvrait ses portes à toutes les nations.... séguh, Uist. de Nap. i, 4. || S.m. pi. Les neutres, les Etats qui ne prennent point parti dans une guerre entre deux ou plusieurs puissances. La navigation des neu-

NEU

très. Il Droit desneutres, droitreconnu par les puissances belligérantes aux Etats qui ne prennent point de part à la guerre. Le cabinet russe.... se montra disposé à terminer la querelle maritime par une transaction qui assurât jusqu'à un certain point les droits des neutres, thiers, Hist. du ConsuJ.liv. ix. Il 4' Lieu, territoire neutre, lieu, territoire appartenant à un État neutre, ou danslequelon convient d'établir ia neutralité. Sans vouloir de lieu neutre à cette conférence, corn. Sert, i, 2. Après la paix de «889, il était naturel que les deux nations convinssent d'un lieu neutre où les marchandises seraient portées, volt. Russie, il, <2. 1| Pavillon neutre, pavillon d'une puissance qui ne prend point part à la guerre. Il 5* Terme de botanique. Fleur neutre, fleur chez laquelle les organes sexuels avortent constamment. Il Terme de zoologie. Il se dit d'inspectés (les abeilles ouvrières, par exemple) qui n'ont pas de sexe, qui ne peuvent s'accoupler, ni se reproduire ; ce sont des femelles dont les organes sexuels n'ont reçu aucun développement, en raison du mode particulier de nourriture auquel elles ont été soumises à l'état de larves. Swammerdam, ce grand anatomiste qui avait disséqué avec tant de dextérité et de patience les trois sortes d'abeilles, regardait les ouvrières comme de vrais neutres, parce qu'elles lui avaient toujours paru totalement privées des organes relatifs à la génération, bonnet, Conlempl. no(. xi, 27. || 6° Terme de physique. Corps neutres, ceux qui ne présentent aucun signe d'électricité. Les quantités égales des deux fluides [électriques] qui sont contenues dans chaque corps à l'état neutre, sont pour nous illimitées, poisson, InsUt. Mém. scienc. <82) et (822, t. v, p. 253. || Ligne neutre, la partie d'un aimant ou d'un conducteur isolé qui ne manifeste pas le magnétisme ou l'électricité. || 7° Terme de chimie. Sel neutre, sel dont les deux principes immédiats, l'acide et l'alcali, qui, à l'élat de liberté, agissent chacun d'une manière différente sur un corps coloré appelé réactif, n'agissent plus, après leur union mutuelle, sur ce réactif, du moins pour en changer la couleur. Tous les acides sont susceptibles de se combiner avec l'ammoniaque, et presque tous forment avec elle des sels neutres, c'est-à-dire des sels qui n'altèrent ni la couleur de la violette ni celle du tournesol, thê- HARD, Traité de chimie, t. ii, p. 158, dans pougens. Il Aujourd'hui, sels neutres, ceux, quelle qu'en soit d'ailleurs l'action sur les couleurs végétales, dans lesquels le rapport entre l'oxygène de la base et celui de l'acide e«t le même que le rapport qu'on observe dans les sels du même genre, qui, formés d'acide et de base énergiques, sont neutres aux papiers colorés; par exemple, les sels à base dépotasse et de soude. On appelle, en effet, sulfate neutre celui, quel qu'il soit, dans lequel la quantité d'oxygène de l'acide e:>t triple de celle de la base, quelle que soit d'ailleurs sa réaction sur les couleurs végétales. Pour le dire des sulfites et des carbonates, il suffit que la quantité soit double; pour le dire des azotates, il faut qu'elle soit quintuple, et ainsi des autre.s.

— iriST. xiv* s. Se l'une ou l'autre [action] esloit neutre, c'est à dire ne bonne ne maie, oresmk, Eth. 397. Il XV* s. Ceuz de Hainaut, les Eglises et le sire conjoints avecques eux, demeurèrent neutres, FBOMS. II, II, 48. Il xvi» s. Qu'ilz n'avoient que veoir sur la ville d'Argos, et qu'ilz la laissassent neutre et amie de tous les deux, amtot, Pyrrh. 7t.

— ETYM. Provenç. neutri; cat. neutre; esp. et ital. neutro ; du lat. neuter, ni l'un ni l'autre, formé de n^, ni, et uter, l'un des deux.

t NEUTRIPLOBE (neu-tri-flo-r'), odj. Terme de botanique. Dont les fleurs sont neutres. La calathide, la couronne sont neutrlllores quand elles sont composées de fleurs neutres.

— ETYM. Neutre, et le lat. /Jo>, florit, fleur. rreirVAINE (neuvè-n'), t. f. || 1* L'espace de

neuf jours consécutifs, pendant lesquels on fait

qui'lque acte de dévotion, s'il nous arrive quelque

maladie ou quelque affaire fâcheuse, c'est alors que

nous commençons à faire des neuvaines à tous le»

autels, et à fatiguer véritablement le ciel par nos

^TIBUZ, Boss. Sermom, Culte dû à Dieu, :. || l'Réu-

tioo de neuf personnes. En ce malheureux siècle

I chacun vous [les Muses] mépriie, Et quiconque

OU* sert n'en a que de l'ennui, Misérable neuvaine,

'i lera votre appui, S'il ne vous tend les mains ei

iBe vous favorise? malh. iv, «. || Il s'est dit pour

l'assemblage de neuf choses.

— lllST. xvi* s. Adieu, troupe «çavnnte, adieu, belle neuvalne, Roxs. «78. ...admirant la belle Calliope. Je devins amoureux de sa ncuvaine trope, ■s. la Forél de Gatline.

Nkv

— ÊTYM. Provenç. esp. et ital. novena ; du lat. nmenus, dérivé de r^ovem, neuf (voy. neuf i).

NEUVIÈME (neu-viè m'), ad;.ordin. |1 l'Qui suit immédiatement le huitième. 11 a eu le neuvième rang. C'est la neuvième maison à droite. Nous ne pouvons nous lasser d'admirer la diligence et la fidélité de la poste ; enfin je reçois le )8' la lettre du 9' [écritedela Provence]; c'est leneuvièmejour, c'est tout ce qui se peut souhaiter, sÉv. 2ooct. 4 675. Il disposa tout, et marcha le lendemain, neuvième d'août, dès la pointe du jour, fléch. Hist. de Théodose, 1, 6». Il Substantivement. Le neuvième, leneuvième jour du mois, de la lune, d'un malade. 11 est arrivé le neuvième du mois. Nous sommes dans le neuvième de la lune. 11 est dans le neuvième de sa fièvre. || En cet emploi, on se sert plutôt du nombre cardinal, le neuf. || Le neuvième, le neuvième mois d'une grossesse. Cette femme accouchera bientôt, elle est dans son neuvième. || Le neuvième, la neuvième, celui, celle qui occupe le neuvième rang. Il est le neuvième, elle est la neuvième de sa classe. Il %°S. m. Le neuvième, la neuvième partie d'un tout. Il a touché le neuvième de sa créance. Plus l'air est pesant, plus les corps acquièrent de chaleur à feu égal ; trois onces de plus (le pesanteurdans la colonne del'atmosphère rendent Tenu bouillante plus chaude d'un neuvième, volt. Phil. Tfetct. Il, 3. Il 8° S. f. Terme de musique. Intervalle d'une note tel que de ut à la neuvième note en montant, savoir le ré de l'octave supérieure. La neuvième ne se frappe sans préparation que sur la dominante; dans ce dernier cas, elle peut être majeure ou mineure.

— HIST. XI* s. La noefme eschele [escadron] [ils] ont faite de prud'homes, Ch. de Roi. ccxxii. Il XIII' s. Li noefvismes [comm.indement de la loi] dit : ne convoitier mie la chose de ton proime,

BRUN. LAT. Très. p. 78.

— ËTYM. Neuf, et la finale ième, qui répond à la finale latine numérale ejtmuj. L'anc. franc, noefme, nueme, où noe, nue est un monosyllabe, vient d'une forme fictive novémus, novtmus.

NEUVIÈMKMENT (neu-viè-me-man), adv. En neuvième lieu.

— ETYM. Neuvième, et le suffixe ment.

t NÉVÉ (né-vé), t. m. Nom donné à cet état particulier de la neige qui n'est pas encore arrivée, par la compression et par d'autres causes, à être la glace du glacier. Le névé est situé immédiatement audessus de la ligne où commence le glacier; c'est la couche de neige où il prend naissance. Un certain degré de chaleur est nécessaire [pour la formation (les névés]; il faut que pendant l'été le thermomètre s'élève au-dessus de zéro, sans quoi la neige resterait à l'état pulvérulent, et ne passerait point à celui de névé en fondant et en regelant ensuite, ou. HARTms, Rev. det Deux-Uondet, *•' mars (867,

— ÉTYSI. Névé représente une forme fictive nitjatus, dent'i, ni'cti, neige.

NEVED (ne-veu), s. m. || 1* Dans le sens latin, qui n'est plus guère usité, petit-flls. .Avant que d'y périr, s'il faut qu'il y périsse. Qu'il vous laisse un neveu qui le soit de Maurice, corn. Héracl. i, t. Jusques à souhaiter des fils et des neveux, m. PuUh. V, 3. A la postérité vous devez des neveux, m. Suréna, i, s. Rome, dans ton palais [d'Auguste], vient de voir immoler Le seul de tes neveux qui te pût ressembler, bac Rrit. v, 8. Et la terre humectée But à regret le sang des neveux d'Érechlhée, id. Phèdre, II, t. |M« plur. Dans le stylo soutenu, les neveux, la postérité, ceux qui viendront après nous. Pourquoi n'ont pas péri ces tristes monuments? Faut-il qu'à nos neveux j'en raconte l'histoire? la ^^(t. j4donti. Je m'en réjouis par avance pour l'intérêt de nos neveux, qui trouveront un grand goût à ces mémoires, si>v. à Bufty, 47 mai i«74. Voire règne aux neveux doit servir de modèle, rac. Ftth. ii, &. ô Hichardson, si tu n'as pas joui, de ton vivant, de toute la réputation que tu méritais, combien tu seras grand chez nos neveux, lorsqu'ils te verront à la distance d'où nous voyons Homère I DinEROT, Eloge de Richards. || On dit dans le même sens: derniers neveux , arrière-neveux. Mes arrière-neveux me devront cet ombrage; Kh bien I défendez-vous au sage De se donner des soins pour le plaisir d'autrul? LA roNT. Fabl. xi, 8. El qu'enfln Tutre livre aille au gré de vos vœux Faire siffler Colin chez nos dernier» neveux, Bf'iL. Sut. ix. Oue ses derniers neveux s'arment contre le» miens 1 Que mes derniers neveux s'acharnent sur les siens I oklilik, i^n. iv, l régneront Enée et scsdemien neveux, Et les fils doses fils, et ceux qui naîtront d'eux, to. ib. m. ||t* Plli

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