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ORO

d'exlravaguer ny çà ny là hors les ornières que l'usage et lesloii lu'y tracent [à l'esprit], id. ii, 3i4.

— ÉTYM. Picard, ordi'ère; wallon, ourbire, orbire; li'orbitaria, dérivé non latin de oriiila, roue de voiture (voy. orbite). Entre orhilano et ornière, l'intermédiaire est donné par ourMre, puis par ordtère.

t ORNISMYE (or-ni-smie), *. m. Nom du genre oiseau-mouche.

— ÊTYM. 'Opviç, oiseau, et |j,uî«, mouche, t ORNITUIES (or-ni-tie), t. m. pi. VenU de

printemps en Grèce, avec lesquels arrivent les oiseaux de passage.

— ÉTYM. 'OpviOîat, de 6pvi;, ôpvi9o?, oiseau, t ORNITHO.... élément de composition qui signifie oiseau, el vient de ipvic, Jpvt6o;.

ORNITUOGALE (or-ni-to-ga-l') , s. m. Genre de plantes bulbeuses (liliacées), dont les fleurs sont d'un beau blanc. L'ornithogale en ombelle, vulgairement dame d'onze heures ; l'ornithogale pyramidal, vulgairement épi de lait, épi de la Vierge.

— ÉTYM. 'Opvi66ifaXov, de Spvn, oiseau, et Td/a lait. Les Grecs appelaient proverbialement lait d'oiseau, opv(6iov yiXa, une chose rare ; il se pourrait qu'ils eussent donné ce nom à la plante pour la rare blancheur de ses fleurs.

t OHNITHOGLOSSE (or-ni-to-glo-s'), s. f.h'ornithoglosse verdâtre, plante du Cap de Bonne-Espérance.

— ÉTYM. Ornitho..., et y'kàaaa, langue, t ORNlTHOÏltE (or-ni-to-i-d'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a l'apparence d'un oiseau.

— ÉTYM. Ornilho..., et elSoc, forme, t ORMTHOLITUE (or-nito-li-f), t. m. Débris

fossile d'oiseaux.

— ÊTYM. Ornitho..., et >(0o«, pierre.

ORNITUOLOGIE (or-ni-lo-lo-jie), *. f. Partie de

la zoologie qui traite des oiseaux. || Ornithologie fossile, squelettes d'oiseaux trouvés dans les couches antédiluviennes.

— ÉTYM. Ornitho..., et Xôyoc, traité, f 01lNrni01.0GIQUB (or-ni-to-lo-ji-k'), adj. Oui

a rapport à l'ornithologie. La faune ornitlioiogique fossile.

ORNITHOLOGISTE (or-nl-to-lo-ji-sf) ou ORNI- THOLOGUE (or-ni-to-lo-gh'), s. m. Naturaliste qui s'occupe spécialement de l'étude dos oiseaux. Les ornithologistes A méthode, buff. Ois. t. v, p. 230. La plus grande partie des ouvrages de nos ornithologues ne contiennent que des descriptions, id. Ois. t. vil, p. (7. Auduhon, ornithologiste du premier ordre, dont le nom et les travaux sont trop peu connus en France, cap, Audubon, p. 2.

— ÉTYM. Voy. ORNITHOLOGIE.

ORNITHO.\IANCE (or-ni-to^man-s') ou ORNITHO- MANCIE (or-:ii-lo-man-sie), 1. f. Divination parle chant ou le vol des oiseaux.

— ÉTYM. Ornitho..., et mande.

f ORNITUO.MYZE (or-ni-to-mi-z'), adj. Terme de

zoologie. Sa dit d'un insecte qui suce les oiseaux. Il S. ni. Un ornithomyza.

— ÉTYM. Ornillio..., et (jLÙÇeiv, sucer.

t ORNITHOPB (or-ni-to-p) *. m. Genre de la famille des légumineuses, composé de petites plantes herbacées.

— ÉTYM. Ornttho..., et noOç, pied, t ORNITUOI'HILE (or-ni-to-fi-l'), s. m. elf. Celui,

celle qui aime les oiseaux. La jeune ornithophile est passionné des oiseaux et surtout des oiseaux de proie, bonnet, £.m. psychol. ch. 78.

— ÊTYM. Omithn..., et çO.oç, ami.

t ORNITHORRHYNOUE (or-ni-to-rin-k"), ». m.

Mammifère de la Nouvelle-KuUande qui a un bec d'oiseau el le corps couvert da poils.

— ÉTYM. Ornt(/tn..., et fOy/oc, bec.

f ORNITHOSCOPIE (or-ni-tô-sko-pie), s. f. Terme

d'antiquité. Observation des oiseaux, atin de prédire l'avenir.

— ÉTYM. Ornitho..., et axoiciiv, examiner, t 0HNIT1I0T0.MIE (or-ni-to-lo-mie) , t. f. Dissection des oiseaux.

— ÉTYM, Orni(/io..., et TO(i^, dissection, t ORNITHOTROPHIE (or-ni-to-tro-fie), s. f. Art

de faire éclore des œufs et d'élever les oiseaux.

— ÉTYM. Ornitho..., fit Tfoip^i, nourriture. ^ ORO.... élément de composition qui signifie

montagne et vient du grec ipo;.

OROBANCUE (o-ro-ban-ch'), t. f. Plante parasite à tige charnue.

— ÉTYM, 'OpoJiyxi) de ipoCa;, orobe, et iy/.*"» étoulTer.

t OROBANCHËBS (o-ro-ban-chée) , t. f. pi. Famille de plante» dicotylédones dont l'orobanohe est le type, et qui se rattachent à la classe des porsonées.

ORP

OROUE (o-ro-b'), s, f. l'iaiite légumineuse dont la racine porte des tubercules bons à manger {orobus tuberosus, t.). Orobe jaune, blanche. La farine d'orobe a été mi.se au nombre des quatre farines résolutives.

— REM. Plusieurs botanistes le font masculin : Orobe bâtard, orobe des boutiques, espèce de lentille.

— HIST. ivi* s. Les pois, la vesse, les orohes ou ers, et autres légumes, 0. de serres, 400.

— ÊTYM. 'Opoëo;; comparez le lat. ervum.

t OROGÉNIB (o-ro-jé-uie), J. /. Formation de.' montagnes.

— ÉTYM. Oro..., et le suffixe génie.

t OROGÉNIQUE (o-ro-jé-ni-k'), adj. Qui a rapport à l'orogéuie. Mouvements orogéniques, mouvements de la croûte terrestre, qui, se concentrant non sur une ligne mai.s sur une surface, et se produisant d'une manière brusque et énergique, ont la propriété de fracturer cette croiite et de soulever des chaînes de montagnes.

t OROGNOSIE (o-rogh-no-zie), ». f. Histoire des montagnes, des roches.

— ÉTYM. Oro..., et yvûoK;, connaissance.

t OROGNOSTIQUE (o-rogh-no-sli-k'), adj. Qui appartient .à l'orognosie.

t OROGRAPHIE (o-ro-gra-fie) , ». f. Traité, description des montagnes. Je vois un grand intérêl dans les observations faites sur les grands cours d'eau résumant en eux, et chacun à sa façon, les divers phénomènes météorologiques qui se développent sur la surface plus ou moins incidentée qu'ils occupent, ils constituent un trait d'union entre la météorologie et l'orographie , fournet, Comptes rendus, Acad. des se. t. li, p. 969.

— ÉTYM. Orn..., et ypàçeiv, décrire.

t OROGRAPHIQUE (o-ro-gra-fl-k'), ad/. Qui appartient à l'orographie.

f OROHYDROGRAPHIE (o-ro-i-dro-gra-fle), ». f. Histoire des eaux qui découlent des montagnes, ou histoire des eaux et des formations géognostiques d'une contrée.

— ÉTYM. Oro..., OSup, eau, etypiiçeiv, décrire, t OROLOGIE (o-ro-lo-jie), ». f. Traité sur les montagnes.

— ÊTYM. Oro..., et >6yo!> traité.

t OROLOGIQUE (o-ro-lo-ji-k'), adj. Qui appartient à l'orologie.

t OROMASE (o-ro-ma-z'), ». m. Forme altérée d'Ormuzd (voy. obmuzd).

ORONGE (o-ron-j"), ». f. || 1° Champignon alimentaire, très-arrondi et d'un rouge doré qui croît surtout dans le midi de la France. |{ 2° Fausse oronge, champignon vénéneux {amanita rnuscaria, pebs.).

— ÉTYM. Ainsi dit à cause de la couleur d'orange.

t OROZO (o-ro-zo), ». m. Sorte de hamater, cricelus furunnilvs, drsm.

ORPAILLEUR (or-pft-lleur, /( mouillées, et non or-pâ-yeur), s. m. Celui qui recueille, au moyen du lavage, les paillettes d'or qui se trouvent dans le sable des fleuves. L'or que l'on trouve dans les sables des rivières ou dans les terres aurifères n'est soumis à aucun traitement métallurgique proprement dit; des hommes nommes orpailleurs le séparent des sables au moyen du lavage, al. brongn. Traité de min. t. 11, p. 344, dans pouokns.

— ÉTYM. Or, et paille ou paillette.

t ORPUE (or-r), ». m. Poisson du genre des spares.

t ORPHfiE (or-fée), t. m. \\ l" Personnage mythologique renommé par son excellence comme musicien el comme chantre, et dont on fil plu» tard un philosophe el un théologien. De là sont nés ces bruits reçus dans l'univers. Qu'aux accents dont Orphée emplit les monts de Thrace, Les tigres amollis dépouillaient leur audace, doil. Art p. ch. IV. On rencontre quelquefois dans les monuments chrétiens du premier fige la ligure mythologique d'Orphée, martionï, Uictiunn. anttquit. chrét. Il 2' Fig. Tout i)o6te ou musicien illustre. Les Muses, les neuf belles fées, Dont les bois suivent les chansons. Rempliront de nouveaux Orpliées La troupe de leurs nourrissons, malh. m, 2. Ô vous, nouvel Orphéo, 6 vous, de qui la veine Peut charmer des enfers la noire souveraine Et le terrible dieu qu'on appelle Pluton, Daignez, tout-puissant la Fontaine, Rendre notre Waller (poète anglais qui Tenait de mourir], au lieu d'Anacréon, saintévremond, dans la font. UUre à Mme de Bouillon. La France a perdu son Orphée, lefranc de pompi- GNAN, Ode sur la mort de J. B. Itoussenu. Rien ne prédit la gloire d'un Orphée À mon berceau qui n'était pas de fl^ur», Bf.HANO. le Tailleur el la fc» Il 8' Un des noms de la constellation d'Hercule.

ORP

— ÊTYJI. On l'a assimilé au sanscrit rlbhu, au pluriel ril'hnras. nom de demi-dieux védiques.

ORPIIELLV, L\E (or-fe-lin, li-n'), s. m. et f. Il 1° Enfant qui a perdu son père et sa mère ou l'un des deux. Les orphelins qui de tous les pauvres sont les plus abandonnés, bourdal. Exhort. char. env. les orTphe!. t. i, p. <oo. Le sang de l'orphelin, les pleurs des misérables Sont ses mets les plus agréables, RAC. Esth. m, 3 Je suis, dit-on, un orphelin. Entre les bras de Dieu jeté dès ma naissance. Et qui de mes parents n'eus jamais connaissance,

ID. Ath. II, 7 Que Dieu veut être aimé. Qu'il

venge tôt ou tard son saint nom blasphémé. Qu'il est le défenseur de l'orphelin timide, ID. ib. ii, 7. Cette célèbre Catherine [Catherine 1"], orpheline, née dans le village de Ringen en Esthonie, nourrie par charité chez un ministre livonien.... volt. Ritsti'e, Anecdotes. L'idée de cette tragédie [l'Orphelin de la Chine] me vint, il y a quelque temps, à la lecture de l'Orphelin de Tchao, tragédie chinoise traduite par le P. Prémare, qu'on trouve dans le recueil que le P. du Halde a donné au public, is. Orphel. J?p<J. Sincérité, bonté, fierté, Dieu demandera-t-il davantage à l'orpheline qui se trouvait seule dans l'univers? stael, Corinne, xiv, 4. || Orphelin de père, celui dont le père seul est décédé Orphelin de mère, celui dont la mère seule est décédée. Il 2° Les Orphelins, se dit dans plusieurs villes d'une maison d'asile pour les orphelins. || 3° Nom pris par un grand nombre de hussites après la mort de Ziska, leur chef. H i" Adj. Il est orphelin de père et de mère. Là le fils orphelin lui redemande [à un mauvais médecin] un père, boil. Art p. iv.

— HIST. XI' s. X la vedve e as orphanins, Lois de Gtti'H. B. Ilxii* 3. Tant enfant ierent [seront] de lor père orfenis, Ronc. p. 72. Innocens orphenins, vedves veiz [tu vois] essillier, Ceaus [ceux] qui culpes n'i unt hors del pais chacier, Th. le mart. 8». Il XIII* s. Et si se desnue et desrobe, Qu'ele est orfenine de robe, la Rose, 6(76. Il ne loist pas [n'est pas permis] au pcre et à le [la] mère à donner tout à l'un (le lor enfans, que li autre en demeurent orphelin et desherité,BBAOil.xiv, 16. Il XIV' s. CarSavaris.... le sien père [d'une princesse] enherba [empoisonna] Le fort roy Looys, dont orphe [elle] demoura, Hugues Capet, v. I92S. Hennequin qui estoit et est desaagez, orphenes, pupilles et menres d'ans [mineur], du cangk, aagiatus. jj xv* s. Fille que j'ay, puisque vous fustes née, Orphenine de mère défaillant, Dix et sept ans nourrie et gouvernée.... E. DESCB. Bail. Comment le père.... || xvi' s. N'avez vous point pitié de ma douleur, En me voyant de dame esire mechine, De liberté et franchise orpheline [privée]? j. marot, y, 40. Son armée demeura orpheline de capitaines et de conducteurs, carl. i, ti. Hz y demeurèrent presque tous, etn'en eschappa qu'un petit enfant orphelin de père et de mère, AMYOT, Cimon, t. Lesquels comptes avec lesdoubles des inventaires qui se font des biens des trespassez delais-sans enfants mineurs, et les pioches servans ausdits comptes se gardent et mettent en la chambre des orphelins, Nouv. coust. ginir. t. i, p. 2»o.

— ÉTYM. L'ancienne forme est orphent'n, d'un dérivé non latin orphaninus, de orphanut, orphelin; grec, èpf »vo; ; comparez le lat. orbus, privé de, et le ganser, orhhaka, enfant, arbha, petit; allem. Erbe, héritier. Orphànus a donné l'ancien français orphe; l'espagn. huerfano; le portug. orfâo; l'ital. orfano.

t OIIPIIELI.NAGE (or-fe-li-na-j') , s. m. Etat d'orphelin, d'orpheline.

— HIST. XVI' S. Coriolanus, estant demeuré orphulin de son père, feut nourry soubs sa mère veufva, et feit voir par expérience, que l'orphelinage apporte bien d'autres incommoditez à un enfant, mais qu'il ne t'empescbe point d'estre homme de bien, amyot, Cor. t.

— ÉTYM. Orphelin. L'ancienne langue disait orfenté.

t ORI'IIKI.I.'VAT (or-fe-li-oa), t. m. Maison d'asile pour le» orphelins.

t ORPHELINE (or-fe-li-n"), ». f. Ancien nom de plusieurs foquilios bivalves.

t ORPlif-Ojr (or-fé-on), ». m. || f Ecole de chant établie à Paris, en i«33, par Wilhem, et composée des meilleurs chanteurs des écoles primaires. || Société dont les membres se livrent i l'étude et i la pratique de la musique vocale et du chant choral, sans accompagnement. || %° Instrument à cordes et à clavier, d.-ins lequel le son est produit par une roue qui frotte les cordes.

— f.TVM. Orphée.

fORViif:OMQUE(or-fé-o-ni-k'),a<j.Ouicoocerne

U musique chorale populaire. Concours orphéoniqne,

DICT. DE LA LAKaUE rRAMÇAlSK.

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