‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 249 sur 389 · OIT · texte numérisé non relu

OIT

22 févr. 4689. Un fils consacré à Dieu.... s'acquitte courageusement de son devoir [avertir son père de l'approche de la mort].... il trouve ce qu'il espérait, un chrétien préparé i tout, qui attendait ce dernier office de sa piété, boss. te Tellier. Le ministre.... en faisant connaître les hommes capables de remplir les grandes places, et en leur rendant à propos des officps qu'ils ne savaient pas, ID. ib. Les a-t-il jamais amusés [ses amis] par des caresses, quand ils ont attendu de lui des offices effectifs? fléch. Duc de Mont. Un fils osa rendre -ce triste office à son père [l'avertir de sa mort prochaine], m. le Tellier. Mes mains ne purent lui refuser ce cruel office, fén. Tél. xv. Il Faire office , s'est dit pour rendre de bons offices, s'employer pour. Le plus qu'il [un prince] pouvait, c'était de recommander ses serviteurs à son favori, et de faire office pour ceux qu'il aimait, balz. De la cour. T dise. || Bon office, service, assistance. Je vous devrai beaucoup pour un si bon office, corn. Hor. IV, 2. Je me suis donc rendu moi-même un bon office, id. le Ment, v, 4. Je vous prie de me rendre vos bons offices, c'est ainsi qu'il faut s'exprimer en pareil cas, non-seulement avec ceux qui sont au-dessus de nous, mais même avec nos égaux, caillères. Bon et mauvais usage, p. 68, dans pougens. Tout oser pour rendre de bons offices, hamilt. Gramm. 6. Il vous offre ses bons offices auprès du roi de France, id. tb. 7. Vos bons offices pour lui sont un bienfait pour moi; souffrez que je partage la reconnaissance, volt. Lett. en vers et en prose, 58. Il En un sens opposé. Mauvais office, action, parole destinée à desservir quelqu'un, à lui nuire. S'il me rend près de vous tant de mauvais offices, rotr. Vencesl. i, 4. U n'y a point de mauvais offices qu'elle n'ait tâché de rendre à l'un et à l'autre, SÉV. 4 4. Je ne vous ai point rendu de mauvais offices auprès du roi, maintenon, Lett. à il. de Villette, 9 avril 4682. Pour prévenir les mauvais olfices qu'il avait à craindre, fén. lél- xiii. li 6" Anciennement. Certains emplois, certaines charges avec juridiction. Création d'offices. Suppression d'offices. L'office de chancelier, de connétable. Un office de judicature. Un office de finance. Je sais combien d'argent vous coûte votre office, Et comment aujourd'hui s'exerce la justice, bour- SAULT, Mots à la mode, se. 4. Le mot de charge ne doit point exclure celui d'office, quoiqu'ils signifient la même chose: on dit un office de la maison du roi, un office do judicature, un olfice de finance, caillères, Bon et mauvais usage, p. 66, dans pougens. Se priver de quelques terres était peu de chose; renoncer aux grands offices, c'était perdre la puissance même, montesq. Espr. xxxi, 7. Un office qu'il [le souverain] vend est proprement un emprunt dont il paye l'intérêt sous le nom dégages, condill. Comm. gouv. Il, 44. Les titres de duc, de comte, étaient d'abord des offices à vie, volt. Mœurs, 08. Des roturiers qui avaient acheté chèrement des offices, ID. Russie, II, 7. Ils n'ont, dit-il [Commines], souci de rien, parlant des Français de son temps, sinon d'offices etétats... les choses ont peu changé; seulement cette convoitise des olfices et étals, curée autrefois réservée à nobles limiers, est devenue plus âpre encore, depuis que tous y peuvent prétendre, p. L. COUR. Lettre u. |l Charge de la maison du roi et des princes. Les offices de la chambre, de la garde-robe. Il En titre d'office, et, plus ordinairement, à titre d'olfice, avec la qualité que donne un olfice. L'un en titre d'office exerçait un brelan, Régnier, -Sot. X. Au temps de Charlemagne, il y avait des confesseurs dans les armées; Charles en avait un pour lui en titre d'office, volt. Mœurs, 21. Les Juifs eurent, au lieu de médecins, des exorcistes en titre d'olfice, qui chassaient les esprits malins avec la racine.... lu. Dial. xxiv, 3. || Fig. La maréchale d'Humières se relira dans une maison borgne au dehors des Carmélites du faubourg St-Jacques, et s'y fit dévole à titre d'office, st-sim. 4 3, 44. || N'avoir ni office ni bénéfice, n'avoir aucun revenu certain. Il Terme de droit canon. Bénéfice sans juridiction. Office claustral.il Procureur d'office ou fiscal, se disait, dans les juridictions seigneuriales, de celui qui fai.sait les fonctions du ministère public. |i 7° En parlant d'un avoué, on dit office. Cet avoué vendra bien son office, car il a une excellente clientèle. il S'Au palais etdans le langage général, d'office, sans en êlre requis et par le seul devoir de la charge. Le juge a informé d'office. On s'attend qu'ils [les prédicateurs] reprendront les mauvaises mœurs ; on dit qu'ils le font d'office, et l'esprit humain indocile y fait moins de réfieiion, Boi^s. Panégyr. Sic Collier. 3. Un dominicain qui l'assistait [Calas] d'ot-

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fice sur l'écharaud, dit qu'il voudrait mouiir aussi saintement qu'il est mort, volt. Lett. d'Argental, 17 mars <762. || Nommé d'office, nommé par le juge, par le tribunal. Avocat nommé d'office pour défendre un accusé qui n'avait point de défenseur. Les trois experts seront nommés d'office, à moins que les parties ne se soient accordées pour les nommer tous les trois conjointement, Code Sap. art. (680. Il Fig. Faire quelque chose d'office, faire quelque hose sans en èlre requis. C'est un homme né /)our des allées et venues, pour écouter des propositions et les rapporter, pour en faire d'office et en être désavoué, LA BRUT. il. || 9° Le saint office, la congrégation de l'inquisition établie à Rome; le tribunal de l'inquisition. Familier du saint office. Il [Giudice] était delà congrégation du saint office, st-sik. 473, 40. Le pape Paul 111, après avoir convoqué le concile de Trente, en 1 645, nomma neuf savants personnages pour travailler à la réforme de la discipline ecclésiastique; ce fut ce qui donna lieu à l'établissement de la congrégation du saint office ou de l'inquisition, DL'HARS. Lib. égl. gall. part, ii, max. <7, Quand ils en seront là, ils ne chercheront pas le système du monde dans des passages de l'Ecriture mal entendus ; et, pour savoir à quoi s'en tenir sur ce sujet, ils préféreront l'observatoire au saint office, d'aleiib. Ab. de la crit. Œuv. t. iv, p. 268, dans POUGENS. || 10° Service divin qui se célèbre en public avec les cérémonies qui doivent y être observées. Assister à l'office, aux offices. Entendre , dire l'office. L'office de la nuit, du matin, du soir. Quelle fureur, dit-il, quel aveugle caprice. Quand le dîner est prêt, vous appelle à l'office? boil. Lu(r. I. Il Se dit aussi de la manière de dire l'office qui change chaque jour. On fait l'office du dimanche, l'office d'un tel saint. Aujourd'hui l'office est double, semi-double, ou simple. On récite de longs olfices, et ces offices tout divins sont composés et remplis des plus beaux sentiments de foi, boubdal. 6» dim. après la Pentecôte, Dominic. t. ii, p. 478. Je dis l'office de la Vierge : quoique ce soit avec de grandes distractions, c'est toujours un temps destiné à Dieu et passé avec lui, maintenon, Lett. à l'abbi Gobelin, U déc. 4 «74. Cet office qu'il a composé pour l'adorable sacrement de nos autels, mass. Panég. St Thomas. || Il s'est dit aussi en un sens analogue pour les protestants. Le dessein était [chez les protestants anglais du temps d'Elisabeth] de dresser un office pour la communion dont les expressions fussent si bien ménagées, qu'en évitant de condamner la présence corporelle, on réunit tous les Anglais dans une seule et même Eglise, boss. Variât, x. || Le petit office de la Vierge, ou les petites heures de Notre-Dame, l'office abrégé de la Vierge. || Prière particulière qui se dit en l'honneur de chaque saint. Quand on canonise un saint, on lui assigne en même temps un office particulier. L'office de saint Louis. || L'office des morts, certaines prières que l'Église a réglées en commémoration des morts. |{ Prière que chaque ecclésiastique doit dire tous les jours, c'est-à-dire les heures du liiéviaire (en ce sens, il se joint ordinairement avec l'adjectif possessif). Je n'ai pas dit tout mon office aujourd'hui, j'en suis à vêpres. || Livre d'office, livre qui contient les prières chantées ou récitées au service di^in. || 11* Art de préparer ce que l'on met sur la table pour le service. Ce domestique sait bien l'office. Elle entend la cuisine et l'office , J. J. Houss. Ém. v. || La classe de domcsti(iue3 qui mange à l'office dans une maison. Un office nombreux. ||12° Les Offices, gli Uffiiii, grand et cclèbrc musée à Florence. On dit aussi la galerie des Offices.

— KEM. Au motoftîce, l'Académie écrit «at'nt o/'^« sans trait d'union; mais i saint, à congrégation, à inquisition, à quali^cateur, elle écrit saint-office avec un trait d'union.

— HI.ST. xiu* s. Ne vous afliert pas tex offices, [tel office ne nous appartient pas), la Rose, 7911. Il les doit penre [prendre] et emprisonner, de son office, BRAUM. I, 38. Li baillis, do s'offico, pot bien débouter l'avocat, qu'il no soit oïs en avocation devant lui, m. V, 16. Il xiv s. Qui adonc veïst gent de court, Chascuns à son office acourt, maciiaut, p. 85. Les supplians et plusieurs autres nobles ont usé de office de magesté et bouté les feux es maisons et es villes d'icelles communes et plat pays, do canob, officium. Je di que nul, pour raison de office publique ne autrement, ne peut estre obligiéà pecliier, ORESMit, Eth. 103. Il XV* s. Avanl la consécration, le roi fit là devant l'autel tout les jeunes chevaliers nouveaux; et en après fit-on l'office delà m<sse, »ojM. a, II, 74. Lequel Nicolasdistà icellui Henry,

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que, se n ne chastioit sa femme, il le mettroit à l'office, qui est à entendre, à la court de l'église, DU CANGE, officiutn. Tel perdoit ses offices et estatz pour s'en estre fuy.... et furent donnés à autres qui avoient fui dix lieues plus loing, comm. i, 4. Cappitaine de Callais et autres grosses offices, iD. III, 4. Et chevauchèrent bien armez, et semUoit bien qu'ils eussent bon vouloir de faire leurs offices, iD. I, 6. Il XVI* s. Il le renvoya en sauf conduyct, chargé de dons, chargé de grâces, chargé de toutes offices d'amitié, rab. Garg. i, 60. Plus il va en avant, et mains [moins] il s'ennuye de faire vostre office, et mains le veult laisser faire à nuluy, «ARGUER. Lelt. (2&. Quand César parle des offices de sa profession, de sa vaillance, mont.

I, 67. Et m'eust semblé l'office du serviteur estre de.... ID. I, 69. J'en veois envers qui c'est temps perdu d'employer un long soing de bons offices, id.

II, 85. Il feroit tourner les afl'aires du costé des Carthaginois, lesquelz pour ceste office luy seroient amis, AMYOT, Tirr.T/l. 2. Rendre l'office d'amitié qu'il devoit, id. Pélop. et ilarcel. 6. Selon la manière qu'ilz avoient de procéder à l'élection dudict office, ID. Àrist. t.

— ÉTYM. Provenç. offici; espagn. oficio; ital. uffisio; du lat. officium, de ob, et facere, faire.

2. OFFICE (o-fi-s'), s. f.\\V Lieu où l'on prépare tout ce qui se met au dessert sur la table, et où l'on garde la vaisselle, le linge, etc. Scapin : L'office est-elle loin. — La Ramée : Je m'en vais t'y mener, hautbroche, Espr. follet, ii, 6. J'en suis fourni, Dieu sait [de poivre] I et j'ai tout Pelletier Roulé dans mon office en cornets de papier, boil. Sat. m. Je ne voulais point qu'on m'envoyât dîner à l'office, et je me souciais peu de la table des grands, J. j. bouss. Conf. x. || i' Au plur. Tous les lieux où l'on prépare, où l'on garde les diverses choses nécessaires pour le service de la table. Il y a dans ce palais de grandes oflices, de belles offices. Les offices des esclaves, des hôtes, des clients étaient presque toujours construites à part, CHAT3AUDR. Ilalie, Tivoli.

— HIST. XIV* s. Avoient esté par pluseurs foiz receuz à grant feste es chambres, sales, cuisines, despenses, boutilleries, et autres offices et lieux de noz dix seigneurs, Confession de Vourdresnn, dans LACURNB. Il XVI* S. On a donné ordre que personne n'entre à nos offices, maro. Lelt. ti9. Cuisine accompagnée de tous ses offices; assavoir charnier.... o.

— ÉTYM. Office t, qui était aussi bien féminin que masculin (voy. l'historique).

OFFICLAL (o-fi-si-al), ». »n.||l* Anciennement. Juge ecclésiastique délégué par l'évêque pour exercer en son nom la juridiction contentieuse. L'official ne punissait que par les peines canoniques, et devait recourir au juge royal pour les peines afilictives. Il y avait trois sortes d'officiaux, l'ordinaire, le métropolitain et le primatial. Mais, depuis trois moissons, à leur saint assemblage L'oflicial a joint le nom de mariage, boil. Lulr. i. Le Dieu àes Juifs, encore une fois, est le Dieu de toute la nature; je vous le redis, afin que vous n'en prétendiez cause d'ignorance, et que vous ne me défériez pas à votre officiai, volt. Dict. phil. Ignorance. || 2* Membre de l'officialité établie par le concordat do (801.

— HIST. XIII* s. Jà voir, juges emperiaus. Rois, prevos ne officiaus Por moi n'en rendra jugement , la Rose, usas. Car tout est ordené par des [les étoiles] SeloBO les droiz empenaus. Dont nature est officiaus, ib. (97(«. Si comme se li officiax de Biavès [Beauvais] fet semonre aucun qui est de l'evesquié de Soissons, beaum. ii , 2». || xvi* s. Ue là son; venus les officiaux, qui ont esté faits pour tenir la jurisdiction ecclésiastique, calv. Inslit. 977.

— ETYM. Prov. o/icial, huficial, u/iciou; espagn. oficial; \M. uffiziale ; du lat officialit, ministre d'un magistrat, appariteur, de officium, office (.

OFFICIAI-ITft (o-fi-sia-li-té), s. f. || 1* Anciennement, juridiction de l'official. || Charge d'official. Il Lieu où il rend la justice. Votre père des Bols.... à Rouen.... a enseigné qu'il est permis à un religieux de défendre l'honneur qu'il a par sa vertu, même en tuant.... ce qui a causé un tel scandale en cettij ville-là, que tous les curés se sont unis pour lui faire imposer silence, et l'obliger à rétracter sa doctrine par les voies canoniques; l'alfaire est i l'officialité, PASC. Prov. xiii. ||2* Aujourd'hui, conseil établi par lo concordat de (801 pour protéger le clergé du second ordre conlre le» empiétements et les abus de pouvoir de leurs supérinurs. Un évêquo pcut-il, sans monition préalable, de sa seule aulo- I riti et sans consulter son offlcialité, interdire un ce-

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clésiastique de toutes ses fonctions? Question soumise au Conseil d'État en (saa.

— F.TYM. Officiai.

OFFICIANT (o-fi-si-an). || 1* Adj. Qui officie à l'église. Prêtre officiant. || S. m. L'officiant encensa l'autel. Il 2° S. f. L'officiante, dans un monastère de filles, la religieuse qui est de semaine au chœur.

— ETYM. Voy. OFFICIER (.

t OFFICIAT (o-fi-si-a), s. m. Grade d'officier da santé.

— ÉTYM. VOV. OFFICIER 2.

OFFICIEL, ELLE (o-fi-si-èl, è-l'), aâj. \\ f En style de négociations, qui est déclaré, proposé en vertu d'une autorité reconnue. Proposition, réponse olficielle. || 2" En style d'administration, qui é^uii a du gouvernement La nouvelle est officielle. La partie officielle du Journal Officiel, organe du gouvernement. Faite» attention ; chaque mot est officiel, approuvé des censeurs, p. l. cour. 2* lettre particulière. Il Candidat officiel, candidat proposé par lo gouvernement. Les candidatures officielles. || Souvent on oppose officiel à officieux dans celte locution et autres analogues : les journaux officieux et les journaux officiels. || Cela est officiel, se dit pour cela est certain. Cette nomination est officielle. || Kig. Un homme officiel, un homme gourmé, important. Il Par plaisanterie, qui appartient, qui louche à l'administration, même en des points qui ne l'intéres sent pas. L'autre jour, il [un candidat à la dépiilation] a dtné à la préfecture, et y a déployé un appétit dont la cuisine officielle se souviendra, l. REYiiAUD, Jérôme Paturot, m, gxiii.

— iiisT. XIV* s. La douzième [rubrique] estdel'anatomie des membres officiaus, n. de mondeville, f" t. Il XVI* s. Un pot à pisser, c'est un officiai, rao. i, ».

— ÉTYM. Lat. officialis, qui sert à un olfice, de officium, office i. Dans l'ancienne langue, officiai ou officiel signifie seulement qui sert à un office.

OFFICIELLEMENT (o-fi-si-è-le-man), adv. D'une manière officielle. La nouvelle est publiée oBiciellement.

— ÉTYM. Officielle, et le suffixe ment (.OFFICIER (o-fi-si-é), j'officiais, nous officiions,

vous officiiez; que j'officie, que nous officiions, que vous officiiez, c. n. || 1* Faire l'office divin 4 l'église. Il convient que vous n'officiiez pas au service de feu M. l'archevêque, mainten. Lett. au card. de Noailles, (6 nov. 1695. Il Fig. Que je suis ravi d'aise, quand je considère Jésus-Christ, notre sacrificateur éternel, officiant devant cet autel éternel (dans lo cip|) où notre Dieu se fait adorer! boss. Serm. Ascms. 3. Il Fig. Il a toujours l'air d'officier, se dit d'un homme qui prend des airs solennels et imposants. Il 2* Fig. et familièrement II officie bien à table se dit d'un homme qui mange et boit largement

— HIST. XIV* s. Tous autres officiers scrvans et officiaus continuelement en nos dittes rcceptes, du CANOR, officiare. || xv* s. Icellui suppliant respondit audit sergent qu'il n'estoit pas heure do officier, pour ce qu'il estoit nuit, ID. ib. || xvi* s. Monsieur le curé, je ne sais pas où vous avez apprins à officier, desper. Con(M, XXXV.

— ÉTYM. Offiee ( .

2. OFFICIER (o-fi-sié; l'r ne se prohunce et no se lie jamais ; au pluriel, l't se lie : des o-fl-sié-z habiles), I. m. Il l* Celui qui a un office, une charge, un emploi. Officier de police, dejustice. Les officiers municipaux. Le directeur, le chancelier et le sccréiaire perpétuel de l'Académie française sont les officiers de cotte compagnie. Cette fille, appelée 'l'hérèse I.eva.sseur, était de bonne famille; son père était oiflcierde la monnaie d'Orléans, sa mère était marchande, j. J. rousb. Conf. vu. Tout le gibier et toute la volaille arrivent à la Vallée; il y a des officiers do volaille, tout comme des officiers de marée ; le cornet attaché au dessous du ventre, la plume sous la perruque. Ils couchent par écrit la moindre mauviette ; un lapereau a son extrait mortuaire en bonne forme avec la date du jour, mercier, Tabl. de Paris, (Juai dt la ValUt. Il Fig. La dîme est une contribution destinée à cette partie du service public qui concerne les ministres des autels; c'est le subside avec leciuel la nation salarie les officiers de morale et d'instruction, MiRAB. Collect. t. II, p. (2. Il Officiers de paix, nom que l'assemblée nationale donna à 24 employés du tribunal municipal créé en (79l ; ils faisaient» peu près les fonctions d'huissiers près les Juges de paix. Il Officiers de l'église, lescmployé-i lal(|ues, tels que les sacristains, chantres, suisses, bndraux, etc. Le vigilant Girot court à lui [le chantre de laSainte- Chapollal le premier ; C'est d'un maître si saint le plus digne officier; Ui porte dans le chœur à sa garde est commise, boil. Luir. iv. || 2* Grands officiers dt

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la couronne, dans l'anoienne monarcliic, lo connôtable, l'amiral, le chancelier, le grand écuyer, etc.; ils portaient primitivement le titre d'ofliciers de la maison du roi. Le duo est grand vassal, le pair est grand officier, st-sim. aoo, t:!4. Anselme, moine augustin, le premier qui ait fait une histoire généalogique des grands ofliciers de la couronne, continuée et augmentée par du Kourni, auditeur des com|ite3, TOLT. i. Iir, àcrivaint, Anselme. On a une notion tris-vague de ce qui constitue les grands officiers ; on s'imagine que ce sont ceux à qui leur charge donne le titre de grand, comme grand écuyer, grand échanson; mais le connétable, les maréchaux, le chancelier sont grands officiers, et n'ont point ce titre de grand, et d'autres qui l'ont no sont point réputés granila officiers, id. tb. On tint cour plénière à l'hôlol S,iint-Paul, et le roi donna des robes ou livrées à tous ses officiers petits et grands, MARCHANOï, Thsian le voyageur, ch. lxviii. || Grands officiers de l'ancien empire d'Allemagne, les élec- ^urs de l'empire germanique. !| 3° Celui qui a obtenu quelque charge selon les formes prescrites. Les officiers ministériels. || 4" Homme de guerre qui a un grade, un commandement. Un officier en retraite. Officier d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie. Officier de la garde nationale. Officier au 4' régiment de ligne. Lorsqu'occupé d'un côlé, il envoie reconnaître l'autre, le diligent officier qui porte ses ordres s'étonne d'être prévenu, et trouve déjà tout ranimé par la présence du prince, boss. ImuU de Bourbon. Elle ramasse quelques vaisseaux qu'elle charge d'officiers et de munitions, et repasse enfin en Angleterre, lo. Ueined'Anglet. Contraint de racheter sa liberté, après une longue prison, durant les guerres d'Allemagne, il employa et son argent et son crédit, pour ramener les officiers qu'abandonnaient à leur triste captivité l'indigence ou l'avarice de leurs familles, fléch. Duc de ilont. Sévère et dur à lui-même, et partageant avec les moindres officiers ses biens parlibéralitéet leurs fatigues par constance, m. i6. Tel court au feu avec intrépidité, qui ne laisse pas d'être un très-mauvais otfi ■ cier, J. J. ROLSS. Disc, rétabl. des scienc. Le cheval n'était pas permis aux officiers d'infanterie ; souvent les généraux faisaient à pied les mêmes journées que leurs troupes, id. Lett. à d'Àlemb. {| Officiers proprement dits, les sous-lieutenants, les lieutenants et les capitaines. || Officier de compagnie et officier de corps, se dit des officiers attachés à un régiment, par opposition aux officiers d'état-major. Il Officiers supérieurs, les officiers d'un grade élevé, tels que colonels et généraux. || Officiers généraux, ceux dont le commandement n'est pas restreint à une seule compagnie, à un seul régiment; tels sont les maréchaux de France, les généraux de division et les généraux de brigade. Un officier général. Il Bas officier , se dit quelquefois pour sous-officier. Les bas officiers ou ceux qui l'ont été, qu'on appelle à présent officiers de fortune, s'accommodent mal avec les officiera de naissance ; et ce n'est pas d'aujourd'hui; de fait, il m'en souvient, ce furentlesbas officiers qui firentla révolution autrefois, f. L. couB. f Un. porti'cu/ière. Il Officier major, nom que l'on donnait autrefois aux majors de place et de régiment. || 6* Officiers de l'ordre de la Légion d'honneur, titulaires du grade immédiatement supérieur à celui de chevalier ; ils portent la croix d'or attachée à un ruban noué en rosette. || 6° Dans la marine, officier de garde, officier qui, dans un port ou une rade, et pendant la durée d'une garde, commande le bâtiment; il veille sur tout ce qui intéresse le navire et son équipage. || Officier de quart, officier qui, pendant la durée d'un quart, a, tous la responsabilité du capitaine, le commandement du b&timent. || Officier de prise, officier détaché du Ijâtiment capteur sur le navire pris, pour le commander. || Officier chargé du détail, officier qui nt chargé de tout ledétaildu service d'un bâtiment. Il Officiera auxiliaires, olficiers de la marine marchande appelés à servir sur les bâtiments de l'État •Tecle rang d'olficicr mililaire,quaMd les cadres de l'état-major de la flotte se trouvent insuffisanU. Il Officiers mariniers, nom donné aux maîtres de tous le» «enrice»; l'ensemble des officiers mariniers forme la maiïtrance. || Officiers-marchands, nom donné à ceux qui commandent les navires du commerce. Il Outre les ofncieri militaire» ou officiers de marine, la marine a de» officiers civils [administrateurs) M de* oreden de lanté (chirurgien» et médecin») que Unr position a lait auimiler aux officiers de manne pour le rang et les honneur». || Autrefois dans la marine, toute personne ayant un emploi W oJBce, et n'étsnt ni matelot proprement dit ni

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soldat, avait le nom et la qualité d'officier. |[ Aujourd'hui, il n'y a plus d'officiers que les officiers généraux, les capitaine» de vaisseau, les capitaines de frégate, les lieutenants et les en-seigne» da vaisseau. Il Officiers subalterne», anciennement, les lieutenants et les enseignes, intérieurs au lieutenant en pied et à l'enseigne à pied qui comptaient parmi les officiers majors; aujourd'hui, les lieutenants et les enseignes par rapport aux capitaines de vaisseau et aux capitaines de frégate qui sont rangés parmi les officiers supérieurs. || Anciennement, officiers majors, le capitaine, le lieutenant et l'enseigne de vaisseau. || Olficiers de plume, nom par lequel on désignait, dans l'ancienne marine, tout le corps des administrateurs. || Officier-matelot, nom que l'on donnait à un officier roturier, habile au métier de la mer. || Officier blou, nom anciennement donné aux officiers auxiliaires, à cause qu'ils étaient autorisés à porter le petit uniforme de la marine, qui était bleu. || 7" Nom donné, dans les grandes maisons, et surtout dans les maisons dos princes, à des personnes qui y remplissaient quelque emploi important; il était à peu près synonyme de domestique (voy, domestique, n° 8). C'était [Voiture] un Parisiej, homme d'esprit et de bonnes lettres, qui était officier de M. le duc d'Orléans, GUI PATIN, Lettres, t. ii, p. 5.')9. En voici un [cas] asseï nouveau ; c'est celui du soufflet de Compiègne.... vous savez, mes pères, qu'il est si rare que des jésuites donnent des soufflets aux officiers de la maison du roi, qu'il n'y avait pas à craindre qu'un meurtre en cette occasion en eût tiré beaucoup d'autrps en conséquence, pasc. Prou. xiii. Montaigne nous a fait inutilement avertir qu'il avait un page, qui esi un officier assez inutile en la maison d'un gentilhomme de six mille livres do rente, port-royal, Logique, 3* part, dans richelet. Elle n'est point accoutumée à tous ces différents officiers qu'elle a présentement, et elle n'a pas encore bien pu apprendre à distinguer leurs fonctions, fonten. Lett. gai. 2* part. lett. ai. || 8° Plus particulièrement, dans une grande maison, domestique qui a soin de l'office. Le cuisinier de M. le cardinal de Retz ne le quitte point, ni son officier, sév. 26 juin (675. Vous gronderez mal à propos un officier, si vous voulez qu'il ait dressé un fruit plus promplement qu'il n'est possible, fén. t. xvii, p. 95. || AupUir. Officiers comprend le cuisinier et le maître d'hôtcL II est bien servi, il a de bons officiers. || Chez le roi, officiers de bouche, ceux qui travaillaient pour la table du roi. Il Officiers du gobelet, ceux qui étaient chargés de fournir le vin pour la table du roi. || Officiers du commun, tous ceux qui travaillaient pour les autres taldes de la maison du roi. {| 9° Officier de santé, se disait, autrefois, des médecins, chirurgiens, apothicaires qui servaient chez le roi et chez Monsieur. Il Aujourd'hui, médecin d'un rang audessous de celui de docteur en médecine. |{ 10° Terme de pêche. Un des noms du lieu (voy. lieu 2).

— HIST. xiv* s. Nos officiers fiesvés, qui ont aucune juridiction ou cognoissance de cause en notre dite ville de Paris, comme le connestable, chamberier, le pannetier el le bouteill'îr do Krance et autres officiers fiesvez, nn feiNOE, offtcium. N'y ara si petit varlet ne officier. Qu'à trois chevaux ne puist en France repairieis Cuescl. <7202-<72(3. Il XV* s. Furent par les officiers d'armes [hérauts] signifiés grands seigneurs, capitaines et nobles hommes, à ce qu'un chacun d'eux se missent, selon leurs estais, bien en poinct, math, dk ooucï, llist. de Charles VU, p. 59i, dans lacuhnb. i| xvi* s. S^ le créancier dirige son exécution sur de» biens meubles et cateux, l'officier [sergent ou huissier] est tenu, après la sommation, d'eaiever lesdits effets et les vendre à l'enchère, Nouv. coust. gén. 1. 1, p. 88u.

— ETYM. Office i ; provenç. et cat. officier.

t OKFIClfîKE (o-fi-siè-r'), s. f. || 1- Celle qui a un office dans les congrégations do filles. 0uel(|uo3 congrégations de filles ont des officières qui portent le nom d'admonitrices. C'est là que l'on murmure, que l'on se plaint à tort et à travers de la conduite des officières de la maison [couvent), boss. Instr. aux utsul. sur le iilenee. Les officières se tiendront un pou de temps dans l'assemblée, afin que les sœurs aient le temps de leur parler, port-roïal. Constitutions, p. 51, dans BicHELET. Il 2" Voltaire l'a dit, cans un conte, de femmesqui remplissaient lesdifl'orentes charges de la maison d'une reine. Après quoi les grands officiers et les grandes officières de la couronne les menèrent à l'appartement de Sa Majesté au milieu de deux files, chacune de mille musiciens s»ion l'usage ordinaire, volt. Candide, (8.

— ETYM. Officier ».

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OFFICIEi:siî.MENT (o-fi-si-efl-ze-man), adv. D'une manière officieuse. Il s'est offert officieusement. Vous qui mettez à profit les misères publiques, qui appréciez les larmes et l'indigence de votre frère, et ([ui ne lui tendez la main que pour achever officieusement de lo dépouiller, mass. Or.fun. Villars.

— HIST. XVI' s. Luy les saluoit assez officieusement, TES ACCORDS, Èscraigncs dijonnoises, p. 33, dans lacurne.

— Ktym. Officieuse , et le suffixe ment. OFFICIEUX, EUSE (o-fi-si-eû, eû-z'), adj.

Il 1' Prompt à rendre de bons offices. La l'Étoile en eut soin comme si elle eût été sa mère, et Inézilia se montra fort officieuse, scarr. Rom. com. i, 23. Lo mot d'office en ce sens [de service] a fait celui d'officieux, qui est fort bon ; c'est un homme officieux, pourdire un homme qui aime à faire plaisir, Caillèbes, Bon et mauvais usage, Convers. t . ô les amis désintéressés, amis commodes et officieux, qui se croient payés de tous leurs bienfaits, quand on leur donne de nouveaux sujets d'exercer leur miséricorde! BOSS. Sermons, Anges gardiens, l. Il était vif, enjoué, officieux, d'une bonté et d'une facilité dont de faux amis ont abusé assez souvent, fonten. }larlsoeker.\\ Officieuxà. L'air est plein d'une innombrable multitude de peuples de figure humaine.... grands amateurs de sciences, subtils, officieux aux sages.... te Comtede Gahalis, 2" entret. || S. m. et f. En un sens Ironique. Un officieux, une officieuse, celui, celle qui s'empresse avec un zèle déplacé ou inconvenant. Faire l'officieux. Écartez tous ces officieux. Un de ces importuns et sots officieux Qui ne sauraient souffrir qu'on soit seule en des lieux, mol. les Fâch. I, 8. Mme la marquise de Pontailly sait que la malle-poste arrive de très- bonne heure, reprit l'officieux, en. DE BERN. un Homme sérieux, § 1. 1| 2° Qui tend à être utile, agréable, en parlant des choses. Une mère qu'une sincère piété, une tendresse respectueuse pour son époux, une bonté officieuse et libi-rale pour ses sujets.... avaient rendue vénérable et à l'Espagne où elle régnait, et à la Krance d'où elle était sortie, fléch. Marie-Thér. Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux, v.kc. Athal.i, (.|| Mensonge officieux, mensonge qu'on fait simplement pour faire plaisir à quelqu'un. Ce qu'on appelle mensonges officieux sont de vrais mensonges, j. j. rouss. Prom. 4. Il Fig. Ainsi la cruauté [chez le courtisan calomniateur] fait la douce, et paraît officieuse et bienfaisante, balz. De la cour, k' dise. Ces grâces qui donnent par une officieuse cruauté le dernier coup à la discipline mourante, mass. Or. fun. Yillars. Et moi de nos bourreaux complice officieux, M. J. CHÉN. Charles II, iv, 4. || 3" Se dit, par opposition à officiel, de ce qui a le caractère de simple communication de la part du gouvernement. De» renseignements officieux, non officiels.

— HIST. xvi" s. Maison de tout temps libre, de grand abord, et officieuse à chascun, mont, iv, 92.

— RTYM. Lat. offtciosus, de offieium, office I. OFFICINAL, ALE (o-fi-si-nal, na-1'), adj. Qui se

trouve dans l'officine. || Compositions officinale», médicaments qui doivent se trouver tout préparés chez les pharmaciens, par opposition à compositions magistrales. {| Plantes officinales, celles qui entrent dans diverses préparations, et qu'on trouve dans le» boutiques d'herboristes, etc.

— ÉTVM. Officine.

OFFICINE (o-fi-si-n'), s. f. jj f Local où les pharmaciens préparent ou gardent les substances médicamenteuses. Il On donne aussi le nom d'officine à l'iatrium des anciens médecins. || Fig. On a dit k propos do l'invasion de l'empire romain par les multitudes barbares, que le Nord était l'officine du genre humain. || 2° Fig. Lieu où l'on étudie, où l'on compose des ouvrages de .science. || Par ironie et avec un sens péjoratif. Lieu oii l'on prépare, où l'on manipule comme dan> une officine de pharmacie. Une officine do calomnies. Le comité s'adressa donc [pour avoir un rédacteur en chef d'un journal d'opposition] à une de ces oflicines politicolittéraires qui exiiédient en province des hommes de talent ajuste prix, cil. de SERNAnD, un Ifmmt sérieux, § iv

— lllST. xiii* s. Et li poleins sait [saute] es cuisines, Despeçant vases, officines, Ces escueles, ces mortiers. Et ces | lateax et ces doubliers, Fabliaux mss. p. 94, dans lacurne. Les edefices et toutes les officines qui sont et seront ou [au] clos do ladite abbcye, Bibl. des ch. a' térie, t. «ii, p. un. || xv«s. Sirae fut advis que tout mon corps estoit aiissy clor comme cristal ; car je veoys par dedons moy toutes les officines ainsi que nature les avoitordonnée», et de quov

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chascuue scrvoit, cntnj lesqueles choses je piins moult à regarder mon cueur, que je veoye tout à plain, Perceforest, t. v, f» »6. Il print à regarder la grant richesse du temple et les subtilz ouvrages et puissans qui estoient en toutes les officines de céans, 16. t. 11 , f- 95. Pour battre oille [huile] et moire [moudre] blé.... hostieui, huisines et offechines y convenables, Soutenirt de la Flandre wallonne, juillet et août 4867, p. 106.

— Etym. Provenç. officina; espagn. oficina; du lat. officina, atelier, de ob, et facere, faire.

OFFRANDE (o-fran-d"), s. f. || 1° Don offert sur les auteb, dans les temples, dans les églises. Nous avons par trois fois imploré leur secours. Par trois fois redoublé nos vœux et nos offrandes, corn. Œdipe, 1, «. De toute autre victime [qu'Iphigénie] il [le dieu] refuse l'offrande, rac. Iphig. iii, 5.11 est venu faire ses offrandes au temple, fén. Tél. \v. S'il [le ciel] est juste, faut-il, pour le rendre propice. Que j'aille teindre les ruisseaux, Dans l'offrande d'un sacrifice. Du sang innocent des taureaux? chauueu, à Lafare. La reine sans ceinture, un pied sans brodequin, Déjà tient son offrande en sa tremblante main, DEULLE, ^n. IV. (I Fig. Autant d'hommages qu'on rendait à son rang ou à sa vertu, étaient autant d'offrandes qu'elle faisait intérieurement à Jésus- Christ crucifié, FLÉCH. Marie-Tliér. Présentez à nos dieux des offrandes de pleurs, volt. Œdipe, i, 3. Il %' Ce qu'on donne au prêtre qui officie solennellement, et qui en même temps fait baiser en signe de paix une patène à la personne qui se présente. Ils [les manichéens] fréquentaient les églises, allaient à l'offrande, se confessaient, Boss. Yar. H. Lorsqu'il fallut aller à l'offrande, il [Théodose] se leva, s'avança vers l'autel, où il offrit ses dons comme il avait accoutumé, flécu. Hist. de Théodose, iv, 4i. C'est une belle chose de voir le compère cardeur et le menuisier gaillard avec la robe rouge comme un président, donner des arrêts et aller les premiers à l'offrande ; vous ne voyez pas cela à Paris, bac. lelt. à Levasseur, 24 nov. I66i. Une pauvre femme fort âgée et qui n'avait rien adonner, porta un jour un petit chat à l'offrande, disant qu'il était de bonne race, et qu'il servirait à prendre les souris de la sacristie, SAiNT-fOix, Ess. Parit, Œur. t. rv, p. 358, dans pouOENS. || 3° Tout ce qu'on offre à quelqu'un pour lui prouver son dévouement. Si je me dispense ici de m'étendre sur les belles et glorieuses vérités qu'on pourrait dire d'elle [Son Altesse le frère du roi], c'est par la juste appréhension que ces grandes idées ne fissent éclater encore davantage la bassesse de mon offrande, mol. Éc. des mar. ÉpUre dédie. Il Par compliment. Veuillez bien agréer l'offrande de mes vœux. || Proverbes. Vous allez trop vite à l'offrande, vous ferez choir M. le curé, se dit pour reprocher à quelqu'un une précipitation maladroite. Il A l'offrande qui a dévotion, l'offrande est à dévotion, se dit quand on invite à quelque cotisation volontaire, et aussi pour signifier tout ce qu'il est libre de faire ou de ne pas faire. || A chaque saint son offrande, c'est-à-dire il faut rendre des civilités, faire des caileaux à tous ceux qui ont quelque pouvoir en une affaire. Ou dit aussi : à petit saint petite offrande.

— REM. OFFRANDE, 08LATI0N. L'obUtiOQ eSt l'actiou

d'offrir; et l'offrande est la chose qui doit être offerte.

— HIST. XI* 8. Mult granz ofrendes fils] metent par ces moustiers, Ch. de Roi. cclxxxii. || xu* s. E 11 reis fist ses offerendcs ut ses oblatiuns, lioit, Mt. Il im« s. Lors dist Kenart : encore y a Plus riche offrcnde en un lardier, Se dant Bruns m'en voloit aidier, Ren. 8149. Venez avant; passez grant pas; Gardez que ne resaiiblez pas Vilain qui va à olferande, buteb. ii, s8. || xv* s. Durant le temps que Girard servoit et estoit présent, ils ne se monlroicnt ne apparoicnt, sachant do vrai qu'il alloit devant eux à l'offrande [qu'il avait le pas sur eux et était le mieux venu de la belle], lodis xi, Nouv. xxvi. i XVI* s. N'attens donc plus autres honneurs, offrandes, ne sacrifices de moy, Auror, Anton. <07.

— ETYM. Provenç. offerenda, ufrentia; espagn. ofrenda; ital. offerenda; du lat. offerendus, qui doit être offert, de offerre, offrir.

OFFRANT (o-fran), ». m. Terme de pratique. Celui qui offre. || Au plus offiant, à celui qui offre le plus haut prix d'une chose mise à l'enchère. Kt comme au plus offrant débite la justice, seoNiRn, Sat. xv. Ils [les postes] donnent l'immortalité au plus offrant; . un brevet de demi-dieu va pour un habit de drap do Hollande, scarr. ÉpU. dildie. Œuv. t. 1, p. I&7, daua pouocRs. lis [les prétoriens! s'emportent jusqu'à la vendre [l'empire] au plus offrant, Boss.

OICT. DE LA LANOUI FRANÇAIS!

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Ilist. m, 7. Do mes sonnets (latteurs lasser tout l'univers, Et vendre au plus offrant men encens et mes vers, boii.. Sat. 1. 1| On dit souvent dans les encans : au plus offrant et dernier enchérisseur.

— HIST. xv s. Et se bailloient les églises au plus offiant et dernier enchérisseur, juvén. Charles VI, < 4 14. Il ivi* s. Ils exposèrent publiquement en vente au plus offrant, à reDcant,les biens et les personnes, AMTOT, Corn. (5.

OFFRE (o-fr'), ». f. || !• Action d'offrir ; la chose offerte. Et l'offre de mon bras suivit celle du coeur, CORN. Cinna, v, s. J'ose, après cet aveu, vous faire offre d'un homme Digne d'être avoué de l'ancienne Rome, iD. Sertor. 11, î. Vous l'allez bientôt voir luimême à vos genoux Vous faire offre d'un sort qu'il n'aime que pour vous, id. Olhon, v, 6. Je te viens contre tous faire offre de service, mol. te Fdeh. m, 4. Fallut-il éventer les conseils d'Espagne et découvrir le secret d'une paix trompeuse que l'on proposait? Le Tellier en fit d'abord accepter les offres; notre plénipotentiaire partit.... BOSS. le Tellier. Il ne désire, à l'exemple de Salomon, qu'un état frugal et honnête entre la pauvreté et les richesses; et, quelques offres qu'on lui fasse, il n'étend ses désirs qu'à proportion de ses besoins, fléch. Turenne. Pour faire éclater aux yeux de tout l'empire L'horreur et le mépris que cette offre m'inspire, hac. Bajax. V, 4. Montesquieu s'est trompé dans d'autres citations, jusqu'à dire que François 1", qui n'était pas né lorsque Christophe Colomb découvrit l'Amérique, avait refusé les offres de Christophe Colomb, VOLT. Louis XIV, écrivains, Montesquieu. Mille offres apparentes qui ne sont faites que pour être refusées, j. j. Ronss. Hél. II, ) 4. J'oubliais de vous marquer que le roi de Prusse m'a fait faire, parmilord Maréchal, des offres très-Oùligeantes, et d'une manière dont je suis pénétré, id. Lett. à M. MouUou, Corresp. t. v, p. 254, dans pobgens. || 2" Terme de jurisprudence. Acte par lequel on propose de payer ce qu'on doit, ou de faire quelque autre chose, afin de prévenir une action juiliciaire ou d'arrêter des poursuites. Des offres suffisantes. Ses offres ont été reçues en justice, ont été déclarées bonnes et valables. Il Offres réelles, offres dans lesquelles la proposition de payer ce qu'on doit est accompagnée de l'exhibition de la somme à payer. Les offres réelles suivies d'une consignation libèrent le débiteur. Code Nap. an. 1257. || 8° Terme d'économie politique. Empressement que les fabricants, les marchands et les ouvriers paraissent mettre à placer leurs produits, leurs denrées et leur travail, et qui résulte de l'abondance de ces choses. L'offre et la demande constituent l'état du marché. On a dû entendre par demande la volonté jointe au pouvoir d'acheter, et par offre la production des denrées jointe à l'intention de les vendre, maltuus, Principet d'icon. polft. trad. fr. Paris, <82o, t. i, p. «2. Offre ; ce mot exprime la mise en vente des services et des choses qui sont dans le commerce.... la demande et l'offre sont la mesure des salaires, des profits du capital, de la rente de la terre et de la valeur des produits du travail; selon que l'offre est supérieure à la demande, ou la demande à l'oflre, la valeur vénale de tous les services, de tous les emplois et de tous les produits du travail est haute ou basse, oanilii, Dictionn. analytique d'écon. pol. Paris, )»28, p. 319

— REM. Offre a été autrefois masculin : D'un si bel offre de service, Monsieur d'Assoucy, grand merci, chapelle et baciiaumont, Voyage. On le trouve même dans Racine avec ce genre : Ah I si d'une autre chaîne il n'était point lié, L'offre do mon hymen l'eût-il tant effrayé? rac. Bajax. m, 7. Aujourd'hui il est toujours féminin.

IiiST. xu' s. Mais les offres le rci n'a il dunkes

pas pris; Car il cremi forment que li fiers reis Henris,... Th. le mart. 97. Mult bcaus offre», failli, li reis nus offerra; Mais joncs prendrai p.as: car

grant engin i a, ib. i05. ||xm* s Grans mercis

Du bel offiu que fait m'avés, hXtznrr, p. 84. Et dit que pas nel refusout. Ne sun offre n'ele jctout, Lni del désiré. || xiV s. Mettez paine do vous envers lui apalsier. Ou de bailler tel offre qu'on ne vous puist moquier, Guescl, r.603-55)«. ||xvi* s. En refusant un offre présenté, marot, i, 4«». Le prince re^ut à Eslernai, de la part do la roinn, mos.sagcr de paix, do laquelle il eiiibrissa les premiers offres de si bon cœur, que... d'au». Iliit. i, 21».

— f.TYM. Voy, offrir; génev. un offre; provenç. offra. IjB genre de offre est rcité longtemps indécis.

f OFFRF.Ua (o-freur), ». m. Celui qui offic.

— HIST. XIV* i. Que nulle monnoyo d'or et d'argent, *oi* Hanche ou noire, n'ait cours aucun, ex-

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cepté le denier d'or.... et les doubles.... et quiconque fera le contraire, soit bailleur ou offreur, perdra la monoye.... Ord. des rois, t. 11, p. 265.

OFFRIR (0-frir), j'offre, tu offres, il offre, nous offrons, vous offrez, ils offrent; j'offrais ; j'offris; j'offrirai ; j'offrirais ; offre, offrons ; que j'offre, que nous offrions; que j'offrisse; offrant, offert, v. a Il 1* Proposer une chose pour qu'on l'accepte. Offrir un présent, de l'argent. Moi j'accepte la paix que vous m'avez offerte, cohn. Sertor. v, 7. Si vous aviez voulu dire simplement que les fidèles peuvent offrir des biens temporels à ceux dont ils reçoivent les spirituels, et que les prêtres qui servent à l'autel peuvent vivre de l'autel, vous auriez dit une chose dont personne ne doute, pasc. Prov. réfut. de la lett. 12. Au milieu de tant de périls [à Senef], il [le fils de Condé] voit ce grand prince renversé dans un fossé sous un cheval tout en sang ; pendant qu'il lui offre le sien.... boss. £ouij de Bourbon. Dans ses premières guerres, le prince de Cond4 n'avait qu'une seule vie à otfrir à son roi, maintenant il en a une autre plus chère que la sienne [celle de son fiU], id. ib. Il ne m'appartient point de vous offrir l'appui De quelques malheureux qui n'espéraient qu'en lui, bac. Baj. v, (l.||Ilse dit avec de et un infinitif. Il vous offre, seigneur, ou de venir ici. Ou d'attendre en son camp, sac. Théb. m, 5. Il J'offre de.... avec un verbe à l'infinitif, se dit pour affirmer quelque chose, en s'engageant à faire ce dont il s'agit. S'il vous resie des douie», j'offre de les dissiper à l'aide de pièces authentiques. Il 2" En matière de religion, faire une offrande. Offrir un sacrifice. Selon cette parole du Sage , la justice vaut mieux devant Dieu que de lui offrir des victimes, boss. le Tellier. Tantôt elle [la femme de le TelUer mourant] va offrir devant les autels cette plus chère et plus précieuse partie d'elle-même ; tantôt elle rentre auprèsdu malade.... id. ib. te Tellier. Mme la Dauphine demandait à Dieu sa grâce, et lui offrait un cœur contrit et humilié, fléch. Dauphine. Enfants, offrez à Dieu vos innocentes larmes, rac. Athal. iv, 6. Je ne pouvais offrir ni présents ni victimes; Né dans la pauvreté, j'offrais de simples vœux, volt. Merope, 11, a. || Absolument. Le pontife [jui^, avant que d'entrer dans le sanctuaire, offrait pour ses péchés et pour ceux du peuple; mais le vrai souverain pontife [Jésus-Christ] n'avait pas besoin d'offrir pour lui , boss. Méd. sur l' Ev. la Cène, y»' jour. || Offrir le saint sacrifice de la messe, dire la messe. Il s'agit de savoir si un prêtre qui n'aurait pour motif principal, en offrant le sacrifice, que l'argent qu'il en reçoit, ne serait pas devant Dieu coupable de simonie, pasc. Prov. Réfut. de la lett. >i. Xme pieuse du sage Michel le Tellier.... recevez devant ces autels ce témoignage sincère de votre foi et de notre reconnaissance, do la bouche d'un évêque trop tôt obligé à changer en sacrifices pour votre repos ceux qu'il offrait pour une vie si précieuse, boss. le Tellier. || Offrir à Dieu ses afflictions, les lui présenter en satisfaction des péchés qu'on a commis. Dieu me donnera peutêlro de la santé pour aller servir celte paralytique; au moins je le ferai par mes soins, si les forces me manquent; et, joignant mes maux aux siens, je les offrirai plus hardiment à Dieu, Paroles d'Anne de Goniague, dans boss. Anne it Gonx. |La dévote qui.... I les yeux vers le ciel, pour se le faire ouvrir, Offre à Dieu les tourments qu'elle me fait souffrir, iioiL. Sat. X. Fatlme, j'offre à Dieu mes blessures cruelles, volt. Zaire, iv, 1. || 3" Proposer à telle ou telle condition. Il offre tant de ma ferme. II m'a oliert de me vendre son étude. Offrir rusat:o, la propriété d'une chose. || 4° Fig. Montrer à la vue, présenter à l'esprit Celte campagne offre des aspects agréables. L'P.vangile à l'esprit n'offre de tous côté» Que pénitence à taire et tourments mérités, boil. Art p. m. Rome, ce ciel, ce jour que tu reçus de mol, Partout, atout moment, m'offriront de\anl Ifd, rac. Brit. V, ». Hélas 1 l'état horrible où le ciel me l'offrit |Joas enfaui], Revient à tout moment effrayer mon esprit, id. Athal. l, ». Le mouvement allciiialifdu ffux et du reflux et la mouvement constaut de la mer d'orient en fcccident offrent dilléienls phénomènes dans les différents climats, BU^F. Ui.'.t. nat. Preuv.thior. terr. (liuvr.t. il, p. I97. ||B'.<Ioltro au service de quelqu'un. Il consacra ce ((u'il retirait tous les ans du travail actuel du oalais k la subsistance des pauvres.... Il ne leur offiuit pas les restes de sa vanité ou de sa fortune, mais les fruits de ses propres mains, Fi*cn. Ijtmoiijniin. \\ Offrir ses amis à quelqu'un, lui offrir d'employer, pour le servir, le crédit do ses amis. || Offrir son é|iéo à quelqu'un, lui marquer qu'on e«t prêt à le servir

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da l'tpée. Il On dit dans un sens analogue: ofTrirson bras. Je tous offre mon bras : puis-je espérer encore Que vous accepterez un coeur qui vous adoreî RAC. And. I, ♦. Il Offrir le choix des armes à son ennemi, surtout i son adrersaire en duel, lui en laiuer le choix. Il Offrir la main à une dame, lui présenter la main pour l'accompagner, ou par civilité. Il Par Formule de politesse : offrir l'hommage de son respect, de seê respects à quelqu'un. || fi-Offrir le combat, présenter la bataille, dé&er son ennemi. Il fl'empereurj discourut longuement, vivement et sans interruption : « Quelle honte pour ■ Barclay d'avoir livré sans bataille la clef de la « vieille Russie, et pourtant quel champ d'honneur « il lui avait offert?» ségub, Hist. de Nap. vi, 5. Il 7° Exposer, mettre en péril. Enfin , qu'attendezvou» ? il vous offre sa tête ; Sans gardes, sans défense, il marche k cette fête, rac. Àndrom. iv, 3. Il 8° S'offrir, e. ré/l. Se proposer soi-même pour être accepté. Dieu même a craint la mort. — Il s'est offert pourtant, corn. Poly. u, 6. Puissé-je vous donner l'eiemple de souffrir. Comme vous me donnez celui de vous offrir? id. ib. ii, 6. Il [Jésus-Christ] «'offre, en tant qu'il paraît pour nous, qu'il se présente pour nous à Dieu, qu'il lui remet devant les yeui sa mort et son obéissance, boss. Projet de réunion. Explie. diff. points de controv. Euchar. Il s'offrir se dit aussi d'une femme qui propose sa main, son cœur. ....Parlons net sur ce choix d'un époux; Etes-vous trop pour moi? suis-je trop peu pour vous? C'est m'offrir, et ce mot peut blesser les oreilles ; Mais un pareil amour sied bien à mes pareilles, CORN. Sert. II, a. Et pour apprivoiser ce respect ennemi, 11 faut qu'en dépit d'elle elle s'offre à demi, id. Othon, m, 4. || S'offrir à, avec un infinitif, te proposer pour. Tous ces charmes de langage Dont on s'offre à la servir, malh. v, 3. On fit des prières solennelles [à Lyon, pour les glaces de < 608 qui menaçaient d'emporter un pont sur la Saône].... lorsqu'un paysan grossier venu d'un village voisin se présenta au consulat et s'offrit à faire fondre cette glace, LE p. MENETRIER, dans un Glossaire vxs. du patois lyonnais, par martin-hey. Puisqu'il s'offre à Yous voir, croyez qu'il veut la paix, rac. Théb. m, ». Iphigénie en vain s'offre à me protéger, id. Iphig. n, I. Il On dit, dans le même sens, quoique rarement, s'offrir de. Pour les volontaires qui, par curiosité ou désir d'apprendre, s'offriraient peut-être de lui aider.... desc. Héth. vi, 7. Tantôt empoisonné, tantôt désempoisonné, il [le mari de la Brinvillicrs] est demeuré en vie, et s'offre présentement devenir solliciter pour sa chère moitié, sÉv. t" mai «676. Les véritables Moïses sur la montagne déchireront leurs vêtements, briseront leur cœur devant le Seigneur, et s'offriront d'être anathèmes pour leurs frères, mass. Confér. Fuite du monde. || S'offrir à, avec un substantif, se proposer pour. Milord Monserj s'offrit à cette commission, mamilt. Gromm. 7. Il 9* Etre présenté aux yeux ou à l'esprit. Le premier objet qui s'est offert à mes yeux. Les pensées qui s'offrent à l'esprit. Et d'abord une esclave à mes yeux s'est offerte, rac. Bajax. tu, s. Voilà comme Pyrrhus vint s'offrir à ma vue, id. Andr. m, 8. Xipharès ne s'offrait alors à ma mémoire Oue tout plein de vertus, que tout brillant de gloire, id. Uilhr. II, 1 . La manière dont la religion s'est répandue est le principal objet qui s'offre dans les trois premiers tiècles, coNDiL. Hist. ane. xv, préambule. Êloignez- Tous, et ne vous offrez jamais à mes yeux, oenlis, Théâtre d'iduc. la Mère rivale, m, 4. || 10" S'offrir aux coups, rencontrer les coups de. Votre mère éperdue et s'offrant à ses coups L'a cru maître à la fois et du temple et de vous, volt. Olymp. iv, 8. Il 11* Être offert. Le tabernacle où le peuple avait iervi Dieu dans le désert était encore à Gabaon ; et c'était li que s'offraient les sacrifices sur l'autel que Moïse avait élevé, boss. Hist. u, 4. || Kig. Etre présenti comme quelque chose qui est offert. Jamais l'occasion ne s'offrira si belle, corn. Héracl. ii, a. 11 n'en est pas de même de la servitude [que dans U prLwn]; tout s'y offre et <e refuse en même temps à nos souhaiu, staal, Mém. t. u, p. (2«. Loin de chercher i fixer sur lui les regards, il semblait éviter tout ce qui pouvait les attirer; la gloire qu'il avait obtenue s'était offerte d'elle-même, condorcet Margraaf. '

— HIST. xj« ». [Il] prendeit de lui c« qu'il offre k lui, Util de Guill. «a. |1 xii* s. Cbascun d'eus offre •on gage i desplier, Ront. p. «87. Toz les jors ne ecMct Jobda acreflce offrir; car noslre rachaleres offret lenz entrecenement por nos sacrefise. Job 4t». Il xin* ». [Dame] Vou» ettes de l'abaio As soffrel àtoui, Si oe Toui nommani mie, qdbcnu, Bornât^-

eero, p. 89. Par Dieu, à grant martire chascune [de ces saintes] fu offerte, Berte, xxxv. Et doit mètre le [la] reson avant, et offrir loi à prouver, s'ele li est niée de partie averse, beaux, vi, b. lllec trouvai le conte Jehan de Bretagne et sa femme la fille le roy Tybaut, qui offri ses mains [fit hommage] au roy de tele droiture comme elle devoit avoir en Champaingne, joinv. 289. ||xiv* s. Moult de nouveaus cas s'offrent à nous [chirurgiens] chascun jour, h. de mondeville, f" 33. De toute boinne gent s'acointe, Si iert [sera] deboinnaires et frans, Et dous et humies et offrans, j. de condet, p. «03. Il XV* s. Puis qu'ainsy est, mettez vous à enchiere; J'offerray tant que j'y devray partir [avoir part], E. DEscn. Poésies mss. f «82. Appartient il qu'uns chetis voist [aille] Offrir [faire l'offrande], ne qu'il sae à la table Au dessus d'un homme honourable? t6. ^ 666. Il XVI* 8. Lors à nostre veue se offrit la benoiste isle des Papimanes, rab. Pant. iv, 48. Oncques Thysbé, qui à la mort s'offrit Pour Pyramus, tant de mal ne souffrit, marot, ii, 1. Les plaisirs mesmes qui s'offrent à moy, me redoublent le regret.... mont, i, 2«9. Les centeniers luy offrirent de souldoyer, cbascun.... id. m, «76. Je sonde en vain les abysmes d'un gouffre; Sans qu'on m'invite, à toute heure je m'ouffre, rons. 64.

— ÊTYM. Provenç. offrir, ufrir; cat. oferir; ital. offerire; corrompu du lat. offerre, de ob, el ferre, porter.

+ OFFUSCATION (o-fu-ska-sion), s. f. Action d'offusquer. || Terme d'astronomie. Nom ''onné à des affaiblissements passagers qu'éprouve l'éclat du soleil, sans que cet astre soit éclipsé par la lune. Sur les offuscatioMS du soleil attribuées à l'interposition des étoiles filantes, faye, Acad. des se. Comptes rendus, t. lx, p. 649.

— HIST. XVI* s. L'offuscation de la lumière du soleil, lequel tout le long de celte année-là se leva toujours pasle, amyot, César, 27. Offuscation de la veue, surdités, pabé, xxxv, 36.

— ÊTYM. Lat.o//'usco(t'oncm, de o/Z'uMare, offusquer.

OFFUSQUÉ, ÉE (o-fu-ské,skée), part, passé d'offlisquer. Empêché, en parlant de la vue, de la lumière. Offusqué par de grands arbres. Le beau portail de Saint-Gervais est demeuré offusqué, et la plupart des monuments de Paris laissent des regrets, volt. Louis XIV, 28. On voyait ses yeux tantôt èlincelants d'une tendre flamme, tantôt offusqués par ces larmes précieuses que l'amour fait répandre, iD. Taureau blanc, 4.||Fig. Lois.... Qui retiennent sous l'art la nature offusquée, Régnier, Sat. XIV.

t OFFUSQUEMENT (o-fu-ske-maii) , S. m. Action d'offusquer. La diiches?e de Bourgogne n'était pas capable de sentir assez vivement toute l'importance de ces choses à travers les bouillons de sa jeunesse, l'offusquement de sa faveur intime et paisible, st-

OFFUSQUER (o-fu-ské), j'offusquais, nous offusquions, vous offusquiez; que j'offusque, que nous offusquions, que vous offusquiez, v. a.\\ 1° Empêcher l'effet soit de la vue, soit de la lumière, soit de l'une ou de l'autre. Les nuées offusquent le soleil, ôlez-vous de devant moi, vous m'offusquez la vue, Dict. de l'Acad. Mais d'où vient qu'un triste nuage Semble offusquer l'éclat de ses beaux yeuxT MOL. Psyché, II, 3. Nous ne pouvons un moment arrêter les yeux sur la gloire de la princesse, sans que la mort ne s'y mêle aussitôt pour tout offusquer de son ombre , boss. Duchesse d'Orléans. Il Par extension, rendre peu visible. De plus, elle [une vue] était offusquée par deux bâtiments voisins qu'on vient de construire, volt, heure à Mme de Saint-Julien, 29 mai «776. Notre théâtre est vide d'action et de grands intérêts, pour l'ordinaire : ce qui fait qu'il manque d'action, c'est que le théâtre est offusqué par nos petits-maîtres; et ce qui fait que les grands intérêts en sont bannis, c'est que notre nation ne les connaît pas, id. Lelt. Desfontaines, «4 avr. «736. Galère trouva mauvais que les chrétiens bâtissent une église qui offusquait son palais, lo. Philos. Ex. de milord Ilolingbr. 27. La jeune fille relève le front, un front pâle et pur; puis, d'un léger mouvement, l'ayant dégagé des boucles qui l'offusquaient, d. stern, Dialogue sur Dante et Gwthe, 2, Rev. German. t. xxxi, p. 607. Il 2* Empêcher de voir, en éblouissant. Le soleil m'offusque les yeux. Toutes les espèces de hiboux et de chouettes ne sont pas également offusquées par la lumière du jour, bupf. Ois. t. u, p. <U2. Il Absolument. Une trop grande clarté offusque. Il 8* Par extension, cacher, voiler, rendre tenie. L'éclat de les vertus offusque tout savoir, Régnier, Sat. I. Et vous, grands de la terre qui voulez accroître votre nom, l'étendre & la postérité, et faire

tant de bruit dans le monde, qu'il offusque le nom des autres, boss. Élevât, sur myst. xxiv, 9. Le goût ne paraît-il pas cent fois mieux dans les choses simples que dans celles qui sont offusquées de richesses? j. j. Booss. //^i. v, 2. La philosophie, en m'attachant à l'essentiel de la religion, m'avait détaché de ce fatras de petites formules dont les hommes l'ont offusquée, id. Confess. viii. Il 4° Fig. Empêcher, en parlant de la vue île l'esprit et du cœur. Je me délivrais peu à peu de beaucoup d'erreurs qui peuvent offusquer notre lumière naturelle, DESC. Méth. i, 14. Et j'ai devant les yeux toujours quelque nuage Qui m'offusque la vue et m'y jette un ombrage, corn. Nicom. m, 4. La déroute de notre pauvre d'Harouys [qui avait fait de mauvaises affaires].... passionné de faire plaisir à tout le monde, sans mesure, sans raison ; cette passion offusquant toutes les autres, et même la justice....sÉv. «9[évr. «690. Déjà venaient frapper mes oreilles timides Les affreux cris du chien de l'empire des morts; Et les noires vapeurs, et les brûlants transports Allaient de ma raison offusquer la lumière, CHAUL. Sur la mort. Le régent, pendant la première heure de son lever, était encore si appesanti, si offusqué des fumées du vin, qu'on lui aurait fait signer ce qu'on aurait voulu, duclos, Œurr. t. V, p. 23t. La vanité offusquait ses lumières, qui, d'ailleurs peu étendues et peu actives, même pour ses propres intérêts, n'avaient jamais un pressant besoin de s'exercer, d'alemb. Eloges, l'abbé de Choisi. || B° Fig. Donner de l'ombrage, de la jalousie, déplaire. N'offusquez pas sa vanité. Ce rival vous offusque. 11 est jaloux, tout l'offusque. Ce Dion était de Nicée en Bithynie, il s'occupa toute sa vie à décrier le mérite qui l'offusquait, dider. Claude et Néron, i, »9. || 6° S'offusquer, v. réfl. Etre empêché, en parlant de la lumière de l'esprit, de la raison. Je ne puis sur aucun [des deux prétendants] porter mon jugement; Plus ma raison le cherche et plus elle s'offusque, haoteroche, l'Amant qui ne flatte point, iv, 4. {| 7* Être choqué. Il s'offusque de tout.

— SYN. OFFUSQOER, OBSCURCIR. Offusquer signifie empêcher de voir ou d'être vu, dans sa clarté naturelle, par l'interposition d'un corps, d'uu obstacle. Obscurcir exprime l'action simple et vague de faire perdre à un objet sa lumière ou son éclat. La lumière s'éteint, tout devient obscur, non offusqué; un nuage voile le soleil, tout devient olfusqué, non obscur.

— HIST. XV* s. Et y avoit si grand foison de traict, que l'air ou le jour en estoit offusqué, juvÉN. DES l'RSiNS, Charles YI, «380. |{ xvi* s. Les vices se vont fourrer là où les vertus reluisent ou doyvent reluire, pour tascher de les Offusquer, LANOUE, 494. Cest entremeslement qu'ils font du beau avec le laid, et du bon avec le mauvais, esblouit les yeux et offusque leur jugement, m. 603. Soit que mon haut désir trop pront et trop ardant M'offusque les esprits.... desporTks, Cléonice, xxxiii. Stances. La lune estoit jà fort basse, ot encore si peu de clarté qu'elle rendoit estoit offu.S(iuée de tant d'hommes qui alloient et venoienl, amyot, Nicias, 39. Oue notre prudence soit offuscjuée ou par le sommeil ou par quelque maladie.... mont, u, 23, Aiant accoustumé les gardes à le voir passer le visage tout offusqué de cheveux quand il emportoit le bassin dehors.... d'aub. Hist. m, 348.

— ÉTYM. Provenç. offuscar; esp. ofuscar; ital. offuscarei du lat. offuscare, do ob, et fuscus, sombre.

f OGDOADE (ogli-do-a-d'), s. f. Groupe de huit choses ou de huit personnes. [I Dans lo gnosticisuie, ogdoade valentinienne, ogdoade composée succesvement de l'abîme et la «19^ [le silence], l'intellect et la vérité, le verbe et la vie, l'homme idéal et l'Église (VOy. SYZYOIE).

— ÊTYM. 'Ofôoàç, de ôxTM, huit.

t OGIVAL, ALE (o-ji-val, va-l'), odj. Qui présenta des ogives; dont le caractère est l'ogive. Architecture ogivale, celle des grandes cathédrales du moyen âge, dites (gothiques. || Sceau ogival, sceau de forme allongée, par opposition à sceau orliiculaire.

OGIVE (o-ji-v'), s. f. Terme d'architecture. Dans l'architecture gothique, nom donné à ces courbures saillantes qu'on appelle nervures, qui, dans les travéps ou croisées des voûtes, se croisent diagonalcment au sommet, en allant d'un angle à l'autre, et produisent dans les voûtes ces compartiments angulaires qu'on y remarque, quatremêhe de quinct Dict. iarch. L'arc brisé appelé ogive a été d'abord une importation d'Orient; adopté en France, il est devenu le point do départ de tout un système de construction, au milieu du xii* siècle, dans les pro-

OGR

vinces du nord de la Loire. Les voûtes d'ogive, autrement à la gothique ou modernes, se peuvent faire.... derand , l'Architecture des voûtes, ch. 3. Elles [les moulures de l'architecture gothique] suivent le contour des parties soit en montant dans les piliers, soit en circulant dans les arcs, doubleauï et croisées d'ogives, Journal ceconomique, mars (762, p. 68. Le lierre.... tapisse de verts manteaux l£3 longues ogives moulées, lahart. ^p. à V. Hugo. Il On dit aussi voûte, arcade, croisée, en ogive. La vieille femme, par manière de remerciement, ouvrit une petite croisée en ogive à vitraux colorés, CH. DE BERNARD, Un hotiime sérieux, § xvui. Il 2" Ogive s'emploie adjectivement pour les deux genres, et signifie en forme d'ogive. Arc ogive. Voûte ogive. Fenêtre ogive.

— RE.M. On le trouve écrit quelquefois augive. La voûte du chœur est sans augives, à huit feuillages, d'un goût qui ne se voit point ailleurs, LEbŒiF, llisl. du dioc. de Paris, t. xiv, p. 7(. En général, toutes les cimes élevées que l'on peut distinguer dans cette chaîne depuis le Mont-Blanc jusqu'au col Kenet, sont soutenues par des augives composées d'une ou de plusieurs suilesde feuillets pyramidaux r.ppuyés les uns contre les autres, Saussure, Voy. Alpes, t. IV, p. 40, dans pougens.

— HIST. XIV' s. La dicte chapelle est volue [voûtée] de trois croisiées d'ogive. Compte de la construction d'une chai'elle ches les célestins de la forêt de Compiègne, dans l'Ancien bulletin du comité des trw, 1. 1, p. 48. Deux crois d'augives pour faire les voultes sus, avec une arche entre deux crois augiveres, j. ouicuesat, Itevue arch. t. vu p. ee. Il XV' s. Item, il fauldra voulter ladite tour [la tour d'Aubette à Rouen] , laquelle a quinze piez de creux, et en sont les carchcs et fourmerès [les cherches et formerets] déjà assizes; et y fault environ quarante pies d'augives, dont il y a environ seize piez taillez, et la clef; et sont lesdictes ogil'es chanfraintes; et a eu ladicte voulle quatre branches d'ogives, ID. ib. p. 68. Item faut deux pilliers qui porteront trois piez de saillie, pour cuillir [recevoir] les arcs doubleaulx et les croix d'augives.... item fault vaulter le premier estage à croix d'augive....item fault, pour faire les croisées d'augives, deux cens piez de pierre de ung pié carré, et huit cens pierres appelées pendaus pour faire lesdites voultes, ID. ib. p. 68. Laquelle vaulsure a quatre liranques, et celle ou rond de la dicte tour six branques, et ont tourné les ogives à anse de panier. Bulletin du comité, t. li, p. 64, année t850, Compte de construction à la colÙgiale de Bélhune. 'l'ailler lies oisives pour faire les vostes, Comptes de l'œuvre de la cathédrale de Troyes, Bibliothèque des chartes, mai-juin 4862. ||xvr s. Les maistres maçons de ce royaume et aussi d'aul»« pays ont acoustumé de faire les voûtes des esglises esquelies y a grande espace avec une croisée qu'ils appellent d'ogives, PU L. de lohsce, IV, 8. La voûte est ilite en cul de four rond lorsqu'elle est voûtée toute ronde, sajis y avoir aucuns arcs, fillets ne ogive» qui la sousttnnent, hathub. jousse. Secrets d'architecture.

— ÊTYM. Àugive, dans Ménage ; augiva, dans du Cange, en un texte du xvi» siècle. Ménage le tire de auge : en forme d'auge. M. Renan soupçonne que dans au ou o est l'article arabe al; mais il ne peut expliquer le reste du mot. Dans quelques provinces, la Franche-Comté par exemple, ogive a le sens d'appui, de contre-fort. M. Sclieler dit, sans prendre parti, que ce mot est généralement tiré de l'allemand Auge,<rU, en hollandais 009, parce que les arcs des cintres dans les voûtes gothique forment des arcs curvilignes semblables à ceux du coin de l'œil. H. Lebéricher, dans l'Avranchiu, 4 dec. «864, s'api>uyant sur la forme par au, y voit un dérivé du latin augere, augmenter, cet arc en diagonale augmentant la force de la voûte et de l'arêtier. C'e«t la vraie étymologie; agit se trouve dans le sens d'appui : xii* s. Catholicee lidei validus defensor et ogis, Nicolas dk brai, dans i. QuicuEHAT, /(et), arch. t. \a, p. e«.

t OGIVKTTK (o-ji-vè-f), ». f. Petite ogive.

t OGNETTK (o-gnè-f), i. f. Terme de marbrier. Ciseau dont le tranchant est très-étroit.

OGNON, I. m. Voy. oioNo».

fMUlK (o-gr'), 0(;rks.SK (o-gri-»T, ». m. et f.

i c de monstre qu'on supposait se nourrir

.iimaine, et qui est un personnage des conv.^ Ile fies. L'ogre di'joué par le petit Poucet. || Kig. Petits poiicetsdclalittératiire,S'iivi»ntunogre, éviloz bien sa dent, httMio. Fréf. i| Famllii-Tcmenl. Hanj-—r comme un ogre, manger excessivement. L'ogre a dîné; peuples, payez la carte; Faites un toi, nior-

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