PM
PAL
PAL
cher entre des fourches à la mode du pals, d'aub.
Ilist. I, 288.
— ÉTYM. Palis
t PALISSO.N (pa-!i-son), s. m. Instrument sur lequel les chamoiseurs passent leurs peaux pour les rendre plus douces. Quand cette façon est achevée et que les peaux ont pris l'humeur, on les foule aux pieds, puis on les passe les unes après les autres sur le pinçon ou palissoii, qui est une sorte d'instrument de fer plat, large et presque rond par le haut, à peu près semWal.le à un battoir de lavandière, emmanché d'un bâton ; cette façon s'appelle ouvrir les peaux, Dict. des arts et met. Mégissier.
— ETYM. Dérivé de pal.
t PALISSONNEB (pa-li-so-né), v. a. Passer les peaux au palisson.
I PALIt'RE (pa-li-u-r'),*. m. Arbrisseau du midi de l'Europe, r/iomnws ■patiurus, Linné, argalou, portechapeau, épine du Christ ; genre de jilante.s épioeuses voisines des jujubiers, famille des rhamnées.
— ÉTYM. Lat. paliurus, du grec naXioupo;. PALIXANORE (pa-li-ksan-dr'j , t. m. Voy. palis-
SANnBE.
t PALLADATE (pal-Ia-da-f) , ». m. Terme de chimie. Genre de sels qui sont produits par la combinaison de l'oxyde palladique avec certaines bases salifiables.
t PALLADICO-POTASSIQUE (pal-la-di-ko-po-tassi-k'), adj. m. Terme de chimie. Se dit d'un sel palladique urfl à un sel potassique.
t PALLADUDES (pal-la-di-i-d') , s. m. pi. Famille qui comprend le palladium et ses combinaisons.
t PALLADIQDE {pal-la-di-k'), adj. m. Terme de chimie. Se dit d'un des oxyJes du palladium et des sels qui correspondent à cet oxyde quant à la composition.
l.PAr.LADIUM (pal-la-di-om' ; on a prononcé aussi pal-la-di-on), s. m. || 1" Statue de Pallas, qui passait pour le gage de la conservation de Troie. Le palladium, quoique tombé du ciel, n'était qu'un gage sacré de la protection de Pallas; c'était elle qu'on vénérait dans le palladium ; c'était notre *ainte ampoule, volt. Dict. phil. Idolâtrie, 1. 1| Par jxtensioD, nom donné à divers objets auxquels certaines villes, certains empires attachaient leur durée. Le bouclier sacré, tombé du ciel durant le rîgne de Numa, était le palladium de Kome et de son empire. Il i" Fig. Garantie, sauvegarde. La loi civile jsi le palladium de la propriété, montesq. Espr. cxvi, 16. C'est là qu'est le vrai palladium de la lioerté, J. J. Rouss. Pologne, 7.
— ÉTYM. riaX)à5iov, statuette de Pallas.
i. PALLADIUM (pal-la-di-om'), t. m. Terme de chimie. Métal blanc, très-difficile à fondre, trèsmalléable, découvert par WoUaston dans la mine de platine, et dénommé d'après la déesse Pallas.
t PALLADURE (pal-la-du-r), s. m. Terme de chimie. Alliage de palladium et d'un autre métal.
PALLAS (pal-lâs'), s. f. \\ t" Terme de la religion gréco-latine. La même que Minerve. || Oiseau de Pallas ou de Minerve, le hibou. || Arbre de Pallas ou de Minerve, l'olivier que cette déesse fit naître. I! Fruit de Pallas ou de Minerve, l'olive. || î" Planète découverte par Olbers. Sa dislance au soleil est d'environ 49 millions de myriamètres, elle parcourt son orbite en 168S jours, elle appartient au cycle des planètes tclescopiques. || 3° Variété de tulipe.
— ÊTY.M. Ili))i;, qui est probablement le même que 7ti).Xo? ou iroW.îxi;, la jeune fille.
t PALLÉAL, ALE (pal-lé-al, al'), adj. Qui a rapport au m:inreau des mollusques. Les ganglions «ous-œsophagiens et palléaux chez la seiche.
— KTYM. I.at. palla, manteau.
t PALLIATEUR, TRICE (pal-li-a-teur, tri-g'j, s. m. et f. Celui, celle qui pallie. Le cardinal ne sera jamais qu'un mauvais et perpétuel faiseur de transactions, et q l'un pillialeur des défauts du gouvernement, n'ARGENSON, Mém. (in 8°, 1860), t. ii, p. 343. jl Adi. Kxcii.'.e palliatrice.
PALLIATIF, IVE (pal li-a-tif, ti-v"), adj. || !• Qui I la Tert.i de calmer, de soulager momentanément, rraitenieni palliatif. || Fig. Rome, contente de cotte prohibition [d'un livrede Fénelon], s'en tiendrait là, it croirait... amuser le roi par cette expédition palliative, BOS<. I.ett. qniét. .100. Une faible miligation, palliative de grandes erreurs, lu. l'assayrs tclaircis, ii. -C'était un remide palliatif, et le mal restait toujours, munteso. ï«p, xxxi, M. || 8" S. m. Un palliatif, rt-mide palliatif. Mais, par liasaid, si ce palliatif N'opère ritn sur leur esjirit rétif, j.b. «orss. £p. I, t. Les opérations cruelles n'ont été inaginées que pour sauver la vie, et les palllatib
pour adoucir les douleurs, ddclos, Çonsta. mœurs, ch. 3. Il Kig. Mesure insuffisante. Au fond, ces adoucissements n'étaient que des palliatifs, d'olivet, Hist. Acad. t. II, p. 200, dans pocgens.
— Hisr. iiv s. La cure paliative est cure blandissante et assouaganto si comme il est possible, H. DE M0NDEvn,LE, f° 71, ||xvi" S. 11 cerchoit des remèdes palia-ifs à sa maladie en vain, d'aub. HijJ. 11, 438.
— ÉTYM. Lat. palliatum, supin de palliare, pallier; prov. palliatiu; cat. poJtottu; espag. paliatiio ; ital. palliativo.
PALLIATION (pal-li-a-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f. Il 1° Action de pallier, déguisement. Pallialion d'une faute. Ne suffisait-il pas d'avoir permis aux hommes tant de choses défendues par les palîiations que vous y avez apportées? pasc. Prov. X. 11 y faut [aux règles de l'Rglise] îles adoucissements et îles palliaiions pour s'accommoder au relâchement lie nos miEurs, mass Confér. Us.desreven. ecclés.\\Se dit aussi des subtilités ou distinctions que l'on emploie pour pallier. || 2° Terme de médecine. Action de pallier, c'est-à-dire de ne guérir un mal qu'en apparence, de n'y apporter qu'un soulagement temporaire.
— HIST. xiv s. Et se [les choses nuisibles] m puent [peuvent] estre ostées, soit faite pauliation, H. DB MONDEVILLE, t° 71, verso. !] xvi* s. 0 quelle pallialion de meschant homme! dit le roy, cabloix, II, )3. Remèdes et moyens qui servent à la palliation et curation des maladies, paré, t. m, p. 64o.
— ÉTYM. Prov. palliacio; esp. paliacio; du lat. palliatum, supin de palliare, pallier.
PALLIÉ, ÉF. (pal-li-é, ée), part, passé de pallier. Vous y verrez tant de crimes palliés, que.... pasc. Prov. v. Le livre était un renouvellement pallié de quiétisme, boss. Lelt. quiét. H9. Quand un faux Esculàpe, à cervelle ignorante, X la fin d'un long mal vainement pallié.... boil. Poésies div. vu.
PALLIER (pal-li-é), je palliais, nous palliions, vous palliiez; que je pallie, que nous palliions, que vous palliiez, r. o. || 1" Couvrir d'un déguisement, d'une excuse comme d'un manteau. De quelque manière qu'il pallie ses maximes, pasc. Prov. viu. ....Je ne sais ce que c'est; Suis-je un tueur de gens? — On palliera l'affaire, th. corn. Don César d'/lio/oï, IV, i. Quoiqu'il [Jurieu] tâche de pallier ce fait honteux [faire Dieu auteur du péché] , et d'adoucir ces propositions qui sont autant de blasphèmes, BOSS. 2' avcrt 8. Circonstancier à confesse les défauts d'autrui, y pallier les siens, la bbuy. xiil. il 2' En médecine, ne guérir qu'en apparence. Pallier une maladie {{ Par extension. 11 y a des effets de nature qu'il peut ou pallier ou négliger, DIDEROT, Salon de ne&, Œuv. t. xm, p. 324, dans POUGENS. Il Fig. Le mauvais état des finances n'est pas un mal qui se laisse longtemps pallier et dissimuler, MABMONTEL, Uém. XII.
— HiST. xiv* s. Pour pallier leur maie entente [mauvaise intention], ilz font aucunes choses honorables, ORESME, Thèse de meunier. || xvi* s. Dont il advientà ces ambitieux téméraires et presumplULUX, qu'ils sont contraints de pallier, desguiser et couvrir l'ignorance qui demeure tousjours avec eulx, AMYOT, Comment il faut ouïr, 26. Pallier par remèdes doux et bcnins, paré, v, 25. C'est dommage qu'un meschant homme ne soit encores un sot, et que la décence pallie son vice, mont, m, 3i4.
— ÉTYM. Prov. pallier; cspag, paliar; ital. palliare; du lat. palliare, de pallium, manteau : couvrir d'un manteau (voy. pallium).
t 2. PALLIER (pal-li-é), v. a. Terme de teinturier. Agiter le liquide pour ramener à la surface les substances qui tendent à se déposer. On se sert, pour brouiller le marc avec ce qui est liquide, d'une espèce de râteau de bois appelé rable; et cette opération s'appelle pallier la cuve, Dict. des arts et m. Teinturier.
\ PALLIOBRANCUE (pal-li-o-bran-fth" ) , adj. Dont les branchies .sont couvertes par le manteau.
— KTYM. Pallium, et branchie.
PALLIUM (pal-li-om'), s. m. I! l" Manteau dont les Grecs avaient coutume de se couvrir, par opposition aux Romains qui portaient la toge ; de là vient qu'on distinguait les comédies paUinix où les personnages étaient grecs, et les togatx où ils étaient romains. Il 2° Aujourd'hui, bande de laine blanche, large de trois ou quatre doigts, chargée de croix noires et attachée à un rond, qui se mot sur les épaules, avec deux pendants longs d'un pied, l'un devant et l'autre derrière. Le lallium est un omemeiil pontifical, propre aux souverains pontifes, aux patriarches, aux primats et aux métropolitains, qu'ils portent par-dessus leurs babits pontificaux comme
OtCT. Dl LA LANOUI FRANÇAISE.
marque de leur juridiction. Le pape envoie le pallium aux évêques. Nonobstant mes bulles, ma prise de possession et mon pallium, le roi ne me tiendrait jamais pour archevêque de Paris, retz, v, 404. Quand viendrez-vous, monseigneur, prendre le pallium f MAINTENON, Lett. OU tard, de Noailles, 6 nov. i«96 En 696, le roi Childebert demanda le pallium et le vicariat de l'Église romaine pour Virgile, évê que d'Arles; et, ce qu'il y a de remarquable, le pape, sujet des empereurs, n'accordait le pallium que de leur consentement, naudet, Inst. Iffém. inscr. et belles- lettres, t. vui, p. 52s. |{ Terme de blason. Se dit d'une croix par laquelle on représente le pallium.
— ÉTYM. Lat. pa//t'um, manteau (voy. poêle, s.m). PALMA-CHRISTI (pal-ma-kri-sti), s. m. Un des
noms vulgaires du ricin commun (euphorbiacées). L'huile de ricin est appelée huile de palma-christi.
— HIST. XVI* s. Huile de kerua, ou palmachristi, PARÉ, xxv, 24. Le palma-christi tient rang honorable au jardin, .ses (leurs bleues estans de plaisant aspect, 0. DK SEHRES, 670.
— ÉTYM. Lat. palma, palme, Christi, de Christ, t PALMAGE (pal-ma-j'i, s. m. Terme de marine.
Enlèvement du bois inutile, lorsqu'un charpentier dresse un mât, une vergue. || Mesurage, appréciation, en palmes, des diamètres d'un mât.
— ÉTYM. Palmeri.
t PA LMAIRE (pal-mê-r'), adj. || 1" Qui appartient â la paume de la main. Aponévrose palmaire. |{ Ligaments palmaires, petits faisceaux ligamenteux très-nombreux, destinés à maintenir les os du carpe et du métacarpe. || 2° Terme de zoologie. Qui n'a de mains qu'aux membres de devant. || 3" S. m. Terme d'anatomie. Pahnaire grêle long, ou grand palmaire, muscle qui s'étend de la tubérosité interne de l'humérus au ligament annulaire du carpe et à l'aponévrose palmaire. || Palmaire cutané, petit muscle aplati, situé au-devant de l'éminence tliénar. tj Terme de zoologie. Genre de coquilles de la famille des patelles.
— HIST. XVI' s. Les autres muscles ont les tendons longs, comme le palmaire et plantaire, paré, i, h,
— ÉTYM. Lat. palmaris, de palma, paume de la main.
t PALMARÈS (pal-ma-rès'), s. m. Nom qui désigne le progiaiume d'une distribution des prix dans les lycées et collèges.
— ÉTYM. Pluriel du latin palmaris, de palme, de victoire.
tPALMATI.,.. préfixe, qui signifie divisé comme les doigts de la main, du lat. palmatus, qui vient de palma, paume de la main.
t PALMATIFIDE (pal-ma-ti-fi-d'), adj. Terme de botanique Dont les feuilles ont les nervures palmées et les lobes fendus jusqu'à moitié du limbe.
— ÉTYM. Palmati..., et le lat. findere, fendre.
t PALMATIFLORE (pal-ma-ti-flo-r'), adj. Qui a la corolle palmée.
— ÉTYM. Palmati..., et fleur.
t PALM ATIFOLIÉ, ÉE (pal-ma-ti-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles palmées.
— ÉTYM Palmaii..., et feuille.
t PALMATIFORME (pal-ma-ti-for-m'), adj. Se dit d'une corolle qui semble palmée -sans l'ôtre réellement.
— ÉTYM. Palmati..., et forme.
fPALMATILOBÊ, ÉE(pal-ma-li-lo-bé, bée), adj.
Terme de botanique. Dont les lobes offrent une di». position palmée.
— ÈTYJi. Palmati..., et lobe.
t PALMATINERVÉ, ÉE (pal- ma-li-nèr-ïé, vée), adj. Dont les nervures sont palmées.
— ÉTYM. Palmati. . ., et nervure.
t PALMATIPARTITK (pal-ma-ti-par-ti-f), adj Terme de botanique. Qui a des feuilles divisées et i nervures [lalmées.
— ÉTYM. Palmati..., et le lat. partitus, parti, partagé.
] PALMATISÉOUÉ, ÉE (pal-ma-ti-.sé-ké, kéo), adj. ferme de botanique. Se dit de feuilles différentes des palinatipartites en ce que le limbe est divisé jusqu'au pétiole; ces lobes ou divisions seraient des folinles si elles étaient articulées par leu. base avec le pétiole.
— ÉTYM. falmati..., cl le lat. secare, couper.
t PALMATURE (pul-ma-tu-r"), s. f Terme didactique. Etat de ce qui est palmé. || Palniature des doigts, s'est dit, en chirurgie, de l'union congénitale, ou [lar suite de brûlure, des doigts, à l'aide d'une meiiibiane ou d un tissu cicatriciel.
— ÉTYM. Lat. palmalui, palmé (voy. palamti).... I PALME (pal-m") , «. f. Il 1" Branche de palmier. Us étaient debout devant le trAne et devant
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l'agnsau, rétui de robes blancnes, et ayant des palmesàla main, saci, Bible, Apocalypse, vu, ». Ces différentes couronues étaient toujours accompagnées de palmes, que les vainqueurs portaient de la main droite ; cet usage, selon Hlutarque, venait peut-être de la propriété qu'a le palmier de se redresser avec d'autant plus de force, qu'on a fait plus d'efTorts pour le courber, rollin, Wtj(. anc. (Euv. t. T, p. »t, dans pouoKNs. fl Dimanche des palmes ou des Rameaux, celui auquel l'Église célèbre l'entrée de Noire-Seigneur dans Jérusalem, parce que le peuple juif jeta des palmes sur «on passage. || Les palmes idumées ou d'Idumée, du nom d'un pays où il croit beaucoup de palmiers. Et, passant du Jourdain les ondes alarmées, Cueillir mal à propos les palmes iduméesT boil. Soi. ix. || Branche de palmier que portent droite k la main les saints martyrs dans les représentations icono>;raphiques; de là l'expression palme du martyre. Dans les catacombes, on reconnaît les restes de,s martyrs aux palmes gravées sur la pierre qui ferme leur sépulture. || La palme du martyre, la gloire éternelle qui est le prix île la mort soufferte pour la foi. Mais dans ce temple enfin la mort est assurée. — Polyeucte : Mais da.'.s le ciel déjà la palme est préparée, coHN. Poly. il, ». Il Kamili^rement. X vous la palme, vous exceller, vous l'emportez. Il 2" Le palmier même. Il n'avait rien perdu de sa fierté ; elle se relevait toujours, comme la palme souple se relève d'elle-même, quelque effort qu'on fasse pour rabai<iser, fén. Tél. ivi. Il Huile de palme, huile dite aussi huile de palmier, huile de Sénégal, et extraite de la chair des fruits de Vêlais de Guinée (palmiers) Il Vin de palme, dit aussi calou, vin fait avec la sève du cocotier. Il 8" Fig. Symbole de triomphe. Remporter la palme dans un combat, dans une discussion. Premier que d'avoir mal, ils (les innocents, tués par l'ordre d'Hérode] trouvent le remède, Et devant le combat ont les palmes au front, malh. I, 4. Il tCésar] apporte en ces lieux les palmes ou la foudre, cohn. Pomp. i, I. Il ne parle que de lauriers, que do palmes, que de triomphes elquede trophées; il dit dans le discours familier : noire auguste héros, notre grand potentat, notre invincible monarque, LA bruï. x. Etla palme du Cid.... Croît et s'élève encore au sommet du Parnasse, pir. Uéirom. III, ». Oui, d'âge en âge, une palme féconde Doit de tes fils proléger les tombeaux, bérano. Enf. de la France. Il 4" Se dit des ornements qui entrent le plus souvent dans le dessin des châles de cachemire ou dans les imitations de ce.i tissus. {| Terme d'architecture. Ornement en forme de feuille de palmior avec culot, que l'on taille sur une doucine ou dans ue Irise. || 6" Dans le blason, les écus des maris et des femmes sont souvent accotés par des palmiers, parce que les anciens regardaient les palmes miles et femelles comme le symbole de l'amour conjugal. || 6° Palme, roseau de Cuba, dont les feoilles servent à faire une sorte de cordage. Il Palme de Christ, voy. palba-christi.
— illST. iii* s. Il entrèrent od rains [avec branches) lie paumes e arpes e cymbales, Machab, i, i3, \ blanches pasques, qu'en doit paumes porter, Li coTonemens Looys, v. 7î8. E de tûtes pari i oui entailles des chérubins e de palmes. Rois, p. UT. Il xiii* s. Bt de Jérusalem venons; Vez les paumes que no» portons, do cawcb, palmarius. || xiv s. Et encore les Romains en usoient et donnoicnt triumphu et corones de lorier et de palme, OBKSME, klh. «ï. Il XVI* ». La foy est vrayement comme la palme qui »e rejette contre tous fardt;aux, et ne laisse pas de se relever en haut quand elle est chargée, calv. InslU. 434. Continuer alaigrcmcnlnostre course, iusques i ce que nous ayons obtenu la palme de la vocation céleste, id. ib. ~ RI . Si la palme femelle est plantée près de son masle, les branches et feuilles d'iceux s'entremeslent.... parb. Animaux, a. Ce sont les vaillants soldats qui cuyilent les palmes et les donnent aux ^r&nds chefs et généraux, bhant. Doria.
— eTYM. Provenç. et csp. palma; du lat. palma, proprement paume de la main, d'où, par comparaison, la palme du palmier.
i. PALUH ((lal-m'), >. m. || 1* Mesure en usage cher, le* anciens, représentant une étendue de quatre doigti. Il sera carré et double, et aura la grandeur il'un palme tant en longueur qu'en lar-
Î:eur, SAu, Bible, Exiide, xxviii, la. I.e travers ou a largeur de U main, que l'on désigne sous le nom lie palma, et les quatre doigt* qui le composent, founiiMant les diMtiuns cl les sou«-(livisions do la coudée nalurell», oisabo, liut t. Mém. tcienc. t. ix , p. »M. Il »• Mesure de loi gueur employée dans diffé-
rentes contrées du midi de l'Europe, et qui n'est pas partout la même. Le palme de Nice était de 26 1, 6 millimètres. Le palme de Sardaigne vaut 248, 4 millimîties. || Nom donné par les Provençaux à une longueur de neuf pouces qui servait d'unité de mesure aux constructeurs, aux voiliers, aux corrtiers, etc. || Mesure dont on se sert exclusivement aujourd'hui en Italie pour le commerce des marbres; elle vaut o-,25; Il faut 64 palmes cubes pour faire un mètre de volume.
— RE.M. On le fait quelquefois féminin ; c'est contre l'usage acluel.
— HIST. XI* s. [Il] Prend delà chair grant pleine palme et plus, Ch. de Roi. cctxxxiii. {| xiii" s. Et doivent estro [les broches] de tel groissesce comme il vodront, et de tel longor jusqu'à un paume, mais neent plus, Ass. de Jerus. i, i70. || xvi' s. Le pied, la cane, le pam, l'aune et autips mesures, 0. OE SKRBES, 543. À la proportion de ces ossements, leur stature revenoit à vingt paulmes de hauteur,
— ÉTYM. Provenç. palma, s. f. et palm, s. m. ; esp. et ital. palmo ; du lat. palmus, le même que palma, paume de la main.
t 3. PALME (pal-m') , s. f. Nom d'un navire commun dans les Indes orientales; l'arrière en est fort élevé, relativement au moins à son avant, qui est bas et très-allonge; la palme n'a que deux mits. Le capitaine Tardivel l'éleva [le jeune Surcouf] au grade d'officier, et le prit en cette qualité à bord de la palme portugaise le Saint-Antoine, qu'il avait afTiétce, CH. cunat, Hans jal.
PALME, ÊE (pal-mé, iaée),adj.\\ i' Terme de botanique. Oui ressemble à une main ouverte; il se dit des racines, feuilles, lobes ou nervures qui s'écartent en divergeant d'un point commun et dans un même plan. Racine palmée. Les feuilles palmées sont, d'après la[irofondeur de leurs incisions, palmatifides, palmatipartites ou palmatiséquées. || Demi-palmé, qui n'est palmé qu'à moitié. || 2° Il se dit des oiseaux dont les doigts sor.t réunis par une membrane. Nous devons diviser en deux grandes familles la nomlireuse tribu des oiseaux aquatiques; car, à côté <le ceux qui sont navigateurs et à pieds palmés, la nature a placé les oiseaux de rivage et à pieds divisés, BUFF. Ois. t. xiii, p. 346. || Demi-palmé, ou semi-palmé, se dit des pieds des oiseaux, quand la membrane qui les unit entre eux ne s'étend que jusqu'à la seconde phalange; et toti-palmés, quand la membrane embrasse toutes les phalanges. || Palmé se dit aussi des pieds des mammifères, quand les orteils sont réunis jusqu'au bout par une membrane partant de leur ba.se ; il y a aussi des reptiles à doigts palmés. 113° Antilope palmé, antilope qui a des cornes garnies d'une empaumure aplatie. {{4" Hibou palmé, hibou qui porte sur les ailes une tache palmée.
— BTVM. Lat. palmatus, de palma, paume de la main.
f PALMELLE (pal-mè-l"), i.f. Genre d'algues, de la famille des zoospermées, voisines des trémelle.s.
f 1. PALMEK (pal-mé), e. o. Palmcr les aiguilles, les aplatir avec un marteau sur l'enclume, par le bout opposé à U pointe, pour en former le chas.
— ÉTYM Palme i.
f 2. PALMKIt (pal-mé), v. a. Terme de marine. Apprécier la grosseur d'un mât en palmes. || Dégager un mât, une vergue, etc. de tout le poids inutile; les réduire à de justes dimensions.
— ÊTYM. Palme 2.
t PALMP.RIER (pal-mé-rié), s. m. Lieu planté de palmiers.
PALMETTE (pal-mè-f), t. f.\\i° Petit palmier qui ne s'élève jamais au delà de douze à seize décimètres. Il 2° Terme d'architecture. Petit nrnement qui se taille sur les moulures et qui ressemble aux feuilles du palmier. |l 8° Terme de jardinage. Foi-me donnée aux arbres fruitiers en espalier ou en contre-espalier ; elle consiste en une tige verticale sur laquelle partent à droite et i gauche des branches latérales également distancées qui portent les brancnes iruilières; le tout constitue Ja charpente et est fixe soit au mur, suit au treillage || l'almelte double ou à deux tiges ou en H, forme d'arbres fruitiers en espalier ou en contre-espalier; elle consiste en deux tiges verticales taisant office de branches mèi'cs et chargées de porter les branches latérales, et du donner passage à la sève qui doit leur fournir la nourriture.
— 6TYM. Diminutif de paime i.
t PAI.MEUR (pal-meur),<. m. Ouvrier qui palme les aiguilles.
— ETYM. Palmer l.
t PALMICOLE (pal-mi-ko-r), adj. Qui vit ou croît
sur les palmiers.
— flTYM. Palme *, et le lat. colère, habiter. PALMIER (pal-mié; l'r ne se prononce et ne se
lie jamais; au pluriel, l'j se lie : des pal-mié-z en fleur), s. m. |{ 1" Famille de plantes monocotylédones, composée d'arbres de diverses grandeurs et dont le palmier qui porte les dattes est le type. Il 2° Arbre qui porte les dattes, phœnix daclylifera, L. En Andalousie, qui est un pays fécond en palmiers, il voulut vérifier ce que l'on dit depuis si longtemps des amours du mâle et de la femelle de cette espèce; mais il n'en put rien apprendre de certain, et ces amours si anciennes, en cas qu'elles soient, sont encore mystérieuses, fonten. Tournefort. Ce palmier qui déploie ses branches sur nos têtes [à Délos] est un arbre sacré qui servit d'appui à Latone lorsqu'elle mit au monde les divinités que nous adorons, bartuélemt, Anach, ch. 76. La fécondation artificielle des palmiers remonte à la plus haute antiquité ; elle est décrite par Théophraste et par Pline, desfontaines, [nst. Mém. seienc. t. v, p. l«2. L'expérience que M. Gleditsch a exécutée sur un palmier femelle à l'aide des poussières sèches d'un palmier mâle, BONNET, LeU. div. (Eut. t. xii, p. 275, dans pougkns. Le beau palmier dont Rome se vanle est le seul arbre du jardin de ces moines [les chartreux], STAËL, Corinne, x, t. \\ Le palmier se trouve à l'état fossile. C'est dans les lits inférieurs et dans une marne calcaire blanche et friable qu'on a rencontré, à diverses reprises, ces troncs de palmiers pétrifiés en silex; ils étaient couchés et d'un volume considérable, covier et brononiabt, InsU Mém. seienc. I8I0, r'sem. p. 35. || 3* Palmier nain, un des noms vulgaires du chamérops humble (palmiers) -, il est remarquable que le dattier, type des palmiers, n'a pas la feuille palmée, mais pinnatiiiartite ; c'est le chamérops qui l'a palmée. 114° Palmier marin , ancien nom de quelques gorgones. Il B« Huile de palmier, synonyme d'huile de palme. ! Eau de palmier, liqueur sucrée qu'on retire de» régimes du dattier. Elles [les roussettes] boivent le suc des palmiers, et il est aisé de les enivrer et de les prendre en mettant à portée de leur retraite des vases remplis d'eau de palmier ou de quelque autre liqueur fermentée, buff. Quadriip. t. iv, p. 21.
— HIST. XIII* s. Li justes om [homme] florira ausi corne paumiers qui touz tems est verz. Psautier, f° 4t». Il XVI* s. Le palmier produit la prunedatte, 0. DE SERRES, 7(6.
— ÉTYM. Palme » ; provenç. palmier, palmer f espagn. palmera; portug. palmeira.
t PALMIFOLIÉ, ÉE (pal-mi-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles palmées.
— ÉTYM. Palme l, et feuille.
t PALMIFORME (pal-mi-for-m'), adj. Terme de botanique. Synonyme de palmé.
— ÉTYM. Palme, et forme.
t PALMIGÈRE (pal-mi-jè-r'), adj. Terme d'archéologie. Se dit d'une statue qui porte une palme.
— ÉTYM Palme (, et le lat. gerere, porter. fPALMINE (pal-mi-n'j, s. /". Terme de chimie.
Principe constituant l'huile de ricin.
— ÉTYM Palma-Christi (voy. ce mot).
t PALM1\ERVE (pal-mi-nèi-v'l, adj. Terme de botanique. Se dit des feuilles dont les nervures sont palmées.
— ÉTYM. Palme i, et nervure.
PALMIPÈDE (pal-mi- pè-d'). || 1* S. m. Nom d'un
ordre d'oiseaux caractérisés par des pieds palmés (canard, oie). || Famille de quadrupèdes rongeurs clavicules comprenant les castors et les bydromy». Il 2° Adj. Le pélican est parfaitement palmipède. Il Terme de mécanique. Appareil palmipède, espèce de roue à bras articulés qui a été appliquée à la propulsion du tiateaii à vapeur.
— ÉTYM. Lat. palmipes, de palma, paume de la main, et pes, pied.
tPALMI-PUALANGIENS(pal-mi-fa-lan-jiin),».f. pi. Nom donné aux muscles lombricaux de la main.
— ÉTYM. Palme, paume de la main, et phalange. PALMISTE (pal-mi-sf), s. m. || 1° Nom vulgaire
des palmiers dont la cime produit le chou-palmisle. Des bosquets de palmistes élèvent rà et là leurs colonnes nues et longues de plus de cent pieds surmontées à leurs sommets d'un bouquet de palmes, BERNARD. DE sT-1'. Paul rtVirginic. \\ Palmiste franc, nom commun à tous les palmistes non épineux. Il Le palmier nain ou chamérops. || 2" Espèce de rongeur. Ce pahiiisle est de la gros.seur d'un rat ou d'un petit écureuil; il passe sa vie sur les palmiers, et c'est de là qu'il a tiré son nom, uiirr.
PAL
Qiiadrup. t. it, p. «î. H 3° Espèce de merle. L'habitude qu'a cet oiseau de se tenir et de nicher sur les palmiers où sans doute il trouve la nourriture qui lui convient, lui a fait donner le nom de palmiste, BUFP. Ois. t. VI, p i(i2. ||4° Adj. Charançon palmiste, charançon dont la larve vit dans les palmiers. Il Chou-palmiste, voy. CHOu,n° 2.
— ErVM. Palme i.
PALMITE (pal-mi-l'), s. m. Moelle du palmier.
— ÉTVM. Palme (.
t PAL.MITiyE (pal-mi-ti-n'), s. f. Matière partieulH-re (|u'on trouve dans l'huile de palme.
1 PALMlTlC>UE(pal-mi-ti-k'), adj. Terme de chimie. Acide palmilique, acide qu'on obtient par la transformation de l'huile de palme. Bougies faites d'acide palmitique et de paraffine.
— ÊTYH. Palme i.
t PAL.MOL'LE (pal-mou-l'), s. f. Terme rural. Espèce d'orge à deux rangs de grains, dite ailleurs paumelle.
I PALMULK (pal-mu-r),«. f. Terme de zoologie. Organe élargi en éventail, sur le corps du taret. I Petite jointure située entre les ongles des pattes antérieures des hexapodes.
— ÊTY.M. Dimintuif lie palme i.
■ t PALMl'LÉ, ftlî (pal-mu-lé, lée), adj. Qui porte des palmules. de longues palmules.
t PAI.MUKE (pal-mu-r'J, J. f. Terme de zoologie. Membrane qui jomt les doigts des palmipèdes.
— ETY.M. Palme l.
PALOMBE (pa-Ion-b'), s. f. \\ 1° Nom, dans nos provinces voisines des Pyrénées, du pigeon ramier. Plus tendrement la palombe soupire, millkv. Char- 'em à Parie, ch. i. 1|4° Terme de marine. Élingue liont se servent les cordiers, pour lecommettage du filin. On dit aussi palonne.
— HlST. xvr s. Un cataplasme fait de fiente de palombes ou pigeons, paré, xv, 4. Mais cejiendant la palombe enrouée.... marot, iv, 5.
— ÉTYM. Lat. palumba; on suppose que c'est la forme italiole de columba, par cliangem'uu de la gutturale en labiale.
t PALO.MBLV (pa-lon-bin),i. ri'. Sorte de marbre blanc, cumpacle et à grain fin.
— ÊTVM. Ital. polombino, de palomhn, pigeon. I PALO.MKT (pa-ln-mi), ». m. ou PALOMETTE
pa-lo-mèt'), «. f. Champignon très-bon à manger
qu'on trouve dan» les landes de Bordeaux (genre
agaric) || R-;pècedemousseronquicroîtdansleBéarn.
t PALO.MlivRE (pa-lo-miè-r'), s. (. Appareil pour
la chisse aux pigeons ramiers et bisets.
— ÉTYM Palombe.
\ PALOMMIEK (pa-lo-mié), s. m. Nom vulgaire du gauUheria procumbens, L. (éricacées),
t PALON (pa-lon), t. m. || 1° Terme rural. Sorte de pelle de bois. || 2" Spatule du cirier, pour remuer la cire. \\ On s en sert aussi dans difTérents arts pour enlever et remuer la matière qu'on emploie.
t PAIX)NNEAII (po-lo-nô), s. m. Voy. pai-onnier.
PALOffNlEK (pa-lo-nié; l'r no se prononce pas et ne se lie pas), s. m. Pièce de bois de la grosseur du bras, à laquelle les extrémités postérieures des traits des chevaux sont immédiatement atiachées. |; On dit au.ssi palonneau. || Pièce sur laquelle on attaciie les traits du cheval attelésoit à la herse, soit i quelques charrues.
— HlST. xiv* S. Colin Gauchier prisl un palonnel de charue qu'il trouva illecques d'aventure, et en feri [frappai le dit tieuUier, [>u cange, palonui.
— KTYM. Ce semble un dérivé de pal.
f f. PALOT (pa-lo), ». m. Sorte de pelle i l'usage des tourbiers. |{ Terme de pêche. Espèce de bêche pour retirer du sable des vers, des coquillages et des poissons.
— HlST. XV* ». Le suppliant ala en sa maison quenr un pâlot ou besche, pour aler relever le dit fossé, nu CANOË, palus.
— ÉTYM. Diminutif de pai«,pe«e.
2. PALOT (pa-lo), «.m. Terme populaire. Villageois grossier ; rustre.
— ÉTYM. Il est probable que c'est le même que
f'der.t ; le pâlot, instrument du pay.san, ayant
.son nom aux rustiques. L'édition du Dic-
.iire d" l'Académie de i7)8 écrit palaul.
t a. PALOT ffia-lo), ». m. Se dit des piqucU
Dr lesquels on tend les cordes au bord de la mer.
— ÉTYM. Diminutif de pal.
PALOT, OTTE (p»-lo, lot'), adj. Terme familier. Bn peu p&le.
— BTYM. Diminutif de pdle.
t PALOTAGK (pa-lo-ta-j'), i. m. Terme rural. *«- 'on de creuser des tranchées pour planter du colia,
— BTYM. Pâlot t.
PAL
t PALOTECR ( pa-lo-teur ), ». n». Terme rural. Ouvrier qui travaille avec la bêche et la pelle.
— ETYM. J'aliil t .
t PALOCRDE (pa-loui-d'), t. f. Nom, en Bretagne, d'une espôce de coquillage.
t PALPAUILITÉ (pal-pa-bi-li-lé), ». /. Qualité de ce qui est palpable. J'ai supposé que les témoins dont il s'agit ne pouvaient ui tromper ni être trompés; la premiire supposition m'a paru fondée principalement sur leur intégrité, la seconde sur la palpabilité des faits, bonnkt, Paling. xvui, 5.
PALPABLE (pal-pa-bl'), adj. || 1° Qui peut être palpé, c'est-à-dire touché avec intention. Nous combinons des points colorés; il [l'aveugle] ne combine, lui, que des points palpables, didebot, Lett. s. les aveugles. L'être incompréhensible qui embrasse tout, qui donne le mouvement au monde, et forme tout le sy.stème des êtres, n'est ni visible à nos yeux, ni palpable à nos mains, i. i. rouss. Ém. iv. Il Substantivement. Le jour où l'on a dit.... que toutes les idées venaient par les yeux et par les oreilles, et qu'il n'y avait de vrai que le palpable, STAËL, Allemagne, ill, 4. |{ i' Fig. Clair, évident, par comparaison avec ce qui peut se toucher. l'reuves solides et palpables, pasc. dans coi;siN. Dieu rend cette suite palpable par des faits, Boss. Ilist. ii, )3. C'est une leçon sensible et palpable pour nous, bourdal. Pensées, t. u, p. 486. Quelques obligations plus palpables et plus connues, MASS. Carême, Confess. Les gens de goût jugeront peut-être que nous aurions pu nous dispenser de faire sentir à nos lecteurs la différence si évidente et si palpable de Fléchier et de Itacine, d'alemb. Éloges, l-'lécli. Je nomme faits palpables ceux dont le simple bon sens peut juger, ou à l'égard desquels il peut s'assurer facilement qu'il n'y a point de méprise, bon.net, Paling. xviii, 2.
— HIST. xV s. Ceste belle assemblée fait un digne corps ymaginable et non palpable, christ, de pisAN, Charles V, i, 4. || xvi* s. Les bestes ne se contentent, ni ne se paissent d'opinions et de fantasies, mais de ce qui est présent, palpable et en vérité, chahron, Sagesse, i, ï8. Baisons naturelles et palpables, mont, i, t7«.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. palpable ; portug. palpairl; ital. palpabile ; du lat. palpabilis, de palpare, palper.
PALPABLEMENT ( pal-pa-ble-man ), adv. D'une manière palpable. Kien toutefois n'était plus palpablement insensé que le projet de ViUars, st-sim.
— ETYM. Palpable, et le suffixe ment.
t PALPA L, ALE^ (pal-pàl, pa-l'), adj. Terme de zoologie. Oui a des palpes très-longs ou remarquables par leur couleur, leur forme ou leur mode il'insertion.
— ÉTYM. Palpe.
t PALPATION (pal-pa-sion), ». f. Terme de médecine. Examen des parties normales ou morbides placées sous la peau ou dans les cavités naturelles à paroi souple, par l'application méthodique de la main sur leur surface externe. La palpation abdominale.
— ÉTYM. Palper.
PALPE (pal-p), ». f. Il l" Terme d'histoire naturelle. Appendice articulé et mobile, situé en nombre pair sur les parties latérales de la bouche des insectes, soit sur les michoires (palpes maxillaires), soit sur la lèvre inférieure (palpes labiales) ; les insectes s'en servent pour explorer les aliments et les maintenir entre les mandibules pendant la mastication. C'est par abus qu'on a employé le moi palpe, en parlant des mollusques, car ils n'ont que des tentacules. Il 2° Barbillons des poissons.
— BEM. Les naturalistes ne suivent pas l'usage de l'Académie; ils font ce mot masculin: palpes labiaux.
— ÉTYM. Palper.
PALPÉ, ÉE (pal-pé, pée), porL passé de palper. Touché avec la main. L'abdomen palpé avec soin.
PAI.Pf.BRAL, ALE ( pal-pé-bral, bra-l), adj. Terme d'anatomie. .Qui appartient aux paupières. Muscle palpébral. Ligaments palpébraux.
— ÉTYM. Lat. pcilpelimlis, de palpebra, paupière.
t PALPÉBRÉ, ÉE (pal-pé-brô, hrée), adj. Terme de zoologie Oui a les yeux garnis de paupières.
— ÉTVM. Lat. palpebra, paupière.
t PALPÉBRITE (pal-pé-bri-l), ». f. Terme de médecine. Inflammation des paupières. On dit plufit blépharite.
— ÉTYM. Lat. palpebra, paupière, et la finale médicale i(p, indi(|uant inllammation.
t PALPE-MÂCIIOIBE (pal-pe luâ-cboi-r'), ». m.
PAL
Terme de zoologie. Nom qu'on a donné d'abord aux organes des crustacés appelés depuis pieds-mftclioires.
PALPER (pal-pé), V. a || I» Toucher avec la main, dans l'mtention de connaître. En général, les oiseaux se servent de leurs doigts beaucoup plus que les quadrupèdes, soit pour saisir, soit pour palper les corps, buff. \at. des oiseaux, dans la- VEAUX. Il Particulièrement, au sens médical, toucher avec la main à plusieurs reprises et en pressant légèrement. Son médecin l'a palpé. || 2 Kig. et familièrement. Palper de l'argent, en recevoir. Il a palpé la dot. {j Absolument. Toucher de l'argent. Dans cette affaire il a déjà palpé. || 8° Terme de marine. Palper l'eau, plonger la pale d'un aviron dans l'eau et l'y tenir immobile pour ralentir la marche d'une embarcation. I| 4° Se palper, v. réfî. Kiercer sur soi-même la palpation. Il se releva et se palpa, croyant avoir quelque chose de cassé. || 5° .S", m. Le palper, synonyme de palpation. Le jialper abdominal.
— HlST. xvi' s. M. Houllier, ayant veu, palpé et touché ladite dame, conclut estre une tumeur chancreuse, paré, v, 2!i. La main ne peut discerner ce qu'elle touche et palpe, soit chaud ou froid, ID. xviii, 4 1.
— ÊTYM. Provenc. et espagn. palper; ital. palpare; du lat. palpare.
tPALPE'rS (pal-pè), ». m. pi. Barbillons allongés que plusieurs poissons portent auprès do la bouche. Il Appendices de quelques insectes.
— ÉTYM. Diminutil de palpe.
t PALPEUR, EUSK pal-peur, peu z'),odj'. Terme de zoologie Oui a de» palpes très-longues.
— ÉTYM. Palper.
t PALPICOUNE (pal-pi-kor-n"), adj. Terme de zoologie. Qui a de longues palpes en forme d'antennes.
— ETYM. Palpe, et corne.
t PALPlFfiRE (palpi-fè-r'), adj. Terme de zoologie. Qui porte des palpes. On dit aussi palpigère.
— ÉTYM. Palpe, et le lat. ferre, porter.
t PALPIFORME (pal-pi-for-m'), adj. Terme de zoologie. Qui a la forme d'une palpe.
— ÉTYM. Palpe, et forme.
t PALPISTE (pal-pi-st), adj. Qui est muni de palpes. Arachnide palpiste.
PALPITANT, ANTE (pal-pi-Un, tan-t'), adj. Il 1" Qui palpite. Un prêtre, environné d'une foule cruelle.... Dans son cœur palpitant [d'Iphigénie] consultera les dieux, rac. Iphig. iv , 4. Pour nettoyer les rues et en faciliter le passage aux troupes, on tirait avec des crocs les corps des habitants qu'on avait tués ou précipités du haut des maisons, et <in les jetait dans des fosses la plupart vivants et palpitants, ROLLiN, llisl. anc. Œuv. t. i, p. 654, dans pouGENS. Là-dessus je le saluai toute palpitante, MAnivAt;x, Harianne, 9' partie. |{ 2° Kig. et néologisme. Question palpitante d'inlérêt, question qui excite le plus vil intérêt et fait palpiter les cœurs. Il On dit aussi, elliptiquement : cela est palpitant.
PALPITATION (pal-pi-ta-sion ; en vers, de cinq syllabes), ». f. \\ !• Agitation convulsive d'une partie du corps. Il i' Parliculièrement. Palpitations de cœur, ou, absolument, palpitations, battement violent et déréglé du cœur. Il était souvent attaqué de vapeurs, et sujet à des palpitations de cœur violentes, MAiBAN, Éloges, Bouldue. Souviens-toi des larmes délicieuses qui coulaient de nos yeux, des palpitations qui sufi'oquaient ncis cœurs agités, dei transports qui nous élevaient au-dessus de nousmêmes, au récit de ces vies héroïques qui rendent le vice inexcusable et font l'honneur de l'humanUè. J. 1. ROUSS. Ilél. n, ti.Le moment de palpitation qui suit un grand plaisir est encore un moment fuit doux, DinEROT, Mém. 1. 1, p. 342, dans pouOEN.n . — HlST. xvr s. Palpitation de cœur, parS, xxiv. (.
— ETYM.Lat.pa/pi<alionem,depa/pi(are, palpifr.
PALPITER (pal-pi-té), ». n. || 1' Avoir des palpitations. Les entrailles dos victimes qui palpitaient encore, FiN. Tél. ix. || Kig. N'avoir qu'un faible mouvement, comparé à une palpitation. Sorti dos cachots des Moscovites, Piper ne lit que palpiter et ne figura plu» en K.urope, st-.sim. (65, 185. || 2* Être ému au point que le ca'ur batte ou semble battre plus qu'à l'ordinaire. La reine, à qui le cœur palpitait, faisait des prières au ciel en faveur de la couleur blanche, volt. Zadig, zxix. Combien de fois, contemplant en eux mon ouvrage, je me sens .saisi d'un ravissement qui fait palpiter mon coeur! j. j. ROUSS. itm. v. Uuelle sombre fureur ou quel secret dessein De terreur ou d'espoir fait palpiter son sein? uucts, Mac6«(/i, 111, 4. Il 11 se conjugue avec l'auxtliaire avoir.
PÀM
— itTYM. Ut. po/pt(«r«, fréquenlatif de palijare, palper.
t PALPL.\.>XIIK (pal-plan-ch'), s. f. Terme de eonstruclion. Madrier dont la face a l'air d'une planche, et qui sort à garnir le devant dos fomlenicnts de pilotis, ou les eûtes d'une digue ou d'une j^lée. Il Se dit aussi de planches qui proviennent de dusses et qui sont Irrégulières.
— KTVM. Val, et planche.
t PALSAMBLEO (palsao-bleu ), interj. Jurement de l'ancienne comûdie. Hél palsauibleu, si je le savais, je ne le demanderais pas, reunard, la Sérénade, 2». Palsambleul la nouvelle est bonne, Et notre Iwnheur sans égal : Nous avons recouvré Crémone Et perdu notre général, Couplet contre ViUeroi, fait prisonnier dans Crémone, cité p.ir la iiabpe, dans son Lycée, t. vi, p. 408. |j On disait aussi : par la sambleu. Par la sambleu ! messieurs, je ne croyais pas être Si plaisant que je suis, MOL.lfiï. 11, 7.
— ETYM. Corruption do par le lang Dieu. tPALSANGUIÎ(pal-san glié)ouPALSANGCIE.NNE
(pal-san-gbic-n'), interj. Jurement de paysan, dans l'ancienne comédie. Palsanguienne, ç'ai-je fait, je n'ai point la vue trouble, mol. le Fest. 11, t. Palsanguél morguiennel ça n'est pas bien de battre les gens, ID. ib. il, S.
— ÈTVM. Corruption de par le sang Dieu. PALTOQUET (pal-to-kc), s. m. Terme lamilier.
lin homme grossier. |{ Homme sans valeur ni considération. C'est bien à toi, paltoquet, me disaitelle, à t'arrêtera ce chimérique honneur, Marivaux, Pays. parv. part. 1. A ces paltoquets de journalistes, REVBAUD, J. Palurot, a, 6.
— HIST. XVI' s. Paltoquiei cotghave.
— ËrvM Uourguig. palt0(,aai, paysan; de paletot, paletot : celui qui est vêtu d'une casaque, paysan, de là le sens péjoratif.
\ PALUDAMENTUM (pa lu-da-min-tom'), s. m. Manteau de pourpre doiil se couvraient les généraux romains lorsqu'ils avaient reçu le titre d'imperalor.
i PALUDELLE (pa-lu-dc-l), ». f. Genre de mousses qui croit sur les bords des marais.
— ETYM. Lat. palus, paludis, marais.
t PALUDÉEN, ENNE ( pa-lu-dé-in, è-n'), adj. Terme didactique. Qui appartient aux marais. Terrain» p.iiudcens, ceux qui résultent d'un mélange intime de terre très-divisée et d'une forte proportion de tourbe ou de terreau. |{ Fièvre paludéenne, fièvre due aux émanations de terrains paludéens.
— ETYM. Lat. palus, paludis, marais.
t PALUDlCOLE(pa-lu-di-ko-r),odj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit ou croit sur les bords des marais, des étangs.
— ETYM. Lat. palus, paludis, marais, et colère, habiter.
t PALUUIER (pa-lu-dié), s. m. Colon partiaire cultivant tes marais salants.
— ErYH. Lat. palus, paludis, marais.
PALUS (palus'), (. m. \\ 1° Marais. Usité seulement dans cette locution : te Palus Méotide, les Palus Méotides, nom ancien de la mer d'Azof, Il 2" Ternie rural. Terre prise à la surface des terrains humides.
— msT. XII* s. Dont li cheval fuient par les palus, Hoiic. p. 80. Il XIII* s. Encor vous en jur et tesmoiug La palu d'enfer à tesmoiug, {a Rose, IU874. {| xiv* s. Se il estoient ou boys ou en un palu, ohësmk, Eth. 8«. Il XV s. Il veoient leurs gens combatre, mais il ne les pouvoient conforter pour un grant palut d'(>au et de marais, qui estoient entre eux et les comt>attants, pboiss. ii, 11, B4. || xvi* s. Le dernier rang tiennent leseaui des paluds et estangs, paré,
XXV, i-2,
— ETYM. Berry, nom de localité : les palut du V»! d'YèTre au-dessus de Bourges; prov. fialus, patutx; es|>agn. et liai, palude; du lat. paludem, mai-ais ; comiiarez le sanscrit palvala, marais; grec, «r,)o;, terre glaise.
t PALUSTRE (pa-lu-slr") , adj. Qui a U nature du marécage. Terrains palustres. || Qui croit ou vit éans lc« marécage.s. Plantes palustres.
— HtST. xvi* g. L'endive et la lentille pallustre, »»»*, XX, ï*. Il se jet* dedans un marescage plein J'eau et de roseaux palustres, amyot. Brut. ».
— ETYM. Lat. paluiiris, de paliu, marais. Pkue., f.K(pi-mé, niée), part, poif^ de pimer.
Il 1* Oui eni en défaillance, en syncope. Elle tomba plu» da <lemi pUmée, la ronr. Rich.ie la retrouvais fimte de nr« avec mes Icmmes de chambre, s*v. ♦«< Votre Irtre est pâmé de tout ce que vous dites «* CofbinalU, et je trouve comme lui trop plaisante U coiniiaraison <|ue vous faites des mystiques avec IM Uui ujoDiiayeurs, id k (évr. <•»«. 11 jArancâs]