‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 242 sur 389 · ODI · texte numérisé non relu

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girs, Boss. Bourgoing. Aussi était-ce du foml du ses sentiments que se répandait sur ses principaux écrits une certaine odeur de vertu délicieuse pour ceux qui en peuvent être frappés, fonten. Rép. év. Luc. Œuvr.t. m, p. 363, dans poooens. Vous répandez la bonne odeur de Jésus-Christ, mass. Pet. carême, Vices. L'innocence de leurs mœurs répandait déjà une odeur de vie, lo. Panégyr. St Bem. Tout son extérieur [d'Harlay] était gêné, contraint, affecté, l'odeur hypocrite, le maintien feux et cynique, st-sim. < 93,47. Votre nom répandra toujours une odeur de suavité dans les nations, VOLT. Lett. à Ict Duch. de Choiseul, 4 s mars 477). Cela a une odeur d'antiquité qui platt, didehot. Salon de (7«5, Œuv. t. xiii, p. 34», dans pougens. Il Être en bonne, en mauvaise odeur,avoir une bonne, une mauvaise réputation. Vous nous avez mis en mauvaise odeur devant Pharaon et devant ses serviteurs, SACi, Bible, Exode, v, îl . H i'Àu pi. Parfums. Cet homme craint les odeurs. La chose du monde la plus malsaine c'est de dormir parmi les odeurs, sÉv. (42. L'usage des odeurs produit ces affections spasmodiques, beaiimarch. Barb. de Sév. u, 4 5.

— SYN. odeur, senteur. Odeur est le terme général; elle est bonne ou mauvaise. La senteur est une odeur agréable. De plus l'odeur est dans les objets qui l'exhalent; la senteur est ce qui est senti par le sujet, l'impression qu'il reçoit.

— HIST. xui* s. Ce est cil [lo basilic] qui de son odor ocist les oisiaus volans, brun, latini. Trésor, p. 492. ||xvr s. L'odeur du vin o combien plus est friant, riant, priant, plus céleste et delitieux que d'huyle I bab. Garg. i, Prol. Ils leur font perdre leur mauvaise odeur par la mixtion des choses odorantes et parfums, paré, xiiii, 7. L'odeur vineux des grands banquets, boucbet, Serées, livre l, p. 32, dans LACDRNK. Son nom retint toujours quelque bonne odeur envers aucuns genlilhommes et la commune, Nuits de Straparole, t. il, p. 24», dans lacurnk. 11 est dict d'aulcuns, comme Alexandre le grand, que leur sueur espandoit une odeur souefve, par quelque rare et extraordinaire compleiion, mont, i, 394.

— ÉTYM. Bourg, odou; prov. et portug. odor; ital. odore; du lat. odorem. Les latinistes du xvi* siècle tentèrent de faire odeur du masculin. Au reste Brunetto Latini, Italien écrivant en français, l'avait fait masculin au xiii' siècle.

ODIEOSEMENT (o-di-eii-ze-man), adv. D'une manière odieuse. U s'est comporté odieusement dans cette affaire. Il s'est odieusement comporté.

— HIST. XVI* s. L'apostre parle plus odieusement de la loy que le prophète, calv. Instit. 346.

— ETYM. Odieuse, et le suffixe ment.

ODIEUX, EUSE (o-di-eû, eû-z'), adj.\\i' Qui

excite la haine, en parlant des personnes. Quel est ici ton charme, odieuse princesse? cohn. Rodog. u, 7. Cruel à la princesse, odieux à moi-même, m. Iléracl. 1, *. Il n'est point de serpent, ni de monstre odieux, Qui, par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux, BOiL. Art p. lu. D'une odieuse cour j'ai traversé la presse, hag. Brit. v, 5. Les passions qui nous éloignent de Dieu nous rendent toujours injustes et odieux aux hommes, mass. Pet. carême, Resp. <(U« les gr. doivent à la relig. || Par exagération. Extrêmement déplaisant. La mère de Valère est maussade, ennuyeuse, Sans usage du monde, une femme odieuse, oresset, le Méchant, i, 4. Il 2° Qui excite la haine, en parlant des choses. Le marquis de ViUeroi a eu ordre de se retirer de la cour ponr sa mauvaise conduite.... c'est à Lyon qu'il est exilé ; celte demeure n'est pas odieuse pour lui, pourvu qu'elle ne soit pas longue, sév. 40 fév. 4672. U avait rendu la royauté odieuse, boss. Uist. i, 8. N'attendons pas toujours des miracles de la grâce , il n'est rien de plus odieux à la souveraine puissance que de la vouloir forcer par des exemples, et de lui faire une loi de ses grâces et de ses faveurs, id. Duch. d'Ori. La reine, sa belle-mère, malgré ce nom odieux, trouva dans Marie-Thérèse une tendresse.... id. Mar.-Thér. Le cardinal de Richelieu était mort peu regretté de son maître, qui craignit de lui devoir trop; le gouvernement passé fut odieux, id. le Tuilier. Je sais que d'un conte odieux Vous avez comme moi sali votre mémoire, boil. Sot. t. Et l'ingrate en fuyant me laisse pour salaire Tous, les noms odieux que j'ai pris pour lui plaire. tkc.Andr. v, 4. De festons odieux ma fille couronnée Tend la gorge aux couteaux par son père apprêtes, id. Iph. v, 4. J'ai vu du fier Orcan le visage odieux, lo. Bajat. IV, 4. Charles IX meurt i l'âge de vingt-quatre ans et un mois; il avait rendu son nom odieux à toute la terre, dans un âge où les citoyens de sa capitale ne sont pas encore majeurs, volt. Mwurt, 47S. Je

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ne suis persécuté que depuis que j'ai fait la Ilenriade ; croiriez-vous qu'on m'a reproché plus d'une fois d'avoir peint la Saint- Barthélémy avec des couleurs trop odieuses? ID. Lett. au prince royal de Prusse, mars 4737. || 3° S. m. Ce qui niérite la haine. I.'odieui de cette mesure est retombé sur lui. On verra qu'il est plus difficile de jeter de l'odieux sur une conduite irréprochable, que de surprendre quelques applaudissements, Mirabeau, Collection, t. v, p. 237. Il Proverbe. Toute comparaison est odieuse; c'est-à-dire quand on compare une personne à une autre, l'un d'elles et quelquefois toutes deux s'en trouvent blessées.

— SYN. ODIEUX, haIssablk. Odieux est beaucoup plus fort que haïssable. En effet, haïr a souvent un sens atténué qui s'est étendu à haïssable; et lorsqu'on dit: je hais la fatuité, on n'exprime pas une haine très-violente. Cette atténuation ne s'est pas opérée pour odieux, qui garde toute l'intensité de la haine.

— ÉTYM. Prov. odiof ; espagn. et ital. odioso; du latin odium, haine, qui est le substantif de odi, je hais.

f ODIN (o-din), s. m. Terme de mythologie Scandinave. Le premier des dieux.

— ÉTYM. Vieux Scandinave, Odhin; anc. haut allem. Wuotan; du verbe anc. haut allem. watan, parfait wuot; vieux Scandinave, vadha, parf. Cdh, aller impétueusement; comparez le lat. radere.

t ODINIQOE {o-di-ni-k'), adj. Qui appartient à Odin, à la religion d'Odin. Antiquités odiniques, se dit pour antiquités Scandinaves.

ODOMÈTRE (o-do-mè-tr'), (. m. Mauvaise orthographe pour hodomètre (voy. hodomètre).

t 4 . ODONTAGRE (o-don-ta-gr') , s. f. Terme de médecine. Douleur des dents, accompagnée souvent d'un gonflement fluxionnaire de la joue.

— ÉTYM. Odoiito..., et âfpa, prise.

f ï. OUONTAGRE (o-don-ta-gr') , ». m. Instrument pour arracher les dents.

— ETYM. Voy. le précédent.

ODONTALGIE (o-don-tal-jie), ». f. Terme de médecine. Douleur des dents, mal de dents.

— ETY.M. Odonto..., et àXyoç, douleur.

ODONTALGIQUE (o-don-tal-ji-k'), adj. || l" Oui a

rapport à l'odontalgie. Les accidents odontalgiques. Il 2» Bon contre l'odontalgie. Élixir odontalgique. Il .^'. m. Un bon odontalgique.

f ODONTIASE (o-don-ti-a-z'), ». f. Terme de médecine. Ensemble des phénomènesauxquels donnent lieu le développement des germes dentaires, la sortie des dents et leur destruction.

— RTVM. 'OSovTfaoti; de è5où{, lient.

tODONTINE (o-(ion-ti-n'), s. (. Remède secret contre le mal de dents. || Opiat pour nettoyer les dents.

f ODONTO.... mot qui signifie dent, et qui vient du grec oôoù;, èîôvTo;, dent (voy. ce mot).

+ ODONTODERMES (o-dûu-to-dèr-m'), ». m. pi. Classe de champignons dont le chapeau est garni de dents au-dessous; c'est un ancien nom, aujourd'hui inusité, du genre hydrux.

— ÉTYM. 0(fon(o..., et derme.

t ODONTOGÉNIE (o-don-to-jé-nic), ». f. Génération des dents.

— ÉTYM. Odonto..., et ftvti;, qui engendre.

t OUONTOGNATHE (o-don-togh-na-tï, ». m. Nom d'un genre de poissons malacoptérygiens abdominaux, ayant une seule espèce, l'oilontognathe aiguillonné, qui, à Cayenne, est appelé sardine.

— ETYM. Odonto..., et Yvà6o;, mâchoire.

t ODONTOGHAPinE(o-don-to-gra-rie), ». f. Description des dents.

— ÉTYM. Odonro..., et YP«?tiv, décrire.

t OHONTOGRAPHIQUE (o-don-to gra-fi-k'), ad^. Qui appartient, qui a rapport â l'odontographie.

ODONTOÏUE (o-don-to-i-d"), adj. Terme d'analomie. Qui a la forme d'une dent. Apophyse odontoïde.

— ÉTYM. 'OîovToei6:^«, de èîoù;, 65ovto;, dent, et •Uoc, forme.

t ODONTOÏniEN, lENNE (o-don-to-l-diin, diè-n), adj. Qui a rapport i l'apophyse odontoïde. Ligaments odontoldiens.

t ODONTOLITIIE (o-don-to-li-f), ». /. Incrustations qui se forment â la base des dents, et que l'on appelle vulgairement tartre.

— ÉTYM. Odonto..., et XiOot, pierre.

ODONTOLOGIE (o-don-to-lo-jie), ». (. Traité sur

les dents.

— ÉTYM. OdofUo..., et X<>Ye<, traité.

t ODONTOLOGIQCE (o-don-to-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport i l'odontologie.

t ODONTOLOGISTE (o-don-to-lo-Jl-sf) , s. m. Celui qui écrit ou a écrit sur les druis.

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