PALAIS I
t 2 PALATIN (pa-la-tin), s. m. Une des sept collines de l'ancienne Rome. || Adjectivement. Le mont Palatin.
— ÉTYM. Lat. mons Palatinus (voy. palais ().
». PALATLN, INK (pa-la-tin, tl-n"), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport au palais. || Os palatins, ou, substantivement, les palatins, deux petits os situés à la partie postérieure des fosses nasales, et complétant en arrière la volite du palais. ll Membrane palatine, portion de la muqueuse buccale qui tapisse le palais. /
— ÊTYM. Lat. palaliim (voy. palais 2).
PALATINAT (pa-la-ti-na ; le ( ne se prononce pas
et ne se lie pas), s. m. ||1° Dignité de palatin. 112° Pays sous la domination de l'électeur palatin. Il 3* Chaque province de la Pologne.
— ÉTYM. Palatin < .
(. PALATINE (pa-la-ti-n"), adj. f. Maison palatine, la maison, la famille de l'électeur palatin. Il Princesse palatine, ou, simplement, palatine, femme d'un palatin ou princesse de la maison palatine. Oraison funèbre d'Anne de Gonzague, de Clèves, princesse palatine, par Bossuet. Celles [oraisons funèbres] de Condé et de Turenne ont immortalisé leurs auteurs; mais qu'avait fait Anne de Gonzague, comtesse palatine du Rhin, que Bossuet voulut aussi rendre immortelle? volt. Mil. litlér. Panégyriques. \\ Société palatine, société littéraire établie en Bavière.
— ÉTYM. Palatin < .
2. PALATINE (pa-la-ti-n'), s. f. || 1° Fourrure que portent les femmes autour du cou et snr les épaules en hiver. Les dames prêtaient journellement à la Dauphine des palatines, des manchons et toutes sortps de colifichets, st-sim. 319, 367. || 2° Terme d'entomologie. On dit qu'un papillon a les pattes de devant en palatine quand elles sont plus courtes que les autres, .'■ans crochets, plus velues et presque repliées sur elles-mêmes de chaque côté du cou, en manière de cordon ou de palatine.
— ÉTYM. Ainsi nommée de la princesse palatine, seconde femme duduc d'Orléans, Irère de LouisXIV. L'occasion en est expliquée par la princesse : ■• Aussi suis-je en ce moment très à la mode ; tout ce que je dis ou fais, que ce soit raisonnable ou absurde, tous les courtisans l'admirent ou s'extasient, jugezen vous-même; j'ai eu l'idée, par le froid qui règne, de reprendre une vieille fourrure, afin d'avoir plus cbaud au cou ; voilà qu'aujourd'hui tout le monde en commande sur le même patron, c'est la plus grande mode du moment. Lettre du <4 déc. 4C7«, dans Revue german. t, xxi, p. 176.
t PALATITK (pa-la-ti-f), I. f. Terme de médecine. Inflamuiation de la membrane muqueuse qui tapisse la voiite du palais.
— ETYM. Lat. palatum, palais 2, et la finale médicale i(e, indiquant inilammation.
t PALATO-LABIAL, ALE (pa-la-to-la-bi-al, a-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui a|jpartient au palais et aux livres.
— ÉTYM I.at. palatum, palais 2, et labial.
I PALATO PIIAKVNGIEN, lENNE (pa-la-to-farin-jiin, jiè-n), adj. Terme d'anatomie. Muscle palato-pharyngien, ou, substantivement, le palato- [iharyngien, muscle situé verticalement dans la paroi lat/'ralo du [iharynx et dans le voile du palais.
t PALATO-PHAItY.NGITK (pa-la-to-fa-rin-ji-l'), (. f. Inflammation du palais et de l'arrière-bouche.
t PALATO-SALPINfilEN, lENNK (pa-la-to-sal- |iin jiin, jiè-n'), odj. Terme d'analomic. Nom donné par Vai.'ialva au péristaphylii. externe ou inférieur.
— ÉTYM. Lat. palatum, palais », et talpinx, trompe (la irornpe d'Kusl;iche).
t PALATO-STAPilVLIN (pa-la-to-sU li-lin), «. m. Petit muscle qui 9'ét?nd de l'épine na-sale pos-
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térieure jusqu'au sommet de la luette, dont il occupe l'épaisseur.' On le nomme aussi releveur de la luette.
— ÊTYM. Lat. palatum, palais 2, et draçûXT], luette.
t PALATRE (pa-iatr'), s. m. Terme de serrurerie Le même que (lalastre (voy. palastbe).
t PALAVE (pa-Li-v'), s. f. Genre de plantes dicotylédones, de la famille des malvacées, ainsi dit de Palata, botaniste espagnol; elles craissent dans les plaines sablonneuses du Pérou. Lapalave musquée.
t . PALE (pa-n, s. f. Il !• Terme de marine. Le plat de l'aviron, la partie plate de la rame qui entre dans l'eau. 1] 2'' Par extension, synonyme de vanne d'étang, et d'aube de roue d'un bateau à vapeur. |l 3° Planche terminée en pointe, qui sert à faire des palissades. || 4° Nom d'un grand oiseau, qui se nomme autrement cuiller, parce qu'il a le bec rond et large à l'extrémité.
— HISi'. XIV» s. Mais ensi qu'il nagoient à pales et à crois.. . Baud. de Seb. 29. || xvi' s. Ceux de dedans avoient fait enfler l'eau par le moien des moulins, aiant mis toutes les pales et puis les aiant ouvertes deux heures avant le coup, d'aub. Hist. i, 290. Pics, pales et itistruraens nécessaires pour 700 pionniers, m. ib. ui, 88. Fusées en canon, pâlies et lances à feu, rab. Sciomachie. On pouice de la main destre pourloyt un groz et large anneau d'argent, en-'la palle duquel estoyt enchâssée une bien grande crapanldine, lu. Pant. iv, i6. Comme on oit [entend] dans un bois. Près le bord de la mer, une confuse voix Des pâlies et butors.... ron-
SABD, 842.
— ÉTYM. Lat. pala, pelle (voy. pelle).
2. PALE (pa-r), s. f. Carton carré garni de toile blanche, qui se met sur le calice pendant la messe. Avec la paie et le purificatoire que vous m'avez envoyés, Boss. Leit. Corn. 66.
— ÉTYM. Lat. palla, manteau, tenture. Bossuet écrivait palle , étymologiquement.
PÂLE (pS-l'), ad;. Il 1° Qui a perdu sa couleur vive et animée, en parlant du visage et de la .peau Un très-insupp'irtable bruit i ceux qui naviguent de nuit. Le rendait pâle comme un linge, sc;arbon, Virg. v. Lemaire, parfumeur, qui était un des conjurés, courut chez moi, pâle comme un mort, et tremblant comme la feuille, rbtz, Mém. liv. iv, t. m, p. 3S4, dans poi;gf.ns. La princesse d'Harcourt, pâle [elle n'avait pas de rouge] comme le commandeur de la comédie [dans Don Juan, de Molière], sÉv. I2janv. (674. Soit qu'il fasse au conseil courir les sénateurs. D'un tyran soupçonneux
pâles adulateurs, boil. Art p. ii Cet air sombre
et sévère, Et ce visage enfin plus pâle qu'un rentier X l'aspect d'un arrêt qui retranche un quartier, id. Sat. ni. Quel Surcroît de vengeance et de douceur nouvelle De le montrer bientôt pâle et mort devant elle! R*c. Bajax. iv, 6. Minos juge aux enfers tous les pâles humains, id. Phèdre, iv, (. Je l'ai trouvé couvert d'une affreuse poussière. Revêtu de lambeaux, tout pâle; mais son œil Conservait sous la cendre encor le même orgueil, m. listher, ii, ). Pluton était sur son trône d'ébène; son visage était pâle et sévère, fén. Tél. xvni. Au pied du trône [rie Pluton] était la Mort, pâle et dévorante, id. tb. Sitôt qu'il me vit, il Tint se jeter à mes pieds; il était plus pâle que la mort, lesage, Guim. d'Alf. IV, 3. Et le feu des éclairs et l'abîme des flots Montraient partout la mort aux pâles matelots, volt. llenr. l. Il tient l'urne terrible en ses fatales mains, Et juge sans retour tous les pâle-, humains, dklille. En. IV. Plus pâle que la pMe automne. Tu t'inclines vers le tombeau, wii lf.voïe, la Chute des feuilles. Il Les pâles ombres, les âmes des morts. || Pâles couleurs, chlorose, affection dans laquelle la peau est décolorée. Il Kig. Je vous cirnjure, ma chère Pauline, de ne pas tant tourner votre esprit du côté de» choses frivoles, que vous n'en conserviez pour les solides; autrement votre goût aurait les pâle» couleurs, sEv. i« nov. <68». || 2' Oui est peu coloré. En même temps je vis paraître un cheval pâle; et celui qui éuiit monté dessus s'appelait la Mort, SACl, Bible, Apocalypse, vi, ». || Rose» piles, les roses ordinaires, par opposition à celles de Provins, qui sont d'un rouge foncé. ||8' En parlant des corps lumineux, qui ne répand qu'une lumière terne et blafarde. I.e soleil est bien pâle aujourd'hui. Quelle pâle lumière Dissipe ce» horreur», et frappe ma paupière'/ cokn. Méd^t, iv.s.Ce D'éUient plus de pile» étincelles d'un feu mourant, mahmontel, Kém. m. \\i' Par eilenaion, faible de couleur. Un bleu pile. Un jaune pâle. || Kig. Ma vie est sans couleur, et me» pllei journée» M'ofTrent de long»
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ennuis l'enchaînement certain, Lugubres comme un soir qui n'eut pas de matin, M. J. chén. la Promenade. Ll foi.... Jette un rayon d'espoir sur mon pâle avenir, lamart. Méd. i, i». || 8° Fig. En termes de littérature, qui est sans couleur, sans brillant. Un style pâle.
— SYN. pAle, blême. Ces deux termes sont trèsvoisins. La première nuance est que blême n'est synonyme de pâle que quant à la teinte do la peau. La seconde, c'est que blême indique quelque chose de plus marqué que pâle : un homme blême ds crainte est plus décoloré qu'un homme pâle de crainte. Quand la Fontaine a dit les Parques blêmes, il a marqué plus expressément la pâleur de ce» déesses infernales.
— HIST. XI' s. Teint [il] fut et pers, descoloret et pale, Ch. de Rot. cxlvi. || xiii* s. Li chev.\liors la [dame] regarda au vis [visage]. Si la vit moult palle et descolorée, ooksnes. Romancero, p. I07. Delez le trou de celé grange Vi une vision moult maie. Par qoi vos me veez si pale, lien. t430. En plusors sens seras destrois, Une heure chaus, une autre froi», Vcrmaus [vermeil] une hore, une autre pales, la Rose, 2289. ijxvr s. Mais bien, dit-il, craindroyje plus tost ces pasles et maigres, amïot, .4n(on. 15. .Non pas que j'aie espoir qu'une pudique honte Vos pasles fronts de chiens honteusement surmonte; La honte se perdit, vostre cœur fut taché De la pasle impudence, en aimant le oeché, d'aub. Tragiques, Princes.
— RTYM. Ital. pallido; du lat. pallidus; compare! le sanscrit palita, gris, le grec iteXià;, îtolio:, gris.
t PALE, ÉE (pa-lé, lée) adj. Terme de blason. ECU paie, écu meublé de plusieurs pals, partagé par un pal.
— HiST. xiii* S. Ces dix font la crestienne loy, Ces dix font un escu paie, i. de meung, TV. I53«.
— ÉTYM. Pal.
tPALÉACÉ, ÉE (pa-lé-a-sé, sée), adj. Terme de botanique. Oui est de la nature et de la consistance de la paille, c'est-à-dire sec, mince, coriace. || Garni de paillettes.
— ÉTYM. Lat. palea, paille.
t PALËAGE (pa-lé-a-j') , s. m. Terme de marine. Travail des matelots déchargeant d'un vaisseau les grains, les sels et les autres marchandises qui se remuent avec la pelle.
— ÊTYM. Lat. pala, pelle.
PALÊK (pa-léc), s. f. Rang de pieux qu'on enfonce en terre, suivant le fil de l'eau, pour soutenir les poutres d'un pont de bois. || Rang de pieux qui forment une digue, ou soutiennent des terres, etc.
— IIIST. XV* s. C'est vin de Bourgogne, il sera fermé à la palée du port de Bourgogne, du canok, pala(a.
— ÉTYM Pal.
PALEFRENIER (pa-!e-lpe-nié; l'r ne se lie pas et ne se prononce pas; au pluriel, l'i se lie : de» pale-fre-nié-z actifs), *. m. Valet qui panse les chevaux. Il II se dit aussi quelquefois au féminin. À gauche [dans un tableau], une grosse, lourde, massive, ignoble palefrenière de Bellone, diderot, Salon de 1707, Œuv. t. XIV, p. 83, dans pouokns.
— HIST. XIV' s. Palefrenier du roy [cehii qui a la conduite de ses palefrois], Chron. de Sl-Oenis, t. m, f" SB, dans lacurne.
— KTYM. Palefroi; wallon, palfurnl.
PALEFROI (pa-le froi), X. m. Cheval de parade.
On distinguait anciennement le» chevaux on de»triers, qui étaient le» chevaux de bataille; en palefrois, qui étaient des chevaux de marche ordinaire |iour les voyages; et en roussins, qui étaient le» chevaux de somme et de travail. Mais sur son palefroi s'avance un chevalier Beau, jeune, et préUdé de son noble écuycr, drlillr, Imog. iv. || Il se disait surtout des chevaux que montaient les dames.
— iilST. XI' ». Vu» n'I arez palefreid no dcstrer, Ch.de Roi. xxxv. jjxii'». Nis |même] dnus feix descendirent jus des palefreiz crus, F. don» feiz romuntcient. que tuit dirent; c'est gas [moquer J, Th. lemarl. p. lU. || mu' s. |Il8]0rcnl llerte montée sur un palefroy bai, Rerte, vu. Et moult I g lagnierenl clievau» et ronclii» el palefrois ot muU et tente» et p.ivelllons, vili.eii. lxv. Atani guerpisscnt les palefroi», si sont es destriers monté, H. dk valenc.
VII Li autre [chevaux] sont palefroi por clievau-
chier k l'aise duii cors, smii. lat. Trét.p. 344. Il xiï* s. L'auinosnier, trois chevaux, palefroy, sommier el roncin ; |iour palefroy. 24 livres, sommier, te, et roncin lo livres parisis. Ordonnance , w nov. )34». ||xv' s Quand ces trois batailles furent ordonnées.... le roi d'Angleterre monta sur un petit palefroy, un blanc ba»ton en »a main, rioiss. i, i, 2iii.
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Et estoil appelé ce brigand Bacon ; «t estoit tousjours bi«n monté de bons coursiers, de doubles roiicins et de gros palefrois, froiss. i, i, 8Î4. Lors [il) appela uiig oscuyer ijui vint vei-s luy, et lui disl le roy : Va, si me fais amener deux beaux coursiers et les armes pour deux chevaliers, et les présente de par nioy à ces deux chevaliers qui cy sont, et fais amener deux palefrois que tu présenteras à ces deuï bourgeois, Pnceforesl, t. i, ^ »4.
— ÉTYM. Prov. palafre, palafrei; anc catal. polafri; espagn. palafren; portug. palafrem; iul. fiafa/rcno; bas-lat. parafredus ; du lat. parnreredus, cheval de poste, mot hybride de jtopà, à côté, et rercdus, cheval de service : proprement cheval accessoire , de surplus. On fait venir veredus de vehere, traîner, et rheda, voiture.
t PALÉIFOKME (pa-lé-i-for-m') , adj. Terme de botanique. Qui a la forme d'une paille, d'une paillette.
— ÊTYM. Lat. palea, paille, et forme.
t PALÉMON (pa-lé-mon), s. m. || 1° Nom donné quelquefois à la constellation d'Hercule. |i 2° Nom de berger dans les pastorales. || 3" Genre de crustacés; c'est la grande crevette, salicoque ou bouiiuet, non la petite ou grisequi appartientaugenrecrangon.
— ÉTYM. Palœmon, fils d'Athamas et de Leucothoé, changé en dieu marin.
t PALEMPUREZ (pa-lan-pu-ré) , t. m. Le même que palampore.
t PALÉOAUCHÉOLOGIE (pa-lé-o-ar-ké-o-lo-jie), j. f. L'archéologie appliquée à l'étude des objets fabriqués par les hommes préhistoriques.
— ETYM. IlaXaioç, ancien, et arcltéolugie.
i PALÉOARCHÉOLOGIQOE ([^-lé-o-ar-ké-o-loji-k'), adj. Qui a rapport à la paléoarchéolugie.
t PALÉOGRAPHE (pa-lé-o-gra-f) , s. m Celui qui s'occupe de paléographie, qui connaît cette science. Il Adjectivement. Archiviste paléo'graphe , titre qui se donne aux élèves de l'Ëcole des chartes et après examen.
— ÉTYM. rioXaii;, ancien, et yoâçeiv, écrire.
PALÉOGRAPHIE (pa-lé-o-gra-fie) , s. f. Art de déchiffrer l«s écritures anciennes, et, particulièrement, Ils manuscrits grecs et latins, les chartes et diplômes du moyen âge, etc. U faut s'assurer par les moyens de la paléographie, que les manuscrits anciens n'ont été ni tronques ni altérés, SENNeEiiER,£ts. art d'ubterv. t. m, p. (76, dans pougkns. Montfaucon, si versé dans la paléographie, hongez, Inst. Mém. lut. et beaux-arts, t. ii, p. *ii.
— ÉTYM. Paléographe.
t PALÉOGRAPHIQUE (pa-lé-o-gra-B-k') , adj. Qui appartient à la paléographie.
t PALÉOGRAPHIQUEMIiNT (pa-lé-o-gra-fi-keman), adv. Selon les caractères paléographiques. Ces inscriptions ap[>artiennent, paléographiquenient et philologiquement parlant, à la période de transilion comprise entre l'époque macédonienne et l'époque romaine, weschkh, lnscr.de nie de Hliodes, p. la.
t PALÉOLE (pa-lé-o-l*), s. f. Terme de botanique. Petite paillette, petite écaille.
— ÉTYM. Diminutif du lat. palea, paille.
t PALÉONTOGRAPHIE (pa-Ié-on- to-gra-fie), (. f. Description des corps organisés fossiles.
— ÊTYM. na>aio;, ancien, 4vto, êtres, et Ypàysiv, décrire.
t PAIÉONTOGRAPHIOUE (pa-lé-on-to-gra-fi-k'), adj. Oui a rapport à la paléontographie.
■t PALÉONTOLOGIE (palé-on-to-lo-jie), ». f. Partie de 1 histoire naturelle traitant des races d'animaux et de végétaux dont les débris sont ensevelis dans les anciennes couches du globe terrestie et qui n'existent plus.
— ETYM. na)aii<, ancien, 6vt«, êtres, et Xô- ■X<K, traité.
t PALÉONTOLOGIODE (pa-lé-on-to-loji-k'), adj. Oui appartient à la paléontologie. Découvertes paléontoli'giques.
t PALÉOVrOLOGLSTE (pa-lé-on-to-lo-ji-sf) ou PALÉO.vrOLOGL'K (pa-lè-on-lo-lo-gb'), t. m. Celui qui s'occupe de la paléontologie. || Auteur de travaux sur la palroniologie.
t PALÉOPETRË (pa-lé-o-pè-tr'), t. f. Synonyme de pétrosilex. Un péliosilex primitif ou paléopètre, SALSsuiiE, Vny. Alpes, l. vu, p. 287, dans pouuens.
— ETYM Il7"/»t6;, ancien, etniipa, pierre. tPAI.F.OTUp.KIEN, ENNE (pa-lé-0-té-riin, riè-n"),
adj. Tenue d ■ g^oloi^ie. Qui appartient aux paléothérium». Période paléothérienne. Terrains paléo- Itiériens.
i PALÉOTHÉRlDM (pa-léHKté-ri-om') , I. m. Genre de mammifères fossiles (pachydermes). r^^Viï' "î'»'*':- «ncien, ellnpiov, aniiii.il. t PALÉOZOÏQUB (pa-lé-o-io-l-k'), adj. Qui ap
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partient aux espèces animales fossiles les plus anciennes. I.cs espèces paléozoïques. |{ Terme de géologie. Terrains paléozoiqties, terrains les plus anciens parmi les terrains secondaires, et contenant les animaux les plus anciens.
— KTYM. riaXaiû:, ancien, et Çûov, animal.
t PALÉOZOOLOGIE (pa-lé-o-zo-o-lo-jie), s. f. Histoire naturelle des animaux fossiles.
— ÊTYM. IlaXaii;, ancien, îwov, animal, et Xô- Yo«, traité.
PALERON (pa-le-ron), s. m. Partie plate et charnue de l'épaule de certains animaux. Cheval blessé au paleron. || Terme de boucherie. Partie du boeuf entre les côtes, les plates côtes, le gîte, le pis, puis le talon du collier, et allant en pointe sur l'écliine. Le paleron est situé à la région supérieure et postérieure de l'épaule, dans le voisinage de l'angle que l'omoplate présente dans cette partie; il est nécessairement double, un adroite, l'autre à gauche, BAUDEMENT, Livre de la Ferme, t. i, p. si 6.
— HIST. XVI* s. Les muscles qui meuvent le bras et le paleron (omoplate], s'implantent sur l'os du bras ou au paleron, paré, r, 8.
— ÊTYM. Dérivé de pale i, comme aihron de aile, et désignant ce qui est aplati.
t PALES (pa-lès') , s. f. Terme de la religion des Romains. La déesse des pâturages et ries bergers. Pour moi Paies encore a des asiles verts, LwAmours des baisers , les Muses des concerts; Je^e veux pas mourir encore, a. chén. la Jeune captive.
— ÊTYM. Dea pabuli, dit Servius, ce qui donne l'étymologie.
PALESTINE (pa-lfe-sti-n"), s. f. Terme d'imprimerie. Caractère entre le gros parangon et le petit canon. La Palestine a 2» points.
PALESTRE (pa-lè-str'), s. f. Chez les anciens, lieu public pour les exercices du corps. || Les exercices mêmes. Ils [les Egyptiens] ne faisaient pas grand cas de cette partie de la gymnastique ou palestre qui ne tendait point à procurer au corps une force solide et une santé robuste, hollin, hist. anc. Œuv. t. i, p. 95, dans pougens.
— HIST. XII* s. Cousiume suet estre des reconteors, ke, canl il descrient [décrivent] la batailhe de la palestre, premiers descrient les membres des luiteors, Job, p. «42.
— fiTYM. naiaioxfo., de icaXoûo), lutter, qui vient de itiXT), lutte.
PALESTRIQDE (pa-lè-stri-k'), adj. || 1* Qui a rapport à la palestre. Les exercices compris sous le genre palestrique étaient le pugilat, la lutte, le pancrace, la course, le saut, le disque, l'hoplomachie, etc. (voy. gymnastique). || S. f. La palestrique, l'art des exercices de la palestre.
— ÊTYM. IlaXaioTpixo;, de TtaXaCffxpa, palestre. PALET (pa-lè; le ( ne se prononce pas et ne se
lie pas; au pluriel J'*, se lie : des pa-lè-z arrondis; palets rime avec traits, succès, paix, etc.), s. m. Il 1° Pierre ou morceau de métal plat et rond, qu'on jette le plus près possible d'un but marqué. Quelques enfants du village, couverts de brocarts d'or tout déchirés, jouaient au palet à l'entrée du bourg, VOLT. Candide, I7. Lorsque vous prenez trop d'audace. Il vous survient même disgrâce Qu'aux joueurs de petits palets : Le but les renvoie et les chasse. Quand ils le heurtent de trop près, panard, Œuv. t. m, p. 3B8, dans pougens. ||2° Terme d'antiquité. Morceau très-pesant de pierre, de fer ou de cuivre, qui servait dans le jeu du disque. Achille dans les champs Êlysees joue au palet sur l'heibe, fén. Dial. des morts anc. Oial. 6. Quelquefois il [Milon] se plaçait sur un palet qu'on avait huilé pour la rendre plus glissant, et les plus fortes secousiies ne pouvaient l'ébranler, bartiiél. Anach. ch. 38.
— HIST. XIV* s. Assez près, ainsi comme un jecl de palet, Uodxis, f° lvi, verso.
— ÊTYM. Wallon, pald, palaû. Diminutif masculin de pa{«; un masculin .se trouve en effet dans Ronsard : Qu'Hyacinthe tuas, Quand le pal lui ruas D'art et non d'aventure, 63», Il y a un autre palet, d'origine inconnue, qui signifie baraque, boutique en un champ de foire : xv* siècle. Le pelletier à son valet: Ne bouge, tant je reviengne, D icy ; entendstu, mon varlet? Et prends bien garde à ton palet, Rec. de farces, p. ibo. A Avranches, le champ de foire s'appelle le champ du palet.
t PALÉTATION (pa-lé-ta-sion) , ». f Aciion d'opérer le massage avec une palette.
— ETYM. Patelle l.
t PALETER (pa-le-té), V. a. Terme de pêche. Aplatir l'extrémité d'un crochet ou d'un bameyon pour l'attacher à la ligne.
— ETYM. Palette t.
PAL
t PALETOT (pa-le-to; le ( ne se prononce pas et ne se lie p.is) s. m. || 1* Vêtement de drap moelleux et chaud que les hommes portent, tantôt seul, tantôt, et c'est le plus ordinaire, sur un autre Têtement. Paletot doublé en soie. || Paletot sac, paletot non ajusté à la taille, espèce de paletot d'été. || Il y a aussi des paletots pour femme. || 2° Casaque tans manches qui sert aux pécheurs de la Manche. !| 3° Variété de tulipe bigarrée.
— HIST. XV* s. Le duc a soixante deux archer» pour son corp, ils ont tous les ans palletots d'orlavrerie richement chargez, OE labohue, hhnaux, p. 429. Lequel Pierre retourna devers icellui Gilles, et le frappa de son cûustel ou bras, tant qu'il perça son palletot, du canoe, palt-rock. Les suppliants issirent de la maison en leurs pourpoints ou palletocqs à tout leurs bonnetz, ID. ib. Une jaquette ou palletot à vestir, id. ib. || xvi* s. De moelle de jonc il portoit un chapeau; Kn lieu de paletoc se veslnitde la peau li'un cbevreul marqueté de couleur noire et blanche, bons. 74 2,
— ÊTVM. Bourg, pauletô; esp, paletoque; basbreton, pal-tôk. Dicz croit que ce mot est composé du latin polio, manteau, et toque; mais un des exemples de l'historique montre que ce vêlement ne couvrait pas la tête, puisqu'il y est dit que les gens prirent leurs paletots avec leurs bonnets. Ia vraie étymologie est le hollandais paltsrok, robe de gros drap, formé de palsler, pèlerin, et rok, robe, habit; robe de pèlerin. Palster est le vieux français paumier, pèlerin, de palme.
I. PALETTE (pa-lè-t'), s. f || 1° Instrument de bois plat pour jouer au volant, i| Morceau de bois mince, taillé en ovale et muni d'un manche, dont on se sert quelquefois pour renvoyer la balle. Il 2° Instrument de bois mince avec lequel les maîtres d'école frajipaient autrefois dans la main des enfants pour les punir. || Se djl aussi des coups mêmes donnés avec cet instrument. || 3° Dans le langage vulgaire, la rotule et aussi l'omoplate. || 4° Planchette mince, sur laquelle les peintres mettent leurs couleurs, et qui est trouée pour qu'on la soutienne en y passant le pouce i leur docte peinture [de Lebrun, de LesueurJ, Malgré leurs ell'orts, il manquait Le coloris de la nature ; Sous ses yeux [du dieu du goût], des Amours badins Ranimaient ces touches savantes Avec un pinceau que leur? mains Trempaient dans les couleurs brillantes De la palette de Rubens, volt. Temple du Goût. Une palette de fer-blanc, où l'ouvrier avait pratiqué dixhuit à vingt petits enfoncements, c'est à peu près le nombre des couleurs dont un peintre a coutume de composer sa palette , niDKROT, Peinture en cire, Œuv. t. XV, p, 34 5, dans pougens. Polygnote, Zeuxis, n'ayant sur leur palette que du jaune et du rouge, n'auraient pu faire aucun ouvrage supportable, et auraient sans doute préféré de s'en tenir au monochromaton, lévesque, Instit. Mém. litt. et beaux-aris, t. i, p. 4;!5. || Charger sa palette, y mettre les couleurs. || Ktire des teintes sur sa palette, y mélanger les couleurs. || Fig. Jeter là la palette , renoncer au métier de peintre. J'ai vu des peintres jeter là la palette et conduire des troupes i la guerre, P, L. cour. Lett. ii, 219. || Fig. Briser la palette d'un peintre, l'empêcher de peindre par la violence ou par la mort. Lorsque la mort aura brisé la palette de cet artiste [Vernet], qui est-ce qui en ramassera les débris? diderot. Salon de <767, Oiuv. t. XIV, p. 250. Il Ce tableau sent la palette, se dii d'un tableau dont les couleurs ne sont point assez vraies et où la nature est mal observée. || lait d'une seule palette, se dit d'un tableau dont l'harmonie est si (.'rande qu'on ne sent pas les reprises du travail. || Fig. La palette d'un peintre, son faire, son habileté. Ne cherchons pas dans ce tableau [de Rubens] l'élégance et la correction du dessin; c'est la palette et T'enthousiasme de Rubens, et rien de plus, m.iis c'est beaucoup, FALcONEr, Œuvres div. t. m, p. 105, Il Ce periitrc a la palette brillante, il est bon coloriste, || Fig, Palette se dit des couleurs de l'imagination et du style, dans la littérature. J'y ai mis tout ce que je sais, et ma pente palette n'a plus de couleurs pour repeindre ce tableau, VOLT. Lett. Itichelieu, 19 juillet <773. De ces illusions qu'enfanta le poète. Le poète à son tour enrichit sa palette, millev. Invenl. poétiq. La palette du poète moderne se couvre d'une variété infinie de teintes, chateaubr. Gi'nie, n, 11, 3. Quelque fée.... Des feux de l'aube borrale Fit une palette idéale Pour ton pinceau magicien, v. Huoo, Odes, v, 22. Il b* Terme de chirurgie. Palette i pansement, petite planche de bois mince, découpée en autant de languettes qu'il y a de doigts, dont on se sert dans
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le pansement dis plaies de la main pour maintenir i qui de ce vaste espace se précipitent dans l'Océan, les doigts écartés et empêcher les ^idhérences. ! déposent sans cesse sur leurs bonis et sur la côte
Il 6° Terme de dorure. Instrument qui sert aux do reursà prendre l'or. Des pinceaux [pour le coucheur d'orl doux, de poil de blaireau ; on en a de plusieurs formes, de ronds, et de plats qu'on nomme palettes. Manuel du relieur, p. 238, coUect. roret, 1827. Il 7° Terme de relieur. Les palettes sont des fers qui ont la figure d'un T; la grande branche entre dans un manche pour pouvoir s'en servir, l'extrémité transversale est gravée, lesné, ta lleliure, p. 2t7. 118" Terme de mécanique, se dit des parties placées à l'extrémité des bras qui servent à former les roues des bateaux à vapeur et font l'office de rames. Il Ais d'une roue de moulin. || Saillie de la pièce d'échappement d'une montre, sur laquelle frappent les dents de la roue. Il [Huyghens] emprunta l'idée des palettes du balancier, lesquelles, en s'engrenant alternativement dans les dents d'une roue, servent à retaider la descente du poids moteur des horloges qu'Huyghens avait sous les yeux ; il appliqua ces palettes à l'extrémité supérieure du pendule, il les fit engrener de même dans les dents d'une roue, bailly, Astronom. moderrie, t. il, p. 259. Il 9" Terme d'imprimeur. Petite pelle de fer dont se servent les imprimeurs pour prendre l'encre. Il 10° Plaque de bois, mais revêtue d'acier et percée à demi pour recevoir le bout du foret ; l'ouvrier la met sur sa poitrine quand il veut forer quelque ouvrage. |{ Terme de marbrier. Petite planche sur laquelle est une pièce de fer servant à recevoir le bout du foret pour percer des trous. || 11° Plaque de fer garnie d'un manche que, dans les verreries, ou appuie au besain contre les diverses parties des pièces que l'on fabrique. || 12° Douve fixée au bout d'un long manche servant à mélanger la terre glaise avec le ciment. || Instrument pour arrondir l'ouvrage du potier. || Instrument pour réparer les trous pratiqués dans les marais salants. || 13° Prolongement du troussequin, dans les selles de-cavalerie légère et de cavalerie de ligne ; c'est sous cette palette qu'est fixé le porte-manteau. Il n'y a pas de palette dans les selles d'artillerie et de cavalerie de réserve, non plus que dans les selles dites anglaises. || li° Extrémité libre, aplatie et élargie en forme de pelle des antennes et du balancier des insectes. || Cavité qui se trouve à chacune des jambes postérieures de l'abeille, où elle empile la cire qu'elle ramasse sur les fleurs. Chaque palette est de la grosseur d'un grain de poivre un peu aplati, genlis. Maison rust. 1. 1, p. 350, dans pougens. || 15° Terme de musique. S'est dit autrefois des touches de la gamme naturelle dans l'orgue ou le clavecin. || 16° Dans le moyen âge. Bougeoir en forme de petite pelle qu'on appelait aussi cuiller, parce qu'il servait à brCIIer des parfums, de labobi<e, Émaux, p. 428. || 17° Palette de lépreux, coquille bivalve. || Palette se dit aussi de l'oiseau nommé spatule. || Palette à dard, espèce d'agaric fort dangereux des environs de Paris.
— HIST. XIV" s. Une palette d'ivoire, dont le clo à mettre la chandelle est d'argent, de labordk, Émaux, p. 428. Une palette à condongnac (cotignac], armoyée de France et de la royne Jeanne de Bourbon, ID. ib. || xvi* s. La palette du genouil frotule) , PAHÈ, IV, 34. L'on trempe une paellette de bois dans l'eau, et incontinent on la fourre daus la cire fondue, o. de serhes, A52.
— ETYM. Diminutif de pale ( ; provenç. et espagn. palela; ital. paletta ; normand, palette, pelle à feu.
ï. PALETTE (pa-lè-f), t. (. || 1° Esi)èce de petite ecuelle d'étain d'une capacité déterminée dans laquelle on reçoit le sang de ceux que l'on .«aigne. La .saignceaété faite merveilleusement bien par Félix fe jeune; la première palette n'était pas bonne, les deux autres ont paru assez échauffées, pklluson, /,/■)(. hist. t. II, p. 224, dans pougens. || 2° La quantité de sanK contenue dans la palette. Alors Sangrado m'envoya chercher un chirurgien qu'il .iiie nomma, et fit tirer à mon maître six bonnes palettes de sang pour commencera suppléer au défaut de transpiration, lesaoe, OU lllo», ii, 1.
— HIST. XV* s. En sang qu'on mect en poylettes sécher Chez les barbiers, quant pleine lune arrîTe, VILLON, Bail.
— f;rvM. Corruption de poélettê, diminutif de poflt (voy. ce mot).
P.VLÉTOVIER (pa-létu-vié; Vr ne «e prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, 1'» se lie : des palé-tu-vié-z enracinés), t. m. Nom vulgaire de diffénnt» arbres des réglons intertropicales dont le < ai^ctère commun est d'avoir lei racines baignéci par Im eaux de la mer. Les aombreuMf riviiret
entière une multitude prodigieuse de graines qui germent dans la vase et produisent en moins de dix ans des arbres de haute futaie connus sous le nom de palétuviers, raynal, Uist. phil. xii, 31. || Palétuvier des Indes, ou, simplement, palétuvier, le rhi'iop/iora gymnorrhiia (rhi.(ophorées).
— ETYM. Origine inconnue. Jusque vers la fin du xvn* siècle, palétuvier n'était employé qu'à la Martinique, et s'appliquait même à certains arbres qui ne croissent pas dans l'eau, par exemple le raisinier, qui est un coecoloba.
PÂLEUR (pâleur), s. f. Couleur de ce qui est pâle. Je lis dans sa pfileur une secrète rage, corn. Médée, V, 4. On dit que ton front jaune ei ton teint sans couleur Perdit en ce moment son antique pileur, BOiL. Liitr. i.Vous veniez de mon front observer la pâleur. Pour aller dans ses bras rire de ma douleur, bac. Andr. iv, 5. Dieux puissants I quelle étrange pâleur De son teint tout à coup elTace la couleur! ID. Esther, u, 7. La crainte s'emparerait des esprits, on verrait la pâleur sur tous les visages, MONTESQ. Esp. VI, 6. Préférer les lia de Lucrèce Et les pâleurs de ta sagesse .•\ux roses de la volupté, BEBNis, Quat. pari, du jour, Mal. Ce beau front que flétrit une pSleur mortelle, delillb. En. xi. Ah! s'il me permettait ce funèbre entretien, La pâleur de mon front passerait sur le tien, Ducis, llamlet, II, 5. X la pâleur de son visage (de Napoléon, à Moscou], on voyait que la vérité, qui ne se l'ail jamais mieux entendre que dans l'ombre des nuits, l'avait oppressé longuement de sa présence et fatigué de son importune clarté, ségdh, Hist. de Nap. viii, 1 1 . Il La pâleur de la mort, une pâleur mortelle, la couleur pâle que la mort étend sur le visage. La pâleur de la mort est déjà sur son teint, rac. Phèdre, v, 5. r.Ue demeura quelque temps immobile; une pâleur mortelle se répandit sur son visage, lesagk , Diable boit. ch. v, p. 7t , dans pougens.
— HIST. xiii' s. Et puisque cuer (le cœur] est tiex [tel] et de si grant valour. Donnons le tout à Diex frès et en sa chaleur; Car Die.i n'en aroit cure, s'il tornoit à palour, i. de m unc, Test. I5i5.
— KTYM. Provenç. pallor; esp. palor ; ital. pailore; du lat. pallorem (voy. pâle).
t PALÉYEUR (pa-lé-ieur), s. m. Employé dans les greniers à sel qui mesurait le sel avec un instrument dit poie. Pour empêcher les larcins du sel qui se font par les paléyeurs, raseurs, mesureurs, renverseursel porteurs de sel. Bail Gautier, i» mars i6ao.
t PALFEK pal-fêr), i. m. Barre de fer dont on se sert comme lavier dans les mines.
- ETYM. Pal, et fer.
PALI (pa-U), t. m. Langue sacrée de llle de
Cf-ylan, dérivée du sanscrit. Une des rédactions des livres sacres du bouddhisme est en pâli. \\Adj. La langue pâlie. Manuscrits palis.
— REM. On disait d'abord boit. On met .souvent un accent circonflexe, pdli ; Burnouf n'en met point; on le fait adjectif invariable; Burnouf l'accorde toujours.
PAli, IE (pâ-li, lie), part, passé de pâlir. Rendu pâle. On visage pâli par la maladie. Et mentiront les prophéties De tous ces visages pâlis, «alh. III, 1.
\ PAUCOT (pa-li-lco), i m. Terme do pêche. Petit parc tournant établi dans les endroits où l'on soupçonne beaucoup de poisson.
PALIER (pa-!ié; l'rne se prononce pas et ne selle pas; au pluriel, r» se lie: lespa-lié-z et les marches), ». m. Il 1° Plate-forme où se termine un étage. Du sol au premier palier et d'un palier à l'autre il ne peut y avoir que des marches interrompues par des repos. Il Palier circulaire, celui qui se trouve dans la cage d'un escalier en limace. || Demi-palier, celui qui est carré, de la longueur des marches. || 2° Palier de communication, celui qui est entre des appartements de plain-picd etqui leur est commun. Demeurer sur le même palier. || 8* Portion du parcours d'un chemin de fer dans laquelle il est horizontal ou à faible pente. || 4" Terme de mécanique. Segment de sphère en cuivre, qui facilite le mouvement horizontal de deux parties l'une sur l'autre, à une dislance uniforme, pièce servant à faciliter le mouvement horizontal de l'arbre d'une machine. Il Proverbe, Un homme est bien fort hur son palier ou sur son paillier (voy. à l'Ervii.), c'est-àdire on est bien fort chez soi. || On dit dan* un sens analogue ; se battre sur son palier. C'est alors qu'on se baïuit sur son palier, oidiiot, Mém. l, ui, p. m, d4ns poi'ouif.
— ÉTY.M. Scheler le tiio de pale, au sens de chose plate; mais, en 1686, l'Académie écrivait paillier, et le proverbe dit aussi bitti : fort sur son pa'iVr et sur son paillier; Cotgrave ne distingue pas palier et paillier. 11 devient alors probable que pu(i>r est une altération de paillier, et aura été ainsi nommé à cause de la paille, du paillaison, qui se trouve d'ordinaire au poder.
t PAI.lftRE (pa-liè-r"), ». f. Première marche d'un e.scalier.
— ETYM. Palier.
PALIPICATION ( pa-li-fl-ka-sion ), <. f. Action
de palifier.
t PALIFIER (pa-li-fi-é), je palifiais, noua palillions, vous palifiiez ; que je palifie, que nous palifiions, que vous palifiiez, v. a. Terme de construction. Affermir un sol avec des pilotis.
— ETYM. Lat. palus, pieu, et facere, faire. f PALIKARE (pa-li-ka-r"), s. m. Milicien grec,
dans ta guerre de l'affranchissement.
— ÊTVM. Grec mod.itayXixipiov ou itaiXTixipiov, dans le moyen âge, goujat d'armée, plus tard, jaune h jinrae , soldat, brave; du grec ancien kôW.tiJ, jeune homme.
t PALIMBACCmOCE (pa-lin-ba-chi-k'),.adj.Terme de métrique ancienne. Se dit du vers bacchique renversé (deux longues et une lirève).
— ËTVM. ni) IV, renversé, et bacchique. PALIJIPSESTE (pa-lin-psè-sl'), s. m. Manuscrit
sur parchemin d'auteurs anciens que les copistes du moven âge ont effacé , puis recouvert d'une seconde écriture, sous laquelle l'art des modernes est parvenu à faire reparaître en partie les premiers caractères. La République de Cicéron a été tirée d'un palimpseste par le cardinal Mai. || Adj. Manuscrit paliin[>seste.
— ETYM. flaXtii'VriiTTo;, de «àXiv, de nouveau, et ■J/io), gratter : regratté.
t PALINDROME (pa-lin-dro-m') , adj. Vers, phrase palindrome, vers, phrase offrant le même sens quand on les lit de gauche à droite ou de droite » gauche.
— ETYM. na).iv8po(io;, de itiXiv, en retour, et Spoiioc, course.
t PALINDROMIE (pa-lin-dro-mie), «. f. Terme de médecine. Récidive d une maladie ou, selon quelques auteurs, refoulement des liquides vers les organes intéiieurs.
— ÏTYM. Voy. PALINDSOME.
\ PALINUfi.VÉSIAQUE ( pa-lin-jé-né-zi-a-k' ) ou PALINGÈNÉSIQUE (p:i-lin-jé-né-zi-k'),odj. Oui appartient à la palingénésie ; qui produit une (alingé* Dèsie. Système palingénésique.
PALINGÉNfiSlE (palin-ié-né-zie), t. /'. 1] 1° Régénération, renaissance, t^ue ce spectacle est revissant, et combien devient-il plus raviss.inl encore, lors(|u'on le contemple avec les lunettes de la palingénésie, et qu'on voit ces myriades du petits être> vivants, qui semblent n'apparaître que pour disparaître un moment après, se con.server dans dos germes impérissables! bonnet, Utt. div. t. xii, p. li, dans POUGENS. Ce terme [auquel touche l'ordre actuel de l'humanité) sera une immense révolution, une angoisse semblable aux douleurs de l'enfantement; une palingénésie ou renaissance (selon le root de Jésus lui-même), précédée do sombres calamités et annoncée par d'étranges pli< nnmènes, BKNAN, Vie de Jésus, I, 17. || S'est dit quelquefois pour régénération par le Inplème. || 2° S\sième de philosophie de l'histoire, d'apr&s lequel les mêmes révolutions se reproduiraient sans cesse dnns un ordre donné. Il S* Artifice d'optique i l'aide duquel on fait (larallre l'image d'un objet, d'une fleur, dans un lieu ou il n'existe en réalité aucun corps. Il 4* Ancien terme de chimie. Opération consistant & faire paraître U forme d'un corps après sa destruction.
— ETYM. llaXtYYtvcaia, renaissance, de itiUv, de nouveau, et yi'^itii, génération.
PALINOI) (pa-li-no), f. m. || f Poème en l'honneur de l'immaculée conception de la Vierge i|uo l'on présentait à Rouen, à Caen et à Dieppe; un prix était ailjugé à la meilleure pièce. || Le jour de cette solennité s'appelait les pallnwls, nu la fête de.* (lalinods. || 2* Pièce de poésie dans laquelle on devait amener la répétition du même vers i la tin de cbaijue strophe.
— ETYM. Voy PAUNoniB. Un pnxéuit ditiribué, au xvt* siècle, par les puys ou académies de Rouen, Caen et Dieppe à un |iuëiue que l'un apj'elait palinod parce que c'était une rétractation, une contradiction des impiétés que proféraient les protestants contre l'immaculée conception.
PALINOUIB [j)»-U-no-di«;, I. /. il 1* Chu IM an-
PAL
tiens, poSme dans le<]uol on rétractait ce qu'un avait dit dans un poème précédent. Stêsicliore ayant perdu la rue en punition des vers mordants et satiriques qu'il avait faits contre Hélrne, il ne U retrouva qu'apr^s avoir rétracté ses médisances par une nouvelle pince contraire i la premii-re, ce quoii appelle depuis palinodie, bolun, Hist'. anc. (Eur. t. m, p. «05, dans pougens. || %' Fig. Rétractation dece qu'onadit. Grcsset dévot, longtemps petit badin, Sanctifié par ses palinodies, volt. Pauvre diable. || Chanter la palinodie, se rciracter. Chafite donc la palinodie, desmarkts, Visiminaires, m. ♦. Je sais vos affaires, vous voulez chanter la palinodie, sfiv. Mercr. des cendres, loso. !| Particulifremcnt et surtout au pluriel, changement d'opinion politique. Je suis las de cette vie errante et de ces palinodies, .se dit-il un jour, eu. de hernard, Un homme sérieux, § ♦.
— iiiST, ivi- s Les condamnez [les jésuites chassés par le parlement] triomphèrent de leurs juges, firent chanter des palinodies au vénérable sénat; mirent l'authorité du parlement, l'honneur de la France et la piramide à bas [celle qui mentionnait leur expulsion], d'adb. Ilist. m, B39.
— ETYM. n«)nvt»8îa, de noUiiv, de nouveau, à rebours, et ifiri, chant.
t PALINODIQUE ( pa-li-no-di-k'), adj.Qni a le caractère d'une palinodie.
f PALINCRE (pa-li-nu-r") , *. m. Genre de crustacé auquel appartient le homard, la langouste.
t PAUM'ItlNS (pa-li-nu-rin), ». m. pi. Famille des crustacés décapodes macroures, qui a pour type le genre palinure.
PÂLIR (pâ-lir),tJ. n. ' 1* Devenir pile. Vous poussez des soupirs, vos visages pillsscnt, corn. Hor. II, «. Mais gardez de pâlir et de vous étonner X l'aspect du chemin qui vous y doit mener, ID. Théod. II. ♦ Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue, rac. Phèd. 1, 3. Il [un nouvelliste] dit que la cavalerie allemande est invincible : il pâlit au seul nom des cuirassiers de l'empereur, lA brut. x. Quand il [Socrate] but sans pâlir la coupe de la mort, volt. Loi natureUe, ii. On rougit dans la honte, la colère, l'orgueil, la joie; on pâlit dans la crainte, l'effroi et la tri.stesse , bufp. //i,ï(. nat. hom. Œuv. t. iv, p. 299. Je crains bien moins ceux qui rougissent que ceui qui pâlissent, disait César; celui qui aura rougi de colère sera véhément dans sa narration; celui qui aura pâli d'horreur, sera terrible dans ses peintures, marmont. tlém. litt. Œur. t. viii, p. 362, dans POUGENS. || Pâlir de, devenir pâle à cause de. Qui.... Nous fait rougir de honte et pâlir de colère, ANBE DE HOHAN, Sonnet (en tête des Tragiques de d'Aubigné). Vous eussiez vu leurs yeux s'enflammer de fureur, Et, dans un même instant, par un effet contraire. Leur front pâlir d'horreur et rougir de colère, COHN. Cinna, i, 3. L'auteur pâlissant de courroux, noiL. Sol. m. J'ai pâli du dessein qui vous a fait sortir, rac. Phid. iv, «. Le plus affreux péril n'a rien dont je pâlisse, m. Iphig. v, 6. Que nos tyrans communs en pâlissent d'effroi , iD. îlilhr. m, t. P.irfois le laboureur, sur son sillon courbé, .... rouvrant des tombeaux pleins de débris humains, Pâlit de la grandeur des ossements rom.iins, v. uuoo, Rayons et ombres, ». || Fig. Pâlir sur des livres, étudier sans relâche. Or va, romps-toi la tête ; et de jour et de ouit Pâlis dessus un livre, à l'appétit d'un bruit Oui nous honore après que nous sommes sous terre, BÊGRIEB, Sat. IV. Après cela, docteur, va pâlir sur la Bible, BoiL. Sat. viii. Personne dans le monde ne veut pâlir sur des calculs, marmontel, Mém. xii. Il !• Faire pâlir, inspirer de la crainte. Je vis ce visage que la crainte de la mort ne fit point pâlir, rLËCR. due de Mont. (La satire], bravant l'orgueil •t l'injustice, Va jusque sous le dais faire pâlir le vice, iioiL. Sat. IX. Pour étonner les coupables et faire pâlir les parjures, montesq. Bsp. xxviii, (8. Ouand un brigand, vengeur de ce brigand farouvM [Maral] , Crut te [Charlotte Corday] faire pâlir âux menaces de mort, a. chen. Ode ix. || 8' Il se dit de la lumière qui devient plus faible. Les étoiles p»lissai"nt à l'approche du jour. Et la moitié du ciel pâlissait, et la brise Défaillait dans la voile.... UAiiART. Ilarm. ii,a. || Fig. .Son étoile pâlit, se dit de celui dont U prospi-rilé diminue. Tout le monde croit que l'étoile deOuanto j^Mme de Montespan] p4lli' ,J t''** '•"•mes, des ch.-igrins naturels, des «»iet^ alTeetées, des bouderies; enlin, ma chère Ujul llni^ sàv. «10. ||V Kig. Paraitro décoloré, faiw • *?* 'i***?*"' * «*•* •*• quelqu'un ou de quelque chose 4e brilUnl. L'or et le diamant, l'art, la naî îf*?"«> ^•.'«'''«nrenne U terre et l'humide séjour Pâhlprfc. d un r«yon du grand astr* du Jour,
PAL
DELILLK, Parad. perdu, m. || Faire pâlir, éclipser, mettre dans l'ombre. Le Cid fit pâlir tout ce qui avait précédé. || S" V. a. Rendre pâle. La fièvre l'a pâli. Il Par extension, faire paraître pâle. Ses yeux él.îient laissés, et le reflet de la lune, en pâlissant son visage, rendait sa physionomie plus intéressante,GENLis, Vceux téméraires, t. m, p. '34, dans poi'GENS. La douce lumière qui éclairait son visage pâlissait son teint çans affaiblir l'éclat de ses yeux, STAEi., Corinne, x, 4.
— inST. xin* s. Fille, corn ceste amour vous a pâlie et teinte! audefu. le bast. Romancero, p. <6. Se vous jamès parlés à 11, Vous en aurés le vis [le visage] pâli, Voires certes plus noir que more, la Rose, 8578. De l'angoisse de faim estoit cliascuns palis, Ch. d'Ant. iv, 667. || xiv"s. Ceulx qui ont verconde rougissent, ot ceulx qui ont p;iour de mort pallissent, oresme, Hth. tas. ||xvi's. Il disoit qu'il aimoit mieuh les jeunes hommes qui rougissoient, qu'il ne faisoilceux qui palissoient, amyot, Cat, t7. Cet aspect lui fist paslir la conscience et ternir le teint, d'acb. Hist. i, 2B9. Là de ton teint tu pallissois les fleurs, Là les ruisseaux s'augmentoient de tes pleurs, rons. 20.
— ÊTYM. ULt.pallêre; Berry, pdlixir; provenç. es-paleîir.
PALIS (pa-11), s. m. || !• Suite de pieux formant une clôture. Un jardin clos de palis. Vous trouverez plus loin l'enceinte et le palis Où du clément César est le barbare fils, volt. Triumv. iv, 3. || 2° Par extension, clôture faite avec des perches ou des échalas liés les uns contre les autres. |13° Termj de pêche. Sorte de filets en nappe simple, que l'on tend sur des piquets. || 4* Terme militaire. Corps d'arbres employés pour faire les palanques.
— HIST. xii' s. En Origni, le bor [bourg] grant et plaingnier [peuplé], Clos à palis qu'enlor [ils] firent fichier, Raoul de C. SB. ||xiii' s. Et doit estre le champ de quarante canes de careure et clos de fossés et de paleys qui seit si entrelacié de cordes treillies, Ass. de J. i, t7(. || xv" s. Et bien leur convenoit qu'ils eussent avec eux bonnes gens d'armes; car leur ville n'estoit fermée que de palis, froiss. i, ), 1, (02. Il XVI" s. Laville, qui n'e.stoit fermée que de paulis et de fascines, fut emportée, d'adb. Uisl. m, )»7. Ces poils sont mis sur l'extrémité des paupières, comme un palis, pour la défense des yeux ouverts, pariî, iv, 4.
— f;TYM. Bas-lat. palicium, de palus, pal; prov. paliza, s. f.
PALISSADE (pa-li-sa-d') , s. f. || l' Terme de fortification. Rangée de pièces de bois destinées à fermer la gorge d'un ouvrage, à arrêter l'ennemi au fond du fossé; elles sont, en général, formées par des bûches triangulaires, plantées verticalement, espacées d'une dizaine de centimètres. et réunies par un liteau horizontal. Lesennemis, voyant la palissade à demi ouverte et des travailleurs passésau delà, ont couru à eux, fELL.Lett.hist. 1. 1, p. 177, dans pouoens. Il Paliss.ides crénelées, celles qui sont ouvertes d'espace en espace, de manière à former des embrasures. || Par extension. Le 22 mars (622, ayant été remontré au conseil comme le feu prince de Condé, désespérant de pouvoir réduire à son obéissance la ville de Brouage, lâcha d'en perdre le havre par le moyen d'une palissade d'un grand nombre de navires qu'il fit mettre à fonds de travers ledit havre..., le p. pournieb, dansiAL. 1| 2° Chacun des pieux qui forment la palissade. Toute l'armée ensuite démolit le mur, arracha les palissades du retranchement, et les emporta, rollin, Hist. anc. Œuv. t. m, p. 602, dans pougens. || 3° Rangée d'arbres qu'on plante à la ligne et dont on laisse croître les branches dès le pied, avec le soin de les tondre pour en faire une espèce de mur. Les grenadiers, les orangers, les limoniers y font les palissadts des grands chemins, retz, ilf^ni. t. m, iiv. IV, p. 484, dans P0UGE^s. Les petites et les grandes palissades sont parées de ces belles nuances de l'automne dont les peintres font si bien leur profit..., sÉv. 2nov. 1679. On ôte [en déboisant] aux vallons leurs engrais naturels et aux campagnes les palissades qui les abritent des grands vents, bern. i)E ST-p. hUude V. Il Palissades de charmille, d'ifs, etc. palissades faites pour cacher certains murs désagréables à la vue. || On fait des palissades dans les cultures de plantes étrangères avec des thuyas, vignes ou autres arbres dirigés ordinairement de l'est à l'ouest pour protéger certains semis ou certaines plantes délicates. || Palissades d'appui , palissades faites d'arbustes, tels que le jasmin, le j)h]/Uireo,etc. et servant i revêtir les appuis des terrasses. || Treil- Uge de palissade, toute partie de treillage isolée ,
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dans un jardin. || 4° Se dit également d'une clôture en planches, en perches ou en échalas. || 6° Espalier (vieilli en ce sens). C'est à lui à les tailler [les arbres] avec art, pour leur faire faire de belles palissades, Dict. des arts et met. Jardinier.
— HIST. XVI* s. Je trouve mauvais que vos palissades soient toutes de fruictiers; les espailliers de buis ont bien autre apparence, d'aub. Fxn. 1, 13 La Galiotte pas>>a hasardeusement aux coups de canon de la càraque du prince et autres navires qui faisaient palissade d'une cosle à l'autre, m. Hist. II, 48. Ce viiisseau de sa nécessité fit vertu, et, s'eslant accommodé de palissades, fut un ferme blocu pour oster aux assiégez les commoditez, m. ib. n, 301, Telle orilonnance de fruitiers est appelée espalier et palissade, par laquelle les arbres plantés en haie s'entre-embrassent et s'entre-lient les uns les autres, 0. de serres, 648.
— ÉTYM. Palisser; cat. palissada; esp.poiijada; ital. paliszala.
PALISSADE, ÉE fpa-li-sa-dé, dée), pan. pas.sé de palissader. Garni d'une palissade. Le reste de la place n'est pas palissade, et il ne faut pas s'en étonner, comme je faisais l'autre jour; car les Hollandais n'ont jamais fait état de cette sorte de défense, pELLissoN, iett. hist. t. I, p, (77, dans pougens.
I PALISSADEMENT (pa-li-sa-de-man) , s. m. Terme de construction. Action, manière de palissader. Il Ensemble des palissades.
PALISSADER (pa-li-sa-dé) , v. a. || 1° Entourer de palissades. Palissader une fortification. || 2" Dresser, établir des arbres et arbustes en palissade. Palissader les murailles d'un jardin avec des ifs.
— ÉTYM. Palissade.
PALISSAGE (pali-sa-j'), s. m. Action de palisser un arbre, une vigne, une treille. || Palissage à sec, palissage qui se fait avant la pousse des feuilles et après la taille d'hiver ; dit aussi dressage. Il Palissage en vert, celui qui se fait pendant toute la végétation. U Palissage à la loque, palissage exécuté au moyen de loques de drap ou autre étoffe sur le mur même.
— ÊTYM. Palisser.
PALISSANDRE (pa-li-san-dr'5 ou PALIXANDRE (pa-li-ksan-dr'), s. m. bois violet avec nuance de j.iune et de noir, propre aux ouvrages de marqueterie ; il est odorant. Il vient de la Guiane, surtout de la partie hollandaise, et porte aussi dans le commerce les noms de palixandre de Sainte-Lucie, bois de palixandre, bois violet et bois do violette, LEGOARANT. Le palissandre s'emploie aussi massif pour les tables, sièges, etc. On croit, sins en être sûr, que deux arbres d'espèce différente donnent le bois de palissandre : l'un serait un dalbergia (légumineuses), l'autre une bignoniacée, \e jacaranda brasiliana.
PALISSANT, ANTE (pâ-li-san, san-t') , adj. Il 1° Oui pâlit. La mort, qui m'obéil, qui, prenant ma défense, Sur ce front pâlissant a tracé ma vengeance, VOLT. Mahomet, v, 4. Des spectrts pâli.ssants, de livides fantômes, dei.ille, Céorg. iv. Il 2° Dont la clarté devient plus faible. Déjà du jour, seigneur, la lumière naissante Fait voir par son retour la lune pâlissante, hotrou, Yenceslas, IV, 3. Je sens que de mes jours usés dans l'infortune Le flambeau pâlissant s'éteint et se consume, VOLT. Olymp. II, 2. C'est au feu pâliss.ant des torches funéraires Que j'ai de mon hymen allumé le flambeau, m. j. chén. Charles IX, i, 3. J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois, lamari. Méd. i, ■.!9.
PALISSÉ, ÉE (pa-li-sé, sée), part, passé de palisser. Un arbre palissé. {] Terme de blason. Se 'dit àa pièces découpées en pointe comme des palis.sades et enclavées les unes dans les autres.
PALISSER (pa-Ii-sé), ». o. Étendre les branches des arbres contre un mur, les dresser à l'aide de loques, ou de jonc, ou d'osier, ou de clous, arrangeant chaque branche avec ordre selon sa place, et lui donnant une certaine inclinaison ou la ligne droite, afin que l'arbre ait une forme régulière. La beauté de palisser consiste à ranger avec ordre à droite et à gauche les branches qui peuvent venir i chaque côté, en sorte qu'il n'y ait rien ni de confus, ni de vide, ni de croisé.... la ouintinte, Jardins, I, III, lu. S'il-lui fallait toujours, comme moi [jardinier], s'exercer, Labourer, couper, tondre, aplanir, palisser, boil. ÉpU. xi.
— ÙIST. XV* 8. Fut iceluy pavillon palissé et barre moult hoKorablement, o. de la hmciie, Mém. Iiv. I, p. 395, dans lacuhne. {| ivi* s. Ce champ p.iliisé [palissade] de grand bois de chasteigner cou-