‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 273 sur 389 · ORS · texte numérisé non relu

ORS

t ORPHÉOXISTE (or-fé-Q-ni-st"), ». m. pi. Membre d'un orphéon.

— Btym. Orphéon.

t ORPHIK (or-fie), s. f. Vesoxbelone, poisson.

ORPHlouE(or-fi-k'), adj. Il 1' Se dit des dogmes et des mystères attribués à Orphée. || Œuf orphique, sorte d'eml)lème de l'univers. |J Vie orphique, vie sage et réglée par l'amour de la vertu, telle qu'on l'attribuaitàOrphée. |l Î'S. m. pi. Lesorphiques, philosophes pythagoriciens prétendant avoir reçud'Orphée dogme et morale. Ce philosophe était de la secte des orphiques. || 3° S. f. pi. Les orphiques, orgies ou fêles de Bacchus, parce qu'Orphée avait péri dans une de ces solennités, ou, suivant d'autres, parce qu'il les avait instituées. 1| i' S. m. pi. Les Orphiques, poèmes attribués à Orphée.

— ETYM. 'Opsixo:, de 'OpTtù;, Orphée.

ORPIMENT (or-pi-man), ». m. Sulfure jaune d'arsenic, naturel ou artificiel, employé en peinture, différent du sulfure rouge qui contient moins de soufre et qu'on nomme réalgar. Les sources [salines] de Montmorot charriaient, disait-on, de l'arsenic et de l'orpiment, condorcet, Montlgni. L'orpiment qui entre dans les couleurs et dont les Orientaux font un grand usage pour dépiler leur corps, ratmal, Hist. phil. m, <4.

— HIST. XIII' S. Li somiers d'orpieument [doit] XXV denier», tailliab. Recueil, p. 26. || xvi' s. Orpiment rouge ou citrin, paré, xi, 20. La chaux vive et orpipmeiit, que les Grecs appellent arsenicum, prison breuvage, rongent l'estomach.... ID. xxiii,46.

-- ÉTYM. Provenç. aurpigment, auripiment ; cat. orpirrient; espagn. oropimenlo; portug. ourupimento; ital. orpimento; du lat. aurum, or, et pigmentum. piirment.

t ORPIMENTER (or-pi-man-té), t». a. Mêler ou colorer avec de l'orpiment.

ORPIN (or-pin), s. m. || 1° Synonyme d'orpiment. Orpin ou orpiment, le 400 pesant, payera 400 sous. Tarif, 1 8 sept. 1 604. L'arsenic sulfuré jaune du commerce vient du Levant; il est employé dans la peinture sous le nom d'orpin ; Wallerius dit qu'on s'en sert pour teindre en jaune les bois blancs, et leur donner l'aspect du buis, al. brongniart, Traité de miner, t. 11, p. 00, dans poogrns. || %' Terme de botanique. Nom d'un genre de crassulacées, dans lequel on distingue l'orpin reprise, dit vulgairement orpin, grassetle, jouliarbe des vignes, herbe aux coupures, herbe aux charpentiers, feuille grasse et feuille épaisse {sedum telephium, t.), et l'orpin acre, vermiculaire brûlante, sédon brillant {sedum acre, £.). || Le nom de la substance minérale a passé, à cause de la couleur, à la plante.

— HIST. iiv s. Orpin, qui aultrcment est appelle arsenic, est une vaine de terre qui a la couleur d'or, DB lABORDB, Émoux, p. 41». || xvi* S. RepHnse ou orpin, ceste herbe est aussi appellée lelephium, et crassula major et minor, o. DB serrbs, 609.

— f.TVM. Or, et peindre.

ORQUE (or-k'), t. f. Mammifère marin, qui est la phocène orque, p\ua connue sousienom d'épaulard.

— HIST. XVI* s. Je ïoy sortir des abysmes Une orque, pour m'abysmer..., bubell. h, 37, i'«r»o.

— ÊTYM.Esp. et ital. orca ; du lat. orca, épaulard. tORRERY (o-rré-ri), ». m. Machine d'Orrcry, ou,

elliptiquement, un orrery, machine inventée pour représenter le système moderne d'a.stronomie, avec la mobilité de la terre. Vous admirez ces machines d'une nouvelle invention qu'on appelle orrery, parce que milord Orrery les a mises à la moilc en protégeant l'ouvrier par ses libéralités, volt. Jenni, 8.

t ORSE (or-s*), ». m. Synonyme de bibord et de lof, sur la Méditerranée.

— HIST. xv* s. Par euU convient le timon ordoner: X pouge, à ourse est la dette tournée, b. descii. Poésies mss. (• itb.

— ÉTYM. Prov. orsa; ital. orxo; du germanique : bolland. lurti; bavar. lurx, gauche; avec chute de \'l initiale prise pour l'article.

ORSEILLE (or-sè-ll', Il mouillées, et non or-sè-ye), ». /. Il 1* Espèce do lichen qui donne une belle couleur bleue tirant sur le violet, liehen roccella, L. roccella tinctnria, DC, et lichen parella, L. lecanora parella, Achar. L'orsoille, qui est une petite mousse ou crofllo qui vient sur les pierres et les rochers des montagnes, Imlruct. gfnér. pour la teint. 48 mars 4674, art. 316. || }• plte d'un rouge violet, employée en teinture et préparée aveo ce lichen. L'orseille est une espèce de ptte de rouge riolet que l'on prépare dans les Canaries et au cap Vert avec le lichen roccella, et dans les départements du Puy-de-DAme et du Cantal avec 1* Uehen parellus ou

ORT

la parelle; on nomme le premier orseille d'herbe, et le second orseille de terre, fouhcroy, Connais». ehim. t. viii, p. 74, dans poigbns. || On a dit aussi orseil : Orseil ou tournesol, en herbe, en barils et non apprêtée, le lO» pesant payera 40 sols, Tarif,

48 sept. 4684.

— ÉTYM. Lorchel, un des noms de l'orscille; terme botanique lichen roccella; du nom do Fcderigo Rucellai ou Oricellari, qui, vers l'an l3oo, introduisit dans les fabriques de teinture l'emploi de ce lichen (hœper, llist.de laehimie, 1. 1, p. 474).

t ORSER (or-sé) , r. ji. Terme de marine. Synonyme, dans la Méditerranée, de lofer.

— HIST. XVI* s. Guare la caveche, hau mousse, de par le diable hay : orche, occbel hab. Pant. iv, îo.

— ÊTYM. Orse.

t OR-SOL (or-sol), ». m. Ancien terme de banque, employé pour évaluer et calculer les monnaies de France, dans les remises qu'on en faisait pour les pays étrangers, et qui triplait la somme remise. Ainsi, quand on disait 4t0 livres quinze sous six deniers d'or-sol, on entendait 4362 livres six sou» six deniers tournois; la livra d'or-sol valant trois livres simples, le sol d'or-sol trois sous, et le denier d'or-sol trois deniers.

ORT (or), adj.inv. Terme de commerce. Peser ort, peser les marchandi.ses avec les emballages. Cette balle pèse cent livres ort.

— ETYM. Autre forme de ord, sale, brut. ORTEIL (or-tèll. Il mouillées), ». m. || 1* Doigt

du pied. Les cinq orteils, jj Le gros orteil, ou, simplement, l'orteil, le plus gros doigt du pied. Elle (la goutte] prend l'autre lot, y plante le piquet (dans une cabane]. S'étend à son plaisir sur l'orteil d'un pauvre homme, la font. Fabl. m, 8. Il î* Ancien terme de fortification. Espace d'une certaine largeur qu'on laisse en dehors, entre le pied d'un rempart et l'escarpe du fossé, pour retenir la terre du parapet. || 3* Orteil de mer, espèce d'alcyon.

— HIST. xii's. Se» mains [elle] lur onjoinst maintes feiz, Evoleit baiser lur ortoiz; N'i a nul d'els pitié n'en ait De l'angoissus dol [deuil] qu'ele fait, BENOIT, II, 2826. Il XIII' S. Sur les ortilz des piex [ils] esteient, «ame, Purgatoire, 4i67. (Chez l'autour] lonc taJon, et tout l'arteil bien gros, non pas de char, mais de ners avec les os, brun, latini, Trésor, p. 4 99. ||xiv' s. Le leup a le bout des ortaiix plus gros et plus rond que n'ont les chiens, Hodus. C xzxix, lerso. \\ xv s. Ne me demeure orteil en pied ne doy en main dont le sang ne saille, Perceforest, t. iv, f 407.||xvi' s. L'on dit que le gros orteil de son pied droit avoil quelque vertu divine, AMYOT, Pyrrh. 8. En mon enfance, le prince de Sulmone à Naples, maniant un rude cheval de toute sorte de maniements, tenait, soubs ses genouils et .soulis ses orteils, des reaies, comme si elles y eussent esté clouées, pour monstrer la fermeté de son assiette, mont, i, 31.9. Fut tiré un coup de haoquel)0uze, dont la pierre le vint frapper au travers des reins et lui rompit tout le gros orteil [articulation] de l'escbine, Hist. du ehev. Bayard, p. 397 dans LAiiuRNR.

— ÉTYM. Arteil, dans Furetière qui dit que orteit est la prononciation populaire (mais l'historique montre que orteil remonte aux plus anciens temps); Berry, orlé, arté, artoul prononcé artou, ontgnolle, s. f., dimiiiulif d'ortfiV; l)0urg. o/<), orteils; picard, ortieu; wallon, ôrlia; Haiiiaut, arloillts génev. arteuil, artieu, orteuil; prov. arteil; csp. artijo; port, artelho; ital. artiglio ; da lat. arft'eulus, diminutif de ar(u», membre (voy. articlb) s proprement le petit membre. Le sens étymologiqua d'articulation se trouve dans un des textes do l'bi»torique. Orteil est un des rares exemples du ohti>gement de a en 0, tandis que le changement ioverse d'o en a est fréquent.

t ORTIIO.... préfixe qui signifie droit, dressé, « Tient du grec ApO«(, qui est le sanscrit Irdhva, dressé, et le lai in ariluui.

j OHTIIonASIQt'K (or-u>-ba-ïi-k'), adj. Terme do minéralogie. Subsl.inces orthot>asl(|uos, substances dont les cristaux ont des coordonnées orthogonales.

— BTYM. Orlho..., et base.

t ORTHOCRUR (or-to-sè-r"), adj. Terme de zoologie. Oui a des cornes ou des antennes droites, une coquille droite.

— ÉTYM. Or(h«...,el y''— .-..rne.

t ORTIIOKACTVLK ( i'), adj. Terme

de zoolo^'ie. Qui a les (I us, droits

— ÉTYM. Orlho..., et èaxxuXoç, doigt.

fORTIIODON (or lo-ilon), ». m. Fjtpèce de célacé.

— ETYM. Ortho :.., et itofii, 6}6vto(, denu

U. — lOi»

ORT

ORT

ORT

t ORtUODOXTE (or-to-don-f), adj. Terme de zoologie. Oui a les dents droites.

— ÊTyil. Voy. ORTHODON.

ORTHODOXE (oMo-do-ks') , adj.\\i° Conforme à la saine opinion, en matii^re de religion. Cette opinion des jansénistes..., que la grâce est efficace et qu'elle détermine notre volonté à faire le bien,... TOUS n'y entendez rien, me dit-il; ce n'est pas là une hérésie, c'est une opi;iion orthodoxe, tous les thomistes la tiennent, pasc. Prov. i. Longtemps après, tant on a de peine à ramener M. Simon au sens orthodoxe, il a fait un dernier carton, boss. i* insir. rur les passages, <6* pass. Les barbares ariens, ayant trouvé le pays orthoiloxe, n'en purent jamais gagner l'aflection, moktesq. Rom. so. || Substantivement. Les ortbodoies et les hérétiques. Il 2* Par extension, il se dit des doctrines morales et littéraires. Les doctrines classiques et orthodoxes. Il Familièrement. Toutes les fois qu'il voyait la mine peu orthodoxe qu'il [un prêtre devenu valet] avait en livrée jaune, hamilt. Gram. s.

— f.Tm.'OpeôîoÇoç, de6p66;, droit, et SéÇa, opinion.

t ORTHODOXE.ME.\T (or-to-do-kse-man), adv. D'une manière orthodoxe. Jamais personne éclairée des seules lumières de la nature n'a parlé plus hautement et, j'ose dire, plus orthodoxement que lui [Sénèque] de la divinité, de l'immortalité de l'âme.... LAMOTiiE i.E vATEs, Vertu des païens, ii, Sénèque.

ORTHODOXIE (or-to-do-ksie), s. f.\\ i' Conformité aux doctrines de l'Église. On appelle auteur orthodoxe celui qui n'enseigne rien que de conforme à l'autorité de l'Eglise, et l'orthodoxie est la conformité d'une opinion avec cette règle de la foi, c'est le contraire de l'hétérodoxie ou de l'hércsie, BERGiER, Dict. de IhéoU || Par extension. Quiconque ne produisait pas des certificats ou des gages suffisants d'orthodoxie païenne était exclu non-seulement des écoles entretenues parles cités, mais de toute espèce d'enseignement public [sous l'empereur Julien], NADDET, Instit. Uim. Àcad. inscr. t. ix, p. 437. 113' Par extension, il se dit des doctrines morales et littéraires.

— ÉTYM. 'Of>9oôo5(a (voy. OBTnoiX)IE).

ORTilODROMIE (or-to-dro-mie), s. f. Terme de

marine. Route que fait un vaisseau en suivant directement un des trente-deux vents. Il est opposé i loxodromie.

— ÊTVM. Orlho..., et Spôno;, course.

t ORTH0DRO.MIQDE (or-to-dro-mi-k'), adj. Qm a rappurt à l'orthodromle. Ligne orthodromique.

tORTnOÉDRIQCE (or-lo-é-dri-k'), adj. Terme de niinéralogie. Cristaux orthoédriques, cristaux dont les plans coordonnés sont perpendiculaires entre eux.

— 6TVM. Ortho..., et îôpa, face.

■t ORTHOÊPIE (or-to-é-pie), *. f. Terme de grammaire. Bonne prononi:iation.

— ÉTYM. Ortho..., etCroi;, parole.

t ORTHOÉPIQDI (or-f -é-pi-k"), adj. Oui a rapport à l'orthoépie, k la boi-ne prononciation.

t ORTHOGNATIIK (or-togh-na-f) , adj. Dont le rebord alvéolaire et les dents des mâchoires supérieure et inférieure sont peu obliques en avant. Les races orthognathes. || S. m. pi. Les orthognathes.

— fTYM. Ortho..., etfvàSo;, mâchoire.

ORTHOGONAL, ALE (or-to-go-nal, na-1'), adj.

Terme de géométrie descriptive. Une projection est dite orthogonale quand chaque ligne projetant un point de la figure est perpendiculaire au plan de projection.

— f.TVM. Orlho..., et -ywvoç, angle.

t ORTUOGONALEMENT (or-to-go-na-le-man) , adv. Perpendiculairement.

+ ORTUOCONB (or-to-go-n"), adj. Terme de géométrie. Ligne orthogone, celle qui tombe à angles droits sur une autre.

— ÉTYM. Voy. ORTHOGONAL.

ORTHOGRAPHE (orto-graT), *, f. || !• L'art et la manière d'écrire correctement les mots d'une langue. Quoiqu'en grec et en latin on dise orJhographia, nous disons pourtant orthographe; et, quoique nous disions orthographe, nous ne laissons pas de dire orthographier, et non orthographer, VAUOEL. Item. t. I, p. 17», dans pol-oens. La fin de forthographe est de peindre la parole par des si gnes, qui, selon leur destination une fois fixée et convenue, deviennent l'image des sons particuliers qui entrent dans la composition des mots, dumars. Oiuert. nr la prorumc.i. m, p. s«9. Les premières [les provinciales] sont (pour les modes] comme des ropisle» ignoranu et lerviles qui copient jusqu'aux faute» d orthographe, j. j. bodss. //«. ii, ai. Notre orthographe est si vicieuse, qu'il n'y faut avoir aucun égard en parlant des sons de U langue ; on ne

doit consulter que l'oreille, ducios, Œuvr. t. ix, p. 7. Je vous répondrai comme Brunet : Tu veux de l'orthographe avec une méchante plume d'auberge! p. L. coDR. Lell. Il, 33. Il Dans les écoles, on distingue l'orthographe première ou d'usage, qui enseigne la manière d'écrire les mots, et l'orthographe de règle, la manière d'écrire les mots suivant leur rôle dans la phrase. || Faute d'orthographe, manquement contre les règles de l'orthographe. || Fig. et familièrement. Faute d'orthographe, infraction à la fidélité en amour ou en mariage. Tu sais bien que nous nous sommes promis fidélité, en dépit de toutes les fautes d'orthographe, MARIVAUX, Jeux de l'amour et du hasard, m , 6. Il 2° Manière quelconque d'écrire les mots d'une langue. Mauvaise orthographe. Peut-être y at-il des défauts dans l'ancienne orthographe ; mais, h la bouleverser comme on voudrait faire aujourd'hui, il y en aurait encore de plus grands, d'olivet, Prosod. franc, art. 2. Pourquoi touchera notre orthographe? pour faciliter, disent-ils, la lecture de nos livres aux étrangers; comme si les voyelles portaient toujours à l'oreille d'un Anglais, d'un Polonais, le même son qu'elles portent à la mienne, in. Rem. Rac. § <2. || Orthographe d'un mot, la manière dont un mot s'écrit. Ce mot a plusieurs orthographes. || Une dictée d'orthographe, ou, simplement, une orthographe, une dictée faite pour exercer les élèves à l'orthographe. || Orthographe de Voltaire, celle qui consiste à écrire par ai, et non, comme autrefois, par oi, le son è, et qui, chaudedement recommandée par lui, a prévalu.

— hIST. XVI* s. Je m'attendois que vous nous ouvririez quelque méthode par laquelle notre orthographe puisse estre réglée à un point, j. pelletier, -dans uvET, la Gramm. franc, p. <56. Combien qu'il jMcigret] n'ayt point persuadé à ung chascun ce qu'il pretendoit touchant l'ortliographe, ramus, dans LivET, Grnmm. franc, p. <78. La vraye orthographe d'un mot latin, mont, i, 278. Nous n'avons entre nous ni orthographe asseurée (chose toutesfois nécessaire pour la perpétuation d'une langue), ni telle variété de mots comme eurent jadis et le Romain et le Grec, pasquier, Lettres, t. i, p. s.

— ÉTYM. Le grec 6p9oYpioo; signifie qui écrit bien; de èpOèç, droit, et ypâfut, écrire; l'art d'écrire correctement se disait èp6oYpaçîa, qui en français donne orthographie (voy. ce mol). C'est donc un usage bien fautif qui a dit orthographe, au lieu d'orthographié, surtout si l'on remarque que, dans tous les composés de yp*?") graphe signifie le savant, et graphie l'art : un géographe et la géographie, un hydrographe et l'hydrographie. Cette faute paraît appartenir au xvi" siècle.

ORTHOGRAPHIE (orto-gra-fle), *. f. || 1* Ancien synonyme d'orthographe, qu'il conviendrait de reprendre. || 2° Terme de géométrie descriptive. Art de représenter un objet sur un plan en projetant tous ses points perpendiculairement sur ce plan. Il Terme d'architecture. Élévation géomélrale d'un bâtiment où toutes les proportions sont observées dans leur naturel, sans avoir égard aux diminutions de la perspective. || Profil ou coupe perpendiculaire d'une fortification.

— HIST. XVI* s. C'est encor' la raison pourquoy j'ay si peu curieusement regardé à l'orthographie, la voyant aujourd'hui aussi diverse qu'il y a de sorte d'escrivains, du bellat, i, 7, recto. Blâmez en [de ce que l'orthographe de Meigret n'est pas suivie dans un livre de Meigret] l'imprimeur, qui a préféré son gain à la raison, espérant le faire beaucoup plus grand et avoir plus prompte depesche de sa cacographie que de mon orthographie, meigret, dans LIVET, la Gramm. franc, p. ni.

— ÉTYM. 'Ophoyçinfia (voy. ortiiooraphe). ORTHOGRAPHIÉ, ÉE (or-to-gra-fi-é, ée), part.

passé d'orthographier. Ecrit selon les règles de l'orthographe. L'abbé Dangeau, de notre Académie française, renvoyait les lettres de sa maîtresse quand elles étaient mal orthographiées, et rompait avec elle à la troisième fois, volt. Lctt. Urne d'Ornoi, 20 août 1770.

ORTHOGRAPHIER (or-to-gra-fi é), j'orthographiais, nous orthographiions, vous orthographiiez; '|ue j'orthographie, que nous orthographiions, que vous orthographiiez, «. a. Écrire les mots suivant l'orthographe.Comment orthographiez-vous ce mol? Il Absolument. Ce jeune homme, nommé Liégard, surnommé Jonqiwy, sachant à peine lire et écrire, et orthographiant comme un laquais mal élevé, VOLT. P<ilit. et législ. Fragm. sur la justice. \\ S'orthographier, e. rifl. Être écrit selon l'orthographe. Ce mot ne s'orthographie pas ainsi.

— RBM. On a dit aussi orthographer (qui n'est pas

bon), venant d'orthographe. J'ai donc fait orthographer ainsi les mots suivants, cobn. Préf. xi thédtre, édit. )682.

— HIST. XVI* s. Je vois que de tous ceux ."îji écrivent françois, chacun orthographie à sa guise, 1. pelletier, dans livet, Jo Gramm. française, p. <66.

— ÉTYM. Orthographie, dans le sens d'orthographe (voy. ortiioohaphe).

ORTHOGRAPHIODE (or-to-gra-fi-k'), ad/. || fOui appartient à l'orthographe. Signes orthographiques. La compagnie avait formé, il y a quarante ans, le projet d'un dictionnaire orthographique pour fixer l'orthographe française; ce projet fut bientôt abandonné, n'ALEMB. Éloges, L. Cousin. || 2* Terme de géométrie. Qui appartient à l'orthographie. Dessin orthographique. || Projection orthographique de la sphère, celle qui est faite sur un grand cercle, l'œil ou le point de concours des droites projectives étant supposé à une distance infinie sur la ligne qui, passant par le centre, est perpendiculaire au plan de projection, à la différence de la projection sléréographique, dans laquelle l'œil ou le point de concours des droites projectives est supposé au pôle du cercle de projection, legoarant.

— f.TYM. Orthographe et orthographie.

t ORTHOGRAPHIOUEMENT ( or-to-gra-fi-keman),adï. D'une manière orthographique, selon les règles de l'orthographe.

t ORTUOGRAPHISTE (or-to-gra-fi-sf) , i. m. Auteur qui écrit sur l'ortbographe.

t ORTHOLEXIE (or-tolè-ksie), s. f. Bonne diction, manière correcte de s'exprimer.

— ÉTYM. Ortho..., et Ubi, diction.

t ORTHOLOGIE (or-to-lo-jie), s. f. Art de parler correctement. || Traité sur cet art.

— ÉTYM. Ortho..., et Vôyo?, traité.

t OHTIIOLOGIQUE (or-to-lo-ji-k'), adj. Qui appartient à l'orthologie.

t OUTHOilORPUIE(or-lo-morfie),s./. Synonyme d'orthopédie.

— ÉTYM. Ortho..., et liopçii, forme.

ORTHOPÉDIE (or-to-pé-die), s. f. Terme de chirurgie. Art de prévenir ou de corriger les difformités du corps, à l'aide d'exercices méthodiques ou de moyens mécaniques. La cosmétique donnera l'orthopédie, ou l'art de procurer aux membres une belle conformation, d'alemb. Explic. syst. conn. hum. Œuvr. 1. 1, p. 342, dans pougens. || Traité, ouvrage sur l'orthopédie,

— ÉTYM. Ortho..., et jraïc, noi5è;, enfant.

ORTHOPÉDIQUE (or-to-pé-di-k'), adj. Qui appartient à l'orthopédie. Appareil, traitement orthopédique.

t ORTHOPÉDISTE (or-to-pé-di-sf) , s. m. Celui qui cultive l'orthopédie, qui dirige un établissement orthopédique.

\ ORTHOPURÉ\IE(or-to-fré-nie),s. /\ Terme didactique. Art de bien diriger les facultés intellectuelles.

— f.TYM. Orlho..., et9pf,v, intelligence.

ORTHOPNÉE (or-to-pnée), s. f. Terme de médecine. Difficulté de respirer qui oblige à se tenir debout ou sur son séant.

— ÉTYM. 'OpOojivota, de 6p6è;, droit, et nv£îv, respirer.

t ORTHOPNOÏQUE (or-to-pno-i-k'), adj. || 1* Qui est relatif à l'orthopnée. Accidents orthopnoïquos. Il 2° Qui estafl'ecté d'orthopnée. 11 est asthmatique, orthopnoïque, il a des étouPfemenls la nuit, gui patin. Lettres, t. ii, p. 457. || Substantivement. Un orthopnoïque.

— F.TVM. 'Op6oT:vot.i4;, de ApOônvoia, orthopnée.

t ORTHOPTÈRE (or-to-plt-r'), adj. 1 erme de zoologie. Insectes orthoptères, insectes à quatre ailes, qui ont les deux ailes inférieures pliées en lon^;. I| S. m. pi. Les orthoptères.

— f.TYM. Ortho..., et itTspov, aile.

t ORTHORRIIOMBIQUE (or-to-ron-l)i-k'), aâj. Terme de minéralogie. Prisme orthorrhombiijue, prisme droit à base rhomboïdale.

— f.TYM. Ortho..., et fé|ji6oç, rhombe.

t ORTHORRHYNQUE (or-to-rin-k'),s. m. Ancien nom du k-enre oriiismyc.

— f.TY.M. Ortho..., et f^YX^îi bfc.

•f ORTHOSE (or-tô-z'), s. m. Terme de minéralogie. Espècr- de feldspath.

t ORTHOSPERMÉ, ÉE (or-to-spèr-mé, mée),ad;. Terme de botanique. Qui a l'embryon droit dans la graine.

— f.TYM. Ortho..., et a-ncfv-r, graine.

t ORTHOTROPB (or-totro-p'), adj. Terme de bo-

ORT

OIIY

OS

tanique. Dont l'embryon est rectiligne et suit la même direction que la graine.

— ETYM. Ortho..., et TfoTiTi, toar.

t ORTIAGE (or-ti-a-j'), s. m. Terme rural. Malaifle de la vigne, dans laquelle ses feuilles jaunissent.

ORTIE (or-tie), s.f.\\ !• Genre de plantes sauvages, où l'on distingue l'ortie dioîque, urtica dioua, Linné, ou grande ortie, l'ortie brûlante, urtico urens, Linné, ou petite ortie, ou ortie grièche, dont la feuille et la tige sont piquantes, et l'ortie romaine, urtica pilulifera, Linné; genre qui est le type de la famille des urticées. Leur argent, qu'ils aimaient avec tant d'ardeur, sera caché sous les orties, et l'on verra croître les épines dans leurs maisons, SACi, Bible, Osée, ix, 6. J'aime l'araignée et j'aime l'ortie. Parce qu'on les hait, v. hogo, Contempl. m, 87. Il Fig. et familièrement. Jeter le froc aux orties, renoncer à la profession monacale. Un compère qui avait jeté le froc aui orties, ne devait pas être de trop bonnes mœurs, sÉv. î37. || Par extension, renoncer à une profession quelconque. Il y a bon moyen pour cela : c'est de jeter tous les deux aux orties, vous ce rabat, elle ce collet rond, mar- MONTEL, MJfn. II. Il 2° Nom de plantes diverses qui ont pour caractère commun d'avoir des feuilles d'aspect analogue à celles de l'ortie proprement dite. Il Ortie jaune, nom vulgaire du galéobdolon jaune (labiées). || Ortie rouge, nom vulgaire du galéopsis ladanum (labiées) ou galéopsis versicolore, et du lamier pourpre (labiées). || Ortie blanche, le lami er blanc (labiées), appelé parfois simplement le lamier. i| Ortie puante, nom vulgaire de la stachyde des forêts, dite encore ortie des crapauds et ortie morte des bois; c'est l'épiaire des bois de certains autours. Il Ortie bleue, la campanule trachélion (campanulacées) . Il Ortie morte, ou ortie royale, le galéopsis tétrahit, le lamier blanc, la stachyde palustre et la mercuriale annuelle. || Ortie grimpante, nom que porte, aux Antilles, la tragie volubile (euphorbiacées), dite aussi liane brûlante. || 3° Ortie de mer, nom vulgaire sous lequel on désigne plusieurs espèces du genre actinie; plusieurs sécrètent une humeur acre, irritante pour la peau de l'homme qui les a touchées, d'où le nom d'orties de mer donné à ces animaux. Le nom d'ortie est trèsimpropre, et ne réveille l'idée d'aucun des caractères par lesquels l'animal est connu ; le nom de cul de cheval qu'il porte sur quelques côtes de France réveille au moins l'idée de sa figure, bonnet, Contempl. nat. XII, 2'. Il Ortie coralline, le madrépore murique. Il 4* En art vétérinaire, sorte de séton (voy. séton).

— HIST. xii* s. Car feme à prendre, c'est grant chose; Cil prent l'ortie, et cil la ro^e, Gautier d'ar- RAS, Êracle, v. 1 28.1. || xiii* s. Sa vie doit paroir necte et pure et sans fronce; Ses euvres doivent eslre sans ortie et sans ronce, i. de meung. Test. 734. Il xiv s. Pour assaut, pour estour, ne pour nulle er.vaîe, N'i avoient conquis une foeiUe d'ortie, Et s'avoienl perdut de cheulz [ceux] de leur partie, Baiid. de Seb. ix, 830. |{ xvi* s. Comme une fleur qui a langui longtemps dans un hallier d'borties et de scrpciis, d'alb. Ilist. Préf. vi. Vous sortirez des bois et de dévotion, Et jetterez bien-tost voslre froc aux orties, despohtes, Diane, u , 9. Quand on voit les orties de mer nager sur l'eau, c'est signe de tempesle ; ils sont de couleur de cristal reluisant, avet du pers mesié, do .substance si fragile qu'à peine en peut-on tirer d'entière do la mer, paré , Anim. ii. U cognoist tost l'ortie qui ortier doit, le-

■OCX DE LINCY, l'mv. t. I, p. 81.

— ÊTYM. Génev. ourd'e; wallon, ourJ^ie ; namur. 6Ttle; Ilainaut, orlile; bourguig. 6lie; picard, ortile; Berry, ortruge; provenç. urtica, orliga; espagn. ortiga: ital. orlica; du lat. urtica, qui se rattache à urere, brûler.

jOUTIlî, ÊE (or-ti-é, ée), part, passé d'orlier. Piqué avec (les orties. || Terme de médecine. Fièvre ortiéc, synonyme de urticaire.

t ORTIICR (or-ti-é), V. a. Piquer avec des ortieï. La médecine recommande quelquefois d'ortier ime partie malade.

— HIST. xiii* s. Leront [ils laisseront] les roses por pis faire; Et lor donra chapel d'ortie Deables qui si les ortie, la Rote, 20872. ||xiv* s. Ortie qui doit poindre hastéement ortoic, Baud. deSeb. i, 4U28.

— ETYM. Orlie; Berry, nrtruger ; picard, ortiler; wallon, oârti; Ilainaut, orlilier.

ORTIVE (or-ti-v'), adj. f. Amplitude ortive, arc de l'horizon compris entre le centre d'un astre à son lever et l'orient vrai. Amplitude ortive ou orientale du soleil.

. — ETYH. Lat. ortivut, qui se lève (roy. orient).

ORTOLAN (or-to-lan), (. m. Petit oiseau de pas-

sage (tmcriza hortulanus, L.), très-recherché sur les tables. Gras comme un ortolan. Autrefois le rat de ville Invita le rat des champs. D'une façon fort civile, X des reliefs d'ortolans, la font. Fabl. l, 8. Je me souviens d'y avoir fait grand'chère, et surtout des ortolans si exquis, que j'étais pour leur graisse comme vous étiez à Hières pour la (leur d'orange, sÉv. 31 juill. 4880. U est très-probable que notre ortolan n'est autre chose que la miliaire de Varron, ainsi appelée parce qu'on engraissait cet oiseau avec du millet, bhfp. Ois. t. vui, p. i. Il En certaines provinces de France, on donne le nom d'ortolans à plusieurs oiseaux d'espèce trèsdifférente, par exemple au torcol, au becfigue, etc.; en Amérique on le donne à une petite espèce de tourterelle qui prend beaucoup de graisse et dont la chair est très-délicate, buff. Ois. t. viii, p. 3.

— ÊTYM. Ane. français, /lorloion, jardinier, nom qui a été transporté à l'oiseau; du lat. hortulanus, jardinier, de hortus, jardin.

ORVALE (or-va-i'), s. f. Un des noms vulgaires de la sauge sclarée, dite aussi toute-bonne, toute-saine, herbe aux plaies, famille des labiées. Il Nom d'une espèce du genre lamier, lamium ori-ala, L. Il Orvale des prés, nom donné autrefois à la sauge des prés (labiées).

— ÊTYM. Or, et valoir : valant de l'or.

f ORVET (or-vé), s. m. Petit serpent inofTensif, très-commun en Europe (aiiguis fragilis, L.) (sauriens), dit aussi aveugle et envoyé.

— ÊTYM. D'après M. Viaud Grandmarais, orvet est le latin orbalus [tumine], privé de lumière, aveugle. Populairement on le dit aveugle, bien qu'il ne le soit pas; il doit cette réputation de cécité à son appareil palpébral, qui, de même que celui des lézards, se compose de deux paupières et d'une membrane clignotante; cette disposition fait paraître son œil très-petit et comme voilé.

ORVIETAN (or-vi-é-tan), s. m. \\ 1° Électuaire trèscomposé, autrefois en vogue, il faut que j'aille acheter de l'orviétan, et que je lui en fasse prendre, MOL. Àm. méd. Il, 6. ô grande puissance De l'orviétan I ID. ib. II, 7. Il Fig. et par plaisanterie. Le régent envoya d'Antin dire au maréchal d'Huxelles de choisir ou de signer ou de perdre sa place; ohl la grande puissance de l'orviétan ! cet homme si ferme.... baissa la tête et signa sans mot dire, stsiM. 454, 429.114° Marchand d'orviétan, charlatan qui vend des drogues sur les places publiques. |{ Fig. Homme qui trompe par des paroles pompeuses. Il 3° Chose quelconque avec laquelle on trompe. On laisse les bonzes débiter leur orviétan dans les places publiques, VOLT. Dial. 27. Les conquérants qui ont envahi le monde n'ont pas été plus orgueilleux et plus acharnés que les vendeurs d'orviétan qui ont prétendu le connaître, m. Dict. phil. Coquilles.

— ÊTYM. Cet électuaire fut apporté en Franco en 4847 par un opérateur d'On?»e<o (Italie), et vendu en place publique ; le nom du charlatan Orvietauo passa au remède.

t ORYCTC... élément do composition qui signifie fossile et qui vient du grec 4puxTo«, qui a été déterré, xi èpvixtà, les métaux, de là les deux sens d'orycio, désignant tantôt les fossiles, tantôt les minéraux; mais la nomenclature eût mieux fait do s'en tenir à l'un et d'exclure l'autre.

t ORYCTOGÉOLOGIE (o-ri-kto-jé-o-lo-jie), *. f. Terme didactique. Partie de l'histoire naturelle qui traite de la disposition des minéraux dans la terre.

— ÊTYM. Orycto..., et gfologie.

t ORYCTOGNOSIK (o-ri-ktogh-no-zie), s.(. Partie do l'histoire naturelle qui apprend i connaître et distinguer les minéraux.

— ÊTYM. Orycto..., et yvoioi;, connaissance.

t ORYCTOGRAPUE (o-ri-kto-gra-f), ». m. Celui qui s'occupe d'oryctographie.

— ÊTYM. Orycto..., et Ypôftiv, décrire.

ORYCrOGRAPIllE (o-ri-kto-gra-fie), ». ^.Description des fo.vsiles.

t ORYCTOGRAPIIiyOE (o-ri-kto-gra-fl-k'), adj. Qui a rapport à l'oryctographie.

ORYCTOLOGIE(o-ri-kto-lo-jie),». f. Histoire des fossiles.

— ÊTYM. Orycto..., et \ér(o<i, traité.

t ORYCTOLOGIOCK (o-ri-kto-lo-ii-k"), ad}. Qui se rapporte à l'oryctolugie.

t ORYCTOLOGISTE (o-ri-kto-lo-ji »t')ou ORYC- TOLOGCE (o-ri-kto-lo-gh"), ». m. Celui qui s'occupe d'oryctologie.

t ORYCTOTECHNIE (o-ri-kto-té-knie), ». f. Étude des moyens par lesquels nous nous procurons les substances minérales destinées i nos usages.

— ÉTYII. Orycto..., et T^xvT), art.

t ORYZIVORE (o-ri-zi-vo-r^, (wÇ. Qui se nourrit de riz, en parlant des animaux.

— ETYM. Lat. oryia, riz, et vorare, manger.

t ORYZOPUAGE (o-ri-zo-fa-j"), od>. Qui se nourrit de riz, en parlant des hommes. Populations oryzophages.

— ÊTYM.'OpwÇa, riz (voy. Riz), et çoryttv, manger. OS (ô; au pluriel, I*» se lie: des ô-z épais; plusieurs

font sentir l's au singulier comme au pluriel : un os', des ôs'; Bèze, au xvi" siècle, dit que oî se prononce comme vaux), s. m. || l* Partie dure et solide qui forme la charpente du corps des animaux des classes supérieures. Au pied du roc affreux semé d'os Mancliissanls, corn. Œdipe, i, 4. Un os lui demeura bien avant au gosier; De bonheur pour ce loup, qui ne pouvait crier, Près delà pas.se une cigogne; 11 lui fait signe, elle accourt; Voilà l'opératrice aussitôt en besogne; Kilo retira l'os.... la font. Fabl. ni, 9. Et les os dispersés du géant d'Épidaure, rac. Phèdre, l, 4 . Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange D'os et de chairs meurtris et traînés dans la fange, id. Alliai, u, b. Les malheureux citoyens (à Paris, durant la Ligue et le siège], pressés par la famine, e^^sayèreut de faire une espèce de pain avec les os des morts, lesquels, étant brisés et bouillis, formaient une sorte de gelée; mais cette nourriture si peu naturelle ne sei'vit qu'à les faire mourir plus promptcment, volt. Ess. guerres eiv. France. Les os et les autres parties solides du corps, ayant pris toute leur extension en longueur et en grosseur, continuent d'augmenter en solidité, rlff. Ilist. vat. hom. Œuv. t. iv, p. 3;t8. Il établit d'après une suite d'expériences que les os s'augmentent par l'ossification des lames du périoste, comme les arbres par l'endurcissement des couches corticales, CONDORCET, Duhamel. Hérissant, pour découvrir la nature des os, les mit dans l'acide nitreux fort étendu d'eau ; après la dissolution des parties calcaires, il trouva le réseau animal dont les mailles, remplies par cette matière, avaient formé l'os, SENNEBIEH, Ess. Sur l'observ. t. I, p. 28S, dans pouGENS. Une belle expérience démontre que les os doivent leur dureté et leur fragilité i un larlre osseux, à une substance crétacée ou terreuse, qui pénètre dans les mailles du cartilage et s'y incorpore, BONNET, Coruid. corps organ. Œuv. t. v, p. 401. Un jour le laboureur, dans ces mêmes sillons. Où dorment les débris de tant de bataillons. Heurtant avec le soc leur antique dépouille. Trouvera sous ses pas des dards rongés de rouille, Entendra retentir les casques des héros. Et d'un mil effrayé contemplera leurs os, delillh, Géorg. i. La dtcouverte du phosphate de chaux dans les os date do 4774 ; elle est due à Scheelc et à Gahn, tiiemarii. Traité de chimie, t. m, p. 692, dans pouoens. || Par extension. La grande chaîne do hautes montagnes qui couronnent la terre en tout sens m'a toujours |iaru aussi ancienne que le monde; ce sont les os de ce grand animal, volt. Lett. Uamilton, 4 7 juin 1773. Il Ronger un os, en enlever avec les donls toute la chair qui y tient. || Fig. Ronger, manger quelqu'un jusqu'aux os, vivre à ses dépens, lui dépenser le plus clair de son avoir. L'adresse que vous donnez pour écrire k mon grand cousin de Toulongpon à Toulongcon est inutile : car, puisqu'il ne m'a point fait de réponse, je ne veux plus de commerce avec lui que pour le manger jusqu'aux os quand j'irai en Bourgogne, sêv. à Bussy, h oct. <os&. Il Fig. Donner un os à ronger i quoiqu'un, lui donner quelque chose qui l'occupe, qui lui soit utile ou agréable. Quand vous dites que c'est [le jeu] un os que vous donnez à ronger à votre compagnie, siv. d Jfm« dt Grignan, 3. janv. 4«80. Je m'amuse beaucoup à la poésie, que j'aimo toujours, quand ce ne serait que pour donner un os k ronger i Clément et k Sabaticr, volt. Un. Condorcel, i« nov. 4 773. Il En un sens conlraiie, donner un os k ranger k quelqu'un, lui susciter une alTairo cmliarra.ssanlo, une difliculté qui l'occupe. Ils n'ont plus à craindre ses intrigues, ils lui ont donné adroitement un os à ronger. || On dit d'une façon analogue : C'est un os bien dur k ronger. || Fig. Jeter un os à quelqu'un, donner une part k quelque personnage dans Icn prufiti d'une entreprise, afin de se le rendre favor.ible. Il Familièrement Rompre, brisor,ca».sor les os, battre cruellement. Depuis |>liis d'une scm.iino Jo n'ai trouvé personne kqui rompre les os, mol. Amiih. 1, 2. Il En chair et en os, en propre personne. C'est luimême en chair et on os. || Fig. V.n chnir et en os.signifle aussi réellement. Il se maintient cocu, du moins de la pensée. S'il no l'est en chair et en 0», la font. Coupe. Il N'avoir que la peau et les os, que la peau sur les os, se dit d'une personne très maigre. Lio

OS

loup n'avait qua les os et la poaii. Tant les chiens faisaient bonne garde, la font. Fahl. i, 5. Vous n'avez tantOt plus que la peau sur les os, bac. Plaid, i, *. Il Les os lui percent la peau, m<<nie signiiicition. Les os lui percent la ppau ; elle est entitTement étique et desséchée ; elle n'avale qu'avec des difficultés extrêmes, sÉv. u». || On dit dans un sens analogue : on lui compterait les os. De son maigre visage on eût compté les os, bouhsault, le Mort virant, i,8. || ^^^Inilièrement et par exagération. Percé jusqu'aux os, mouillé jusqu'aux os, extrêmement mouillé. Moi, crotté jusqu'au cul, et mouillé jusqu'à l'os, récnieb, Sal. xi. |l Jusqu'à la moelle des os, profondément. Il est scrofuleux jusqu'à la moelle des os. |{ Il ne fera pas de vieux os, voy. viEOX. ||Fig. Vieux os, se dit d'une personne âgée. Ah I que j'aimerais à faire un voyage à Rome , comme vous me le proposez! mais.... il ne faut point re.Tiuer ses vieux os, surtout îles femmes, à moins que d'être ambassadrice, sév. à Coulanges, » janv. <6«o. Il II y laissera ses os, il y mourra. || On dit dans le même sens : il est allé là porter ses os. Il 8° On travaille les os d'animaux pour en faire certains ustensiles. Manches de couteau en os. Il 8" Os, en termes de boucherie, réjouissance. Les bouchers mettent toujours des os avec la viande qu'ils vendent, c'est-à-dire des os qui n'appartiennent pas au morceau. || Os à moelle ou à la moelle, os qui contient de la moelle et qu'on met dans le pot au feu, et (ig. chose utile, chose de valeur. Il Os de l'avocat, nom donné anciennement à un des os (on ne sait lequel) de l'éclanche ou gigot (c'était la même chose). Kst-il un plus grand plaisir au monde que de commander dans son petit empire, d'y être maître de son plat, et d'y recevoir, au sortir de la broche, une éclanche de mouton encore toute brûlante?... est-il quelque capilotade de perdrix, qui, sans compter l'os de l'avocat, vaille les précieux ragoûts qu'un sage friand comme moi y rencontre T nASSoncT, Aventures, ch. v, cité par CH. KISARU, Revue de l'instruction publique, 2)' année, n' 4. Il 4' Au plur. Dans le langage relevé et poétique, dépouilles mortelles. Ensevelissez-moi dans le même sépulcre où repose l'homme de Dieu, mettez mes os auprès de ses os, saci, Bible, Rois, m, XIII, SI. Ces bronzes, ces tambours qui, pleurant les héros. D'un dernier bruit de gloire accompagnent leurs os, lamaht. Harold, 2i. {| 5* Fig. Les os, se dit pour l'intérieur de la personne. La frayeur de la mort dans mes osa couru, uaibet, Soliman, ii, ♦ . Ouelle soudaine ardeurjusqu'auxosme consume? ROTR. Ilerc. mour. m, i. Klle [notre amitié] est d'une bonne trempe, et le fond en tient à nos os, tÈv.àltussy, î3 janv. ^«71. || Jusque dans la moelle des os, jusqu'au fond de l'âme. Il est avare jusque dans la moelle des os. || 6" Dans le langage biblique, les os de mes os, ma femme, mes enfants, une personne qui m'est extrêmement chère. Alors Adam dit : voilà maintenant l'os de mes os et la chair de ma chair, saci. Bible, Gen. ii, 23. {{Les os humiliés, l'intérieur des personnes humbles. Il [Jésus-Christ] lui fit sentir tout à coup par une vive confiance, avec la rémission de ses péchés, cette paix qui surpasse toute intelligence; alors une joie céleste saisit tous ses sens, et les os humiliés tressaillirent, uoss. Arme de Gont. || 7° En termes de vénerie, se dit des ergots du cerf sur lesquels cet animal ne porte que lorsqu'il court. Dès que le cerf fuit, il donpe des 03 en terre. || Os du cœur des cerfs, os qui se trouve dans le cœur de beaucoup de ruminants et de pachydermes, dans la cloison des ventricules, et Buqu<<l on attribuait des vertus dans les maladies du cœur. Os de cœur de cerf, le cent payera & livres, Tan/, «8 sept. 1664.118" Os de seiche, grande coquille intérieure, dure et friable, qui soutient la dos de la seiche. Os de seiches, le cent payera 1 5 sous. Tarif, 48sept. 4664. |j Proverbes. Jamais belle chair ne fut près des os, se dit pour exprimer qu'une femme trop maigre n'est jamais belle. || Jamais à un bon chien il ne vient un bon os, l'occasion de travailler ne s'offre pas à ceux qui en ont bonne envie, les bonnes affaires n'arrivent pas à ceux qui en seraient dignes, il Voilà bien do» chiens après un os, c'est-k-dire il y a bien des gens après une même affaire, aprê» un même profit. || Les os sont pour les tbseau, ceux qui viennent trop tard n'ont que les restes. || Il n'y a point de viande s.ins os, il n'y a point d" ivantage sans quelque déduction ; locution prise de la boucherie, oii le marchand donne toujours des os avec la viande. || Si j'avais de l'argent dans les os, je les casserais pour vous satisfaire, se dit pour lomoigncr la bonne envie qu'on a de payer une dette. — »YJI. M, osswsMTS. Les os prennent le nom

ost

d'ossements lorsque, desséchés, dépouillés de chair et de tout ce qui sert à les unir, ils ne composent plus aucun ensemble. Cette dénomination générique, qui no s'emploie qu'au pluriel, n'a plus lieu dès qu'on désigne les os par leur nom ou leur caractère propre, et la place qu'ils occupaient dans le corps dont ils faisaient partie : ainsi on a trouvé un champ rempli d'ossements, parmi lesquels on a <listingué les os de la tête d'un cheval, et ceux des bras d'un homme, F. guizot.

— lllST. XI' s. Et de tans os cum hoin trarrad [tirera] de la plaie, al os tote veie [de toute façon] quatre deners. Lois de Guill. )2. [Il] Tranche le pis [la poitrine], si li brisa les os, Ch. de Roi. cxi Il XII* s. Desus la hanche est li cop apoié, Que del charnail li ahat plus d'un pié; Toz remest nus li os sus le braier, Li coronemens loot/s, v. 2666. Pailrs moi tinuet et tremblors [peur et tremblement me tint], et totes mes osses furent espaUries, Job, p. 481. Il non ot sor les os fors cuir et ners, Gérard de Ross. p. 360. Il xui* s. Dont je vos monstre par l'esciit, Que li uns est membres de l'autre. Et nos sons [nous sommes] ausi com li viautre [les chiens] Qui se combatent pour un os, buteb. ih. Dites me dont, elle dist li rois. Par quel manière estes si os [si osé], Qu'enlour vos cols portés ces os [reliques], GUI DK CAMBRAI, Barl. et Jos. p. 138. N'estuet, distil, autre sens querre; Nostre grant mère, c'est la terre; Les pierres.... Certainement ce sunt les os, la Rose, 17834. || xiv* s. Un hault coffret, carré, ouvré d'os, noir et blanc, en façon de quoy on faict les selles, de laborde. Émaux, p. 4I9. || xv* s. Le coup descend sur la deitre espaulle si en parfond, qu'il luy couppe le maistre os, si que celluy ne se peut ayder du bras, Perceforest, t. i, f" 89. Trouvent un os qu'il \ont rongant ; Dont entre eulx mut [s'élova] trop grant nos [querelle]. Et se combatent rudement; Deux chiens sont mauvais à un os, E. DESCH. Poésies mss. f. 367. Il XVI' s. Commença à escrier à voix forte France, France, victoire, victoire ; ce qui met un tel froid aus os des Anglois que.... beaugué. Guerre d'Escosse, m, 7. Les dents sont du nombre des os, paré, iv, 2. Qui a mangé le lard ronge l'os, cotorave. F.t la bouteille se cassant, elles disoient l'oyant casser : les ous se cassent, beroalde de vervii.le, Moyen de parvenir, dans JAUBEBT, Gloxs. S'il advient d'avoir mal rencontré.... et que l'on aye prins plus d'os que de chair, l'on demeure misérable toute sa vie, charron. Sagesse, i, 48. Par os en bouche se tait qui grouche [gronde], leroux de lincy, Prov. t. ii, p. 206.

— Ctvm. Berry, ous ; wallon, ohai ; namur. ouc/io; Hainaut, oehe; provenç. os; espagn. hueso; ital. osso; du lat. os, assis {assis, par assimilatioi., pour astis) ; grec, oitéov ; sanscrit, aslhi. L'ancien français osset représente le pluriel ossa, et est du féminin comme c'est l'usage pour les noms formés de noms latins au neutre pluriel. L'espagnol et l'italien représentent une forme ojsum. Enfin le wallon ohai représente un diminutif ossiculum.

f OSANORE (o-sa-no-r'), adj. Dents osanores, dents artificielles faites avec l'ivoire de l'hippopotame (mot barharement fait de os, av, sans, et or, parce que dans ces appareils il n'entre pas d'or).

f OSAR (o-zar), .«. m. Terme de géolottie. Mot suédois que les géologues ont adopté pour désigner des monticules à base elliptique, composés de sable, de gravier, de cailloux et de coquilles, et surmontés par des blocs erratiques. Le plus célèbre des osars est celui d'Upsal, qui porte le château dans lequel Christine de Suèile fit son abdication ; tous sont des bancs de sable émergés par le soulèvement de la côte, chablks mahtins. Revue des Veux-Hondes, (•• mars 1887, p. 4»i.

f OSCLABRELLE (o-sk.a-brè-l') , f. f. Genre de mollusque à coquille multivalve.

t OSCABRION (o-ska-bri-on), t. m. Genre de mollusques à coquille multivalve.

t OSCANK (o-skan'), s. m. Genre de crustacés.

t OSCIIÊITK (o-ské-i-t'), s. f. Terme de médecine. Inflammation du scrotum.

— ÊTVM. "Oox<ov, scrotum, et la finale médicale ite indi(|uant inflammation.

t OSCIlEOCftLK (o-ské-o-sè-1'), s. f. Terme de chirurgie. Hernie scrotale.

— F.TYM. 'Oir/iov, scrotum, et xi?iXti, tumeur.

t OSCIlfiOPI.ÀSTIE (o-ské-o-pla-stie), (. f. Terme de chirurgie. Réparation du scrotum à l'aide des procédés autoplasliques.

— F.TYM. 'Ooxiev, scrotum, et nt.aaativ, former, t OSC.ILLAIRE (o-ssil-lê-r'), ». f. Genre de con-

fervacéos d'eau douce, t OSCILLANT, ANTB (o-ssil-lan, lan-t'), adj. Qui

ose

est propre à osciller, qui peut osciller. || Anthère oscillante, anthère qui tient au filet par un très-petit point situé vers le milieu de sa longueur, parexem- [ile celles des graminées. || Machine oscillante, machine à vapeur dont le cylindre peut osciller autour de deux tourillons. || Granules oscillants ou globules mobiles, non donné à des granules doués d'un mouvement oscillatoire, qui se trouvent dans la sève des vé^'élaui.

OSCILLATION (o-8sil-la-sion ; en vers, de cinq syllabes) , s. f.\\\' Mouvement de tout corps qui va et vient en sens contraire. Les oscillations d'un vaisseau. || Mouvement d'un pendule qui, allant et venant alternativement en deux sens contraires, se balance à droite et à gauche d'un point central. Les académiciens qui ont été mesurer un arc de méridien au nord ont trouvé qu'à Pello, par delà le cercle polaire, il faut allonger le pendule pour avoir les mêmes oscillations qu'à Paris, VOLT. Dict. phil. Figure. On appelle oscillation ou vibration du pendule le mouvement d'un corps lourd, attaché par un fil ou par une verge à un point fixé autour duquel il décrit un arc, brisson, Traité de phys. t. I, p. 2)2, dans pougens. Suspendez au haut de la tour un fil chargé d'un poids; après quelques oscillations il s'arrêtera en un point qui sera le pied de la perpendiculaire, delambre, Abr. astr. Leçon xi. Quand un pendule, à la fin de chaque oscillation, se rencontre dans des circonstances parfaitement semblables, les durées de ces oscillations sont les mêmes, et le temps peut se mesurer par leur nombre, laplace, Exp. l, 3. Il Terme de mécanique. Centre d'oscillation, se dit des points d'un corps solide oscillant autour d'un axe, qui peuvent être comparés aux extrémités d'autant de pendules simples oscillant librement autour de ce même axe. Le centre d'oscillation est un point qui, étant pris dans la ligne de suspension d'un pendule composé, soit tel que, si toute la gravité du pendule supposé oscillant s'y trouvait rassemblée, les oscillations se feraient dans un temps égal à celui qu'emploie ce même pendule composé à faire les siennes, brisson, Traité de phys. t. i, p. 217. Il 2° 11 se dit, en astronomie et en physique, des mouvements de va-et-vient. Je détermine les oscillations que doit faire le fluide pour passer, de la figure sphérique qu'il avait d'abord, à la nouvelle figure sphéroïdale ; oscillations que personne n'avait encore enseigné à calculer, d'alemb. Caus. génér. des vents, Œuv. t. XIV, p. 34, dans pougens. La chaleur j;eule, dont le degré varie à chaque instant, tient tous Jfes corps dans un état d'oscillation perpétuelle, bonnet, Œuv. mél. t. xviil, p. 7», dans podgens. La durée de ses oscillations [la planète Mercure] entières ou de ses retours à la même position rel.stivement au soleil, varie depuis cent six jusqu'à cent trente jours, laplace. Expos, i, 5. Le principe de la coexistence des oscillations simples, que l'on doit à Daniel Bernoulli, est un de ces résultats généraux qui intéressent par la facilité qu'ils donnent à l'imagination, de se représenter les phénomènes et leurs changements successifs, m. t6. m, 6. || 3° Fig. Alternative qui se passe en des choses abstraites et (]ui est comparée à l'oscillation d'un pendule. Les oscillations de l'opinion publique, du crédit public. Les révolutions de l'àme, ou ses oscillations d'un mouvement à l'autre, peuvent être naturellement redoublées, et par conséquent le retour de la première partie de l'air |en musique] peut avoir lieu plus d'une fois, marmontel, Élém. de lut. Œuv. t. V, p. 117, dans pougens.

— SYN. oscillation, vibration. La différence consiste en ce que l'oscillation est un mouvement relativement lent, et la vibration un mouvement extrêmement rapide. On a dit quelquefois la vibration d'un pendule, mais c'était abusivement.

— ÊTYM. I^t. oscillationem (voy. osciller). OSCILLATOIRE (o-ssil-la-toi-r'), adj. Qui est de

la nature de l'oscillation. Il [Copernic] annonça que ce mouvement [l'obliquité de l'écliptique] était oscillatoire, c'est-à-dire qu'après avoir diminué pendant un temps, cet angle ••igmenteraitjusqu'à un certain terme oiiil commenceiait à di.minuer, bailly, Ilist. astr. mod. 1. 1, p. 366. || Particulièrement. Mouvement oscillaioire, se dit des oscillations des molécules d'un corps élastique autour de leur point d'équilibre.

— f.TVM. Osciller.

t OSCILLE (o-ssi-n,*. f. Nom que les anciens donnaient à de petites figures humaines dont il n'y avait guère que la tête qui fût bien fornii'e; ils le» consacraient à Saturne , en les faisant toucher ou en les suspendant à sa statue. Après cette espèce do consécration, ils en mettaient partout dans leur»

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