‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 255 sur 389 · OME · texte numérisé non relu

OME

Il i' Terme de zoologie. Le corps des méduses. Il Genre de coquilles univalves.

— REM. Ce mot a été masculin : Le second tableau représente le pape entre l'empereur et le doge, à chacun desquels il donne un ombrelle ou parasol, après en avoir réservé deux pour lui, fé- LiBiEN, Vie des peiiUres, dans LEOOARiNT. Fclibien

B suit Montaigne.

H: — HIST. XVI* s. Nulle saison m'est ennemie, que

" le chauld aspre d'un soleil poignant ; car les ombrelles, dequoy, depuis les anciens Romains, l'Italie se sert, chargent plus les bras qu'ils ne deschargent la teste, mont, iv, )04.

— ÊTVM. Ital. ombreUo, de ombra, ombre; génev. ombrelle.

OUBHER (on-bré^, v. a. Mettre des ombres à un tableau, à un dessin. || Terme de blason. Marqueras traits plus fortement, afin de faire ressortir la pièce.

— H1.ST. IV s. Si avoit dedans le champ dem petites loges pour reposer et ombrer les champions,

MONSTBEL. liV. I, ch. 4 4.

— ÉTYM. Ombre.

j OMBUETTE (on-brM'), *. f. Échassler du Sénégal.

t OMBHEfSEMENT ( on-breù-ze-man ) , adv.

D'une manière ombreuse, avec beaucoup d'ombre.

— HiST. XVI' s. Tantost dans un antre creux Ombreusement caverneux, jaq. tahlreau, Poésies,

p. 244, dans LACUIiNB.

OMBllEUX, EL-SR (on-breù, breù-z'), adj. \\ l°Qui fait de l'ombre. Sous les hêtres ombreux, témoins de sa souffrance, millev. Églog. u. || 2° Couvert d'ombre. Des renards et des loups les ombreuses retraites, régnieh, Sat. xv. Dans la nuit ténébreuse Dont un bols vaste entoure une vallée ombreuse. D'un rameau précieux se cache le trésor, delille, Enéide, vi. Dans la vallée ombreuse. Reste où ton Dieu te creuse Un lit plus abrité, v. hugo, F. d'au*. 37. Il 3" Terme de botanique. Qui croît dans les

» lieux ombragés. ,

— REM. Marmontel se plaint qu'ombreux soit hors d'usage : Ombreux n'avait-il pas sa nuance à côté de sombre, et rais  côté de rayons? Élém. litt. t. X, p. 430. Aujourd'hui ombreux a repris faveur; il est du style élevé.

— HIST. XVI* s. Boys umbreui, harot, iv, 60. La nuit ombreuse, iD. IV, < 16.0 ma belle maislresse, hé que je voudrois bien Qu'après nostre trespas, dans nos fosses ombreuses, Nous fussions la chanson de» bouches amoureuses! rons. Amours, liv. il.

— RTYM. Lat. umbrosus, de umbra, ombre.

t OMBRISE (on-bri-n'), ». f. Genre de poissons qui ressemblent à la perche.

t OMBItOMËTRB (on-bro-mè-tr*) , t. m. Terme de physique. Instrument pour mesurer la quantité d'eau pluviale.

— ETYM. 'OuLepoç, pluie, et mètre, mesure.

tOMBKOMÉTKIB (on-bro-mé-trie), ». f. Art, manière de mesurer la <iuantilé d'eau pluviale qui est tombée dans un temps donné.

tOMBBOMÊTKIQUE (on-bro-mé-tri-k'), adj. Qui concerne l'ombrométrie.

OMÉGA (o-mé-ga), ». m. Dernière lettre de l'alphabet (îrec. Il y a entre lui toute la dislance qui se trouve entre l'alpha et l'oméga, ahmault, Loisirs d'un banni, t. U, p. <24, dans pougen». jj Fig. L'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. || Fig. Cet écolier est toujours l'oméga de sa classe, il en est le dernier.

— RTYM. Q (léya, l'o grand, long.

OMELETTE (o-me-lè-f), ». f. || 1* Œufs battus et

cuits dans la poêle avec du beurre. Un jeune homme à saillies libertines [des Barreaux, qui avait été ami de Théophile] peut très-bien, dans un cabaret, manger gras un samedi, et, pendant un orage mêlé de tonnerre, jeter le plat parla fenêtre, en disant : Voilà bien du bruit pour une omelette au lard, sans pour cel» mériter l'affreuse accusation d'athéisme, volt. Mil. litt. Lettres à S. A. S. vu. Après ce premier jilat, il [le curé] attaqua l'omelelte qui était ronde, ventrue et cu1t« à point, brillat-bavarim, l'Ometelle du curé. || D'omelette, couleur d'une omelette. M. de Grignan en robe de chambre d'omclelte.... »*r. ao déc. («73. Il Omelette baveuse, omehnte i demi cuite. Chargés chacun d'un sac plein d'œufs. Pour faire omelettes baveuses, sc»rb. Tirg. i. Il Faire une omelotte, casser des neufs cl les battre pour faire romclriie. || Par extension, ie tombai justement du cdté de la poche oi) étaient mes œufs, qui se cassèrent tous, et firent une omelette qu'on * vit blentftt couler le long de ma jamie, lksaor, Cmm. fAlf. M, ». Il Omelette k !» Célestine, nom donné autrefois i une espèce d'omelette plus épiiiw que les autrtiS. || 1* Le eOna buUé, coquille. || Pro-

verbe. On ne saurait faire une omelette sans casser des œufs, c'est-à-dire il faut se résigner à des pertes, à des sacrifices, pour faire ce qui doit être fait.

— HIST. xv* s. Et illec fut fait essay de certains poysons, qui furent faiz manger au chien de Macé on une fressure de mouton frite et en une amelette d'oeufs, Bi'bi. des chartes, *• série, t. i, p. ics. Il XVI* s. En pareille alliance, l'un appeloit une sienne, mon homelaicte. Elle le nommoit mon œuf, et estoient alliés comme une homelaicte d'œufs, bab. Pant. IV, 9. Une aumelete faite de cinq ou six jaunes d'œufs, 0. DR SERRES, 939.

— ÉTYM. Picard, amelèle ; bas Maine, amelette. Amelette, qui est une des formes les plus anciennes, donnerait quelque appui à ceux qui y voient un diminutif d'âme [l'âme, le dedans d'un œuf]. Mais dans le xiv* siècle on a dit alumelle et alumete {Jlénagier, ii, 5), à cause que Yomelctte est plate comme une alumelle (voy. ce mot) ; c'est là que paraît être l'étyraologie, amelete étant une corruption li'alumete ou alemete. Dans tous les cas, alumele et alumete sont les formes les plus anciennes.

t OMENTITE (o-man-ti-t'), ». f. Terme de médecine. Inflammation do l'épiploon.

— RTYM. Lat. omentum, épiploon.

OMETTRE (o-mc-tr'. Il est de tradition, quand on

dit le vers de Racine, Plaid, m, 3 : Je vais, sans rien omettre et sans prévariquer, Compendieusement énoncer, expliquer.... qu'on prononce pcdantosquement obmettre), ti. a. Se conjugue comme mettre. Il 1° Manquer à faire, à dire une chose. N'omettre à demander aucun des axiomes parfaitement évidents et simples, pasc. Esprit géom. u. Je no dois pas omettre en ce lieu que le P. Bourgoing a été longtemps confesseur de monseigneur le duc d'Orléans, uoss. Bourgoing. Je ne puis décrire toutes les grandes actions de M. de Turenne, et je voudrais n'en omettre aucune, fléch. Tur. Sans rien omettre de ses dévotions, Marie-Thérèse avait toute la complaisance qu'une femme doit à son époux, lu. Har.-Thér. On ne doit pas omettre que dans les divertissements des Amants magnifiques il se trouve une traduction déTode d'Horace donecgrolu» erani ttb», volt. Vie de Molière. \\ Absolument. Il affirme, et les autres ne nient pas, ils omettent, volt. Philos. Somm. des quatre évang. || S* Omettre quelqu'un, ne pas le comprendre dans une énuraératiou. Il ne faut pas omettre Lucain, dont le génie original a ouvert une route nouvelle ; il ne doit à personne ni ses beautés ni ses défauts, volt. Bss. poés. ép. 4. || 3° S'omettre, V. réfl. Etre omis. Me faire écrire aux occasions chez le maréchal [de Villeroj], ce qui ne s'omet qu'en brouillerie ouverte, st-simpn, 39a, 69.

— REM. Omettre se construit avec à ou de ; il a omis de faire cola ou à faire cela.

— HIST. XVI* s. Agis ayant, par despit, omis à faire le sacrifice accoustumé, amtot, Lyc. I8. Et cependant ilz omettoient à dire ce qui estoit en luy le plus beau et le plus grand, id. Périt. 73.

— ETYM. Lat. omitlert, de ob, et iniU«re (voy. mbttbe).

t OMICUOIf (o-mi-kron, ou comme aujourd'hui dans las lycées et collèges, o-mi-kron'), t. m 0 bref de l'alphabet grec; 15* lettre de cet alphabet.

— ETYM. 0, et |jitxp4y, petit.

t OMHEUX, EL'SE (o-mi-neil, nefl-z'), adj. Funeste, qui est de mauvais augure (latinisme). Comme ils [les Flamands] allaient combattre les Français, les plus sages firent un jugement omineux de ce prodige [apparition da corbeaux sur l'armée], le laboureur, Trad. d$ Vhist. lat. d« Charles VI, p. 6», dans lacuhne.

— ETYM. I.at. omiiiosus, do otnen, présage. OMIS, ISE (o-mt, mi-z'), part, passé d'omettre.

Un article omis dans un compte.

OMISSION (o-mi-sion ; en vers, de quatre syllabes), ». ^. ||1° Action d'omettre. L'»missioa d'un principe mène à l'erreur; ainsi il faut avoir la vu» bien nette pour voir tous les principes, paso. Pensées, part. i,art. <ii. {|2° La chose omis*. Une omission importante. Un passage positif raut mieux tout seul que cent omissions, »oss. s* iniir. tur tes passages, «it'pass. || 3* Terme de jurisprudsnoe. Manquement à lit ' ' lig'Vi par la loi, et qui, dans certains cas, ■ nullité. || 4° Terme de théologie. Les \>t. .1 ■'' ■! lo' péchés de commission : I''» premiers, : i à no pas falra les bonnes œuvres aujij ■ ■ 't obligé; le» seconds, qui sont de comiuullie lu mal qu'on doit éviter. Mes pires fautes ont été d'omission : j'ai rarement fait ce qu'il ne fallait pas faire, et malheureusement j'ai plus rarement fait ce qu'il fallait, ). I. »ouss. Conf. X.

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