‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 226 sur 389 · NOP · texte numérisé non relu

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NOR

souhaité un fils avec des ardeurs nocpareilles, mol. Je Fest. IV, 6. Le maréchal de laFerté dit ici des choses nonpareilles, sÉv. «5. Je suis dans le train de mes amies, je vaisje viens; mais, quand je puis parter de TOUS, je suis contente, et quelques larmes me font un soulagement nonpareil, ID. 6 juin 1676. M. de Pompone fut aise de nous voir, et m'a su un gré nonpareil de cette petite équipée, m. 24 juill. <675. Si je voulais vanter un objet nonpareil, Je mettrais i l'instant plus beau que le soleil, boil. 6a<. II. Il 2° S. m. Le nonpareil, oiseau; voy. nonpareille. Il Nonpareil royal, variété d'oeillet.

— REM. On écrivait dans le xvii* siècle nompareil , par attraction du p pour l'm.

— HIST. xï* s. Au dieu d'amour et à vous je me rens; Mon povre cueurà mort féru je sens; Vueillez avoir pitié de ma tristesse. Jeune, gente, nompareiUe princesse, ch. d'orl. p ». || xvi* s. Entre les despouiUes se trouvèrent mille corselets de beaulté et de manufacture nompareiUe, amïot, Timol. »9. Douleur nompareiUe, d'aub. Hitt. i, 60.

— ÊTYM. iVon, et pareti.

NOSPAREILLE (non-pa-rè-ll' , U mouillées), ». f. Il !• Dans plusieurs arts, ce qu'il y a de plus petit. Il En mercerie, sorte de ruban fort étroit. Ton beau galant de neige, avec ta nonpareille, mol. le Dép. IV, 4. Leurs cheveux qu'elles [les femmes] tressaient avec de la nonpareille de différentes couleurs, SAiRT-FOix, Ess. Paris, Œuvr. t. v, p. 378, dans pouGENS. Employant pour cela le plus beau papier doré, de la poudre d'azur et d'argent pour sécher récriture, do la nonpareille bleue pour coudre mes cahiers, J. J. rolss. Confess. ix. |{ Sorte de dragée fort menue. || Le caractère d'imprimerie le plus petit qu'il y avait autrefois. Ce caractère porte six points de hauteur; aujourd'hui, on possède des caractères ayant cinq, quatre et même trois points. Toutefois ce nom désigne le corps six. La grosse nonpareille est une vieille dénomination qui servait à désigner le plus gros des caractères d'affiches; elle n'est plus usitée aujourd'hui. H i° Très-petite espèce de coquille des environs de Paris. || 3° Nonpareille des Florides, sorte d'oiseau {imberixe ciris, de Lathan) (granivores), dite aussi le pape, le nonp.ireil, le gros-bec nonpareil, la passerine nonpareille. Il 4° Nonpareille de Compiègne, nonpareille de Rhodes, deux variétés d'œiUels. || 6° Pomme d'automne.

NON-PAYE.ME.\T (non-pê-man; quelques-uns prononcent non-pè-ye-man), i. m. Défaut de payement.

— HIST. XV s. Les quels sujets du dit duc de Namur, voyant que par le non payer auroient plus grand dommage.... monstrel. i, 37.

t NON-PENSANT (non-pan-san),«. m. Celui qui ne pense pas, qui ne réfléchit pas. Les francs-pensanls auxquels les non-pensants répondent par l'authenticité du Pentateuque, volt. Déf. de Uilord Bolin'/broke, xxvii.

t NON-PEBMANENCE (non-pèr-ma-nan-s'),». f. Qualité de ce qui n'est pas permanent. La nonpermanence est le changement, fEn. Ezist. u, 2, Éternité.

NON PLOS-ULTRA ( Don'-plu-zul-tra ) ou KEC- PLUS-ULTRA (nèk'-plu-zul-tra), ». m. Le terme fu'on ne saurait passer. Quoique par malheur, plulAt que faute de mérite, elles n'eussent jamais eu le bonheur de monter sur le thé&tre de i'ilôiel de Bourgogne ou du Marais, qui sont V'ia et l'autre le nari-plu.<^ultra des comédiens, scarr. 7lom. coin. i, <a. Ce cas n'arrive pas quelquefois en cent ans; Cest le non-plus-uUra de la fauconnerie, la ronr. Fabl. m, il. Et je prétends aller jusqu'au Don-plus- ultra, Être fermier ...boursault, Étope à la cour, IV, t. Arias était monté à ce haut degré de conseiller d Ëlat, le non-plus-ultra d'Espiigne pour le personnel, par son esprit vaste, juste, net, ST-siM. S), 48. Il Au xvn* siècle, on disait aussi non pltu, sans ajouter ultra. Kn vérité, vnilà ce qui mo manquait pour me crucifier entièrement.... j'aimerais mieux être condamné i avoir le fouet de la main du bourreau que d'accepter cet emploi,... en vérité, cela m'a mis i non plus, et j'attends cctt* heure comme celle de la mort, Lettre de M. de Ciron, dans sainte-bkuve, Port-Royai, t. v, p. 1», «• idit.

— ETYM. Mots latins : fion ou née, non, plui, plus, e( uitra, outre.

NON-PRIX (non-prl), t. m. Voy. pwi.

t HON-HECEVOIR (non-re-««-voir), ». m. Voy.

«ECF.VOIR.

NON-BCSinENCK (non-ré-ïl-dan-»'),». ^.Absence du lieu oit l'on devrait rc&idar. M. Tatou s'égaya i

ce propos sur la non-résidenoe des évoques, hetz,

t NON-RÉCSSrrE (non-ré-u-si-f) , s. f. Manque de réussite. || État de ce qui n'a pas réussi.

NON-SENS (non-san), ». m. Défaut de sens, de jugement. Discours plein de non-sens. || Absurdité. Celte phrase est un non-sens.

— HIST. IV* s. On lieve ce qui ne vaut; Et ainsi tout perdre faut Par non sens et par folye, E. desch. Poésies mss. f° <75.

t NON-SCCCÈS (non-su-ksê), ». m. Manque de succès.

+ NON TROPPO (non'-tro-ppo). Terme de musique. Mots qui, joints à celui qui indique le mouvement, signifient que l'on doit en diminuer la lenteur ou la vitesse. Ainsi largo non troppoest un peu moins lent que le largo^ et presto non troppo est moins rapide que le presto. On trouve aussi le plus souvent : ma non troppo.

— ÊTVM. Ital. non, non, et troppo, trop.

t NON-TOLÉRANT (non-to-lé-ran), ». m. Voy. tolérant.

NONCPLE (no-nu-pl'), adj. || 1° Qui contient neuf fois. 81 est nonuplede 9. \\i' S. f. Terme de musique. S'est dit autrefois d'une mesura à neuf temps.

— ÉTYM. lat. nonu», neuvième, et la finale plui ou plex, qui marque réduplication.

NONUPLÉ, ÉE (no-nu-plé, plée) puit. passé de nonupler. Un nombre nonuplé.

NONUPLKR (no-nu-plé), «. a. Hépétcr ngui fois.

— ÉTYM. iVonup{«.

NON-USAGE (no-nu-za-j*),». m. Cessation d'usage. Les servitudes s'éteignent parle non-usage pendant trente ans. H y a des expressions qui tombent par le non-usage.

NON-VALECR (non-va-leur) , ». ^. ||1' Manque de valeur. Une tev-re en non-valeur. Du revenu que produit une maison, il faut déduire tant pour les non-valeurs. || Fig. Je ne sais si je pourrai faire valoir toutes mes prétentions légitimes, et si je ne trouverai pas bien des non-valeurs, fortkn. Lelt. gai. Œuvr. t. i, p. 491, danspouoENS. ||Dans le commerce, non-valeur se dit de marchandises qui ne se vendent pas, d'articles qui ne doivent pas être portés en recette. || i° Terme de finances et de commerce. Certaines créances qu'on n'a pu recouvrer. C'est celui [dîme ecclésiastique] de tous les revenus qui fait le moins de non-valeur, ou, pour mieux dire, qui n'en fait point du tout, vaub. Dtme, p. <2. il 'ferme de finances. Fonds de nonvaleur, fonds composés de centimes additionnels payés par les départements au prorata do leurs facultés contributives, et servant au dédommagement du contribuable qui justifie d'uno perte de revenu. {| En itermes militaires, non-valeurs, les musiciens et les soldats faisant près des officiers le service d'ordonnances.

— HIST. XVI* s. Les terres présentement en ries [friche] et non-valeur, du canoë, auca.

t NON-VENTE (non-van-f), ». f. État, position d'un marchand qui ne vend pas. Voilà trois jours de non-vente.

t NON-VIABILITÉ (non-vi-a-bi-li-té), ». f. Terme de médecine légale et de jurisprudence. Etat de l'enfant né dans un degré de développement incomplet ou anomal qui ne lui permet pas de vivre.

— RTYM. Non, viable.

t NON-VOULANT, ANTE (non-TOU-lan, lan-t'), adj. Voy. vouLAMT.

NON-VUE (non-vue), i.f. Terme de marina vieilli. Il se dit des temps où la brume est fort épaisM. Il y a non-vue, c'est-à-dire que l'épaisseur du brouillard empêche qu'on ne voie.

t NOOCRATIE (no-o-cra-sie) , ». f. Terme de philosophie. Domination de la raison pure en tant que faculté directrice do toutes les auties.

— F.TYU. Noo; , .entendement, et xp«Tstv , commander.

i NOOLOOIK (no-0-lo-jle), «. f. Terme de philosophie. Synonyme peu usitA de psychologie.

— r.TYM. Noo(, forme primitive de voûc, entendement, et Xôvac, traité.

i NOOI.OOIQUK (i.>o-lo-jt-k'), adj. Terme de philosophie. Qui est relatif i la pensée, i l'esprit humain.

t NOPAOB (no-pa-j*), «. m. Action d< nop«r les draps.

HOPAL (no-ptl), ». m. Nom donné vulgairement k tous les cacticrs employés k l'éduoaUon da la cocbeoilie, caciui opuntia, L. Des nopals épineux.

t NOPALERIE (no-pa-le-rie), ou NOPALIÈKE (no-pa-liè-r'), i. /.Terre dans laquelle on piaule des nopals.

t NOPE (no-p'), t. f. Nœud qu'on enlève du drap, lorsqu'il vient d'être fabriqué.

— ÉTYM. Vieux flamand, noppe, nœud; hoU. nop, qui est une variété de l'ail. Knopf, nœud, boulon.

t NOPEU (no-pé), v. a. Terme de manufacture. Synonyme de énouer.

— ÊTYM. Voyez N0PE.

t NOPEUSE (no-peù-r'), ». f. Ouvrière qui fait la nopage.

t NOQUET (no-kè), ». m. Nom des petites bandes de plomb qu'on met dans les angles enfoncés des couvertures d'.irdoise.

t NORBEBTE (nor-bèr-f), #. /. Espcde de pelila prune noire.

NORD (nor; le d ne se prononce pas et ne se lie pas : le nor et le midi),», m. ||1* La partie du monde qui répond à l'étoile polaire. Du bout de l'horizon accourt avec furie Le plus terrible des enfants Que le nord eût portés jusque-là dans ses lianes, la font. Fabl. i, S2. Nous lûmes le traité de la sphère de M. de Maupertuis, son voyage au nord, tout ce qu'ilaécrit sur le système du monde, condil. Gramm. Votif des étud. Œuv. t. V, p. CXL, dans pougens. La victoire en chantant nous ouvre la barrière; La liberté guide nos pas; Et du nord au midi la trompetla guerrière A sonné l'heure des combats, M. l. cuÉN. Chant du départ. Vous représentez-vou.s cette ville bouleversée [Malo-Iaroslavetz].... d'un côté, les Français venant du nord qu'ils évitent; de l'autre, & l'entrée des bois, les Russes gardant le sud et cherchant à nous repousser sur leur puissant hiver, sioUR, llitt. de liap. ix, 4. ||ï* Hariiculièremeat, celui des deux pSIcs qui est du côté de l'étoile polaire. L'aiguille aimantée se tourne vers le nord. || Étoile du nord, dernière étoile de la queue de la Petite Ourse : on l'appelle plus Souvent étoile polaire. || Fig. Quoi ! faut-il, ne s'armant que de timides voiles. N'avoir que ces grands noms [Homère, Virjjilej pour nord et pour étoile' A. ch4n, v Invention. W ta géographie, degrés do latitude nord, ceux qui vont de l'équatcur au pôle septentrional. Il .id/. Le pôle nord. {[3° Terme de marine. Faire le nord, faire route au nord. Perdre le nord, s'égarer en mer. || Les courants portent nord, c'est-à-dire vers le nord. || Quelquefois on désigne un coup de vent du nord en disant : un nord. || 4° Absolument. Le nord, la vent du nord. Le nord a soufflé avec violence. Le soleil cit naissant la regarde d'abord, Kt le mont la défend des outrages du nord, boil. ÉpU. vi. || On dit plus ordinairement : le vent du nord. |Mdj. Le vent est nord. Il 6* La partie d'un pays qui est au nord. Le nord do la France. Tout le nord de leur empire [des Moscovites] consistait dans do vastes désertsetdans quelques habitations de sauvages; ils ignoraient même que la vaste Sibérie existât, volt. Vœurt, <<9. Il 6° Les pays septentrionaux (on met une majuscule). L'Empire et la Hollande se remuent contao un conquérant [Charles Gustave de Suéde] qui mo na(ait tout le Nord de la servitude, boss, Ann« dt Goni. Le Danemark aeuune reine qu'on a nommée la Sémiramis du Nord, fontbn. Ctar Pierre. Le Nord décoloré languit dans un long deuil, dblili.ï, Troi't règne», i. Dientôt après, Napoléon proposa une alliance entre la Suède, Copenhague et Varsovie: confédération du Nord, dont il se berait fait chef comme de celle du Uhin, sicun, llisl. de Nap. t, 4.

Il Les peuples septentrionaux F.iifin la lyraniii*

Fait signa au Nordda déborder sur nous, buano. Ualade.

— HIST. XII* 1. Pur l'église del nort a en l'aie dol nort. Envers le nort, suffri li bons sainz Thomas mort. Th. le mari. lit. Tretque sur les degrés dcl nort l'uni faitalor, ib. «47. Li uns rocbiers muntout I montait] al north, encuntre Magmas, e 11 altres al sud, encuntre Gabaa, Hoi», 40, Oir devez dont Nor* manz furent, E dont Normanz cest non recliurent : Kankesa ver* lelantrlon, Ke nos char el ciel opelon, Cest air, east ciel, u terre, u mer, Tuit soient gent north ipoler. Por north un vont kl sort et vient, Da là û II ciol II char tient; Knglolz dient on lor langunge, X la guisado lor usage. En iiorlh alom, de north venum, En north fum naiz, en north manom,

WACI!, Bou, V. 96.

— F.TYM. Allem. ^ord,•angl. north.

t NOKIIALTAÏQUK (nor-dal-la-1-k'), itd]. Tenu» de géographie. Race nonlaltaïque, race comprenant les populations sœurs qui sont sorties de l'Altaï, notamment les Finnois, les Simoyèdes, les Turcs el les Mongols, moins proprement dite touranienne;

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race unie par la langue, mais non par les caractères anthropologiques.

t NORDCWKR (nord'-ka-pfcr), s. m. Un des noms vulgaires de la baleine arctique ou baleine glaciale, dite aussi sarde ; c'est la baleine franche ou baleiné proprement dite.

NORD-EST (nor-disf; c'est la prononciation de ce mot dans l'intérieur des terres ; mais les marins et les gens de la côte disent : no-ré), s. m. || 1° La partie du monde qui est entre le nord et l'estH 2" Le vent qui souffle du nord-est. || Àdj. Le vent est nord-est. || Fig. et familièrement. Il est sec comme le nord-est, c'est-à-dire c'est un homme sec.

— HiST. xii' 8. Enmi se colent [se coulent] par

Tamise; Ne lor nut [nuit] tant nord est ne bise,

Qu'en Danemarche n'arrivassent, benoît, v. 27530.

+ NORDESTKR (nor-dè-sté), ». n. Ancien terme

de marine. Décliner du nord vers le nord-est.

t NORD-EST-QCART-EST (nor-dÈst'-kar-èsf), f. m. Point de l'horizon situé entre le nord-est et l'est-nord-est. || Vent qui souffle de cette plage.

t NORD-EST-Ol'ART-NORD (nor-dèsf-kar-nor), ». m. Point de l'horizon situé entre le nord-est et le nord-nord-est. || Vent qui souffle de cette plage. + KORDIR (nor-dir) ,v.n. Terme de marine. Tourner au nord. Le vent nordit.

■t NORD-NORD-EST (nor-nor-dèsf) , s. m. Point de l'horizon qui est situé entre le nord et le nordest. Il Vent qui souffle de cette plage.

t NORD-NORD-OUEST (nor-iior-douèsf), t. m. Point de l'horizon qui est situé entre le nord et le nord-ouest. || Vent qui souffle de cette plage.

NORD OUEST (nor-douèst' ; c'est la prononciation de l'intérieur des terres; mais les marins et les gens de la côte disent : no-rouê), s. m. || 1° La partie du monde qui est entre le nord et l'ouest. Le vent vient du nord-ouest. \\i' Le vent qui souffle du nord-ouest. Le nord-ouest nous poussa vivement. Il Àdj. Le vent est nord-ouest. || 3" Nom donné par les marins à une espèce de grosse capote, de vêtement propre & abriter contre le vent de nord-ouest ou tout autre très-fort. 11 mit son nord-ouest.

i NORDOUESTER ( nor-douè-sté ), v. n. Ancien terme de marine. Décliner du nord vers le nordouest.

f NORD-OUEST-QUART-NORD (nord-oubst'-karnor), ». m. Point de l'horizon situé entre le nordouest et le nord-nord-ouest. || Vent qui souffle de cette plage.

■f NORD-OUEST- QUART -OUEST ( nor-douèst'kar-ouèst'), s. m. Point de l'horizon situé entre le nord-ouest et l'ouest nord-ouest. || Vent qui souffle de cette plage.

f NORD-QUART-NORD-EST (nor-kar-nor-dèsf), Point de l'horizon situé entre le nord et le nord-est. Il Vent qui souffle de cette plage.

■} NORD -QUART -NORD -OUEST ( nor-kar-nordouèst'), s. m. Point de l'horizon situé entre le nord et le nord-nord-ouest. || Vent qui souffle de cette plage.

t NORIA (no-ri-a), ». f. Machine d'irrigation composée d'un tambour autour duquel s'enroule une chaîne sans fin, qui soutient des seaux ou réservoirs mobiles, depuis le fond où ils vont puiser l'eau jusqu'à la partie supérieure où le liquide est élevé ; par suite du mouvement de rotation du tambour, une partie des seaui élève l'eau, pendant que l'autre partie, après avoir vidé l'eau qu'elle contenait, s'abaisse pour en puiser do nouvelle. H La noria est employée aussi dans les moulins à blé pour monter le son et la farine aux étages supérieurs.

— ÊTYM. Esp. nori'o; portug. noro; de l'arabe nd'oûr, nd'oûrat, roue hydraulique & irrigation, dérivé do na'ar, lancer, faire jaillir.

j NORINE (no-ri-n'), t. f. Terme de chimie. Oxyde de norium.

t NOBITE (no-ri-f), ». f. Terme de minéralogie. Variété de granit.

•t NORIUU (no-ri-om*), t. m. Terme de chimie. Métal peu connu extrait de l'un des oxydes mêlés aux rircones de Sibérie, de Norvège, de Coylan, etc. NORMAL, ALE (normal, ma-1'), adj. || 1° Terme de géométrie. Ligne normale, ou, substantivement, une normale, droite passant par le point de tangence et perpendiculaire, soit à la tangente d'une courbe, soit au plan tangent d'une surface. || 2° Fig. Oui est conforme i la règle, régulier. Etat normal. Il 8* Oui lert de règle. Des cours normaux. || Etablissement normal, établissement qui sert de modèle pourep former d'autres da même genre. H École normale, école destinée à former dea professeurs. Il Ecole normale primaire ou départementale, écule dactinéei former de* Instituteurs primaires. || 4* La

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passiflore normale est ainsi nommée, parce que ses feuilles portent à la base deux lobes qui s'écartent à angle droit. || Se dit des poissons qui ont le squelette osseux, les mâchoires complètes, les branchies en forme de peigne. || Se dit des oiseaux dont le sternum n'est pas pourvu d'une carène.

— HIST. XV* s. Je meurs de soif auprès de la fontaine; Verbe normal, sans conjugacion, cii. d'orl. Bal. *ti.

— f.TYM. Lat. normalis, de nortna, équerre (voy. norme).

f NORMALESrENT (nor-ma-le-man), adv. D'une manière normale, régulière.

f NORMALIEN (nor-ma-liin), s. m. Se dit quelquefois, dans le parler familier, pour élève de l'école normale.

t NORMALITÉ (nor-ma-li-té), t. f. Terme didactique. Qualité de ce qui est normal.

NORMAND, ANDE (nor-man, man-d'), adj.

Il 1° Qui est de Normandie, province occidentale de la France. Les populations normandes. Cheval normand. Certain renard gascon, d'autres disent normand, Mourant presque de faim, vit au haut d'une treille Des raisins mûrs apparemment, la FONT. Fabl. III, < ) . Il Cheval normand, race de chevaux estimés. || Fig. Qui est rusé et auquel on ne peut se fier. Le plus normand de tous les hommes Jure qu'il ne veut plus vous voir, fonten. Poés. div. Œuv. t. X, p. 395, dans pougbns. || Réponse normande, réponse ambiguB. Que cela peut être vrai, et peut être faux; la réponse est un peu normande, HAUTEROCHE, le Cocker, se. 23. [Les oracles] Et sans crainte rendant leurs réponses normandes, BWL. Sat. XII. Il Kéconciliation normande, réconciliation simulée. || Adroit comme un prêtre normand, maladroit, gauche, locution dite de saint Gaucher, prêtre de Normandie, dont on fait mémoire dans le bréviaire de Rouen ; elle porte sur l'équivoque du mot gaucher. || Rime normande, rime dans laquelle se trouve un infinitif en er, rimant avec air, Jupiter, fer, etc. 112*5. m. et f. Un Normand. Une Normande. Soutenons bien nos droits, sot est celui qui donne; C'est ainsi devers Caen que tout Normand raisonne, boil. ÉpH. ii. || Fig. C'est un Normand, c'est un fin Normand, c'est un homme adroit et à qui il ne faut pas se fier. Pour attirer plus de monde à lui et faire un trait de Normand, il [Saint- Hélène, un des rapporteurs dans le procès de Foucquetj dit qu'il fallait croire que le roi donnerait grâce, que c'était lui seul qui le pouvait faire, sÉv. 17 déc. <064. Discours de Normand que tout cela, MARIVAUX, Surprise de l'amour, m, 4. |] Répondre en Normand, ne répondre ni oui ni non. Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire. Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère ; Et tâchez quelquefois de répondre en Normand, la font. Fabl. va, 7. Il Un Normand a son dit et son dédit, proverbe qui vient de l'ancienne coutume de Normandie par laquelle un contrat n'était valable que vingt-quatre heures après la signature. j| Le Normand tourne autour du bâton, le Gascon saute par dessus, leroux DE uNCT,Proe. t. u, p. 8)o. Il Quatre-vingt-dix-neuf pigeons et un Normand font cent voleurs. || 3° S. m. Sorte de monnaie ancienne. Il fallait un normand et demi pour faire unmansais ou manccau. || Un Normand et demi pour dire un Manceau, par allusion à cette valeur relative des deux monnaies. Le Normand et demi [un chapon du Mans] laissait les gens crier,

LA FONT. Fabl. VIII, 2t.

— HIST. xii* s. Man en engleiz et en noreiz Senefie home en franceis ; Justez cnsemle norlh et man ; Ensemle dites donc normanth ; Ço est hom de north en roman. Hou, v. < 06. |1 xv* s. Boire à chascunh comme font les Normans, Ce fait adonc fièvre et mal concopvoir, E. DESCH. roés. mss. f* 325. Il XVI* s. Gars normand, fille champenoise, Dans la maison toujours noise, leroux demncy, J'rov.t. i, p. 369. Rousseau François, noir Anglois, blanc Italien, ce sont trois, Et le Normand de tout âge, X qui ne se fie le sage, iD. ib. p. 370. Si le Normand n'exerce la pyratique en mer, il l'exerce en terre, id. ib. p. 37(. Etcroy que pour cette mesme raison le simple peuple ait esté induit de dire au desavantage des Normands : qui fit normand, il fit truand, parce que sur tous les peuples de la France coux-cy ont esté chargez de truz et imposts, pasq. Itech. viii, p. 7)8, dans lacubne (mais truand ne vient pas de tru ou treu, impôt; l'explication est fausse).

— F.TYM. Angl. norlh, nord, et man, homme.

t NORMANDE (nor-man-d'), t. f. Espèce de charrue usitée en Flandre.

t NORMANDER (nor-man-dé), v. a. Terme rural. Nettoyer le grain battu.

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