‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 248 sur 389 · Qundrup. t. iil, p · texte numérisé non relu

Qundrup. t. iil, p

OFFENSE (o-fan-s'), î. f. || 1" Injure de fait ou do parole. Hais une grande ofTense est de cette nature Que toujours son auteur impute à l'offensé Un vif ressentiment dont il le croit blessé, cobn. Rodog. l, 7. Qui peut sans s'émouvoir supporter une oITense'' ID. Hédée, I, 6. Et tantôt mes soupçons lui faisaient une offense, id. Uodoy. m,\. Si les autres [que le souverain] osaient le louer, il repoussait leurs louanges comme des offenses, et, indocile à la flatterie, il en craignait jusqu'à l'apparence, boss. Louis de Bourbon, ie sens que, malgré ton offense, Mes entrailles pour loi se troublent par avance, rac. l'hèd. iv, 3. Qu'on tremble en comparant l'offense et le kupplice,

10. Eith. 11, 4. Mais il làul à l'offense opposer les ' ■ ' '-, in. Ath. m, 4. Les luliens conservent le

des bienfaits, et, pour tout dire aussi, celui

-. -:ije5 plus profondément que d'autres peuple»

qui ne sont guère susceptibles que d'impressions plus légères, FONTEW.Kiiia'i». La seule occasion d'expier set offenses, volt. Oreite, iv, h. || %' En termes de dévotion, péché, faute. l'ardounez-nuus nos offenses.Ccti' lollesse et ces l&ches défenses Sont

des pun irent mes offenses, cosn. Poly.

11, «. Ma >. v.\-,\\ l'jie, jugez-vous qu'un homme soit digne de ri-xi:ii>\r l'aluolution quand il ne veut rien faire de pénible pour expier se» offynseiT pasc. Proe. X. Il Au seiH actif. Tout péché contre la cb.irité du prochain est une offense de Dieu, et toute offense de D.cu blesse la gloire de Dieu, bouroal. a* di'm. aprit l'd'iuet, Vominic. t. Il, p. 3*.

— IIIST. XVI' s Les fidèles craignent plus son offense [d'offenser Dieu] que la punition, calv. Imtit. 443. Je l'oy I une cloche] sansulfenso fH souvent san< m'en esvciller, mont, i, <U1. Si le pisiollier .ic gaidi^ de ncui ter teste pour toile contre lu lancier, il aura

OFF

l'avantage sur icelui, i cause de la grande offense que font les armes qu'il porte, langue, 303. Ce peuple, assisté de peu de gens de guerre pour lors, des deffances vint aux offances.... d'aub. Uist. m, 163.

— ETVM. Provenç. offensa; esjagn. ofensa ; ital. offensa; du lat offensa, action de heurter, qui vient de offensum, supin de offendere, heurter, de ob, et feiidere, radical inusité qu'on retrouve dansin-/f(isus, mani-fes-tus ; (en, (es est la racine sanscrite han, pour dhan, frapper; grec, Oeîvu. On disait aussi, au xvi* siècle, offensement et offension.

OFFENSÉ, ÉE(o-fan-sé,sée), pari, poise d'offenser. Il 1» Qui a reçu une offense. Appréhende du moins la colère d'une lemme offensée, mol. Festin, i, s. Épicure avait raison de dire que les offenses étaient supportables à un homme sage ; mais Sénèque a tort de dire que les sages ne peuvent pas même être offensés, malebr. Bech. ter. n, m, 4. Vasthi régna longtemps dans son âme offensée [d'Assuérus], n\c.Eslh. I, i. [Athalie] Par l'insolent Joad ce matin offensée, id. Ath. III, 3. Il fTite-Live] parlait, dans son histoire, avec éloge, des plus grands ennemis de la maison des Césars, comme de Pompée, de Brutus, de Cassius et d'autres, sans qu'Auguste s'en soit trouvé offensé, bollin, Ilist. anc. Œuv. t. xii, p. m, dans POLGENS. Ses bienfaits sont toujours présents à ma pensée, Ils resteront gravés dans mon âme offensée, volt. Tancr. iv,B. 1| Substantivement. Les dieux me sont témoins que je suis l'offensé, trist. Panthée, m, ». En cet affront mon père est l'offensé, Et l'offenseur le pèredeChimène! corn. Ci'd, 1, 9. Mais souvent sur ses vers un auteur intraitable Xles protéger tous se croit intéressé, Et d'abord prend en main le droit de l'offensé, boil. Art p. l. L'offensé voulait prouver à l'agresseur, par celte vengeance si noble, qu'au talent de faire des satires il joigait le mérite d'en dédaigner l'usage, d'alkmb. Éloges, d'Olivel. L'affront, que l'offenseur oublie en insensé. Vit et toujours remue au cœur de l'offensé, V. HUGO, Ilernani, iv, 4. 112" 11 se dit des choses, en un sens analogue. Sauvons, encore un coup, notre gloire offensée, rac. Iphig. ii, 4. || 3° Irrité, fâché. Vous voilà donc bien tous deux olléiisés contre l'air de Paris, eév. 353. || 4° Qui a reçu une blessure, une lésion, en parlant d'un organe. J'ai cru mes intestins par deux fois offensés, scarh. Jodelet, 1, B. Elle [Mlle de Grignan qui voulait se faire carmélite] s'est trouvée si accalilée de la rigueur de la règle, et sa poitrine si offensée de la mauvaise nourriture.... sÉv. 25 oct. tssa.

OFFENSER (o-fan-sé), V. a. || l'Faireuneoffense. Comme si vou% servir était vous offenser, halh. v, n. Tu ne peux de ce peuple empêcher le malheur, Sans offenser ensemble et Homo et ton honneur, MAlRET, J/or» d'Asdr. i, 4. Des deux cités j'offense et ma gloire et les dieux, corn. Cinna, m, ». Qui liardonne aisément invite à l'offenser, m. ib. iv, ». Comme nous nous affectionnons de plus en plus aux personnes à qui nous faisons du bien, nous haïssons violemment ceux que nous avons beaucoup offensés, la broy. IV. Il [l'éléphant] n'attaque jamais que ceux qui l'ont offensé, bufp. P«adri<p. t. iv, p. < 94. Il Absolument. Si, dts que l'on offense, on ne pardonne point, tbistan, Marianne, iv, l. Un malheur continuel [au jeu] pique et offense; on est honteux d'être houspillé par la fortune, sBv. 9 mars I67Ï. Pa.ler et offenser, pour de certaines gens, est précisément la même chose, la briiy. v. ||a' Offenser Dieu, pécher. Ne faites pas cola, c'est offenser Dieu. Il Absolument. S'ils n'offensaient que rarement, PASC. Prov. X. Il 3" Fig. Choquer, bles.ser. Notre air étranger n'offense plus personne, «ONtksq. Lett. pen. 48. |{ Il se dit aussi des choses aux- ■ luelles on fait une sorte de tort. Il est facile d'offenser sa vanité. Un roi peut oublier, sans offenser sa gloire, D'un sujet criminel la faute la plus noire, nu HYEB, Scirole, m, a. Lo petit homme est poli, et craignait d'offenser mes chastes oreilles, «*v. su». Il eût fallu éviter de lui écrire [au maréchal d'F.»trées, pour ne pas lui donner le r ^

de cette manière on n'offense pas defon ami, lu. as mai icsi. Avon. /. .|... ...u-. ,.../.

cruellement offensé l'amitié qui était entre nous, et je suis désarmée, id. à Bussy, 26 juill. 161». U y a des puissances sur la terrt dont le nom même s'attire un si grand respect, que c'est en offenser la mijestéque de présumer qu'on puisse penner conlrn elles de certaines choses, boss. .S'ignalurM des docleurt. Oui est-ce qui veut se priver d» tant de choses superflues qui offimsent la tompérmceou la modestie " 11. Poiii'3. Il, p. 22». Tant do rai-

srnl ma c<jlère, bac. Andr. iv, a.

l„, „„„ iiio rud<^.««i Dt' lour siip(>rlie oreille

OFF

[des princes] offensait la mollesse, id. Ath. m, 3. Dois je croiie qu'assise au Irône desCésars, Une si belle reine offensât ses regards [de Homejî bac. Bérén. 11, <. H*» Pécher cuntre. Je suis une sotte; j'ai offensé la géographie : vous ne passez pas pai Moulins, la Loire n'y va point, sév. 23 oct. i678. Dieu de mes pères, qu'ai-je fait pour mériter une pareille récompense? toute ma vie, j'ai offensé vos lois, et vous me comblez de félicité, chateaubr. Jfart, Xiii. Il 8° Faire une blessure à une personne (sens qui vieillit). S'élant saisis de la puissance souveraine.... ils en usent comme les enfants se servent de leurs couteaux, qui s'en blessent le plus souvent, et en offensent leurs mères et leurs nourrices, BALZ. 3" dise, sur la cour. \\ l'aire une lesion à quelque organe. La balle a offensé le poumon, la blessure de M. de Marsillac est un coup de mousquet dans l'épaule et dans la mâchoire, qui n'offense pas l'os, SÉv. «7 juin (672. Il Terme de manège. Blesser la bouche d'un cheval. || Par analogie. La petite poitrine [de Mme de Coulanges] est fort offensée de cette fièvre, sév. (8 sept. 1676. Je me suis fort bien portée et comportée par les chemins ; h contrainte offense un peu mes genoux; mais en marchant elle se passe, id. a4 mars i676. Comme la lumière offense les yeux des animaux qui ont accoutumé de ne sortir de leurs retraites que pendant la nuit, fém. Tél. xviii. Le froid n'offense point son corps sans vêtement, ST-LAMB.Saùons, IV. || 6" S'offenser, v.ri(l. Se faire à soi-même uneolfense. Jem'offenseraismoimême, si je pouvais un moment me délier de vous, j.j.R0uss.//«iLiv, 5. Il 7" Sefâcher, se piquer. S'offenser d'un rien. Ne vous offensezpas, princesse, de nous voir De vos yeux à vous-même expliquer le pouvoir, CORN. Rodog. m, 4. Hé! mon Dieu! tout cela n'a rien dont il s'offense, mol. Fem. sav. iv, 3. Vous qui, vous offensant de mes justes terreurs. Avez dans tout le camp répandu vos fureurs, rac. Iphig. IV, 6. Il II se dit aussi des choses. Notre amour s'en offense, corn. Rodog, 111, 4. || S'offenser contre quelqu'un, se fâcher, s'irriter contre lui. M. de Vaugelas remarque qu'il faut dire s'offenser contre quelqu'un, au lieude s'offenserdequelqu'un, jlcfld.Obî. sur Vaugel. p. 40», danspOtiOENS. || Proverbe. Il n'y a que la vérité qui offense, o'est-à-iiire il n'y a point d'injure plus sensible que quand nous nous sentons coupables des fautes qu'on nous reproche.

— IIIST. XV* s. Aussi bien il y a des peuples qui offencent contre leurselgneur, comh. v, I8. ||xvi»3. Elle [l'herlie pantagruelion] est de difficile concoction, offense l'estomach, engendre maulvais sang.... RAB. Pan(. 111,47. Des elcpbanspassans sur ks tables en plain bancquet sans ollcnser les beuveurs beuvans, m. i(». v, 30. Des qu'adversité nous offence. Dieu nous est apuy et défense, marot, iv, 2110. De peur do se blesser. Ou bien de s'offencer, Qu'il marche petit pas, lu. n, <64. Les ouvrieis, en fouillant à l'entour do co cormier, par mesgarde on offensèrent les racines tellement que l'arbre en sécha de tout poinct, amyot, 7{om. »a. La plus part des homme» s'offenseplus pour de mauvaises paroles que pour de mauvais effecU, ID. Timol. *3. ti'cstun dangereux glaive [le savoir], et qui empescho et offense son maistre, s'il est en main faible, mont, i, )«8. Le lion me présentant sa patte offensée, id. 11, 193. Je ne veux point maintenant curieusement examiner ni balancer le droit et le tort de ceux qui remuent les armes, à flo de n'offenser personne, i.anour, 343.

— ETYM. Offense, L'ancienne langue disait ofendre, qui s'est perpétué jusque dans le xvi* siècle, mais qui ne l'a pas dépassé.

OFFENSEUR (o-fan-.seur), i.m. Celui qui offense, qui a offensé. Il a été le premier offenseur, u'UHrt, Astrée, II, 2. Encore que se» blessures soient si sensibles, si almé-jo mieux être l'offensé que l'offenseur, iD. t'b. Plus l'offenseur est cher, et plus grande ctt l'offense, cown. Cid, 1, h. Plus l'offensourest cher..., l'observateur a quelque fondement en sa ré]iréhensinn do dire que ce mot offenseur n'est |>as en usa|;e; toutefois, étant à soub litcr qu'il y lût |«our opposer k offensé, celte hardipsse n'est pas condamn.ililo Acad. Sentim. Cid. Plus l'offenseur m'csl cher, plus je ressens l'injure, bac. Théb. 1, b. J'ai eu raison do dire.... qu'on pardonne l'offense, mais qu'on n'aime jamais l'offciisour, mab». Curime, Pardon des offenses. Hélas I rcprLMiai.s-Jo avec amertume, je parle toujours do pardonner, sans longer que souvent l'oflensé panlonne, mais que l'offenseur ne psrdonne jamais, j. >. bouss. Ém. v. Ils (les éléphants] vont droit à l'offenseur, cl, quoiquo la masse do leur corps soit très-pesante, leur pas csl si grand qu'ils nllcignent aisément l'honime lo plus léger à la course, buff. Quadrup, t. iv, p. ao4. On

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TouUit excuser l'offenseur sur l'ivresse : je ne puis m'T tromper, répondit l'offensé; ce qu'il me dit étant ivre, il lepeuseàjeun,Ducu)s, Coruid. mœurs,

cb. 13.

— REM. Offenseur.noté par l'Académie comme un mot nouveau dans le Cid, était cependant plus ancien que cette pièce, puisqu'il est dans VAstrée.

— ETY.M. O/fen'fr.

OFFENSIF, IVK(o-fan-sif, si-vO, od;. || l'Oui est propre & offenser. Je me fâchai, et j'écrivis une lettre offensive à l'abbé Charnier, sur un ton qui n'était assurément ni du bon sens, ni de la bienséance, BETZ, Jff'm. t. m. liv. iv, p. ) «8, dans poi- 6ENS. Il Aujourd'tiui, on dit plutôt offcnsant.jl a* Qui atlaque, qui sert à attaquer. Armes offensives. L'on apprendra sansélonnenienl qu'en pleine paix et dans une tranquillité puDlique, des citoyens entraient dans les temples, allaient voir des femmes, ou visitaient leurs amis avec des armes offensives, et qu'il n'y avait presque pei-sonne qui n'eût à son côté de quoi pouvoir d'un seul coup en tuer un autre, la BauT. Disc, sur Théophraste. La force offensive est réglée par le droit des gens, qui est la loi politique des nations considérées dans le rapport qu'elles ont les unes avec les autres , montesq. Esp. x, < . Son bec est très-offensif par le tranchant de ses lames et par le croc qui le termine, bufp. Ois. t. xviii, p. 35. Il Guerre offensive, guerre dans laquelle on attaque l'ennemi. La république d'Achaïe était, par sa constitution, peu propre à soutenir une guerre offensive, coNDiL. Hist. anc. ii, <2. || Retour offensif, attaque d'une troupe qu'on croyait en retraite. Il Traité offensif, ligue offensive, traité, ligue par laquelle des États s'engagent à entrer conjointement en guerre contre un autre Etat. || Traité offensif et défensif, ligue offensive et défensive, traité, ligue par laquelle des piinccs ou des États conviennent de s'assister mutuellement, soit pour attaquer, soit pour se défendre. || 3° S. f. L'offensive, manière de faire la guerre qui consiste à attaquer. Prendre l'offensive. Cette attaque inopinée de Kutusof devant Moscou n'avait été qu'une étincelle d'un grand incendie; au même jour, à la même heure, toute la Itussie avait repris l'offensive, siîGUB, Uist. de Nap. i, 4.

— HlST. XVI* s. Oa les dict avoir des yeulx offensifs et nuisants . HONT. I, <0I. La pistole pouvant fausser les armes défensives et la lance non, il faut conclure que le reitre a l'avantage aux offensives et esgalité aux défensives, lanoije, 309. Ligue offensive et défensive, ahyot, Àk. 2i.

— ÉTYM. Offenser. On disait aussi offensihle, au xvi* siècle.

OFFEN'SIVEMENT (o-fan-si-ve-man) , adt). D'une manière offensive. Agir offensivement contre l'ennemi, contre quelqu'un.

— ÊTYM. Offensive, et le suffixe menl.

OFFEUT, KRTE {o-fêr, fcr-t'), pari, pasï^ d'offrir.

Proposé pour être accepté. Les peines qui sont attacliécs à la tendresse que j'ai pour vous, étant offertes à Dieu, font la pénitence d'un attachement qui ne devrait être que pour lui, sév. 4<6. Mais quand tu récitaisdes faits moins glorieux [de Thésée], Sa foi partout offerte et reçue en cent lieux, Hélène à SCS parents dansSparte dérobée, rac. Phèdre, i, *. Je n'oublierai pas qu'une chose offerte est une chose due, quand il n'y a que l'impuissance de rendre qui empêche d'accepter, j. ;. itouss. Lett. à M. de Sautiershaim, Corresp. t. vi,p. aa, dans pouoens. OFFERTE (O-fèr-f), s.f. OU OFFERTOIRE (o-fcrloi-r'),i. m. Ill'Piière qui précède, dans la messe, l'oblatioD du pain et du vin. |l 2° Oblation du pain et du vin. Le prêtre en était à l'offerte, à l'offertoire. Il 8* Nappe de toile dans laquelle les diacres recevaient les offrandes des fidèles. || i* Terme de musique. Morceau composé ordinairement pour l'orgue, et quelquefois pour un instrument particulier, coiume le violon, avec accompagnement d'orgue ou d'orchestre; on l'exécute dans l'iutervalle du Credo au Sanctus.

— HIST. xv« S. Toute la messe durant jusques à l'offertoire, CROlss. ii, ii, »I7. || xvi« s. Après s'en »a en temple et oratoire Dire oraisons, fait maint riclie offertoire En plusieurs lieux, jmabot,v, uo. Radieter les péchez par son off'jric loffraniloj,CALv. Instit. 6»9. Quand ce fut i l'offerte, ledit curé se relounu devers le peuple avec sa plataine, pour recevoir les offrandes, uf.spir. Con(ei, xxxvii. Mainlenanlj* le présente cesofferteseteffusions funèbres, csUnl priMtoniere cl caplifve, amtot, Anton. 407. — trm. Otfert.

t. OFFICE (o-H-iTi, s. m. || 1- Devoir de la vie. Le ciel plus propice M'envoie un compagnon en ce

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pieux office, cohn. Pomp. v, t . Il [le roi] m'envoie Faire office vers vous de douleur et de joie, id. Hor. IV, a. Si votre main puissante Voulait favoriser jusqu'au bout deux mortels, Ensemble nous mourrions en servant vos autels; Clothon ferait d'un coup ce double sacrifice; D'autres mains nous rendraient un vain et triste office, la font. Phil. et Bauc. On vil tomber de leur propre poids ces mains fatales à l'erreur [scellant la révocation de redit de Nantes] qui ne devaient plus servir à aucun office humain, fléch. le Tellier. N'est-ce pas la foi qui conduisit madame la Dauphine dans tous les offices de la vie chrétienne? in. Dauphine. Vous le savez, pieuse confidente de ses aumônes secrètes [Mme de Miramion], qui lui rendez aujourd'hui les offices publics d'une sainte amitié.... id. Lamoignon. La probité dans les offices de la vie civile, flécb. i, 273. || S. m. pi. Les Offices, livre de Cicéron, traitant des devoirs. Ajoutons que nous n'avons aucun traité de morale qui approche de ses Offices [de Cicéron] ; et ce n'est pas faute de liberté que nos auteurs modernes ont été si audessous de lui en ce genre, volt. Triumvirat, notes. On n'a pas besoin de savoir les Offices de Cicéron pour être honnête homme, j. j. rouss. Ém. V. Il 2° Fonction, rôle, destination. C'est l'office d'un roi d'en purger sa contrée [des vices], oarnier. Bradant, i, 2. 11 y a fait l'office de juge, corn. Hor. Examen, i quel étrange office, amour, me réduistu? De faire accueil au vice et chasser la vertu? ROTH. Vencesl. i, 2. Les trois que Dieu destine à ce pieux office, boil. Lulr. i. Lui-même [Dieu] il nous traça son temple et son autel. Aux seuls enfants d'Aaron commit ses sacrifices. Aux lévites marqua leur place et leurs offices, rac. Ath. ii, *. Les femmes allument du feu et se distribuent dans les différents offices dont elles étaient chargées, fên. l. xxi, p. 468. D'un office d'ami simplement je m'acquitte, BEGNARD, Fol. amour. ut, 2. Vous pouvez m'employer, monsieur, à tout office, id. ilcnechmes, u , 2. Son office [do la pénitence] est de rétablir dans l'état naturel ce que le péché avait renversé, MASS. Panégyr, ilagd. Les esclaves [chez les Germains] n'avalent point d'offices dans la maison ; ils rendaient à leur maître une certaine quantité de blé, MONTESQ. Esp. XV, tu. Il Faire son olfice, produire l'effet naturel. Le sang fait son office el le roi s'attendrit, rotrou, Vencesl. v, 3. Scapin : La tendresse paternelle fera son office. — Argante : Elle ne fera rien, mol. Fourber. i, 6. I! Faire office de, l'office de, tenir lieu, remplacer. L'âne à messerlion fit office de cor, la font. Fabl. II, (9. Nous l'avons vu, frappé de ces murmures importuns qui interrompent les oraisons des fidèles et troublent dans la maison do Dieu le vénérable silence des saints mystères, se lever avec indignalion, et, faisant l'office des anciens diacres de l'Ë.. glise, ordonner qu'on fléchît les genoux, fléch. Duc de ilont. Tant d'autres malhoureux dont j'ai causé les maux Font déjà dans mon coeur l'office des bourreaux, rac. Théb. v, fi. Les juges [delà vehme] prononçaient sans jamais confronter les lémoins et l'accusé', souvent sans les interroger ; le plus jeune des juges faisait l'office de bourreau, volt. Ann. Emp. Charlemagne, 788. || Faire l'oflice de, suffire pour mettre à elTet. Tirons au sort, c'est la justice. Deux pailles en feront l'oflice, la font. Joc. Hélas 1 il ne me faudrait guère prier pour me faire pleurer présentement [pour le départ de Mme de Grignan] : un tour de mail sur le soir en ferait l'office, sÉv. 24 oct. 4 671. li 3° Bureau. Il existe à Paris plusieurs offices de publicité, de correspondance, etc. Les correspondances internationales tombées en rebut doivent être rendues, sans frais, à l'office expéditeur, Commiss. internat, des postes , Paris 4803, p. 440. Il i* Terme de diplomatie. Avis, message, pièce. Tous les offices que j'avais passés sur ce sujet.... cette légation n'avait point d'autre cause que de passer des offices en faveur des Vaudois, m. de BORDEAUX, envoyé auprès de la reine d'Angleterre, dans GuizoT, Ilist. de la rép. d'Anglet. t. ii, p. t9i et 602. Il B" Assistance, service. Ce malheur me rend un favorable office, corn, le Vent, i, 2. X moi bien plus qu'à lui vous rendiez cet office : Vous sauviez Anligone en sauvant Polynice, rotr. A?itig. i, 4. Vous me rendrez un merveilleux office, la font. Handr. Mme de Vins nous servira dans cette maison [dePompoue]; sans cela, je vous avoue que je serais inconsolable de vous priver des petits offices que je vous pourrais rendre, SËv. 20 juill. 4C76, Il me semble que, si j'étais avec vous, je lui rendrais [à sa petile-fllle Pauline] de grands offices, rien I qu'en redressant un peu votre imagination, m.

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