OMO
— HIST. XVI* s. Autant trouveras-tu de péchez en ta vie, de passions en ton ame, et d'omissions en ton devoir, amyot, De la curios. 2. Ce sont deux omissions qui s'offrent à moy souvent en leurs discours [des stoïciens], mont, u, 302.
— ETYM. I.at. ommi'onem, de omt»ium, supin da omittere, omettre.
t OM.MIADK (o-mmi-a-d'), i. m. Nom d'une dynastie arabe issue d'Ommias, oncle de Mahomet, qui a régné de 666 à 749.
OMNIBUS (o-mni-bus"), ». m. Voiture qui parcourt une ville, et oii chacun peut monter pour une somme modique. X Paris, les premiers omnibus furent établis sous la Restauration. Lors(|u'un voleur fait le guet à une heure indue et dans quoique endroit isolé, il répond aux agents qui l'ont surpris et lui demandent ce qu'il fuit là, qu'il attend l'omnil)us. 11 [Pascal] inventait ainsi le baquet, la brouette du vinaigrier; il paraît même, gloire populaire, qu'il entrevit l'omnibus, sainte-beuve, Port-Ro'jal, m, 6. || Une ligne d'omnibus, le trajet que parcourt un service d'omnibus. || Adj. Voiture omnibus. Il II se dit aussi d'autres choses qui servent à plusieurs. Les avocats qui vont se faire entendre dans un autre ressort que celui au<|Uol ils sont attachés trouvent des robes d'emprunt, robes omnibus qui servent à tous les pèlerins de l'éloquence, a. FILIN, Tout Paris, Siècle, 3( mars («07.
— ETVM. Lat. omnibus, pour tous, datif pluriel do omms, tout. Le peuple fait souvent ommbu» du fémin, sous-eiitendant i;ot<ur«.
t OMNICOI.OKE (o-mni-ko-lo-r'), od;. Qui offr* toutes les couleurs.
— ETYM. Lat. omiits, tout, et color, couleur.
0MNIP0TF:N(:E (o-mni-po-tan-s'), s. f. \\ 1» Toutepuissance. L'omnipotence divine. || i' Fucull.; da décider souverainement en certaines matières. L'omnipotence du jury.
— HIST. xvi* s. Concevez l'homme nccompaigné d'omnipotence, vous l'abysmez; il fault qu'il vous demande, paraulmosne, de l'empesohement et de la résistance, mont, iv, 31.
— ETYH. Lat. omnt», tout, et potCMd'a, puissance; provenç. omnipotenCta; esp. omnipoteneia ; ital. onnipo/fnia.
f OMNIPOTENT, ENTE (o-mni-po-tan, tan-t') , adj. Qui peut tout. Le jury est omnipotent.
— HIST. XI* s. Mais serf et ore [sers et prie] le rei omnipotente, Ch. de llol. cclxii. || xir s. Deu [elle] reclama, le roi oraniputenl, Honcisr. p. 4 73. Il xvi* s. Luy sacnfioicnt comme à leur dieu omnipotent, RAB. IV, 58.
— ETYM. Lat. omnipo»cn(c»» (voy. omnipotencr) ; prov. omnipotent; esp. omni/jotenl»; ital. oniitpotente.
O.M.MSCIENCE (o-mni-si-an-s"), ». f. Terme da théologie. I>a science infinie de Dieu. Nous savons dcmonslrativement que, si llieu existe, Dieu est libre; nous savons en même temps qu'il sait tout; mais cette presdeoce et cette omniscience sont aussi incompréhensible» pour nous que son immensité, volt. Traité de mélaph. vu. || Dans le langage ordinaire et par exagération, la science de toute chose. L'intelligence d'une jolie femme n'équivaut-elle pasàl'oraniscience? en. og dehnard, l'Anneau d'argent, ^ a.
— RTYM Lat. omnt'j. tout, et science.
t OMNISCIENT, ENTE (o-rani-si-aii, an-l'), adj. Qui a l'omnisoienco. Dieu est omniscient; lepriisent, l'avenir sont également présents à ses yeux , volt. Lett. Prince roy. de Pr. octobre 17J7, sur la liberté.
— ETYM. Lat. omni», tout, et »e«rti», sachant.
f OMNIUM (o-mni-om"), ».m. Se dit,on Anglolerro, da la totalité des cfi'e" publics que l'idjudicatairo d'un emprunt reçoit du gouvorneinrnt. Cette idée |rèlabliss''menl d'un gr.md livre] n'est pas nouvelle; elle a été employer utilement en Angleti-rro, lors- ([U'on consolida le trois etquatropourcoiit, ou qu'on créaroaimum, Rapp de camhon, »• aoiUi7i»3,p. 71.
— tTTM. Lat. omnium, génitif pluriel de omnf», tout.
OMNIVOHB(o-mni-»o-r'), od/. Terme d'histoira naturolle. Qui sa nourilt d'aliment» de toute espèi-o. I^ rat est carnassier et même omnivore, buff, O»"drup. t. n, p. »7». Il Sulisliinlivement. Les oumi- Yores, nom d'un ordre nombreux d'olsaaux qui M nourrissent indifféremment d'insoolas, de graines, de fruits, et certains de cadavres et do petits oiseaux.
RTYM. Lat. onmtïoru», d« omni», tout, et eo-
rare. dévorer (voy. vosacb).
t OMOCOTYI.K (oraoko-ll-n, ». f. Terme d'anniomie. C.avllé da l'omoplate qui reçoit la léto da l'Iinrnénis.
— ETYM. 'tliKK, épaule, et cotyt».
ON
t OMO-HYOÏDIIW (o-mo-i-o-i-diin), adj.m. Terme d'imatomie. Muscle omo-hyoïdien, et, suhsUntivement, lomo-hyoidien , muscle placé obliquement lur IM côtés et en avant du cou.
STYM. 'U|Ao;, épaule, et hyoïdien.
t OMOPHAGE (o-mo-fa-j'), adj. Terme didactique. Qui mange de la chair crue.
— ETYM. "Ûiii;, cru, et çot"'»» manger.
t OMOPUAGIE (o-mo-fa-j ie), s. f. Habitude de manger de la chair crue.
OlOPLATE (o-mo-pla-f), t. f. || 1' Os large, mince et triangulaire, situé à la face dorsale du thorax, et formant la partie postérieure des épaules. Il Terme de commerce. Les os minces de l'épaule des moutons. |1 2" Familièrement. Le plat del'épaule. Avant que sur sa joue ou sur son omoplate Des rois et des héros les grands noms soient vengés, volt. Ép. fO*. Je fus connu, mais par mon infamie, Comme un gredin que la main de Thémis A diapré de nobles fleurs de lis Par un fer chaud gravé sur l'omoplate, iD. ie Pauvre diable.
— HIST. XVI* S. Ladite omoplate a une base, une teste et une espine, paré, iv, ) ».
— ETYM. 'QiiouXâtri, de b>)io;, épaule, et ixX<xtii, chose plate (voy. plat).
t OMPHALIER (on-fa-lié), s. m. Genre de plantes de J'Amérique méridionale, euphorbiacées, qui renferme deux espèces, l'omplialier grimpant et l'omphalier noisetier.
t OMPHALOCÈLE (on-fa-lo-sè-l"), ». /. Terme de chirurgie. Hernie ombilicale.
— ETYM. 'OiiçoXi; , nombril, et xinXir), tumeur.
t OMPHALODE (on-fa-lo-d'), f. m. H 1° Terme de botanique. Ouverture fort petite, située sur la partie centrale du hile, et donnant passage aux vaisseaux nourriciers qui, du trophosperme, s'introduisent dans le tissu de l'épisperme. || 3° S. f. Genre de borraginées ayant pour type l'omphalode printanière, dite vulgairement petite bourrache, et qui a été la cynoglosse omphalode, legoarant.
— ETYM. '0|X(fa>o,-, nombril.
t OMPHALOMANCIE (on-fa-lo-man-sie) , t. f. Prétendue divination par laquelle des sages-femmes disent à une accouchée quel nombre d'enfants elle aura d'après le nombre des nœuds que présente le cordon ombilical du premier-né.
— ETYM. 'On^aXôç, cordon ombilical, et le suffixe mande.
t OMPUALO-MÉSENTÉUIOnE (on-fa-lo-mé-zanté-ri-k'), adj. Terme d'anatomie. Vai.'iseaux omphalo-mésentériques, nom donné à deux artères et à une veine par le moyen desquelles s'accomplit la circulation de l'embryon à la vésicule ombilicale.
+ O.MPUALOMYCES (on-fa-lo-mi-s'), s. m. pi. Groupe de champignons dont le chapeau est creux eh dessus.
— ETYM. *0(i9aXo«, nombril, et iaûxh;, champignon.
t OMPHALO-PHLÉBITE ( on-fa-lo-flé-hi-f), s. f. Terme de médecine, inflammation de la veine ombilicale.
— ETYM. 'OfuiaXic, cordon, et phlébite.
+ OMPUALOPSYyUE (on-fa-lo-psi-k'j, t. m. Synonyme de hésychiaste (voy. ce mot).
— ETYM. 'OiiçoXb;, nombril, et ^v^fi, âme. Le Dict. de théologie de Bergier a omphalophy signes.
t O.MPIIAIX>HRUAGIE (on-fa-lo-na-jie), s. f. Terme de médecine. Hémorrhagie ombilicale.
— ETYM. '0|ji4«X6{, nombril, et fa-ftiv, faire éruption.
t OMPHALOSITE (on-fa-lo-si-t'), adj. Terme de tératologie. Monstres omphalosites, et, substantivement, les omphalosites, monstres qui vivent seulement d'une vie imparfaite, et par la communication avec la mère.
— ETYM. '0(içaXàç, nombril, et oîtoî, aliment.
I OMPUALOTOMIË (on-fa-lo-to-mie), ». f. Section du cordon ombilical.
— ETYM. '0(içaXo<, cordon, et to(ir), section. ON (on; l'n se lie : on aime, dites: on n'aime;
d'autres ne conservent pas le son nasal de la voyelle, •t disent o-n aime. L'n ne se lie pas quand, dans une interrogation, on est «près son verbe; que diton i la court Klle ne se lie pas non plus dans le prorerbe : on est un sot. Vers la moitié du xvii- siècle, on intercalait un xde liaison et on prononçait • 00- ï ouvre, on-ï espère, etc.; Méré, dans son Traité dt liloquenc» et de Veniretien, s'élève contre celte prononciation), »u6»*. objlrot*. || !• Il indique d'une manl«ra générale ou vague le» gens, les personne»; U neet employé jamais que comme sujet du verbe' qui ae m^toujours au lingulier. On est toujours trop prtt quand dp a du courage, co»n. Cid, iv, b. On garde
ON
sans remords ce qu'on acquiert sans crimes, id. Cinna, ii, *. Tout le monde s'intéresse dans cette affaire [le procès de FoucquetJ : on ne parle d'autre chose; on raisonne, on tire des conséquences, on compte sur ses doigts, on s'attendrit, ou espère, on craint, on peste, on souhaite, on hait, on admire, on est accablé, sÉv. Lett. à Pompone , )7 décemb. («64. Par le travail, on charmait l'ennui, on ménageait le temps, on guérissait la langueur de la paresse, Boss. Anne de Gonx. On aime les gens, on en est aimé, on en est sûr, on les néglige, on ne se contraint point avec eux, maintenon, Lett. àd'Aubigné, 2 mars I6si. On ne surmonte le vice qu'en le fuyant, fén. Tél. vu. L'on n'est rien devant Dieu quand on n'est pas ce que l'on doit être, mass. Pet. carême, Écueils. On est plus criminel quelquefois qu'on ne pense, volt. Œdipe, iv, <. On fut consterné dans Stockholm [à la suite de victoires des Russes], et l'on ne s'y croyait pas en sûreté, id. Russie, II, 6. On a vu des souris se loger sur leur dos [des cochons], et leur manger le lard et la peau sans qu'ils parussent le sentir, blff. Quadrup. 1. 1, p. 291. On entre dans le monde, on en est enivré. Au plus frivole accueil on .se croit adoré, gbess. Méchant, IV, 4. On riait un moment des épigiammes, et on retournait pleurer au Préjugé à la mode et à Mélanide, d'alemb. Éloges, la Chaussée. On relit tout Racine, on choisit dans Voltaire, delille, l'Homme des champs, i. \\ 2° Oh remplaçant un sujet déterminé. Vous êtes malade, ma chère enfant: vous dites quelquefois que votre estomac vous parle ; vous voyez que votre tête vous parle aussi : on ne peut pas vous dire plus nettement que vous la cassez, que vous la mettez en pièces, SÊv. i" avril 1889. On [Mme de la Vallière dans la grille d'en haut et se faisant carmélite] vous dira de là haut qu'on peut quelque chose de plus difficile, puisqu'on peut embrasser tout ce qui choque, boss. la Vallière. Quand on n'a jamais eu un mouvement de coquetterie, qu'on n'a dans co genre aucune espèce d'expérience, et qu'on n'a que dix-huit ans, on s'engage avec beaucoup plus de facilité qu'une coquette de trente ans, genlis, Mlle de la Fayette, p. <48, dans pouGENS. On n'a pas plus d'esprit, de grâce.... collin d'harlev. Itœurs du, jour, i, i. 113" On, désignant en général les hommes, les gens, peut, selon la signification du discours, restreindre son sens à telle ou telle personne désignée par je, fu, il, nous, vous, ils. || On se dit pour j«. Soyez tranquille, on songera à vos intérêts. 11 y a longtemps qu'on ne vous a vu. Allez, vous êtes fou dans vos transports jaloux, Et ne méritez pas l'amour qu'on a pour vous, mol. Misanthrope , iv, 3. On ne s'attache à nulle société, on ne prend aucun plaisir, on a toujours le cœur serré, sÉv. <3. On a certains attraits, un certain enjouement. Que personne ne peut me disputer, je pense, regnard, le Joueur, II, 2. Encore si on pouvait bien digérer! mais avoir toujours mal à l'estomac, craindre les rois et les libraires! on n'y résiste pas, volt. Lett. d'Argental, octob. <75B. Le je est presque aussi scrupuleusement banni de la scène française que des écrits de Port-Royal, et les passions humaines, aussi modestes que l'humilité chrétienne, n'y parlent jamais que par on, t. i. Rouss. liél. ii, (7. || On se dit pour tu. Qu'on l'embrasse tout à l'heure devant moi ; qu'on lui témoigne son repentir et qu'on la prie de vouloirtepardonner, UAUTEH. le Coch. «8. || Oise dit pour il ou elle. On l'écouta, on se laissa lorgner [en parlant d'une femme], hamilt. Gramm. «. On était! on parlait! on m'a vu!.... quel langage I Mon neveu, ce garçon mécounnît-il l'usage De nommer les gens parleur nom? imbebt, Joioux sans amour, m, 6. Il On se dit pour nous, et alterne avec nox^s. Je trouve qu'on ne souhaite l'estime que do ceux que nous aimons et que nous estimons, sÉv. <7 nov. 487S. Qu'on hait un ennemi quand il est près de nousl RAC. Théb. iv, 2. On sait sur les maris ce que l'on a d'empire, regnard, le Joueur, ii, 2. {| On se dit pour t)Ou». Quoi! Madame!.... Le soin de son repos [d'Agamemnon livrant Iphigénie à la mort] est le seul qui vous presse I On me ferme la bouche, on l'excuse, on le plaint [Achille à Iphigénie] ! rac. Iph. m, t. Et vous, à m'obéir, prince, qu'on se prépare, id. Mithr. m, (.Vous, Narcisse, approchez; Et vous, qu'on se retire, id. Brit. il, <. || On se dit pour ils ou elles, ou pour une compagnie, une masse de personnes dont on fait partir. En vain de tous c6lés on l'a voulu tourner ; Hors de son sentiment on n'a pu l'entraîner, mol. Mis. iv, i. On se lève à huit heures; très-souvent je vais, jusqu'à neuf heures que la messe sonne, prendre la fraîcheur de ces bois ; après la musse on s'habille, on se dit bonjour.
ON
on retourne cueillir des fleurs d'orange, on dîne, jusqu'à cinq heures on travaille ou on lit, sEv. 8ii2. Mais, s'il vous plaît. Ne ferions-nous pas bien d'aller voir où l'on estt gresset. Je Méch. m, 5. Il 4° On peut désigner très-clairement une femme; et alors, emportés par la signification, nous accordons l'adjectif avec le sens et non avec la forme du EQOt, et le mettons au féminin ; c'est une syllepse. On n'est pas plus belle que cette femme-là. C'est un admirable lieu que Paris, il s'y passe cent choses tous les jours qu'on ignore dans les provinces, quelque spirituelle qu'on puisse être, mol. Préc. tu. À quoi qu'en reprenant on soit assujettie, Je ne m'attendais pas à cette repartie, id. Mis. m, 6. On a beau se sentir de la résolution, on est femme, et on ne répond point de soi pour l'avenir, hold. DE la motte, Minutolo, se. 3. On vous épousera, toute fière qu'on est, mabiv. Fausse confid. i, 2. S'attrister est bien fou.... On est plus jolie à présent, Et d'un minois plus séduisant On a les piquante» finesses, marmontel, Mél. de litl. Rép. à Voltaire. On espérait le lendemain qu'il viendrait de bonne heure et avant la foule : on l'attendit, on fut inquiète; il ne vint point, on eut de l'humeur; il écrivit, on lut .son billet et l'humeur cessa, id. Cont. mor. Heureux div. Et que trouvez-vous donc de si extravagant à vouloir régner avec vous? est-on faite de manière à déparer un trûne? ID. Contes mor. Soliman It. || 6° On, par une syllepse semblable à la précédente, peut prendre l'adjectif pluriel masculin ou féminin. Est-on allé là ? on y est allé deux. Ici on est égaux, en parlant d'un cimetière. On n'a tous deux qu'un cœur qui sent mêmes traverses, CORN. Poly. I, 3. Que tous deux on se taise, mol. Éc. des femm. i, 2. De tous vos façonniers on n'est point les esclaves, id. Tart. !,«. Quand je vois qu'on ne me veut point, il me prend une envie pareille de ne les avoir point, sÊv. 349. Hier on (le roi et Mme de MontespanJ alla ensemble à Versailles, accompagnés de quelques dames; on fut bien aise de le visiter avant que la cour y vienne, id. lujuill. taïa. Le commencement et le déclin de l'amour se font sentir par l'embarras oïl l'on est desetrouverseuls, LA BRUY. IV. Personne n'est surpris de me voir passer l'hiver à la campagne; mille gens du monde en ont fait autant; on est toujours séparés, mais on se rapproche par de longues et fréquentes visites, j. J. ROUSS. Lett. au maréch. de Luxembourg. Mais par l'effet d'un rare aveuglement Qui fait bien voir que, quoi qu'on soit princesses. On peut parfois causer de» maladresses.... dumoubiez, Ric/iardet, u, <».Onest réconciliées [Mme de Sévigné et sa fille] , on dit les plus belles choses sur l'amitié, sur l'absence, abbé DE vauxcelles, Réflexions sur les lettres de Mme de Sévigné, t. xii, p. lxxv, édit. grouvf.lle, I8I3. !!6» On admet devant lui l'article l', particulièremont dans les cas où l'euphonie l'exige. Pour para! tre à mes yeux son mérite est trop grand , On n'aime pas avoir ceux à qui l'on doit tant, corn. Nicom. ii, I. Il faut mettre que i'onet non pas (/u'on devant des mots qui commencent par con ; je ne dirais pas qu'on conduise, mais que l'on conduise, vauoel. Rem. t. 1, p. 32, dans pougens. C'est l'oreille seule qu'on doit prendre pour juge sur le choix d'on et de i'on, Acad. Observ. sur Vaugel. p. 15, dans POUGENS. Mais puisque l'on s'obstine à m'y vouloir réduire, mol. Tart. iv, 5. C'est d'un roi que l'on tient celte maxime auguste. Que jam:iis on n'est grand qu'autant que l'on est juste, boil. Sat.xj. Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, la.Art p, l. L'on hait avec excès lorsque l'on hait un frère, RAC. Théb. m, «. L'on marche sur les mauvais plaisants; et il pleut par tous pays de cette sorte d'insectes, LA BRuy. v. Pour éviter un hiatus ou pour rompre la mesure du vers dans la prose, il est très-permis d'écrire Von, et c'est le seul de no» pronoms substantifs qui, par lui-même et sans que cela change rien à sa nature, souflre quelquefois l'article, d'olivet, Ess. gramm. m, 4. || 7° Quand on suit le verbe dont il est le sujet, il s' y joint par un trait d'union. Pensait-on que je céderais? Mou père y tient l'urne fatale (aux enfers] ; Le sort, dit-on, l'a mise en ses sévères mains, rac. Phèdre, iv, 6. || Si le verbe se termine par un e muet ou par un a, on le joint à on par un trait d'union et par un ( euphonique. Pense-t-on que je céderai? Prie-t-on? Alla-t-on à Paris? Ira-t on àLyon T Il 8° On dit, sorte de locution jouant le rile de substantif, et signifiant : ce qui se dit. Un on dit. Les on dit. Croire les on dit, croire des rapport» sans preuve, ajouter foi à des bruits vague». || 9" Le qu'en dira-t-on, sorte de substantif composé. Se moquer du qu'en dira-t-ou, se moquer de ce que