N^OM
nous nous trouvions à Rouen, sév. U avr. (689. Abrège ton récit, et sache désormais Qu'à jour nommé je n'arrive jamais, desmahis, V Impertinent, se. 2. Il S" Choisi pour un emploi. Un tel nommé chef de bureau. || Évêque nommé, évêque qui a été nommé par le prince, mais qui n'a pas encore reçu ses bules du pape.
NOJIMÉMENT (no-mé-man), adv. \\ !• Avec désignation par le nom. Déshériter nommément un fils, patru. Plaid. (2, dans richelet. Je sais qu'il faut oublier le monde, mais j'ai mis dans mon marché que vous seriez excepté nommément, volt. Lett. Tressan, <6aoùH76o.|| 2° Spécialement. L'influence du climat et nommément celie de l'humidité.
— IlIST. xii* s. E pur ço que cist lignages numéement dout [dut] si le servise Deu célébrer, Rois, p. 2. Il xui" s. Sachiés, se la lettre no ment, Que Diex la fist noméement X sa semblance et à s'ymage, la Rose, 3002. Il XV' s. El y estoient comprins tous les alliez d'ung costé et d'autre, et nomméement de la part du roy d'Angleterre, comm. iv, 8. || xvi« s. Il dit nomméement que.... amïot, Sert. 35. Ses amis, et nomméement une vieille dame sa parente, uoNT. I, 96. Vous en usez [de l'accent aigu] en diverses sortes, comme en ces mots nommément, privément, obstinément, dont les syllabes sont longues, et ailleurs vous le mettez sur les brèves, J. pelletier, dans uvet, la Gramm. franc, p. <«8.
— ETYM. Nommée, et le suffixe ment.
NOM.UER (no-mé), ». a. \\ !• Distinguer par un
nom une personne ou une chose. La chimie a nommé de noms systématiques toutes les substances composées. La famille des malpighiacées a été nommée d'après Malpighi, célèbre naturaliste italien. Puisse cette grandeur qui vous est destinée. Qu'on nomme si souvent du faux nom de bonheur, Ne point laisser de trouble au fond de votre cœur I VOLT. Zaïre, l, <. Lorsqu'il s'agit de nommer un animal, ou, ce qui revient presque au même, de lui choisir un nom parmi tous les noms qui lui ont été donnés, buff. Ois. t. xn, p. 2(6. || 2" Être parrain ou marraine. La jolie chose d'accoucher d'un garçon et de l'avoir fait nommer par la Provence I SÈV. <00. Mme la princesse nommait une des filles de M. le Duc avec le prince, lo. 404. Et toi, tu aurais cent enfants que je n'en nommerais pas un, DiDER. Père de famille, v, <2. ||3»Dire le nom d'une personne ou d'une chose. Le reste ne vaut pas l'honneur d'être nommé, corn. Cinna, v, i. Nommez-moi par mon nom, puisque vous le savez, in. IléracL m, 2. Elle [Mme de Chaulnes] vous fait mille amitiés, et vous nomme à tous moments,» SÉV. 22 sept. <687. Je veux nommer ici par honneur le sage, le docte, le pieux Lamoignon, boss. leTellier. De votre nom, Joas, je puis donc vous nommer, hac. Athal. ir, ♦. Œnone : Hippolyte? grands dieux! — Phèdre : C'est toi qui l'as nommé, ID. Phèdre, l, 3. Sénèque : Comment vous nommerai-jeà eux?— Scarron : Scarron, font. Dial. des morts anc. eJmod. a* part. <. || Prononcer le nom de, dire comment une personne, une chose s'appelle. Vous l'accusiez pourtant quand votre âme alarmée Craignait qu'en expirant ce fils vous eût nommée, CORN, llodog. v, 4. Le mot de peste, que vous nommez dans votre lettre, me fait frémir ; je la craindrais fort en Provence, sÉv. (9 mai <676. Une personne si sensible, si délicate, qui ne pouvait seulement entendre nommer les maux, Boss.^lnne de Gotix. On vous nomme, et ce nom la rappelle à la vie, RAC. B^r^n. iv, 7. Le cieldans tous leurs pleurs ne m'entend point nommer, m. Brit. iv, 3. Un nuage enfermait le .souverain du monde, 11 s'ouvre et laisse voir son front éblouissant ; Un archange est nommé.... l'archange obéissant.... Se prosterne attentif aux ordres du Seigneur, cilbeht, Mort d'Abel, vtii. Et comment s'y prend-on, sire, pour vous faire douter do l'attachement et do l'amour de vos sujetsT le peuple vous impute-l-il ses malheursT vous nomme-t-il dans ses calamitésT miradeau, Collect. t. I, p. 3IJ. Il Nommer scscomplltes, les déclarer, les Caire connaître. Ah! si vous ne voulez voir finir nos deslins, Nommez d'autre* vengeurs ou d'autres assas.sins, P. corn. Hod. iv, 4. || Nommer un nom, Icprononcor, le fiire entendre, parler do la personne. Elle [Mme Scarrvu] n'a, m'a-t-elle dit, jamais oui nommer votre nom en mauvaise part, Biv. à Buisy, ta déc. *»!». Je vous ai déjà dit que votre nom n'a jamais été nommé sur le sujet de II. de Cocllogon, lo. 8 juin (880. || i* Désigner les gens par leur nom, Caire des personnalités. Vous nommez les auteurs, et c'est là votni crime, giirkrt, Jfon apologie. || AUsolunienl. Il a kirl, dira l'un; pourquoi Uut-il qu'il nomme? Atluquci
NOM
ChapelainI ah I c'est un si bon homme! Boa.5af.ix.
I ! 5° Qualifier. Louis Xll a été nommé le Père du peuple. Ah ! que c'est un grand bien [la santé] ! et que vous le nommez précisément par son nom quand vous dites que c'est celui sans lequel tous les autres sont insensibles! sÉv. 15 juin (688. Saintes filles, ses chères amies, car elle voulait bien vous nommer ainsi, BOSS. Reine d'Anglet. Souvent il s'entretient avec la mort.... et, aussi vivant p^r l'esprit qu'il était mourant par le corps, il semble lui demander d'où vient qu'on la nomme cruelle, id. Je Tellier. Il [Zozime] nomme ses libéralités profusions, sa modération fainéantise, ses festins d'amitié des dissolutions, FLÉCH. Mist. de Théodose, iv, 7t>. 0 mon fil», de ce nom j'ose encor vous nommer, Rxc.Atlial. w, 3. Nommer un roi père du peuple, est moins faire son éloge, que l'appeler par son nom, ou faire sa définition, la bruy. x. Ils nommaient nécessité l'injustice et la perfidie, montesq. Lett. pers. (46.
II Nommer quelqu'un son protecteur, son libérateur, son bienfaiteur, l'appeler ainsi. Vous que je dois nommer l'ange de mon bonheur, mol. l'Ét, v, 3. || Absolument. 11 n'y a nuls vices extérieurs et nuls défauts de corps, qui ne soient aperçus par les enfants : ils les saisissent d'une première vue, et ils savent les exprimer par des mots convenables : on ne nomme point plus heureusement, la bruy. xi. || 6° Désigner. La mort entre nous deux nommera le vainqueur, DELILLE, En. XI. Il Terme de jeux. Nommer la couleur, dire en quelle couleur on joue. || 7° Nommer quelqu'un à un emploi, à une charge, le choisir, le désigner pour cet emploi, pour cette charge. Il fut nommé maire de sa commune. L'empereur l'a nommé ministre des affaires étrangères. Il a été nommé à l'évéché de Lodève, sEv. (4. Voyez comme il est bon de se tourmenter un peu pour avoir des places: il est certain que celles qui avaient été nommées pour dames d'honneur de cette princesse avaient fiiit leurs diligences, id. (7 janv. (G80. Un jeune abbé de la Broue, qui n'a prêché qu'une seule fois devant le roi, est nommé pour l'évi^ché de Mirepoix, m. 27 fév. (679. II [Dieu] l'appelle son serviteur, quoiqu'infidèle, à cause qu'il l'a nommé pour exécuter ses décrets, BOSs. Reine d'Anglet. Le peuple au champ de Mars nomme ses magistrats; César nomme les chefs sur la foi des soldats, RAC. Brit. i, 2. Je vous nommai son gendre et vous donnai sa fille, id. ib. iv, 2. Lé roi de France nomme à tous les bénéfices consistoriaux de son royaume, c'est-à-dire aux bénéfice» qui sont da fondation royale et qui étaient électifs avant le concordat, PEVRKT, De l'abus, i, 8, dans richelet. Il Nommer quelqu'un son héritier, l'instituer son héritier. || Nommer d'office, se dit du juge qui, d'après la loi, choisit et nomme des experts, des arbitres, des défenseurs, etc. || 8* Se nommer, ». réfl. Déclarer son nom. Vous serez obligé de vous nommer. Il Avoir pour nom. Et quand je vou3 demande après quel est cet homme, X peine pouvez-vousdiro comme il se nomme, mol. Mis. i, <. Je me nomme Pécaudière, ma maison n'est qu'à deux lieues de Landernau, sÉv. 82. !| Il se dit aussi des choses. Par loi l'humilité devint une bassesse; La candeur se nomma grossièreté, rudesse, boil. Sat. xii.
— HisT. xu' s. Nomer un terme [fixer un terme], Ronc. p. 3. Si faisons a.ssenibler nostre chevalel-ie. Si qu'au jour nomé soit aprestéo et garnie, Sax. xxxH. Quatorze rois i ot à heure de souper, Evcsques et abbés que je ne sai nommer, ib. xiii. Il xiH* s. X un moine courtois qu'on nommoit Savari. Berte, t. El nous li nommions, et il les faisoit envoier querre, joinv. <9B. ||xiV s. C-ir, voir [vrainicnt], je su! au roi et toute ma maisnie ; Et Ilortran du Guesclin me nomme on sans cclise, liuesc. (7434. Il XV* s. Et dit au clerc : escry moy ce que je te nommeray [dicterai]. Le clerc s'ordonna àescrire; ot puis le duc luy nomma mol à mot tout ainsi qu'il voulolt qu'il escrivlst, phoiss. liv. iv, p. 216, dans lacurnk. Le roy nomma [adressa] une lettre audit connestable et luy mandoit ce que.... COMM. IV, H. Cent mille francs [empruntés) coustorent en quatre mois quatorze mlLe francs d'intcrcsts ; mais cliascuns disoieni que des nommez (certaine* gens] avolent part à cesl argent et au profit, lu. vti, 4. Il XVI* g. La fortune guette à point nommé lo dernier jour de nostro vie, mont, i, 66. Avoir peur da nommer la mort, lo. i, 73. Il mourut en un certain lieu qui se nomme la forest fossoyéo, amyot. Cimon, 7. Si fut Cimon es premiers ans de sa jeunesse fort mal nommé, et eut un très mauvais bruit par la ville, lu. ib. 11 y eut un nommé Sochareii ualif du bourg do Decelie, qui... m. 16. (3. Hz cnmmuucerenl à descocher de loiog tous aniiemble d»
NON
tous costez, sans vi'ser i point nommé, id. Cross, ta. La vefve se peut nommer, durant sa viduilé, dame douairière du lieu et seigneurie qui appartenoit à son mary, sujet au dit liouaire, Coust. génér.
— ÉTYM. Berry, noumer; wallon, loumer; Hainaut, lomer; provenç. nomnar;ano. cata!. nomennr; espagn. nomiror; portug. nomear; ilal. nominare ; du lat. nominare, dénominatif de nomen, nom.
t NOMOCANON (nom»-lia-non), s. m. Recueil des canons ou des lois impériales qui y ont du rapport ou qui y sont conformes.
— ÉTYM. Noiiôxavuv, de vé(iOÇ, loi, et xâvuv, canon.
t NOMOGKAPHIE (no-mo-gra-fie), s. f. Traité sur les lois; science des lois et de leur interprétation.
— ÉTYM. Nôjio;, loi, et Ypâ?ei>', écrire.
t NOMOLOGIE (nomo-lo-jie), t. f. Terme didactique. L'étude des lois qui président aux phénomènes naturels.
— ÉTYM. Nô(jioç, loi, et 5iÔY0«, traité.
■f NO.MOTIIËTE (no-mo-tù-f), s. m. Nom donné, dans Athènes, aux membres d'une commission législative, composée de 50i, (oo) et <50i hommes, choisis parmi ceux qui avaient été juges; leur fonction était de reviser les lois existantes.
— ÉTYM. No|io6£xiii;, de v6|io;, loi, etiCÔTiiii, poser. NON (non ; l'n ne se lie jamais : non ici, mais là).
Il 1' Particule négative opposéeà oui, particule affirmative. L'avez-vous fait? — Non. Répondez par oui ou par non. Si vous répondez que non, PASC. Prov. XII. Les langues sont des chiffres où non les lettres sont changées en lettres, mais les mots en mots; de sorte qu'une langue inconnue est indéchiffrable, ID. Pens. vu, 23, éd. havet. Hippocrate dit oui, mais Galien dit non, reonard. Folies amour, m, 7. Pour moi, j'aime les gens dont l'âme se peut lire, Qui disent bonnement oui pour oui, non pour non, GRESSET, le Méch. I, 5. Non, en métaphysique, ne me parait guère plus sage que oui; non liquet [la chose n'est pas claire] est la réponse raisonnable à presque tout, d'alehb. Lett. à Voltaire, 4 août 1770. Il Familièrement. Je ne dis pas non, je ne refuse pas. Il Dans quelques cas, la phrase interrogative est telle, qu'il y peut être répondu par non ou par oui, sans que le sens soit changé. Dorante : Vous n'avez seulement qu'à dire une parole. — Philiste: Qu'une? — Dorante : Non; cette nuit j'ai promis de la voir, cobn. Suile du Ment. \u, 4. || 2° Non s'emploie pour nier une proposition entière qui est sous-entendue. Je mourrai par vos feux, éteignezles ou non, MALH. V, 30. Je parle de Néarque et non de votre époux, cobn. Poly. m, 3. Et que m'importe à moi si Rome souffre ou non?iD. Sert, iv, < i. Va- Icre a votre foi, la tiendrez-vous ou non? mol. Tart. I, 6. On délibérait en plein sénat s'il fallait admettre un dieu dans le Capitole ou non, bourdal. Dim. de la Quinquagésime, t. i, p. *50. Si de tous les hommes les uns mouraient, les autres non..., LA BRUT. XI. Que l'on approuve ou non ma fermeté sévère, volt. Jf. de César, m, i. On croirait, à voir les dernières entreprises d'Innocent IV, que c'était ■n guerrier; non, il passait pour un profond théologien, id. Ann. Emp. Conrad IV, tibi, 4254. || 3° Il peut remplacer un substantif, un adjectif. Malice, ou non, le mal est fait. Sage ou non. E^lîn les uns sont contents, les autres non, c'est le monde; il n'y a rien de nouveau à cela, sbv. 27 févr. 1679. On te propose pair ou non; tu choisis pair et tu n'en vois pas le motif, volt. Newt. i, 4. Il 4* Il se met dans le cours du discours pour nier quelque chose, très-souvent avec une reprise par mail. Il a fait cela non par méchanceté, mais pour jouer. Certes, monsieur Tartuffe, à bien prendre la chose, N'est pas fti homme, non, qui se mouche du pié, mol. Tari, 11, i. Je regrette dans le sénat, dit le héros, non ce qu'il a été, mais ce qu'il pouvait être, MABMONTEL, Itélis. ch. 4 2. || B* Il 86 joint souvent avec pas, mais non avec point (du moins ce n'est pas l'usage; car il n'y aurait pas de faute). Prendrai-je cela? non pas, l'il vous plaît. Le mérite n'y a point de part, non pas même le mérite de la race, balz. 1* dise. De la cour. Et mon cœur, qui sans cesse en sa faveur s« flatte. Cherche qui le soutienne et non pas qui l'abatte, CORN. Uéracl. y, 2. J'envisage non pas «a fortune, mais sa vertu; les services qu'il a rendus, non pas le« places qu'il t remplies; les dons qu'il a reçus, non pu les honneurs qu'on lui a rendus sur la lerr«, plech. le Tellier. Je crains voire silence •t non pas vos injures, rac. Andr. iv, 6. Je ne puis que ma plaindra et non pat tous punir, volt. (Cdi/M, IV, ». Commandez qua je meure, et non >M que j« fuie, id. «6. m, ». || Aprèa le que qui
NON
suit un comparatif, les anciens ajoutaient souvent non pas; tournure qui tombe en désuétude. Mes jours Devaient plutôt finir que non pas son discours, RÉGNIER, Sat. vin. Quand il a fallu qu'il [Dieu] ait paru [dans l'incarnation], il s'est encore plus caché en se couvrant de l'humanité; il était bien plus reconnaissable quand il était invisible, que non pas quand il s'est rendu visible, pasc. Lett. à Mlle de Roannex, 2. || Quand, dans une tournure semblable, la phrase finale a un verbe, la construction demanderait deux que qui seraient intolérables, par exemple ; il vaut mieux que vous y alliez,que que j'y aille. Aujourd'hui on tourne autrement la phrase pour les éviter; autrefois entre les deux que on intercalait non pas; tournure fort recommamiable et à reprendre. Ils [les apôtres] jugent plus sûr que Dieu approuve ceux qu'il remplit de son esprit, que non pas qu'il faille obsei-ver la loi, pasc. Pens. xxiv, 4 4. 116" Il s'emploie devant sans, loin, etc. pour en changer le sens restrictif. Les puissantes faveurs dont Parnasse m'honore. Non loin de mon berceau commencèrent leur cours, malh. ii, li. Beau parc et beaux jardins qui dans votre clôture Avez toujours des fleurs et des ombrages verts. Non sans quelque démon qui défend aux hivers D'en effacer jamais l'agréable peinture, id. v, 44. Il vécut non sans gloire et meurt en homme libre, saurin, Sparlac. v, 4 3. Non sans rougeur, les deux sexes découvrent Que l'amitié qui les unit longtemps, S'est transformée en d'autres sentiments, malfil. Narcisse, i. Que vos heureux destins, les délices du ciel. Coulent toujours trempés d'ambroisie et de miel. Et non sans quelque amour paisible et mutuelle, A. CBÉN. Élég. vu. || 7° Il se met au commencement d'une phrase négative pour en annoncer le caractère. Non, je n'en ferai rien. Non, je ne puis, dit-il, égorger Marius, delille, Imag. m. || Il peut se redoubler. Non, non, je n'y consentirai jamais. Non, cent fois non. Non, non, je le connais, mon désespoir le flatte, rac. Andr. m, «• || 8* 11 se joint aux adverbes certes, certatnement, vraitnent, qui rendent la négation plus formelle. Non certes, non vraiment, je ne le ferai pas. |{ 9" Il se joint à des adjectifs, à des substantifs, à des verbes. Non solvable. Non-activité. Fin denon-recevoir. (Pour le tiret, voy. la Rem. a.)|| 10° Non-seulement, loe. adv. qui est ordinairement suivie de la conjonction adver^ sative mais (on met un tiretà non-seulement, mais non à mais encore). L'Église traite non-seulement de criminels, mais d'hérétiques tous ceux qui emploient de l'argent pour obtenir les ministères ecclésiastiqups , PASC. Réfutation de la réponse à la a* lettre. Toujours prêts à donner k leur troupeau non-seulement leurs veilles et leurs travaux, mais leur propre vie, Boss. Wtsl. II, 7. Ainsi l'art de se détruire est non-seulement tout autre de ce qu'il était avant l'invention de la poudre, mais de ce qu'il était il y a cent ans, volt. Louis II V, 4 8. Ayant déclaré nonseulement hérétique mais absurde le mouvement de la terre, id. ib. 3t. On disait que cela me faisait du mal ; je crois, moi, que cela me fit du bien, et non-seulement à mon âme, mais à mon corps, j. J. Rouss. Conf. VI. Il 11° Non plus que, loc. adv. Ne.... pas plus que. Quel malheur, si l'amour de sa femme Ne peut non plus sur lui que le mien sur ton âme I corn. Uor. ii, 5. Ah ! si non plus que vous je n'ai point le cœur bas, id. Attila, m, 4. Cette impiété de Luther.... que nous ne coopérons en aucune sorte à notre salut, non plus que des choses inanimées, pasc. Pror.xvui.OnneseraitnonpIusen peine de son salut [d'un homme mort subitement] que de celui de M. de Turenne, sÉv. 220. Je suis assurée qu'elle [Mme de Guitaut qui venait d'accoucher] a reçu des visites.... et ne s'est non plus ménagée sur le bruit que si elle était reine ou dauphine, ID. 26 mai 4681. On ne doute non plus de sa volonté que de son être, Boss. Libre arb. 4 . Il y sera décidé qu'on ne tient non plus devant les Français en Allemagne qu'en Flandre, id. Louis de Bourbon. 11 [Maximien] ne voulait non plus pour compagnons de l'empire ses enfants que les étrangers, id. Ilist. i, 10. Un être éternel incréé aussi bien qu'incorruptible, et qui n'avait non plus de commencement que de fin, ID. ib. 11, 6. L'humilité non plus que la foi n'est ni timide, ni raisonneuse, fléch. Panég. i, soi. Chassez un chien du fauteuil du roi, il grimpe à la chaire du prédicateur, il regarde le monde in<lifféremmcnt, sans embarras, sans pudeur; il n'a pas, non plus que le sot, de quoi rougir, la brut. ii. Ils [les criminels du TartareJ ont horreur d'eux-mêmes, et ils ne peuvent non plus se délivrer de cette horreur que de leur propre nature, rtn. Tel. iviii. || Non plus signifie quelquefois pareillement, mais seule-
NON
ment dans une phrase négative. Vous ne le voulez pas, ni moi non plus. Le secret n'en est su ni de lui, ni de lui [en montrant les deux princes]; Tu n'en sauras non plus les véritables causes, corn. Uéracl. iv, 5. Comme les successions sont réciproques, la perte du droit de succession est double [pour les mainmortables], parce que ceux à qui on ne peut succéder ne peuvent succéder non plus, volt. Polit, et lég. Coût, de Franche-Comté. Il la* Non que, avec le subjonctif, ce n'est pas que. Non qu'il ne soit fâcheux de le mécontenter. Considérez le prix que vous avez coûté, Non pas qu'elle vous croie avoir trop acheté, corn. Cinna, 11, 4. Non que votre colère ou la mort m'intimide, id. ib. V, 4, Non que je veuille â Rome imputer quelque crime, id. Nicom. v, 4o. 11 me semble qu'en les joignant ensemble [la lecture d'Ëpictète et de Montaigne], elles ne pourraient réussir fort mal, parce que l'une s'oppose au mal de l'autre; non qu'elles puissent donner la vertu, mais seulement troubler dans les vices, pasc. Entret. avec Saci. \\ 13* 5. m. Un non. Des non. Que le non prononcé soit un mur d'airain, contre lequel l'enfant n'aura pas épuisé cinq ou six fois ses forces, qu'il ne tentera plus de le renverser, j. j. ROuss. Em. u. Ma fierté naturelle est assez satisfaite de quelques non bien fermes que j'ai prononcés dans ma vie, Ducis, Correspondance, 7 novembre 4 8oe. |{ Pour un oui ou pour un non, pour peu de chose. 11 se fâche pour un oui ou pour un non.
— REM. 1. Dans cet exemple ; Non-seulement tous ses honneurs et toutes ses richesses, mais encore toute sa vertu s'évanouit, on met s'évanouit au singulier, à cause de mais qui interrompt la phrase. C'est là l'usage le plus ordinaire. Cependant, si quelque chose l'exigeait, rien n'empêcherait de mettre s'évanouirent. || 2. Le tiret se met après non i quand il s'agit d'un substantif composé : non-sens, I non-usage, etc.; il ne se met pas, en tout autre cas : les artisans non maîtres pouvaient travailler....
— HIST. X* s. Ne ule cose non la pouret [avait pu] omquepleier [ployerj, Eufaite. ||xi*s. Nun ferez certes, dist Ii quens [le comte] Oliviers, Ch. de Roi. xviu. Par lui orrez [entendrez] si aurez pais ou non, ib. XXXI. Mais ce [il] ne sait Ii quels vaiiit [triomphe] ne quels nun, ib. clxxxii. || xii» 3. Ne dist ne o ne non, Ronc. 4 4. Non mie à ceste fois, ib. 27. Au camp estez que non soiez vaincus, 16. 45. Je ne sui ne liés [joyeux] nedolens. Ne ne sai se vif [vivant] ou non, Couci, xv.Ou voil ou non, servir la [la servir] me convient, ib. xxi. ||xiii*s. Chanter m'cstuet [il me faut chanter], que m'en est pris corage, Non pas pour ce que d'amours me soit rien, quesnes. Romane, p. 88. Raison : Congnois le tu point? — l'Amant : Oïl, dame.— Raison : Non fais. — l'Amant : Si fais... la Rose, 4287. || iv" s. Je crois que non, car ainsi le me semble, ch. d'obléans, p. 6. Adonc il se mist à escouter s'il orroit par leans personne parler; ce que non ; pourquoy il se print à heurter, et lors il ouyt une voix qui dist : qui es tu qui heurtes à celle heure? Perceforest, t. v, f» 76. || xvi' s. J'ay plus estudié à rendre ce que l'aiitheur a voulu dire, que non pas à orner ou polir le langage, amyot, Epit. Jusqiies icy les historiens sont bien d'accord; mais au demeurant, non, id. Thésée, 4 7. Quant à luy, il estimoit plus honorable commander à ceulx qui avoiont de l'or, que non pas en avoir, id. Caton, 4. Je commenceray à parler, quand je sçauray dire choses dignes de non estre teues, in. C. d'Utiq. 8. Et ne se remuoit non plus qu'une souche, la boétie, b3. Non pas un seul, dit on, du camp de Cire, ne se rendit du costé du roy, id. 439. Aux uns les dieux donnent le bonheur de la vie, aux autres
non, ID. 498 Qui sont de naturel pour aymer le
proufit, mais non que [seulement] bien à poinct, iD. 24 2. Je no feray bonne chicre de douz, non pas [ni] de quatre jours, rab. Pant. m, 26. Croyez la ou non, ce m'est tout ung, id. ib. ui, 52. Non les palayz , maisons , eschaffaultz.... seullenient estoyent pleins de gens, mais aussi les toictz, id. la Sciomachie. [le voudroi bien que tous rois défendissent à leurs subjects, de non mettre en lumière œuvre aucun, si premièrement il n'avoit enduré la lime de quelque sçavant homme, dubellay, i, 3b, verso. ... Ville que jamais l'empereur n'a ausé regarder, non que [loin de] l'assaillir, cabloix, 11, 0. L'estimation, non plus que l'affection, nous ne la debvons qu'à leur vertu, mont, i, 43. Ne jamais dire une vérité, non pas [même] quand elle est utile, id. i, 37. On no me pouvoit arracher de l'oisiveté, non pas pour me faire jouer, id. i, 4 95. L'honneur de la vertu consistée combattre non à battre, ID. 1, 244. Sert aussi beaucoup à la conservation dt
NON
NON
NON
la veue le tenir des pieds secs, le non dormfr sur le jour, lo non encliner par trop la face en bas, o. DE SERBES, 891. Ce prince est tant obéissant aux volontés du roy d'Espagne, qu'il ne sçauroit dire de non à chose qu'il lui commande, Mém. de Beilièire et de Sillery, p. 440, dans lacurne.
— ÉTYM. Bourguig. nain daitne [non dame]; picard, nem, note, no; provenç. non, no; espagn. no ; portug. nào ; ital. no, non ; du lat. non, anciennement nœnu, nanum, que les étymologistes tirent de nt , non, et cenum, ancienne forme de unus, un.
t NON-ACTIVITÉ (no-na-kti-vi-té) , ». f. Position d'un officier, d'un employé qui, momentanément, n'exerce aucune foncUon. On a mis cet officier, cet employé en non-activité.
— SYM. NON-ACUVITÉ, D1SP0NIBIUT8, CONGÉ. Dans
l'armée on met un officier en non-activité, lorsque, pour raison d'âge ou de santé, il ne peut plus remplir de fonctions actives. La disponibilité est la situation spéciale de l'officier général ou d'état-major qui, appartenant au cadre constitutif de l'armée, se trouve momentanément sans emploi. Mais, dans d'autres administrations, l'université par exemple, la disponibililé est une peine infligée au professeur à qui on retire sa fonction. Dans le congé, on est toujours titulaire de son titre ; ce n'est qu'une autorisation temporaire de ne pas remplir la fonction de l'emploi.
t NON-AGE (no-nâ-j'), s. m. Terme dont on s'est servi longtemps pour signifier l'impuberté.
NONAGÉNAIHE (no-na-jé-nê-r"), adj. Qui a quatre-ving-dix ans, en parlant d'un homme, d'une femme. C'est une chose très-singulière que les plus jolis vers qu'on ait de lui aient été faits lorsqu'il était plus que nonagénaire, volt. Louis XIV, Ecrivains, Saint-Àulaire. || Substantivement. Un nonagénaire. Une nonagénaire.
— ÉTY.M. Lat. nonagenarius , ordinal dérivé de nonaginta, quatre-vingt-dix.
t NOXAGÉSIilAL, (no-na-jé-zi-mal), adj. m. Synonyme de nonagésime.
NONAGÉSIME (iio-na-jé-zi-m') , adj. m. || !• Terme d'astronomie. Le nonagésime degré, ou, simplement, le nonagésime, le plus haut point de l'éciiptique, le point qui est éloigné de quatre-vingt-dix degrés des points où l'écliptique coupe l'horizon. Il 2" S. f. Fête du quatre-vingt-dixième jour avant Pâques.
— ËTm. Lat. nonaguimiM, ordinal de nonaginla, quatre-vingt-dix.
t NONAGESIMO (no-na-jé-zi-mo) , adv. Il s'emploie pour marquer le quatre-vingt-dixième rang, et s'écrit 90*, quand on a commencé à marquer une série d'articles par primo, secundo, etc. On dit ensuite, nonagesimo primo, 9<<', nonagcsimo secundo, 92", etc.
— ETYM. Lat. nonagesimo i sous-entendu loco, lieu: au lieu quatre-vingt-dixième.
t NONANE (no-na-u'),a(/;'. /". Terme de médecine. Fièvre nonane, fièvre intermittente qui revient tous les neuf jours.
— HIST. xvr s. Fièvres intermittentes quiniaines, scxtaines, octaines, nonaines, paiié, xx, 28.
— ÉTYM. Lat. nonanits, dérivé de nonus, neuvième.
NONANTE (no-nan-t'), adj. Nom de nombre cardinal composé de neuf dizaines. Il [Fleury] porta le sceptre des rois. Et le garda jusqu'à nonante [ans], VOLT. Ép. 8H.|| Terme d'astronomie. Quart de nonante, instrument représentant un quart de cercle divisé en quatre-vingt-dix degrés.
— HEU. Nonante a vieilli, et c'est dommage; il cl resté très-usité en Suisse, en Savoie et dans le midi de la France.
— HIST. xm* s. Mil ans a et nonante et cinq que la Marie Engenra Jhcsu Crist en ccste mortel vie, Ch. d'Antioche, i, 806.
— f.TVM. Provenç. nonanta; du lat. nonaginta. t NONANTER (no-nan-té), V. a. Terme de jeux.
Se dit, au piquet, quand on a en main trente points, et que l'on compte quatre-vingt-dix ou nonante. On dit aujourd'hui: faire quatre-vingt-dix.
NONANTiP.ME (no-iian-tiè-m'), adj. Nombre ordinal qui répond à l'adjectif numéral nonante. j| 11 1 vieilli; on dit quatre-vingt-dixième.
— KTYM. Nonante.
t NONANTIÈ.ME.VIENT (no-nan-tiè-mc-maa), ode. F.n nonanlième lieu.
— HIST. xvi* s. Nonantlemement, iio:tET, Dict.
t NON BIS IN IDEM (non'-bis'-in'-i-dèra*), locution latine que l'on cite souvent comme maxime «e d oit, pour rappeler qu'un individu, jugé sur un
CICT. DE LA LANGUE FRANÇAISB.
fait dont il était accusé, ne peut plus être poursuivi en raison du même fait.
— ÉTYM. Ijit. non, non, his, deux fois, tn,pour, idem, la même chose.
NONCE (non-s'), s. m. || !• Prélat que le pape envoie en ambassade. Le nonce du pape en France. Il a* Autrefois, en Pologne, nom donné aux députés de la noblesse des petites diètes à la grande diète, pour composer la chambre de la noblesse.
— HIST. XVI* s. L'ambassadeur du pape qui souloit estre nommé légat, est par aucuns appelle le nonce, en italianisant, h. est. dans le Dicl. de cochez, au mot italianiser. J'ay usé de ce mot de nonce puis qu'il s'use aujourd'huy; mais j'ay veuà mon avènement à la cour que l'on n'en usoit, sinon d'cimbassadeur du pape ; et quand ce nom de nonce fut introduit, par dérision ondisoit: voilà l'once du pape, BRANT. Cap. franc, t. m, p. <57, dans lacurnb.
— ÉTYM. Lat. nuncius, messager. Corssen (Au*sprache, i, 23) montre dans nuntius, archaïque nounliuî, une contraction de noventius; comparez nundinx de novendinx : c'est celui qui apporte nouvelle, de noi'us, d'où un verbe novere, donnant noventius, comme florere donne ftorentia.
t NONCUAIN (non-chin) , t. m. Espèce de poire d'automne.
NONCHALAMMENT (non-cha- la- man) , adv.
Il !• D'une manière nonchalante. Lorsqu'on entend les prédicateurs, je ne sais quelle accoutumance malheureuse de recevoir par leur entremise la parole de l'Évangile fait qu'on l'écoute de leur bouche plus nonchalamment, boss. Panég. Ste Caltur. s. |l 2» Mollement, avec abandon. Celle-ci s'expr.me nonchalamment et d'un air distrait, afin qu'on croie qu'elle n'a presque pas besoin de prendre la peine de penser, et que tout ce qu'elle dit lui échappe , jcabi- VAUX, Marianne, 4« part. Pour premier mot ii pour toute réponse. Nonchalamment, et d'un air da dédain, Mon gars répond avec un ton faquin.... gbesset, Ververt, III. Errer nonchalamment dans les bois et dans la campagne, prendre machinalement çà et là, tantôt une Heur, tantôt un rameau, j.j. rouss. Con^. xii.
— REM. Au xvii* siècle, les puristes déclaraient noncto/ommenfunmot qui vieillissait et dontnégligemment devait prendre la place. Depuis, il s'est complètement rétabli dans l'usage, et déjà l'Académie, dans ses Remarques surVaugelas, avait dit: Nonchalamment est un fort bon mot que la langue conserve, et qui s'emploie avec grâce en beaucoup d'endroits.
— ÉTYM. Nonchalant, et le suffixe ment.
NONCHALANCE (non-cha-lan-s') , s. /'. || l" Disposition de celui qui ne se soucie do rien; manque de soin. Contre ceux qui, sur la confiance de la miséricorde de Dieu, demeurent dans la nonchalance sans faire de bonnes œuvres, pasc. Pens. xxiv, 32, note*, éd. uavei. Les défauts de Montaigne sont grands.... il inspire une nonchalance du salut, sans crainte et sans repentir, m. t6. xxiv, 24. De telles nonchalances pour ce qui vous regarde, sÉv. (7 mars (680. Allant à la mort avec la même nonchalance qu'il aurait continué de vivre, niDER. Claude et Nér. ii, <i&. i la seconde, au plus lard à la troisième génération, les Tartares, les Turcs, les Persans, les Européens mêmes prennent la nonchalance indienne, ratnal, llist. phil. v, »♦. Il a* Mollesse, abandon. Les nonchalances sont ses plus grands artifices [de la beauté], Régnier. Sat. IX. La nonchalance embellit une petite chose, et en g&te toujours une grande, diuerot, Pensées iur la peint. Œuv. t. xv, p. 231, dans pouoens.
HIST. xiu'8. Pour quoi l'on pcrt aucune fois sa
querelle par nonchalance, As. deJérus. lo3. Li un les lessent perdre [les femmes] par droite nonchalance, Li autre par bobant, li autre par enfance, t. DE MEUNO, Test. 46». Il XVI* S. Afin qu'ils ne se flattent point en leurs péchez par nonchalance de «on jugement [de Dieu], calvin, Imlit. 238. Entre ce bas et vil .seing et cette profonde nonchalance laissant tout aller à l'abandon, mont, i, 3H2. Le vice contraire à la curiosité, c'est la nonchalance, m. ii, 42.
— ÉTYM. Nonclmlant; provenç. nonchalansa. NONCHALANT, ANTE (noii-cha-lan, lan-l'), adj.
Il 1* Oui a de la nonchalance. Et pour moi si nonchalant que, quand mon règne serait de ce monde, je n'importunerai» jamais personne do me» intérêts, scAim. lettres, Œuvr. t. i, p. 241, dans pooorns. A voire ai^c vous en parlez, Kt vous avez, la belle, une chaise roulante Oi par deux bons chevaux, en dame nonchalante, Vous vous faite» traîner partout Oii vous voulez, MOU Amph. Prologue. Les plaisirs nonchalants folâtrent i l'entour, boil. lutrin, u. Il Nonchalant de, avec un substantif. SI l'autre est
au rebours des lettres nonchalante.... récrier, Sat. vu. Là, j'irai respirer.... en silence Et nonchalant du terme où finiront mes jours, La santé, le repos, les arts et les amours, a.chénier. Élég. xxvn. Il Substantivement. Un nonchalant. Une nonchalante. Je vous l'ai dit cent fois, c'est une nonchalante Qui s'abandonne au cours d'une vie indolente, piRON, Mélrom. i, 2. || 2° 11 se dit des choses dans le même sens. Une démarche, une parole nonchalante. Une humeur nonchalante. Une vie nonchalante.
—HIST. XIV* s. Il n'est pas nonchalant, mes curieux de ses propres possessions procurer diligentment et deuement, oresme, Eth. (05. ||xvi* s. Je veux que la mort me treuve nonchalant d'elle, mont, i, 80. Une fierté nonchalante de l'art, lo. i, 4 92. Je m'en rendois plus nonchalant à l'estude de mes auUres leçons prescriptes, m. i, t96. Soigneux de sa conservation et noncialant de la nostre, m. m, 98.
— ÉTYM. Non, et clialant, participe du verbe elialoir, se soucier; Berry, nonchakux; prov. nonchalen. Il y a en normand caleux, paresseux; serait-ce une aphérèse de nonchaleux, et faut-il y joindre le populaire coJ«r, reculer, avoir peur?
t NONCOALOIK (non-cha-loir), s. m. S'est dit pour nonchalance, paresse, inaction. Depuis deux jours, hélas I je l'ai perdu, Du nonchaloir ce héros admir«'>.le, CUAULIED, Lett. à Rousseau, Œuv. t.i, p. 455,
d<inS POUGBNS.
— HIST. xii* S. Por l'ame de moi miex [mieux] 'aloir Ai mis mon cors en nonchaloir, ruteb. ii, » 27,
— ÉTYM. Non, et chaloir ; provenç. noncaler. NONCIATURE (non-si-a-tu-r') , î. f. || l* L'emploi,
la charge de nonce du pape. Aldovrandi était pressé de retourner jouir des grands émoluments de la nonciature d'Espagne, st-sim. 448, 6. La crainte do perdre le chapeau, récompense ordinaire de la nonciature de France, duclos, Œuv. t. v, p. 247. Il Temps pendant lequel on exerce cet emploi. Ou fut fort content de lui pendant sa nonciature, st-sim. 74, 2) ). Il Palais qu'habile le nonce. Philippe V fit défendre au nonce de se présenter devant lui, fit fermer la nonciature et rompit tout commerce avec Rome, st-sim. 224, 4. || Pays dépendant du pape, où un nonce exerçait une juridiction. Il a* Charge de nonce à la diète polonaise.
— ÉTYM. Ital. nuniiaturo, de nunxio, nonce.
t NON-COACTION (non-ko-a-ksion), *. f. Terme didactique. État de la volonté qui n'est pas contrainte. M. Jaquelot réfutera plus amplement cet impie [Spinosa], sur ce qu'il réduit notre liberté à la simple ou illusoire spontanéité ou non-coaction, qui accompagne ce que nous nommons actions libres, BATLE, Lett. à l'abbé Vubos, is déo. <690.
t NON-COMBATTANT (non-kon-ba-tan), s. m.
Terme d'administration militaire. Se dit d'une personne suivant l'armée à titre d'administrateur, d'aumônier, etc.
t N0N-C0NCILL4TI0N (non-kon-si-li-a-si-on), ». /. Terme do jurisprudence. Défaut de conciliation. Procès-verbal de non-conciliation.
NON-CONFORMISTB (non-kon-for-mi-sf), ». m. et f. Il 1" Nom donné primitivement, en Angleterre, à ceux qui refusèrent d'acquiescer à une déclaration de Charles I" qui ordonnait à toutes les Églises d'Angleterre et d'Ecosse d'adopter une liturgie et une discipline uniformes. || Aujourd'hui, nom donné à ceux qui s'écartent de l'Rglise anglicane. L'Eglise anglicane met les calvinistes puritains au nombre dos non-conformistes, noss. Yar. ta. Quoiqu'il fat attaché à l'Eglise anglicane, il n'eût pas persécuté les non-conformistes pour le» y ramener; il jugeait les homme» par les mœurs, et le» vrais non-conformiste» étaient pour lui les vicieux ot les méchants, yoîiTEN. Newton. \\Adj. Les Églises non-conformistes. Il a* Fig. Nom qu'on donne, par euphémisme, à ceux qui ont de» guilts do plaisirs contraires à U nature.
— ÉTYM. Non, et conforme.
t NON-CONFORMITÉ (noa-koa-fo^mi-lé), ». f. Défaut de conrormilé.
tNON-CONTAGIEDX (non-kon-U-ji-eû) , adj.
Terme de médecine. Celui qui est alTeclé d'une maladie ne se communiquant pas i>ar contagion. Le» fiévreux, le» blessés, les contagieux, les non-contagieux, les fous susceptiblesde traitement, les funiiucs et les fllle» enceintes y sont admis (dans l'hàlel- Dieu], TBNOK, Mém. sur leshùp. Préface, p. i,
t BON-DÉLICATESSK (non-dé-li ka-tè-»'), ». f. Qualité de ce qui n'est pas délicat, facile à altérer.
— IMST. ivi* s. La beauté de lavenlure du houis est, raaugrô le temps, glace» et nege», toujour.s une; telle sicni.e noii-delicatcsse lui causant grande durée avec facile entretien.... o. de serres, tso.
NON
NON
NON
NOXK (no-n"), ». ;. Il 1° Terme d'antlqulto romaine. La quat^i^me partie du jour, qui commençait i la fin de la neuvième heure, ou, selon notre Dianicre de compter, à trois tieures après-midi. ||î' Terme de liturgie catholique. Celle des sept heures canoniales qui se chante ou qui se récite après texte. Regardons saint Pierre qui monte au temple ateo faint Jean à l'heure de la prière de nope, Boss. il éd. sur l'Év. la cène, 7i* jour. Au milieu de tout ce trouble, il arriva une chose qui fit bien voir l'amour que ces filles [les religieuses de Port-Royal] avaient pour la régularité; elles entendirent sonner none, et, en un instant, comme li leur maison eilt été dans le plus grand calme, disparurent toutes du chapitre, et elles allèrent à l'église, où elles prirent chacune leur place, et chantèrent l'office i leur ordinaire, bac, Hist.Port- Uoyai, a* part.
— HIST. «i* s. Quant il fu descenduz, al mustier s'en alad ; S'il esteit do chanter none tens demanda, Th. lemart. 47. ||xiu* s. Et ceste chasce fu entre none et vespres, villeb. cxliv. ||xV s. Environ petite nonne, un lièvre t'en vint trespassant parmi les champs, froiss. i, i, 93. L'usage du comte de Foix est tel ou estoit alors, et l'avoit tousjours tenu d'enfance, qu'il se descouchoit à haute nonne et soupoit à minuict, m. t. m, ch. 8, p. sa, dans la- CDBSE. Et tout querant lièvre, passèrent le temps joyeusement jusqu'à basses-nones sans boire et sans manger, louis xi, Nouv. lxxxi.
— ETYM. Lat. nona hora, la neuvième heure.
KONES (no-n'), *. f. pj. Terme d'antiquité romaine. Le septième jour des mois de mars, mai, juillet et octobre, et le cinquième des autres mois, et toujours le hyltième avant les ides.
— mST. ziii* s. Li quint jor u li septime ki sont el cief du mois sont apelé nonesde cel meisme mois dont il sont, Comput, t. i.
— ETYM. Lat. nonx, de nonus, neuvième j provenç. et espagn. nonat; ital. i>on«. Les Romains comptaient les jours des mois en remontant d'une date postérieure ; les nones tombaient toujours le neuvième jour avant les ides, en comptant le jour du départ et celui de l'arrivée, ce qui faisait huit jours pleins.
t NON-ETRE {no-nê-tr") , ». n». || 1» Terme de philosophie. Absence, négation de l'être. L'être et le Don-étre. Kt l'un et l'autre [Uieu la Père et Dieu le Fils] seraient-ils le Dieu tout-puissant et créateur, s'ils ne pouvaient rien créer ni changer le non-étre en être, sans se changer et s'altérer eux-mêmes 1 Boss. 6« avert. 1 8. Etre immuable c'est être, et changer c'est n'être pas; or l'être est, et il est connu devant la privation, qui est non-être, id. Élevât, sur myst. i, 1. Il Cessation d'existence. L'horreur que témoigne toute la nature de la mort et du non-être, boss. Sermons, honneur, Fragm. sur le même sujet. Il 1° Dans le langage général, nullité. Pour peu qu'on examine ce groupe immense d'empiétements qui, du profond non-être des doubles adultérins, les porte [les bâtards de Louis XIV] à la couronie,
t NON-KXISTENCE(no-iiè-gzi-stan-s'), ». f. Terme de philosophie. Manque d'existence; néant.
t NONMîNTESlMO (non-jin-té-zi-mo), »dv. Il s'emploie pour désigner le neuf-centième rang, et s'écrit 9W, quand on a commencé à compter une série d'articles par primo, secundo, etc. On dit ensuite nongcntesimo-primo, »oi°, nongenteiiioo-secundo, 9»2°, etc.
— tTYU. Lat. nortgentesxmo ioM, «ti neufrcenliime lien.
NONlUI (no-ni-di), ». m. Le neuvième jour de la décade, dans le calendrier républicain.
— ÊTYM. Lat. nonu», neuvième, et die», jour.
+ NONILLION (no-ni-li-on), J. m. Terme d'arithmétique. Octillion multiplié par mille.
— iiiST. XVI* s. Uug nonillion vaut mille milliers de octilions, db u %ocum, Ariswetique,
— ÉTYM. La», nonus, oeuirftraa. Yoy. biihon, pour l'explicition de l'ancienne manière de compter,qui explique les vxille mUlieri d'octiiioas.
+ KON-IKTERVENTION (no-nin-lcr-vaoTSioB), t. f. Absence d'intervention. || Système de non-int«^ vention, système de politique internationale, qui consiste i ne pas intervenir dans les affaires des peuples vebins, el simuitinément à ne pas permet- Ire que lesautre.^ nations y inter\1enneni.
NONlUa 9u pluiat KONKIU8(no-ni-u»'),f. m. Cchella de certains instruments de mathématique fermée de très-petites parties el dennanl dos divi- (ipM par U section de truuTeiwIes. i la différence
au Tcmior, qui les donne par la comparaison de deux systèmes de divisions dont l'une a des parties plus petites que l'autre d'un dixième,
— f.TYM. iVonnius, nom latinisé de Nunez, mathématicien portugais du xvf siècle.
NON - JOUISSANCE (non-jou-i-san-s'), ». f. Il 1' Terme de palais. Privation de jouissance. Il i° Dans le langage général, état de celui qui ne jouit pas. C'est une grande maladie que la nonjouissance d'une vie qui est si courte en elle-même, GALIANI, Lett. *, p. (81.
t NON-LIEU (non-lieu), ». m. Terme de jurisprudence. Déclaration d'un tribunal pour constater qu'il n'y a pas matière suffisante pour poursuivre. Ordonnance de non-lieu.
tNON LIQCET (non'-li-kuèf), mots latinî qui signifient : cela n'est pas clair, et qu'on emploie quelquefois pour dire qu'une chose reste obscure, incomprise.
t NON-MOI (non-moi), ». m. Voy. moi, n° Î7,
NONNAIN (no-nin), ». f. || 1» Synonyme, qui ne se dit plus que par plaisanterie, de nonne. La rue des Nonnains d'Hyères, nom d'une rue de Paris. Tel fut l'adieu d'une nonnain poupine, ghesset, Ververt, II. Il Œuvre de nonnain, un de ces ouvrages de patience tels qu'on n'en pouvait faire que dans la tranquillité du cloître, puis un genre de broderie qui en avait pris le nom, de laborde. Émaux, p. 408. Il î" Variété de pigeon.
— HlST. Voy. NONNE. Konnain est le cas oblique de nonne, comme l'a montré M. Jules Ouioherat, qui a trouvé des preuves de formes directes en a et obliques en ana dans les noms propres mérovingiens; cela a été amené par l'innuence de la déclinaison faible germanique.
t NONNAT (nona), ». o». Terme de pêche. Trèspetits poissons ou menuise. Défendons de faire la pêche du ganguy et du bregin, et celle du marqueseque ou du nonnat, pendant les mois de mars, avril et mai, Ord. de la marine, août <88t. T- ÉTYM. I-at. non natus, non encore né, NONNE (no-n'), ». f. Religieuse. Nonnes, souffrez pour la dernière fois Qu'en ce recueil malgré moi je vous place, la font. Psautier. Tant il trouva la langue à la dragonne Plus du bel air que les termes de nonne, gresset. Ver-vert, m. Désir de fille est un feu qui dévore; Désir do nonne est cent fois pis encore, id. ib. n. Aux bons cœurs, ajoute la nonne, Quand mes prières s'adressaient. Du riche je portais l'aumône Aux pauvres qui me bénissaient, bérano. Deux sœurs de c/wr. || Pets de nonne, voy. pet.
— REM. Ce terme, qui autrefois, comme on peut voir à l'historique, était la qualification propre des religieuses, ne se dit plus guère que dans le style léger.
— HIST. XI' I. X un moustier de nunains [elle] est portée, Ch. delloJ. cclxi. Hxirs. Tute la nuit erreient entresqu'à l'ajurner, E le jur semucowent [cachaient] d'ici qu'à l'avesprer, Od muines, od noneins, en Ijois pur els celer. Th. le mart. 4». |)xiii* s. Là [je] pourrai estre nonne, bien sai lire et chanter, Bnte, xcvii. Ono, foi que doi sainte Marie, Ne fis de mon cors puterie. Ne melTet ne malvez afere. Qu'une none ne poîst fore, Ren. 9830. La piours [pire] amors c'est do nonains, le- R0i!X DE HNCV, Pvov, t. U, p. 827. Lcs blancGs et les grises et les noires nonains Sont sovent pèlerines as saintes et as sains; Se Dix leur en set gvet, je ne sui mie certains, ruteb. î42. |] xiv s. Un escrinet de broderie de nonains, de laborde, Émaux, p. 4ua. Il XV s. Je congnois au voyle la nonne, viLion, Ballade. Et pour la pitié de celle qu'il aymoit par amours, (le chevalier] avoit sis au dessus [près du lieu où était sa maîtresse, plus tôt que dans un bon lit]; et pour ce dit on : pour la pitié de la nonnain baise le moyne l'oreiller, Perccforest, t. v, f° 06.
— ËTYU. Pcovenç. nona ; du latin ecclésiastique nonnus, nonna, qui était un terme de révérence, équivalent à père, à mère, et dont l'origine n'est pas encore établie. En italien nonno, nonna signifient grand-père, grand'mère.
t NONNEBIE (no-ne-rie), ». f. S« dit, par plaisanterie, d'un couvent de nonnes.
— ETYM. Nonne; angl. nunner]/.
NONNETTE (no-nè-t'), ». f. || 1° Jeune nonne. X
son réveil, de la fraîche nonnelte, Libre tcmoio, il [le perroquet] voyait la toilette, gkesset, Vcrrcrt, I. Il partageait dans ce paisible lieu Tous les sirops dont le cher père en Dieu, Grâce aux bienfaits des nonnettes sucrées. Réconfortait ses eutrailles sacrées, id. ib. || S" Nom donné à de petits pains d'épice de forme ronde et d'un goût délicat, que les religieuses ont fabriqué." les premières. Non-
nettes do Dijon. Il 3° Variété defroment. ||4"Nonncttc ou religieuse, nom donné par Relon à la bernache. Il Nonnette cendrée, mésange nonnette, paru» palustris, L.
— HIST. XV* s. Oex [écoutez] de la nonnette Comme a le cuerjoly, e. dbsch. Po<f»t>»m»». f" t»».
— lïTYM. Diminutif de nonne.
t NON-NOnLE (non-no-hl'), ». m. Celui qui n'eK, pas noble. Dans les cas où il s'agit de peines pécuniaires, les non-nobles sont moins punis que les nobles; c'est tout le contraire dans les crimes, montesq. Ésp. VI, to.
— HIST, XIV' s. Li dus Gaufrois a fait parmi Frise mander, Que tout noble et non nohle, sergant et bacheler Venissent à Paris, sans point de l'aroster, Baud. de Seh. x, 64.
t NONO (no-no), adr. Au neuvième rang, quand on a commencé & compter une série d'articles par primo, secundo, etc. et s'écrit ordinairement 9°.
— ÉTYM. Lat. nono loco, au neuvième lieu.
+ NONOBSTANCE (no-nob-stan-s'), ». f. Terme de droit canonique. La troisième partie des provisions de la cour de Rome, où, nonob.stant toutes sortes d'obstacles, on est mis en droit de jouir du bénéfice obtenu.
— HIST. XV' s. Pour cuider estancher la merveilleuse évacuation des pecunes, furent faits certains concordats avec le pape Martin ; mais l'on ne sceut si bien lier la playe par concordats, que la subtilité romaine n'ouvrist la playe et cicatrices par nonobslancos et antefertis, tellement qu'infinie somme d'or et d'argent alla en la cour de Rome, oodbfroï, Observ. sur Charles VIU, p. 408, dansLACURNB, au mot pr^i'cnd'on.
— ÉTYM. Nonob.^tanl.
NONOBSTANT (no-nob-atan), pr^. || f Sansavoir égard à, sans que la chose empêche. L'aigle fondant sur lui nonobstant cet asile, la font. Fabl. ii, 8. Chez ces gens pour toujours il [le follet] se fût aiTêté, Nonobstant la légèreté X ses pareils si naturelle, ID. ib. VU, 6. Il faut nonobstant tout avoir pitié de vous, mol. Tart.ii, 3. Tout ce qu'il y a de grand sur la terre s'unit [contre le christianisme], les savants, les sages, les rois.... et nonobstant toutes ces oppositions, ces gens simples et sans force [les apôtres] résistent à toutes ces puissances.... et ôtent l'idolStrie de toute la terre, pasc. Pcns; xviii, iJ, éd. havet. || Ce nonobstant ou nonobstant ce, malgré cela. Le ducde Toscane garda l'incognito,mais ce nonobstant le roi voulut le distinguer et qu'il baisât Mme la duchesse de Bourgogne, sxsiM. 64, 463. Il Au palais, nonobstant opposition ou appellation quelconque. || 2° Adverbialement. Malgré cela. Juger que Dieu ne prend plaisir à l'action à laquelle on s'occupe, qu'il la défend, et nonobstant la faire franchir le saut et passer outre, pasc. Prov. iv. Il 3" Nonobstant que, cvnj. Quoique. Ainsi qu'on voit que les têtes, un peu après être coupées, se remuent encore et mordent la terre, nonobstant qu'elles ne soient plus animées, hesc. IfeJh. v, ». Il Adj. Nonobstant, ante. Clause nonobstante, clause imaginée par Innocent 111, et dont Henri III, roi d'Angleterre, se servit le premier dans ses dispenses.
— HIST. iiv* s. Celui qui est vertueux et beneuré est touz jours droit et bien, non obstant les fortunes, obesme, Élh. 24.11 J'Y!' s. Ce nonobstant estoicnt jà les besognes si menées avant, que...., froiss. ii, II, 200. 11 n'y mena pas tant de gens qu'il eust peu, nonobstant qu'il alla bien accompagné, Uiit. dArtus ni, connestable, p. 790, dans lacurne . Il xvi' s. Vrai sut, que ces os lui croquoient parfois sous les dents ; mais ils passoienl nonobstant, desper. Conte», lxxv. U avoit mis en avant un advis contre lequel il y eut plusieurs oppositions et contradictions faitte<, mais nonobstant il l'emportoit, AiiYOT, Arist. ».
— ETYM. lat. non, et o6»«ar*, s'opposer (voy. obstacle) ; Berry, nostant ; bourg, nonoslan.
NON-PAIK, AIRE (non-liôr, pè-r"), ai<;'. Oui n'est pas pair, qui est impair. || Pair ou non-pair, se dit dans une espèce de jeu où il faut doviuer si l'adversaire a dans la main les choses qu'il tient en nombie pair ou impair.
— ÉTYM.. Von, et pair. On trouve dans les anciens textes nonpair, nonper, avec le seiis de saiis pareil.
NONPAREIL,ElLLE(non-pa-rcll, rè-U', Il mouillées), adj. Il 1° Qui est sans pareil. Pour la nonparcille Bouvignon, clic était la plus grande diseuse de riens qui ai» jamais été, SCARH. Bom. c«w. u, to. Colette entra dans de-s peurs noupaieillas, la font. le Berceau. Bien est-il vrai qu'auprès d'une beauté Paroles ont des vertus nonpareillcs, id. Orais. J'ai
NON