NIA
NIC
herbe a dit : Ci-dessous glt monsieur l'abbé, Qui ne savait ni A ni B, malh. édit.de ménage, p. 275.
— HiST. XI* s. Mur ne citet n'i est remes [resté] à fraindre [briser], Ch. de Roi. i. Ne n'ai tel gent qui la sue derotnpe, ib. ii || xii* s. Il s'en ala avart, ne distneçone quei, Th. le mart. 4«.||xiii* s. Ne soiez vers les pauvres ne sure [aigre] ne amere, Berle, iv. Par un jour si très bel qu'il ne pleut ne ne vente, ib. x. Que ceens entre famé n'en hiver n'en esté, ib. xLv. || iv s. Adonc fui la dame moult esbahie, et requit tout en pleurant conseil à monseigneur Robert d'Artois quelle chose elle en pourront faire, ni où se traire à garant ni à conseil, FROiss. 1, 1, 12. Ne suis roy ni prince aussy. Je suis le sire de Coucy, Devise des Coucy. Dictes-moy où n'en quel pays Est Flora... villon, Ballade des dames du temps jadis . Prince, n'enquerez desepmaine, Où elles sont, ne de cest an, m. ib. Envoi. || xvi' s. Une resteroit innocence aucune n'en dits n'en faits, s'il suffisoit d'accuser, calv. Inslit. Dédie. Il ne recognoist ni advoue pour son œuvre les hommes vicieus et abastardis, ID. ib. 49. Tu ne te feras point image taillée, ne semblance aucune des choses qui sont en haut au ciel, ne çà bas en la terre, ni es eaux dessous la terre ; tu ne les adoreras ni honoreras, m. ib. 284. Il n'y a ni industrie ni labeurqui.... ID. ib. 723. Où sont vos forces, ni apprêts, pour leur faire testet cahl. iv, ». Il n'y gaigna rien ny pour soy ny pour les auUres, mont, i, 4. Ny n'entendent les stoïciens que.... id. l, 60. Il n'y a ny statues ny trophées de marbre, ny arcs de triomphe, ny coulonnes, ny sépultures magnifiques, qui puissent combattre la durée d'une histoire éloquente, àmyot, Préf. III, 28. Celuy devant qui rien n'est ne futur ne passé, ID. ib. III, 40. Les Athéniens les receurent à grande joye, ny plus ny moins que si c'eust esté Theseus luy mesme vivant, id. Thésée, 46. Venus n'a point ny myrte ny laurier Digne de toy ny digne de ma teste, rons. 48. Je ne sçay ny moyen, remède ny manière De sortir de vos rets, où je via en langueur, in. 240. Je ne puis ny toucher, gouster, n'ouyr, ny voir, id. 29). Mon appuy, mon Odet, que j'aime Mille fois plus ny que moy-mesme,Ny que mon coeur, ny que mes yeux, id. 47S.
— ÉTYM. Provenç. ne, ni; anc. esp. ne; esp. mod. ni; port, nem; ital. ne; du lat. née. L'ancien français est toujours ne ; on voit apparaître ni dans les écrits de Froissart; puis dans le ivi" siècle ni s'introduit et entre en lutte avec m, et souvent dans la même phrase on trouve les deux. Enfin dans la xvu* siècle ne n'est plus qu'un archaïsme, aujourd'hui complètement tombé en désuétude, excepté quand on répèle en plaisantant le ne plut ne moins du Malade imaginaire.
NIABLE (ni-a-bl'), adj. Qui peut «tre nl«. Tout mauvais cas est niable.
— Etym. Nier.
NIAIS, AISE (ni-6, 6-i'), adj. ||f Terme de fauconnerie. Qui n'est pas encore sorti du nid, et qui a été pris au nid, en parlant des oiseaux de vol. Un faucon niais. || 1' Fig. Qui est simple et encore sans usage du monde. Un garçon niais. Une fille niaise. Il 3° Il se dit des manières, du ton, etc. Tournure niaise. Cette mine entre douce et niaise est passée en une autre toute contraire, et il ne m'est plus rien resté qui ne soit changé, voit. Lett. 42. J'ai la tête assez belle, avec beaucoup de cheveux gris, les yeux doux, mais un pou égarés, et le visage assez niais, id. ti>. 78. Elle affecte toujours un ton de voix languissant et niais, mol. Critique, 2. Il 4' Qui annonce la sottise ou l'inexpérience. Une démarche niaise. Ces soupirs ridicules et ces larmes niaises qui font rire tout le monde, mol. Critique, 7. Ces sortes de pléonasmes [Trois sceptres, i son trône altachéi par mon braa. Parleront au lieu d'elles et ne se tairont pas, Nieom. i, «] sont les plus vicieux; ils retombent quelquefois dans ce qu'on appelle le style niais: Hélas I s'il n'était pas mort, il serait encore en vie, volt. Comm. Corn. Il 6* S. m. et f. Un niais, une niaise. |{ Faire, contrefaire le niais, faire semblant d'ttre simple. Il C'est un niais de Sologne, il est de ces niais de Sologne qui ne se trompent qu'i leur profit, il est adroit et alerte sur ce qui regarde son intérêt et il contrefait le simple. || La place des niais, la meilleure place. Des niais, sans prier, je me mets en la place, RËONiFn, Sat. x. || Populairement. Cest de la graine de niais, c'est une chose qui ne peut tromper que les plus simples. || (* Adv. Parler niais, parler niaisement. || Rire niais, rire niaisement. La femme de Montchevreuil était une grande créature ma^^re, jaune, qui riiit niais, st-simon. 4, «4.
— UIST. ziii* t. Niais est cil [oiseau de chassa]
que on a trait dou nif, et que on norrit en son ostel de sa juvente, brun. lat. Très, p. sot.jjxiv* s. Autres faucons y a qui ont esté prins au nid et sont appelés nyais, kodus, f lxxvii. || xv* s. Coquins, niays, sots.... coquillart, Monologue des perruques. Il xvi* s. Si le sage n'erroit, le niais creveroit, LEROUX DE UNCY, Prov. t. II, p. 4<6. Que s'il bastit au lieu qui au pauvre appartienne, Jamais n'en partira le malheur, t'en souvienne; Car d'un bien mal acquis sur le pauvre niais Le troisième héritier ne jouyra jamais. Plaisir des champs, p. 75. Parmi ses faveurs vaines [de la fortune], je n'en ay point qui plaise tant à cette niaise humeur qui s'en paist chez moi, qu'une bulle authentique de bourgeoisie romaine qui me feut octroyée, dernièrement que j'y estois, pompeuse en sceaux et lettres dorées, MONT. IV, 443. Les freres ou pour le moins cousins germains de sot sont niais, fat, badaut, nigaud, badin et plusieurs autres, u. est. Apol. pour Ilérod. p. i«, dans lacurne. Entre tant de François qui usent tous les jours de ces mots, ntoit ou niei, hagard, débonnaire, leurré, bien peu prennent garde à leur premier usage et s'aperçoivent qu'ils disent des hommes ce qui se dit proprement des oiseaux de proye... ceux-là sçauront que niais ou niez se dit proprement du faucon ou autre oiseau de proye qui est pris au nid et n'ayant encore volé, id. Préeellence du langage françois, éd. feugèrr, p. 4 38. Se met au beau milieu de la table, et pensant estre U en un bon lieu et en la place des niais [la bonne place], bouchet, Serées, Uv. ii, p. 87, dans lacurne.
— ÉTYM. Ital. ntdiace; d'une forme latine ntdacem ou nidiacem; qui vient de nidut, nid. Le provençal nilaic, niaic suppose une autre formation.
NIAISEMENT (ni-é-ze-man), adv. D'une manière niaise. Si vous m'eussiez permis dès le commencement de vous en envoyer [des poulets, des billetsdoux], j'en saurais faire à cette heure de forts jolis, et je ne finirais pas niaisement comme je fais, en disant, mademoiselle, queje suis votre très-humble et très-obéissant serviteur, voit. Lett. 40. Il n'ira pas niaisement interrogeant les autres sur tout ce qu'il voit, J. I. Rooss. Emile, n.
— HIST. xvr s. Il n'y a ligne, endroit ou passage, afftn de parler niaisement aussi bien que les doctes, qui ne soit tout farcy de science mistigorique, Moyen de parvenir, p. <7, dans lacurnb.
— ÉTYM. Niaise, et le suffixe ment.
NIAISER (ni^ê-zé), p. n. S'amuser à des choses niaises. Il est fâcheux de s'arrêter à ces bagatelles [sophismes sur l'indivisibilité], mais il y a des temps de niaiser, pasc. Esp. géom. i. Avant qu'il ait niaise tout son soûl dans un fauteuil et i sa toilette, baron, l'Homme à bonnes fort.i, *. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— HlST. XVI* s. Si philosopher, c'est doubler, comme ils disent, à plus forte raison niaiser et fantastiquer comme je foys, doit estre doubler,
MONT. Il, 23.
— ÉTYM. Niais.
NIAISERIE (ni-ê-ze-rie),*. ^. Ijl* Chose niaise.
Vous croyez donc que les pièces comiques sont
des niaiseries qui ne méritent aucune louange? MOL. Critique, 7. Cependant, comme si le christianisme et la croix de Jésus étaient une fable, nous n'avons d'ambition que pour la gloire du siècle; l'humilité chrétienne nous parait une niaiserie, uoss. Sermons, Vertu de la croix, i. Un monde qui n'est lui-même tout entier qu'un amas de niaiseries et d'extravagances, mass. Carême, Injust. du monde. Préférer l'œuvre do Dieu, cet ouvrage si grand, si sublime, si honorable, aux niaiseries et aux inutilités des enfants du siècle, id. Confir. Fuite du monde. Il [Voltaire] vous certifie pour la vingtième fois qu'il n'a point fait la plupart des niaiseries, c'est-à-dire des livres que vous lui imputez, volt. Mél. hist. Unchrét. contre six juifs, 12* niaiserie. Quand toute une nation ne sait plus s'occuper que de niaiseries, quelle attention peut-elle donner aux grandes choses T J. I. Rouss. Polysyn. ;«((ïm. || Niaiseries emphatiques, pensées sans valeur émises avec la prétention de dire des vérités très-profondes. L'approbation expresse ou tacite que donnèrent t ces ■iaiseries emphatiques [le système de MablyJ <les hommes tels que MM. da Bré'|uigny, du Thell, Gaillard, Dacier, montre k quel point la véritable science était alors timide et indécise, auo. TniKRHV, Consid. sur ihist. de France, ch. m. ||2* Le ciractére de celui qui est niais. La niaiserie de ce jeune homme est incroyable. L'esprit du monde n'est qu'un esprit de niaiîtenc qui nous fait voir le» chose»
I' nlaiseï comme importantes, rLicH. Serm. i, iv3. — UIST. xvi* s. Le plus communément nous nous
sentons plus esmeus des trépignements, jeux et niaiseries puériles de nos enfants, que nous ne fidsons aprez de leurs actions toutes formées,
— ÉTYM. Niaiser.
t NICAISE (ni-kê-z'), ». m. Nom propre qui s'emploie pour désigner un jeune homme simple, crédule et même niais. Un apprenti marchand était, Qu'avec droit Nicaise on nommait; Garçon trèsneuf hors sa boutique Et quelque peu d'arithmétique ; Garçon novice dans les tours Qui se pratiquent en amours, la font. Nicaise.
— ÉTYM. Lat. Nicasius, nom d'un saint, signifiant victorieux, de v(xi), victoire. Le langage populaire a souvent attribué à des noms propres un sens général, que peut-être niait a ici déterminé.
t NICCOLATE (ni-ko-la-f), s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'oxyde niccolique avec une base salifiable.
tNICCOLIQCE (ni-ko-li-k'), ad;. Terme de chimie. Se dit d'un des oxydes du nickel.
— ÉTYM. Voy. NICKEL.
NICE (ni-s'), adj. Terme vieilli. Qui ne sait pas, simple par ignorance. Tant ne fut nice, encor que nice fût. Madame Alix, que le jeu ne lui plat, la FONT. Fais. Il Terme d'une ancienne coutume. Promesse nice, simple promesse, faite sans gage ni sûreté. Action nice, action fondée sur une promesse nice.
— HIST. XIII* s. Nus bons [nul homme] ne puei [peut] bone amor maintenir. Tant soit nices, qu'amor non face saige, Ms. de poés. franc, avant (3co, t. i, p. 347, dans LACURNB. Et ele ert [était] haute dame et riche; S'avoit baron mauves et niche. Lai du conseil. Par mon chief, tu es fox et nices, la Rose, 6776. Il IV* s. L'herbe qui reveille les niches maris, j'en donroie jusques à ma chemise, et deusse aler pour mon pain, les Évang. des quenouilles, p. 66. Moult nice est celuy qui ne scet son nom nommer, Percefor. t. ii, f° 25. || ivi*s. L'oyselleurdes champs, Qui doucement fait chanter son sublet, Pour prendre au brio l'oyseau nyceel foiblet, mahot, i, 254.
— ÉTYM. Picard, niche; Lunéville, nice, fou; prov. nec, nesci; anc. cat. ncci; anc. esp. n«*cio; esp. mod. necio;port. nescio, necio ; ital. nucio; du lat. nescius , qui ne sait pas, de ne, ne, non, et de seire, savoir (voy. science). Il y avait, du moins au ivi* siècle, un nice qui signifiait joli : Elle en mourut, la noble Badebec, Du mal d'enfant, qui tant me semblolt nice, Car elle avoit visaige de rebec, Corps d'espaignole et ventre de souïsse, hab. 11, ». C'est l'angl. nice, joli, délicat, de l'anglo-sax. nêsc, même sens.
t NICET, ÉTTE (ni-«è, sê-f), adj. Terme vieilli.
Qui est un peu nice Une simple maîtresse, Qui
soit douce et nicette, et qui ne sache pas, Apprentive au métier, que valent les appas, atoNiEi, ^p«. II.
— HIST. rvi* s. La nicette [Léda] en son giron Keçoit les flammes secreltes, Faisant, tout i l'envlron Du cygne, un lit de fleurette», rons. 4«7.
— ÉTYM. Diminutif de nice.
t NICfiPHORE (ni-sé-fo-r'), adj. Terme d'antiquité. Qui porie une statue de la Victoire. La Minerve du Panthéon était une statue nicéphore.
— ÉTYM. NixTiçépoç, de vtxi), victoire, et ((>opo«, qui porte.
I. NICHE (ni-ch"), ». ^. ||1* Enfoncement pratiqué dans l'épaisseur de quelque corps solide, pour y placer quelque chose, une statue, un vase, etc. Mettre une statue dans une niche. Le chœur de cette église est orné de saints placés dan» des niche». Une niche de poêle. || Terme d'architecture. Niche i cru , niche qui prend naissance au rez-dechaussée et ne s'élève sur aucun socle massif. || Niche feinte, renfoncement peu profond qui ne contient que des figures peintes ou en bas-relief, jj Niche rustique, niche dont les bandeaux sont décoré» de refends et de feuillages. || Niche en tour ronde, niche prise dan» le dehors d'un mur circulaire. || On fait de» niches da rocaille, de» niches de treillage. Noiu découvrîmes, dan» une niche qui était dant une paliitade, une Diane k l'Itge de onze ou douze ans et plus belle que les forêt» de Grèce et de The»salie nj l'avaient jamais vue, voir. Lett. 10. || Par extension. I.e9 abeille» qui ajustent avec tant de symétrie leurs petites niche», Boss. Connaiss. v, i. Il Fig. Tant que la nicht* du premier ministre sera vide, M. le l'rince en prendra une grande force, RETZ, III, 238. Dont Ics noms.... placé» comme en leurs niches. Vont de vos vers malin» rcniplii le» hémistiches, boil. Sat. 11. || »• Petit réduit pratiqué dan» un appartement pour mettre un lit, etc. Ut an
NIC
niche. || Réduit pratiqué dans un jardin pour s'y retirer en particulier. Il y a une petite niche au bout du jardin. || 8° Petit meuble porUtif dans lequel se retire et coucbe un chien, un chat. Je dictai à M. le Duo sur une niche à chien que j'allai chercher faute de table portative, st-sim. 6(2, ïs. || 4« Petit trône décoré sur lequel on expose le saint Sacrement. Il 6* Fig. Demeure, retraite. Heureusement, je me suis fait une niche dans laquelle on peut vi- Tre et mourir à sa fantaisie, volt. Utt. Urne du DeffatU, <8 févr. «760. Un jeune homme sortant de sa niche, qui n'avait jamais vu de capitale, i. i. Bouss. Conf. u.
— HIST. ivi* s. On fit sortir de derrière un rideau une grande roche argentée, qui contenoit <6 niches, en chacune desquelles estoit logée une nymphe portant le nom d'une province de France, d'aub. Hist. 11, 404. X ce stratagème faut adjouster celui d'une souche brûlée par un bout, dans laquelle on avoit logé des niches de poudre, m. t'b. m, 4 44,
— ÊTYM. Ital. nicchia, niche, nicchio, coquille, que Dier, vu que la finale italienne ne permet aucune dérivation de nidus, tire de mytilus, la moule; la finale ytilus a pu donner icchio, comme vetulus, donna, vecehio, et situla, secchia; reste le changement de m en n, qui serait justifié par des exemples pris en français, mappa, nappe, mespilum, nèfle.
2. MCHE (ni-ch'), s. f. Malice que l'on fait à quelqu'un. Puisque la niche qu'il m'a faite est sans remède, n'en parlons plus, balï. Lett. à Conrart, 43 juill. 4 66}. Nous lui jouerons tant de pièces, nous lui ferons tant de niches sur niches, que nous renverrons i Limoges M. de Pourceaugnac, hol. Pourc. 1, ». Ce qu'il [Barbezieui]fit encore de plus mal, ce furent les niches de toutes les sortes qu'il s'appliqua depuis i faire à M. d'Aligre, st-sim. «3, a. Mon héros passe sa vie à m'accabler de bontés et de niches, volt. Lelt. Richelieu, * févr. 4774.
— ÊTYM. Autre forme de nique.
NICHE, ÉK (ni-ché, chée), part, possède nicher. l.ogé dans un nid. Un faucon niché au haut d'un arbre. || Par extension. Lors je lui dis : te voilà mal niché, Petit larron; cherche une autre retraite : Celle du cœur sera bien plus secrète, i. b. rolss. Épigr. I, s. Une bonne Notre-Dame des bois nichée dans le tronc d'un chêne ou dans le feuillage d'une aubépine, BERN. de st-p. Études, 3' réponse aux abject. Il Fig. Mon nom, niché dans cent couplets malins, VOLT. Prude, ui, 4 0.
MCHÉE (ni-chée) , s. f. || 1* Les petits oiseaux d'une même couvée qui sont encore dans le nid. Une nichée de fauvettes. Votre idée d'élever différemment des quadrupèdes de la même portée ou des oiseaux de la même nichée est excellente, bonnet, Lett. divers. Œuv. t. xii, p. 468, dans pot;oENs. Il Fig. Qu'a-t-il fait de ces nichées d'amours qui se cachent aux deux coins de ta bouche? j. j. bouss. llél. Il, 26. Il On dit aussi : une nichée de souris. Il 2° Familièrement et fig. Les enfants d'une famille. Je ferai à peu près pour la cadette [de mes nièces] ce que je fais pour l'aînée; leur frère, correcteur des comptes, est bien pourvu.... voilà toute la nichée établie d'un trait de plume, volt. lett. Thiriol, 7 févr. 4738. Il 8* Familièrement et par mépris, il se dit de plusieurs personnes de mauvaise vie, de mauvaise conduite, rassemblées en un même lieu. Une nichée de petits voleurs.
- HIST. xiv s Pour sa douche nicée Qu'il
TOloit de son sanc saouler la journée, Baud. de Seb. T, 4*0. Le quel suppliant avoit une nyée de grans pouclns bons à manger, ou canqe, ntdalis. || zv* s. Comme les grans larrons nourrissent et soustiennent une niée d'autres larronneauz pour rober sur le peuple, a. chaht. Quadril. inv. p. 443. ||xvi" s. L'admirai de Cbastillon et tout la nyée des connetablistes [les gens du connétable de Montmorency],