NOD
NOU
t NOTONECTE (no-to-nè-kf), S. m. Insecte hémiptère, à corps aplati, nageant sur le dos dans les eaux sta(;nantes.
— ÊTYM. NwTo;, dos, et vrixm;, nageur.
f NOTOPUORE (no-to-fo-r'), ad;'. Terme de tératologie. Monstres notophores, et, substantivement, les notophores, monstres avec poche dorsale, provenant d'un spina-bifida très-prononcé.
— ÉTYM. NùiTo;, dos, et çopo;, qui porte.
t NOTOPTÈUE (no-to-ptè-r'), odj. Terme de zoologie. Oui a une ou plusieurs nageoires sur le dos.
— ÉTV.M. N<ôro;, dos, et Ttrepàv, aile. NOTORIÉTÉ (no-to-ri-é-té), s. f. Etat de ce qui
est notoire. La notoriété publique l'accuse. Cela est de notoriété dans la maison, patru. Plaidoyer <6, dans BiCHELET. 11 est de notoriété que vous n'avez quitté l'Espagne que pour dénaturer vos biens, par la vente ou par des échanges, beaumarch. Mère coupable, iv, I3.|| Actes de notoriété, actes passés devant notaire et où des témoins suppléent à des preuves par écrit. || Acte de notoriété publique, acte par lequel les officiers d'un tribunal attestaient un usage établi dans ce tribunal et faisan tjurispruden ce.
— ÊTVM. Notoire.
t NOTORRHIZE (no-to-rri-z'), oiJ;. Terme de botanique. Se dit des crucifères dont les cotylédons sont appliqués à la partie dorsale ou convexe de la radicule.
— ETYM. NûToc, dos, et fîCa, racine.
+ NOTORRHIZE, ÉE (no-to-rri-zé, zée), adj. Synonyme de notorrhize. |{ S. f. pi. Les notorrhizées, section de la famille des crucifères.
tNOTOZÉPUYR (no-to-zé-fir), s. m. Nom sous lequel les anciens désignaient le sud-ouest et le vent qui souffle de cette partie de l'horizon.
— ETYM. NoTo;, ventdu midi,el!;é?upo;, zéphire. NO rRE(no-tr'), au pluriel NOS (nô ; l's se lie : nô-z
hommes), adj. poss. qui précède toujours son substantif. {{ 1* Qui est à nous. Notre père. Notre fille. Nos deux amis. Noire excellente mère. Notre hôte cependant s'aJressant à la troupe : Que vous semble, a-t-il dit, du goût de cette soupe? boil. Sat. m. Il 2° Notre, parmi le peuple, est quelquefois synonyme de mon. Ainsi un artisan dit : notre femme, notre ménagère, notre servante , notre maître, etc. Il 8° Employé au lieu de mon par le souverain, les évêqu.9s, etc. dans les mêmes cas où ils emploient nous pour je outnoi. Notre ordonnance. Notre mandement. Il 4° Notre, avec un sens indéterminé, se dit des gens dont nous parlons. Toutes deux firent tant, que notre tête grise.... la font. Fabl. i, il. Nos deux époux suivaient, ne marchant qu'avec peine, id. Phiiém. et Baucis. Voilà comment s'y prit notre assiégeant, id. ilagn. C'est un air pour une sérénade, que je lui ai fait composer ici, en attendant que notre homme fût éveillé, uol. llourg. gent. i, t. M. le baron de Sercour (c'était le nom de notre dévot), harivaux, Marianne, ** part. H. Swift est Rabelais dans son bon sens et vivant en bonne compagnie ; il n'a pas, à la vérité, la gaieté du premier, mais il a toute la finesse, la raison, le choix, le bon goût qui manque à notre curé de Meudon, volt. Dict. phil. Prior, etc. Si notre Alexandre avait connu cette invention [la poudre à canon], il n'aurait pas eu besoin do sa valeur pour conquérir le monde, id. Dial. d'Évhémère, xxix, <2. Il n'est point ordinaire que la chair d'un oiseau do oie soit bonne à manger, comme l'est celle de noro caracara, buff. Ois. t. iv, p. (68. US» Notre, placé devant les adjectifs ou adverbes comparatifs, fait un superlatif relatif. Notre meilleur ami. Nos ji!us beaux arts. Nos moindres ennuis.
— HIST. IX* s. Pro Deo amur et nostro commun «alvamenl, Serment. Il XI* ». Charles 11 reis nostro cmperere magne, Ch. de Roi. i. Enveions i les filz de nosmoillers [femmes], i6. 111. Se li servez [Mahomet], l'honur del champ ert[sera] nostre, t't. lxxii. Ce dist Rolans : nostre home sont moût proz, ib. ex. Il XII* 9. Nos bons Kranzois n'ont cure du fuïr, Bonc. «0. Légèrement aurez les nos vengez, «6. 7e. Or vont li nostre à grant destrucion, ib. 76. Car pIcOstDeu, le nosire creator.... ib. 70. Pour un des noz cinq des paienz prenez, ib. <0l. || xiii" s. A no- Ire gent françoise la fist li rois monstrer, IlerU, ni. Hal rois Pépins, fait-ele, vo bien ne sont pas no [nôlrei], ib. xxx, <l. Ainsi ont no ministre cest ordre devisé, tb. xlv. Si lui donriens [donnerions] no [notre] terre et trestout nostre avoir, tb. Lxv. jlxvi*». La victoire est nostre, compagnons, la victoire est nostre, amtot, Lueul. 54. Apportons-y seulement du nostre, l'obéissance et la subjection
— ETYM. Berrj-, ttoule, notre, {e noiUe, le nôtre;
picard, no; provenç. nostre; esp. nuestrc; port. nosso; ital. nostro; du )at. noster, de nos, nous. L'ancienne langue avait, de cet adjectif, deux formes qui se suppléaient : ?ios(re au si'.gulier et nostre au pluriel; et nos qui était à la lois la forme du singulier et celle du pluriel.
NÔTRE (nô-lr'), || l" Adj. poss. qui a le même sens que le précédent, mais s'emploie sans substantif et avec rarticle"défini le, la, les. Pour votre bien et pour le nôtre, voit. Poés. Œuvr. t. ii, p. 200. Si Je n'aimais mieux juger sa vertu par la nôtre, CORN. Pomp. y, t. Ses intérêts sont-ils plus sacrés que les nôtres? rac. Bérén. iv, 5. Nous ne concevons pas qu'on puisse avoir d'autres idées que les nôtres, parce que nou» n'en avons jamais eu d'autres nous-mêmes, condillac, Art de pens. II, I. Il 2° Il s'emploie aussi sans article, mais alors il ne se place qu'après le substantif, et le plus souvent après le verbe. Ces effets sont nôtres. Vous serez toute nôtre, corn. Hor. i , 3. Et n'appréhendez plus l'interruption nôtre, mol. le Dép. 11, 7. Le concile de Trente reconnaissait bien que les mérites do Jésus-Christ et de sa passion étaient vendus nôtres par la justification, boss. Variât, m, § 34. || 3" S. m. Le nôtre, ce qui est à nous. Nous défendons le nôtre. Il II n'y va rien du nôtre, nous ne courons aucun risque. Quand je feréii, disait-elle, ce tour. Qui rira dire? il n'y va rien du nôtre, la font. Orais. En tout ceci, madame, il ne va rien du nôtre; Quoi qu'il puisse arriver, nous aurons l'un ou l'autre, regnard, les Ménechmes, v, 6. ||4° Ce qui vient de nous. Ne mettons rien du nôtre dans le compte que nous avons à rendre. Il m'a conté en détail toute l'histoire de cette province.... en récompense, je lui ai donné du nôtre, et cet échange a fait de grandes conversations, sÉv. 20 sept. (075. Si vous ne me parliez de vous et de vos occupations, je ne vous donnerais rien du nôtre, et ce serait une belle chose que notre commerce, id. 6 jauv. 4 076. Vous avez reçu la grâce au baptême.... nous n'y avons rien contribué du nôtre, et Dieu s'est montré si facile qu'il a même accepté pour nous les promesses de nos parents, boss. Sermons, Rechutes, 2. Pour moi, je ne sais rien; n'attendez rien du nôtre, RAC. Plaid. II, <*. 116" S. m. pi. Les nôtres, ceux qui sont de notre famille, nos parents. Nous et les nôtres. || Ceux qui sont de notre pays, de notre parti, de notre compagnie. 11 y avait eu une sortie des ennemis, qui d'abord firent reculer les nôtres, PELLissoN, Lett. hist. t. m, p. 382, dans pougens. Tout est déjà commandé pour cela; il faut que tu sois des nôtres, et Finette aussi, boissï, le Français à Londres, 6. Quoil mon oncle, c'est vous? mon cher oncle est des nôtres I pibqn, Métrom. m, ». Il 6° S. f. pi. Les nôtres, nos folies, nos farces; usité seulement dans cette locution familière : Nous avons bien fait des nôtres, c'est-à-dire nous avens fait beaucoup de folies.
— HIST. Voy. notre.
— ETYM. Notre. Quant à la diflTérence entre notre et nôtre, celui-ci représente exactement nostre, tandis que notre s'est abrégé, parce qu'il est enclitique.
NOTRE-DAME ( no-tre-da-m' ) , s. (. || i" iNom donné à la sainte Vierge et qui correspond à Notre- Seigneur, nom donné à Jésus-Christ. || 2* Fête de la sainte Vierge. Nous sommes à la Notre-Dame. Il 3° Image de la sainte Vierge qui est l'objet d'un culte particulier. Vous avez fait mention de ma petite Notre-Dame de plomb, que je baisais dès que je voulais faire un mauvais coup, pén. Dial. des morts mod. dial. vi (Louis XI, Philippe de Commines). || Au plur. Des Notre-Dame, c'est-àdire des images de Notre-Dame. || 4° Église consacrée à la sainte Vierge. Aller à Notre-Dame. Entendre la messe à Notre-Dame. L'église Notre- Dame. Il 6° Notre-Dame désigne un grand nombre de corporations religieuses. Les Sœurs de Notre- Dame. Notre-Dame de la Charité. Notre-Dame de la Miséricorde, etc.
— HiST. xvi* s. La nourrice boira en vin ou bouillon, de la poudre desséchée de chardon Nostre- Dame, avec poivre et fenouil, 0. de serres, oio.
t NOTULE (no-tu-l'), s. f. Petite note; ne se dit qu'en parlant de courtes annotations mises à un texte ancien.
— ETYM. Diminutif de note.
i. NOUE (noue), s. f. Terre grasse et humide qui est une espèce de pré servant à la pâture des bestiaux. || Sorte de trou ou de lieu bas où se jettent les eaux des rivières lors de leurs débordements. Il Les Noues, nom, à Montcreau, d'une promenade sur la rive gauche de l'Yonne.
— IIIST. x:v s. Une ace contenant journée à
deux Hommes, faucheurs de pré; laquelle noe est joignant à la rivière d'Arve, du cange, noa. Il xvi* s. L'arpent de pré sur rivière et à deux herbes, dix sols; l'arpent d'autre pré et à une herbe, cinq sols; l'arpent de noe, deux sols six deniers tournois, Coust. gén. t. ii, p. 227.
— ETYM. Norm. noe, prairie marécageuse; baslat. noa et novium. Ce mot paraît être le même que l'ancien français noue, qui signifiait nage, et qui vient de natare, par l'intermédiaire d'une forme latine notare, qui se trouve dans l'italien.
2. NOUE (noue), s. f. || 1° Endroit où se rencontrent les surfaces inclinées de deux combles. La noue cornière est celle où les couvertures de deux corps de logis se joignent. || Terme de charpente. Pièce de bois qui reçoit les empanons de deux combles qui se joignent en angle rentrant. || 2° Noue de plomb, table de plomb qui est de toute la longueur de la noue d'un comble d'ardoise. || 3° Espèce de tuile en demi-canal, qui sort à égoutter les eaux. Il 4" Terme de paveur. Partie de pavé de forme triangulaire au droit d'un angle rentrant, composée de deux revers au milieu desquels est un ruisseau.
— HtST. XIV* s. Despense pour reflere la noe dessus la chappelle, qui estoit pourie, Bt'bJ. des chartes, 5" série, t. m, p. 240. Ilem à mestre Pierre le couvreur, pour ressauder le nock de Nostre Dame, ducange, noccus. Elle getta [un enfant nouveau-né] par un noe estant en la dite chambre , en un jardin d'une sienne voisine, id. ib. || xv s. Un noizou auge de pierre de maubre, iD.tb. Guillotin Barbes avoit getté et mis certaines pierres au no du mouhn à fouler draps , ID. noo.
— ÉTYM. Bas-lat. noccus, d'une origine germanique: anc. h. allem. nôch, conduit.
t 3. NOUE (noue), s. f. Terme de pêche. Se dit des entrailles, du foie et de la langue d'une morue. Il Vessie à air de morue, qui fait un mets délicat; elle se trouve le long de l'arête du poisson en dedans. Il On dit aussi noves (voy. ce mot).
— ÉTYM. Sans doute l'ancien français noue, nage
(voy. NOUE, 4).
NOUÉ, ÉE (noué, ée), part, poss^ de nouer. || 1° k quoi on a fait un nœud. Une corde nouée. Ne pouvant voir son visage, il regardait ses beaux cheveux noués, ses habits flottants et sa noble démarche, FÉN.Ï'éJ. vil. Il Dans la fabrication du velours, point noué, voy. point. || Terme de blason. Se dit d'un objet qui est entouré d'un nœud d'un autre émail. Se dit aussi de la queue du lion, quand elle est terminée par une houppe. || 2° Fig. Uni par une sorte do nœud. Une amitié nouée entre doux jeunes gens. Il Une pièce bien nouée, mal nouée, pièce de théâtre dont l'intrigue est bien faite, mal faite. || 3* Synonyme vulgaire de rachitique, le gonflement des extrémités articulaires étant un des symptômes du rachitisme. Cet enfant est noué. || Substantivement. Oui fourmillent de cagneux, de noués, j. j. roijss. Ém. 1. Il Cet homme est noué de goutte, l'humeur de la goutte s'est arrêtée, s'est fixée dans les jointures de ses membres. || Fig. 11 se dit au moral. Esprit noué. Intelligence nouée. || 4° Fécondé, en parlant des fleurs des arl)res à fruit. Ils [certains oiseaux] .se nourrissent de jeunes fruits àpeine noués, BUFF. Ois. t. VII, p. 396. Il Terme de chasse. Se dit d'une chienne qui est pleine.
f NOUÉES (nou-ée), s. f. pi. Terme de vénerie. Fientes que les cerfs jettent depuis la mi-mai jusqu'à la fin d'août.
— ETYM. A'OIK,'.
NOUEMENT (noû-man). g. m. Action de nouer. Nouement de l'aiguillette.
— HIST. XVI" s. Nouement, oudin, Dict.
— ETYM. Nouer.
NOUER (uou-é), t>. a. || 1* Faire un nœud à quelque chose. Nouer une ficelle. La Parque sur un fuseau d'or Noua le beau fil de sa vie, Bernard, Od. a. Il Fig. Nouer l'aiguillette, voy. aiguillette. Il Terme do manège. Ce cheval noue l'aiguillelte, il détache vivement la ruade (locution vieillie). Il Terme de fauconnerie. Nouer la longe, mettre l'oiseau en mue et lui faire quitter pour quelque temps la vulerie. || 2° Fig. Engager, commencer comme par un nœud. Nouer une partie. Nouer amitié, la partie entre eux doux serait bientôt nouée, COBN. Attila, IV, 4. Et, avec la puissance royale, il [Louis XI] ne pouvait si bien nouer ses intrigues, que souvent, un petit ressort venant à manquer, toute l'entreprise ne fût renversée, iioss. 2* panég. Si Franc, de Paule, «. || 3" En parlant des piècej de théilre, former le nœud, l'obstacle qui «l.iiim lieu à l'intrigue. Il a noué fortement l'action de M
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pièce. S'il [Voltaire] n'avait pas, disait-il, une action dramatique à nouer et à dénouer, il avait dans le czar un très-grand caractère à peindre, marmontel, Uim. XI. Il En termes de peinture, on dit que des couleurs ou des figures sont bien nouées lorsqu'elles ont ensemble une belle liaison. || 4° Rejoindre les fils de la chaîne ou de la trame quand ils se cassent. || Fig. Nouer des chœurs, unir l'un à l'autre des chœurs de danse. [Et vous, étoiles] Qui, cadençant vos pas à la lyre des cieui, Nouez et dénouez vos choeurs harmonieux, lamart. If^ri. n. 8. Il 5° Envelopper quelque chose en faisant un nœud. Nouer une pièce de monnaie dans le coin d'un mouchoir. Il 6° On dit qu'un arbre noue son fruit, lorsque, l'ovaire ayant été fécondé, le fruit commence à grossir. Les fleurs du palmier femelle qui n'ont point été fécondées, nouent bien leur fruit; mais ce fruit reste toujours très-petit, et la germe ne parvient point à s'y développer, bonnet, Contempl. nat. VI, 7. Ces arbres [auxquels on a enlevé un anneau d'écorce en pénétrant jusqu'au bois] seront constamment plus hâtifs, ils fleuriront et noueront plus tôt leur fruit, m. ih. x, 27 || T V. n. Être fécondé, en parlant des Heurs des arbres à fruit. Les .'ruits ont noué. Les fruits sont noués. Quantité de fleurs tombent tout entières et sans nouer; d'autres, après être nouées, se détachent de l'oirbre, buff. Exp. sur les régét. 4" mém. On sait que ce qui empêche souvent les fruits de nouer, est la trop grande abondance de la sève, bonnet, Us. feuil. plant. V mém. Le poivrier fleurit un mois ou deux après les premières pluies qui succèdent à la saison sèche ; il est noué en ventôse ou en germinal [entre le 20 février et le 2o avril], ledlond, Instit. Mém. sciene. phys. et math. sav. étrang. 1. 1, p. 659. il 8° Se nouer, p. réfl. Être noué. Cette corda s'est nouée autour du pied du cheval. ||Les intestins se nouent dans l'iléus, ils s'invaginent, ils entrent l'un dans l'autre. || 9° Fig. Être rattaché ....Le pré vert, le sentier qui se noua aux villages. Et le ravin prolund.... v. uuGO, Crép. 24. || 10" En parlant des arbres à fruit, passer de l'état de fleur à celui de fruit. Les pommes commencent à sa nouer. || Fig. Ne VOUS contentez pas de ces affections stériles et infructueuses qui ne se tournent jamais en résolutions déterminées; de ces fleurs.... qui ne sa nouant jamais pour donner des fruits, bqss. Sermons, Parole de Dieu, 3. || ll« Cet enfant se noue, il devient rachitique. || La goutte se noue, se dit lorsque l'humeur qui cause la goutte se durcit dans les jointures.
— HiST. xu* s. Et à queue d'un roncin estachicr et noer [un condamné], Roncisv. *97.\\ xiu* s. Or vos a noé le droit neu, Partonop. v. 2600. Blstroit [il] lui out la corde en la boucha nouée, Berte, XVI. Avarice en sa main tenoit Une borsa qu'el reponnoit [cachait], Et la nooit si durement, Que oemorast moult longuement, Ainçois qu'el en petist riens traire, la Rose, 229. Kenart la prent et si li neua Entor la qeue au miex qu'il puet, Ren. i<62. Il XVI* s. La liaison n'est pas nouée an manière qu'on n'ait aulcunement à s'en desfler, moht. i, 316. Bleds et autres grains après la Saint Jean, où qu'ils sont noués, sont réputés meubles, lotsel, 214. Il ne peut nouer au bout de l'an les deux bouts de sa serviette ensemble, cotcbave. Aiguillette nouée, id. Nouer la partie avec quelqu'un, oucim, Curios. franc, he seigneur de fief peut faire estang en son fief, pourveu que la chaussée en soit nouée par les deux bouts en son domaine, Coutt. génér. t. II, p. 121.
— £TYM. Picard, fi«uer; wallon, noki,noukl; namur. nuik«r; provenç. noxar, nnsar, noar; cat. nuar; du lat. nodare, qui vient de nodus, nœud.
NOUKT (nou-è; le ( ne se prononce pas et ne se lie pas ; au pluriel, Vi ne lie : des nou-è-z étroitement serrés) , s. m. Linge dans lequel, au moyen de quelques tours de Cl, on enferma une substance médicamenteuse qu'on veut faire bouillir ou infu:>or et ensuite retirer à volonté. {[Terme de Tétérinaire. Synonyme de mastigadour.
— IIUST. XV* s. En uog petit noet de papier a esté trouvé huit paslenostres d'or, Dibl. des eh. f série, t. I, p. 305. Il XVI* t. Il prendra un orge mondé, avec lequel aura cuit un petit nouct plein de quatre semences froides concassées, pahI, xvi, 2|.
— ËTYSl. Diminutif de nou, naud; ital. nodello. t NOUETTE (nou-è-f), t. f. Sorta de tuile bordée d'une arête.
— KTY.VI. Diminutif da noue t.
t NOL'EL'It (nou-eur), s. m. Celui qui noue. Il S'est dit des officiers qui étaient ch.irgés d'iittacber aux actes publics les CIs ou les rubans qui le*
DICT. OZ LA LAMSUC rnAMÇAISg.
tenaient fermé?, et ceux auxquels on suspendait les sceaux. || Noueur d'aiguillette, prétendu sorcier qui noue l'aiguillette.
— HIST. ivi* s. Des noueurs d'aiguillette : nouer l'esguillette, et les paroles ne font rien, mais c'est l'astuce du diable, et ceux qui la nouent ne le peuvent faire sans avoir eu convention avec la diable,
PAsé, XIX, 34.
— ÉTYM. Nouer.
NOUKOX, EUSE (nou-eû, eû-z"), arfj. || 1* Qui a beaucoup de nœuds. Une pesante et noueuse massue, VAUGEL. Q. C. IX, 7. Autour d'un vieux tronc noueux et d'une grosseur prodigieuse, les nymphes vinrent raconter leur douleur, fén. t. xix, p. 68. || 2° Qui offre une ou plusieurs nodosités. Des doigts noueux.
— UIST. xvt* s. Le phlegme gros et gypseux fait les tumeurs noueuses et phlegmatiques, paré, v, 14.
— ÊTYM. Wallon, noukieâs; namur. nukicûs; Hainaut, nœuquieux; provenç. nodos; port, et itiil. nodoso ; du lat. nodosus, de nodus, nœud. On disait, dans l'ancienne langue, noailleux; le Berry dit nouailleux; mais cet adjectif vient non de nœuti, mais de l'ancien substantif notai, qui est équivalent à noyau.
NOUGAT (nou-ga ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas) , s. m. Gâteau d'amandes ou de noix au caramel. Il Terme rural. Marc de l'huile de noix, réduit en tourteaux et employé à la nourriture des bestiaux.
— ETYM. Génev. nogat ; esp. nogada, sauce pour poisson faite da noix et d'épices, nogado, gâteau d'amandes au caramel ; d'une forme fictive rwcatum, préparation à la noix, qui vient de nux, noix.
NOUILLES (nou-U', H mouillées, et non nou-ye), s. f. pi. Espèce da pâte d'Allemagne faite avec de la farine et des œufs, et qui, par la manière dont elle est coupée, ressemble au vermicelle ; mais la goût est fort différent ainsi que l'accommodement ; les nouilles se mangent frites, et non pas, comme le vermicelle, en potage. || Dans les livres de cuisine on écrit ordinairement noules.
— ÊTYM. Allem. Nudel.
NOULET (nou-lè ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas) , s. m. Lorsque deux combles qui se coupent n'ont pas la même hauteur, le faite le moins élevé détermine la longueur de la noue, et à ce point de rencontre on pl.ica une espèce de ferme couchée le long de la pente du grand comble ; c'est ce qu'on appelle un noulet, legoabant.
— ÊTYM. Uimiiiutif de noue 2.
fNOUMÈNE (nou-mè-n'), s. m. Terme de philosophie. Se dit, dans le kantisme, des faits qui se passent dans notre âme elle-même, et qui nous sont révélés par la cons'cience. On l'oppose à phénomène.
— ÊTYM.Noû|ievov, chose pensée, de votiv. penser, t NOURET (nou-rè), ». m. Pâte épilatoire employée par les Arabes comme la rusma.
NOURRAIN (nou-rin),«. m. Le petit poisson qu'on met dans im étang pour le peupler.
— UlsT. XIV* ». Li aucun laissoient à labourer leurs terres, et à faire uorrin de bcstes et de chevaulx, DO CASGR, nutncaIio.il xvi*s. Nourrin, oudin, Dict.
— ÉTYM. Wallon, noiîrin, jeune porc à l'engrais ; provenç. noin'm, nourrain; du lat. nutrimm, de nuln're, nourrir.
NOURRI, lE (nouri, rie), part, passé de nourrir. Il 1° Allaité. Un enfant nouni par sa mère. || 2° Alimonté. Un homme nourri de viande. Qu'est devenu ce teint dont la couleur fleurie Semblait d'ortolans seuls et de bisques nourrie? ooii.. Sal. m. || Bien nourri, quiales chairsbien développées. Qu'il parait bien nourri I quel vermillon I quel teint I Le printemps dans sa fleur sur son visage est peint, lo. Sat. x. Ses bras étaient nerveux et bien nourris, pén. Tél. v. Il Par plaisanterie, cet homme est bien nourri, il a beaucoup d'embonpoint. ||Ca grain, ce blé est bien nourri, il est bien plein, bien rempli. || Terme de peinture. On dit des membres qu'ils sont nourris et mâles, c'cst-à-diro plutôt gros (jua petits, et plutût gras que maigres. || 3* Qu'on entretient d'aliments. Un vieillard nourri par charité. || Fig. Il se dit de l'esprit qui re<;oit des aliments intellectuels. Un esprit nourri de la méditation delà loi de Dieu, mass. Carême, Tiéd. a. Quoi I cet esprit nourri do la sagesse antique.... uestoucues, Phil. marié, v, 4. Malherbe nourri de la lecture des oicellenis pofites da l'antiquité, et prenant comme eux la nature pour modèle, u'alewo. Disc, préliin. Encycl. Œuv. t. l, p. 260, dans puloens. || Uc ouvrage nourri de pensées, de réncxions,un ouvrage oil les pensées justes, où les réflexions judicieuse* abondent. || i* Elevé, mené au terme de la croissance. Un enfant nourri daos la maiioa palemoUe. Vincent Voiture, né &
Amiens, mais nourri à Paris et à la cour, pklusson. Ilist. Àead. IV, Toiture. Ma jeunesse nourrie à la cour de Néron, hac. Bérén. ii, 2. Nourri dans la Scythie, aux plaines d'Arbazan, volt. Sémir. I, 4. i! Formé, habitué. Commandez que son bras nourri dans les alarmes Répare cette injure à la pointe des armes, corn. Cid, ii, 7. Nourri dans les compagnies, il connaissait les oidres du royaume, Boss. le Tellier. Ces hommes nourris aux alarmes, id. 2* serm. Pentec. 2. Parmi de si bonnes lois, co qu'il y avait do meilleur [chez les Egyptiens] , c'est que tout le monde était nourri dans l'esprit de les observer, id. llist. m, 3. Ce guerrier dans l'Église aux querelles nourri, boil. Lutr. v. Son cœur toujours nourri dans la dévotion, id. Sat. x. Vous, nourri dans la fourbe et dans la trahison, rac. Athal. m, 4. Moi, nourri dans la guerre aux horreurs du carnage, id. ib. 11, 5. Des hommes nourris dans la lumière du plus grand monde, fleort, Mœurs des Israél. tit. xxii, 2* part. p. 287, dans pougens. Une populace élevée et nourrie dans l'obscurité, vehtot, Uév. rom. ii, p. i88. Il 5* Entretenu, en parlant de choses qui se consument. L'incendie nourri par des matières infiainmables. La chaleur la plus violente, dès qu'elle n'est pas nourrie, produit moins d'effet que la plus petite chaleur qui trouve da l'aliment, blfp. tlist. min. Introd. Œuv. t. VII, p. (20. (| Fig. Il se dit des per-. sonnes chez qui certains sentiments sont entretenus. Un cœur toujours nourri d'amertume et de pleurs, RAC. Phèdre, ii, ). Crains des cœurs ulcérés, nourris de désespoir, volt. M. de César, i, 4. Il II se dit aussi des sentiments qu'on entretient. Les haines longtemps nourries. || 6" En termes da guerre, il se dit du feu de l'artillerie, de la mousqueterie qui se suit sans interruption. Une décharge mieux nourrie ralentit aussitôt leur attaque, bougainville. Voyage, t. ii, p. Hi, dans pougens. Il 7° Dont la teinte est fortement marquée, en parlant de couleurs. Je n'ai jamais obtenu qu'un vert sale, terreux, très-nuance et mal nourri, chaptal, instit. Mém. sciene. t. m, p. loi. || En peintura, une couleur nourrie, une couleur bien empâtée. Il Un trait nourri, un trait qui n'est pas trop fln. Il En calligraphie , cette lettre est bien nourrie , elle a beaucoup de corps; elle n'est pas bien nourrie, elle est plus déliée qu'il ne faut. || 8* Un style nourri, un style riche, plein, abondant. || 9* Terme de cuisine. Assaisonné. Ragoût nourri da bon jus. Pâté bien nourri. || 10° Terme de marine. Le temps est nourri, lorsque le ciel et l'horizon sont garnis de nuages détachés qui s'élèvent et passent sans opposition. Il 11° Terme da blason. Se dit des arbres et des plantes dont on ne voit pas les racines. || Fleur da lis au pied nourri, lis dont la partie inférieure sa termine carrément.
NOURRICE (nou-ri-s'), ». f. || t* Femme qui allaite l'enfant d'une autre. Je ne sais qui fut ta nourrice; Mais ton corps me parait en merveilleux état, LA FONT. Fabl. Il, 19. C'est une fille de ma mère nourrice que j'ai mise à la chambra, et elle est toute neuve encore, mol. Comtesse, i, 4. Je trouve par hasard une femme de Sucy qui ma dit qu'elle connaissait une nourrice admirable, sêv. Lett. du 8 avril • «74. Jene vois que trois nourrices ddut il soit parlé dans l'Êcriluro, colle de lUbecca, celle de Niphibo- .set, al colle de Joas, roi de Juda, fleuri. Mœurs des Israél. lit. xiv, 2* part. p. I08, dans pougens. Des mères qui.... ont laissé lo soin de la piemièie enfance de leurs filles à des nourrices étrangères, volt. Dial. 4 2. Ah I ma pauvre nourrice, vous qui avez eu tant da soin de mon enfance, qui m'avez mieux aimé que vos propres enfants, vous avec qui j'ai passé vingt-cinq années les plus douces do ma vie, u'albub. Xuj mdnet de Mlle de l'tspinasse. || Mettre un enfant en nourrice, lo donner à uiio nourrice hors do chez soi. || Retirer un enfant de miiiiTico,lo retirer do chez la nourrice. || Cliiitiger un enfant ea nourrice, substituer un autre enfant en place do celui qui a été remis à la nourrice. ï a-t-il au monde un honnête homme qui n'eût horreur da changer l'enfant d'un autre en nourricaî J. J. rouss. IliU. m, 18. Il Un enfant a été changé en nourrice, la nourrice l'a substitué & celui qu'elle avait reçu des parents. || Son enfant a été changé en nourrice, la nourrice a rcmpKicé l'enfant du cctto mère par un enfant étranger. || Fig. 11 faut qu'il ait été changé en nourrice, se dit d'un enfant qui ne ressembl'j point à ses parents pour les traits, pour le caractère. Il On dit dans lo sens opposé : il n'a pas été changé en nourrice. Il y a ici une petite Mme da N*", qui n'y entend pas tant do finesse; elle est belle et jeune; elle e.st do la maison de M'" et n'a point été changée en nourrice, siv. 27 nov. l&7^. || Mois
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de nourrice, le temps pendant lequel un enfant est en nourrice, et qui se compte par mois, parce que c'est par mois que la nourriture se paye ordinairement. Cette expression est surtout employée par moquerie quand une personne veut se rajeunir :
J'ai vingt-deux ans à peine — Sans compter les
mois de nourrice. || Fig. Battre sa nourrice, attaquer les choses ou les personnes auxquelles on est redevable de son éducation, de sa fortune. Quand l'on est tuteur, et que l'on croit marcher tout seul, on s'élève contre eui [les anciens], on les maltraite, semblable à ces enfants drus et forts d'un bon lait qu'ils ont sucé, qui battent leur nourrice, là. bhdt. I. Dans une critique qu'on a faite à Londres du discours de M. de Fontenelle, on a osé avancer que Descartes n'était pas un grand géomètre; ceux qui parlent ainsi peuvent se reprocher de battre leur nourrice, volt. Dict. phil. Newton et Descartes. Il On dit dans le même sens : mordre le sein de sa pourrice. Jl fie prince d'Orange] a montré de bonne heure ce qu il savait faire, il a mordu le sein de sa nourrice : eHe en est morte, la pauvre femme; je m'entends, il suffit, la bbdt. xii. {| %° Nourrice sur lieu, femme qui allaite un enfant dans la maison de la mère. || S" Mère qui allaite son propre enfant. Malheur 4 celles qui sont enceintes ou uourrices en ee temps-là [lors de la désolation de Jérusalem] I PASc. Lett. à Mlle de Roannex, 9. Comme la véritable nourrice est la mère, le vérKable précepteur est le père; qu'ils s'accordent dans l'ordre de leurs fonctions ainsi que dans leur système, i, j. bodss. Ém. I. Il i° Fig. Ob qui entretient, alimente. La mémoire est la nourrie^ du génie ; pour peindre le malheur, il n'est pas besoin d'être malheureux, mais il est bon de l'avoir été, iiabmontel, Élém. litt. Œuir. t. VII, p. ttt,dans pouGENs. || Il se dit d'une province qui fournit à une ou plusieurs villes de quoi se nourrir, la NormanJie est la nourrice de Paris. || 6° Fig. Ce qui, dans certaines professions, procure le plus de gain [sens qui vieillit). Les maladies chroniques sont les nourrices des médecins. || 6° Jument qui allaite. || Se dit des abeilles qui ont pour emploi de solgntr les œufs et les larves.
— HIST. xu* 8. Terre norrice, par tanz, De chenliers pruz e vaillanz, benoît, i, v. IP73. E sa nurrice prnt l'enfand, si s'enfuid, Roit,p. tzt. Une nurisse [il] a demandée Por l'enfant norir, e louée, Grégoire le Grand, p. »». Roy voudrent [ils voulurent] faire, sy doubterent. Le quel des valiez (jeunes enfants] roy feroient; Petit erent [ils étaient petits], et poy savoient, Encore estoient à nourrice, Srut, nu. f" 60, dans lacubnb. || iiii' s. Nourrices pol curieuses [soigneuses] ont mis maint enfant à mort, BEADU. LXix, t. Il li avoit conveut [fait promesse] qu'il metroit l'enfant à norrice et en bon iiu, ID. uni, 7. Il XV' s. Et luy sembloit que le connestable estoit cause et vraye nourrice de ceste guerre, couH. m, K. Sachez que l'on dist que amour de mère est plus grande que amour de nourrice, Perceforest, t. m, ^ ) 30. || xvi* s. Par la louange nournsg de vertu, sont les cueurs nobles aiguillonnez etresveillez,u. dobellat, Prolog. Si vous estiez moit •n nourrice, uont. i, 87. Cette communication, nourrice de l'amitié, id. i, 24o. De grosses nourrices aulcunes fois moins de lait, leroux de linct, Prov. 1. 11, p. «77. Le» nourrices peuvent bien dormir, les enfants s'csbatent, m. ib. p. 333. Un en bon point de' nourrice, cotohave. Peut-estre vous (eroik on accroire que vous avez dépucelé une nour* rice, CHOLiÊBBS, r> 94, dans lacubnb.
— ÉTYM. Provenç. nuirissa, noyrissa, noirista; du lat. nutritia, de nutrire, nourrir. On serait tenté de le tirer de nulricem ; mais les noms en icem donnent t>, et non pas iet : imperatricem, empereît; la forme en ice dans les mots qui dérivent de mots en l'cein est moderne'.
tNOURRICERIB (nou-ri-se-rie), t. (.\\V Mot plaitant forgé par Holi&re. Qualité de nourrice. Sgaoarelle à une nourrice : Ahl nourrice, charmante Murric*, ma médecine est la très-humble esclave de votre nourricerie, mol. Méd.m. lui, il, *. J| f Êlablitseoient où l'on engraisse les bestiaux. || 3° Lieu où l'on élève des vers i soie.
— Btym. Afourri«t>r.
KOURKICIER, ÈRE (nou.ri-siè, siè-r'), adj. Il !• Oui nourrit. Du lait qui rafraîchit votre sang enflammé l4t vache nourricière est-elle donc avare? DELii. PUié, 1. Il Terme de physiologie. Qui opère U nutrition, qui sert à la nutrition. Suc nourricier. De* injection» colorée» m'ont mi» i portée de suivie à l'œil la marche du fluide nourricier dans une »»»«» grande partie de son cour», bohhet, Rech. ui. ftutU. planlu, Ofucr. t. iv, p. u, dans fou-
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OBUS, L'incorporation des molécules nourricières, id. Contempl. nat. Œuvr. t. viii, p. 48, dans pouqbns. Il Terme d'anatomie. Trous nourriciers, petits pertuis dont sont percés les os pour l'entrée des artères qui leur apportent le sung. Artères nourricières, les rameaux artériels qui s'engagent dans les trous nourriciers des os longs, et qui pénètrent par ces conduits jusque dans la moelle îles os. || i* S. m. Celui qui nourrit. Les rois seront vos nourriciers, et les reines vos nourrices, SACi, Bible, Isaie, xlix, 23. Quand vous lisez si souvent dans leurs écrits [des prophètes] que les rois entreront en foule dans l'£glise, qu'ils en seront les protecteurs et les nourriciers, vous reconnaissez à ces paroles les empereurs et les autres princes chrétiens, boss. Hist. m, I. Après ce spectacle de trois cent» ans [les chrétiens persécutés]. Dieu se souvint enfin de ses anciennes promesses ; il daigna faire aux maîtres du monde [les empereurs] la grâce de les admettre aux pieds de son épouse ; ils en devinrent les nourriciers, et il leur fut donné de baiser la poussière de ses pieds, bém. Sacre de l'Élect. de Cologne, t . Il En un sens plus restreint, laboureur, celui qui produit les récoltes. La simplicité des funérailles était réservée au nourricier comme au défenseur de la patrie, CHATEAUBB. C^te, iv, i, U.HS" Le mari d'une nourrice. Que veux-tu, mon pauvre nourricier? il faut bien obéir à notre maître, mdl. ififd. m. lui, 1, B. Il Adj. Le père nourricier, le mari de la nourrice par rapport au nourrisson. || Fig. C'est son père nourricier, se dit d'un homme qui en fait Subsister un autre. Il est le père nourricier des pauvres. || Par plaisanterie. Père nourricier, celui qui fournit de l'argent à un autre.
— HIST. XVI' s. Les bienfaits nourrissiers des aultres amitiés [ne sont rien pour celle-là], mont, i, 216. Cela croy je aysement, dist le roy, il estoit filz de l'un des plus preudhommes de la terre, feu Baudesmon, premier maistre et nourrissier [gouverneur], D. Flores de Grèce, ^ clxiu, dansLACURNE. Le plus fort, orgueilleux, empoigne les deux bouts Des tetin» nourriciers, d'aub. Tragiques, Misères.
— ÉTYM. Nourrice.
NOURRJLR (nou-rir), v. a. || 1° Allaiter un enfant (ce qui est le premier sens de nutrire en latin). Et qui [une fille] sous de feints noms, pour ne rien découvrir. Par son époux aux champs fut donnée à nourrir, mol. Éc. des f. v, 9. Au sein qui m'anourri celte main s'est plongée, volt. Sémiram. v, 8. Le fil» qu» j'ai nourri périrait à son tour, m. Oreste, i, S. Jeune femme, voulez-vous travailler à vous rendre heureuse, commencez d'abord par nourrir votre enfant, j. j. rouss. Lett. à Mme B. Corresp. t. ii, p. 20», dans pouGBNS. || Cette femme ne saurait nourrir d'enfant», c'est-à-dire elle a le malheur de perdre tous ses enfants dès le bas âge. D Absolument. Cette femme nourrit. || S* Entretenir la vie par ce qui en répare les déperdition», alimenter. Les aliment» les plus propres à nourrir l'homme. Les fruits de la terre nourrissent l'homme et les animaux. Trois lapins.... qui.... Sentaient encor le chou dont ils furent nourris, boil. Sat. m. || N'être pas nourri, n'avoir pas des aliment» en qualité ou quantité suffisante. Il Absolument. Il y a des aliments qui nourrissent trop. Le vin nourrit. || 8° Knlretenir d'aliments, fournir dos aliments. Il ne nourrit pas ses domestique», il leur donne leurs vivres en argent. On est bien nourri, on est mal nourri dans cette pension. Il nourrit tant de chiens, de chevaux. Que Sibâ le [David] nourrissait, aoss. Reine d'Ànglel. Tous les jours je l'invoque [le Seigneur] ; et d'un soin paternel II me nourrit des dons offerts sur son autel, BAC. Àth. ii, 7. Les chevaux que sa main a nourris, id. Phèdre, v, b. On l'abandonne aux mains qui daignent le nourrir, id. Bajax. i, t. La loi naturelle ordonne aux pères de nourrir leurs enfants, mais elle n'oblige pas de les faire héritier», mon- TBSQ. Xsp. ixvi, «. Il a poussé si loin l'ardeur philanthropique. Qu'il nourrit tous ses gens de soupe économique, étiennb, les Deux gendres, i, t. j| *• Par extension, élever, mener au terme de la croissance. Attale qu'en otage ont nourri les Romains, cobn. Nieom. 1, t. Rome, qui m'a nourri, vous parlera pour moi, 10. ib. i, 2. Dieu lui nourrissait un vengeur, BOSS. Hist. I, 6. Il fut nourri par les ministres mômes de l'erreur [le proteslanlisme], fléch. Duc de Mont. Ocher enfant que j'ai nourri, et qui m'a» coûté tant de soins, je ne te verrai plus ; mais je verrai ta mère qui mourra de tristeeae en me reprochant ta mort, rttt. TH. xvu. Il Nourrir à, élever dan». J'ai été nourri aux lettres dès mon enfance, uesc. Méth. i, s. Il Nourrir dans, donner, par l'éducation, certaines habitudes, certaines itléos, etc. Les pères nourris-
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saient leurs enfants dans cet espoir, boss. Ilist. lu, it Idoménée a été nourri dans des idées de faste, fén. Tél. XII. Il avait été nourri dans la mollesse, id. tfi. II. Il est vrai, ma cruelle prudence, Dans une erreur coupable a nourri son enfance, bbifpaut, Ninus 11, m, 7. Il Fig. 11 nourrit un serpent dans son sein, il protège, il assiste un ingrat, un méchant qui le perdra. |! Dans un sens analogue. Votre soin téméraire Nourrit un ennemi dont il faut se défaire. volt. Orph. i, *.\\S' Élever des bestiaux, en trafiquer. Nourrir de» moutons, des bœufs, des chevaux. Il Nourrir de» vers à soie, les élever jusqu'à ce qu'ils soient en cocons et en soie. || 8° Il se dit de ce qui donne, fournit de quoi vivre. La Sicile nourrissait Rome. Ces provinces nourrissaient la ca[iitale. Cette terre le nourrit, lui et toute sa famille. Je veux un métier qui me nourrisse. Entends ce jeune ablié, sophiste bel esprit: Monsieur fait le procès au Dieu qui le nourrit, oilb. Le )8' j. || 7° Produire, porter. Ce pays nourrit une nombreuse population. Et tout ce que l'Espagne a nourri de vaillants, corn. Cid, V, t. Son menton nourrissait une barbe touffue; Toute sa personne velue Représentait un ours, mais un ours mal léché, la pont. Fabl. xi, 7. {| 8° Fig. 11
se dit des aliments intellectuels et moraux Notre
plus grand soin, notre première instance Doit être à le nourrir [l'esprit] du suc de la science, hol. Femmes sav. ii, 7. Quand je veux nourrir mon esprit et ma pauvre âme, sÉv. (4 juill. laso. Vous dites que l'espérance est si jolie; hélas 1 il faut qu'elle le soit encore au delà de ce que vous dites, pour nourrir plus de la moitié du monde comme elle fait, id. h sept. 4 676. Vous m'occupez toute la semaine ; le lundi au matin je les reçois [vos lettres], je les lis.... le jeudi j'attends le vendredi matin; en voilà encore : cela me nourrit de la même .sorte jusqu'au dimanche, id. (2 juin leso. Le troupeau que je dois nourrir de la parole de vie, boss. iouts de Bourbon. Aimez-donc la vertu, nourissez-en votre âme, boil. Art p. iv. ||En un sens défavorable. Nourrirson imagination de chimères. Il 9° Entretenir, faire profiter. La bonne terre nourrit les plantes, les arbres. Mettre du fumier auprès d'un ^ arbre pour le nourrir. La pommade nourrit les che- ; veux. Je vous souhaite souvent à l'air de ces bois j [aux Rochers], qui nourrit le teint comme à Livry, SÉv. 1 1 déc. 1676. Assur, dit le saint prophètej s'est élevé comme un grand arbre ; le ciel l'a nourri de sa rosée, la terre l'a engraissé de sa substance, boss. Serm. Ambition, i. || 10° Particulièrement, entretenir, faire durer, en parlant de choses matérielles qui consument ou se consument. Us lancent des torches ardentes et telles autres choses propres à nourrir le feu, VAUGEL. Q. C. iv, 3. 11 est probable que des comètes tombent dans le soleil; les newtoniens conjecturent même que cela arrive, et ils le croient nécessaire pour nourrir cet astre, qui s'épuiserait insensiblement, puisqu'on répandant la lumière il perd continuellement de sa substance, co.ndil. Art derais. in,5. || Nourrir le feu, entretenir une canonnade, une fusillade non interrompue. (Â Fontonoy] la masse anglaise, faisant face de tout côté.... nourrissait ce feu continu quand elle était attaquée, volt. Louis XV, IB. Il 11° Fig. Faire durer en soi des sentiments, des passions, etc. El [son esprit] nourrissait ainsi d'éternelles douleurs, corn. llor. i, t. Et l'accueil gracieux qu'il recevait de vous Lui permet de nourrir un espoir assez doux, id. ib. i, 3. Souvenez-vous de votre dernière fin, et cessez de nourrir de l'inimitié contre personne, saci, Bible, Ecclésiastiq. xxviu, «. Tu nourrissais dans ton cœur une secrète estime de toi-même, boubu. Serm. a4, Dim. après la Pentecôte, Domin. t. iv, p. 429. Cette vive et constante tendresse qu'elle nourrissait pour lui [le roi] dans son cœur, plBch. Mar.-Thér. Pourquoi nourrissez-vous le venin qui vous tue ? bac. Brit. \, t. Qui, dan» l'obscurité nourrissant sa douleur,... ID. ib. 11, *. Je nourrissais encore un malheureux amour, m. Mithr. i, 2. Vous nourrissez un feu qu'il vous faudrait éteindre, id. Phèdre, m, i. La haine qu'il avait nourrie dans son cœur contre Ulysse, PÉN. Tél. XV. Nourrir des envies, des animosllés, Ukii.Averit, Disp. Des passions que vous nourrissez dès l'enfance, id. Carême, Impén. J'ai nourri me» chagrins sans les manifester, volt. Sémir, i, i. Je nourris dan» mon cœur le mépris des richesses, stlaub. Sais. II. Illl se dit dei personnes ou de» chose» qui entretiennent, fout durer un sentiment, unechose morale en quelqu'un. Toujours pour nourrir moQ souci S'ofirira-t-il à ma pensée? bBonikb, Ode. Son humeur satirique est sans ces.se nourrie Par le coupable encens de votre flatterie, mol. Mis. ii, 6. C'est flssYl un lieu oii je vous ai vue; cela nourrissait
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fort la tendresse, s6v I3 mai i«7l. Perte de temiis et lettres inutiles, qui De sont bonnes qu'à nourrir la lenteur et la nonchalance de mes yeux, id. 30 juillet 4 694. Je connais les mani&res des provinces, et je sais le plaisir qu'on y prend à nourrir les divisions, iD. 28 nov. 4 670. Ma douceur a nourri son criminel espoir, th. corn. Cte i'Ess. Il, 2. Il [JurieuJ n'oublie rien pour nom-rir en eui [les protestants réfugiés] ces sentiments qui les poussent à la révolte, Boss. 5* avert. § 1 1 . Puisse le juste ciel dignement te payer, Et puisse ton supplice à jamais elTiaver Tous ceux qui, comme toi, par de lâches adresses, Des princes malheureux nourrissent les faiblesses! bac Phèdre, iv, 6. C'est ma mère, et je veux ignorer ses caprices ; Mais je ne prétends plus ignorer et souffrir Le ministre insolent qui les ose nourrir, iD. Brit. u, i Ces lits oii la mollesse S'unit avec les maux. Nourrissent la paresse. Sans donner le repos, fav.irt, Annette et Lubin. se. 8. Ses périls nourrissaient ma tendresse inquiète, volt. Mérope, I, 4. Et qu'elle serait assez heureuse pour se guérir d'un amour que rien ne nourrirait plus, lo. Cosi sancta. Ici votre indulgence et le nom de son père Nourrissent son orgueil au sein de la misère, 10. Oreste, u, *. Mme de Maintenon, qui blâmait Louis XIV, le laissait faire et l'a même excité plus d'une fois à être sévère; elle nourrissait donc en lui des défauts qu'elle condamnait, condillac, Àrld'écrire, u, B. Sa passion préparerait votre malheur et le sien, si vous U nourrissiez, diderot, Père de famille, u, 4. Il 12» Nourrir une action, fouruir un supplément de finance au capital d'une action. Soit honneur, soit raison, soit impuissance, un grand nombre de personnes ne nourrissaient pas leurs actions, qui perdaient alors les trois quarts de leur prix originaire, raïnal, Uisl. phil. iv, 46. || Nourrir un numéro à la loterie, mettre sur le même numéro à chaque tirage, en augmentant toujours la mise. 1113° Terme de peinture. Nourrir un tableau de couleurs, mettre les couleurs assez abondamment pour qu'on puisse les mêler aisément et les empâter. Il Nourrir le trait, éviter la maigreur, la sécheresse. Il Terme de calligraphie. Nourrir ses lettres, faire que les traits soient suffisamment chargés d'encre, pour qu'ils ne soient pas trop maigres. Il En termes de musique, nourrir les sons, faire qu'ils soient pleins et retentissants, et lessoutenii exactementpendmt leur durée. || li* Nourrir le style, le fortifier soit par des expressions abondantes, soit par des citations, etc. || 16° Nourrir ses grades, en matière bénéficiale, c'était renouveler l'insinuation dans le temps prescrit pendant le carême (voy. meibuation, n* 2). jilB" Se nourrir, v. réft. Prendre pour aliment. Se nourrir de pain. Maintenant, pour nous nourrir, il faut répandre du sang malgré l'horreur qu'il nous cause natursUcment, BOSs. Ilist. u, 4 . C'est un persdnuage illustre dans son genre, et qui a porté le talent de se bien nourrir jusques où il pouvait aller; on ne reverra plus un homme qui mange tant et qui mange si bien, la brut. xi. Les hommes qui ne se nourrissent que de chair crue ou de poisson sec, de sagou ou de riz, vivent aussi longtemps que ceux qui se nourrissent de pain ou de mets préparés, bukk. Uisl. nat. Ilomme, (Euvr. t. IV, p. 357. Il Cet enfant, cet animal se nourrit bien, se nourrit mal, les aliments lui profitent bien, ne lui profitent pas. || Cet arbre n'a pas de quoi se nourrir, il est planté dans une mauvaise terre. || 17°Fig. Il se dit des aliments intellectuels et moraux. Votre frère est tout à fait tourné du côté de la dévotion.... il viendra un jour (la mort] où l'on sera bien heureux do s'être nourri dans ces sortes de pensée» chrétioiine», BÈv. 27 déc. 4 684. Il fait un carême éternel ; 5t, durant C: carême, il semble qu'il ne se nourrisso :]iie d'oraisons et déjeunes, BOss. 3'panég.St Franc, ie Paule, t. Me nourrissant de flel, de larmes abreuvée, bac. Phidre, iv, «. li apprit i se nourrir le la vérité, vtJi. Tél. xxi. Cet édifice et le terrain qui l'entoure appartenait jadis au célèbre Lebrun, qui se plut i. le bâtir et le décorer avec ce goût ex quis d ornement et d'architecture dont le grand peintre s'était nourri, j. i. bouss. Contett. x. Il 18" Terme de marine. Se nourrir, se dit de l'état lu ciel qui annonce quelque tempête. La ciel comnence & se nourrir. || Proverbes. Il n'y ■ point de pt'.iil métier, il n'y a si petit métier qui ne nourrisse ton maître, c'est-i-dire le travail, quelque peu lucratif qu'il aoit, donne de quoi vivre. || Une besace bien promenée nourrit son maître.
— SYN. KouRBiR, ALiMP.HTEB, Nourrir, c'est proprement fournir l'aliment i l'enfant, au petit qui vient de naître. Alimenter est plus général; il s« lit de toute espèce de chosoi qui eulielienncut la
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vie. Mais, quand nourrir passe à son sens plus général, il devient alors tout à fait synonyme d'alimenter; seulement, alimenter en ce sens a toujours quelque chose de technique.
— HlST. XI* s. Li mien baron, nurrit [je] vous ai long temps, Ch. de RuL ccxxv. || xii* s. Pesé moi (je suis fâché| quant [je] fui onques en son ostel norris, Puisqu'estre me convient [il me faut] ses mortexenemis [son ennemi mortel], Sax. ixvi. Qui molt fu ses norriz [de ses familiers], Ronc. p. 9. Il xiii's. Car je nefu pas norrizàPoiitoise, ouesnes Romaruero, p. 83. Ai-ge paour que Diei me faille. Oui norrist les oiseaux aux chans? Nouv. rec. de fabl. et contes anc. t. u, p. 4B2. Leansout un lion nourri d'ancesserie [depuis longtemps], i?«rle,u. Jà fu Uerte ma fille en si bon lieu nourrie [élevée en si bonne famille], ib. lxxh. [Symon et Constance] Oui l'ont [Berte] avec leur fille moût doucement nourrie, li». cix.Car li rois de Hongrie fu en France nourris, ib. v. Il IV* s. Or vous vueil je recorder par quel moyen la paix y a esté mise et nourrie, froiss. u, 111, 4 2. Ces haines couvertes estoient de longtemps nourries entre celles deux parties, id. ii, ii, 52. Adono amour et ses nourris [élèves] Auront de Dangier moins doubtance, eu. n'orx. Bail. 26. Mais passent temps en esbas et en ris, Et s'en tournent gras, gros et bien nourris, al. chabtieh, le Débat des deux fortunes. Dissimuler toutes ces désobéissances , afSn de ne nourrir guerres k ses suhjectz, comu. II, 4. Le mariage du roy qui est aujourd'huy avec la fille aisnée du roy Edouard.... et la duché de Guyenne pour le nourrir, id. iv, 8. 11 fait mal nourrir autruyenfant; Car il s'en va quand il est grand, LEBOtiX DE LiNcr, Prov. t. II, p. 309. (I xvi* s. Les malfaiteurs jadis avoyent de coustume de se vestir de noir, nourrir leurs barbes, et user d'autres signes de dueil pour ileschir leurs juges à miséricorde, calv. Instit. 997.... De ne nourrir leurs cheveux, mais de les raser en rond, id. ib. 14 82. U fut nourri à Thebes en la maison de Pammenes, amtot, Pélop. 48. Sylla se partit du pais de l'Attique, quiestoit maigre, et qui en pleine paix ne l'eust sceu nourrir, id. Sylla, 84. Il apparut un esprit à sa nourrice, lequel luy prédit qu'elle nourrissoit un enfant qui seroit un jour cause d'un grand bien à tous les Romains, id. Cicér. i. Gargantua, depuis les troys jusques à cinq ans, fout nourry et institué en toute discipline convenante, hàb. i, 4 t. No» souhaits intérieurs pour la pluspart naissent et se nourrissent aux despens d'aultruy, mont. I, 4 05. S'il estoit abonné d'une application trop indiscrète à l'estude des livres, je ne vouldrois iqu'on la luy nourrist, id. i, 48i. Je nourrissois des imaginations hardies, ID. I, 4»5. Je vculz seulement faire luicter ensemble les traicts de cinq poètes latins.... or debvra l'enfant bien nourry [instruit] trouver, au prix des aultres, les deux premiers traisnants, 1d. ii, 266. Un grain d'orge bien nourri, PARÉ, ixv, 21. la litharge doit estre nourrie avec deux onces d'huile, id. xxv, ae. U a été nourri en un tonneau, il n'a rien vu que par le bondon, Leroux de lincv, Prov. t. ii, p. 204. CeJui-Ià est bon père qui nourrit, cotgravb. Qui veut avoir bon chien, il faut qu'il le nourrisse, id. Tel le chien nourrit, qui puis mange la courroie de«on soulier, ib. M. Cossains estoit vieux soldat et capitaine, gentilhomme nourry en Piedmont de M. de la Mothe Goudrin, brant. Cap. franc, t. iv, p. 284. Le capitaine Bequin, aussi sage et bon capitaine, qui fut blessé et mourut à la Rochelle, nourry laquai» de U. de Nemours, id. ib. p. 4 2«. Nourri aux pieds de mon roi, des(|uels je faisois mon ohevet eu toutes les saisons de ses travaux, d'ahb. Jlist. Préface.
— ETYM. Bourg, nom'; picard, norir; wallon, noûri; Ilainaut, norir; provenc. nurir, noirir ; cat. nudrir; esp. nutrix; ital. nutrire; du lat. nutrire, nourrir. Selon la conjecture de Corssen (Nnclilrxgc, p. 29>i), nutrire est le verbe dénoiiiinatlf de nufrii, comme pislrire de piilor; il explique nutrix par chute de Vs initiale, comme étant snutrix, du radical lanacrit mu. Couler, goutter : celle qui fait couler (le lait|, U nourrice. Snu a d^â perdu son 1 dans viw, nare, etc.
^ ^Ul'BRIS^iAUI.E (nuu-ri-«a-bl'), adj. Oui peutêtre nourri.
— iiiST. XVI* s. Nourrisaable, cotosati. >t)UBRI88AGB (nou-ri-s«j') i. m. || 1* Terme
d'économie rurale. Le soin et la manière d'élever lit bestiaux. Il I' XGeobve, nourrixsagn tignlfie le temps pendant lequel la mire ou la nourrice allaitent l'enfant. Mme N. t'eut mieux portée pendaul Via nourrisiage que jamai* auparavant, uumukiit. X Pans, on dit en c« fcos oourritur*
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— HIST. jfvi* s. Nourrissages [élève de bestiaux], SULLY, Mém. t. iii, p. 44, dans lacuhnb.
— ÈTYM. Nourrissant, part. prés, de nourrir. NOURBISSANT, ANTE (nou-ii-san, san-t'), od;.
Oui nourrit beaucoup. Des aliments nourrissants. Muses, jadis mes premières nourrices, De qui le sein me fit, presque en naissant. Téter un lait plus doux que nourrissant, j. b. bouss. ÉpU. i, 4.
— SYN. nourrissant, HOURRICIER, NOTRITI?.
Nourrissant signifie qui nourrit beaucoup ; nourricier, qui fournit de la nourriture, peu ou beaucoup; nutritif, qui sert à la nutrition. Le pain de froment est plus nourrissant que le pain de seigle. Les sucs nourriciers proviennent de la digestion des aliments. Il y a peu de parties nutritivesdans le navet, t NOCRHISSEMENT (nou-ri-se-man) , *. m. Action de nourrir.
— REM. Ce mot, abandonné à tort, ne peut être remplacé ni par nourriture ni par nutrition.
— HlST. xiii* s. Et quant l'oUvete petite Sent la fontaine que j'ai dite Qui li atrempe ses racines..., Si en prent tel norrissement Ou'el en reçoit accioissement, ta Bose, 207U4. |)xiv* s. Trop grant repos est le nourrissement des vices, Ménagier, i, ». Il XVI* s. La naissance, nourrissement et augmentation de chasque chose est l'altération et corruption d'une aultre, uont. i, 406.
— Etym. Nourrissant, part. prés, de noumc; provenç. nuirissement.
NOURUISSEUR (nou-ri-seur) , t. m. Celui qui se livre à l'industrie d'engraisser les bestiaux. || Celui qui, dans les grandes villes ou dans les faubourgs, nourrit des vaches, des ânesses à l'établo, pour faire commerce de leur lait. || Celai qui élève de jeunes poulains.
— HiST. xvf> s. Nourrisseur, cotgravk.
— ETYM. Nourrissant, part. prés, de nourrir. NOURRISSON (nou-ri-son), t. m. |1 1° Enfant quiest
en nourrice. Clitus aimait Alexandre non-seulement comme son roi, mais encore comme son nourrisson, vaugelas, Q. C. m, 6. Et, sans s'incommoder, moyennant ce partage. Mères et nourrissons faisaient leur tripotage, la pont. Fabl. m, 6. De jeunes femmes apportent leurs nourrissons devant son image [de Marie], cbateaub. Génie, i, i, B. Les nourrissons de Paris, c'est-à-dire les enfants placés par les familles de toutes les classes de Paris dans les environs de la capitale, Moniteur du 27 mars 4867, p. 364, 2*col. ||I1 se dit aussi au féminin, nourrissonne. Que pouvait Mambris dans des circonstances si épineuses T il va trouver sa chère nourrissonne au sortir du conseil, volt. Taureau blanc, 4.11 Fig. De là toutes cesjilantes. Nourrissons exilés des régions ardentes, delille, Trott règnes, ly. Il 2* Dans lo style soutenu, élève, eu le rapportant à quelque divinité, et, particulicrement, aux Muscs. J'ai rang parmi les nourrissons Qui sont chers aux doctes pucelles, Et souvent j'ose, en mes chanson», Célébrer des rois et dos belles, LA Font. Leit, xvi. Muscs, dictoz sa gloire à tous vos nourrisson^ buil. Art p. IV. Elle couvrit le jeune nourrisson de Minerve de l'égide que la sage déesse lui avait confiée, pEn. Tél. XVI. Le nourrisson du Pinde, ainsi que le guerrier, X tout l'or du Pérou préfère un beau laurier, pirok, Ùétrom. ui, 7. || S° Poulain ou pouliche qu'on élève.
— HIST. xui* I. Je cuidai qu'il fust uns hermitcs, Et il est unsfausypocrites. Ahilahi I quel norriçoni Il est de pian de heriçon Envelopcz dc.sous la robe, BUTER. 34U. ||xvi*s. Et à l'isiuo de leur repa», entrepreiioient mille gaillardises, où toute la jeunesse de la cour abordoit pour y participer, q li estoit le premier nourrisson de cette amitié, carloii, i, S4. Son fils mesme Id'Agrippine], son nourrisson, son empereur faict do »a main.... luy osta la vie, l.a BOÂTJE, Servit, volont.
— lETYM. llourriston avait, outre la lignification de celui qu'on nourrit, la signification de gouverneur, éleveur, et, au féminin) celle do nourriture, éducation. Au fond, c'est toujours lo même mut; le leni abstrait d'action de nourrir a tourné, avec changement de genre, au aens de celui qu'on élève ou de celui qui élève. Un eiemple tout semblable se tiouve dan» prison, auquel l'ancienne langue donnait, au féminin, l'acception de prise, et, au masculin, j'ac- Ccptlon de celui qui est pris. Nourrisson, aubslanlif féminin, vient du latin nuiriliontm, de nuirir*, nourrir,
t NOUHIHSO.NNE (nuu-ri-so-n'), (. ^. Voy. HOtianissoN.
NOUHHITUHE(nuu-ri-tu-r'),i.^. Il l'Allaitement, action de nourrir un enfant de ion lail. Sa nourriture l'a laliguée. Ces sortes da créature" (lus nour-
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rices] sont des oiseaux do passjge que l'on fouffre à cause des pauvres enfants qui se sentent to ite lour via d'une si terrible nourriture, siiv, 21 août 1!)75. Dans les nourritures où l'on ne regarJe qu'au pliysique.J.J. BJtss. Ém.l. || Faire d. s nourritures, allaiter ies enfants pendant la temps nécessaire. Celte nourrice a fait deux nourritures avec le môme lait. Il Par eitension. Faire des nourritures, élev.r du béta 1, de la volaille, dans une teiro, dans une maison de campagne. || î° Temps durant lequel une lemme allaite un enfant. Quand sa nourriture sera finie. Il 8* Terme de sériciculture. La quantité de vers à nourrir. Avez-vous une forte nourriture? Je n'en fais que deux onces, c'est-à-dire je ne fais éckire que deux onces d'œufs de vers à soie. || 4° Celui qu'on a nourri , élève, enfant (vieilli en ce sens). Cléontine, qui jugea ce parti avantageux pour sa nourriture, me remercia de la volonté que j'avais pour Célidée, i>'URFÈ,l'Àstrée , u, *. Comme il est votre fils, il est ma nourriture, tristan, Jf. de Chrispe, m, t . Et quel que soit ce fils que Rome vous envoie. Seigneur, je lui rendrais son présent avec joie ; S'il est si bien instruit en l'art de commander, C'est un rare trésor qu'elle devrait garder, Et conserver chez soi sa chère nourriture, Ou pour le consulat ou pour la dictature, cobn. Nie. u, 3. Il Ironiquement. Vous avez fait là une belle nourriture. Il On dit d'un poulain bien fait : C'est une belle nourriture. |1 5° Ancien synonyme d'éducation. Alcippe, ayant été nourri par son père avec la simplicité de berger, eut toujours un esprit si éloigné de sa nourriture, que toute autre chose lui plaisait plus que tout ce qui sentait le village, d'urfé, l'Astrée, i, a. C'est du fils d'un tyran que j'ai fait ce héros, "Tant ce qu'il a reçu d'heureuse nourriture Dompte ce mauvais sang qu'il eut de la nature, COHN. J/^racl. iv,B.EIle [Rome] a nourri vingt ans un prince votre fils... Si vous faites état do cette nourriture, iD. Nie. II, 3. La nourriture qu'il [le maréchal de la Meilleraie] avait prise à celle [la maison] de M. lecardinal de Richelieu, avait fait desi fortes impressions dans son esprit, que, bien qu'il ellt beaucoup d'aversion pour le cardinal Mayarin, il tremblait dès qu'il cntenilait nommer son nom, ketz, Jlém. t. m, liv. IV. p. *«8. Mais la diverse nourriture Fortifiant en l'un [chien] cette heureuse nature, En l'autre l'altérant... la font. FM. viii,3. || Ce terme a continué de vieillir malgré cette recommandation de Voltaire: Il mérite d'être conservé en usage; il est très-supérieur à éducation, qui, étant trop long et composé de syllabes sourdes, ne doit pas entrer dans un vers , volt. Comm. Corn. Hérael. iv, B. Il 6* Ce qui nourrit, ensemble des aliments destinés à nourrir l'homme et les animaux, à réparer leurs forces, entretenir leur existence. Être condamné au payement des nourritures d'un cheval, PATBL-, Plaidoyer to, dans riciielet. Vous êtes devenus comme des personnes à qui on ne devrait donner que du lait, et non une nourriture solide, SAa, St Paul, Épit. aux Iléb. v, (2. La nourriture que les hommes prenaient, boss. Uist. ii, i . Mandezmoi ce qu'il faut pour la nourriture etles ustensiles de ces pauvres femmes, id. Anne de Gon«. Pouvonsnous n'apercevoir pas ce que nous perdons sans cesse avec les années? le repos et la nourriture ne sont-ils pas de faibles remèdes de la continuelle maladie qui nous travaille? id. Jfar. TUr. Et la nuit a trois fois chassé la nuit obscure Depuis que votre corps languit sans nourriture, bac. Phèdre, i, 3. De simples bourgeois, seulement à cause qu'ils étaient riches, ont eu l'audace d'avaler en un seul morceau la nourriture de cent familles, la bbut. vi. U a sa nourriture et son logement chez le duc de Médina Celi ; il ne fait point de dépense ; il doit être fort bien dans ses aiïaires, le sage. Cil Blas, ii, 7. C'est une chose admirable que la nourriture, lorsqu'on a du chagrin ; il est certain qu'elle met du calme dans l'esprit, mahivaux, Paijsan parv. V part. Le climat et la nourriture influent sur la forme des animaux d'une manière si marquée, qu'on ne peut douter de leurs effets, bdff. Uist. nat. Homme, Œuw. t. v, p. 238. Il y a aux Indes des millions d'hommes dont la nourriture ne coûte pas un sou par jour, J. i. aouss. Contr. loe. m, 8. Les nourritures les plus dures ne sont pas trop pénibles pour le robuste laboureur, tissot, SaïUé des gent de Unret, p. (84, édit. techekep, § B7. || Chercher u nourriture, aller en quête de ce qui sert à ■outcnir la vie, en parlant soit des hommes à l'état tauTagi>, Mit des bêle». 11 existe certainement des hommes qui ii'onljamais eu d'entretien philosophique en leur vie, et dont tout le temps se consume t chercher tour nourriture, U dévorer et dormir.
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I. J. Bonss. Lett. à Varchev. de Paris. || 7° Sucs qui servent à l'entretien des êtres vivants. Cet arbre prend nourriture, ne prend pas de nourriture. Après la consolidation d'une fracture, le membre, débarrassé du bandage, commence à prendre do la nourriture. Il 8» Au plur. Stipulation par laquelle des parents s'engageaient à nourrir les jeunes mariés pendant un temps déterminé. La demoiselle a deux cent mille francs, bien des nourritures, eév. 2b sept. t689. Ce mariage est fort bon.... une alliance agréable, tous les Lamoignons, deux cent mille francs, des nourritures à l'infini, id. a sept. 1689. L'on peut compter sûrement sur la dot, le douaire et les conventions, mais faiblement sur les nourritures : elles dépendent d'une union fragile de la belle-mère et de la bru, la brut. v. Toutes les difficultés [de mon mariage] s'aplanirent moyennant 400 ooo livres comptant, sans renoncer à rien, et des nourritures indéfinies h la cour et à l'armée, st-sim. 28, 66. Il Stipuler par contrat de mariage tant d'années de nourriture, faire insérer dans le contrat que les conjoints seront nourris durant tant d'années par les parents de l'un d'eux. ||9° Par extension, ce qui entretient et fait durer. C'est un feu qui s'éteint faute de nourriture, coBN.'Ct'd, i, 3. Et son feu [d'un poète], dépourvu de sons et de lecture, S'éteint à chaque pas faute de nourriture, boil. Art p. m. Ce flambeau sans nourriture N'a qu'une lueur obscure Plus affreuse que la nuit, volt. Ode xii. || 10° Fig. Ce qui sert d'aliment intellectuel ou moral. L'honneur est la nourriture et le plus ardent désir des imes bien nées, patsu, Piai'doycr i, dans kichelet. Enfin, ma fille, voilà trois de vos lettres.... c'est la vie, c'est une agitation, une occupation, c'est une nourriture; sans cela on est en faiblesse, sÉv. 27 sept. (684. J'aime cent fois mieux cette vie que celle de Rennes; ce sera assez tôt d'y aller passer le carême pour la nourriture de l'âme et du corps, iD.<8sept. 1689. Dieu, qu'il invoquait avec foi, lui donna le goût de son Ecriture, et, dans ce livre divin, la solide nourriture de la piété, boss. Louis de Bourbon. C'était de leurs mains [des prêtres] qu'elle recevait le corps et le sang du Fils de Dieu; voilà la source de son respect; comme c'est de cette nourriture céleste que l'âme chrétienne tire sa force, sa consolation et sa charité.... fléch. Jlfor.- TWr. Je fais [mon Dieu] tout ce qu'il vous plaît; ma nourriture est défaire votre volonté, fén. t. m, p. 1 89. De même que le corps, l'âme a sanourriture, DELiLLE, Parad. perdu, vu. Elise s'est gâté l'esprit par sa lecture; Elle en est aux romans pour toute nourriture, colin d'harleville, ilalice pour malice, 1, 8. Il lt° Se dit du tan et des autres substances que les peaux absorbent dans leur préparation. Il 12" Teruie de marine. Se dit, parmi les matelots, des grains ou nuages orageux qui couvrent le ciel. Il 13" Terme d'alchimie. Nourriture do la pierre, continuation du feu. || Proverbe. Nourriture passe nature, c'est-à-dire une bonne éducation peut corriger les mauvaises inclinations naturelles.
— HIST. XI' s. Et s'il pot prover que ceo [cela, le bétail] soit de sa nurture. Lois de Guil. 26.
Il xm* s Estranges pais, Lointains de ma nor-
reture |pays natal], Jfs. depoésies franc. slvshiI tsoo, t. ï, p. 374, dans LACUBNE. Riches homs est à desmesuro De bestes et de noureture.... Si a guerpie [abandonné] lapasture Les bestes, et la nourreture, DU CANGE, nutricatio. Ne peOst vers tel peine avoir nule durée. Selon la nourreture dont elle ert [était] gouvernée, Berte , xlvi. || xiv's. Et pour ce pourroil aucun diviser et séparer d'ensemble amisté de lignage et amisté de nourreture ou de coulx qui sont nourris ensemble, oresme, Eth. 260. Le quel Thevenon avoit fait mengior grant partie do leur avoine à ses bestes et norretures, du cange, nutricatio. Il XV' s. Les princes sont plus enclins en toutes choses voluntaires que autres hommes, pour la nourriture et petit chastoye que ilz ont eu en leurs jeunesses, comm. Prol. Et s'il n'eust eu la nourriture autrs que les seigneurs que j'ay veus nourrir en ce royaulmo.... car ils no les nourrissent seullement que à faire les sotz on habillement et en paroUes, de nulle lettre ilz n'ont congnoissance, m. i, to. Et combien que je n'ayo demouré sur le lieu, si fuz-je mformé comme les affaires pasaoient, et le povcz bien aysemcnt entendre pour la congnoissance et nourriture que j'avoye eu de l'ung costé et de l'autre, in. v, (3. Alors je seroye cschappée des mains de Salphar, et ti ay espoir que fortune me rapporleroit en la terre de ma nourriture [où j'ai été élevée], Perceforest, t. VI, f 44. Il xvt' s. Non seulement humaines créatures Cherchèrent bleds etautres nourritures, harot.
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IV, <9. Nous sommes toutesfois en la tutele la Seigneur, nous les brebis de sa nourriture, calv. Instit. 648. Parquoy l'enfant qui est au ventre de la nourrice ne prend suffisante nourriture, et l'enfant qui est au dehors en prend de mauvaise, paré, xviii, 24. llsestoient encore en aage de prendre le ply de telle nourriture qu'il leur vouloit bailler, AMT0T, Calon, 4 3.0 vous, morts, qui gisez nourriture des vers. Laissez les monuiijens, reprenezla lumière, besp. Œuvres chresliennes , paraphrase sur le Libéra me. La princesse devisa longuement avecque sa nourriture [celui qu'elle avait élevé], PASQUIER, Itech. liv. VI, p. 625, dans lacurne. Or, vivez de venin, sanglante geniture ; Je n'ai plus que du sang pour vostre nourriture, d'aub. Tragiques, Misères.
— Etyji. Berry, nourreture ; provenç. noyritura, noiridura; ital. nuirilura; du lat. nutrilura, qui vient de nutritum, supin de nutrire, nourrir.
NOUS (iioû ; \'s se lie : noû-z avons), pronom de la première personne au pluriel, qui est des deux genres, et qui sert soit de sujet soit de régime. 111' Nous sujet se place avant le verbe, excepté dans les phrases interrogatives. Nous partirons demain. Partirons-nous demain? Soit que nous nous élevions, pour parler métaphoriquement, jusque dans les deux ; soit que nous descendions dans les abîmes, nous ne sortons point de nous-mêmes; et ce n'est jamais que notre propre pensée que nous apercevons, condil. Conn. hum.i, 4. Le singe, ayant des bras et des mains, s'en sert comme nous, mais sans songer à nous, bofp. Quadrup. t. vu, p. 64. Il 2° Quelquefois, par une répétition qui donne de l'énergie à la phrase, on place nous, sujet, avant et après le verbe. Nous voilons, nous, que telle chose se fasse. Il 3° i\rouï, régime direct ou indirect, se place avant le verbe. 11 nous conduit. U nous a conduits. Il nous parlera. Il nous a parlé. No nous parlez pas. Ne nous reconduisez pas. Tout est en feu jusque sur les bords de la rivière de l'Oise ; nous pouvons voir de nos faubourgs [de Paris] la fumée l'.os villages qu'ils [les ennemis] nous brûlent, voix. Lelt. 74. Il II faut en excepter les phrases impéralives sans négation. Parlez-nous. Regardez-nous. 114» Quand le verbe est réfléchi, nous régime se met avant le verbe. Nous nous convenions. Nous ne nous convenons pais. Ne nous fatiguons pas. || Il faut excepter les phrases impératives sans négation. Aimons-nous. || 5° Nous est aussi régime des ]iréiiosilions. On est injuste envers nous. Une averse est tombée sur nous. Tout tourne contre nous. Knlro nous soit dit. Nous plaignons le sort de l'enfance, et c'est le nôtre qu'il faudrait plaindre , nos plus grands maux nous viennent do nous, J. J. Bouss. Emile, I. Il 6° Nous se dit collectivement pour exprimer nos compatriotes dans le présent et dans le passé. Plus d'un écrivain.... ne fait point de difficulté do dire nous, nos aïeux, nos pères, quand il parle dos Francs qui vinrent des marais dtlà le Rhin et la Meuse piller les Gaules et s'en emparer ; l'abbé Vélydit nous; hé I mon ami, est-il bien sûr que tu descendes d'un Kranc? pourquoi ne seraistu pas d'une pauvre famille gauloise? volt. Pol. et législ. Comm. Espr. des lois, xxxix. Rome autrefois nous [les habitants de la Gaule 1 trompa, nous désunit, nous massacra, nous enchaîna, id. Dict. phit. CcVar. Il 7° Familièrement. Nous autres, ce que nous sommes de personnes du même côté, du même avis, du même rang. Vous allez jouer; nous autres nous allons à la promenade. || Mous deux, vous et moi, lui et moi. Do nous deux à l'instant que le coupable expire, volt, ilahomet, v, 4. || 8' U s'emploie par répétition, avec deux pronoms dont l'un est de la première personne et l'autre de la deuxième ou de la troisième personne ou un substantif. Vous et moi nous partirons ensemble. Lui et moi nous parierons pour vous. Mon ami et moi nous restons à la campagne. Il nous cherche vous et moi. Ma gloire loin d'ici vous et moi nous appelle, bac. Uithr. ii, 4. Songez-vous quel serment vous et moi nous engage? ID. Iphig. V, 3. Il 9" Lorsque not(.t, employé comme sujet ou comme régime, est joint à un autre nom qui concourt avec ce pronom ,i former le sujet ou le régime, il faut d'abord mettre nous avant le verbo, puis le répéter après ce verbe, sans préposition s'il est sujet ou régime direct, avec une préposition s'ilesi régime indirect, afin do le lier avec le nom qui concourt à former le sujet ou le régime. Nous partirons demain, nous et nos domestiques. 11 nous a bien traités, nous et nos amis. 11 nous a donné de l'argent, à nous et à nos compagnon*. || 10' Qunnd noyis cstsuivi de gui, on accorde avec nou* le verbe dont qui est le sujet. Quand nous, qui vivons sous des lois civile»,
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«ommes contraints à faire quelque contrat que la loi n'eiige pas, nous pouvons, à la faveur de la loi, revenir contre la violence, montesq. Fspr. xxvi, 20. Il 11' 11 se prend dans un sens indéterminé. 11 faut laisser ici des gens honnêtes, doux, Par nous-même choisis, qui dépendent de nous. Qui soient à nous, de nous qui lui parlent sans cesse, collin u'harleviLLE, Vieux célib. 11, 6. || Dans ce sens, il peut se construire avec on. Au moins en pareil cas est-ce un bonheur bien doux, Quand on sait qu'on n'a point d'avantage sur nous, mol. le Dép. 11, *. Et qu'on s'aille former un monstre plein d'effroi De l'affront que nous fait son manquement de foi, id. Ec. des f. IV, 8. Il 12' Familièrement. Ce que c'est que de nous! c'est-à-dire voyez quelle est lachétive condition de l'humanité. Il [un cheval] s'est jeté comme un furieux par-dessus les barres, et s'est crevé le cœur; j'ai dit en le voyant mort, comme M. de Montbazon : voyez ce que c'est de nous, sév. 460. Ce que c'est que de nous! moi, cela me confond, regnard. Je Ugat. v, 7. Avez-vous vu comme il parlait tout seul"? ce que c'est que de nousl beadmarch. Barb. de Sév. m, (2. || 13" Il s'emploie au lieu de je ou moi parles personnes qui ont caractère et autorité. Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit. Dire nous, quoiqu'on ne soit qu'un, lorsque celui qui parle est un souverain ou une personne constituée en dignité, et qu'elle fait un acte solennel de sa volonté ou de son autorité : usage qui, je crois, prit naissance chez les empereurs romains, lorsqu'ils faisaient semblant de prendre conseil du sénat, et d'eiprinner dans leurs édits une volonté collective, marmontel, £7^m. litt. (Eue. t. x, p. 368, dans POHGENS. || Alors l'adjectif ou le participe qui y a rapport se met au singulier : Nous, juge de paix soussigné, sommes convaincu, etc. || 11 se dit aussi pour je ou moi par une sorte d'emphase, et sans qu'il s'y attache aucune idée d'autorité. De notre grandeur seule ayons des cœurs jaloux. Ne vivons que pour nous, et ne pensons qu'à nous, cobn. Oth.
11, 4 Taisez-vous; Je vous apprendrai bien s'il
faut sortir sans nous, mol. Éc. des mar. i, 2. Pyrrhus revient à nous ; eh bien , chère Cléone, Conçois-tu les transports de l'heureuse Hermioneî rac. Ândr. m, ï. C'est vous qu'on demande. — Eh bien, que nous veut-on ?uontfleury. Femme juge et part. iii, 8. Je demande pourquoi, dans un écrit qui est l'ouvrage d'un seul homme, l'auteur, en parlant de lui-même , se croit obligé de dire nous, marmontel, Élém. litt. Œuv. t. x, p. 37i. || 14° Familièrement, il s'emploie au lieu de il ou elle. On l'a fait apercevoir de sa faute, mais nous ne voulons pas nous corriger, nous sommes opiniâtre. |1 15° Interrogalivement, il se dit pour consulter la ou les personnes avec qui l'on est. Célimène : Voulons-nous nous asseoir? — Arsinoé : 11 n'est pas nécessaire, uoL. Uisanlhr. m, 4. Il 16° Nous-mêmes, voy. même. || Substantivement, d'autres nous-mêmes, voy. même. || 17° Dans les phrases où se trouvent en ou y, nous se met avant ces particules et le verbe. Il nous en donnera. Il nous y a conduits. Ne nous en donnez pas. Ne nous y conduisez pas. |l Si la phrase est impérative sans négation, nous se met après le verbe. Menez-nous-y. Donnez-nous-y une place. Donneznous-en. Il 18° Chez nous , dans notre Tnaison, dans notre société, dans notre pays. 11 est vrai, notre ami ; peut-être que chez vous Vous trouvez des sujets de craindre pour chez nous, mol. i^c. des femmes, i, ). Mon cher philosophe militaire, vous m'aviez mandé, il y a deux mois, que vous passeriez chez nous, et je vous attendais, volt. Lett. d^Argence, 3 août (770. || 19° S. m. Le nous. Calliope: Tu devrais l'obliger, pour l'honneur do ton temple. D'aimer ainsi que nous — Uranio : Les Muses n'aiment pas. ~ Calliope: Et qui les en soupçonne? Cà nous n'est pas pour nous; je parle, en la personne Du sexe en général, des dévotes d'amour, la vont. Climène, comédie. Ils commençaient i dire nous; ah ! qu'il est touchant ce nous prononcé par l'amour! STAËL, Corinne, iv, ). || JVoia s'emploie quelquefois dans le niêine sens que l'on dit te moi. Cet être apficlé nous est formé de deux principes da dilTéreiito nature, tollcmcnt unis , qu'il règne entre les mouvemciiu cl les affections de l'un et de l'autre une correspondance que nous ne saurions ni «•irprendre ni altérer, et qui les tictit dans un assujétlsscnient récipn.quo, d'alemb. Dise, prélim. Eiveycl. Œuv. t. i, p i«i, dans pougens.
— REM. Nous se joint par un trait d'union au rerbe et aux particules en et y dnn» les phrases impérativcs.
— HiST. x* s. Tuit oram [prions tous] que por nos [elle] degnotpreier, Eulalie. jj xi's. Scignor, que faites Tçodist li apottolia [le pape], Uua valt eist
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crit, cist dol [deuil] en cesie noise? Chl chi se doilet, à nos otros |à nous autres] est il goie [joie]. Si Alexis, cr. Nus [à nous) ne semble pas raison que.... Lois de Guill. 44. ||xvi's. Les reproches que nous faisons les uns aux aultres, mont, iv, 45. Voilà la huguenotaille à gronder, chacun à part, sans pouvoir dire nous, n'AUB. Conf. 11, m.
— ÊTYM. Bourguig. no ; picard, nos; wallon, noisex; provenç. nos; espagn. et portug. nos; itaL noi; du latin nos; grec au duel, vwî ; sanscr. nos.
NOCURE (nou-u-r'), î. f. || 1° Action de nouer en général. {| 2° Etat d'un enfant noué. || 3° État des fruits, lorsqu'ils commencent à se former après que les fleurs sont tombées. Dans l'horticulture, on lie les branches des arbres à la fin de l'hiver ou au milieu do l'été, pour provoquer la nouure ou développement des fruits.
— ÉTYSl. JVbiier.
NOUVEAU (nou-vô) OU, devant une voyelle ou une h muette, NOUVEL (nou-vèl), NOUVELLE (nouvè-l'), adj. Il 1* Qui est ou apparaît pour la première fois. Qu'y a-t-il de nouveau? Votre vertu est si connue que, si je n'en publie que ce que j'en sais, je n'y annoncerai rien de nouveau, balz. liv. vi, lett. 4. Amants, heureux amants, voulez-vous voyager? Que ce soit aux rives prochaines; Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau, Toujours divers, toujours nouveau, la font. Fabl.ix, 2. Qu'on ne dise pas que je n'ai rien dit de nouveau ; la disposition des matières est nouvelle, pasc. Pens. vu, », éd. HAVET. De là viennent toutes les disputes des hommes, qui se reprochent ou de suivre leurs fausses impressions de l'enfance, ou do courir témérairement après les nouvelles , id. ib. ui , 3. Tu mandes que nous t'avons écrit ce que tu nous écris ; je ne me souviens pas de t'en avoir parlé, et si peu que cela m'a été très-nouveau, id. Lett. à iImePérier,6 nov. t«48. Je suis accoutumé à son zèle ; mais le vôtre m'est tout nouveau, id. Lett. à lllle de Roannex, 3. Goûtez tout le plaisir d'une grandeur nouvelle, rac. Théb. v, 3. Et c'est cette vertu, si nouvelle à la cour, Dont la persévérance irrite mon amour, m. Brit. 11, 2. Cette oflense en son cœur sera longtemps nouvelle, m. t6. iv, 4. La pompe de ces lieux, Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux, m. Bérén. i, t . Nouvel objet, nouveau désir, FAVART, Soliman II, 1, 7. Ces nouveaux objets, ces mœurs nouvelles auraient amusé Formosante, si elle avait pu être occupée d'autre chose que d'Amazan, volt. Princ. de Babyl. 6. Combien la rage de dire des choses nouvelles a-t-elle fait dire de choses extravagantes Iid. Dicl. phil. Homme. Un poison tout nouveau me surprit on ces lieux, ID. Orphel. u, 6. Do quel trouble nouveau tous mes sens sont atteints 1 lo. Zaïre, u, 3. Un nouveau sang m'anime, un nouveau jour m'éclaire, id. Uérope, y, i. Quand un nouvel abus s'introduit, ce n'est point innover que d'y proposer un nouveau ramède, J. J. bohss. Lett. delà mont. 7. Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques, a. ciién. l'Invention. Aussi pensait-il [Napoléon] souvent à ne plus souffrir de puissance ancienne en Europe, et voulait-il seul faire époque, être une ère nouvelle pour les trônes, et qu'enfin tout datât de lui, séoUR , Ilist. de Nap. i, 3. || Fig. C'est du fruit nouveau, se dit de quelque chose do rare, d'inattendu. C'est du fruit nouveau que de vous voir. Voilà du fruit nouveau dont son fils le régale, REGNARD, le Joucur, I, 7. || 2° Qui existe ou est connu depuis peu de temps. La Grèce et Rome sont des républiques nouvelles, en comparaison des Chaldéens, des Indiens, des Chinois, des P.gyptiens, VOLT. Pyrrh. hist. xi. || Qui est contraire à la tradition. Nouvelle doctrine. Nouvelle religion. || L'esprit nouveau, l'esprit qui porto les hommes à l'innovation, à la rénovation. Il 3° .Se dit de celui qui prend un caractère, une doctrine, une fonction qu'il n'avait pas. Le» nouveaux chrétiens. Ayant parlé do cette sorte, Le nouveau saint ferma sa porte, la yoNT. Fabl. vu, a. Partout du nouveau prince on vantait la clémence, rac. Eslh. m, 4. ô cher Moultoul nouveau Genevois, vous montrez pour la patrie toute la ferveur que les nouveaux chrétiens avaient pour la foi, J. i. nous», lett. à M. le doct. Tronchin, Corr. t. V, p. ♦, dans pooorns. || Nouveau chrétien, nom qu'on donnait, en Flspagne et on Portugal, aux Maures etauz Juifs convertis, et même h leurs enfants et à toute leur postérité. ||4* Mots nouveaux, mots qui commencent à se répandre, mais que rus.ige n'a pas encore autorisés. Ce mot [pouvoir prochain] me fut nouveau et inconnu, pasc. i'rov. i. Il 6* Un babit nouveau, un habit d'une nouvcllo mode ; un nouvel babit, tin habit différent de
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celui qu'on ivait auparavant. J| Nouveaux livres, d'autres livres que ceux que l'on a ou que l'on a lus; livres nouveaux, livres qui ont paru depuis peu, Philaminte: Le brutal!— Armande : Et vingt fois, comme ouvrages nouveaux. J'ai lu dos vers de vous qu'il n'a point trouvés beaux, mol. Femmes sav. iv, 2. Il Docteurs nouveaux, docteurs qui prêchent une doctrine nouvelle, une doctrine hétérodoxe, non avouée; nouveaux docteurs, ceiu qui ont reçu nouvellement le doctorat. || Chose nouvelle, chose nouvellement faite, arrivée, mise à la mode; nouvelle chose, chose autre que celle qu'on tenait, dont on s'occupait. || Le nouveau vin est le vin nouvellement mis en perce, ou du vin différent de celui qu'on buvait ; le vin nouveau, c'est le vin nouvellement fait. Était-ce un vin à faire fête?.... f;tait-il vieux ou nouveau?... Le nouveau donne fort dans la tête, Quand on le veut boire sans eau, mol. A mph. ni. 2. Il Pommes de terre nouvelles, pommes de terre de la nouvelle récolte, au moment où elles viennent en concurrence avec celles de l'année précédente encore conservées. || 6° Autre, qui achangé. Et mon esprit, jetantde nouvcauxyeux sur elle, M'en refituneimage et si noble et si belle.... mol. Princ. d'Él. i, i. Il 7° Autre, qui se renouvelle. Quand IJacchus comblera de ses nouveaux bienfaits Le vendangeur ravi de ployer sous le faix, boil. Épttre vi. Quoi! vous en attendezquelque injure nouvelle! BAC.Andr.ii. t. Ces vengeurs trouveront de nouveaux défenseurs, lO.Bn'f. IV, 3. Il est vrai, dans l'horreur de ce péril nouveau ... VOLT. Zoire, II, 3. La traduction qu'il [l'abbé Delille] a entreprise de l'Enéide, prépare un nouveau tourment à l'envie, et de nouvelles sottises aux mauvais critiques, d'alemb. Éloges, Segrais. || 8° Le nouvel an et l'an nouveau, le commencement de l'année. || La saison nouvelle, le printemps. La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle, la font. Fabl. i,,<. Il 9° La nouvelle lune, le commencement du mois lunaire, qui a lieu lorsque la lune se trouve en conjonction avec le soleil et est invisible pour nous. La luneest nouvelle. || Nouvelle lune moyenne, celle qui est calculée d'après les mouvements moyens. Il Nouvelle lune véritable, temps précis de la conjonction pour un observateur qui serait placé au centre de la terre. || 10° Le nouveau monde, voyez MONDE. Il 11* Terme rie chronologie. Le nouveau style, voy. style. I| 12° Nouveau Testament, voyez TESTAMENT. 1113° En termes de pratique, passer titre nouvel. (Nouvel ne s'emploie après le substantif que dans ce seul exemple.) || On dit aussi dans le même style : articuler faits nouveaux. || Terme d'ancienne jurisprudence. Nouveaux acquêts, héritage pour lequel les gens de mainmorte n'avaient point payé les amortissements. || li° Un homme nouveau, celui qui commence à se disti nguer, et qui n'a pas de naissance. Chrysippe, homme nouveau et le premier nolile de sa race, la brly. vi. ||15° Nouvel homme et homme nouveau, le chrétien régénéré par la grâce. «Notre vieil homme périt, dit saint Paul, etse renouvelle de jour en jour, » et ne sera i>arfaitement nouveau que dans l'éternité, pasc. Lett. à MIU d* Itoanrui, 3. On devenait? des hommes nouveaux, MASS. Avent, Disp. || Terme de théologie. Nouvil Adam, Jésus-Christ. Il II se dit des choses dans le même sens. Ce langage nouveau que produit ordinairement le cœur nouveau, pasc. te», à Mlle de Hoannex, 3. Quoi 1 atlendreà commencer une vie nouvcllo, lorsqu'entre les mains de la mort, glacés sous ses froides mains, vous ne .saurez si vous êtes avec les morts ou encore avec les vivants! boss. loui» d« Bourbon. || 16° Un nouveau visage, une personne qu'on n'a pas encore vue. Je chnngedc domestiques le moins que je peux, je n'aime pas les nouveaux visages. Il 17° Autre, qui vient apr6s. Son père Icare l'aura contrainte [Pénélope] d'accepter un nouvel époux, yin. Tél. vii.I-os Homains eurent à peina dompté les Carthaginois, qu'il» attaquèrent de nouveaux peuples, voSTKSQ. Uom. 5. Il Autre, second, qui a de la ressemblance ou de la conforiailé avec. Un nouvel Aloiandre. La terre semblait menacée d'un nouve.iudélUKO. Poussons jusqu'au ciel nos acclamations [pourl-ouis XIV révoquantl'édit deNantesj, ci (tisons à ce nouveau Théodose, à ce nouveau Mar cion, à ce nouveau Chariimagno.... boss. It Tel lier. Ce nouvel Ixion n'embrasse que do l'air, desiiouL. Poés. tléftcxions moralet. Kloronco était alors une nouvelle Athènes, et, p.irml les orateurs qui vinrent do la part dos villes d'Italie haranguer l)oniface VI U «ur son exaltation, on compte dix-huit Florentins, voLi. Mœurs, 82. Il y avait déjà un comédien appelé Uoltèro, auteur de la tragédie do Polyxèoe; le nouveau Molière fut ignoré pendant
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tout le temps que durèrent les gueires civiles en France, voLT.I'tedelfoJièr<.|| Ih-Oui sort de la règle, qui est singulier, extraordinaire. J'ai vu une lettre du pape, un peu sèche, i son fils aîné ; c'est un style li nouveau à nous autres Français, que nous croyons que c'est à un autre qu'il parle, sév. il juillet (680. Vous êtes frappée comme moi de cette disposition de la Providence [qui sépare Mme de Sévigné et Mme de Grignan]; mais tous l'envisagez avec plus de courage que moi; car cette dureté m'est toujours nouvelle, iD. <i déc. (67B. Cela m'est tout à fait nouveau ; vous dites qu'il y a un secret pour changer les métaux en or, pontbn. Arlémise, Raimond Lulle. || Il est nouveau de, avec l'inSnitif, ou il est nouveau que, avec le subjonctif, c'est-à-dire c'est une chose nouvelle, rare. Il est assez nouveau qu'un homme de son âge Ait des charmes si forts pour un jeune courage, corn. Sert, ii, t . Il fut nou- Teau de voir des maréchaux de France obéir à d'autres, ST-siM. 6, 70. Il 19° En parlant des personnes, novice, inexpérimenté. Nous arrivons tout nouveaux aux divers âges de la vie, et nous y manquons souvent d expérience malgré le nombre des années, L* BocHEFOuc. Mox. 406. Étes-vous si nouveau que de ne savoir pas Que c'est pour Alcidor qu'elle tend ses appas? bacan. Bergeries, ii, », Arténice. Comme je suis encore fort nouveau dans mes affaires, CHARLES DE SÉV. dans SÉV. t. VII, p. 38'i,
édit. RÊGsiEB. Il 20° s. m. Ce qui n'a pas été vu, dit, fait. Voilà du nouveau. Vous aimez le nouveau. Qu'y a-t-il de nouveau? Mais surtout évitez Les trait'! que tant de fois l'églogue a répétés ; Il me faut du nouveau, n'en fût-il plus au monde, la font. CUtnèite, comédie. Quoique les hommes soient plus frappés du nouveau que de l'excellent, baynal, Hisl. phil. V, 38. Il Familièrement. Voilà du nouveau, voilà une conduite étrange, blâmable, inattendue. || 21" S. f. Nouvelle de Hollande, variété de tulipe. Il 22* Àdv. Nouvellement. Du beurre nouveau battu. Des vins nouveau percés. Les nouveau-nés. Une fille nouveau-née. || Avec d'autres participes que n^ et qui sont pris substantivement, il est adjectif et s'accorde. Les nouveaux venus. Une nouvelle venue. Une nouvelle convertie. Une voii est sortie contre les nouveaux mariés, boss. Uisl. u, 8. Il Nouveau converti, nouvelle convertie, nom que l'on donnait, sous Louis XIV, aux réformés qu'on avait forcés de quitter leur religion. \\S. f. pi. Les Nouvelles Converties, nom d'une communauté de filles catholiques. || 23° De nouveau, loc. adv. De rechef, encore une fois. De nouveau l'on combat et nous sommes surpris, corn. Poly, i, ♦. Je viens tout de nouveau vous apporter ma tête, id. Cid, v,8. || 24° X nouveau, loc. adv. De reohef, une seconde fois. C'est un travail à refaire à nouveau. || Terme de banque et de commerce. X nouveau, sur un nouveau compte. Il Proverbes. Tout ce qui est nouveau paraît beau, ou, plus brièvement, tout nouveau tout beau. Il  nouvelles affaires, nouveaux conseils.
— ItEH. Nouveau mis immédiatement devant un substantif commençant par une voyelle,ou par une h muette, se change en nouvel : im nouvel hôte ; mais, quand le substantif ne suit pas tout près, on n'y change rien : un nouveau et rare moyen.
— HISr. xu* s. Novele murt [il] lor convient assentir [Il faut qu'ils se résignent à une nouvelle mort], Ronciiv. su. Novele amor où j'ai mis mon penser, Couci, ii. Li noviauz temps et mais et vioiele, tb. V4. Touz jours m'est plus s'amours fresche et novele.... ib. xviii. ||xui* s. Et par le commun conseil des François et des Grieus fu devisé, que li noviaus empereres seroit coronnés à la fesle Saint Pierre, i l'entrant d'aoust, viller. lxxxvh. lio tans qu'il fu bastars ne li doit pas eslre conté, si que el tans qu'il ist [sort] de bastardie, il est nouviaz nés comme à eslre hoirs, beai'h. xviii, n. De novel tôt jïtbel, Prov. duvilain, ms. de 8t-Geimain, f' 75, Jans LACURNK. Il xiv* s. Kn maint lieu disoit-on aux enfanx nouveau nez : Taisiez-vous, taisiez-vous, ou jà le comperrez [vous le payerez] : Bertran de Claquln est de ça arrivez, Guetclin, 44. || xv« s. En eux reposant pour estre plus frais et plus nouveaux quand leurs ennemis viendroient, froiss. i, i, 284. Monseigneur.... laissez les choses en leur estât ancien, «t ne faites rien de nouvel, m. ii, n, 63. Les vieilles font les nouvelles. En parolles gracieuses Et aocoinuncas joyeuses, ch. d'orl. llondeau. Beau cousin, lui dict le roy, vous soyez le bien venu, voulez-vous rien T y ha il aucune chose de nouveau? jov. KM UHsms, CharU» VI, i4M. Se vous y voyez aucune chose de nouveau, à nouveau fait faull bouvMu conseil, le Jouvencei, f »l , dans ucuRm. Mesure Jehan seigneur de lanuoy, cbe-
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valier de l'ordre de la toison, homme sçachant et nouvel [ingénieux, inventif], o. de la MARcnF., ilém. liv. I, p. 411, dans lacubne. || xvf s. U ne se fait rien de nouveau sous le soleil, mahg. A'Ouv. iv. Comme douleurs de nouvel amassées Font souvenir des liesses passées.... harot, i, 244. Quant un nouveau empereur venait à estre reccu au sénat, on luy crioit.... amtot, Préf. xiiii, b). El ne doiton point trouver nouveau que le peuple d'Athènes ait eu si grand soiug d'exercer la charité envers ces femmes ?iD. Arist. 67. Hz appelloient hommes nouveaux ceulx qui n'estoient point nobles de race, ains commençoient à s'ennoblir eulx mesmes, id. Colon, < . 11 passa en Asie avec une seule légion qu'il leva de nouveau [pour [la i" fois| à Rome, id. Lueul. ts. U n'y est pas nouveau [il a de l'expérience en cela], h. est. Précell. p. 79. De nouveau seigneur nouvelle mesgnie, cotgrave. Vieux péché fait nouvelle honte, id. Voyant sur nostre séjour La belle aulbe retournée. Pour serener d'un beau jour La lumière nouveau née, du bellay. Œuvres, p. 454, dans LAOUBNE. Encores qu'il ne soit pas nouveau de veoir.... MONT. 1, 92. Intenter hbel d'interdict de possession, que l'on appelle vulgairement de nouvel trouble et empaschement de saisine , Gr. couiJ. de Fronce, liv. Il, ch. 2(,p. (38, dansLAcuBNE.
— fiTYM. Picard, nouviau ; bourguig. nbveà ; proveiiç. novell, novelh,noel; catal. noreiJ;espagn. et portug. novel; ital. nofeWo; du lat. novellus, diminutif de notits, neuf (voy. neuf 2).
NOUVEAUTÉ (nou-vô-té), s. f. \\ 1° Qualité de ce qui est nouveau. En quelle nouveauté d'orage Ne fut éprouvé ton courage? malh. m, 3. Je fus d'abord confus de la nouveauté de ce compliment, balzac, liv. VI, lett. ». Surpris des nouveautés d'un tel événement, cobn. Héracl. u, 6. La grâce de la nouveauté est à l'amour ce que la fleur est sur les fruits ; elle y donne un lustre qui s'efface aisément et qui ne revient jamais, la bocuefoucauld, Jfai. 274. La grâce de la nouveauté et de la longue habitude, quelque opposées qu'elles soient, nous empêchent également de sentir les défauts de nos amis, id. Réfl. mor. n° 426. Les impressions anciennes ne sont pas seules capables de nous abuser : les charmes de la nouveauté ont le même pouvoir, pasc. Pens. ui, s, éd. HAVET. Les réformés, affligés de leur nouveauté qu'on ne cessait de leur reprocher, boss. Variât. XI, § «. Tout commence : il n'y a point d'histoire ancienne où il ne paraisse non-seulement dans ces premiers temps, mais longtemps après, des vestiges manifestes de la nouveauté du monde, id. UiU. I, 2. Toutes ces affectations, si basses et si puériles, ne viennent que d'une seule cause, c'est à savoir de ce qu'on cherche la nouveauté dans les pensées, qui est la manie surtout des écrivains d'aujourd'hui, boil. Longin, Subi. ch. 4. X.es lois humaines tirent avantage de leur nouveauté, qui annonce une attention particulière et actuelle du législateur pour les faire observer, montesq. Esp. xxvi, 2. La nouveauté des arts parmi nous ne prouve point la nouveauté du globe, comme le prétendait Épicure, l'un de nos prédécesseurs en rêveries, volt. Dict. phil. Arts, beaux-arls. La nouveauté paraît, et son brillant pinceau Vient du vieil univers rajeunir le tableau, DELiLLE, /moff. m. || 2° Chose nouvelle. Ce sont des nouveautés dont j'ai lieu d'être enpeine, coBN.iUi'ia, m, 2. Seigneur, ces nouveautés ont droit de me confondre, mol. D. Garde, V, 6. Quand on aime fortement, c'est toujours une nouveauté de voir la personne aimée, pasc. Passiotis de l'arr>our. Quelle chimère est-ce donc que l'homme 1 quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige I ID. Pens. VIII, 1, éd. havbt. Us pratiquent des nouveautés dans les confessions, id. Prov. xi. Ma fille, pour être si opposées dans nos lectures, nous n'en sommes pas moins bien ensemble ; au contraire, nous sommes une nouveauté l'une pour l'autre, sév. 9 juin 4 68U. Ils avaient un dessein formé de se servir de mon amitié, de ma crédulité, de mon crédit pour établir cette nouveauté à la cour, maintbnon, Lett. au card. de Hoaiiles, 29 mai <e»7. Je vais vous régaler de grandes nouveautés, LA BRUï. TMophrasIe, viii. Etre clirétien et n'être pas pénitent était un monstre et une nouveauté sans exemple, mass. Carême, Jeûtte. || C'est nouveauté, c'est une nouveauté de vous voir, se dit à quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis longtemps. Il 8° En religion, en politique, et en tout genre d'opinions, innovation. En toute ojiinion je fuis la nouveauté, régrier, Sal. ix. On ne peut plus avancer de nouveautés sans péril, pasc. Préf. Vide. La source de tout mal est que ceux qui n'ont pas craint do
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tenter au siècle passé la réformalion parle schisme, ne trouvant point de plus fort rempart contre toutes leurs nouveautés que la sainte autorité de l'Église, ils ont été obligés de la renverser, boss. Itcine d'Anglet. L'erreur et la nouveauté se faisaient entendre dans toutes les cnaires ; et la doctrine ancienne.... pouvait à peine parler à l'oreille, m. Reine d'Anglet. Dans cette belle délibération où il s'agissait de réformer les abus du gouvernement, un des principaux règlements que Mécénas propo.sa à Auguste fut d'empêcher les nouveautés dans la religion, qui ne manquaient pas de causer de dangereux mouvements dans les Etats , id. Hist. Il, (2. U écarte les erreurs et les profanes nouveautés qui allaient s'introduire dans sa province, FLÉCH. Panég. t. il, p. ans. Votre facilité a fait naître de nouvelles prétentions ; le peuple a voulu avoir ses magistrats particuliers; vous savez avec quelle force je m'opposai à ces nouveautés, VERTOT, il^ti. rom. u, 160. Le peuple, toujours avide de la nouveauté, voyait avec plaisir s'élever un parti qui semblait n'en vouloir qu'à l'autorité du sénat, m. ib. xii, (70. L'amour des nouveautés, le faux zèle, la crainte. De la Mecque alarmée ont désolé l'enceinte, volt. Jfahomct, i, I. Cela tient à l'incertitude sociale de tout le dix-huitième siècle partagé entre d'anciennes habitudes et de puissantes nouveautés, villemain. Littérature fr. Ik" siècle, i' partie, 3' leçon. || 4° Caractère du nouvel homme, en style mystique. Cette nouveauté, qui ne peut déplaire à Dieu, comme le vieil homme ne peut lui plaire, est différente des nouveautés de la terre, en ce que les choses du monde, quelque nouvelles qu'elles soient, vieillissent en durant, au lieu que cet esprit nouveau se renouvelle d'autant plus qu'il dure davantage, pasc. Lett. à Mlle de Roannei, 8. Et toute la nouveauté que j'y trouve (dans l'âme du fidèle converti] n'est que le renouvellement de l'homme intérieur, mass. Carfme, Jeûne. Il 6° Chose nouvelle en fait de mode, de livre, etc. l.a nouveauté qui suit, vieillit la nouveauté, uelil. Imag. m. || Les nouveautés, les étoffes les plus nouvelles et les plus à la mode. || Article de haute nouveauté, article de la dernière mode. || Livres qui viennent de paraître. Il m'envoie toutes les nouveautés. J'aime à lire les nouveautés. Nous déjeunions, nous causions, nous lisions quelques nouveautés, J. J. Eouss. Conf. v. Ces nouveautés éphémères qui courent on ne sait pourquoi, qui meurent on ne sait comment, id. ib. || Marchand de nouveautés, celui qui fait particulièrement métier de vendre des étoffes pour femmes, la mercerie, les rubans, la lingerie et tout ce qui concerne la toilette des femmes. On dit de même: magasin de nouveautés. Il Pour les Uvres, on dit libraire, librairie de nouveautés. Il Au sing. La nouveauté se dit pour le commerce de nouveautés. Il est dans la nouveauté. Il En style de fabrique do drap (à Elbeuf, à Louviers), on appelle nouveautés, les draps à dispositions variées ou à couleurs bizarres, par opposition aux draps unis et à couleurs acceptées, parce que ces nouveautés changent et n'ont qu'un temps, il 8° Spectacle, pièce nouvelle qui a une certaine vogue. Les nouveautés ont ce désavantage qu'on y va moins'en spectateur qu'en critique, marmontel, Élem. litt. Œur. t. x,p. 42, dansP0U0ENS.il 7° Temps pendant lequel une chose est nouvelle. Cette mode est encore dans sa nouveauté. || 8° Terme de jardinier. Fruits et légumes venus avant le temps par le soin du jardinier. Un bon jardinier doit avoir de la passion pour les nouveautés. || On dit aujourd'hui primeurs.
— HlST. iiii* s. Ses drois offices |du baillij, s'est de garder Ips drois et les coustumes du pals et les porfis de la terre son segneur, sans fere novelté desconvonahle, beaum. i,42. || xV s. Dont vient cette nouvelletéÎFHOiss.ii, ii,H8. U n'avoit mie commission de la seigneurie de Venise, sans laquelle il n'oseroit entreprendre aucune nouvellpté, 0ouciV.li, 44.1'our commencer à faire cas de nouvelleté, ils misrent hors de prison le duc de Gueldres, comm. v, (7. Elle veult souvent avoir nouveautez selon le temps, tant en robes, saintures que aullrc» choses. Les 4bjoyci de mariage, p. 4l. ||xvi' s. Mais que vous servira cesle fleur de beauté. De jeunesse et d'amour richement couronnée. Si, sans estre cueillie, elle devient fennée El perd sa désirable et chcre nouveauté? df.spobtes, Diane, li, 26. Ces choses, à l'advenlure, plairont plus aux lecteurs pour la nouveauté et curiosité, qu'elles ne les o/Tenserout pour leur fauliselé, AHTOT, ilom. (8. Haïssant ceulx qui macliineroient quelques nouvellatei, In. Solon, si. Les lifux et les livres que je reveoy me rient toujours d'une fresche
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BOUTelleté, uont. i, 35. La fuyte de la nouvelleté et de l'eitrangelé, id. ii, 313.
— ÉTYM. Rourg. ndred(at; provenç. noveletat, noeletat ; du lat. notellitatem, qui vient de norejlus (voy. nolvbad).
NOUVEL, voy. NOUVEAU.
NOrVELLK (nou-vè-r), s. f. \\ 1* Le premier avis qu'on reçoit d'une chose, renseignement sur quelque chose da lointain, de caché, d'ignoré. Ma sœur, que je TOUS die une bonne nouvelle, corn. IIot. m, 8. 411ez à la princesse en porter la nouvelle, id. Rod. iv, 3. L'autre grille déjà de conter la nouvelle ; Elle va la répandre en plus de dix endroits, la font. Fabl. viii, Il II brûle de parler, bien plus que nous d'entendre; Sa nouvelle lui pèse, il veut s'en décharger; Et ne récouterpas est le faire enrager, mol. Mélicerte, i, 3. Puisque cela vous incommode, je rengaine ma nouvelle, et m'en retourne droit comme je suis venu, id. Am. magn. v, l. 11 doit bien vous mander des nouvelles, car il a TU Dangeau qui en sait beaucoup, sÉv. SIC. Qu'ils [les hommes qui cherchent Dieu] se consolent, je leur annonce une heureuse nouvelle : il y a un libérateur pour eux, pasc. Pens. xvi, t», édit. HAVET. Il n'est pas si difficile d'avoir des nouvelles de Valladolid, id. Prov. zil. Je souhaitais en entendre un mot de lui ou de vous, non point par manière de nouvelle, mais pour me confirmer une chose que je souhaite avec tant de passion, sév. î7 mars («71. ô nuit désastreuse, ô nuit effroyable où retentit tout à coup comme un éclat de tonnerre celte étonnante nouvelle : Madame se meurt, Madame est morte ! boss. Duch, d'Orl. Une heure après, on apporta la nouvelle d'une grande bataille gagnée, ID. Reine d'Anglet. Le Rhin tremble et frémit à ces tristes nouvelles, boil. ^p. iv, Peut-être il te souvient qu'un récit peu Adèle De la mort d'Amurat fit courir la nouvelle, bah. Bajai. i, ). Trop heureux d'avoir pu par un récit fidèle De leur paix en passant vous conter la nouvelle, id. ib. jii, 2. Il sort; quelle nouvelle a frappé mon oreille î id. Phèdre, IV, 6. Pour tâcher d'en savoir des nouvelles, fén. Tél. II. Quelques-uns consentiraient à voir une autre fois les ennemis aux portes de Dijon et de Corbie, à voir tendre des chaînes et faire des barricades, pour le seul plaisir d'en dire ou d'en apprendre la nouvelle, la brut. i. Depuis qu'une troupe de petits-maîtres s'est mêlée parmi nous [nouvellistes], nous ne savons plus où nous en sommes; à peine ouvrons-nous la bouche pour dire une nouvelle, qu'un de ces jeunes gens propose de parier contre, MONTESQ. Utt. pert. (30. Les bonnes nouvelles sont toujours retardées, et les mauvaises ont des ailes, volt. Letl. Mme Denis, )6 mars i752. Il [Gui Patin] lert à faire voir combien les auteurs contemporains qui écrivent précipitamment les nouvelles du jour, sont des guides infidèles pour l'histoire, id. Louit JlV,Écritains, Patin. || Faire lanouvelle, être dit et occuper l'attention en qualité de nouvelle, i la veille d'une guerre qui fait présentement la nouvelle publique, sÊviGNi, 20 août <68S. Voici une querelle qui faisait la nouvelle da Saint-Germain, m. H déc. (873. II m'a dit que la contusion du marquis [le jeune Grignanj avait fait une nouvelle de Versailles, et le plus agréablement du monde, id. )9 nov. (088. || Faire nouvelle, n'être pas su, connu. Après cela, vous apprenez dans le public que j'ai été très-mal, et que je le suis encore; cela fait nouvelle pour vous, j. ;. bouss. Corresp. 1. 1, p. I8l, dans poouens. || Être \ la source des nouvelles, être au lieu où se pa-ssent les choses les plus importantes, || Nouvelles de bassecour, d'antichambre, des nouvelles sans fondement, telles que celles qui se débitent parmi les domestiques de la basse-cour ou de l'antichambre. || On dit dans le mf me sens : nouvellesde l'arbre de Cracovie ; locution pris« du nom d'un arbre antique du jardin du l'al:iis-Royal, qui y existait avant la construction des arcades en *78* , et autour duquel les nouvellistes tenaient leurs séances. || Familièrement. Vous m'en direz des nouvelles, c'est-i-dire vous verrez que j'ai raison. Dans un ménage il faut de petites querelles ; Tu m'en diras bienti)t toi-même des nouvelles, coLLi:< n'HARLEVii,^!, Op<imù(e, m, 5. || Vous m'en direz des nouvelles, vous verrez combien la chose est bonne, mauvaise, etc. selon ce dont il est question. Qu'un autre étranger y tienne, s'il peut, trois ans, cfimme je l'ai fait, et puis qu'il m'en dise des nouvelles, ;. j. roubs. Un. à, Panckoucke, 2 mai nai. Notre vigne n'est point si chétivc qu'on voudrait bien le faire croire.... un jeune plant s'élève.... laissez-le croître cinq ou six ans encore, el vous m'en direz des nouvelles, p. L. cotnt. »• Utt. particul. Il Vous en pouvez dire de* nouvelles, vous
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êtes mieux instruit de cela que personne. Vous pouvez mieux qu'une autre en dire des nouvelles, coRM. Othon, IV, 4. Il Je puis en dire, en savoir des nouvelles, je le sais pertinemment. Qui peut en savoir plus de nouvelles que vous? pasc. Prov. iv. Il On n'en a eu ni vent ni nouvelle, se dit d'une chose perdue, d'une personne dont on ne sait où elle est. || Avoir nouvelle, entendre parler. J'ai nouvelle de tous côtés que les ennemis s'assemblent pour venir attaquer mes lignes, pellisson, Conversât, de Louis XIV devant Lille, p. 57. Avaient-ils [les anciens astronomes] nouvelle d'un autre mouvement [des corps célestes], c'était aussitôt un autre ciel de cristal, font, les ISondcs, t^soir. || Fig. Il y a bien des nouvelles, voici bien des nouvelles, on dit de grandes nouvelles, c'est-à-dire la face des choses, des affaires est bien changée, il est survenu quelque chose de surprenant, d'important. || Fig. En voici la première nouvelle, se dit d'une chose dont on n'avait aucune connaissance et qui surprend. !| Fig. Point de nouvelles, n'y comptez pas, cela est inutile, il n'en sera rien, il n'en est rien. Mais de l'argent, point de nouvelles, réonieh, Éptt. m. Je vous rends, leur dit-il, mille grâces, les belles. Qui m'avez si bien tondu; J'ai plus gagné que perdu ; Car d'hymen point de nouvelles, la font. Fabl. l. 17. Vos hirondelles auront beau m'appeler, point de nouvelles, sév. 92. Par combien de circonstances on voit la destinée [dans la mort de l'évêque d'Êvreux] : s'opiniâtrerà vouloir premièrement qu'il se remette en équipage à quatre-vingts ans, des chevaux neufs, point de postillon, les avertissements de tout le monde; point de nouvelles, il faut qu'il périsse, iD. M sept. 4880. Ma main droite ne veut entendre encore à nulle autre proposition qu'à celle de vous écrire ; je l'en aime mieux ; on lui présente une cuiller, point de nouvelles ; elle tremblote et renverse tout, iD. <7 av. 1678. On la voulut faire confesser [la Voisin, empoisonneuse], point de nouvelles, id. 23 fév. 1680. 11 devait tout arranger pour que mon mariage se fit secrètement demain, et point de nouvelles I BEADHARCHAIS, Barb. de Sév. i, 6. Il Terme de guerre. Envoyer aux nouvelles, détacher quelques cavaliers pour battre l'estrade et découvrir ce que font les ennemis. Le roi ayant envoyé Cavois aux nouvelles, il revint bientôt après, et apprit le véritable état des choses, pellisson, Lett. hist. 1. 1, p. 330, dans POGGENS. Il On ne sait point de nouvelles, on est sans nouvelles da ce pays, de cette armée, on n'en a point reçu de lettres, on ignore ce qui s'y passe. || 2° Nouvelle se dit aussi de ce que l'on apprend sur Recompte des personnes. Pour aller demander des nouvelles de mon père, fSn. Tél. i Pourquoi faut-il que j'apprenne de tes nouvelles par d'autres que par toi? montesq. Lett. pers. 6i.|| Demander des nouvelles de quelqu'un, demander quel est l'état de sa santé. Tout le monda fut surpris lorsqu'il entra, et il n'y eut personne qui ne lui demandât de ses nouvelles, excepté madame de Clèves, qui demeura auprès de la cheminée sans faire semblant de le voir, la faybttb, Princ. de Clèves, Œuv.compl.l. Il, p. ))B,dans pougens. Vous démêlerez, s'il vous plaît, cette grande affaire; cependant, je vous demande do vos nouvelles, sty. 30 juillet (877. Je vis M. le Duc chez Mme de La Fayette; il me demanda de vos nouvelles avec empressement, ID. 3 avril <87l. Il Avoir des nouvelles de quelqu'un, être Informé de l'état do sa santé. Je sons par ce petit chagrin, quelle consolation c'estd'avoir des nouvelles d'une personne que l'on aime beaucoup ; cela rapproche ; on est occupé des pensées que cela jette dans l'esprit, sKv. 231. Elle m'a demandé si j'avais de vos nouvelles, m. 16«.|| Envoyer savoir des nouvelles de quelqu'un, envoyer demander quel est l'état de sa santé. Dès le lendemain que je serai à Meaux.... i'enverral apprendre des nouvelles de Madame [l'abbesse de Jouarro|, BOSS. Lett. abb. t54. || Mandez-moi de vos nouvelles, écrivez-moi, faites-moi savoir l'état où vous êtes, ce que vous faites. || Recevoir des nouvelles de quelqu'un, recevoir de ses lettres. Il est en Amérique, je reçois de loin en loin de ses nouvelles. || Vous aurez, vous entendrez de mes nouvelles, se dit par menace à quelqu'un k qui on veut inlllger quelque punition, ou dont on prétend te venger; ou simplement, sans menace : je vous répondrai. Il est bien vrai que l'on m'annonce Les lettres de maître Clément; Il a beau m'écrire souvent, H n'obtiendra point de réponse ; Je ne serai |ias assez sot Pour m'embarquer dans ces querelles; SI c'eût étA Clément Marot, Il aurait eu de mes nouvelle* , volt. Poitict mêlées, toa. || Fig. Je sais de vos nouvelles, Je sait de vos aventure* secrètes. J'ai appris de vos
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nouvelles, déloyale j'ai appris de vos nouvelles; on vient de me rendre compta de vos perfidies, le- SAGE, Turcaret, ii, 3. Le monde sait de mes nouvelles , Mais on y rit de tout cela, béhano. ÉJuc. Il Ne faites rien que vous n'ayez de mes nouvelles, que je ne vous aie donné, que vous n'ayez reçu de mes nouvelles, o'est-à dire n'agissez pas sans que je vous aie fait savoir quelque chose de nouveau sut l'affaire dont il s'agit. || 3" Ecrit qui raconte ce qui se passe de nouveau. Nouvelles politiques, littérairc3,elc. Il Nouvelles ecclésiastiques, gazette qui s'imprimait furtivement et qui était rédigée en faveur des jansénistes. Il S. m. pj. Se dit souvent des journaux, surtout en province. Aimer à lire les nouvelles. Il i° Nouvelles à la main, nouvelles qu'on distribue non imprimées, pesmémoires de Dangeau n'étaient que des nouvelles à la main, volt. Louis Xl\', 28. Gazettes étrangères, nouvelles à la main, à la bouche, & la presse, journaux — tout est à son usage, BEAUMARCHAIS, 4* mémoire. || 6° Sorte de roman très-court, récit d'aventures intéressantes ou amusantes. Les Espagnols avaient la secret de faire de petites histoires qu'ils appellent nouvelles, qui sont plus à notre usage et plus à la portée de l'humanité, queccs hé."Os imaginaires de l'antiquité, scar. Rom. corn, i, 21. llconclutque, si l'on faisait des nouvelles en français aussi bien faites que quelques-unes da celles de Michel de Cervantes, elles auraient cours autant que les romansbéroïqiies, ID. ib. Vous avez conçu la plan d'un roman héroïque, cela est fâcheux, vos méditations sont perdues; ceci ne formera qu'une nouvelle dans laquelle nos rôles ne seront pas fort brillants, genlis. Vœux téméraires, t. i, p. 1)7, dans POUGENS. Il Les Cent nouvelles nouvelles, titre d'un recueil de contes fort libres qu'on dit (mais cela est contesté) avoir été composés par Louis XI, lorsqu'il était encore Dauphin, et par quelques seigneurs de son intimité. Il Proverbes. Personne n'en est revenu dire des nouvelles, se dit de l'autre monde, de l'autre côté du tombeau. || Point de nouvelles, bonnes nouvelles, quand on ne reçoit point de nouvelles d'une personne, on doit présumer qu'il ne lui est point arrivé de mal. || Il ne faut pas dire les nouvelles de l'école, c'est-à-dire il ne faut pas divulguer ce qui se passe de particulier dans une société dont on est. — HlST. XI' s. Jo atendeie de te [toij bunes noveles; Mais or les vel |je les vois] si dures et si pesmcs [mauvaises], S< Alexis, xcvi. N'orrat [n'entendra] do vus paroles ne nuveles, C/>. de Hol. iv. [11] N en descendrai pour mauvaises nuveles, ib. lxii. Maies nuveles [il] lui aportat et dit, ib. cclv. || xu* s. Il lui enquicrt noveles dont il sait à foison De duel [deuil] et de domage et do confusion, Sax. xiv. Tant [elle] fusage etcourtoise et de belle façon. Que noveles en vinrent au saisne [saxon] lirunamont, ib. m. Il XMi' s. Par toute lacité la nouvcle en ala, Berte, lixviii. Par trestout le royaume la nouvclo s'estent, ib. cxxxni. Cil jour, leur vinilrent les novelles, que moult dos pèlerins s'en aloient par autres chemins à autre part, villbii. xxxii. Fai, se tu pues [peux] , choso qui plaise As dames et as damoiseles, Si que els oient bonnes noveles Dire da toi et raconter, la Rose, 2132. Et Ii tuèrent les Tartarins tant de sa gent, que l'en n'oy puis nouvelles deli, JOINV. 2(2. Il xiV s. En celle année apparurent maintes nouvelles : à Rosay en I)ri(^ le vin fut mué en sang, et le pain en chair sensiblement ou sacrement de l'autel, Chr. de St-Denis, t" 25, dans LACURNB. Il IV' s. Ceiix de la partie mo.isiro Olivier da Cllçon disaient que ces nouvelles estoient faites à la main, et tout pour briser la chevauchée du roi, PROiss. m, IV, 20. Plusieurs grands barons s'«n vinrent en France pour savoir des nouvelle*, id. n, II, 72. Et les vins les meilleurs dont se peult adviser.... d'eaux n'estoit nouvelle, cohu. iv, u. Martin Freschel et Jaquet Petit eurent nouvelles [dé. bal] ensemWo, pour ce que les béates dudit Uartio vimlrcnt en une topo ou pasqiiier, du canok, novalilas. Assez tost vient à l'hostcl (jul mauvaise nouvelle apporte, i.broux db linct, Prov. t. ii, p. 2*2. Il XVI" s. A nouvelles ouyr, oreilles ouvrir, id. ib. t. Il, p. 228. Beaucoup de nouvelles ne sont sans bourdes belles, id. ib, p. 248. Uonnes nouvelles se
fiouvent dire en tout temps, mais les mauvaises seuement au levant, id. ib. p. 'iùS. Hardiment heurte h la porte qui bonne nouvelle apporta, id. ib. p. 3U4. Telle nouvelle telle oreille, in. ib. p. 420. Assez en dit qui apporte bonnes nouvelles, cotoravr. C'est au four et au moulin où l'on sçait îles nouvelles, id. 11 emporta quaml et suy des arondelles, et les relaseboit vers leurs nids quand 11 vouloit renvoyer de ses nouvelles, mont. Ill