‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 296 sur 389 · P.VR · texte numérisé non relu

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maison ruineuse peut rompre les pareils de son voisin, si besoin est, et y mettre soubstiens et appuys, en reparant le dommage, Coust. gén. t. ii, p. 8»3.

— ETYM. Norm. parct; wallon, pareuss, pareuie; provenç. parel; calai, pared : ilal. parité; du lat. parietem, tiré par les uns du sanscrit por», grec nspc, autour, et par d'autres du sanscrit par, protéger. On voit par l'historique que le genre de paroi ou parei, suivant les dialectes, a varié ; le lat paries était du masculin.

t PAROIR (pa-roir), s. m. Marteau pour parer l9 dedansd'une futaille. {[ Instrument dont le maréchal ferrant se sert pour parer le pied des chevaux || Lame pour graller les pièces à étamer. || Outil pour parer le^ moules à bouton. || Chevalet où sont étendues les peaux qu'on veut parer.

— i;tvm. Parer.

PAROISSE (pa-roi-s'), s. f.\\ 1' Circonscription dans laquelle un curé dirige le spirituel. Vous auriez une paroisse de plus dont vous seriez le seigneur supérieur avec toutes les marques; c'est en Bretagne ce qu'on appelle embellir sa terre et la rendre considérable, que d'avoir plusieurs paroisses, sév. à Guilaut, 9 fév. I68:i. Suivant M. l'abbé d'Expilly, tout le royaume de France contient quarante et un mille paroisiss, buff. Prob. de la vie, Œuv. t x, p. 541. Dufrény, l'abbé Pellegrin, l'abbé d'Alainval, Delille. auteur de 'limon le misanthrope, et cent autres, sont morts dans la misère et ont été inhumés aux dépens de leurs amis ou de la charité de leur paroisse, u'alemb. Éloges. Charpentier, note 6. Il Porter un habit de deux paroisses, se disait, quand, par suite de quelque convenance particulière, deux paroisses étaient réunies en une seule, du bedeau dont la robe était mi-parlie de la couleur de la paroiss ; supprimée et de celle de la paroisse conservée. Il Fig. Porter un habit de deux paroisses, se comporter entre deux partis de manière à paraître leur appartenir à l'un et à l'autre. Quoique, ainsi que la pie, il faille dans ces lieux Porter habit de deux paroisses, la font. Fabl. xii, «t. || Fig. Ces clioses sont de deux paroisses, se dit d'objets dépariés, comme gants, souliers, etc. Vos dames sont bien loin de là jla mode présente], avec leurs coiffures glissantes de pommade et leurs cheveux de doux paroisses; cela est bien vieux, sév. (2 avril 1671. Il Les coqs de paroisse, les plus riches habitants d'un bourg, d'un village. || 2» L'église de la paroisse. Il est allé à la messe à sa paroisse. On fuit la paroisse, les services sont trop longs, pi.écii . Serm. Il, 228. Il 8° Les habitants d'une paroisse. Toute cette paroisse aime son curé. Je retrouvai toute ma paroisse en Allemagne, mais dispersée parle malheur et dans l'état le plus misérable, genlw. Maison rustique, t. II, p. 7, dans POUGENS.

— REM. 11 faut dire : je demeure dans la paroisse de, et non : sur la paroisse de.

— HIST. XI' s. Mère eglisse de paroisse. Lois d» Guill. l.||xil' s. Li houme de le [la] prosie Saint- Biisse doivent estie de le [la] commungne de Tornai, TAILLIAR, Recueil, p. 4S)8. Quant ne puis, fait li sainz, par ma parosse aler, Parosses e églises conseillier e guarder. Ne puis pas mun mestier faire ne célébrer, Th. le mart. i3i. || xiii' s. Au coup de vespres qu'il orroil sonner en la paroiche où il demeure, l.iv. des met. 67. Aucunes viles sunt en le [la] conté, où il voelent tenir par coustume que, quant aucuns acate, il fet savoir, en pleine paroisse, que tex [tel] héritages est vendus, beauh. xliv, »7. Li prélat de sainte Eglise firent anoncier par lor baroches le commendomenl que Merlins lor ot conseillié; si firent faire au commun piieple et proiere» cl oraisons, Merlin, f 7i, verso. || xv s. Et je envoyer.ii Icsconnestables des parroches de maison en maison pour prendre et esliroles plusaidables et lei mieux armés [Philippe d'ArteveUe »ux Gantois],

PROIS.S. II, II, 153.

— El'V.M. BourguI?. borôch/?; provenç. parrochia, parroquia ; espagn. pairoquia; ital. parrochia ; du lat. porochia, qu'on trouve dans saint Jérôme et Isidoie, allérr (par confusion avec un dérivé de ni poxo;, celui qui fournit les choses nécessaires), d-. parada, paroisse, qui est dans saint Augustin et qui vient de 7tapoix(a, voisinage , de napà, près, et oîxo;, maison.

PAROI-SSIAL, ALE (pa-roi-si-«l, a-I'), adj. Qui est do la paroisse. Église paroissiale. Le» inlérêls paroissiaux. Encore aujourd'hui, dans tous les prônes qu'ils [les prédécesseurs de Bossuet] ont dressés, on met au rang des excommuniés ceux qui s'absentent de la messe paroissiale durant trois dimanches consécutifs, sans excuse légitime, bos& Ordonn. synodale, )«»«.

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— HIST. nii* s. Et si ai, par la haute Dame, Cent tans plus pitié de vostre ame, Que vos prestres paiochiaus, la Base, 42B6(. Li droiz de 1 iglise pharochial de Joinvile, Itibl. des ch. «• série, t. m, p. 664. Il XVI' s. i communauté de villes à église parochial, Ordonn. des rois de Pr. 1. 1, p. 687.

— Etym. Paroisse; provenç. parroquial; ital. parrochiale.

PAROISSIEN, lENNK (pa-roi-siin, siè-n'), ». m. et f. 1(1° Habitant, habitante d'une paroisse. Où il a prêché, les paroissiens ont déserté, la brdy. xv. J'ai étudié assez de jurisprudence pour empêcher, autant que je le pourrai, mes pauvres paroissiens de se ruiner en procès, volt. Dict. phil. Curé de campagne. |{ Il a atTaire aui curés et aux paroissiens, se dit d'un homme qui a des difficultés de toutes parts, qui a bien de la peine à contenter des personnes différentes. || 2° Populairement. Un paroissien, un individu. C'est un drôle de paroissien. Il 3° S. m. Livre de prières dont on se sert pour suivre l'office.

— HIST. XII!' s. Ainsi offrent les dames por les mors, si font bien, Car miex [mieux] vault ainsi faire que l'en n'en feïst rien; Au mains [au moins) en est il miex au prestre parrochien, Et as mors, se Diex plaist, mes je ne.sai combien, J. de meung. Test. 4 343. L'église de saint Nicholas, de laquelle paroissienne ele estoit, Mir. St Loys,p. ie4.||xiv« s. S'irons parceste ville avironéement Veoir mes paroisiens.... Baud. de Seb. vii,60b. Il prist Jehanne de Mabre, parrochienne de Levet, Bibl. des chartes, *• série, t. ii, p. 67.

— ÉTYM. Paroisse; provenç. parochian, parropiarU, parce; espagn. parroquiano; ital. parrochtano.

PAROLE (paro-l), s. f. || 1" Sentence, mot notable, dit (sens qui, vu l'étymologie de ce mot, est le plus voisin de parabota, acception primordiale). Parole mémorable. Il a dit une belle parole. Parole pleine de justesse , pleine de stns. Il La parole de Dieu, son commandement. Lorsque du créateur la parole féconde Dans une heure fatale eut engendré le monde. Des germes du chaos, tjkMAHT. tiédit, i, 7. Il [Jéhova] a dit au chaos sa parole féconde, v. huco. Odes, iv, <8. Il Mission donnée par Dieu. Dieu, qui m'a confié sa parole et sa foudre, volt. Fanât, v, 4. |! La parole éternelle, la parole incréée, la parole incarnée, ou, simplement, la parole, se dit quelquefois pour le Verbe. Il Paroles sacramenules ou sacramentelles, et, absolument, paroles, les mots que le prêtre prononce dans la consécration, ou qui sont nécessaires pour l'accomplissement de chaque sacrement, jj Kig. et familièrement. Paroles sacramentelles, les mots essentiels pour la conclusion d'une affaire. |1 Paroles magiques, cellesque les magiciens prononcent dans leurs opérations et que la magie regarde comme indispensables au succès. || Charmer, guérir avec des paroles, faire un charme à l'effet de guérir une maladie. || Par extension, paroles magiques, paroles qui produisent un grand effet. || Fig. Savoir les paroles (par allusion aux paroles magiques), con- ^ naître les moyens de faire quelque chose. || 2* la parole de Dieu, les promesses contenues dans l'Écriture sainte. La parole du Seigneur demeure éternellement, et c'est cette parole qui vous a été annoncée par l'ftvangile, saci, Bible, St Pierre, I" épiire, 1, 25. Dieu pourra vous montrer par d'importants bienfaits Oue sa parole est stable et ne trompe jamais, rac. Àthalie, i, r || La parole de Dieu, la parole divine, la parole sainte, ou, simpb'ment, la parole, l'Écriture sainte et les sermon» qui se font pour l'expliquer. Quand la parole de Dieu, qui est véritable, est fausse littéralement, elle est vraie spirituellement, pasc. Pens. XVI, fi. SI l'on regardait la parole de Dieu comme parole de Dieu, on y apporterait tout un autre esprit et tout un autre cœur, bouedal. Dim. de la Sexagésime, Dominicales, t. i, p. 404. Hien oe marque mieux la puissance et la sublimité de la parole de l'Ëvangile que les images d»iit Jésus- Christ se sert pour nous en prédire les effets, mass. Carême, Parole. Ils vont aussitôt porter au milieu du monde et des plaisirs l'aiguillon secret que la parole de Dieu a laissé dans leur cœur, afin d'y trouver une main flatteus* qui l'arrache, ID, tt. La parole dont j'ai l'honneur d'être le ministre, est une parole de réconciliation et de \ic, id. Bénédici. des drapeaux du régiment de Câlinât. || La parole de vie, même sens. Vnilà ce qu'il lui servit de méditer l'Évangile nuit et jour, et de se nourrir de la parole de vie, boss. Anne de C,on%. I.es préceptes de Jésus-Chiist, les j)aioles de la vie éternelle,

MCT. DE LA LAMOUB fKANCAlSB.

MASS. Carême, PoroJe. |lLe pain de la -parole, la prédication. Distribuer le pain de la parole. || La parole écrite, l'Écriture sainte, à la différence de la parole non écrite, la tradition. || 3° Par atténuation du sens primitif, un simple mot prononcé. Le» paroles s'envolent et les écrits restent. Parole bien articuli'e, mal articulée. Paroles distinctes. Paroles entrecoupées de soupirs. Ah I quelle impétuosité de paroles ! il n'y a pas moyen d'y lésistei-, mol. Médecin malgré lui, m, 6. Une mère qui vous adore, c'est-à-dire qui vous aime infiniment et au-dessus de toutes les paroles, sév. (6 nov. 1884. Elle savait de quel poids est nonseulement la moindre parole, mais le silence même des princes, boss. Heine d'Anglet. J'aime mieux ne rien eniendre, que d'entendre un homme qui ne dit pas quatre paroles sans citer un auteur, boursault, Lett. nouv, t. m, p. 38, lians pougens. Arsure.... entendait de loin le sermon d'un carme ou d'un docteur qu'elle ne voyait qu'obliquement et dont elle perdait bien des paroles, la brdy. vi || Dispute de paroles, dispute oii l'on oublie le fond pour discuter sur les mots. Avertissez- les [les protestants après la révocation de l'édit de Nantes] avec saint Paul de ne se point attacher à des disputes de paroles qui ne sont bonnes qu'à pervertir ceux qui écoutent, boss. I" instr. pasl. ). || Jeu de paroles, est ce que nous disons maintenant jeu de mots. Je ne sais auquel des courtisans la langue a fourché le premier : ils appellent tout bas Mme de Maintenon Mme de Maintenant ; ce jeu de paroles n'est pas indigne du château que vous habitez, sBv. is sept. 1680. On voit clairement qu'il [Malebraiiche] ne dit point ce qu'il pense, et qu'il ne pense pointée qu'il dit; pardonnez le jeu de paroles, m. 28 juill. 4680. Il Fig. Je n'ai, jamais eu avec lui une parole plus haute que l'autre, c'est-à-dire je ne me suis jamais disputé avec lui. Il était de la religion des bramins, j'ai l'honneur d'être musulman; jamais nous n'avons eu une parole plus haute que l'autre au sujet de Mahomet et de Brama, volt. Bababec. \\ 4* Voix articulée. Ma bouche après mes yeux lui parla de ma peine; Et, comme les regards, la parole l'ut vaine, ROTR. Bilisaire, i, 3. La parole n'est qu'un signe de la pensée ; et , pourvu que vous portiez la pensée de votre esprit dans l'esprit de celui qui vous écoute, chacun doit être content, Opusc. tang. franc, p. 228, dans pouGENS. La parole même ne doit pas être employée à son culte [du dieu inventé par Porphyre], parce que la voix est une chose corporelle, aoss. Hist. 11, li. Ils [les ambassadeurs] sont la parole du prince cjui les envoie, et cette parole doit être libre, montf.sq. Esp. XXVI, 24. L'obscurité, le doute ont brisé sa boussols [du monde]. Et laissent diverger, au vent de la parole, L'encens des nalions, lamart. JUarm. i, 6.|| 5° Il se dit aussi des paroles écrites. Pour me servir des paroles fortes du plus grave des historiens [Tacite], boss. Duch. d'Orl. Je pèse avec vous parole à parole les promesses de Jésus-Christ , sans qu'il faille ouvrir d'autres livres que l'Évangile, lo. 2' instr. past. sur lesprom. deJ. C. 12. S'il n'est pas permis aux particuliers de faire la leçon aux princes sur des événements si étranges, un roi [David] me prêle ses paroles pour leur dire.... in. Beine d'Angl. Il 6' Suite de mots considérés par rapport aux idées, aux sentiments qu'ils expriment. Mal interpréter les paroles de quelqu'un. Il n'eut pas plutôt lâché la parole. Ce sont le» paroles d'un fou. 11 est avantageux en paroles. Elle a fini sa vie avec cette parole, ROTR. Wfrc. mouron*, iv, 4. Vous vous èla* mis dans le filet par votre bouche, et vous vous trouvez pris par ves paroles, saci. Bible, Prov. de Salom. VI, î. Bien est-il vrai qu'auprès d'une beauté Paroles ont des vertus nonpareilles ; Paroles font en amour des merveilles, la font. Orais. Je suis homme à saisir les gens par leurs parole», mol. Éc. des f. 1, 6. J'ai compris d'abord vos paroles : vous avez un père qui ne sait ce qu'il dit, m. Uéd. malgré lui, m, 2. Un même sens change selon les paroles ijui l'expriment; les sens rcçi.ivent des paroles luur dignité, au Heu do la leur donner, pasc. Pc.ni. vu, Si, éd. HAVKT. Je le prends par ses paroles et je compte là dessus plus qu'il ne voudrait, sév. »3. Dumont, aujourd'hui l'un des plus délicats orateurs qu'ait le barreau, et à qui les paroli^s loml>ent d:ins la bouche aussi arrangées que le sont celles de Hascaron sur lo papier, houbsault, Lett. nouv. 1. 11, p. 213, dans POUGENS. Ceux qui la voyaient attentive à peser toutes se* paroles, boss. Heine d'Anglet. Ah 1 je commence à regretter les bornes étroites du lieu où je parle : il faut éclater, percer cette enceinte, et faire retfuitir bien loin une parole qui ne peut être assez entendue, 10. Heine d'Anglet. Paro-

les pompeuses et entièrement vides de sens, m. Uist. u, 42. Si la faute d'un domestique avait arraché de sa bouche une parole plutôt sévère que fâcheuse, flécb. Vauphine. Le vin au plus muet fournissant des paroles, bûil. Sot. m. îl n'en est pas ainsi de ces esprits frivoles Que tout flatteur endort au son de ses paroles, m. Épiire ix. Je ris de ses discours frivoles ; Oo sait fort bien que ses paroles Ne sont pas articles de foi, id. Epigr. xiu. On renverse tout si l'on fait des paroles un crime capital, au lieu de les regarder comme le signe d'un crime capital, montf.sq. Esp. xii, 4 2. Nous sommes tous dans ce monde comme des prisonniers dans la petite cour d'une prison.... toutes les réflexions sont vaines, tous les raisonnements sur la nécessité et sur la misère humaine ne eont que des paroles perdues, volt. Lett. d'Argentctl, 14 sept. 4774. || De bonnes paroles, des paroles qui annoncent des intentions favorables. || En un seijs contraire. De mauvaises paroles , des paroles qui annoncent des intentions défavorables ou de mauvaises nouvelles. Il m'a donné de mauvaises paroles. || Ironiquement. De belles paroles, de belles et stériles promesses. Il Croire i la parole de, se dit quelquefois pour : croire sur la parole de. El si l'on pouvait croire un père à sa parole, corn. Ifent. 11, 1, Elle est charmée de vous.... vous la connaissez; il faut la croire à sa parole, sÉv. e nov. 4673. || Fig. Paroles emmiellées, paroles flatteuses et d'une douceur affectée. || En paroles couvertes, avec des paroles qui insinuent, qui font entendre ce qu'on ne veut pas dire ouvertement (on dit plutôt aujourd'hui : à mots couverts). Il [le chevaher de Grignan] a un rhume qui va et vient et qui me paraît l'humeur de la goutte, en paroles couvertes, SÉV. 48 fév. 4 68». Il Jeter quelques paroles, dire quelques paroles à l'effet de voir comment ce qu'on veut dire, proposer, sera reçu. Notre abbé [de Coulanges], qui entend dire de tous côtés que l'on vous aime, se va mettre dans la tête de vous aimer aussi, tellement qu'il m'a déjà priée de vous en jeter quelques paroles par-ci par-là, sBv.d Ménage, t"oct. 1664. N'importe; je vais toujours jeter quelques paroles en l'air, th. leclehcq, Proverb. t. v, p. 82, dans pouGENS. || Prendre la parole, commencer à parler dans un entretien, dans une assemblée, dans une société, etc. Le soin qu'elle [Cornélle] a de conserver la dignité romaine lui fait prendre la parole la première, cohn. Pomp. Examen. Je pris la parole àce discours pour lui dire.... pasc. Prov. iv. Là-dessus me voilà à prendre la parole, et à dire que je m'étais bien doutée qu'il ne le garderait guèrcs [son bénéfice), sév. 237. || Fig. La triste demeure qu'un bois oii les feuilles ne disent mot, et où les hiboux prennent la parole, sév. 26 juin 4680.11 me semble déjà que ces murs, que ces voûtes Vont prendre la parole, et, prêts à m'accuser, Attendent mon époux pour le désabuser, rac. Phèdre, m, 3. Il Reprendre la parole, recommencer à parler après une interruption. || Adres.ser la parole à quelqu'un, lui parler directement. Nous pouvons maintenant adresser la parole à ceux qui prétendent.... aoss. Préf. instr. past. de M. de Cambrai, »3. || Couper la parole à (juelqu'un, l'interrompre dans son discours. La Parque à ce mot lui coupe la parole, cokn. Bod. V, 4. Il Kig. Couper la parole, réduire à l'impossibilité de répondre. Ce mot lui coupe la parole, corn. Médie, V, 6, Il Porter la parole, parler au nom d'un autre, au nom de plusieurs personnes, d'un corps, d'une compagnie. Un magistrat qui porte la parole de la justice devant le roi, pléch. tomotgnon. || Avoir la parole, avoir le droit de parler en vertu d'une charge, d'un emploi. {| Dans les assemblées politiques, avoir la parole, avoir le droit actuel, la |iurinissioii de parler, conformément au règlement. || Avoir la parole, signifie aussi accaparer la conversation. On les entoure, ils ont la parole, pri'sident au cercle, et persistent dans cette hauteur ridicule et contrefaite, la bruy. viii. || Demander la parole, demander à être entendu. || Retirer la parole, ôter la parole, M dit du président d'une assemblée délibérante qui empêche un orateur de parler. Il On dit de même : accorder, refuser la parole. 7° Faculté qu'a l'espèce humaine d'exprimer ses idées par les sons de la voii. Les organes de la parole. Il demeure à ces mots sans parole, sans force, COHN. Attila, \, 6. La parole a été donnée i l'homme pour expliquer ses pensées; et, tout ainsi que les pensées sont les portraits des choses, de même nos paroles sont-elles les portraits de no.'< pensées, mol. Mar. forcé, li. Il est question d'aller voir une fille qui a perdu la parole ir Uéu. malgré lui, 1,6. Oui, mon père, j'ai recouvré la parole, ui. ib. m, 6. Si,

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pour nous réformer, le ciel prudent et sage De 1» wirole enfin lui [à l'âne] permettait l'usage, son. Soi. nn. Il Usait deui pas et revenait incontlnenl pour alléguer i Mentor quelque nouvelle raisin de différer; mais le seul regard de Mentor lui «ult la parole, rt«. Tél. mil. Venez, dîner avec moi, nous causerons, et votre faculté pensante aura le pl.iiiir de se communiquer à la mienne par le moyen de la parole, ce qui est une cho.se merveilleuse que les hommes n'admirent pas assez, volt. Oreillet, ». « J'écris ce qui me paraît ïrai; les « Grecs, à mon avis, ont rapporté beaucoup de «choses contradictoires et ridicules :• croirait-on qu'après cette promesse, il [Hécatée] accorde le don de la parole au bélier qui transporta Phryxus en Colchide? babthël Anaeh. ch. «6. il l'oétiquement. Pourquoi y a-t-il une voix dans le sang? une parole dans la pierre? chateaubr. Génie, i, vi, 2. Il Avoir le don de la parole, s'exprimer d'une manitre facile, abondante, heureuse. || On dit dans le même sens : manier bien la parole. || Avoir la parole i commandement, avoir la parole à la main, en main, s'exprimer avec facilité. Il [Lou s XI] avait la parole à commandement, et le sens naturel parfaitement bon, DUCLOS, Œuv. t. m, p. 38j. || Perdre la parole, cesser de pouvoir parler. Mais je perds la parole; une extrême faiblesse Me va faire dans peu rejoindre la princesse, maihet, K. d'Asdrub. v, 3. Il Perdre la parole, devenir muet de surprise, de crainte, etc. C'est une nouvelle qui a surpris de telle façen les esprits rie la cour, qu'ils en ont perdu la parole, balz. liv, ii, letl. 6. || I! ne lui manque, il n'y manque que la parole, se dit d'un portrait fort ressemiilanl, d'une statue bien faite. L'artisan exprima si bien Le caractère de l'idole, Qu'on trouva qu'il ne manquait rien A Jupiter que la parole, la font. Fabl. ix, 6. || 8° Le' ton de la voii, selon qu'elle est forte ou faible, douce ou rude, etc. Il s la parole nette. Ce malade a encore la parole bonne. 3a grâce, sa beauté, sa parole, son port, thistan, Varianne, a, t. Je n'ai qu'à faire un pas et hausser la parole, corn. TStp et Birén, u, «. La parolo douce acquiert beaucoup d'ami.s et adoucit les ennemis, saci, Ecclédas- (iq. ïi, 5. Je reconnais même ce sourire fin, cette action négligée, cette parole douce, simple et insinuante, Fén. Tél. IX. Un regard et une contenance fermes, une parole grave et pleine d'autorité, in. ib. I. Lour parole, leurs traits. De leur mère en effet sont les vivants portraits, volt. Zaïre, ii, 3. Il Fig. Avoir la parole h.iute, parler avec autorité, avec arrogance. || La voix même. 11 est vrai, je cherchai» le son de sa parole. Et sur monsieur Grosset je me remet» la voix, th. corn. t'fnconnu,y, 7. Il Déguiser, contrefaire sa parole: Je l'ai rectmnu à sa parole (on dit plutôt aujourd'hui : déguiser, contrefaire sa voix : Je l'ai reconnu à la voix). || 9° Ancien terme militaire. Donner parole, donner le mol d'ordre. || En termes de guerre, passe parole, faites passer l'avis, l'ordre. || Dans le langage général, faire passer la parole de main en main, faire passer d'une personne k une autre un ordre, un avis, un avertissement jusqu'à celles qui sont le plus éloignées. || 10* X certains jeux de renvi, passe parole se dit de celui qui, devant parler, ne veut pas couvrir le jeu pour le moment. || Avoir la parole, avoir la faculté d'exprimer ce que l'on veut faire sur le coup qui se joue, et, au piquet, annoncer le premier son jeu. || 11" Les expressions considérées relallwmentà l'art de parler ou d'écrire. La parole doit répondre à la pen.sée. Le charme des paroles. Le» paroles de vos lettres sont choisies, Utl. du eard. Richelieu à Baliac, dans richf.let. Le* paroles doivent peindre, volt. Mél. litt. Cons. à Louit Hncine. || U° Éloquence, diction. L'autoritA, le pouvoir de la parole. Mahomet subjugua l'Arabie par le glaive et la parole. Elle mena la parole si bien, si vij^oureusement, si capablement, qu'il [le chevalier de Grignan].eu fui ravi pour une demi-heure sev. |3 déc. 1688. Un vil amour du (,'aln.... Trafiqua ;du discours et vendit les parole», BoiL. An p. IV. Le métier de la parole ressemble eo une chose â celui de la guerre : il y a plu» de risque qu'ailleun, mai» la fortune y est plus rapide, la bebt. xv. Quel avantage n'a pas un discours prononcé sur un ouvrage qui est écriti les bommM aont les dupe» de l'action et de la parole eomaM d« tout l'appareil de l'auditoire, m. ib. Tels

mUr» BtUre» de l'éloquence française ; tel» vous

mente à ^ nul do ceux qui vous ont procédés, id. fuc. i t Acad. (r. L'art de la parole qui eslsi prè.

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de l'art du mensonge, d'alemb. Éloges, Campittrtm, no(e,4 Le talent de la parole ou pluiAt de la conversation doit se perfectionner à la cour plus que p.irtout ailleurs, puisqu'on est destiné à y parler et réduit k n'y rien dire. D"clos, ConHd. mceurs, 8. ,'l 13° Pourpnrler. Juste ciel! qu'ils sont prompts! je les vois en parole, mol. l'Él. u, 2. Il est avec Anselme en parole pour vous. Que de son Hippolyte on vous fera l'époux, m. ib. i, 2. Nqus étions en parole.s pour cela, M. Orgon et moii, oancoubt. Gai. jardin, se. i. || Proposition faite de part et d'autre. Paroles de paix, d'accommodement. || Porter parole à quelqu'un, lui faire quebiue proposition. Si mon père à présent porte parole au vôtre, corn. Ment, v, n. Introduisons celui Qui porte de sa part [de Jupiter] aux belles la parole, la font. Fabl. v, i. Madame, j'en ai porté les premières paroles à monsieur, LF GRAND, le Philarilhrnpe, se. I3. Il y a eu véritablement des paroles portées à M. .Schweigliaeuser pour un Démosthène qu'on voudrait imprimer en Angleterre, p. i.. couh. I.ett. i, M. || 14* Promesse verbale par laquelle on s'engage à faire certaines cho.ses. La parole des rois doit être inviolable, coBN. Œdipe, i, 3. Vous en avez parole, et leur parole est bonne, m. Sophon. m, 2. Vous savez que Valère, Pour être votre gendre, a psrole de vous, ii>. Tart. i, 6..[àRocroy] Il s'avance pour recevoir la parole de ces braves gens (les Espagnols disposés à se rendre], soss. Louis de Bourbon. Jamais nn n'a douté de sa parole, id. Heine d'Anglet. Je suis engagé de parole avec vous, j'en demeure d'accord ; mais vous savez que depuis qu»li|ue temps la parole est l'esclave de l'intérêt, DANCOURT, la Folle enchère, se. 22. J'ai r,eçu ta parole, il faut qu'on l'accomplisse, volt. Alx. I, 4. Cet abbé [Jean de Wateville] ....eut parole d'être grand doyen, to. Louis XI Y, 9. On tira parole du cardinal qu'enfin il accepterait, m. ib. 37. Et le malheureux officier..., n'a été relâché qu'àKrowno, après vingt-six jours, ayant partagé toutes nos douleurs, libre d'y échapper, mais enchaîné par sa parole, SÉOUR, Uist. de Nap. x, 8. || Donner sa parole, s'engager. Ils ont donné parole, et peuvent mieux que nous Dans les flancs de César porter les premiers coups, CORN. Pomp. IV, I. C'est un mariage qui se doit conclure ce soir, et j'ai donné ma parole, MOL. Afnr.' forcé, 2. Ma parole est donnée; et comment, à quel titre Puis-je la retirer? laharpk, Mélanie. ii, 6. || Tenir, garder sa parole, être fidèle à ses engagements. Qu'il te souvienne De garder ta parole, et je tiendrai la mienne, cobn. Ctnna, v, i. Je lui tiendrai parole, et ne veux plus le voir, m. Poly. n, B. Ah! ma bonne, quelle peinture de l'état où vous avez été, et que je vous aurais mal tenu ma parole, si je vous avais promis de n'être point effrayée d'un si grand péril I sév. 3 mars I67l. || Prendre la parole de quelqu'un, lui faire prendre un engagement. Les choses allèrent si loin [entre deux personnes qui avaient querelle], que M. le Prince prit leurs paroles [de ne pas se battre], ST-siM. 10, 119. Il Un homme d'honneur n'a que sa parole, c'est-à-dire il ne manque jamais i la parole qu'il a donnée. || N'avoir qu'une parole, s'en tenir i ses premières conditions, et, en parlant d'un marchand, ne pas surfaire. || On dit dans le même sens : n'avoir pas deux paroles. Madame n'a pas deux paroles, Marivaux, Faus. confid. i, 7. Il Cet homme est à deux paroles, il a deux paroles, c'esl-A-dire il parle tantôt d'une façon, tantôt d'u.iO autre, il n'y a pas de fond à faire sur ce qu'il dit. || Un homme de parole , un homme fidèle à sa promesse. Il ne lieii'lra pas -4 moi que vous ne soyez homme de parole, balz. liv. vi, lelt. ». Tout homme de courage est homme de parole, cobn. le Ueni. m, 3. Le lendemain elle le régala Tout de son mieux en femme de parole, la font. F. av. Vous verrez si nous ne sommes pas des gens de parole, sÉv. 92. Il Avoir de la parole, êire de parole, tenir fidèlement ses promesses. Qu'on dise que je suis une bonne princesse, que j'ai de la parole pour tout le monde, de la chaleur pour mes amis, mol. Am. magn. i, 2. || Reprendre sa parole, se dégager de sa parole, retirer sa parole, expressions e ployées pour ilire qu'on avertit celui à qui on avait promis qu'on ne veut plus tenir la promesse faite. Et son père g repris sa parole du mien. Fort triste de vi sage, et fort confus dans l'âme, curn. le Hent. lu, 3. Je crois que je ne ferai pas mal de m'aller dégager de ma parole, mol. Jfor. forcé, <». Vous voulez ri tirer vulre parole, id. ib. 44. Sus, je romps noire trêve, et reprends ma parole, id. Amph. i, 2. Il Manque do parole, violation de la parole donnée. Manquer â sa parole, manquer de parole, ne jias

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tenir «a parole. Et si l'honneur souffrait un manque de parole, cobn. la Suivante, v, s. Me prendstu donc pour homme à manquer de parole? id. ib. V, «. J'aimerais mieux mourir que d'avoir manqué àma parole, uol. Mar. forcé, I4. || Familièrement. Ma parole, ma parole d'honneur, parole d'honneur, formule d'affirmation employée dans la conversation. On ne doit point prodiguer sa parole d'honneur ; on ne la donne que dans les occasions extraordinaires, GENLis, Thédt. d'éduc. leBal d'enfants, I, 3. Ces Parisiens qui n'ont jamais perdu de vue le dôme des Invalides, font pitié, ma parole d'honneur, CH. DR BERNARD, la Femme de 40 ans, § vu. || Votre parole? se dit à quelqu'un qui vient de faire un« promesse ou d'avancer un fait, pour s'assurer de sa lionne foi ou de sa sincérité. Vous le ferez? votre parole? || 15° Promesses vagues, vains discours, par opposition à action,.'! effet. Je ris d'un désespoir qui n'a que des paroles, CORN. Héracl. m, 4. Des paroles enfin ne sont que des paroles, id. J'ois, d'or, iv, 4. Cet hymen imparfait N'est encor qu'en pj^role et in'a point eu d'effet, id, Sophon. m, 7. Il faut faire et non pas dire, et les effets décident mieux que les paroles, mol. Festin, n, B. Tous les homme» sont semblables par les paroles, et ce n'est que les actions qui les découvrent différents, id. J'.4t'are, i, t. Comme on ne connaît d'abord les hommes que par les paroles, il faut les croire jusqu'à ce que les actions les détruisent, sÉv. au comte de Grignan, 28 nov. IB70. C'est ainsi qu'il [Dieu] instruit les princes, non-seulement par des discours et par des paroles, mais encore par des effets et par des exemples, Boss. Heine d'Anglet. Il faut des actions el non pas des paroles, rac. Iphig. m, 7. J'ai peur que l'homme [luissant à qui vous vous êtes adressé ne vous ait donné des paroles, et non pas une parole, VOLT. Letl. Lally-ToUndal , 24 mai I773. || On dit dans le même sens : des paroles vogues, des paroles vaines, des pnroles en l'air. Iflâ" Au plur. Discours piquant, aigre, offensant. Des paroles en venir aux mains. Il y a eu aujourd'hui quelques paroles enlre M. de Coislin et M. de la .Salle sur le sujet de MM. de Pompadour el de Montaterre; mais l'affaire a été accommodée sur-le-champ, PELLissoN, Lett. hiit. t. i, p. 395 , dans pougens. X)n fit avertir sous main W fficier des gardes qui servait auprès de Son Altesse, que M. de Senantes avait eu quelques paroles avec M. de Matta la nuit précédente en sonpanl, hamilt. Gramm. 4. Leur cocher s'était pris de paroles avec certains galopins, ID. ib. <o. Il On dit dans le même sens : grosses paroles. Ce que je sais, c'est qu aux grosses paroles On en vient sur un rien plus des trois quarts du temps, LA FONT. Fabl. xu, s. || On lui fera rentrer les paroles dans la gorge, dans le ventre, dans le corps, se dit pour menacer quoiqu'un dont le langage a paru oflensant. || 17° Mots d'une chanson, d'un air, d'un motet, etc. On sait à point nommé : un tel a composé la plus jolie pièce du monde sur un tel sujet; une telle a fait des paroles sur un tel air, MOL. Préc. <o. Je suis enthousiasmé de l'air et des paroles, id. ib. Si j'avais dessus moi ces paroles nouvelles, Nous les lirions ensemble, et verrions les plus belles, m. Fâch. i, 6. Il [la Fontaine] croit que Lulli lui a 4té sa fortune et sa gloire, en ne faisant point de musique pour ses paroles [les paroles de ses opéras], volt Mél. littér. Letl. Visclède. Il 18° Ancien terme de jurisprudence. Paroles de présent, acte par lequel deux personnes, après s'être préalablement présentées à leur curé, déclaraient par-devant notaire qu'elles se prenaient pour mari el femme (de présent signifie ici : les personnes étant présentes). Nos vieux romans, en leur style plaisant. Nomment cela paroles de présent.la FONr. flemi^de. IJ 19° Sur la parole de, sur l'affirmation de. Il croit sur votre parole que je vaux beaucoup, balz. liv. vu, letl. i4. i. Je vous prie de l'aimer sur ma parole, sÉv. '.ioi. Il n'e.st pas permis de croire les hommes sur leur parole, lorsqu'ils accusent les autres des plus grands crimes, MALEBR. liech. rér. iv, 6. Ces pigeons sont dodus ; mangez sur ma parole, boil. Sal. m. Ce fui sous le règne de Charles II qu'ils [les quakers) obtinrent le noble privilège de ne jamais jurer, et d'être crus en justice sur leur parole, volt. Dict. phil. Quakers. || Jurer sur la parole du maître, affirmer d'après quelqu'un, locution prise du latin, jurarein verba, répeler mot pour mot la formule du serment. li Sur parole, sur un simple dire. Je ne suis guère admirateur sur parole, duclos, (ffutr. t. vu, p. 48. Oh ! sur parole ainsi ne louons point les gens, GHESSET, le Méch. m, lo. Une nation légère qui sur parole et sans examen, juge les hommes et le»

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choses, MAKMONTEL, Mém. xu. Il 20' Sur sa parole, sur ma parole, après promesse donnée par lui, par moi. Il me semble que M. de la Trousse revient sur sa parole, et qu'il n'a pas perdu beaucoup de son équipage, sÉv. 217. Keiivoyé sur sa parole pour méjiager l'éctiange des prisonniers, boss. His«. i, 8. Il joua sur sa parole tant qu'il voulut, hamilt. Cramm. a. D'où vient qu'on me met prisonnier sur ma parole? m. t'b. 4. Mon devoir a parlé; je vous laisse, et j'y vole; Soyez mon prisonnier, mais sur votre parole, volt. Ad. du Guescl. m, B. jl Rtre sur sa parole, se dit d'un prisonnier qu'on ne garde pas après qu'il a promis de ne pas s'évader. Je crois qu'on les laissera à Vincennes, avec la lit)erlé de s'aller promener à Paris quand il leur plaira; car ils sont sur leur parole, pellisson, Lett. hisl. t. n, p. <66, dans pougens. || Sur parole, sur la garantie lie sa bonne foi. Jouer, perdre sur parole. Il Prisonnier sur parole, prisonnier à qui on accorde une certaine liberté, mais qui a promis de ne pas s'en servir pour se mettre en liberté. j| Terme de guerre. .Se parler sur parole, se dit de deux personnes de partis contraires qui se voient, se parlent, sur la parole de ne rien entreprendre l'un contre l'autre. Il Proverbes. X bon entendeur il ne faut qu'une parole. Il À grands seigneurs peu de paroles, il ne faut pas abuser de leur audience et la faire durer trop longtemps. ||Les paroles du matin ne ressemblent pas à celles du soir, les hommes sont sujets à changer d'avis, à se contredire. |1 Les belles paroles n'écorchent pas la langue. || Quand les paroles sont dites, l'eau bénite est faite. || Harole ne pue pas, ou les paroles ne puent pas, se dit par manière d'excuse quand on parle d'infirmités corporelles ou de cKçses dégoûtantes. i| On prend les bêles par les cornes, et les hommes par la parole, les hommes s'engagent quand ils donnent leur parole. {| La parole fait le jeu, vaut le jeu, vaut jeu, se dit pour signifier qu'on joue telle somme, sans la mettre effectivement au jeu. || Les paroles sont des femelles, et les écrits sont des mâles.

— HIST. XI* s. N'orra [n'entendraj de nous paroles ne nouveles, Ch. de Roi. iv. Bon sont li comte, et lor paroles hautes, ib. Lxxxv. || xn" s. Dame, tant m'ont félon achoisoné [accusé] Et fausse gent par leur parole vaine.... Couci, xiv. Moult fu granz la parole, et troublée la corz [la cour], Sax. xxvii. La parole est finée, et li conseilz se part, ib. xxix. Ele fist si corne une foie Qui ne sel garder sa parole, Grégoire le Grand, p. 43. E des paroles de home pecheor n'aiez paor, Macliab. i, 'i. || xiu* s. Encqr ne soit ma parole françoise jil parlait picard], Si la puet on bien entendre en françois, qoesnks, Romancero, p. 84. Puis fu un jour qu'ele lui dit : amis. Par paroles vous ai mené [promené] mains dis [jours], ib. p. (07. Paroles sont semblables à sajettes que l'on puet (peut] traire legierement, mais retraire non, brun. uiTim, Trésor, p. .t54. De bêle parole se fait fox liés [un fou se fait joyeux de belles paroles], Prov. du vilain, Us. de Sl-Germ. f" 76, dans lacurne. Quant [elle] vint de pasmoison, la parole [elle] a emprise, Berte, xxxi. Laisser toutcealer, n'en soit parole dite, ib. liv. Si parlerai ilueo à lui ; S'il le veut prendre [l'anneau] sans anui, Je romperai ci la parole. Lai de l'tfmbre. Tandis que il estoieut en ces paroles, un sien chevalier lui escria : sire, sire, venez jusques ici, joinv. 274. Il IV* s. Me.ssire Gautier de Mauny mit en paroles le chevalier normand qu'il tenoit pour son prisonnier, et lui demanda quelle quantité d'argent pour sa rinçoD il pourroit payer, proiss. i, i, 299. Si commença le roi à aller de l'un à l'autre et à entrer en parole, m. i, i, 329. Adonc se tirent cbaxcun à part fiers et esmeuz l'ung contre Ijiutre po«r les paroles qu'il» avoient eu ensemble, Peiceforett, t. m, f* ch 6. Le chevalier au griffon vint à iuy, et en peu de langage luy forma la parole de la querelle qui luy avoit esté pre.senlée, ib. t. iii, f* I2B. Quant le* pucelles eurent festoie le chevalier, la pucelle au cercle d'or print la parolle et dist.... ib. t. VI, r^ &8. Le suppliant amusa et tint k paroles les chamberieres, ou cangb, parola. Le roy commença la parolle et luy di.st, comm. iv, <o. || xvi* s Ce mot de Parole [le Verbe] signifie unff sagesse résidente en Dieu, dont toute» révélation» et prophéties sont procedées — de là nous concluons infailiblenient que la Pafoleest vray Dieu, calv. /n»(ii. 75. Jesci» Christ eut ccslo niesiiie parole reve.sUi'de chair, m. ib. 77. Par paroli;» ixpr^^s'.M de sou testament, mont, i, I7. Donner parole [à quelqu'un) de.... u>. I, 47. Faillir à sa parole, ID. i, 3u. Nous ne sommes hommes ijue [nr la parole, lo. I, *•. Ne Tuul&i-voui qu'une parole T je sfay biea

qu'il ne vous faut pas surfaire, ubspbh. Contes, Lxxi. L'on dit volentiers, dit Hircan, que les paroles ne sont jamais puantes, marc. Nouv. lu. L'extremeonction lui fut apportée par le curé et par elle reçue, avec plusieurs bons signes ; car à peine pouvoit elle avoir sa parole [parler], id. ib. Lx. Tristes, chagrins, grongnars, de peu de paroles, pleureux, PAR^, Introd. a. Belles paroles et mechans faits trompent les sages et sots parfaits, lehoux de lin- CT, Prbv. t. H, p. 246. Bonnes paroles oignent, et les méchantes poignent, m. ib. p. 2b.i. Parole mal entendue est mal jugée, ID. \b. p. 308. Paroles rapportées sont envenimées, id. ib. Le roy depuis a fait minuter une abolition générale, par laquelle ont esté les prisons ouvertes à tous ceux qui estoient prisonniers par la parole; c'est lelermedont nous usons au lieu de dire la religion; mot certainement lequel fort à propos a peu estre accommodé à plusieurs qui sont par cy-devant morts à crédit pour trop parler, pasquif.r, Lell. t. i, p. I8i. Aussi ne lui manque-t-il que la parole [en parlant d'une statue], Nuits de Straparole, t. ii, p. 23», dans LACURNE. Des paroles ils vimlrent au poil, COT- ORAVE. X paroles lourdes sourdes oreilles, ID. Bonne parole bon lieu lient, m. Douce parole rompi grand ire, ID. Longues paroles font les jours courts, id. Méchante parole jetée va partout à la volée, id.

— ETVM, Bourg, palroie ; provenç. porHi</a; esp. palabra ; portug. pa/avro; anc. portug. pararoa ; du ba.s-lat. parabola, parole, qui est le même que le latin parabola, parabole {voy. parabole i). Parabole, à cause du fréquent emploi qu'on faisait de ce mot dans les sermons et les exhortations, et aussi parce qu'on ri pugnait à employer le mot verbum, réservé pour signifier le Verbe, a remplacé ce mot chez tous les peuples romans; de même, en grec moderne, i]<api (oijiâpov, petit plat de poisson) a remplacé, pour signifier poisson, Ixôù;, qui avait passé i un usage mystique.

PAROI.I(pa-ro-li),«.m. || l" Terme de jeu. Le double de ce qu'on a joué la première fois, à la bassette, au pharaon, etc. Gagner le paroli. Jouer au trictrac partie, paroli et le tout. || Kig. Donner, faire, rendre le paroli à quelqu'un, renchérir sur ce qu'il a dit ou fait. Ce que vous dites de la vieille Puisieui qu'elle n'en devait pas faire à deux fois, quand elle fut si malade, un peu avant la maladie dont elle est morte, nie donne le paroli, sÉv. » nov. 1677. Pour la belle-sœur (de Fouquetj, c'est la plus folle femme que je connaisse ; je vous ferais le paroli si je voulais vous conter tout ce que je sais d'elle, lo. 27 juin 1678. Dans toutes les querelles que j'ai accommodées, j'ai toujours condamné les premiers offenseurs, quoiqu'on leur eût fait quelquefois un paroli d'outrages, parce qu'on ne leur aurait rien fait s'ils n'avaient pas commencé, kuretiére, Factums, t. II, p. '94 (lettre de Bussi-ttabutin). Un heureux instinct l'ait paroli à la raison, Disc, du café, dans desfoniaines. || î* Corne qu'on fait à la carte sur laquelle on joue le double. Et la dame du logis, assise auprès de ce bamiuier impitojable [dans une maison de jeu], remarquait avec des yeux de lynx tous les parolis, tous les sept et le va de campagne dont chaque joueur cornait ses cartes, volt. Candide, 22. || 3* Paroli de campaKne, paroli qu'un joueur fait par friponnerie avant que la carte soit venue comme s'il avait déjà gagné. Quelques parolis de campagne qu'elle se permet assez fréquemment, OENLis, Veill. du chdt. Us deux réputations.

— ETY.M. Origine inconnue.

f PAROLIKK (pa-ro-lié), s. m. Néologisme, Nom donné par Castil-Blaze auj auteurs des pi^roles dans les pièces à mettre en musique , parce qu'il prétendait que le poète y devait être l'e.sclave du musicien, et fournir seulement dos paroles propres i être chantées. Un parolier italien. Voici comment le parolier [Voltaire] exhale sa mauvaise humeur au sujeide ce contretemps [son opéra de Samson refusé] : je dis le parolier et non pas le poète; car les livret» de Voltaire .'onl ce qu'on peut imaginer de plus misérable, c. BLAZE, l'Académie de musique, ^ v, t. i, p. tr>6.

REM. Le mol paro/ier suppose que la pièce,

en soi, n'a aucune valeur; ce qui est souvent vrai. Mais, appliqué aux auteurs de picce.4 comme la Vestale de Jouy, la Kuelte et le ComU Ory de Scribe, le nom de parolier serait un contre-sens

t PABO.'rtOCHIClKNS (pa-ri>-mi>kri-siin),«. m p(. Ordre de la cla.sso de» chétopodes, oiniprenant ceux dont la différence des anneau I et de leurs appendices permet de diviser le corp» en régions ttioracique et abdominale, bien que la séparation soit peu évidente

— P.TYM. Il3(>6|i'.>(o;, semblable, et xpixo; anueau. t PAHO.ViPUALOCËLE (pa rou-fa-lo-iè-l'), I. f.

Terme de chirurgie. Hernie à travers une eventralion voisine de l'ombilic.

— ËTYM. Ilapà, à côté, i|AfaXà(, ombilic ai xri).T), hernie.

PAKONOMASE (pa-ro-no-ma-z') , s. f. Figure de rhétorique. Kapprochement dans la même phrase de mots dont le son est à peu près semblable, mail dont le sens est différent. Par exemple, en latin, amantes sunt amentes (les amants sont fous).

— ÉTYM. napovQ[iâ!;«iv , de itapo, à côté, et ôvoiiot, nom.

PABONOMASIE (pa-ro-no-ma-zie), s. f. ||1° Suivant quelques grammairiens, synonyme de paronomase. {| 2° Suivant l'Académie , ressemblance entre des mots de différentes langues, qui peut marquer une origine commune.

— ÊTYM. napovoiiiKila (voy. parONOMase).

t PARONS (pa-ron), PAIRONS (pè-ion), PER- RONS (pè-ron), s. m. pi. Terme de fauconnerie. Se disait du père et de la mère des oiseaux de pioie.

— HlST. XIII* s. S'il [les chiens] sont engendré de peliz parons, bhdn. i.at. Trésor, p. 236.

— ÊTYSi. Dérive de pire.

fPARONYCHIB (pa-ro-ni-kie), *. f. Terme de

chirvirgie. Panaris.

— HIST. XVI* s. Du panari» ou paronyehie, paré, VI, 2*.

— ÉTYM. Ilapiovuxla, de itopà, auprès, et Svviî, ovu^oîi ongle.

t PARONYCHIÊES ou PARONVQUIÉES (pa-ro-niki-ée), s. f. pi. Famille de plantes, voisine des caryophyllées, formée de genres analogues au genre paronyque.

PARONYME (pa-ro-ni-m'), s. m. Mot qui a du rapport avec un autre par le son qu'il fait entendre, de sorte que les gens mal instruits peuvent les confondre. Bailler et bâiller, anoblir et ennoblir, chasse et chdsse .sont des paronymes.

— ÊTYM.napMvu|io;,de7topà, àcôté,et4vo(j.a,nom.

t PARONYMIE (pa-ro-ni-mie), *. / Qualité de ce qui est paronyme La paronymie de deux termes.

t PARONYMIQUE (pa-ro-ni-mi-k'), adj. Qui a rapport au paronyme. || Qui a de l'affinité par sa coosonnance.

t PARONYOnE(pa-ro-ni-k'), ».^ Plante qui passait, chez les anciens, pour guérir le panaris.

— ÊTYM. Paronyehie.

t PAROPIE (pa-ro-pie) , ». f. Terme d'anatomie. Angle externe ou petit angle àei paupières, celui qui est tourné vers les oreilles.

— ÊTYM. riapà, à côté, et à^, œil.

t PAROPSIDES (pa-ro-psi-d'), s. m. pi. Genre d'insectes coléoptères létramères, de la famille des phytophages.

— ETYM. JIâpoi(/t;, écuelle, denopà, et ii^ov, mets.

t PAROPSIE (pa-ro-psie), t. f. Terme de médecine. Nom génA-al des troubles de la vision tels que la myopie, l'Iiéméralopie, etc.

—ÊTYM. flapà, indiquanldéfectuosité, eti^Jn;, vue.

t PARORCIIIDE (pa-ror-chi-d'), s. ni. l'oute position d'un ou des deux testicules différente de celle qu'ils doivent occuper naturellement.

— ÉTYM. Ilapà, à côté, et ipx'C, testicule.

t PAROT (pa-ro), «. m. Poisson du genre labre. Il Le rossignol des murailles.

PAROTIDE (pa-ro-ti-d'), s. f. ||1* Terme d'anatomie. La glande salivaire située près de l'oreille, et qui est la plus considérable des glandes salivaire». Il Amas de glande» mucipares qui, dans le.s crapauds, forme en arrière de chaque œil une masse irréguliire || 2" Terme de médecine. Gonfiement qui se forme dans la parotide ou dans son voisinage.

— HIST. XVI* s. Les glande» eraunctoires du cerveau nommées parotides, par4, iv, lO. Parotide est une tumeur contre nature, occupant les glandulc» et parties d'autour, qui sont sous les oreilles dites emonctoires du cerveau, id. vi, ï.

— ETYM. IlapoirU, deicapa, auprès, et o^, ùtii, oreille.

t PAROTIDIEN, lENNB (pa-ro-ti-diin, diè-n*), adj. Qui a ra|>port à la parotide. Canal parotidieu.

t PAROTIDITE (pa-ro-ti-idi-t'), s. f. Terme de médecine. Synonyme de parotide, n* 2.

— ETYM. Parotide, et la finale médicale lie.

t PAROriDOAURICULAIRE (pa-ro-ti-do-«-riku-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Nom donné k un muscle lie l'oreille, qu'il tire en bas et on dehors.

t PAROTiyt'E (pa-ro-ti-k'), adj. l'erine d'anatomie. Qui est auprès de l'oreillo. |1 Uégion parotique, le tour de l'iireillc, chez les oiseaux. || Se dit il'u^i* espèce de labre, à cau»e de la couleur de ses opercules, qui diffère de celle du reste du corps.

— ETYM. Ilapà, auprès, et oi(, (dti;, oreille.

t PAROO (p»-roo), •>. m. A|.prêt qu'on donne aux toii''^ ayant de les liTrer au coromerce.

ÏT^^' ■■"■- doute parer.

+P^ : iiu-èl),i. m. La fauvette des Alpes.

fPAi jCE (pa-ro-ksin-ti-k'), adj. Oui

tient du paroijsme. Jours paroxyntique», les jour» où les paroxysmes ont lieu.

— KTVM. napoSuvnxii; . de «opoîOvtiv, irriter, de «opà. indiquant adjonction, «toÇOveiv, rendre aigre.

PAROXYSME (pa-ro-ksi-sm'), i. m. Terme de médecine. La plusforte intensité d'un accès, d'une douleur, etc. Le sophiste, dans le paroxysme de la goutte, s'écriait : 6 douleur.... chateadbr. Génie, l, yi, S. Il Fig. Le paroxysme de la colère.

— ÉTYM. napoÇuoiièc (voy. pahoxyntique).

) PAHOXYSTE (pa-ro-ksi-sf), s. m. Il iLéon Gorlan] était de sa nature ce qu'on ai)pelle dans le jargon moderne un paroxyste, c'est-à-dire un tempérament poussant tout au paroxysme et à l'outrance, TH. GAUTIER, Boniteur uuiv. n sept. «86«,

— ETYM. Voy. PABonsME.

t PAROXYTON (pa-ro-ksi-ton), 'adj. m. Termede grammaire grecque. Oui a l'accent aigu sur l'avantdemière syllabe. Les mois paroxytons. i| Subslantitivement. Un paroxyton. || En transportant ce mot chez nous, les noms terminés par une syllabe muette, comme table, bergère, sont paroxytons, puisque la syllabe accentuée est l'avant-dernière.

— ÊTYM. naooJÛTovot, de «afà, auprès, ii<ii, aigu, et Tovo;, accent.

t PARPAIGNE (par-pè-gn'), adj. f. Termede maçonnerie. Pierre parpaigne, pierre qui tient toute l'épaisseur d'un mur. \

— HIST. XVI" 8. Jambes parpaignes, pilliera, cbevets et corbeaux de pierre dure, pour porter les dittes poutres, Coust. génér. t. ii, p. ««28.

— ETYM. Voy. PARPAING.

t PARPAILLOT, OTE (par-pa-Uo, Uo-t', U mouillées), ». m. et f. flom donné par injure aux calvinistes. Elle aimerait mieux que son enfant mourût sans baptême que d'être parpaillot, boubsault, Letl. nouv. i. 11), p. ♦»«, dans pougens. Le bruit a couru que vous alliez troquer votre gouvernement de Guyenne contre celui de Languedoc ; c'était une joie chez toutes les parpaillotes, volt. Lett. Ilichelieu, 2» juin «7«3. Est-il vrai que nous pourrons possiéder notre frère au mois de septembre dans le pays des parpaillots T m. Lett. Damilaville, 3< juil. «7«2. Il Familièrement. Celui qui ne croit pas à la religion révélée. C'est un parpaillot. || Balzac et Ménage écrivent parpaillaud. Parpaillaud, mol usité en France, et gueux, mot usité dans les Pays-Bas, ont été de courte durée, balz. Sacrale chrétien, x.

— HIST. En son eage viril [GrangousicrJ espousa Gargamelle, fille du roi des parpaillots, rab. i, 3.

— ETYM. (In a tiré ce mot de parpaxllnt, qui a signifié papillon (provenç. parpaiiio, ital. parpaglione, qui semble une corruption du latin papilio); d'autres l'ont tiré de parpitlole, nom d'une petite monnaie, disant que les religionnaires du xvi* siècle l'ayant mise en tjsage furent appelés de là parpaiUaudt uu parpaillots; d'autres font venir ce sobriquet d'un sieur Parpaille, natif d'Orange, et qui, propageant le protestantisme dans le Comtat, fut mis à mort en 4b82. Dans Rabelais parpaillot doit signifier papillon.

t PARPAILLOTE (par-pa-Uo-f , Jl, mouillées), t. f. Espt'cc de chemise dont les protestants firent usage en Gascogne, dans une sortie, pendant le siège de Nérac.

— ÉTYM. ParpaiUet.

PARPAING (par-pin; le ; ne se prononce pas et ne se lie pas), s. m. Terme de maçonnerie. Hierrç qui tient toute l'épaisseur d'un mur, c'est-à-dire qui a un parement en dedans et l'autre en dehors. Il Parpaings d'appui, pierres & deux parements, qui forment l'appui d'une croisée. || Pierre placée sous un pan de bois pour l'isoler du sol et de l'humidité. Il Massif de pierre sur lequel on élève quelquefois le» ouvrages de treillage. || Parpaing d'échiffre, mur qui porte les marches d'un escalier.

— HIST. IV* s. Toutes jambes ou membrures de pierre do taille, parpeignes assis au rez de chaussée, Ordonnance, U»5. || xvi* s. Jambes, peignes ou parpeignes, douceret», chaînes ou corbeaux, Coust. 9én. t. Il, p. 40».

— ÈTTli. On trouve parpanus dan» un texte de «♦01. La mot est composé de ptr, d'outre en t)utre et probablement pan, altéré en paigne.

t rABVlNR (par-pi-n'), ». f Bout de planche qu oo loge dans U masse d'un mur en pisé, pour prévenir le* leurdea M !«• déversement».

PARorç(pa».|f),«. f. Chacun» d»» trois déesse»

PAR

qui filaient, dévidaient et coupaient le fil de la vie des hommes (on met une majuscule) ; elles appartiennent au polythéisme latin, et furent assimilées aux Moipai ou Kîipss du polythéisme hellénique. Les Parques sont Clotho qui file, I-achésis qui dévide, et Atropos qui coupe le fil de la vie. Les Parques d'une même soie Ne dévidant pas tous nos

jours, UALB. m, < La main des l'arques

blêmes De vos jours et des miens se joue également, LA PONT. Fabl. XI, 8. La- Parque à filets d'or n'ourdira point ma vie : Je ne dormirai point sous de riches lambrib, m. ib. xi, *. Qu'on ne voit point mes pas sous l'âge chanceler. Kl qu'il reste à la Parque encor de quoi filer, boil. Sat. i. La Parque' sur nos pas fait courir devant elle Midi, le soir, la nuit, et la nuit éternelle, a. chén. Élég. xxxiii. Il 2° La mort. Oui, je luiVerai voir par d'infaillibles marques Qu'un vériiable amour brave la main des Parques, cobn. Ilor iv, 6. Que mon fils soit enlevé par la Parque, Ou que le cini le rende à mes souhaits, LA PONT. Fauc. La Parque, ravis-sanl ou son fils ou sa fille, A-t-elle moissonné l'espoir de sa famille? boil. Sat. I. Il 3° Les Parques du Nord sont les Valkyries.

— HIST. XVI* s. 0 que trois et quatre fois heureux soient ceux qui plantent choux 1 0 Parces , que ne me filastes vous pour planteur de chouxl rab. iv, 18.

— ÊTYM. Lat. Parca, que quelques-uns tirent de parcere, épargner, par antiphrase, attendu que les Parques n'épargnent personne. Preller le rattache èLpartus, enlantenient, y voyant des déesses présidant aux naissances ; mais comment expliquer le ( thangé en c ? D'autres rapprochent parca de pars, partiri, au sens du grec p.oip«, pttpoiiai.

PARQUÉ, ÉE (par-ké, kée), part, passé de parquer. Mis dans un parc. Là des troupeaux parqués en de gras pâturages, dei.illk, Parod. perdu, xi. Il Huîtres parquées, se dit de celles qu'on jette, après les avoir pêchées, dans des parcs inondés appelés clayères et qui sont de grands marais ou de grands étangs que leau de la mer remplit dans les fortes marée-. || 'ferme de marine. Se disait d'un navire renforcé par de petites courbes supplémentaires.

PARQUER (par-ké), je parquais, nous parquions, vous parquiez; que je parque, que nous parquions, que vous parquiez, v. a. || 1" Mettre dans' une enceinte, daas un parc. Parquer des bœufs. On a soin de les parquer [les poulains] dans les endroits ofl ils ont une nourriture saine, genlis, Uaison rust. l. I, p. 197, dans POUGENS. Il Enfermer un troupeau dans une enceinte non couverte, qu'on transporte dans le champ à difl'erenles places, pendant plu-^ sieurs mois de l'année, pour le fertiliser par l'urine' et la fiente des animaux. || Faire parquer un champ, y faire parquer un troupeau. J'en fis parquer une [pièce de terre] par un troupeau de cent quarante bêtes, tant moutons que chèvres, qui y séjournèrent environ deux heures, tessieb, Instit. Uém. scienc. t. I, p. 563.11 Parquer des huîtres, les mettre dans les clayères. || 2° ferme militaire. Procéder à l'installation d'un parc. 113» Fig. Henfermer, en parlant des personnes. Cette petite fille viendra demain matin chez moi, et tout de suite je la parquerai dans un endroit où elle sera en sûreté et apprendra à gagner sa vie,ST-siM. Sfts, iso. {| 4° V. n. Etre dans un parc. Les moutons ne parquent pas encore. L'artillerie parquait dans la plaine. || 5° Se parquer, v. ré(l. Établir un parc. Nos artilleurs se parquèrent du côte de la rivière.

— HIST. XV* s. Le roy alla coucher droit au pied des Alpes, où i! fit parquer son camp, andré de la VIGNE, Voy. de Charles Vlll, p. i5B, dans lacuRNE. Il XVI* s. Le lendemain, à lapoincte du jour, il alla parquer le peu de gens de pied qu'il avoit, sur les cousteaux, qui sont au devant de la ville, AMYOT, Anton. 98. Quatre scadrons parquez en lieux divers,;, mahot, v, »■■>. N'y avoit celuy ne celle qui, en le regardant piteusement, ne regreilast ce tant beau jeune gentilhomme estre exposé à si mortel péril.... tontes fois il se parquoit bravement, at^ tendant son ennemi, 4/«clor, «oman, p. la?.

— ÉTYM. Parc.

PABQDET (par-kè; le t ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, Vt se lie : des par-kc-z élégants; parquets rime avec traits, succès, paix, clc), ». »i. Il 1* rompartimcnt d'un pftlnrage. Mettre les jumeotsqui n'ont pasconçuavec Icsjeunes poulines dans un autre parquet où le p&turage soit moins gras, BUFF. Quadrup. t. i, p. 68. |l 2" Petit compartiment dans un parc. 28 octobre '685 : Après la messe, le roi alla tirer dans les parquets nouveaux, darorau, i, Ï4I). Il 8 " La partie d'une salle de justice où se tiennent les juges; cet espace est ordinairement renfermé par une barre, qui s'appelle la barre

PAR

Jauuience. Debout dans un parquet, À tort et » travers je vendrais mon caquet, régnieb. Sol. iv Il Lieu où les officiers du ministère public tiennem leur séance. On a lu avant-hier ma brochure ai' parquet du procureur du roi, P. l. cour. Lell. ii, (67. Il Tenir le parquet, tenir séance au parquet. Il Par extension, les officiers du ministère public lorsqu'ils tiennent le parquet. Le bon Dieu bénisse cet avocat général de bordeaux [M. Dupaty] qui \. fait frapper la médaille d'Henri IV I on dit qu'ii est aussi éloquent que généreux ; les parquets de province se sont mis depuis quelque temps à écrire beaucoup mieux que le parquet de Paris, volt. Lett. Gaillard, 23 janv. i76«. ||4° Lieu où se placent les huissiers pendant la séance des juges. Le délibère ne fut pas long; mais notre impatience nous fit entrer dans le parquet des huissiers, st-sim. 36, lea. Il B° Terme de commerce. Enceinte où se réunissent les agents de change pour traiter de leurs affaires. Le parquet des agents de change. || 6° Se dit. parmi les protestants, des bancs où se placent les ministres et les personnes considérables, dans le temple ; ces bancs sont séparés du peuple par une clôture à hauteur d'appui. Il 7° Espace entouré de planches, que les opérateurs et les baladins font construire audevant du théâtre où ils distribuent leurs drogues ou jouent leurs farces. ||8* Ancien termede théâtre. Partie d'une salle de spectacle entre l'orchestre des musiciens et le parterre ; on dit aujourd'hui l'orchestre. Il 9° Terme de menuiserie. Assemhlage à compartiments qu'on pose sur des lambourdes, pour servir de plancher dans les appartements. Les chênes pourrissaient autrefois dans les forêts; ils sont façonnés aujourd'hui en parquets, volt. Dial. 4. Plus le parquet brille, Plus on fait de faux pas, bErang. Mènéir. de Meud. \\ Parquet en feuilles, celui qui se compose de plusieurs assemblages pareils d'environ un mètre carré, qu'on appelle feuilles de parquet. On dit en ce sens : du parquet en point de Hongrie. Il Parquet sans fin, sorte de parquet en petites feuilles. Il Les doubles panneaux qu'on rapporte quelquefois au bas des portes coclières. portent aussi le nom de parquet. HIO» Assemblage de bois sur lequel les glaces sont appliquées et fixées. l..e parquet de cette glace est trop haut, pour l'appartement. Il Certains tableaux sont aussi sur parquets. Il tl* Nom d'un jeu d'adresse , qui consiste à arran ger plusieurs petits morceaux de bois peint, les uns à côté des autres, de manière à former des dessins et des figures. || 12" Terme de marine. Compartiment pratiqué dans la cale ou sur les côtés du navire, pour contenir différentes sortes de grains, ou pour déplacer le lest quand on abat en carène. |{ Ketranchement qu'on fait sur le pont pour y mettre les boulets d'artillerie. || 13° Cafje dans laquelle on enferme les faisans qu'on destine à peupler.

— HIST. XIV* s Et quanque l'on peut faire De

doit, de penne, et de l'archet, Oy je et vi en ce parchet, machaut, p. 87. Après ce que icellui varlel fu retourné ou parquet où sont les prisonniers qui y sont mis pour debte, do cange, parquelum. Il XV* s. Ou dit hostel j"Ue.-ent le dit Hobin et aucuns autres au jeu du parquet, ID. ib. [Les Anglais fuyants] se trahirent [se retirèrent] ensemble en un parquet qui estoit devant la porte, et se deflèndirent longtemps contre les François, Hist. de Loys m, duc de Bourbon, p. so, dans lacurne. Mes joustes se font en parquet/. D'herbe vert ou en liu parez, coquillart, Blason dn armes. Le prevost se vint mettre en siège pontifical, & dexirc, environné de ses hommes, et le bon comp,ignon fut mis et assis sur le petit banc ou parquet, louis xi, Nouv. xxv. Il XVI* s. Ouand d'un chascun la voix bruit et resonne En plein parquet [tribunal].... marot, ni, 16». Comme seroit là où est son parquet estably pour y tenir ses plaids, Coust. gén. t. ii, p. 576. Dans l'hostel de Sylla.... on emprisoiinoit les uns, on condamnoit les aultres.... c'esloil non pas uc parquet de justice, mais une caverne de tyrannie LA liOÉTiE, Se-reit. volont.

— ETYM. Diminutif de porc.

PAUQCETAGE (par-ke-ta-j'), ». m. Ouvrage de

parquet.

— ETYM. Parqueter. Parquetngr s'est dit, au xvi* siècle, (le.s divisions des marais salants.

PARQUETI':, ÉE (par-ke-lé, tée), pari, passé ^e parqueter. Un appartement parqueté. Pour mon appartement cinq chaiiihres parquetées A force de miroirs semblaient être enchantées, boursault, t'ail d'Ésope, IV, ». Il Terme d'histoire naturelle. Se dit des parties qui sont disposées en manière de parquet ou de mosaïque.

PARQUEI'b:H fpar-L^-té. Le I se double quand

PAB

PAR

PAR

la syllabe qui suit est muette: je parquette), v. a, Camir de parquet

— ÊTYTM, Parquet.

PARQUETERIE (par-kè-te-rie), ». f. Art de faire du parquet.

— ETYM. Parqueter

PARQUETKPR (par-ke-teur), l. m. Ouvrier qui wse les parquets.

— HIST. xvr s. Parqueteur, oums, Dict.

— ËTYM. Parqueter.

t PARQUErR (par-keur), ». m. Celui qui entretient des parcs d'huîtres.

— ÈTYM. Parquer.

t PARQUIER (par-kié), s. m. Celui qui garde des bestiaui dans un parc. || Terme de pèche. Se dit de pêcheurs faisant métier de prendre des poissons dans des parcs.

— HIST. XIV' s. La droiture et le service que doivent et font la gent que on appelle parquiers, c'est asavoir de garder les bestes quant elles sont pri.ses ou dommage, du cange, parcus.

— ETY.M. Parc.

PARRAIN (pa-rin), î. m. \\ 1° Celui qui présente un enfant au baptême, qui le tient sur les fonis, qui répond de sa croyance et lui impose un nom. L'église métropolitaine de Rouen avait alors pour évêque Praelexlatus, Gaulois d'origine, qui, par une singulière rencontre, était le parrain de Mérowig, Avo. THitRHY, B^ci'l» des- temps mérov. S" récit. L'institution des parrains et marraines pour les baptisés remonte à l'origine de l'Église : Tertullien en fait mention, martignt, Dict. des antiq. chrét. Parrains, il Fig, Être le parrain de quelque chose, en être le promoteur. Je fus en doute si j'en avertirais ledit sieur du Plessis ou non, craignant qu'il prît en trèsmauvaise part non-seulement les demandes portées par lesdites dépêches, mais aussi que j'en fusse le parrain, villf.rot, Mém. t. i, p. 364, dans lacurne. Il [Pylhagore] proteste qu'il [le nom de sage] n'appartient qu'à Dieu seul, et, se contentant de celui de philosophe ou d'ami de la sagesse, il fut comme le parrain de la philosophie, et baptisa du beau nom de philosophe tous ceux qui l'ont porté depuis, la- HOTHB LK VAVEB, FfTiu des paient, u, Pylhagore. Il î" Celui qui nomme une cloche, un navire, lorsqu'on les bénit. || 3° Dans les ordres militaires, le chevalier qui présente le novice i sa réception. Bayard m'arma chevalier : je serai comme mon parrain, sans peur et sans reproche, ciiateaiibr. Dernier des Àbenc. |j4° Celui qui accompagnait un chevalier dans un combat singulier, pour lui servir de témoin. Les combattants choisissaient un parrain qui prenait soin de leur donner des armes éga- 1p.s. volt. Kceurs, t2l.||6° Celui qu'un soldat qui doit être passé par les armes choisit pour lui bander les yeux. || Se disait à Goa des personnes riches et considérables qui accompagnaient les condamnés à l'auto-ila-fé. Il 6" Parrains, à l'Académie française, se dit des deux académiciens qui accompagnent le récipiendaire.

— REM. L'orthographe pam'n ou pamin. vaudrait mieux, vu l'étymologie; alors on écrirait parretVi âge.

— HIST. XII' s. Li paireins fu ocisegisl en Orient, Th. le mart. i5". Ses pairins fu l'evesque de Cambrai, haoul de C. 3. h xiu* s. Ançois [auparavant] doit estre fait enqueste de son aage par les parons et par les parrinset les raarrines, beaum. xvi, 6. Il xiv s. Un breton escuier qui avoit nom Berlran, tiertran fu son parin, de fons l'ala levant, Guescl. )7202-(72i». Il ivi* s. Parrains dans les duels se sont meslez dans le combat, au lieu d'en estre les juges, ou de séparer les combattants comme autrofoi.s, LAWOUE, p. 'i«7, dans lacurne. Opinion certes qui peut trouver divers parrains, pour le soustennement du pour et du contre, pasquier. Recherches, VI, p. 452, dans lacurne. Si c'est par les picques que doit pa.sscr le condamné, les caporaux sont tenus de le pousser dedans les rancs en la miséricorde de son parain, carloix, iv, U.

— BTYM. Provenç. pairi ; catal. podr»; espagn. padrino ; portng. pndrinhn ; ilal. patrino; du bas- Ut. palrinut, df;rivéde paler, ptre.

t PARRAINAGE (pa-rè-na-j'), ». m. Qualité, rapports de parrain, île marraine.

— ÊTYM. Parrain : picard, pannoge; Berry, parnnaf/e.

I. PARHICIIIK (pa-rijjSi-d'), t. m. et (. || !• Celui, celle qui tue son |i!:re ou sa mère, son aïeul ou son aïeule, ou quelque autre de ses ^iscendant» Ô partage inégal de ce courroux céleste I Je suis le parricide... CORN. <)l'.dipe,\\, f.. Il 2" Pareitension, celui, celle qui 6te la vie à de très proclie» parents. La ooDscience du parricide [Caïnj, agitée de conti-

nuelles frayeurs, Boss. Hisl. i, t.||8° Celui qui attente à la personne du souverain, ou qui porte les armes contre sa patrie. Si vous remettez Gênes sous la domination des étrangers, au premier mauvais traitement qu'elle recevra d'eux, elle vous considérera comme le destructeur de son pays et comme le parricide du peuple, retz, Con;ur. piesque. Ceux qui sont instruits des affaires.... en accusenty[dcs excès de la révolution anglaise] la fierté indomptable de la nation; et je confesse que la haine des parricides pourrait jeter les esprits dans ce sentiment, BOSs. Reine d'Anglet. laaregny et Ballhazar Gérard, assassins du prince d'Orange Guillaume I", le dominicain Jacques Clément, Ch&tel, Ravaillac et tous les autres parricides de ce temps-là, volt. Polit, et ligisl. Coinm. Esp. des lois, Révél.par la eonfess. || 4° Celui qui se rend coupable de quelque crime énorme et outrageant la nature. || B° Ad;. Quia commis un parricide. La tragédie en pleurs D'Oreste parricide exprima les douleurs, boil. Art p. m. Un père dénaturé et parricide, volt. Russie, u, io. |I Kig. Onrépand depuis liuitjours que la section de l'assemblée nationale qui veut le concours de la volonté royale dans l'exercice du droit de la paix ou de la guerre, est parricide de la liberté publique, mirab. Collection, t. m, p. 656. {| Il se dit aussi des choses entachées de parricide ou de quelque crime énorme. Pensez-vous que les dieux vengeurs des innocents D'une main parricide acceptent de l'encens? corn. Hor. V, 2. Ne perdez point de temps, nommez-moi les perfides Qui vous osent donner ces conseils parricides, RAC. Prit. IV, 3. Les citoyens perfides Oui liaient avec toi leurs complots parricides, volt. Brutus, V, 2.

— HIST. XIII' s. Vos demorez ii faire justise de ces cruels parricides [Catilina et ses conjurés] qui vuelent la cité dostruire, brun, latini , Trésor, p. 515. Il xvr s. Quand le premier Amurath, pour aigrir la punition contre ses subjeots qui avoient donné support à la parricide rébellion de son fils contre luy, mont, m, 249.

— ÈTYM. Lat. porrictdo, de pat«r, père, et uedere, tuer.

2. PARRICIDE (pa-ii-si-d'), t. m. || 1' Crime que commet le parricide. Après que Cléopatre eut tué Séleucns, elle présenta du poison à son aulre fils Antiochus à son retour de la chasse, et ce prince, soupçonnant ce qui en était, la contraignit de le prendre, et la força à s'empoisonner; si j'eusse fait voir cette action sans y rien changer, c'eût été punir un parricide par un autre parricide, corn. •i* dise. trag. Le parricide a fait la moitié de nos rois, m. Suréna. v, ;i. Je vois les Euménides Secouer leurs flambeaux vengeurs des parricide», VOLT. (Edipe, v, ♦. || 2* Attentat contre la vie des proches parents. En ce lieu Rome a vu le premier parricide [fratricide], corn. Hor. v, 2. || 8' Un crime énorme. Les fleuves [de l'harsale] teints de sang et rendus plus rapides Par le débordement de tant de parricides, corn. Pomp. i, 1. 1| i' Attentat contre la vie du souverain ou contre la patrie. Le roi vit, et ce misérable, Ce monstre vraiment déplorable.... A commencé le parricide [attentat contre Henri IV], Mais il ne l'a pas achevé, malh. u, 4. Que penser de son dessein de rébellion.... [du fils du czar Pierre I"] joint à celui d'un horrible double parricide contre son souverain, comme père de la patrie et père selon la nature? volt. Russ. u, io.

— HIST. xv s. Ce prince est loué pour son éloquence et industrie et à cause de plusieurs autres dons de nature, gracieux et débonnaire, mais .souillé du crime de parricide en la mort de son neveu, coMM. Uém.'t. III, Preuves, p. 366, dans lacurne, Il xvi' s. Meurdres commis en la personne du père et de la raere qui sont proprement appeliez parricides, combien que souvent la signification de ce mot s'estendeplusavant.H.EST.ApoJ. pour We'rod. p. 86,

dans LACURNE.

- ETYM. l.at.pam'cidtuip,deparnetdo,parricide. t PARSE (par-s'), ». m. et f. |{ t' Sectateur de la religion de Zoroastre. ||^d;. Qui appartient aux sectateurs de Zoroastre. Il 2* Idiomes que les Guébres parlent entre eux.

— ÉTYM. Autre forme de Perte.

\ PARSE1NTE{ par-stn-t'),«. f. Terme de marine. Morceau de toile que l'on appli.|ue sur une coulure trop ouverte, après l'avoir trempé dan.s du brai liouiliant.

— ETY.M. Par, et ceint, ceint*, de ceindre. PAUSKMft, f.E (par-»e-mé, niée), part, passé «e

parsemer. Ce sont petits chemins tout parseaié:-' de roses, mol. t'emm. tav. ni, 2.

PA&SBMKII (par se-mé. U syllabe »« prend uu

accent grave quand la syllabe qui suit est muette ; je parsème) , ». a. Semer çà et là, jeter çà et là. Parsemer un chemin de fleurs. || Il se dit aussi de ce dont on parsème. Des taches noires en croissant et en cœur parsèment l'estomac et le ventre sur un fond blanc ombré de roussâtre. buff. Ois. t. xiii, p. 80.

— HIST. Prends ce miroir et vois 'l'a barbe en tous endroits De neige parsemée, RONS. dans le Dict. de nocHEZ.

— fiTY.M. Par, et semer.

PARSl, lE (par-si, sie), adj. Qui appartient aux Parses. Langue parsie. || S. m. Sectateur de la religion de Zoroastre. Il [Anquetil] se forma une idée juste de la religion des parsis; il entra dans leurs temples, et vit le culte qu'ils rendent au feu, Diderot, Opin. des anc. phil. [lend-Avesta). || S. m. Le parsi, langue usitée en Perse sous les derniers rois Sassanides, plus ancienne que le persan moderne, et plus jeune que le pehlvi, dont elle se distingue' par l'élimination de l'élément sémitique et par la modification, d'après des lois assez constantes, des mots d'origine aryenne qui avaient été conservés dans le peiilvi.

— ET/M. Parte

I PART (par; l'Académie dit que le I se prononce; c'est une erreur ; ceux qui usent de ce mot, les légistes et les médecins, ne prononcent pas le f),, ». m. Il fTerme de jurisprudence. L'enfant dont une femme vient d'accoucher. || Exposition de part, l'action de déposer et rie délaisser un enfant. |{ Suppression de part, l'aciion de soustraire et de cacher un enfant immédialement après sa naissance, et de le priver ainsi, non pas de la vie, mais de son état civil. Il Supposition de part, l'action de présenter un enfant comme né de telle (emme, bien que cette femme ne soit pas accouchée. || Substitution de part, l'action de remplacer un enfant mort-né, ou un enfant dont le sexe ne répond point aux vues que l'on peut avoir, par un enfant vivant ou un enfant d'un sexe différent. || Il n'a point de pluriel. {| 2" La mise bas des animaux. Le lait du quatrième jour qui suit le part peut entrer dans le commerce, genlis. Maison rust. t. Il, p. 36, dans po'joens.

— HIST. XV' s. Laquelle fille, tous jours dôsnia qu'elle fut grosse, jusques au pénultième jour de janvier, qui estoit le temps de son pirt et enfantement, bu cange, par(«ri(to. Il XVI' s. Elles accouchèrent chacune d'un part monstrueux, paré, xix, («.

— ËTYM. Lat. partui-, de parère, enfanter; Berry, cette vache a bien fait smi part.

2. PART (par; le t ne se prononce pas et ne se lie pas; cependant beaucoup de personnes disent : de par-t-en part, depar-t et d'autre; au pluriel, 1'» ne j se lie pas : des par égales ; cependant plusieurs la I lient: des par-z égales), s. f.\\ 1* Partie, portion I d'un tout<juelconque. Le reste... Se couche contre , terre, et, sans faire aucun bruit, Passe une bonne { part d'une si belle nuit, corn. Cid, iv, 3. Pour causer avec elle une part de la nuit, m. le Ment, u, I 5. L'amant si fortement s'unit à ce qu'il aime. Qu'il eu fait duns son cœur une part de lui-même, id. I Théod m, 3. Cepen4ant des humains presque les ! quatre parts S'exposent hardiment au plus grand des hasards (le mariage] ; Les quatre parts aussi des humains se repentent, la font, t'ahi. vu, 2. Part du tronc [d'un homme coupé en deux] tombe en l'eau, I di.sant sa palenôtre. m. Fianc. Kt ce toit faisait part I D'une maison voisine du rempart, m. Or. Leur cé- I leste travail [descyclopes] vient d'ébaucher un foudre, ■ Un des foudres sous qui tombent les monts en poudre; I Une part est finie, et l'autre est brute encnr, dklillb, j En. VIII, Il 2° Parliculièrement, portion d'une chose divisée, lot. On a fait trois parts du bien de la succession. La plus forte part. La moindre part. Les part» ! d'un g&tcau. Eh bien! prends-en ta part, et me laisse la mienne, corn. 6'iniia, v, 2. D'un bien qu'ils ont sauvéje leur dois quelque part, id. Toit, d'or, i, 2. Le lion par ses ongles compta. Et dit : nous sommes quatre à partager la proie; Puis en autant de parts le cerf il dépeia, la font. Fabl. i, 6. Et [lour vous, ma chère enfant, vous savez votre part : c'est moi tout entière, sÉv. 5R5. Cé.sar trouvaille moyen d'avoir la meilleure part, noss. Ilist.m, 7. Et j'es|iérai8 mt part d'une si riche proie, rac. Athal m, 3. Tout ce qu'il pouvait dérober à son sommeil, la passion dominante le prenait, et l'on sait que les passions fout toujours leur pari assez bonne, fonten. Jlojte. || Par extension. Le Djeu des chrétiens ne consiste pas en un Dieu simploiiient auteur des vériléK géométrique» et de l'ordre des éléments; c'est la part des païen» et des épicuriens, pasc. Pem. xxii, a, édit. iiavet. Il n'eut point de part avec les hypocrites, plEch. Lamoignun \\ Kig Je vous demaude quelque part en

PAB

l'honneur de vôtre amitié, pui8<jue vous en avez unt (lins la miiinoa, sëv. à M. et Mme de Cuituut, Ï7 OCL t67S. Qu'il ail sa part de gioire et non pa» lie danger I brii-aot, Ninus II, iv, ta. || Quote-part, l'.y. cii;oTK. Il J'y retiens part, se dit quand on est a>ec quoiqu'un qui trouve quelque chose et qu'on veut pai uiKiir sa trouvaille. Je n'ai pu résister au plaisir de me vanter de vos bontés, et un passant a liit : j'eii retiens part, volt. Lett. d'Argenson, 7 mar» 173». Il Part à deux, se dit dans le même sens. Il Pair» l.i part au plus jeune, partager inégalement et injujleaient (le plus jeune étant traité sans façon). ' Terme d'ancienne législation. Part avantageuse, la portion que l'ainé avait dans les fiefs, outre son préciput. Il Flg. La part du lion, celle qu'un homme, par abus d'autorité, s'attribue dans un partage; locution tirée de la fable où le lion, taisant société avec la génisse, la chèvre et la brebis, s'attribue tout le profit. liUn'enjetteraitpas sa part aux chiens, se dit de celui qui a des prétentions sur quelque chose. iiOnditdansle même sens: n'en pas donner sa part, n'en pasquitlersapart. En voilà une [laduchesse du Ludo] qui a bonne envie de devenir dame d'honneur et qui n'en donne pas sa part, ST-sm. 39, 4 89. Le récipiendaire [à l'Académie française] ayant assuré que son prédécesseur était un grand homme, que le cardinal de Richelieu était un trcs-yrand homme, le chancelier Séguier un a-ssez grand homme, Louis XIV un plus que grand homme, le directeur lui répond la même chose, et ajoute que le récipiendaire pourrait bien aussi être une espèce de grand homme, et que, pour lui directeur, il n'en quitte pas sa part, VOLT. Lelt. SUT les Anglais, xxv. {{ Kig. Avoir part au gilteau, avoir un intérêt secret en quelque affaire. Il Fig. Avoir sa bonne part d'une chose, avoir beaucoup de quelque chose, et, le plus ordinairement, en un sens péjoratif, beaucoup de quelque chose de pénible. Toute la cour est al'lligce, j'en ai ma bonne part, maintenon, Letl. à Unude .. 4705, t. m, p. i«3, dans POUGENS. || Faire la part du feu, abattre une partie des édifices que le ieu menace, alin de sauver le reste; et fig. sacrilier une portion de ce que l'on possède pour mettre le reste à l'abri. Il Faire la (lart des accidents, prévoir ce que les accidents pourront apporter d'obstacles, causer de préjudice dans une affaire. || En général, faire la part de, faire entrer en ligne de compte. Cet acteur a peu réus"! dans son début, mais il faut faire la part du trouble, de la timidité. |{ Faire la part du diable, tenir compte de la faiblesse humaine. || Faire la part de la critique, mêler des critiques aux éloges. Il Faire la part de la jeunesse, user d'indulgence. Il 3° Part se dit des quotités qui reviennent à chaque personne participant à une atTaire. Kntrer eu part. je lui promets un quart de part dans toutes les pièces qu'on jouera dorénavant de moi, où l'on ne sifflera pas, dancourt. Femme d'intrigues, v, a. Je fais des vœux et je crains pour M. de Richelieu ; quoiqu'il ait refusé un malheureux quart de part à Lckain, je l'aime toujours, "volt. Lett. d'Argenlal, h janv. 4758. Les succès dépendent entièrement des acteurs; s'il y en avait trois ou quatre comme vous, vos paris seraient au moins de vingt mille livres, ID. Lett. à Lekain, 4 mars 1 767. || Être de part, avoir une part dans les bénéfices d'une affaire. Jeannot fut bientôt de part dans rentrepri.se, volt. Jeannot et Coltn. || Mettre de part, admettre à la participation des bénéfices. En mettant Caméron de part dans toutes les bonnes parties, rauilt. Gramm. 3. Je t'apprendrai le métier, il n'est pas bien difficile ; je te mettrai de part, et nous vivrons gaiement dans le coin de la terre où nous sommes nés, TOLT. JeaHnot et Colin. \\ Terme de marine. Élre i la part, naviguer à la part, aroir part dans les bénéfices de la campagne. || Part de prise, voy. PMSE. ||Au sens juridique, portion qui, dans un partatte, appartient à chacun des copartageants, et, spécialement, portion de la succession qui appailicnl i chaque cohéritier. Part en nature {Cod. Nap. art. 826), part des biens meubles ou immeubles tels qu'ils sont; part en argent, portion du prix de» biens vendus. Part virile, portion d'un partage égal et opéré par tête; part héréditaire, la portion, éHile I u iiiég»Je, qui revient à un coliérilier en vertu de ses droits spéciaux â une succession. ,, i- Paniriroi,,.,,. Nos malheurs jusqu'ici vous '""'''"' t ; Vous n'avez point encor de part

' "*> ' '^- Hor. in, ». Mais, comme vous

aiiot voue pan juxolTciises, Je vous ai réservé voir» pin aux vengeances, iD. Bndog. Il, ». Je chargeai ma mémoire de ce l«rme [(louvoir prochain! • car mon iMielligence n'y avait aucune part, tasc! Jrot. 1. Ce^UetéchauJ leplusbMuet 1« plus raison-

PAR

nable de tous les jeux ; le hasaid n'y a point de part, sÉv. 403. Nous avons peu de part en nos destinées, tout est entre les mains de Dieu, ID. ïO janv. 4 875. le raisonnement n'avait point de part à une erreur si brutale [l'idolâtrie], Boss. Bist. u, 14. Elle [Sémiramis] avait eu trop de part aux conseils et aux victoires de Ninus pour ne pas suivre ses desseins, ID. th. ui, 4. Le hasard et la force ont beaucoup de part au succès, PÉN. Tél. xxii. Devenir les complices et peut-être les ministres des passions de ceux de qui nous dépendons, et entrer en part de leurs désordres, pour participer plus sûrement à leurs grSces, mass. Pet. car. Tent. des gr. Il [la Fontaine] fut le seul des grands hommes de son temps qui n'eut point de part aux bienfaits de Louis XIV, VOLT. to!(ùiyr,^cwains, la Fonfoi ne. Il Avoir part à, participera. Et, pour être punis, avons-nous part au crime? corn. Cid, IV, 2. J'avais part à l'aflront, j'en ai cherché l'auteur, iD. ib. m, 4. La reine a eu part à cette grandeur [du sang royal], non-seulement par la riche et fière maison de Bourgogne, mais encore par Isabelle de France, .sa mère, digne fille de Henri le Grand, uoss. Ilar.-Thér. Muet à mes soupirs, tranquille à mi'S alarmes, Semblait-il seulement qu'il eût part à mes larmes? rac. Andr. v, 4. Le peuple d'Athènes, devenu plus fier depuis les victoires remportées contre les Perses, prétendit avoir part i toutes les charges et à toutes les magistratures, BOLLiN, Hi.it. anc. (Huv. i. iv, p. 600, dans pouGEKS. Il eut part A la construction d'un pont sur le Danube, ce qui lui donna occasion d'observer les ruines d'un ancien pont de Trajan sur le même fleuve, FONTEN. Marsigli. Plus leur fortune |de quelques partisans de César] devenait meilleure, plus ils commençaient à avoir part au malheur commun [la servitude], monteso. Rom. xi. Hippodamus de Milel fut le premier qui, sans avoir eu part à l'administration des aiTaires, conçut un nouveau plan de république, barthEl. Anach. ch. 64. || Avoir la première part à quelque chose, y jouer le principal rôle. Je compris donc qu'aux œuvres de génie Où la raison s'unit à l'harmonie, L'âme toujours a la première part, l. b. houss. Épit. i, 6. || Avoir part en, être complice de. Je n'ai point eu de part en cet enlèvement, corn. Veuve, iv, 7. || Avoir part en, se dit aussi pour avoir sa part de, participer i l'avantage de. Que n'ai-je vu le jour quelques lustres plus tard ! Disais-je, en ses bontés peut-être aurais-je part, corn. Pulch. il, 4. || Faire part de quelque chose à quelqu'un, l'y faire participer, l'en faire entrer en partage. Leur.^ plaintes ont pour vous trop d'art et de tendresse; Elles vous feraient part enfin de leur faiblesse, corn. Hor. il, 7. Dieu fait part au besoin ilesa force infinie, id. Poly. ii, 8. Claude vous adopta ... Vous appela Néron, et du pouvoir suprême Voulut avant le temps vous faire part lui- même, rac. Brit. iv, i. || On dit dans un sens analogue : donner part. Il y a de grandes cabales à Vitré : Mlle de Croque-Oison se plaint de Mlle duCernet, parce que l'autre jour il y eut des oranges douces à un bal qu'on lui donnait, dont on ne lui fit pas de part, sév. 40 juin 467i . || Prendre part à, entrer en participation de, se mêler de. La part que vos bontés m'ont fait prendre à l'empire, ROTR. SI Gen. i, 4. Je prendrai part aux maux sans en prendre à la gloire, corn. //or. i, i. Enfin, c'est une chose étrange que la fragilité de nos machines, et la part que prend notre pauvre âme à leurs bonnes ou mauvaises dispositions, srv. 4 5 juin 4 68». Les Samaritains.voulurent prendre part à ce grand ouvrage [rebâtir le temple], boss. Hist. i, 8. No prenez jamais de part aux contestations, id. Lett. 63. Permettez-lui [àSanteuil,si inégal d'humeur] de se recueillir, ou plutôt de se livrer à un génie qui agit en lui, j'ose dire, sans qu'il y prenne part, et comme à son insu, la bruy. xu. Il ne me reste plus qu'à être, pour ainsi dire, spectateur df; mon existence sans y prendre part, d'alkmu. Apotog. de Célude. || 5° Portion morale, c'est-à-dire part d'affection, d'amour, etc. Nous avons en son coeur, vous et moi, peu de part, cokn. Rodog. ii, 4. Ah, reine, en votre cœur il garde trop de part, in. Tais. Sot, y, l. El si, pour encourir votre indignation, 11 ne faut qu'avoir part en mon affection, nOTii. Yencesl. i, 4. Non, je ne prétends plus demeurer engagé Pour un cœur oii je vois le peu de part que j'ai, MOL. le Dép. iv, S. Gardez-moi toujours un peu de part en vos lioiines grâces, mauckoix, teU.xxxi, éd. L. paiiis. Je sens toute la pari que vous avez dans mon malheur [la mort de Mme de Sévigné], Mme de Grignan à Mme de Guitaui, dans sév. t. x, p. 408, éd. RÉGNiRR. Je me creis heureux, puisque cette action ma mérite i{uelque part dans votre es-

time, MARIVAUX, Pays, parvenu, part. ê. || Prendre part à quelque chose, s'y intéresser. Il [le roi] y prend grande part, et son cœur irrité Agira contre vous de pleine autorité, coBN. Ct'd, ii, I. Chimènc, je prends part à votre déplaisir, id. th. u, ». Les choses qui n'ont rien de remarquable ne laissent pas de plaire quand elles sont du monde.... il ne faut pourtant pas qu'elles soient si communes que celleci, que tout le monde sait par cœur : la part que je prends à votre déplaisir; j'ai vu parier, en ouvrant une lettre de consolation, que cela s'y trouverait, MÉHÉ, Duc. de la convers. p. 7S (dans PK. COLLET, Fait inédit de la rie de Pascal). X tout ce qui le touche il sait que je prends part, mol. Éc. des f. L e. Et je vais à madame annoncer par aviuice La part que vous prenez à sa convalescence, lo. Tiirt. i, B. Toute la cour a pris part i ce bonheur, SÉv. 483. La part que vous prenez à mes intérêts, BOSS. Lelt. abb. 79. || Prendre part en, prendre intérêt à. Je viens après mon fils vous rendre une assurance De la part que je prends en votre délivrance, CORN. Veuve, v, 9. |1 Prendre, interpréter, expliquer une chose en bonne, en mauvaise part , la prendre en bien , en mal , lui donner un sens favorable, un sens fâcheux ou malin. Cependant je prends cola en bonne part, boss. Lett. Corn. 48. Loin de prendre cet avis en bonne part, ha.milt. Gramm. 7. 116° Communication, renseignement. Avant que de partir, il faudra sur le tard De vos heureux succès lui faire quelque pan, cokn. Veuve, v, 4. Achevez, je vous prie, Et souffrez qu'à ce mot ma curiosité Vous demande sa part de celte nouveauté, id. Ment, i, 5. Il Faire part de quelque chose à quelqu'un, l'en informer. Faites, je vous prie, part de cette lettre à M. de la Chapelle, si vous trouvez qu'elle en vaille la peine, rac. Lett. 2o à Boileau. || On dit aussi donner part. Mon petit colonel m'a écrit, et à son oncle, pour nous donner part de son exaltation, sÊv. 14 déc. 4 689. J'ose en donner part à Votre Rminence comme à un ami, boss. Letl. 203.||Kn diplomatie, donner part, faire une communication officielle. 11 y a déjà longtemps que la nouvelle en est arrivée ; mais l'ambassadeur n'en a pas encore donné part. || Billets de faire part, ou, elliptiquement, billets de part, et quelquefois un faire part, billets, circulaires, par lesquels on fait part d'un mariage, d'un décès, d'une naissance, etc. || 1° De la part de, se dit de la personne de qui vient quelque chose. De quelle \K\xt viennent ces avis ? Je sais cela d'autre part que vous. De quelque part qu'il vienne, il sera bien reçu. Rodrigue de ma part n'a rien à redouter, coBN. Cid, IV, 5. Voyez-la de ma part, tâchez de la gagner, id. Cinna, il, i. Dieu a tenu douze ans sans relâche, sans aucune consolation delà part des hommes, notre malheureuse reine.... BOss. Reine d'Anglct. Un officier qui venait de la part d'Astarbé, fén. Tél. m. Si cesi pour eux qu'elles [les femmes] se fardent ou qu'elles s'enluminent, j'ai recueilli les voix, et je leur prononce de la part de tous les hommes.... que le blanc et le rouge les rendent affreuses et dégoûtantes, la bbuy. m. 11 voulait parler à Mme la marquise ; je lui demandai de quelle part : De la mienne, répondit-il fièrement, lesaGE, Gil SI. IV, 8. Il De bonne part, d'une personne qui mérite confiance. Je sais de bonne part qu'on t'a fait appeler [en duel], mol. Fdch m, 4. Je sais de bonne part que vous avez cette fermeté d'âme qu' fait la base des grandes vertus, volt. Hoi de Pr. s. |1 Familièrement. Je prends cela de la part d'oil il vient, c'est-à-dire je ne fais pas assez de cas de cet homme pour m'ofïenser de ce qu'il peut dire contre moi. || De ma part, de sa part, de mon côté, de son côté. Mais allons, cher Léonce, admirant son courage, Tâcher de notre part à repousser l'orage, CORN. Heracl. i, 5. Allez de votre part assembler vos amis, id. Héracl. m, 4. C'est par là qu'il devrait soulager ses ennuis. Madame, et de ma part j'y fais ce que je puis, id. Pulch. iv, 2. Non loin de là certain vieillard S'ennuyait aussi de sa part, la font. Fabl. viii, 40. Deux chèvres donc s'émancipant ....Quittèrent les bas prés, chacune de sa part, L'une vers l'autre allait pour quelque bon hasard, m. ib. xii, 4 Partant chacun le vit [1: léopard], Mais ce fut bientôt fait, bientôt chacun sortit. Le singe de sa part disait : venez de grâce, Venez, messieurs, je fais cent tours de passc-p:isse,iu. ix, 3. Chacun [il s'agit de deux personnes] de sa part îait le plaisir des sociétés où il se trouve, la lkuï. v. |j Pour ma part, pour sa pan, quant à mol, quant à lui. Pour ma part, j'ai lait tout ce que j'ai pu. || De ma part, de sa part, locution qui » le même sens que pour ma part, pour sa part, mais qui a uji peu

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vieilli. De ma part, je proteste en ces divines mains Qu'au moins je forcerais tous obstacles humains, ROTR. Antig. I, ♦. Je saurai de ma part expliquer ce silence, mol. Mis. v, 2. || 8° Endroit, lieu. Voilà un homme que j'ai vu quelque part. Quand seule en une part il [un homme de grand cœur] a fait une faute, malb. i, *■ Les conditions furent: que toutes les villes grecques, en quelqwe part qu'elles fussent, seraient maintenues en leurs libertés, lois et privilèges, id. Le xxxni' livre de Tite Lite, ch. 30. Autre part que chez moi cherchez qui TOUS encense, mol. Mis. 1,2. Si jamais, entraîné d'une ardeur étrangère. Ou d'un vil intérêt reconnais-sant la loi. Je cherche mon bonheur autre part que chez moi, boil. Éptt. v. De quelqui; part sur moi qne je tourne les yeux, rac, Andr. m, t. Il !'atta<iL">. quelque part où il .se trouve, la bpuy. Disc, sur Théophr. Quelque part et quelque lom que l'on ait pénétré depuis la perfection de l'nrt île la navigation, l'homme a trouvé partout des hommes, BUFF. 4"fpoq.na(. {Eut', t. XII, p. -iTo. || Nulle part, en aucun lieu. C'est [le monde] une sphère inlinie, dont le centre est partout, la circonférence nulle part, PASC. Pens. I, i,éd. havui. || De toute part, de toutes parts, loc. adv. De tout côté. Notre avare habitait un lieu dont Amphitrite Défendait aux voleurs de toutes parts l'abord, la font. Fabl. xii, 3. Tes yeux cherchent en vain, tu ne peux échapper, Et Dieu de toute part a su t'envelopper, rac. Ath. V, 5. J'entends de toutes parts menacer ma patrie, ID. Iph. m, 4. Un moment après, nous nous trouvâmes en présence de la célèbre Vénus de Praxitèle ; elle est placée au milieu d'un petit temple qui revoit le jour de deux portes opposées, afin qu'une lumière douce l'éclairé de toutes parts, barthél. Anach. ch. 72. || De part et d'autre^ de côté et d'autre. J'ai couru de part et d'ïutre. || Fig. De part et d'autre, réciproquement. 11» se sont bien traités de part et d'amre.Je crois qu'on est fort content de part et d'autre, et qu'on s'avoue en secret qu'on l'aurait été à moins, maintenon, Lett. à Mme de St-Géran, 4 mars i«»8. i| De part et d'autre, d'une et d'autre part, à l'un et à l'autre point de vue. D'une part il considérait que.... d'autre part il envisageait.... D'une et d'autre part je vois de grands avantages. Dans les contrats, dans les procès, d'une part..., d'autre part.... se dit des parties contractantes, plaidantes. Transaction entre un tel d'une part et un tel d'autre part. || Dans les mémoires, dans les livres de compte , en l'autre part, de l'autre part, de l'autre côté de la feuille. ||Des deux parts, chez l'un comme chez l'autre. Sottise des deux parts. Et combien des deux parts l'amour et la fureur Étaleront ici de spectacles d'horreur! cobn. dans la- VEAUX. Il 9° De part en part, loc. adv. D'un côté à l'autre, tout à travers. Qu'un liomme.... Qu'on a de deux grands coups percé de part en part. Soit dès le lendemain si frais et si gaillard, cORtt. le Ment. IV, 3. Elle eût de part en part Percé son cœur, la FONT. Court. Un coup lui pnrça le bras de part en part, HAMiLT. Gramm. ii. || Fig. L'aristocratie est le gouvernement qui défend le plus les ouvrages satiriques.... un sfigneur aristocratique en est percé de part en part, mdntesq. Esp. xii, I3. || 10" À part, loc. adv. Séparément. .Mettez cela à part. Camille, je suis père et J'ai mes droits & part, corn. Hor. iv, t. Toute la Bretagne était ivre ce jour-là : nous avions dîné à part, sêv 77. Accoutumez-vous, monseigneur, i faire une lettre à fiart de ce que vous voulez que je montre au roi, maintenon, Lett. ou card. de Noailles, « nov. I69S. Si chacun mettait à part une portion de ses biens... «ass. Carême, Aumône. || Faire lit i part, se dit d'un mari et d'une fomme qui couchent séparément. Il m'enivra de Champagne, Et Rose flt lit à part, BitRANO. Sénateur. \\ Kig. Mettre à part, laisser de côté. Quitte celte grimace, et mets à part la feinte, cobn. Gai. du Fui. m, s. Je veux bien mettre à part avec te nom d'atné Le rang de votre maître où je suis destiné, m. Nieom. i, 3. Ij Laig.serà part, même sens. Laissez la mine à part, prenez gardeà la somme, niioNiKR, -Vaf.xiii. Laissa la feinte à part.... corn. Clit. i, ». Un Romain qui commande et sort du sang de» rois, Je laisse l'ftgeà p«rt, peut espérer son choix, ii>. Sertor. v, 4. Laissons i part nos ressentiments et sacrifions-les à notre grand Dieu, Boss. Ili'f. du eal^ch. de ferry. Il ne se fonde jamais que sur l'expérience bien avérée, et laisse à part tous les systèmes qui peuvent n'être que d'ingénieuses proiluctions de l'esprit liunain, désavouées par la nature, font. Boerhaave. Il À part, en particulier. Va, me dit-il à part, va, 811e infortunée, rotr. Si Gen. m, ». La sentence prononcée contre ceux qui font secte & part,

BOSS. Var. XV, i75. il prit à part Télémaque et Men- 1 tor, FÉN. Tél. viii. Je le lirai à part et lui dis : Va, mon enfant, va te reposer à l'hôtellerie, et me laisse ici avec ma mère, lesage, Gil BL x, 2. Elle passa dans une chambre à part où je lui parlai, MARIVAUX, Pays. parv. part. i. || Fig. Avoir un but à part, avoir un but particulier. Il a son but à part; Grimoald, prends-y garde, coiiN. Perthar. iv,

2. Il Fig. i part, exceptionnel, particulier. C'est un fait à part. C'est un homme à part. C'est un esprit à part. Leur gloire a son brillant, a ses règles à part; Où la nôtre se perd, la leur est sans hasard, corn. /Mus. com. V, 2. Former un peuple à part au milieu de leur peuple, maSs. Carême, Éliis. Personne ne sait se mettre à ma place; on ne veut pas voir que je suis un être à part, qui n'a point le caractère, les maximes, les ressources des autres,

3. 1. Ronss. Lett. à M. Grimm, Cormp. t. iv, p. 31.^, dans POUGENS. LeroyaumedesDeux-Siciles est quelque chose d'à part en Italie, CHATEAiibR. Italie, Voy. de Naples.l] Telle chose à part, en mettant de côté telle chose, en faisant abstraction de telle chose. Vous-même, amour à part, je vous en fais arbitre, corn. Nicom. i, 2. Raillerie à part, pourquoi ne vous voit-on plus? scarii. Lett. Œuv. t. i, p. 259, dans POUGENS. Je vous prie, cruauté à part, de lui faire réponse; vous savez qu'il n'est bon qu'à ménager, et point du tout à mépriser, sét. 7(. Amitié même à part, tout artiste est mon frère, collîn d'harlev. Artistes, ii, s. ô vous, qui me reprochez mon père [lequel était horloger], vous n'avez pas l'idée de son généreux cœur; en vérité, horlogerie à part, je n'en vois aucun contre qui je voulusse le troquer, beaduahch. *• mémoire. || Terme de théâtre. Dire quelque chose à part, le dire en quelque sorte à soi-même, de manière à être entendu des spectateurs, mais de telle façon qu'ils puissent croire que l'autre acteur ne l'ait pas entendu. Cléanthis, à part : Homme, veuf, ni garçon I — Strabon, à part : Fille, temme ni veuve! —Cléanthis, à part : Le cas est tout nouveau. — Strabon : L'aventure est très-neuve, regnard, Wmocrtle, iv, 7. Voy. APARTÉ. Il U° X part, loc. prép. Excepté (à part en ce sens se met en tête de la phrase). A part sa vivacité, on ne peut qu'être satisfait de son caractère. || 12° A part moi, à part soi, loc. adv. Seul. Quand je suis à part moi, souvent je m'étudie, RîGNiBB, Sat. XII. Il En moi-même, en soi-même, tacitement. Je disais à part moi : las! mon Uieul qu'est ceci? rêonieh, Dial. Pendant ces mots l'époux gronde à part soi, la font. Juntent. Je voulais m'y prendre autrement pour étudier à part moi un homme [J. J. Rousseau] si cruellement, si légèrement^ si universellement jugé, i. j. rouss. 2" dial. Il 13° La plupart, voy. plupart'. |{ Proverbes. X un cheval hargneux il faut une étable à part, se dit d'un homme diflicile qui ne peut vivre avec les autres. || On vous en garde dans un petit pot à part, se dit ironiquement à quelqu'un pour signifier qu'il n'a rien à espérer.

— HIST. ix° s. Et Karlus meos sendra [mon seigneur], de suo part, non lo stanil [ne le tienne pas, un serment)..., Serment. ||xi° s. De meie pan ma molli ier [femme] saluez, Ch. de Rul. xxvi. Iiel» vint mille [chevaliers] |il) en misl à une part [à part], ib. lxxxvi. De toutes parz est Monljoic escriée, ib. cv. Quel part qu'il ait [aille]. ... tb. cxlix. Ne orgueiUus n'hume de maie part, i6. CLVii. Sainz Gabriel qui de part Deu le garde, ib. ce. H XII' s. Grant part de son barné [de .sa baroniej, Ronç. p. «9. Cil prist Aude, une part [à part] la mena, ib. p. t75. Et d'ambes parz [des deux parts] tris bien jurer et fiancer, Que ne feront jamais guerre recommencier, Sax. iv. Vaillanz |ilj fut et prudliom et de moult bone part, ib. xix. Quant nous lui voulons nuire, Je ne voi mile part, Que il demeurt en France ne la courone girt, ib. xxix. E purço, fait lur II, de part Deu vus defent. Que de mei n'i faciez ui mais nul jugement, Vit. le mart. 46. H iiii's. Ha Dlexl quel domagRS ce lu qu'il n'alendirent tant que li autre fussent tuit venu qui estoient d'autre partdol brasi villkh. cxl. Il lui a demandé .s'cle pstoit de par Dieu, Berte, XLV. Seigneur, ce dist Morans, si ait Diex en moi part, Que ... ib. xxii. Dame Dieu la conduie et la prene en sa parti ib. XXII. Et d'une part et d'autre mainte vigne plantée, ib. Lxxxii. D'une part |à partj se sont trais li iloniaine [les seigneurs et li pair, ib. xcvii. k une part ira» tous snns [seul]; Lors te vendront sou pu» et plaintes, la Rote, 22»i. Quant aucuns trueve in qiiemin [cheminj aucune coz queiie [cliu'i, tombée], lever l'en pot et porter en à part, bkaum. xzv, w. Quant l'en prent les cités des ennemis,

des biens que l'en Ireuve dedans, le roy en doit avoir le tiers, et les pèlerins en doivent avoir les deus pars, joinv. 2i7. Jo sai moult bien totes mes pars |éléments du discours], Partonop. 4649. Il xiv s. Il, laissée la concion d'eux, traisist [tira] les consulz à part, bebcheure, ^ 72, recto. || xV s. Quant le comte de Montfort sceut quelle part il trouveroii le roi et les barons, il se traïst vers eux en une chambre où ils estoient tous assemblés, fboiss. i, 1, 163. Et ordonna ainsi [le roi d'Angleterre] et dit à messire Gautier de Mauny : Messire Gautier, je veux que vous soyez de ceste besogne chef [surprendre les Français]; car moi et mon fils nous combattrons dessous votre baniere. Mossjre Gautier repondit : Monseigneur, Dieu y ait parti si me ferez haute honneur, lu. i, i, 327. De maparl,je vous fais promesse, Qu'à ung propos me tiens toujours, CH. d'orl. Bail. 14. Et souvent à part soy disoit : Sainct Gabriel, bonne nouvelle! id. ib. 67. .\ussi la ville de soy porto assez occasion et matere d'esbat, sans que luy meisme le duc jeune et vert alors,... s'y acquitta et en print sa pan, o. ciiastel. Clir. du due Phit. ch. S3, Mais on ne vous tient p.is si saige Des quatre parts, comme on souloit. Patelin. Au moins en pulilic; je ne sçay s'ilz disoient ainsi à part, comm. ii, 3. Les deux parts des nosires y moururent, m. vin, I4. Ceulx de la part du roy [l'armée du roi], ID. i, 3. || xvi' s. Tous ce.ulx qui là restoyent de la part [parti] de Picrochole, rab. Garg i, 49. Ciceronestoyt naturellement plus enclin à la partpompeiane, id. Pant. iv, 39. Une viz [escalier] de laquelle les marches estoyent part de porphyre, part de marbre serpentin, le. Garg. i, 63. 11 tyra Panurge à part, et doulcetlement luy remonstra que.... m. Pant. m, 2. Enterrez les en veue du soleil la part [où] que vous vouldrez, et souvent les arrousez, m. tb. iv, 7. Gomme voussçavez estrd du mouton le naturel, tousjours suyvre le premier , quelque part que il aille, ID. tb. iv, 8. La part de l'advocat est plus difficile que celle du prescheur, mont, i, 4i. Je laisse à part le vulgaire, à qui la peur.... jd. i, 6t. la contemplation embe- -songne l'ame à part du corps, id. i, os. Percer de part en part un bouclier, m. i, 364. La meilleure part des sciences qui sont en usage est hors de nostie usage, "m. i, «73. Les femmes couchent à part des maris, in. I, 237. Prendre une chose en bonne part, ID. 1, 248. Il faudroit luy dire, de la part de la raison humaine.... id. ii, 252. Trencher un homme en deux parts, par le faulx du corps, in. m, tao. si on les veut amiablenicnl reprendre, ils rehecqueiit,el prennent cela de mauvaise part, lanoiib, 269. Aussi doyvent-ils prendre de bonne part les correction» inopinées, qui les rendent plus prudens pour n'y retomber, ID. 32S. Numilor choisit le royaume pour sa part, amïot, /lom. 4. Y eut des coups donnés et des gens blêcez d'une part et d'autre, id. tb. 8. Il divisa tout le reste du pays entrente mille parts égales, id. Lyc. 32. U leur esloit défendu de manger à part en privé dessus riches tables et licts sumptueux, id. tb. (5. Hz ne pouvoient supporter, que les Sabins, auxquelz ilz avoienl fait part de leur ville et de leurs terres, attentassent de leur commander, id. Numa, 4. Dracnn en ses loix ne fait nulle part mention des Areopagites, id. Solon, 33. Les voisins qui aperceurent cela, accoururent tous esperdus celle part [là], en criant, id. Aie. •'. Voulant faire part de ceste victoire aux Grecs, il envoya aux Athéniens particulièrement auo boucliers.... in. Alex. a». Seigneur de la Graiiche Gillart des Essars, pour le» quatre parts et portions, les cinq faisant le tout, Couil. gén. t. I, p. 50. Ayant eu quantité de mauvaises rencontres, et eu, en plus de sept paris de ia vie, dont les dix font le tout, do grands et forts ennemis, SULLY, Mém. t. xil, p.' 287, dans la- CUANE. Si bien que parmy leurs pages et lai|uais do» uns et des autres on voyoit faire des (|uadrilles et des parties et crier â la cour : Donrlion, Bourbon à part, Guise et lorraine à part, hbant (,'*pit. fr. t. m, p. 249. L'homme qui a de l'art posséda sa part, cotohave. Qui n'y est n'y a sa part, id.

— ÊTYM. Prov. part; ospagii. et ital. parte; du lat. pnrtem, qui, d'après Corssen [Beitr. p. 7B), viendrait du radical sanscr par, pri, donner, achever. Â part parait venir du latin scolaslique : a parte rei, indépendamment du réel : anresuniversales sint a parte rei, id est secundum se, si les choses universelles sont imlépendammenl du réel, c'est-à-dire par elles-mêmes, hémusat.

PAIITAGK (par-ta-j ), ». m. |{ 1' Division d'une chose en plusieurs portions. Faire le partage d'une succession. Troii conditions admirables de celte

le ciel, ID. Anne de Conx. Ils [les incrédules] n'ont pas même de quoi établir le néant, auquel ils espèrent après celte vie ; et ce misérable partage ne leur est pas assuré, id. 16. S'immoler pour son nom de Dieu] et pour son héritage, D'un enfant d'Israél voilà le vrai partage! bac. tsth. I, *. L'affliction et l'opprobre sont ici-bas le partage des gens de bien, iCAss. Corftne, Avenir. One âme qui prend Dieu pour son partage, id. Prof, relig. (. 0 Dieu, où sont vos élus? et que reste-t-il pour votre partage? m. Carême, Petit nombre des élus, ô beauté, partage funeste X tous les autres prcféré, J. B. houss. Calisto. Si quelqu'un ne reconnaît pas Photius, que son partage soit avec Judas, volt. Uœurs, 3<.Des pensées fertcs et vigoureuses, un coup d'œil juste sur les faiblesses des hommes, des idées profondes et vraies, c'est 11 votre partage dans tous les temps, ID. Lett. ou rot de JPr. B janv. t"67. Tant qu'il y aura des hommes plus actifs, plus industrieux, plus économes, plus heureux que d'autres, il y aura de l'inégalité dans les partages des biens, mabmon- TBL, Bélis. ch. t3.||En partage, en lot donné par la nature, par la fortune, par le ciel J'aime en Sertorius ce grand art de la guerre.... Ce bras qui semble avoir la victoire en partage, cohn. Sertor. II, \ . Les uns ont la grandeur et la force en partage, LA FORT. Fabl. Il, 17. Croyez-vous donc avoir tant d'esprit en partage? moliebe, Visanth. 1, 2. Dieu avait donné î ces deux maisons [d'Autriche et de France] la piété en partage, boss.- Jfar.- Thér. Quiconque est riche est tout; sans sagesse il est sage; Il a, sans rien savoir, la science en partage, BoiL. Sot. viir: Mais si quelque vertu m'est tombée en partage, rac. Phèdre, iv, 2. Ils n'ont en partage que la force du corps, fén. Tél. i. Je vous avais donné en partage une âme bonne, mass. Carême, Mauv. riche. || Etre le partage, se dit d'une personne qui échoit à un autre par mariage. De celui que je crains si je suis le partage. Je saurai l'accepter avec même visage, corn. Rodog. i, 7. ||7' Fig. Division des opinions, désaccord. 11 y a un siècle pour les blondes, un autre pour les brunes; et le partage qu'il y a entre les femmes sur l'estime des unes et des autres l'ait aussi le partage entre les hommes, pasc. Pass. de l'amour. Il [Vivonne] était dans sa chambre, très-mal de son bras [blessé au passage du Rhin] , recevant les compliments de toute la cour, car il n'y a point eu de partage, sÉv. 4 4 dcc. i673. || Dans une assemblée, dans un tribunal, division égale des voix pour et contre. Arrêt de partage. Un témoin qui affirme et un accusé qui nie font un partage, montesq. Esp. XII, 3. Il 8' Action de diviser en parties plus petites. Le partage d'une ligne en diverses parties. Le partage de la terre en cinq zones. || 9" Terme de géographie. Point de partage, point entre deux bassins assez élevé pour que les eaia puissent couler indifféremment d'un côté ou de l'autre. || Terme d'hydraulique. Le point où l'on place le réservoir supérieur qui doit alimenter un canal. || Canal à point de partage, canal qui franchit une chaîne de montagnes ou un faîte quelconque entre deux vallées. Lp premier canal à point de partage, c'est-à-dire traversant le faîte qui sépare les bassins des deux rivières, a été construit en France par des Français, et ce canal c'est le canal de Briare, i. caillet, l'Admin. en Franc, sont Kichelieu, 11, 4 6. || Bief de partage, le bief le plus é'evé du canal à point de partagejcelui qui écoule ses eaux sur les deux versants. Il Point de partage, le point culminant d'un chemin de fer, lorsqu'il remonte une vallée ou le versant d'une montagne pour descendre ensuite de l'autre côté. || Proverbe. Partage de Montgommeri, tout d'un côté et rien de l'autre.

— UIST. xiu* s. S'aucuns est semons sor partage, BEAÙM. 11, 8. Il XV s. Usurperentou eurentà bon liltre, je ne sçay lequel, car de telles choses le partage s'en fait au ciel, couH. I, 3. Le cardinal escrivçit à monseigneur de Guyenne l'exbortement de ne prendre nul autre partage que celluy que.... ID. II, 45. Il ivi* s. Autre que vous, ma seule et grande amie, N'aura jamais en mon amour partage, st-gel. (74. Ceux-là ont la robbe longue, ceulx-ci la courte en partage, MO.x T. 1, 4 4». lln'y a nuls con tracts, nulles successions, nuls partages, ID. i, 236. One voix n'empe-sche partage [la majorité doit être de deux voix au moins], lotsel, 875. Kn matière criminelle n'yapartage : ains passe le jugement à la plus douce opinion, m. i»7fl.Je leur demanderois volontiers qui a fait le partage [la part ou séparation] de la médecine et de la chirurgie, nnt, Au leit. n..i .».■.. . j I - Etym. Wallon, parffg; Haute-Marne (Vesoul),

, qui avait *oo part.ige dans | peiirige, du l«uHat. partalg,um, qui suppose une for-

dette sacrée fia charitt fraternelle] qui feront le partage de ce discours, Boss. Scrwi. Chanté frai. Pre'amhuk. Dans les plus puissantes maison», les part.!j;es ne sont-ils pas regardés comme une espèce de dissi|>ation par où elles se détruisent elles-mêmest ID. Anne de Gont. ô hommes, quels que vous soyez, et quelque sort qui vous soit échu par foitlre de Dieu dans le grand partage qu'il a fait du monde, id. Sermon», Justice, 4. Ces neveux affamés dont l'importun vi.sage De mes biens à mes yeux fait déjà le partage, boil. Sat. x. Et vous, pour vous armer, suivez-moi dans ces lieux Où se garde.... Ce formidable amas de lances etdépées.... Venez, Je veux moi-même en faire le partage, rac. Athal. m , ». Le partage des biens, les lois sur ce partage, les successions après la mort de celui qui a eu ce paruge, tout cela ne peut avoir été réglé que pr la société, et par conséquent par des lois politiques ou civiles, montesq. Erp. xivi, 6. Les empereurs ou, sous leur nom, les magistrats romains firent des conventions avec eux [les Goths et les Bourguignons] sur le partage du pays, comme on le voit dans les chroniques et dans ies codes des Visigoths et des Bourguignons, id. ib. XXX, 7. Ce partage de l'empire d'Alexandre fut fait vingt-trois ans après la mort de ce conquérant, con- DiL. Hisl. ane. 11, 4 4. Un fragment de poésies de Tyrtée nous apprend que le peuple de Sparte demandait alors un nouveau partage des terres, bar- THÉL. jlfioch. n.'te 8, t. iv, p. 48B, dans pougens. Il L'action en partage. Demande de partage d'une succession portée en justice (Code Nap. art. 84 7). Il î* Acte qui contient la division d'une succession. Il faut produire votre partage. Les partages peuvent être rescindés pour cause de violence ou de dol. Code Napol. art. 887. Après le partage, ou l'acte qui en tient lieu... tb. art. 888. || 8' Portion de la chose partagée, portion assignée, part de patrimoine. Le troisième partage, échu par le sort, fut celui des enfants deZabulon, saci. Bible, Josui, XIX, 40. Il [Turenne] avait quarante mille livres de renie de partage, et M. Boucherai a trouvé que, toutes ses dettes et ses legs payés, il ne lui restait que dix mille hvres de rente, sSv. »8 août 4676. Je ne vois dans tout ce récit que le prodigue de l'Evangile, qui veut avoir .son partage, qui veut jouir de soi-même et des biens que son père lui a donnés, BOSs. Anne de Gonx. Et content des États marqués pour mon partage, bac. Milhr. l, 4. Le Pont est son partage, et Colchos est le mien, id. ib. 1, 4. Celui qui n'a de partage avec ses frères que pour vivre à l'aise bon praticien, veut être officier, la brut. vi. Tu savais l'art de te défaire d'un frère pour avoir son partage, fén. Dial. des morts, Louis II, Louis XII. Theuderic dit aux Francs de son partage : Suivez-moi ; je vous mènerai dans un pays où vous aurez de l'or, montesq. Espr. xxx, 4 4. || 4' Action d'avoir part à. Non, c'est assez d'un seul [Sosie], et je suis obstiné A ne point souffrir do partage , MOL. Amph. m, 7. L'Église entre en partage de cette gloire [de Marie mère de Dieu) , boss. 2* srrm. Visitât. 4. Un favorable sort vous appelle au partage Des biens qui nous sont destinés, qui.v. Arm. iv, 4. Qu'il n'était pas juste qu'ils entrassent en partage lies terres que les Homains avaient conquises avant leur alliance, vp.htot, Rivul. rom. m, 234. Il 5* Fig. Il se dit de l'âme et de ses facultés placées cotre des tendances contraires, entre des diversions. Une àme comme la sienne ne souffre point de tels pariages [entre Dieu et le monde] ; et il fallait ou tout à fait rompre, ou se rengager avec le monde, boss. Anne de Gonx. Recherchons.... d'où vient que le Fils de Dieu fait ses plus chères délices d'un cœur virginal.... c'està cause qu'un cœur virginal se donne à lui sans partage, id. Sermon pour uni profusion, jour de ïexalt. de la croix. C'est vouloir vous partager entre Dieu et le monde, entre Dieu et vous-mêmes et Dieu ne peut souffrir de partage, boubdalouk, Purif. de la Vierge, Uytl.

t II, p. 274 Vous deviez le rendre moins volage;

Comment souffricz-vous cet horrible partage T bac. fhfdre, », a. On a le loisir de s'arrêter aux remarques sans parUge d'attention avec le texte, Mém. ie Trir. tiib, dans despontainks. Je t'aimc avec •icé», sols à moi sans partage, c. d«lav. Pana, m, ♦• Il •' fig f^ qui échoit comme une espèce de part. U fourbe n'est le jeu que de» petite.»- âmes, Et c'est là proprement le paruge des femmes, cobn. Nicom.

'/'*'. ■:\..'^ ^*P^' "■*«" *' précieux, Ouoii «n Uisjil jadis la partage des dieux, la font. FaU. '"'»..'* ■-* ''"*^. depuis ce temps Id'Homèrel, avait toujours eni que l'intelligence et le vrai courage «aiMil «on iMirtige naturel, Bos». Hisl. m t, U iifioeev.» B*D*.licie ' '

PAR

meparlaftiîum, dérivée irrégulièrement de partirt, partager, lequel vient depa«, part (voy. part 2). PARTAGÉ, ÉE (par-ta-jé, jée) , part, passé de partager. || i' Divisé en plusieurs parties séparées. Le bon sens est la chose la mieux partagée ; car chacun pense en être, si bien pourvu que.... desc. Béth. 1, 4. La beauté est partagée en mille différentes manières; le sujet le plus propre pour la soutenir, c'est une femme, pasc. Pats, de l'amour. La main, dit-il [Piutarque], pour être partagée en cinq doigts, loin d'être plus faible, en est au contraire plus forte, plus agile, plus propre au mouvement, ROLLiN, Hiii. anc. t. m, p. 407 dans pougens. Des enfants de Lévi la troupe partagée Dan» un profond silence aux portes s'est rangée, nAC. Ath. V, 4 . Pour que les richesses restent également partagées, il faut que la loi ne donr.i à chacim que le nécessaire physique, montesq. Esp. va, 4. Il Terme de botanique: se dit d'une partie qui offre des découpures prolongées. || i' Partagé, qui a reçu sa part. C'est [M. le Duc] la quintessence de la jalousie même ; j'admire qu'il en soit resté dan» le monde, après qu'il a été partagé, sÉv. 27 oct. 4 673. Boileau avait raison de dire que Thomas Corneille avait été partagé on cadet de Normandie (voy. NORMANDIE), VOLT. Lett. l'ormont, (o août 4744.118° Fig. Qui a reçu les dons de la nature ou de la fortune. Je serais partagé *un esprit bien infortuné, si je n'estimais pas les ouvrages de M. de la Motte, marivaux, dans desfontaines. Dans la distribution du bonheur, les sots n'ont pas été les plus mal partagés, d'alemb. Est. sur la soe. des g. de lett. Œnv. t. m, p. 34 , dans pouoens. Il 4" Fig. Attiré tour à tour par divers soins ou sentiments. Les honnêtes gens partagés à divers soins ne s'y abandonnent pas Jen France], comme font les Espagnols dans l'inutilité de Madrid, où rien ne donne de mouvement que le seul amour, ST-8VREM, Sur nos coméd. Qui se donne à la cour, se dérobe à son art ; Un esprit partagé rarement s'y consomme. Et les emplois de feu demandent tout un homme, mol. la Gloire du Val-de-Grdce. Partagées entre pâmer de rire et mourir de peur, SÉv. 24 juin 4680. Un cœur sec et partagé par mille affections étrangères-; mass. Carême, Tiéd. 2. Les femmes partagées entre Jésus-Christ et les soins du mariage, m. Carême, Samarit. Partagé entre mille soins, 11 fut toujours tout entier à chacun, in. Or. fun. Viïleroy. Les dieux n'ont pas reçu l'offrande partagée D'une âme faible et tendre en se» erreurs plongée, volt. Pélnp. iv, 2. || 5° Qui est réciproque. Un amour partagé. ||6" Séparé en opinions contraires, en partis opposés. Rome, en deux factions trop longtemps partagée, corn. Sertor. v, ». Leurs opinions [des consulteurs à Rome, sur la grâce eflicace, selon Jansénius] furent partagées,' PASC.Prot). xvii. Ses amis [de Mazarin]ou partagés, ou irrésolus, ou infidèles, boss. .inné de Gonx. La face de la terre partagée par tant de doctrines diverses, MASS. Or. fun. Madame. || Dans une assemblée délibérante, voix partagées, se dit quand deux opinions réunissent un même nombre de voix. M. de Malesherbes, qui est assurément une belle âme, m'a mandé que c'était ce même homme (un juge dani l'affaue la Barre] qui avait déterminé l'arrêt funeste dont l'Europe a eu tant d'horreur; que sans lui les voix auraient été partagées, volt. Lett. d'Argental. 16 avr. I775.

PARTAGEA«LK(par-ta-ja-br),odj. Qui peut être partagé. Hors le cas de cette réserve, le préciput ne s'exerce que sur la masse partageable, et non sur les biens personnels de l'époux prédécédé, Code Nap. art. 4!>I5. || terme de botanique. Divisible au moment de la maturité sans déchirure sensible.

— HlST. xvr s. Partageable, ouuiN, Dict.

— EtYM. Partager. L'ancienne langue disait partable, tiré de partant, participe de partir, diviser en parties.

PARTAGEANT (par-ta-jan), t. m. Celui qui est admis, intéressé dans un partage. Chacun des partageants.

PARTAGER (par-ta-jé. Le g prend un e devant n et o; partageais, partageons), v. a. || !• Diviser une chose en plusieurs parties. Partager un gâteau. Partager le travail entre des ouvriers. Eux venus, le lion par ses ongles compta. Et dit : nous sommes quatre à partager la proie, la font. Fabl. 1, 0 ..onslantin, fils île l'empereur Constantius Lihioru», jiartage l'empire comme un héritage entre ses enfants, boss. Ilist. m, 7. Alger.... tu te verras attaque dans tes murailles, comme un oiseau ravissani qu'on irait chercher parmi ses rochers et dans son nid, où il partage son butin à ses petits, ii/. Uar.-Thcr.

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r partagea l'empire à ces deux princes, Qonnani rOrient jl Arcadius, et l'Occident à Honorius, fléch. The'od. IV, 74. Quelques législateurs anciens, comme Lycurgue et Romulus, partagèrent également les terres, montesq. Esp. v, 5, Vous voilà tout accoutumée à des partages ; l'empire turc sera partagé, et vous ferez jouer l'Œdipe de Sophocle dans Athènes; volt. Lett. Calherine, 4 3 fév. 4 773. L'espérance de partager les Pays-Has avec les Hollandais était le principal objet du cardinal de Richelieu. ID. Ann. Emp. Ferdinand II, (635. ||Fig. Ils partagent le gâteau ensemble, se dit de ceux qui sont d'intelligence pour faire quelque profit secret. Il Partager le différend par la moitié, ou, simplement, partager le différend, se relâcher chacun de son côté sur ses prétentions. || Familièrement. Partager la poire en deux, se dit quand, dans une discussion sur une affaire d'intérêt, on partage la somme par moitié. || Partager un cheveu en quatre, se dit de ceux qui affectent de suivre les choses jusque dans les plus subtiles subdivisions. Cela s'appelle partager un cheveu en quatre , m"* de i'espinasse, LettT t. u, p. »2. dans poogehs. || Se partager quelque chose, se dit de plusieurs personnes qui se donnent, à chacune, une part de quelque chose. !l Fig. Les repentirs, les doux souvenirs, les regrets, l'attendrissement se partagent le soin de me faire oublier quelques moments mes. souffrances, 1. j. Rouss. 3" lett. à if. de Malesherbes. Il Partager le soleil, ménager également les mêmes avantages aux deux combattants, en champ clos. Il Terme de manège. Partager les rênes, prendre une rêne danschaque main, et conduire ainsi son cheval. Il Terme de marine. Partager lèvent, manœuvrerde manière que, si l'on ne peut avoirl'avantage du vent, l'ennemi ne l'ait pas non plus ; et aussi prendre le vent en plusieurs bordées à peu près égales, tantôt d'uB côté, tantôt de l'autre. || 2' Former, dans un tout, des parties distinctes, mais non effectivement séparées les unes des autres. Ce fleuve partage la province. Partager un nombre en deux. La Seine.... Voit du sein de ses eaux vingt îles s'élever. Qui, partageant son cours en diverses manières... bOIL. Ép. VI. Il 3° Attribuer en part. Si l'on vient pour me voir, je vais aux prisonniers Des aumônes que j'ai partager les deniers, mol. Tart. m, 2. La nature, fertile en esprits excellents. Sait entre les auteurs partager les talents, boil. Art p. i. Cette impossibilité de partager il mes inclinations le peu de temps que j'avais de libre renouvela plus vivement le désir que j'avais depuis longtemps de ne faire qu'un minage avec Thérèse, J. j. ROuss. Confess. viii. Abl les biens les plus doux sont les biens qu'on partage, deulle, Parad. perdu, viii. On ne jouit bien que de ce qu'on partage, oenlis, Mères rivales, t. i, p. 387, dans pougens. || i° Donner en partage, avec le régime direct de la chose. Et de son amitié je ne puis l'exiger, Sans vous voler un bien qu'il vous dalt partager, corn. Pulch. i, 3. 11 lui partagera son propre diadème. Et de toute sa gloire il le fera briller, ID. Imil. i, <B. Ne faites point languir deiu amants davantage, El nous dites quel sort votre cœur nous partage, mol. Mélic. u, • . Il Donner en partage avec le régime direct de la personne. Son père l'a partagé en aîné. Trouvet-on miuvais qu'un souverain, dans la distribution de ses faveurs, partage mieux ceux de ses sujets qui s'appliquent avec plus de soin et de vigilance à le servir? mass. Carême, Fautes légères. Il Fig. U se dit des dons de la nature, de la fortune, du ciel, de Dieu. La nature l'a mal partagé. U est bien partagé du sort. Jamais mon dessein ne s'e.st étendu plus avant que de tâcher à réformer mes propres pensées.... ceux que Dieu a mieux partagés de ses gi âces auront peut-être des desseins plus relevés, DESc. Méth. Il, 3. Les dieux vous ont mal partagé |)our tous les dons de la fortune, fén. Tél. i. Il 6° Kig. Faire une part en des chose» abstraites ou morales. Ce père fmria^e également sa tendresse eitre tous ses enfants. M. de Montausier se régla •iirune prudente équité, partageant, avec ses moindres ofliciers, ses biens par libéralité, et leurs fatigues par con.stance, flRch. Duc de Mont. La seule Judée connaissait sa sainte et sévère jalousie [de Dieu), et savait que partager la religion entre lui et les autres dieux était la détruire, Boss. Hist. il, fc. Mais l'âtat veut un maître, et vous devez songer Que pour garder vos droits il les faut partager, VOLT Mérope, l, 3. ||6' Fig. Avoir une part en des choses abstraites, murales. U a partagé avec lui Vbonn'-ur de elle journée. Lorsque vous m'apportez des fer-, à partager, cosn. Sophon. m, «. Je no veux point, monsieur, jaloux ou non jaloux, Parta-

DICT. Dl LA LAKOnK mAnÇAlHt,

ger de son cœur rien du ^out avec vous, holiëre, Xisanth. v, 2. Et moi je ne veux plus, tant tu m'es odieux! Partager avec toi la lumière des cieux, BAC. Théb.'iY, 3. Prince, je me dévoue à ces dieux immortels. Dont ta vertu t'a fait partager les autels, ID. Brit. v, 8. Ainsi que mes grandeurs, partage mes souffrances, bripaut, Nii'us II, u, 2. || 7* Fig. Faire des divisions en des choses abstraites, morales. U partage son temps entre l'étude et les plaisire. || Il se dit des choses qui produisent un pareil partage. J'ai servi deux tyrans; Un vain bruit et l'amour ont partagé mes ans, la pont. Poésies mêlées, Lxix. Tous ces intervalles de repentir qui ont partagé toute votre vie, m.ass. Carême, Ineonst. Il 8° Fig« S'intéresser à, prendre part à. Continuez, ma belle, à me parler de vous, sans craindre que cela m'ennuie ; mon amitié s'accommode mieux de partager vos peines que de les ignorer, sÉv. t fév. 16 90. Didon a beau gémir et m'ctaler ses charmes, Je condamne sa faute en partageant ses larmes, BOIL. Art p. IV. Mais qui sait si depuis Je n'ai pas en secret partagé vos ennuis? rac. Andr. u, i. Mon cœur, dès ce moment, partagea vos misères, volt. Als. Il, î. Il Partager l'opinion, l'avis, le sentiment de quelqu'un, être de son opinion, de son avis, de son sentiment. || On dit, dans un sens analogue : partager la crainte . les soupçons, la défiance, la confiance de quelqu'un. || 9° Fig. Produire dans l'âme des sentiments qui se balancent. Mais en ce dur combat de colère et de flamme, U [l'amour] déchire mon cœur sans partager mon âme, corn. Cid, m, 3. Ni les conseils de la Providence, ni l'état de la princesse ne permettaient qu'elle partageât tant soit peu son cœur, boss. Anne de Gonf. Le monde.... où.... si l'on ne refuse son cœur à Dieu, au moins on le partage entre lui et les créatures, fléch. Mme de Mont. D'ailleurs mille desseins partagent mes esprits, RAC. Mithr. m, 6. Combattu par ces agitations infinies qui partagent le cœur sur le point d'un changement, mass. Carême, Prodigue. Le vin et la paresse se disputent mon cœur.... Eh non, ils ne se le disputent pas, ils y régnent paisiblement ensemble.... Se partagent mon cœur.... Dit-on se partagent ? Eh ! mon Dieu I nos faiseurs d'opéras comiques n'y regardent pas de si près, Beaumarchais, Barb. deSiv. l, î. || *0° Fig. Séparer en partis, opposés, en sentiments opposés. Il faut, pour la braver [Rome], ((u'elle nous prête un homme; Et que son propre sang en faveur de ces lieux Balance les destins it partage les diaux, corn. Sertor. ii, t. Ces deux peuples jaloux partagèrent toute la Grèce, BOSS. Hist. i, 8. Jamais, pour s'agrandir, voit-on dans sa manie Un tigre en factions partager l'Hyrcanie? BOiL. Sat. viii. Mais, quoique seul pour elle, Achille furieux' Épouvantait l'armée et partageait les dieux, rac. Iph. v, 6. Serez-vous toujours prête à partager l'empire? lo. Brit. i, i. Que d'opinions différentes ont partagé autrefois les écoles de la philosophie païenne ! mass. Carême, Vérité de la religion. Au douzième siècle, les moines noirs et les blancs formaient doux grandes factions qui partageaient les villes, à peu près comme les factions bleues et vertes partagèrent les esprits dans l'empire romain, volt. Mœurs, 63. || 11° F. n. Avoirpart, avoir droit à une part. 11 ne partage pas dans cette succession. Ah 1 crois qu'avec César on partage sans peine, VOLT. 7(ome saui). ii, 3. || Partager comme frères, en frères, faire un partage égal. || 12" Se partager, v. rdfl. Être coupé en diverses parties. La roule se partage en deux branches. L'or se peut partager, mais non pas la louange ; Le plus grand orateur, quand ce serait un ange. Ne contenterait pas, en semblables desseins. Deux belles, deux héros, deux auteurs, ni deux saints, la pont. Lettre xviii. Ces terres et ces seigneuries qu'il [un riche] avait ramassées avec tant de joie, se partageront en mille mains, boss. i*' sermon pour le *' dim. de car. 3. i| Kig. Nous autres malheureux perdronsnous tout courage Pourvoir que notre vie ici-bas sr partage Aux inùgalités... ? cohn. Imit. ii, 9. || 13* Il se dit d'une troupe qui se divise en fractions moindres. Ami-i, partageons-nous : qu'Umaêl en sa garde Prenne tout le côté que l'orient regarde; Vous, le côté de l'Ourse.... rac. Ath. iv, 5. || 14* Fig. llseditd'unc personne qui partage son temps, ses soins, son afr fection. L'une aura ma grandeur comme l'autre eut me» yeux; C'est ainsi qu'Attila m- partage à vous deux, CORN. AU. 111, 4 Attachée aupiesde son lit.oii elle sacrifiait toute sa joie, prosternée aux pieds des autels, où elle offrait à UifU toutes ses peines, elle se partageait entre ses soins et ses prière», n.ecu. Mme de Montaut. J'aimerais peut-être encore mieux qu'il [le président Hénault) le pftrlageât uni-

quement entre vous et lui-même ; il ne trouvera jamais de société plus charmante que ces deux-là, VOLT. Lett. Mme du Deffant, 26 juill. 176*. ||0n le dit aussi des choses, en un sens analogue. Sa tendresse se partage également entre tous ses enfants. Il 15" Fig. Être de partis, d'avis, de «entimènts différents. Quand les dieux étonnés semblaient se partager, Pharsale a décidé ce qu'ils n'osaient juger, CORN. Pomp. 1, I. Les avis se partagent fort sur la manière de censurer, boss. Lett. quiêt. 6». .... Pour le choix d'un maître Athènes se partage, RAC. Phèdre, i, t. C'est ainsi que les opinions se partagent sur toutes les affaires de ce monde, volt. Leit. Lekain, 23 févr. 4787. Les interprètes de Platon, anciens et modernes, se sont partagés sur la nature de l'âmedu monde, barth. Anachars. ch. 6».

— REM. On dit partager avec ([uand on retient pour soi une partie des choses que l'on partage ; ,et partager entre quand on ne relient rien. Il partageait son bien avec les pauvres, et n'en réservait qu'une très-petite partie. U vendit tous ses biens et les partagea entre les pauvres. On dit aussi partager à dans le sens de distribuer.

— SYN. PARTAGER, msTRiBUER. Partager une chose, c'est la diviser en différentes parts; distribuer, c'est remettre les différentes parts à ceux à qui elles reviennent.

— HIST. XVI* s. L'une a esté comme la plus aagée. Premièrement sur mon cœur partagée, nii bellaï, m, B'2, recto. Là dedans ils furent vivement attaquez; mais si oppiniastres , qu'il les (allut avoir par le feu, avec lequel partageans tousjours, ils amusèrent cette armée plus de deux heures, d'adb. Hist. Il, 309. Par là [le roi] partagea à son profit la faveur du verft et du soleil, id. ib. m, 230. Les esclaves des chrestiens brûlèrent la grande ville, et contraifinirent leur maistre de se partager (se retirer] en la forteresse, id. ih. 11., BO6.

— ÉTYM. Partage: nivernais, partaiié.

fPARTAGEUR (par-ta-jeur) , s. m. || 1» Celui

qui partage. || Anciennement. Celui qui était préposé pour faire le partage des successions. || 2° Néologisme. Pa.'tisan de la communauté des biens, du partage des terres. || En ce sens, on se sert souvept de la prononciation vulgaire : parCigeux

— HIST. XVI' s. A l'occasion de quoyCimon fut pour lore estimé mauvais partageur, amyot, Cimon «6.

— ÊTYM. Partager.

PARTANCE (par-tan-s') , t. f. Terme de marine. Départ d'un bâtiment, d'une flotte. Nous fîmes quatre partances, mais le vent nous refusa toujours, RETZ, IV, 345. Je ne laisse plus l'espérance a personne que l'on puisse retarder la partance au delà de jeudi prochain, w' n'ESTiiéEs, i5 avr. laso, aans jal. Il Coup de partance, coup de canon sans boulet qu'on tire pour avertir qu'on va mettre à la voile. Il Fig. Il prétend que l'affaire des bulles est si bien disposée, que ce sera le coup de partance et le bouteselle pour venir à Grignan, sëv. 24 juill. i«9i. || Il se dit aussi fig. dans le langage général pour signal de départ. Huit heures sonnent, voilà le coup de partance. || Bannière de partance, pavillon qu'on met à la poupe pour annoncer le départ. |{ En partance, sur le point de partir. || Pointde partance, celui à partir duquel on commence à compter la route.

— ÉTYM. Partant l.

t I. PARTANT (par-tan), s. m. Celui qui part. Je suis un des partants. Portant.... Un secret au malade, aux partants un adieu. Un sourire à chacun, à tous un mot de Dieu, lamart. Joc. vi, 232.

2. PARTANT (par-tan), ndv. l'ar conséquent. Il avait du comptant. Et partant De quoi choisir.... LA roui. Fabl. 1, <7. Les tourterelles se fuyaient; Plus d'amour, partant plus de joie, lo. 16. vu, ♦. Le plus sot des Chaldéens et partant le plus fanatique, volt. Zadig,*. Peu courtisan, partant homme de foi, ID. Ep. m. |{ Il s'emploie en style de pratique et de comptabilité. Vous avez signé au contrat, et partant vous êtes obligé. Sur quoi payé tant, partant reste.... || Partant quitte, c'est-à-ilire tous lo» comptes balancés, le» deux parties sont quittes l'une envers l'autre,

— REM. Ce mot parlant peut être encore employé avec quelque grâce dans les discours de raisonnement ; hors de là, on lui préfère par conséquent, Acad. Oli.ierr. iur Vaugrlas, p. 247, dans poiiOENS. Cette rcm.irque de l'Académie n'est pas juste, comme le pruuvent les exemples.

— HIST. iii» s. Partant sera la nouvelo nonciée, Hone. p. <2i. Il xiii* a. Doivent aidier aus cordouanier» i paier les huesHS [Iwttes] le roy, et parlant puent il [ils peurent] ouvrer de quel cuirien qu'il leur plest, Liv. du mit. ai4. || zti- i. Partant [par

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lil se veoiJ l'aniraosité des accusateurs, mont, i, t». (La confiaoce prouve la bonté] païuinl la favorise nirii v,)!oiilier?, m. 1, 3**.

- Er\M l'ar, ei (onf.

f PAKTKMKNT ( par-te-man ) , ». m. 1| 1* Terme vieilli, .^cheminetuent d'un lieu à un autre. Je n'ose vous dire que l'on s'en va lundi, pour ce que ce parlement a déjà eu tant de fausses as-signalions, que je crains que celle-ci ne soit pas plus véritable que les autres, malh. Lettres, u, U. Que les galères ne partent jamais du port de Halte qu'en plein jour, si ce n'est en cas de nécessité, et qu'à midi précisément, la capitane ayant tiré un coup de canon pour signal de parlement, SJa«u/s de l'ordre, etc. ie«3, dansJAX. ||*° Terme de marine. Direction du cours d'un vaisseau vers l'orient ou l'occident par rapport au méridien d'où il est parti. |l DlfTérence de longitude entre le méridien sous' lequel la dernière oliservation a été fixité, et celui où le vaisseau se trouve actuellement. {| 3' I^n parlant des feux d'artifice, on appelait fusées de parlement, plusieurs fusées qui partent ensemble.

— HIST. XV* s. Après le parlement des ambassadeurs dessus dicts, cohm. i, 'i. || xvi* s. 11 suffit de l'accompaigner à son parlement, uoht. i, 6<.

— ETYM. Partir ».

PARTENAIRE ( par-te-nê-r' ) , t. m. et f. ||f Associé avec lequel on joue. Vous serez mon partenaire. Il S* Personne avec qui l'on danse. Choisir soD partenaire, sa partenaire.

— BEM. Quelques-uns écrivent partner, dit l'Académie. Fariner doit se prononcer par-tnèr.

— ETYM. Angl. partner, qui paraît être une allération de l'ancien français parsoner, lequel provient du bas-latin partttionarius, dérivé lui-même de pariilio, partage.

t PARTÈNE.MENT (par-tè-ne-man)^ s. m. Chauffoir, bassin servant, dans les salines du Midi, à la concentration préparatoire des eaux salées, Hnquêle sur tf.« tels, i»«H, t. n, p. 610, '

PAKTKRRE (par-tê-r'), s. m. || 1* Aire plate et unie. Il Paiteire de natte, natte qui couvre le plancher d'une chambre. || Faire un parterre, tomber sur le sol. Il donna deux fois à travers De deux petits monceaux de pierres. Tellement qu'il fit deux parterres, scarr. Virg vi. || 2° Partie du jardin qui fait face au bâtiment et qui est divisée par compartiments de buis, de fleurs, de gazon. L'air était peint de cent couleurs : Jamais parterre plein de fleurs N'eut tant de sortes de nuances, la font. Psyché, II, p. 218. ||Fig. C'était un très-beau parterre à voir que tant d'escadrons et de bataillons en bon ordre, pelussom, Lett. hist. t. m, p. b», dans POUGENS. Il Parterre de pièces coupées, celui. qui est composé de figures régulières, où l'on met des fleurs. Il Parterre de gazon, celui qui est fait de pièces de gazon en compartiments carrés et avec enroulements. Il Parterre de broilerie, celui qui est composé de rinceaux, de fleurons, et autres figures formées de traits de buis nain, et entouré de platesbandes. Son parterre brodé, son maigre filet d'eau, DELiLLE, Jard. I. Il Parterre k l'anglaise, tapis de gazon peu découpés, entourés d'une plate-bande de (leurs dont les allées suivent les détours. || 3" Parterre d'eau, nom donné à certains canaux conduits par compartiments, et dessinés à peu près comme les parterres de jardin. On va de l'un à l'autre par de grandes allées d'trbres très-beaux et très- verts, environnées de prairies, où les inondations précédentes font des canaux et des parterres d'eau comme si l'art s'en était mile, fSLU Lett. hist. t. i, p. 267. Il Le parterre d'eau à Versailles, c'est-à-dire les deux grands bassins immédiatement devant le château. Il 4° Partie d'une salle de spectacle entre l'orchestre et le fond du théâtre ; autrefois on y était debout, n'y ayant aucun siège, et c'est de là que vient le nom de parterre. Un clerc pour quinze sous, sans craindre le holà, Peut aller au parterre atta-iuer Attila, Boii.. .Sit. u. La troupe de Molière fil doubler pour la première fois le prix oitl;naire, qui n'éuit que 'Ifl dix sous au parterre, voir. Vie de Molière. Voilà un billet de parterre que j'ai reçu de la part •te vos partisans i)our vous applaudir, mais en Toici en m«me lemp» un autre de la cabale pour vous •■'■' .ND, UiSoureauli, se. tu. 1| Populaire-

■ e un billelilcparlerre, tomber. Il Spec-

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terre, PÉN. t. xxi, p. 2i. Non, j'appelle, en auteur soumis mais peu craintif, Du parterre en tumulte au parterre attentif, piron, Métrom. v, a. C'est la première fois [à la représentation de Mérope] que le parterre ait demandé l'auleur d'une pièce, condob- CET, Vie df Voltaire. Un grand prince souhaitait à Corneille un parterre-composé de ministres d'État; fcorneille en demandait un composé de ijarchands de la rue St-Denis; il entendait par It des esprits droits et des âmes sensibles, sans préjugés, sans prétentions, marmontel, Œuv. t. vi, p. 327. || Parterre debout. Parterre assis. C'est surtout dans le parterre, et dans le parterre debout, que cette espèce d'électricité est soudaine, forte et rapide, et la cause physique en est dans la situation plus pénible et moins indolente du spectateur, qu'une gêne continuelle et un flottement perpétuel doit tenir en activité, ID. ib.ix, p. «77. Les comédiens français, dans leur nouvelle salle, ont pris le parti courageux davoir un parterre assis : il paraît moins tumultueux, mais plus dillicile à émouvoir, lo. ih. ix, p. I8(i. Il Kig. Le publie en général. L'affaire de Mme de Courcelles réjouit fort le parterre, SÉV. 26 févr. 1672. Voici un bon mot de Mme de Coniuel qui a fort réjoui le parterre.... id. 16 mars 1672. Il On dit dans le même sens : juger du parterre les actes du gouvernement. || B° U s'est dit autrefois d'une espèce de satin ou de damas semés de fleurs naturelles, qui représentent l'émail d'un jardin. Il B" Serpent du genre boa. || Kspèce de g;irelle.

— HlST. xiv s. Ouvrouer par terre [boutique au rez de chaussée], Ordonn. des rois, t. in, p. i«7. ||.xv' s. X Saint-Denis un chafault et parterre, Jousles très grans, où l'or luit et habonde, E. nESCH. Poésies mss. t° 298. Il XVI» s. Les gens de pied fuient contraincts de les laisser [ les royales, sorte de vêtement], ou rongner (au moins ceux ijui portoient des bottes), car à tous coups les espérons s'engageoient dedans, et faisoient faire des parterres, o'aub. Faf». iv, 3. Né au vray parterre des fleurs de lis de France, Sat. Mén. p. <77. Longues et larges allées, droictement alignées, et au parterre bien unies, o. de SERRES, 16. Le parterre du poulailler sera quarrellé avec de la brique, id. 34». Cest abisme se va clorre en telle solidité, qu'il n'y restoit apparence aucune que jamais jl y eust eu ne tour ne tremblement ny ouverture de terre; ains seulement y apparoissoit le parterre de la place tout àplain,.JI(;c(or, roman, p. 43.

— ETYM. Par, et terre.

t PARTUÊNIE (par-té-nie) , ». f. Un des noms de la constellation de la Vierge. || Genre de plantes qui se rapproche de la camomille.

— ÊTY.M. nàpÔEvo;, vierge, que Benfey rapproche du sanscrit prUh-uka, pralh-uka, qui désigne les petitS'des animaux.

t PARTHÉNIENS (par-lé-niin), s. m. pi. Nom donné aux enfants illégitimes nés à Sparte pendant la guérie de Messénie et conduits dans la Grande Grèce par Phalante.

ETYM. Lat. parthenius, de itôpOtvo;, jeune

femme non mariée.

t PARTHÉNOGENËSE (par-lé-no-jenè-z"), *. f. Terme de physiologie. Une des phases de la métagenèse, celle où une naissance d'êtres intermédiaires a lieu sans intervention des sexes.

— ETYM. nàpSevoc, vierge, et YÉvEmç, engendrement.

t PARTHÉNOGENÉSIQUE (par-té-no-je-né-zi-k'j, odj. Oui a le caracti're de la parthénogenèse.

t PARTHÉNOLOGIE (par-té-uo-lù-jie), s. f. Traité médical sur les jeunes filles.

— ETYM. llàpOevot, vierge, et Wy"!. traité.

PARTIlENON (par-té-non), s. m. || l" Terme d'antiquité. Temple de Minerve à Athènes. || 2° Appartement des filles qui, chez les Grecs, était l'endroit de la maison le plus reculé.

— ETYM. îlapitvwv, de TtipOevo;, vierge.

t PARTHÈNOPE (par-té-no-p'), s. f. || l' Nom ancien de la ville de Naples. || 2" Petite planète découverte par M. de Gasparis, à Naples, le il mai 1860.

— ÈTYH. Parlhenope, jeune fille enterrée à Naples et qui donna son nom à la ville.

t PARTilÉNOPÊEN, ENNE {par-té-no-pé-in,è-n'), odj. Oui appartient à i'arthcnope, à Naples ou à ses habitants. || République i>arthénopécnne, gouvernement ' démocratique établi à Naples par les Français en 1 79».

i PARTIIIQUE (par-ti-k'), adj. Oui a rajpporl au» Parthc», peuple d'Asie. Les guerres parthiques.

«. PARTI, lE (par-li, lie), par», pa.viï'de partir i. Il 1" Cela esl tout parti, c'est-à-dire la ré|iartition , la ha ance des gains et des risques est toute faite (locution vtwllie). 11 y a ici [dans le pari entre l'affir-

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malion et la négation de la religion] une infinité de vie infiniment heureuse à gagner, iinha.sard de gain contre un nombre fini de hasards de peile, et ce que vous jouez est fini; cela est tout paiti.... il n'y a pointa balancer, pasc. Petis. x, 1. 11 Mi-parti, voy. MI-PARTI. Il 2' Terme de botanique. Profondément divisé par des incisions aiguës. || 8* Terme de blason, en parlant de l'écu, divisé perpendfculairement en parties égales. 11 porte parti d'or et de gueules. Il On le dit aussi en parlant d'un aigle à deux têtes. Il porte de sable à l'aigle d'or au chef parti. Il ECU parti et coupé de six pièces, celui' qui a trois piices en chef et trois en pointe. Il Parti de l'un et de l'autre, se dit d'un écu qui a un seul meuble, lequel, à moitié de l'écu, change réciproquement d'émail avec le champ. || S. m Division de l'écu en deux parties égales depuis le haut jusqu'en bas. Il y a quatre divisions de l'écu, le parti, le coupé, le tranchant et le taillé. || i' Chartepartie, voy. CHARTE, il 5° Terme du moyen âge. Jcui partis, demandes joyeuses et roulant sur l'amour, que posaient les poètes ou trouvères et sur lesquelles on s'exerçait dans les bonnes compagnies.

2. PARTI, IK (par-li, lie), part, passé de partir 2. Qui a quitté un lieu. Parti de Paris. || Fig. Un trait parti d'une main ennemie.

3. PARTI (parti), î. m. || !• Ancien terme de mathématique. Règle des partis, nom de ce qu'on a nommé plus tard calcul des chanceii (ainsi dit parce qu'on partageait les chances, les probabilités). Usage du triangle arithmétique pour déteiininer les partis qu'on doit faire entre deux joueuis qui jouent en plusieurs parties; pour entendre le' règles des partis, la première chose qu'il faut coi sidérer est que l'argent que les joueurs ont mis eu jeu ne leur appartient plus, car ils en ont quitté la propriété; mais ils ont en revanche le droit d'attendre ce que le hasard peut leur en donner suivant les conditions dont ils sont convenus d'abord; mais, comme c'est une loi volontaire, ils peuvent la rompie de gré à gré, et ainsi, en quelque terme que le jeu se trouve, ils peuvent le quitter, et, au contraire de ce qu'ils ont fait en y entrant, renoncer à l'attente du hasard, et rentrer chacun en la propriété de quelque chose ; et, en ce cas, le règlement de ce qui doit leur appartenir doit être tellement proportionjié à ce qtj'ils avaient droit d'e!îpéier de la fortune, que chacun d'eux trouve entièrement égal de prendre ce qu'on lui assigne, oude continuer l'aventuredujeu, et cette juste distribution s'appelle le parti, pasc. Traité du triangle arithmétique. || Kn un sens plus large, le choix à faire, la détermination à prendre dans une matière où il y a du hasard, d'après telle condition donnée. S'il y a autant de hasards d'un côté que de l'autre, le parti est à jouer égal contre égal, PASCAL, Peiiséex, x, i, édit. havet. || 2° Ancien terme de finances. Nom donné à des forfaits soit pour faire certaines fournitures soit pour lever les droits du roi (ainsi dit parce que le partisan partageait le profit, >le revenu). Le parti des vivres. Le parti des poudres. S'enrichir dans les partis. 11 y a ici du bruit pour la nouvelle monnaie que l'on veut faire et que le parlement veut empêcher; c'est qu'il y a des partisans qui offrent bien de l'argent pour en avoir le parti, oui patin, Lett. t. u, p. I4». Son père était un des plus grands usuriers de la France, et ne s'adonnait qu'à bailler de damnables avis au conseil et à prendre quelques partis, Franeion, VMi, p. 340. Il vous faut.... un Jacquier qui prenne en parti le pain de munition, sév. a août i87i. Saint Louis ne mit point en parti les biens et la fortune des pauvres; il ne crut pas que, pour avoir des sujets obéissants, il fallût les rendie misérables, PLitcii. Panég. St touù. Ergaste.... trafiquerait des arts et des sciences, et mettrait en parti jusqucs à l'harmonie, la bhuï. vi. -)| Mettre les tailles en parti , en confier le recouvrement à des partisans. mS" Somme qu'on alloue à un employé, à un intendant, etc. (sens dérivé de partir, parl.tger). Êtesvous convenue du parti que vous lui faites? monsieur Uemy m'a chargé de vous en parler, mahiv. Fouises conHd: i, 6. || Fig. Condition, traitement. C'est lui faire un bon parti. On lui voulait donner une soiis-prcfecture, il ne devait pas refuser ce p;irti-là.

Fig Faire un mauvais parti, un méchant parti à quelqu'un, lui faire subir un mauvais traitement, ou même attenter À sa vie. On esl pr.H à vous faire un fort mauvais parti, tristan, Panthée, m, 3. L'on ferait au Scamaiidie un lrès-méclianlp.irli, la font. .S'cuin. Serez-vous étonné si je vous^lis que j'ai reçu une lettre anonyme de Toulouse...? je présume que, si j'étais à Toulouse, on me ferait un assez mauvais parti, VOLT. Lett. Damilaville, 2» juin l't*.

PAR

PAB

f! ♦• Troupe de gens de guerre qu'on détache pour battre la campagne (sens dérivé de parlir, partager). Il tire d'un déserteur, d'un transfuge, d'un prisonnier, d'un passant, ce qu'il veut dire, ce qu'il veut taire, ce qu'il sait, et pour ainsi dire, ce qu'il ne sait pas : tant il est sûr dans ses conséqupnces ; ses partis lui rapportent jusqu'aux moindres choses, Boss. Louis de Bourbon. Nous sbiumes occupés, et trop publiquement, d'un parti de cinquante hommes qui a passé quelques rivières, et qui a dessein d'enlever quelque personne considérable, maintenon, LeU. au duc de Noailles, » nov. 1710. Les partis Tinrent jusqu'aux portes de Paris, et enlevèrent le premier écuyer, qu'ils prirent pour le Dauphin, DU- CLOS, Œuv. t. V, p. 20. Il Aller en parti, courir la campagne avec une commission particulière, pour chercher l'occasion d'in-.ommoder l'ennemi. || Par extension. Ne pourrions-nous point aller en parti sur le grand chemin de Paris; il y aurait de bons coups à faire, dancourt, Les cur. de C- se. 3. {| Fig. Faire parti, arranger un coup de main. Léandré fait parti Pour enlever Célie ; et j'en suis averti. MOL. rÉt. m, ». Il Ancien terme de guerre. Parti bleu, petit parti de gens de guerre, sans commission et sans aveu. Il rencontra un parti bleu qui le vola et le dépouilla. {| Parti réglé, parti de gens qui allaient en parti munis d'une commission. ;i 6" Union de plusieurs personnes contre d'autres qui ont un intérêt, une opinion contraire Ic'est une extension du parti de guerre). Le parti des Guelfes, des Gibelins. Les partis politiques. Qu'aucun versât le sang de son propre parti, cobn. Sertor. i, *. Je permis à mes sens de se laisser chatouiller par le titre de chef de parti que j'avais toujours honoré dans les vies de Plutarque... les vices d'un archevêque pouvant être, dans une infinité de rencontres, les vertus d'un chef de parti, retz, Mém. ii. L'on a plus de peine dans les partis à vivre avec ceux qui en sont, qu'à iglr contre ceux qui y .sont opposés, iD. ib. liv. ii, p. aoT, dan.'i poogens. Il y a trois partis [en Angleterre], celui du roi et des évêques fort petit, celui du prince d'Orange fort grand, et le troisième fies républicains et non conformistes, sÉv. 6i:i. Si l'aveuglement des peuples n'eût pas été incurable, elle (la reine) aurait guéri les esprits, et le parti le plus juste aurait été le plus fort, Bcss. Reine d'Angtet. Ainsi les calvinistes, plus hardis que les libériens, ont servi à établir les sociniens,qui ont été plus loin qu'eux, et dont ils grossissent tous les jours le parti, id. lîei'n* d'Anqlet. M. Jurieu n'est pas le seul qui nous a révélé le secret du parti, id. Variai, xiv, 8». Elle déclarait aux chefs des partis jusqu'où elle pouvait s'engager; et on la croyait incapable ni détromper ni d'être trompée, ID. Anne de Com. Cet Agrippa fut toujours du parti des Romains, lu. llist. ii, <u. Akibas, le plus autorisé de tous les rahbins, et, à son exemple, tous ceux que les Juifs appelaient leurs sages, entrèrent dans son parti [de BarcochébasJ, JD. ib.u, ». On prépare de loin les esprits, le parti se forme, l'un attire l'autre, bourdal. Pensées, t. I, p. 462. J'ai ru plus d'une fois dans vos lettres, en parlant de vos filles : elle n'est point de mon parti ; une supérieure, un parti I maintenon, LeU. d Mme de la Viefrille, 'M juin I7U8. Je déplais aux deux partis, parce que je ne .suis d'aucun.... tu. LeU. au dur. de fioailles, b mai (7)i. Le parti d'Hannon voulait qu'on livrât Annibal aux Romains, montksq. Esp. X, 6. Orlwssan, qu'il ne soit qu'un parti parmi nous, Celui du bien public et du salut de tous, V0I.T. Tancr. i, <. Il est peut-être utile qu'il y ait deux partis dans une république, parce que l'un veille «ur l'autre, et que les hommes ont besoin de surveillants, id. Polil. et légi.il. Idées républic. 5u. On cliange de parti dans les guerres civiles, id. TVttimi-. m, '2. Les chrétiens firent alors [sous ConsWnce Chlore] un grand parti dans l'État, id. Kœurt, M. Il Homme de parti, homme passionné en, tout ce qui intéresse .ion parti. || Esprit de parti, esprit aveugle et même injuste en tout ce qiii regarde un parti et le parti c<jnlraire. L'esprit de parti aliai.sse les plus grands hommes jusqu'aux petitesses du peuple, Lt rruy. xi. || Par extension, parti se ilit quelquefois de personnes qui sont en débat, en procès. Lui {un mari qui plaide contre sa femme], il entre en fureur de la légèreté.... elle entre en lureur de son cAté.... les avocats éclateront de tous les deux p;irtis, sgv. S3 Janv. <««2. || Prendre le parti de quelqu'un, le proléger, le défendre. Don Siancbe, tais.z-vous, et soyez averti Qu'on se rend criminel à prendre sf'n parti, coiiM. Cid, il, 7. Prenez-vous son parti contre moi? moi,, t'emm.tav. Oi >. Il • pris l« parti des rois, qui ne (oot pas

mieux traités que Dieu dans le Syst^me de la nature; pour moi je n'ai pris que le parti des hommes, VOLT. Leu.Duch. de Choiseul, 2 sept. )7"0. U était digne de notre nation de singes, de regarder nos assassins comme nos protecteurs; nous sommes des mouches qui prenons le parti des araignées, id. LeU. d'Argent. i«'juill. (77t. || On dit, dam le même sens : prendre parti pour quelqu'un. || Prendre parti contre quelqu'un, se tourner contre lui, l'attaquer. ]| Prendre parti, se décider pour un parti ou pour l'autre. Les peuples qui n'avaient point encore pris parti, et qui attendaient que l'événement les déterminât, ROI.LIN, LiU. anc. (£uv. t. iv, p. ♦, dans pougens. Il Être, se ranger du parti de quelqu'un, de quelque chose, favoriser, préférer, appuyer quelqu'un, quelque chose. Je suis entièrement du parti des médisants, sÉv. 48. Vous pouvez tout : aimez, cessez d'être amoureux ; La cour sera toujours du parti de vos vœux, rac. Bérén. ii, a. La multitude est toujours du parti des réprouvés, mass. Carême, Élus. Il Fig. Je permets à son esprit d'être du parti de son cœur, mol. Critique, 7. || Mettre du parti de quelqu'un, faire appuyer quelqu'tm; se I .mettre du parti de quelqu'un, l'appuyer. Il se met du prti de ceux qu'il fait régner, corn. Cinna, m, 4, Lacédémone avait mis dans son parti Darius, BOSS. Hist. I, 8. Pourquoi ne songer-vous pas à mettre ces colonies dans votre parti ? fén • Ti<l. x. Il Fig. Ou moi-même avec moi conduisant votre sœur. J'irai semer partout ma crainte et ses alarmes, Et ranger tous les cœurs du parti de ses larmes, RAC. Brit. m, 3.11 Avoir un parti, avoir pour soi, dans ses intérêts, un certain nombre de personnes par qui l'on est soutenu, défendu. || Dans le sens opposé on dit : il a un grand parti, un nombreux parti contre lui. || Dans les guerres de la Révolution, parti bleu, parti des troupes de la République, d'après la couleur de leur uniforme; et parti blanc, les royalistes qui avaient le drapeau blanc. Il 6° Action de se partager, d'aller l'un d'un côté, l'autre d'un autre. Nous devions quitter notre bonne compagnie dès midi, et prendre chacun notre parti, les uns vers Paris, les autres à Autry, sév. I" oct. 1877. ||7' Fig. Résolution, détermination (le sens de partir, partager, se portant aux opérations de la volonté). Malheureux Xipharès, quel parti dois-tu prendre? rac. Uilhr. u, c. 11 prenait des partis extrêmes contre ses intérêts, ïèn. Tél. i. Le choix que j'ai dû faire Devenait un parti conforme à ma misère^ volt. Scythes, m, 2. s'il [le parlement de Toulouse] croit avoir bien jugé les Calas, il doit publier la procédure.... s'il sent quil s'e»t trompé, il doit réparer son injustice.... il n'a fait ni l'un ni l'autre; et voilà des cas où c'est le plus infâme dès partis de n'en prendre aucun, id. Lett. d'Argence, i2oct. I7«». Je connais les femmes : les partis violents ne leur coûtent rien, elles les prennent avec facilité, et elles y renoncent de même, GENLis, Vœux lémér. t. i, p. 4i, dans pougens. || Demi-parti, résolution insuffisante, qui ne mène qu'à la moitié de ce qui doit être fait. || Prendre parti, se décider pour ou contre. Prenons parti, mon âme, en de telles disgrâces; Soyons femme d'Horace ou sœur des Curiaces, cobn. Wor. m, <. Faites, prenez parti; que rien ne vous arrête; Et ne me rompez pas davantage la tête, mol. Mis. iv, s. L'Eglise peut prendre parti llans les choses que l'Êvangilo laisse indifférentes, BOss. Déf. de la trad. sur la communion, Avertiss. 2. Qu'avons-nous tant faire de savoir si Saturne est environné d'un anneau ou d'un grand nombre de petites lunes, et pourquoi prendre parti là-<lessus? malerh. Hech. vér. IV, 7. Il Prendre un parti, on finir avec une situation. Je vous avoue que je voudrais bien m'en aller et que ma pauvre tante eût pris un parti (fût morte ou guérie], s8v. I3;i.i; Prendre son parti, prendre une ilernière et ferme résolution. Ah I la voici, seigneur! prenez votre parti, rac. fl(!r. m, ï. Il eut bientflt pris son parti, n*MlLT. Gramm. <l. Il Prendre son parti, signifie aussi se résigner. Seigneur, nous savons prendre notre parti, mol. Princ. d'Él. v, 3. La Sablière a pris son parti en jolie et spirituelle personne, sev. 400. Théonas.... avait enfin pris son parti et renoncé i la prêlature, lorsque quelqu'un accourt lui dire qu'il est nommé à un évéclié , la brut. viu. Prenez votre parti sur mes longueurs; car pour moi j'ai pris le mien sur vos plaintes, j. J. ROU-sSfcAL', Ém. m. || C'est un parti pris, c'est une chose résolue, convenue. Il fte parti pris, avec une résolution arrêtée à l'avance, sans vouloir rien entendre. || Terme de beaux-arts. De |.arti pris, se dit d'une manière raisonnéc et déterminée de traiter une difficulté uti accessoire

du sujet. Ces drapeiies sont traitées de parti pris. Prendre un puti, disposer les ombres et les lumières par grandes masses ; ne point les éparpiller. Ne pas prendre parti, laisser les objets dans le vague et dans la confusion. || 8° Fxpédient, moyen (ce qui est un diminutif du sens de résolution). C'est le plus court parti. Et soyez averti Que renfermer sa femme est un mauvais parti, mol. Éc. des mar. 1, 3. Mourons, c'est le parti qui seul me reste à suivre, in. Psyché, iv, p. 4, Nous trouvons l'évêque toujours habile, et toujours prenant les bons partis, SÉV. 24 déc. 1873. La désolation qui fut dans sa chambre [de la princesse de Conti mourante] ne se peut représenter.... la Gêvres avait pris le parti des évanouissements; la Brissac, de jeter les hauts cris.... ID. & févr. 1672. Veux-tu voir tous les grands à ta porte courir? Dit un père à son fils, dont le poil va fleurir; Prends-moi le bon parti, laisse-là tous les livres, BOIL. Sot. viii. U prit le parti de ne plus m'en parler, pén. Tél. xiii. || Tirer parti, tirer avantage, utilité, profit. Lorsque Tibère commenta à régner, quel parti ne tira-t-ii pas du sénat I mon- TESQ. Rom. XV. L'amour-prdpre tire parti de tout, il prend ce qu'il peut, suivant l'âge et l'étal où nous sommes, marivaux, Marianne, 9* part. || Fig. Tirer parti de la vie, en user d'une manière agréable et sage. ||9° Situation, état intermédiaire. Entre l'hypocrisie et l'impiété, il y a un parti honorable, c'est d'être chrétien, bourdal. liesp. hum. 2« avent, p. 387. H y a un parti à trouver entre les âmes crédules et les esprits forts, la bruy. xiv. Il 10" Profession, genre de vie, emploi. Le parti des armes, de la robe. Théodose leur offrit des partis très-honorables dans ses armées, fléch. Hist. de Théndose,u, 3». Tel prend le parti des armes, mass. Carême, Vocat. || En termes de guerre, prendre parti, s'enrôler. Ayant sous un faux nom pris parti dans l'armée, haoteroche, Esp. foU. ii, 4. Il y en eut près de vingt mille qui prirent parti en divers lieux parmi ses troupes, fléch. Hist. de Théod. u, 73. Il 11° Une personne à marier considérée par rapport à son bien ou à sa naissance. 11 vint des partis d'importance ; La belle les trouva trop chétifs de moitié, la font. Fabl. vu, ï Madame Honesta, C'était son nom, avait eu jusquelà Force partis.... m. BHph. Et, si votre parole à Clilandre est donnée, Olîrez-lui le parti d'épouser son aînée, mol. l'emm. sav. v, 3. Si j'avais, comme vous, les pédants dans la tète, Je pourrais le trouver un parti fort honnête, id. ib. m, 7. Mademmselle, le seul parti de France qui fiit digne île Monsieur, SÉv. 9. he roi a donné à mademoiselle de la Molbe, fille de la reine, deux cent mille francs; elle trouvera bientôt parti, id. ia. C'est environ trois cent mille livres de rente, tous ses meubles, toutes ses pierreries, l'hôtel de Longneville; en un mot, c'est le plus grand parti de France, id. 21. Mme de Mirepoix donne son fils, qui est grand parti, au plus médiocre de la cour, iD. 27 déc. 1688. Tliéramène était riche et avait du mérite; il a hérité, il est donc très-riche et d'un très-grand mérite.... combien de galants va-t-il mettre en déroute? quels bons partis ne fera-l-il pas manquer? la bruy. vu. Cléobuline, sa mère (de ThalèsJ, le pria d'accepter un parti avantageux qui se présentait, FÉN. Thaïes. || Prendre parti, se marier.*ll y a un temps où les filles les plus riches doivent prendre parti, la bruy. m. Tout prit parti, seule elle demeura, volt. Ilégueule. \\ 12° Terme de jeux. .Se dit, au lansquenet, d'une manière de jouer trois contre deux, deux contre un, ou trois contre un. il Se dit à plusieurs jeux de cartes, lorsqu'il n'y a pas d'ég^ilitè dans les cartes, et que la cane d'un joueur compte double. Faire le parti. Donner le parti. Il Proverbe. A parti pris point de conseil.

— KiiM. 1. Prendre à parti, s'est dit comme nous disons atijounrhui prendre à partie. Et prenant, s'elle eût |iu, le destin à parti, Régnier, Sai. xi. Elle eut beau prendre à parti les lois et la religion, ua- MiLT. (irumm. 8. || %. Mme de Sévigné a dit : le bon parti, pour le principal sujet. M. de Vardes... honore Paris lie sa présence, et il est toujours le bon parti de la conversation, sÉv. i" juin 1684. C'est le sens ancien d'occasion qu'avait parti (voy. l'historique).

— iilRT. XIII* s. Diexl fait il, h quels de ces deux M'est or partis (partagé, donné en partage! li mains mauvais? l.ai de l'ombre. ||xv* s. Mais esloient au parti, connue pour les a.ssaillans tous enfroiss&r et lapider de pierres, s'ils fussenl passés outre la rivière, et n'eussent pu les Aiiglois aucunement retourner, moiss I, I, 41. Certes, sire, s'il nous convcnoit entrer eu ce parti (se rendre timpleinent|. ^e

PAR

tiens eo »<>«» tant d'hooneur et de eentillosse, <]ve TOUS ne noua feriei fors toute courtoisie, ainsi que TOUS voudriez que le roi de France ou le duc de Normandie fist à vos chevaliers, ou à vous mesme, si vous estiez au parti d'armes où nous sommes à présent. — Les chefs des assiegcans considérèrent la loyauté de messire Jighos des Baux, et qu'il estoit un cberalier estrange hors du royaume de France, et que moult il leur avoit montré le droit parti d'armes, ID. I, l, 2»2. Messire Thomas, mon fils est-il mort.... ou blessé.... Nennin, monseigneur, si Dieu (liait; mais il est en dur parti d'armes; si auroit bien mestier de votre aide, lo. i, i, 2»o. Et les autres qui de près le suivoient, qui g'arrcsterent sur lui, quand en ce parti le Tirent[tuéde lasortej, et le

rogrelterent durement, ID. I. i, U3 Il est en tel

pirty, Le pauvre homme, qu'il n'a party Du licl, y a unie semaines. Patelin. Il fut de ceste opinion, disant que jamais n'auroit si beau parti |uccasion], cokm. h, *. Il l'envoya quérir à son disner avec luy, et luy offroit de très beaulx et Ixins partis, s'il eust voulu demeurer, m. iv, to. 11 [le comte de CampobacheJ trahissoit ceiluy qui l'avoit recueilly vieil et povre et sans nul party, ID. y, «. Il ivi' s. Chacun soit advetti De faire comme moy, Car d'aimer sans parti [sans retour], C'est un trop grand esmoy, «arot, ii, 34*. [La terre] Fut di» Tisce en bornes et partis Par mesureurs fins, cauts et dcceptifs, id. iv, tv. Le Tout-puissant, qui m'ouït plaindre. Mon parti tousjours tenir veut, id. iv, 32K. il se révolta et changea de party, Hoirr. i, 44, Il print entre ces deux extremitez un moyen party, (D. I, S43. Il luy escrivil qu'il luy avoit trouvé un party bien plus grand et plus digne, d'un mari de bien aullre pouvoir et magnificence, m. i, 261. Hz le supplieront de vouloir appaiser son courroux et emmener les Voisques hors de leurs terres, pour puis après à loisir mettre en avant telz partis qu'il verroit estre expédients pour les uns et pour les autres, amyot. Cor. 50. Les tourterelles, en signe de viduité, jamais ne couchent sus branche verte, «près qu'elles ont perdi) leur party, et demeurent en perpétuelle viduité, sans prendre autre party, PAhÏ, Animaux, 12.

— ÊTYM. Parti i ; ital. partilo. On comprend par le premier exemple de l'historique comment parti, participe passé départir, diviser, partager, est devenu le substantif parti: ce qui est partagé devient le lot, la part, la résolution.

PARTIAIIIE (parsi-ê-r'), adj. Terme de jurisprudence. Colon partiaire, cultivateur qui rend au propriétaire une partie des produits de sa ferme; cetie partie est souvent de la moitié, d'où l'on a fait le lerme métayer. Les fermiers et les colons partiaires peuvent être contraints par corps, faute par eux de représenter, à la fin du bail, le cheptel de bétail, les semtnces et les instruments aratoires qui leur ont été confiés. Code .Sap. art. 2083.

— HIST. ivi* s. Les habitans de chacune juridiction peuvent tenir et prendre bestail estrange en compagnie partiaire, pourveu qu'elle soit vraye et non feinte, Coxut. yen. t il, p. 687.

— tTYM. Lat. partiarius, de por», partie (voy.

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