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Ips autres peuvent dire. || Proveiije. On est Un sot, c'est-à-dire qu'un rapport vague et sans autorité doit être regardé comme une sottise. Anselme : Et partout sa vertu lui donne tant de lustre, Que sur ce qu'on en dit.... — Le marquis : Monsieur on est un sot, TH. CORN. Comtesse d'Orgueil, ii, 1.
— REM. 1. Il faut éviter dans une phrase que on se rapporte à des personnes différentes. Ce défaut se trouve dans les exemples suivants : On amorce le monde avec de tels portraits; Pour les faire surprendre, on les apporte exprès; On s'en fâche, on fait bruit, on nous les redemande; Mais on tremble toujours de crainte qu'on les rende, corn, la Suite du Ment, ii, 7. Au moins en pareil cas est-ce un bonheur bien doux. Quand on sait qu'on n'a point d'avantage sur vous, bol. /« Vép. n, ♦. Si ces personnes étaient en danger d'être assassinées, s'ofTenseraient-elles de ce qu'on les avertirait de l'embûche qu'on leur dresse? pasc. Prov. ii. || Mais, dans dans l'exemple suivant, on, bien que se rapportant à des personnes différentes, est très-clair : Puisqu'on [Orgon] ne veut point croire à tout ce qu'on [Elmire] peut dire. Et qu'on [Orgon] veut des témoins qui soient plus convaincants ; Il faut bien s'y résoudre et contenter les gens, mol. Tart. iv,5. ||2. On se met devant et après le verbe; mais l'on ne se met jamais que devant.
— HiST. IX' s. Si cum om per dreit son fradra [frère] salvar dist [doit], Serment. || xi* s. Ce sait hom bien que je sui tis parastres [ton beau-père], Ch. de Roi. xx. ||xn's. Ço est la lei àhume, ka hum te serve en simplicited e pureted, Hoi.i, p. un. Ilueo dit on que Lucifer desçant, Bat. d'Aleschans, V. B980. Quant prez erent [étaient] de cel endroit Corne hom piere jeter porreit, Rou, v, 6702. Ne dira l'on en France la louée.... Ronc. p. 23. Mais à dame de valor Doit on penser nuit et jor, Couci, i. Mais se vos ieuz où l'on se puet mirer.... ib. ii. On ne puet [peut] pas servir à tant seigneur, ib. xxiv. Il xm" s. L'en doit bien reculer pour le plus loin saillir, Berte, xm. Si en fâche on [qu'on en fasse] un mangier faire, iai d'/gnawrès. Une chançon tote de Rome, Onques si beie n'oït home, iie»i. t. m, p. 47. ijxv' s. Tost serons au lieu que vouldroye. Que l'en appelle Nonchaloir, on. d'obl. Départie d'Amour en hall. X commencer la guerre et à l'entreprendre ne se fault point tant haster, et a l'on assez de temps, comm. v, )8. Tant chauffe on le fer qu'il rougit, villon. Ballade. Tant aime on Dieu, qu'on craint l'église, m. ib. |1 xvi« s. 11 est des peuples où on tourne le dos à celuy qu'on salue, et ne regarde l'on jamais celuy qu'on veult honorer, mont. I, U(i. Il en est où l'on pleure la mort des enfants, et festoyé l'on celle des vieillards, ID. i, <12. On l'esteindroit [une antipathie], qui s'y prendroit de bonne heure, ID. l, )84. J'aime mieulx, dit-il, que l'on demande pourquoy l'on n'a point dressé de statue à Caton, que pourquoy on luy en a dressé, AMïOT, Caton, 38. Quand on est bien, qu'a l'on besoing d'amis? ID. Comm. dise, le flat. 49. Qu'on chante les nouveaux hymnes. Mais qu'on vante les vins vieux, bons. 394. L'en, l'on ou on peult estre bien joyeux, palsor. fol. 4oa, verso.
— Etym. Picard, un, ein, o, ol, os; Berry, ou; provenç. et anc. catal. hom; anc. espagn. omne; anc. portug. om« ; anc. ital. /luom; du lat. homo , homme. Hom, om, on, est le nominatif du mot dont le régime est home. On comprend comment ce mot homme a pu devenir le substantif abstrait on. Dans l'ancien français on a dit souvent en pour on, par une tendance à changer la voyelle on en «i, comme
0 latin en a (exemple dame de domina). I O.N'AGE (o-na-j'), s. f. Voy. inéb.
■t O.NAGRAIKE (o-na-grê-r') , s. f. Nom donné par certains auteurs au genre œnotlièrc(voy.o.SAGHB 2).
jOSAGRARlÉES (o-na-gra-ri-ée), s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, dont l'onagre est ie type (voy. onagre 2) .