‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 295 sur 389 · LAY · texte numérisé non relu

LAY

, — ETYM. Parachever.

PARACHEVER ( pa-ra-che-vé. La syllabe che prend un accent grave, quapd la syllabe qui suit est muette : je parachève), v. a. || 1" Conduire à un complet achèvement. || Absolument. Si monsieur me donnait la licence de parachever, peut-être que.... MARIVAUX, Sec. ntrpr. de l'am. il, 8. || a* Terme de doreur. Rlendre l'or moulu avec le gratte-bosse. Il 3* Terme de teinture. Se dit particulièrement des noirs qu'on perfectionne avec de la galle ri de la couperose. Il 4° Se parachever, t). réft. litre parachevé.

— HIST. XIV* s. Il paracheveroient ce qu'il avoient coraencié, bercheufe, f* 58, ««-«o. || xv's. Ainsi se paracheva ce mariage, comii. vi, 3. ||xvi* s. Parachevant leur repast, rab. Oarg. i, a:i. Quand elle [une femelle d'uiseau] a parachevé de le construire json nid], mont, il, 198.

— ÊTYM. par. dans le sens ancien de superlatif (vov. PAR I, à l'ÉTYM.), et achever.

PABACIIRO.MSME (pa-ra-kro-ni-sm') , s. m.

Erreur de eliroiiologie, qui consiste à placer un événement plus tard qu'on no le doit. On remarque un autre paracbronisme, quand vous dites que les Amazones bAlircnt le temple de Diane d'Ëphèse

au temps qu'elles faisaient la guerre aux Athéniens et à Thésée, J. bhuslé, Lucien en belle humeur,

t. 1, p. 438, dans POUGENS.

— RE.M. Proprement le parachronisme met l'événement plus tard, et ranachronisine plus tôt qu'il n'est réellement. Mais aujourd'hui anachronisme .s'emploie généralement pour toute espèce d'erreur en chronologie.

— ETYM. Par..., para..., etxpôvoc, temps: & côté du vrai temps.

PARACHUTE (pa-ra-chu-t'),s. m. \\ 1« Machine adaptée aux aérostats, et qui, présentant par son déploiement une résistance à l'air, rend la chute inoffensive. M. Blanchard.... nous a d'abord amusés de diverses épreuves d'une machine qu'il appelle parachute, BACHArMONT, Mém. t. xxix, p. 238. M. Blanchard lâcha de nouveau son parachute, auquel était attaché un chien qui descenJil sans se faire aucun mal, ID. ib. p. 2'J9. L'invention singulière des parachutes et l'étonnant et jusqu'ici inutile spectacle d'un homme qui osa le premier abandonner l'aérostat, et desceiidje sur la terre d'une hauteur de plus de «ooo pieds, fourhb, Inslit. Mém. scienc. t. viii, p. 86. || Fig. Ce qui sert à préserver des suites d'une parole ou d'une action. Il est vrai que partout il loue les princes; mais ce sont des parachutes : il ne pense pas ce qu'il dit des princes, p. l. coor. Procès. || 8* Nom donné, dans les mines, à un appareil destiné à prévenir les dangers résultant de la rupture des câbles qui servent à enlever les bennes. |i 3° Pièce qui empêche l'axe du balancier d'une inontre de ressentir la violence de quelque coup brusque. || 4" Jouet d'enfants formé avec un grand papier de soie coupé en rond.

— i TYM. Parer, à, chute.

PARACLET (pa-ra-klô; le t ne se prononce et n« se lie jamais), s. m. || 1° Consolateur, nom affecté au Saint-Esprit. || Adj. De là vient qu'il [Jésus] disait à ses saints apôtres : Si je ne m'en retourne à mon Père, l'Ksprit paraclet ne descendra pas, Boss. Sermons, A.icension, 3. ||î" Le Paraclet, monastère de femmes fondé par Abélard, près de Nogent-sur-Seine, Aulie. || 8" Un des éons des valenliniens. || Nom que les montanistes donnaient i leur fondateur.

— HIST. XIII* .s. C'est paraclist, c'est esperit, En qui garde riens ne périt. Qui a nom de consolateur, Que mon père com moi therist, J. ui-; meung, Tr. 1045. Il XVI* s. Nom particulièrement attribué en nostre église au benoist saint Esprit; l'ignorance du commun peuple le nomma paraclit; comme aussi ayje veu qu'en mes jeunes ans, dans les églises, on appelloit le Saint Esprit .ipirilum paraclytum, non paraclelum, pasqdiur, Hech. vi, I7.

— ETYM. riopàxXitiToc, invoque, de «opaxaXeïv, invoquer, de naçà, auprès, et xaXeïv, appeler (comparez CALENUBs). Jésus, pour désigner cet Esprit, se servait du mot Peraklit, que le syrochaldaïque avait emprunté au grec (itapôxXr.Toi;), henan. Vie de Jésus, I, 18. On remarquera ciue J. de Meiiiig et le petitde disaient paraclit suivant la prononciation du grec moderne.

t PARACLÉTIQUE (pa-ra-kié-ti-k'), adj. Qui appartient au paraclet. ||S. m. Titre d'un livre ecclésiastique des Grecs, qui contenait des prières pour toute l'année et pour tous les temps.

t PARACMASTIQUE ( pa-ra-kina-sti-k' ), adj. Terme de mi'decine. Qui a passé la période de croissance, en parlant d'une maladie.

— HIST. XVI* s. Pour lors la synoque sera paracmastique ou descrois.sante, pake, xx, b.

— ETYM napox(iaiTTixo{, de itapà, i oûté, et àxiiTi, le summum.

t PARACOROLLE (para-kO-ro-P), s. f. Terme de botanique aujourd'hui inusité. Sorte de faii.so corolle placée en dedans de la véritable dans certaines plantes ; exemple : les narcisses.

— ETVM. Par..., para..., et corollt.

t PARACOUSIE (pa-ra-kou-zie), s. f. Terme de médecine, llourdonnement ou tintement d'oreille, dans lequel on entend des bruits imaginaires, ou ilu moins des bruits qui n'existent qu'à l'intérieur de l'oreille.

— ETVM. riapaxoOiiv, entendre mal, de napà, i côté, et ixoOïiv, entendre.

f PARACHOTTR ( |ia la-kro t') , .ï. m. A|ipar.il pour guraulir de la boue en marchant. {| Bainle do cuir liouilli qu'on place de chaque côté de la portière d'une voiture, afin ijue le» vêtements ne se salissent fiHS en touchant les mues.

ErYM Parer, d, crotte.

t PAHACVANK (pa-r»-si-a-n') , ». m. Terme 'le

PAR

chimie. L'un des produits de décomposition du cyaiic par Teau, l'alcool et ramnioniaque.

— grVM. Par.. , para..., et cyane.

t PAKACyA.VIorE (pa-ia-si-a-ni-k'), adj. Terme de chimie. Se dl 'ie l'acide fulniiiiique.

•} PARACYANOGÈNE (pa-ra-si-a-no-jè-n'), s. m. Terme de chimie. Matière noire, isomi're avec le cvaiiogéne, et qui se forme dans les vases où l'on chauffe le cyanure de mercure pour préparer le gaz cvanogène.

'— ETYM. Par..., para..., el cyanogène. .■ t PARACVÈSIE (pa-ra-si-é-zie), s. (. Terme de médecine Grossesse extra-utérine.

— ÊTYM, l'ar..., para..., et xùrioi;, grossesse.

t PARACVNANClE(pa-ra-si-nan-sie), s. [.Terme de médecine, .synonyme d'angine légère. || Nom donné par quelques auteurs k la phlegmasie des muscles extrinsèques du larynx.

— KTYM. Par..., para..., et «uvôy/li angine.

t PARAD.ACTYLE (pa-ra-da-kti-l), s. m. Terme de zoologie Partie latérale des doigts des oiseaux.

— ÊTVM. Par..., para..., et 6ixxtu).o;, doigt. PARADK (pa-ra-d"), f. f. \\ l" Terme de manège.

^rièl d'un cheval qu'on manie (c'est le sens du m it espagnol jiarada, el c'est ce sens qui s'est introduit le premier). Un cheval sur à la parade est un cheval qu'on arrête facilement dans sa course. Il Parade mamiuée, se dit lorsque le cheval qu'on veut arrêter ^'arme de la bride, en haussant le dos. Il lieu où ceux qui vendent des chevaux viennent liabituellemenl les montrer aux acheteurs. || 2° De ce sens dans les manèges et les carrousels est venu te sens d'exhibition pompeuse, qui se liait d'ailleurs à parer, orner. || Lit de parade, lit élevé sur lequel on expose, après leur mort, les personnages de grande distinction Des Mazarins

l'insolente bravade Qui font voir d'Kiiiery [surintendant des finances] en son lit de parade, Lui qu'on ne devait voir qu'en parade au gibet, gui patin, t. Il, p. )9. Son corps [lie NewtonJ fut exposé sur un lit de parade dans la chambre de Jérusalem, endroit d'où 1 on porte au lieu de leur sépulture les personnes du plus haut rang et quelquefois les têtes couronnées, kontkn. Newton. Il a été un temps où les rois et les reines, les princes et princesses étaient exposé» après leur mort pendant quelques jour« sur un lit de parade, dans une chapelle ardente, LEGBAND d'aussy, Inst. Mém. se. mor. et pnlii. i. 11, p. Î58. Il Lit de parade, se disait aussi il'iin lit p;iré sur lequel les nouvelles mariées recevaient pendant quelques jours les visites de leurs connaissances. On verra la jeune princesse de Guémené (nouvellement mariéej aujourd'hui en parade à l'hôtel de Gueuiené... elle y recevra ses visites quatre jours do, suite, sÊv. 8 déc. (679. )| 3» 'forme de guerre. Revue qu'on fait passer aux troupes qui vont monter la garde. Les douze cent mille hommes armes qui font la parade en Europe, pourront bien ne faire longtemps (|ue la parade, volt. Lett. Lnmluiupt , I3 fév. t"6s. L'esprit de Bonaparte n'est pas à Sainic-Hélène, il est ici dans les hautes classes; on rêve, non des conquêtes, mais la grandi: parade; on donne le mot d'ordre, on passe des revues, on est fort satisfait, p. L. courier, Lettre au censeur, t. || Populairement el fig. Défiler la parade, mourir. |) Marche que les chevaliers faisaient en bel ordre dans la lice avant de commencer les carrousels. Il 4» Étalage, montre. L'armée des MacédoMens néglige cette vaine parade [les bellex armuresl , et elle n'a soin que de se consenrer inébr.i niable, vauobl. Q. C. m, a. Fer, jadis tant à craindre et, qui, dans celte offense, .M'a i«rvi de p;irade el non pas de défense, corn. Cid, 1,7. Paraître avec éclat mère dénaturée.... C'est mettre avec trop d'art la douleur un parade, ID. Penh, m, a. On fait parade du iQxe juxiue dans l'égliie, el on le nii;ne en triomphe aux yeux de Dieu même, Boss .Sermon», Ni'ress. de la vie, 2. Oue.... au niiliiîu de l'argent et ilrs diamants il înit •n parade des sacs et des boisseaux, u .il. Du suhl. ixxiv. Je ne compte pour rien la parade des carrosses «t de» laquais, bamilt. Gramm. v,i. Ayant su d'ailleurs qu il, avaient fait parade, dans plusieurs maivins. du premier volume de l'Emile que j'avais eu imprudence de leur prêier, j. j. rouss. Confest. xi Il Terme de marine. Faire parade, orner un vaisseau rte tout ses p..villons. || De parade, se dit de ce qui Ml moins pour lusage que pour l'ornement. Un -n«»"ble. un habit de parnde. ||Fig. 11 faut comx«er un homme an lui-même, avant que de méiiler qqerrang on lui donnera parmi le. autres; ei «l on ne tniv.„l|e ,„, ce fonds, toutes les auirei T«rtui SI cri, Unie» qu'eUei puissant être, oa i

PAR

ront que des vertus de parade, boss. 2* panég. saint Joseph, préambule. Distinguons deux hommes en un. L'homme secret eU'homme de parade, lamotte, l-'abl. 11, <9. Chez certaines femmes, les mœurs de parade et les mœurs négligées sont aussi différentes que la coiffure du jour et la coiffure de nuit, DU- PRESNY, Double veuvage, i, (o. (1 plaint ces voluptueux de parade, (|ui livrent leur vie entière à l'ennui pour paraître avoir du plaisir, )> l. Honss. Ém. IV. Ouiconi|ue a le courage de paraître toujours ce qu'il est, deviendra tôt ou tard «e qu'il doit être; mais il n'y a plus rien à espérer de ceux qui se font un caractère de parade, id. Lett. à Sophie, Corresp. t. v, p. î6, dans pougens. Il Fig. Faire parade d'une chose, en tirer vanité. Ebloui du nouvel éclat Dont sa vanité fuit parade, boursault, Lett. nouv. t. ii, p. 307, dans pougens. Et il me semble qu'on m'avait voulu récompenser par là de ce que je n'avais point fait parade de ma vertu, FONTEN. Lucrèce, Barbe. || On dit en un sens analogue : par parade. La plupart de leurs belles sentences [des sages du monde] ne sont dites que par parade et par une gravité affectée, boss. Sermons, Ro.<:aire, préambule. |{ B* Scènes burlesques données par les bateleurs à la porte de leur théâtre pour piquer la curiosité des passants et s'attirer des spectateurs. 11 ne dédaignait pas même de se prêter à ce genre de farce appelé p;ir.;de, genre que le bon goût a enfin remisa sa pluce el relégué sur les balcons de la foire, D'.iLF.Mii. lîloyes, Moncrif. U est allé à cinq heures du soirà Versailles, où on lui prépare opéras, comédies, ballets, parades, etc. id. Lett. au roi 'le Pr. ao juillet (78). || Par extension. M. de Maurepas était le premier homme du monde pour les parades; il était célèbre pour ses bons mots, volt. Lett. DetisU, (ojuill. (774. |j Par une autre extension, mauvaises pièces de théâtre. Je ne crois pas qu'il y ait une ville de piovince dans laquelle on pût achever la représentiition de ces parades qui ont été applaudies à Paris, VOLT. Lett. d'Argenlal, 2 sept. (767. H Fig. Il [Diderot] a dit : Tu [Voltaire] as reçu les honneurs du triomphe dans la capitale la plus éclairée de l'univers.... et les critiques ont ajouté avec une hardiesse qui ne se dément pas : parade burlesque! DiDEB. Claude etNér. ii, (09. || 6° Fig. Vain semblant, étalage plein de fausseté. Ses larmes n'étaient qu'une parade. Il jouait une parade. Cette cérémonie ne fut qu'une parade. || Parade politique, démoiistratiohs politiques qui ne sont qu'une comédie. Ménager ou menacer la cour, accroître sa puissance sous les règnes faibles , reculer ou composer avec les gouvernements absolus, voilà quel était [dans le parlement] le cercle de ces évolutions, de ces parades politiques, de ces intrigues souterraines, mirabfad. Collection, t. ni, p. 7i. I 7° Terme d'escrime. Action déparer un coup. Parade prompte, ferme. Chaque botte doit avoir sa parade, ou moyen de la parer, même les boites secrètes, Dicl. dfS arts et met. Uaitre d'armes. || Fig. Allant toujours à la parade, elle leur fit prendre Te parti de.... st-sim. (30, (88. || Fig.U n'est pas heureux à la parade, c'est-à-dire il ne itit pas écarter une plaisanterie, un refiroche.

— msT. XYi* s. El fut enviroii q'uinze jours le corps de Henri II en parade mortuaire en un grande salle dressée dans les Tournelles, conoé, Mémoires, p. 646 Les pilleurs, les emprunteurs mettent en parade leurs iHisàmerits , leurs achapls , non ce qu'ils tirent d'aullriiy, mont, i, (62. Sans pompe ny parade de suite, Sal. Mén. p. 3. Les plagiaires, lesquels laisans para.le du .sçavoir d'autrui.... paré. Au lecl. [Dames el demoiselles, dans un ballet{ après avoir fait le lour de la salle pour la parade comme djns un camp, et après s'estre bien fait voir.... BBANT. Dames ill. p. 80, dans lacurne. Feu M. de Guise cotuparut ainsi en sa parade [habillemenll et entrée de camp en un combat à cheval qui se fil un jour au Louvre aux nppces de M. de Joyeuse, m. Cap. estr. t. i, p. 87. La cavalierie estuil mieux en ordre que le reste; mais, après avoir fan montre et parade en l'armée du duc, elle se défit incoiitineni, et ne servit quaji de rien, villbroy, Hém. 1. 1, p. 28M, dans lacuhne. Si le cas est que ilz donnent argent pour distrsbution, vulgairement appelée parade [à 1 offertoire, en un entenenieni], DU CANGK, porolo.

— RTYM. Espagn. parada, lieu de station, le temps d'arrêt d'un cheval de manège (voy. parer). L'écuyer brillait et lai^il briller son cheval à la parade; le mol parade s'introibiisit en Fiance sous François I", mais avec sa signification espagnole.

I Porade restait dans les carrousels, les manéMPs et I les cérémonies; ce fut sous le règne de Charles IX

PAR

que certaine figure des carrousels, nommée jusqu'.-ilors comparsa, pi il le nom de parade. De là l'expression pas.sa dans les troupes avec sa signification présente ; mais ce fut seulement pendant le règne de Louis XIV, à l'ordonnance du 25 juillet (665, qu'il fui ordonii? aux gardes françaises de faire parade. PARADER (pa ra-dé) , t). n. || l" Terme de manège. Faire parader un cheval, le faire manœuvrer. Il 2' Anciennemeni, exécuter une marche au début d'un carrousel. Panenus à la porte du camp, ils devaient y parader, en élevant leurs épées à la hauteur de leur lète, et en faisant le geste de vouloir frapper, duvernois, Rech. sur les carrousels, p. 88, dans POUGENS. || Familièrement. Faire le beau, se pavaner. Il paradait dans ce .salon. || 3" Faire la parade, en parlant des troupes. || 4" Ternje de marine. Croiser, aller et venir, en se disposant a l'attaque. Il 5" Faire une parade, user de charlatanisme.

— RKM. Saint-Simon en a fait un verbe réiléchi qui n'est aucunement usité: M. de Vendôme se paradait el amusait le roi tantôt d'un courrier, tantôt d un oîficier pour apporter ces grandes nouvelles [prises de bicoques], 120, 65.

— lîTYM. Parade.

t PARADIÈRE (pa-ra-diè-r'), s. f. Sorte de filet que les pécheurs de la Méditerranée établissent en pleine eau.

PARADIGME (pa-ra-di-gm') , s. m. Terme de grammaire. Exemple, modèle de déclinaison, de conjugaison. Le paradigme d'une conjugaison, la série des formes d'un verbe présentée en tableau.

— f;TYM. riisàôeiYpia, exemple, de itapà, en regard, ei 5eixvj£t>, montrer.

PARADIS (pa-ra-dl; l's se lie : le pa-ra-di-z et les bienheureux; d'après Chifflet, Gramm. p. 2(8-, au xvn* siècle, !'*• ne se prononçait pas, même devant une voyelle), s. m. I| 1° Terme d'antiquité. Grands parcs chez les anciens Perses; jardins délicieux. Un vieux mot, paradis, que l'hébreu, comme toutes les langues de l'Orient, avait emprunté à la Perse, et qui désigna d'abnrd les parcs des rois achéménides, renan, Vie de Jésus, 1, ( ( . [I 2" Le paradis terrestre, ou, simplement, le paradis, jardin où Dieu mil Adam dès qu'il l'eut créé. Le Seij;neur Dieu prit donc l'homme, et le mit dans le paradis de délices, afin qu'il le cultivât et qu'il le gardât, SACi, Bible, Genèse, 11, i5. Son innocence tout ensemble et sa félicité dans le paradis, boss. Hist. i, (. Il est certain par le témoignage des livres sacrés, que le paradis terrestre était en Asie, el que l'Asie était un continent habité avant le déluge, buff. Ilist. nat. Preuv. théor. lerr. (Euvr. t. 1, p. 29(. H 3° Fig. el familièrement. Séjour délicieux. Ce pays est un paradis. Kt Tours, que l'on ap|)elait le jardin de la France, se doit à cette heure nommer le paradis de la terre, von. l.ett. 88. U n'y a rien de plus agréable que l^ Haye, quand le soleil daigne s'y montrer; on ne voit ici que des prairies, des canaux et des arbres verts; c'est un paradis terrestre depuis La Haye jusqu'à Amsterdam, volt. Letl. Mme de Berniéres, 7 oct. (7-22. || ^• Lieu où résident les âmes des justes et les anges, jouissant d'un bonheur éternel. Les joies du paradis. Il est maintenant en paradis. On ne sait ce qui en arrivera [du sermon hardi d'un moine]; tout au pis aller, un moine n'a rien à perdre; il n'y a pas plus loin en paradis de la Bastille que de son couvent, gui patin, Lett. 1. 11, p. 388. Elle a principalement dans la tête de vouloir aller en paradis, sÉv. 332. Nous avons ici une petite huguenote qui du que les enfants morts sans baptême vont droit en paradis sur la foi de leurs l'ères, ID. 435. ô Dieu, que peuvent-elles [les intelligences angéliques] trouver en ce monde, que peut produire cette terre ingrate qui soit capable d'y attirer ces glorieux citoyens du paradis? boss. Sermons, Anges, t. Quoi donci cher Renaudot,un chrétien effroyable Oui jamais, .servant Dieu, n'eut d'objet que le diable, Pourra, marchant toujours dans des sentiers maudits. Par des formalités gagner le paradis I boil. Ép. xii. Paradis aux hienlai.sants, disait toujours l'abbé de Saint-Pierre, VOLT. Dict. phil. Paradis. || Portier du paradis, saint Pierre. Il Fig. .Se recommander à tous les sainls et sainies du paradis, être en grand danger, implorer la protection de tout le monde. || Fig. Être en paradis, se croire en paradis, dans le paradis, cest-àdircétre dans une extrême joie, ou se trouver délivré d'une vive douleur, d'une grande inquiétude. (I Fig. Entendre les joies du paradis, c'est quand on voit ou entend les autres prendre des plaisirs, sans qu'on y ait parL || On dit des riches qui prennent toutes leurs aises el qui goûtent tous les plaisirs, qu'ils ont leur paradis en ce monde. || Vous ne l'eia-

PAtt

PAR

PAR

porterez pas en paradis, c'est-à-dire vous me le re- Taudrez avant de mourir, je me vengerai tût ou tard. Il 11 a heurté à la porte du paradis, se dit d'un homme qui a été à l'agonie. || Kig. Mettre en paradis, glorifier. Peut-être qu'avec toute sa liante faveur, il [Mazarin] ne rejetterait pas la bonne volonté d'un artisan qui peut, aussi bien que Michel-Ange, mettre en enfer ou en paradis un cardinal. BALZAC, UU. à Chapelain. 21 janv. (844, dans PELLissoN.Hiif. deVAcad. m. ||Fig. Aller par delà paradis, faire au delà de son devoir, de ce qui est exigé. Je ne veux pas surpasser la mère de Chantai" qui serait proprement vouloir aller par delà paradis. sÉv. 9 fév. <683. Le maréchal de Schomberg a donné sur l'arrière-garde des ennemis.... quarante dragons plus braves que des héros y ont péri; un d'Aigremont tué sur le champ; le fils de Bussy, (jui voulait aller par delà paradis, |.risonnier, ID. 18 sept. J676. Il Titre de poèmes consacrés au paradis chrétien. Le Par.idis, une des trois parties du poème de Dante. Le Paradis perdu, de Milton. IIS" Le paradis de Mahomet, lieu où les fidèles musulmans jouiront, après leur mort, de toutes sortes de plaisirs. On déclame tous les jours contre le paradis sensuel de Mahomet ; mais l'antiquité n'en avait jamais connu d'autres, volt. Mœurs, 7. 1)6- Kig. État le plus agréable et le plus heureux dont on puisse jouir. Un bon ménage est le paradis sur terre. En me tirant d'erreur m'ôte du paradis, BOiL, Sat. IV. Je serai en paradis quand mes oreilles entendront mes vers embellis par votre musique, volt. Lett. en vert et en prose, 42. Le paradis ou l'enfer des familles dépend à tout jamais de l'opinion qu'elles ont donnéed'elles, beaumarch. Mère coupable, 11, 2. \\1' Ancien terme de marine. Nom donné, dans le xvi- et le xvii" siècle, à une retraite pratiquée dans un port, pour mettre les navires à l'abri des accidents de la mer et du vent. La Krance n'avait avant le règne de Votre Ma esté aucun havre qui fût capable de recevoir une flotte royale.... c'est par ia prudence et les ordres de Votre Majesté que le paradis de Calais, le bassin du Havre de Grâce, la chambre de Brest.... ont été bâtis, p. FODBNiEn (<643), dans JAL. 118" Terme de théâtre. Amphithéâtre placé au plus haut rang des loges. Pourquoi a-t-on appelé paradis le rang des troisièmes loges à la comédie et à l'opéra? ost-co parce que, ces places étant moins chires que les autres, on a cru qu'elle^ étaient faites pour les pauvres, et qu'on prétend que dans l'autre paradis il y a beaucoup plus de pauvres que de riches ? est-ce parce que, ces loges étant fort hautes, on leur a donné un nom qui signifie aussi le ciel"? volt. Dict. phil. Paradis. || 9° Nom donné anciennement à des cours devant une église. Pourquoi a-t-on donné le nom de paradis à des cours carrées au devcint d'une église? iD. 16. Il Se di.sait des autels provisoires élevés dans les rues les jours de procession solennelle. On dit maintenant reposoir. H 10" Oiseau de paradis, oiseau des Indes i longues plumes effilées, genre poradisœa, Linné, passereaux conirostres. || Oiseau de paradis, se dit aussi de.s plumes de cet oiseau que les femmes portent dans leur coiffure. Son oiseau de paradis lui coUlefortcher. {| 11° Pommierde paradis, ou, simplement, paradis, espèce de pommier nain. Il Pomme de paradis, ou, simplement, paradis, espèce de pomme rouge qui se mange en été. Il ia* Fleurs de paradis, bel arbre du ï'érou. |1 Paradis des jardiniers, le .saule pleureur. || 13° Nom spécifique d'un polynème, poisson. || Proverbes. C'est le chemin du paradis, on n'y va qu'un à un, se dit d'un chemin, d'un passage fort étroit. || Paris est le paradis des femmes, le purgatoire des hommes et l'enfer des chevaux.

— HlST. XI' s. Sièges aurez al greigaor [au plus grand] pareis, Ch. de Roi. lxxxvii. ||xii" s. Lors dit Anslauxde Chartres : par Deu de parailis... Sax. xxvi. Quant Ueus ot fait Adame mis en paradis. Th. le mari. ai. || xiu* s Diex ! dist Kenart, sainte Marie! Où fu trovez ici.st biai esires? Je cuit c'est paradis terrestres, Iten. 4890. Kt il [Louis IX] demanda se il a. oit nulles nouvelles du conte d'Artois son frère; et il dit que il en savoit bien nouvelles; car estoil certein que son frère le conte ■l'Artois cstoit en paradis, joinv. 229. || xv" s. Lequel ils affirnioienl, sur leur part de paradis et sur le péril de leurs âmes, que celui estoit droict et vrai pape, Bi/uciq. m, 4. Vous regarder est un droit paradis, De jour en jour vo beauté renouvelle, g. nESCH. Poésies mss. f* 250. Quand madame et ma déesse VA mon paradis mondain... iD.tb.f' lou. Quand elle me vit, pour entrée Elle me bailla un soubriz, Kt, pour dire vray, sa risée M'estuvl ung petit

DICT. l;l LA LaNOUK PRANÇAIH.

paradis, coquill. Monol. de la lo'te de foin. \] xvi* s. 11 n'y a ny paradis [repo.soirs] bien tapissez et dorez, ny processions.... qui nous donnent à manger, Sat. Hcn. p. 175. Je chante une beauté des beautez kl première, Le paradis des yeux.... desportes, Angélique, I.

— ETy.M. Bourg, pairaidt; prov.porodis;espagn. paraiso; ital. paradiso ; d\i ia.t. paradisus , de itapâSeictoç, jardin. IlapâSeioo; est un mot persan : zend, pairidaeza, enclos, de pairi, entour(le grec îtepi), et daeza, rempart, sanscrit déha, équivalent au grec teîxoc- Le paradis des théâtres vient des mystères, qui représentaient le paradis en haut, la terre au-dessous, l'onfer au niveau du sol.

t PARAD1SI.4QUE (pa-ra-di-zi-a-k') , ad;. Qui est du paradis, qui appartient au paradis. Les joies paradisiaques.

— ÉTYM. Lat. parodtsiacus,deparodtSKs, paradis, t PARADISTE (pa-ra-di-sf), s. m. Paillasse qui

joue desparadtiS.

— ÉTY5I. Parade.

fPARADGS (pa-ra-dô), s. m. Traverses élevées en arrière île certaines batteries de siège, pour les mettre à. l'abri des coups qui pourraient les prendre à revers, ou pour proti^;,'er les canonniers contre les éclats des projectiles creux.

— f.ïYM. Parer, â, dos.

PARADOXAL, ALE (pa-ra-do-ksal, ksa-"), ad;. Il 1° Qui tient du paradoxe. Opinion paradoxale. Il S. m. Le paradoxal, comme on dit le vrai, le beau, etc. || 2" Qui aime le parado.xe. Esprits parado.vaui. Un auteur paradoxal ne doit jamais dire son mot.... DIDEROT, Héll. sur Vesprit. || 3" Terme de minéralogie. Se dit d'un cristal dont la structure présente des résultais inattendus. || Se dit des animaux dont l'existence est contestée, ou dont la configuration semble contrarier les lois généralement Cl nnues. {| Fi,;,'. Existence paradoxale, celle de certains hommes dont on ne connaît pas les ress.;urces, ordinairement nulles, et qui cependant vivent dans l'aisance.

— f.TYM. Porodoi*.

t PARADOXALEMENT (pa-ra-do-ksâ-le-man), adti.D'uiio manière partiJoxale, en forme de paradoxe.

— Hisr. xvi" s. Cojjiliii'-n que Ciceron ayl dit paradoxallement, que liberté 'est puissance de vivre ainsi qu'on veut, st-julikn, Mesl. hist. p. S04, dans

LACIRNE.

PARADOXE (pa-ra-do-ks') , ». m. 1| l'Opinion contraire à l'opinion commune. On aime à soutenir des opinions extraordinaires et à réduire tout en paradoxe, MONTisQ.teW. pers. 38. Rien n'est si aisé et par conséquent rien ne prouve moins que de soutenir des paradoxes etdes idées singulièrcs,ST-FOix, Ess. Paris, Œur t. iv, p. 222, dans pougens. Le Tout est bien de Shaftc bury, de Bolingbroke et de Pope n'est qu'un paradoxe de bel e.sprit, une mauvaise plaisanterie, VOLT. Dict. phil. Puissance. J'aime mieux être hommeà paradoxe qu'homme à préjugi;s,j. j.rouss. Ém. II Comme depuis mille ans les vérités nouvelles et fécondes sont infiniment rares, il (HelvétiusJ avait pris pour thèse le paradoxe qu'il a développé dans son livre de l'Esprit, mabmontei, Mém. vi. Il Crier au paradoxe, dénoncer une opinion comme contraire à l'opinion commune. Tous les hommes vulgaires, tous les petits littérateurs sont faits pour crier toujours au paradoxe, pour me reprocher d'être outré, J. J. rouss. Lett. à M. Moullou, Corresp. t. VI, p. 34, dans pougeks. || Par extension. Connaissez donc, superbe, quel paradoxe vous êtes à vous-même; humiliez-vous, raison superbe; taisez-vous, nature imbécile, pasc. Pent. viii, 1 , éd. HAVET. Faut-il que sur l'oflice de votre salut seulement vous soyez un ablmc de contradiciions et un jiaïadoxc incompréhensible? mass. Avent, Délai de la conv. Il 2" Chose qui est contre l'opinion commune (peu usité en ce sens). Le tempérament a beaucoup de part à la jalousie . et elle ne suppose pas toujours une grande passion ; c'est cependant un paradoxe qu'un violent amour sans délicatesse, la nniiï. iv. Il 8" Adj. Paradoxal. Les béatitudes de Jésus-Christ en apparence si paradoxes et si incroyables, authentiquement et sensiblement vérifiées, bourdal. Avent, Héc. des saints, "iH. Une réponse qui paraîtra d'aJiiord avoir quelque chose de paradoxe, mais dont on reconnaîtra bientôt la solidité, 10. Pensées, t 1, p. 207. Une carte rie l'empire d'AlexaQdre,dont il rendjit l'étendue beaucoup moindre, par ce môme principe paradoxe dont il .se servait pour la retraite des dix mille, konthn. Delitle. Cette proposition si paradoxe et si chimérique, 10. Amnnton\. \\ Comme adjectif il a vieilli.

— HIST. XVI* t. Pnnçois I*', pour les paradoxes

vertus qu'il reconnut en lui [Bayard], le choisit pour recevoir l'ordre de chevalerie par ses maius,, p,\SQUiER, Rech. liv. vi, p. 620,dans lacubnk. VnyU un discours ignorant, voylà un discours paradoxe; envoylà un trop fol, mont, m, 356.

— ÊTYM. IlapâSoÇos, de nopà, à côté, et êôSo, opinion.

PARADOXISME (pa-ra-do-ksi-sm') , s. m. Figure de rhétorique par laquelle on réunit sur un même sujet des attributs qui semblent inconciliables.

— ÉTYM. Paradoxe.

t PARADRO.ME (pa-ra-dro-m'), S. m. Terme d'antiquité grecque. Lieu découvert où s'exerçaient les lutteurs.

— 6TYM. Uapâôpojio;, de ic«pà, à côté, et 8pé- (io;, course, palestre.

PARAFE OU PARAPHE (pa-ra-f ), s. m. || 1° Sorte de chiffre qu'on ajoute à son nom, dans les signatures, afin qu'il soit plus difficile de les contrefaire. Signer avec paraphe. Attendez donc, et mon parafe donc? diable, c'est important; je suis peut-être le seul négociant dont on n-' puisse contrefaire la signature, picarb, m. Musard, se. 34. || 2" Sorte de signature abrégée que l'on met aux mots écrits en marge des actes, à la place des mots changés ou. raturés.

— HIST. XV s. Et m'escripvez à ung pamphe Sur moy ce petit epitaphe, villon, Archer de Bagn-tlet. Au tiers paraffe ou article, Uist. de la Toison d'or, t. n, f" 66, dans lacurne. ij xvi« s. 'Vous dites parafe, corrompa;"t la diction, laquelle signifie un signe ou note pi «ée près lescriture, rabel. Sotes sitr le 4' livre «e Pantagr. Sa vérité [de l'Evangile] est signée par les croyans comme quand on met son signe ou parapha en une lettre, calv. Instit. 424.

— ÉTYM. Abréviation de paragraphe, qui vient de icaott-ypotipr), de xapà, à côté, et ypà!»ei,v, écrire; génev. une parafe.

PARAFÉ, ÉE, ou PARAPHÉ, ÉE (pa^ra-fé, fée), pari, passé de parafer ou parapher. Le testament est paraphé, la bru y. xiv. il Fig. Rappelez en votre mémoire vos dangereux commerces, et écoutez Tertullien qui vous dit : Prenez garde que ces lettres que vous avez écrites ne soient produites un jouir contre vous, signées et paraphées de la main des anges, hOS3. Sermotts, Anges gardiens, 2.

PARAFER ou PARAPUKR (pa-ra-fé), v. a.

Il 1" Mettre son paraphe ru bas d'un écrit. On paraphe les écritures, de peur qu'on ne puisse en supposer d'autres, boss. Sermons, Anges, 2. Que faites-vous, Clitiplion. dans cet endroit le plus reculé de votre appartement, de si laborieux qui vous empêche de m'entendie ? vous enfilez quelques mémoires, vous collatioiinez un registre, vous signez, vous paraphez, la ukuy. v. || 2° Mettre son parafe & la marge d'un acte pour les mots changés ou raturés. Marcellin ; Kt de quoi s"agit-il à prosent, monsieur Marcellin? — Léonard : Délire, parapher et signer.— Marcellin : Eh bien! lisons, paraphons et signons, PiCARn, Marionnettes, 11, 9. {| 3" En termes de palais, parafer ne varietur, se dit d'un officier public qui met son parafe sur un papier, afin que ce papier ne puisse être changé, et qu on n'en substitue point un autre à la place.

— ÉTYM. Parafe.

t PARAFEC (pa-ra-feu), s. m. Petit mur élevé, devant les oiivreaui, dans les verreries.

— ETYM Parer, à, feu.

t PARAFFINE (pa-ra-ffi-n'), t. f. Terme de chimie Substano* solide, hlam-he, tirée des .schistes Jiitumineux et formée exclusivement de caihoiio et li'hydrogène dans les proportions convenables pour donner une fiamme bien éclairante. Il n'y a pas vingt ans, on se montrait dans les laboratoires do chimie une substance curieuse, blanche et nacrée, à laquelle on avait donné le nom de paraffine, en raison de son peu d'affinité pour les autres corps (du latin jittruir. affini.s); découverte en 1831 dans les produits de la distillation de la houille pai Reicbenbach, celte substance resta sans emploi jusqu'au jour où Sellègue en confecti'iniia des bougies, en. MAKI 1 s, Monit. unie. ■■» juin i807, [i.bin, 4* col. Il Adj. La société dite delà lumière paraffine, lu. il».

t PARAFFINÉ, ÉE (pa-raf-liné, née), adj. Qui a la nature de la paraffine. On comprendra que l'utilisation des huiles paraffinées provenant de l'exploilation des tourbes est un complément de produiLs....

Cil. MARTIN. *('»!»(, unit) 28juin 18(17, p. 828, .Vcol. t PARAFOIIURE (pa-ra-foutlr'),*. m. Instrument qui sert à f ciucdier aux efi'ets de la foudre et de l'électricité atmosphérique sur le télégraphe électrique.

— ETYM. fnrer. à foudre.

PAR

I PARAGE (pa-TH-j"), t.m. || 1* Terme de marine. Espace lie mer, étendue de côtes accessible 4 la navigation. Ces parages sont habités par des saurages Le prince de Conti faisait un triste et humiliant personnage, n'osant mettre pied à terre dans un parage ennemi qui lui refusait iIps vivrfis, ïT-sm. «i, «7. Les cfltes du Brésil , les Barbades et phisieur» autres parages, mairan, Éloges, Halley. En lorle que la masse continue de cette glace solide et permanente qui couvre le p61e austral et toute la zone adjacente, s'étend dans ces parafes jusqu'au delà du ««• degré de latitude, Bi'FF. ErpUc. eart. géogr. (Euv. t. xiii, p. S57. Il 2* Fig. et familièrement. Au plur. Tout endroit sur la terre où des personnes se rencontrent. Que venez-vous faire dans nos parages?

— liiST. XVI* s. On alumast du feu, afin que les vaisseaulx du pays eussent congnoissance que de nuit on les attendoit sur le parroy ou rive de la mer, no cange, paregium.

— ÊTYM. Origine incertaine. Paregium est dans un texte de la fin du xiif siècle, et est la traduction d'un mot français paret ou porot ou poreje; on peut donc conjecturer que parege s'est confondu par assimilation avec pnrage 2, et qu'il est une dérivation du latin pon'es, paroi : le parage serait la paroi de la mer.

2. PARAGE (pa-ra-j*), t. m. || l' Extraction, qualité. Un rat... raillait le marcher un peu lent De la bêle de hautparage (un éléphant], la font. Fabl, VIII, •&. Caumarlin avait beaucoup d'amis, et de haut parage, ST-sm 6», 1 35. || J» Terme de féodalité. Droit en vertu duquel une petite partie du lief était possédée par les puînés.

— lllST. xii* s. Nos somes andui [tous deux] d'un parage, wace, flou, i*6*5. Des citeiiains de Londres fui net en cel estage. En lur visnez (voisinage] senz plainte meslrent [mirent, passeront] tut lur eage, Ne furent, cum tu diz, d'einsi très bas parage. Th. le mart. 87. || xiii* s. Se j'avoie mon jouvent [jeunes.se] tout usé, Si sui-je riche et de moult haut parage, Qu'on m'aimeioit à petit de beauté, QUKSNKs, Ilomancero, p. lOB. Vous i avés menti comme faus traitres que vous iesles; et bien devés dire teles paroles, car vous lestes dou parage Guenelon, Chr. de Hairu, p. i4«. ||xv' s. En nom Dieu, nous vous croirons, car vous estes un homme de parage et pour qui on doit mouU faire, froiss. II, m, *2. Il XVI* s. Nul aultre n'y pouvoit aspirer ny parvenir (àl'échevinage, à Metz], s'il u'estoit des susdites sept races ; et les appelloit-on les sept Parraiges, carl. vi, c. Est néanmoins en leur choix [des puînés] de relever du seigneur féodal ou de les tenir [leurs parts] en parage de leur aisné, qui les acquitte de la foi pour le tout envers le seigneur commun, loysel, UTi. En chacune branciie de parage, celle qui s'appeloit mirouerde fief, par l'ancieiiiie coutume du Vexin, pouvoit porler-lajbi pour toutes les autres, id. «as.

— ETYM. Provenç paratge; esp. parage; ital. paraggio; d'un bas-latin paratirum, de par, égal (voy. pair) : le parage est proprement l'égalité de naissance, de rang.

t 3. PARAGE (pa-ra-j'), t. m. ||1' Terme de marine. Poli que les charpentiers donnent aux surfaces de la membrure d'un vaisseau . avant de le border. || 2" Terme rural. Labour donné aux vignes avant l'hiver. || 8* Une des opérations de l'ajustage des pièces métalliques, qui ai pour but de redresser les surfaces.

— BTYM. Parer.

t PARAGKUSTIE (pa-ra-gbeu-stie ; il faut proooDcer gh, pour se tenir au grec), t. f. Terme de médecine. Perversion du sens du goût.

— f.TYM. Par.... para..., et yiuot&c, goûta.

t PARAGLACE (pa-ra-gla-s') , ». m. Terme de marine. Garniiure de planches ou de pièces de bois fixes nu mobiles, desiinée i garantir un bâiim^nt du clioe des glaces. || Esiacade établie i l'avant d'un bâtiment qui se trouve i l'ancre dans des eaux qui charrient dej gliçons.

ÊTYM. l'arer. à . gUu*.

! PARAGI.OS.se (pa-ra-glo«), ,. f. Appendice placé près de la langue des abeilles et de quelques •uircs insectes. || Terme de médecine. Gonflement de la Uogtie, qui est quelquefois tellement déformée qo'ellt samble renversé* dans le pharynx. — tnu. Par ... para. ., et Tf)"<ô<»o«, langue rARAGMiK (pa-ra go-j'), ». (. Terme de gramnuire A<Mitiun k la fin d'un mot : Auktjutqwt, Vt «» ui»« paragoge qu'on «• permet quand l'euphonie ou iam-iur, le demande, par exemple dans ce vers- " J"*«l " ■ *" ciiLUvée auuttois (nae. in«A.i,a).

PAR

— 8TYM. IlapaYWT^, addition, de Kixpà, à cAté, et âyeiv, mettre.

PARAGOGIQDK (pa-ra-go-ji-k') , adj. Qui tient de la paragoge, nui s'ajoute à la lin d'un mot. Une lettre paragogique.

— ÊTY.M. Paragnge.

t PARAGOMPHOSE (pa-ra-gon-fô-i'), ». f. Terme d'obstétrique. Enclavement incomplet de la tête de l'enfant dans l'accouchement.

—ETYM. Par.... para..., et yoiiçùxii;, enclavement.

t PARAGKAISSË (pa-ra-grè-s") , ». m. Linge brodé ou broché qu'on attache sur le dos des fauteuils Voltaire, pour que la tête de la personne assise ne le graisse pas à la longue. Les autres [maîtresses de maisons] se contentèrent de, faire ajuster au haut de leurs dossiers une bande de taffetas qui reçut l'élégante et délicate appellation de paiagraisse, DKCOUHCHAMP, Soutenirs de tamarquisede Créquy, t. VI, oh. lï.

— ETYM. Écriture abrégée de pare-d -grame.

t PARAGRAMMATISMË (pa-ra-gra-mma-ti-sm'), t. m. Synonyme de allitération.

— ETYM. Par.... para..., et YPilif-», écriture. PARAGRAPHE (pa-ra-gra-P ; d'après Chifllet,

Gramm. p. IS2, au xvii* siècle, on disait paragraphe), ». m. Il 1° Petite section d'un discours, d'un chapitre. Ce paragraphe se lie mal au paragraphe précédent. Le droit de l'intolérance est absurde et barbare ; c'est le droit des tigres ; et il est bien plus horrible, car les tigres ne déchirent que pour manger, et nous nous sommes exterminés pour des paragraphes, volt. Po/t(. et tégisl. Tolérance, si l'mtolérancf ett de droit naturel. || 2° Parmi les jurisconsultes, partie d'une loi, d'un chapitre ou d'un titre. Alléguer force lois, paragraphes et opinions de docteurs. Qu'un homme à paragraphe est un joli galant, corn. Kent, i, «. || 8° Terme d'imprimerie. Le signe §. Mettez un paragraphe dans cet endroit. || 4* Terme de paléographie. Figure dont on se servait pour séparer les différentes parlies d'un ouvrage; cette figure a varié; elle a été un gamma, une croix, un triangle.

— HIST. xiii* s. Et les quix [lesquelles) causes sont bones et maies, il en touce f'ouche] el paragraphe devant cestui, beaum. xx, ». || xvi* s. Un conseiller de ma cognoissance, ayant desgorgé une battelée de paragraphes, d'une extrême contention el pareille ineptie, mont, iv, 174.

— ETYM. Lat. porographus, de i:ap<iY(ioço;, écrit à côté, de itaoa, à côté, et ypàçeiv, écrire.

t PARAGRp.LE (pa-ra-grê-l'), s. m. Appareil placé sur ou dans un champ, une maison, au moyen duquel on a cherché à dissiper les nuages charges de grêle.

— ÉTYM. Parer, à, grêle.

t PARAGUATAN (pa-ra-gna-Un), ». m. Arbre dont l'écorce fournit un suc rouge propre à la teinture, et les feuilles donnent un suc analogue à la laque, macrocnemum «inelorium, Wililen.

PARAGUANTE (pa-ra-guan-f), ». f. Terme vieilli. Présent fait pour (juelque service. Dessus l'avide espoir de quelque paraguante, 11 n'est rien que leur art aveuglément ne tente, mol. l'Él. iv, 9. Pourvu qu'il tire des paraguantes d'une affaire, il se soucie fort peu des épilogucurs, lesage, Gil Blas, vui, •i. Pour quelque paraguante on vous tûra votre homme, v. uioo, le liai s'amuse, ii, '.

— ETYM. Esp. pora, pour, et guante, gant : ce qui se lionne pour avoir des gants (voy. gant).

t PARAISON (pa-rc-zoïi) , ». f. Terme de verrerie. Action (le rassembler et d'arrondir le verre sur le marbre, tandis qu'un apprenti soufffe légèrement dans la canne.

— EiYM. Parer. En un autre sens : xiv s. Les paraysons (concessions, octrois] el les choses que noslre cbastellain baille ou baillera, uu cange, parceria.

t PARAISONNER (pa-rê-zo-né), ». o. Terme de verrier. Souffler des glaces.

— ÉTYM. Paraison.

t PARAISONMER (pa-rè-ro-nié) , ». f. Ouvrier verrier qui fait la paraison.

PARAITRE (pa-r6-tr'), V. n. je parais, tu parais, il parait, nous paraissons, vous paraissez, Ils paraissent;je paraissais; je parus, nous parûmes; je paraîtrai; je paraîtrais ; parais, paraissons; que je paraisse, que nous paraissions; que je parusse; paraissant, paru. L't prend un circonilexe toutes les fois qu'il n'est pas suivi de I"», c'est-ii-dlre quand on a supprimé I'» étymologique. || 1" Être vu, être en vue, en parlant des choses. Une croix lui parut daiu l'air, «osi. Uut. i, 1 1 11 était aisé à la reine

PAR

de faire sentir une grandeur qui lui était naturelle : elle était née dans une cour [de Madrid] où la majesté se plaît à paraître avec tout son appareil, m. Mar.-TMr. Les drapeaux du croissant dans nos champs vont paraître, volt. Toncr. iv, i. i| Cela parait comme le nez au milieu du visage (voy. nez, à la fin). Il 2° Se faire voir, se laisser voir, se montrer, en parlant des personnes. Paraissez, Navarrois, Maures et Castillans, Et tout ce que l'Espagne a nourri de vaillants, corn. Ctd, v, i. Mais ce prince paraît, souffrez que je l'évite, m. Œdipe, III, 4, Allez vite paraître Où vous devez (devant le tribunal des maréchaux] , uoL.Jf t'i. ii, 7 . La vie est courte, c'est bientôt fait ; le fleuve qui nous entraîne e.st si rapide, qu'à peine pouvons-nous y paraître, sêv. 3 avr. 1681. Ceux qui ont vu de quel front il (Charles I"] a paru dans la salle de Westminster.... HOss. Reine d'Anglet. Charles Gustave parut à la Pologne surprise et trahie comme un lion qui tient sa proie dans ses ongles, id. Anne de Goni. Pradon, comme un soleil , en nos ans a paru, boil. Sat. IX. Devant ce fier monarque. Élise, je parus, RAC. Esth. 1,1. Quoi donci Eliacin a paru devant elle, m. Athal. u, 2. Comment oserait-il [Alexandre] paraître devant la soeur de Clitus, et lui présenter une main souillée du sang de son frère? HOLLiN, Hisl. anc. (Eut. t. vi, p. 4«2, dans pou- GF.NS. Je m'intéressais moins à Monime représentée par la demoiselle Gaussin , qu'à la Gaussin (|ul paraissait sous le nom de Monime, Marivaux, Pays. parv. part. vi. Ce législateur sévère avait défendu, sous peine de mort, de paraître avec des armes dans la place publique, BARTHÊL. Anach. eh. «3. Il Paraître chez quelqu'un, dans un salon, y aller en visite. Je lui proposai d'aller ensemble chez Mme de Vambures; on sera surpris que je n'y aie pas en-' core paru, kariv. Pays. parv. part. 7. U [p. L. Courier] parut dans les salons ministériels du temps, el cela seul suffit pour faire changer de conduite à son égard le préfet du département el tout ce qui dépendait dd préfet; c'était là tout ce qu'il voulait ; il remercia, saluaet ne reparut plus, cahhei., Œuv. t. V, p. 203. Il 8° Paraître dans une affaire, y intei-venir. Mais tu portes le coup et tu ne parais pas, rotr. Hert mour. iv, l. Je vous conjure de ne paraître dans cette affaire-là que le moins que vous pourrez, MAiNTENON, Lett. au due de Noail. t. v, p. 24», dans pouGENB. Quatre de mes amis, que j'ai choisis exprès. Sans que vous paraissiez, se chargent du succès, iiAHON, École des pères, v, 3. || 4° Fig. Il se (lit lies choses qu'on aperçoit des yeux de l'esprit. Ce grand cœur qui paraît aux discours que tu tiens, CORN. Cid, II, 2. La guerre civile leur parut alors [à chacun] avec tout ce que ses événements ont d'incertain et d'horrible, larochep. Mém. t»». Cette déclaration [d'amour] est suivie d'un prompt courroux, qui paraît à notre rougeur, mol. Pr^c. 6. Ne sont-ce pas des faussetés bien hardies, puisque le contraire paraît à la vue de tout Paris? pasc. Prov. XI. L'homme est si grand que sa grandeur paraît même en ce qu'il se connaît misérable, iD. dans COUSIN. 11 (Louis XIV) l'a comblé [Jacques II' de toutes choses, et grandes et petites ...la générosité, la magnificence, la magnanimité n'ont jamais tant paru que dans cette occasion , sÉv. 2 mars tes» Il y a un air de ralentisseinent dans tout le mouvement de la guerre qui a paru d'abord, m. 22 sept i«88. Tant d'erreurs ténioralres et extravagantes qu'on voyait paraître tous les jours (en religion, dan» l'Angleterre], Boss. Reine d'Anglet. Et dans une si haute élévation, qui vit jamais paraître en celte princesse ou le moindre sentiment d'orgueil, ou le moindre air de mépris? id. Mar.- Thér. Pourvu que cequi paraît d'une famille éclate, brille, et fasse honneurdans le monde.... hass. Carême, Vocation. Des âmes qui.... bornent toute leur conversion à un changement chimérique qui ne paraît point, tandis que tout ce qui paraît est encore le même , id. Care'me , Vérit. culte. Il 5" Venir sur le théâtre du monde. Les mahométans parurent, conquirent et se divisèrent, MON- TKSQ. Sspr. XII, 19. Clément d'Alexandrie parut dans le second siècle; il avait été l'élève de l'antarnus, philosophe stoïcien, avant que d'être chrétien, nihKR. Oi'in. des anc.pltilos. {jésus-Chriil). L'Ihade et l'Odyssée étaient à peine connues dans la Grèce, lorsque Lycurgue parut en lonie, barthRl. Anach. Inlrod. part i".||6" Briller, se faire remarquer, faire figure. Voulant paraître devant ses hôtes et le» régaler, scarr. fJom. com. i, ». Nous ne nous ccntentons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propreëtre : nous voulons vivrfl dans f'dée fie» autre* d'une vie imaginaire, el nous nous efforçoiu

PAR

pour ceit de paraître, pasc. Pent. n, i, éd. havet. Quand je quille Paris et mes amies, ce n'est pas pour pamltre aui éuts, sÉv. 69. 11 [Ch. de Sévigné] trouve l'invention de dépenser sans paraître, de perdre sans jouer, et de payer sans s'acquiUer, m. 27 mai I680, Dans ce grand monde où chacun Teul paraître. On est esclave, et chez moi je suis maître, volt. Droit du seigneur, m, 1. 1{ 7° Ressortir, faire de l'effet, en parlant de choses. Brancas esl arrivé cette nuit.... il est pâmé au pied du lit de cette pauvre malade : nulle amitié ne parait devant la sienne, sÉv. 25 sept. (676. || Paraître k quelqu'un, faire un grand efîet sur quelqu'un, l'intéresser vivement. Je veux voir le paysan de Sully qui m'appona hier votre lettre.... je le trouve bien heureux de vous avoir vue; hélas! comme un moment mo paraîtriiit, et que j'ai de regret à tous ceux que jai perdus! id. 9 févr. (67i. Bon Dieu! un homme qui vous a vue, qui vient de vous quitter, qui vous a parlé, comme cela me paraît! m. 42. Si vous saviez comme cette cruauté parait i to\it le monde, de lui avoir flté ces deux hommes [deux serviteurs retirés à Fouquet après sa condamnation] ! m. 21 déc. 1664. Il 8° Être publié, en parlant d'un livre qu'on met en vente, d'un morceau qu'imprime un journal. Votre article a paru dans tel journal, dans telle revue. En tesv parut l'admirable livre de M. Newton : Des principes mathématiques de la philosophie naturelle, rolliis, Hist. anc. liv. xivii, ch. i". Croira-t-on que l'ouvrage célèbre de Bossuet pour la défense des quatre propositions n'a paru qu'en i7so, vingt-six ans après sa mort? u'àlemb. Eloges, Bossuel. || Il se dit aussi des pièces qu'on joue. Cette tragédie [le Cid), l'une des plus morales et des plus intéressantes qui aient paru sur aucun théâtre du monde, uah- MONTEL, Œuv. t. xvi , p. 374. || 9» Avoir l'apparence, sembler. La géante parait une déesse aux yeux, MOL. Mis. ii, b. Et les soins où je vois tant rie femmes sensibles Me paraissent aux yeux des pauvretés horribles, m. Femm. tav. i, 4. Nous avons été longtemps à choisir [entre des bateliers sur la Loire] ; l'un nous paraissait trop jeune, l'autre trop vieux ; l'un avait trop d'envie de nous avoir, cela nous paraissait d'un gueux, dont 1« bateau était pourri, sf.v. (l sept. 1876, Qu'elle nous païut au-dessus de ces lâches chrétiens qui l'imaginent avancer leur mort quand ils préparent leur confession! Boss. Duch. d'Orl. Quand les maux qu'il? (les peuples) souffrent leur paraissent plus insupportables que ceux qu'ils prévoient, ID. Reine d'Anylet. L'aveugle parut alors changer de voix et de visage, m. Anne de Gont. Soyez ce que vous paraissez ; ou ce que vous n'êtes pas, cessez de le paraître, boubdal. 6* dim. après la Pentecôte, Dominic. t. II, p. 482. Pour paraître honnête homme, en un mot, il faut l'être, boil. Sat. XI. Le roi depuis ce temps paraît n'y plus penser, bac. Esth. ii, i. Rien n'est comme il vous parait, ni à la place où vous croyez qu'il soit, volt. Dict. ji'iil. Apparence. Des services plus importants ne m'ont pas paru si dignes de reconnaissance, t. i. BOL'Ss. Conf. IV. Il paraître se construit avec un nombre d'années, pour signifier que la personne semble avoir tel âge; 11 y a ellipse du verbe avoir. Elle paraît soixante ans, sEv. 30 déc. (672. La fille unique du prince de Monaco avait trentequatre ou trente-cinq ans, et les paraissait, ST-sw. 33, 129. Il 10° Impersonnellement, en parlant de per- .sonnes et de choses. Il a paru autrefois des hommes audacieux qui.... Quand il paraîtra de grands génies. Il paraît une comète. Savcz-vous qu'il paraît deux petits volumes de lettres de Mme de l'ompadour'' elles sont écrites d'un style léger et naturel.... plusieurs faits sont vrais, quelques-uns fatix, peu d'expressions de mauvais ton; tous ceux qui n'auront pas connu cette femme croiront que ces lettres sont d'elle, volt. Leit. Mme du Deffani, «juillet <77î. Ijll y parait, c'est-à-dire on le voit bien, la chose se montre. Sans qu'il y paraisse, c'est un homme fort instruit. Tous mercenaires de nouvelle levéo, sans ex|>érience, sans courage.... il y parut bien dans le combat; ils ne purent soutenir la première attaque, rollin, llisl. anc. Œuv. l. i, p. ï4o, dans pougens. L'esprit républicain e.st au fond aussi ambitieux que l'esprit monarchique; il y parut bien quelques mois après, volt. Ij>utt XIV, K. Il II n'y a rien qui n'y paraisse, cela est encore très-»en»il)le, très-évident 11 me dit être génmctrfc; «l il n'y avait rien qui n'y parût, car il était dans une rêverie profonde, momtk.so Let'- V^'- '**• Il Ironiquement. Il n'y a rien qui ny parais.se, cela est manifestement faux. Vous diteii qu'il est

PAR

brave; il n'y a rien qui n'y paraisse, je l'ai vu lâcher pied en mainte circonstance. || Il n'y parait pas, il n'y parait plus, c'est-à-dire il n'en reste pas, il n'en reste plus de trace. Mon fils est toujours les délices de Quimper.... j'espère que dans quinze jours, il n'y paraîtra plus, et qu'il sera prêt à partir avec les autres, sÊv. 390. Et moyefinant un bon repas Dans un moment ou deux il n'y paraîtra pas, dancoubt, Sancho Pança, v, 15. En bon historiographe et en bon citoyen, j'allai voir en passant les champs de Fontenoi,de Raucoux et de Laufelt; il n'y paraissait pas; tout cela était couvert (les plus beaux blés du monde, volt. Yoy. à Berlin. Il 11° 11 paraît, il semble, c'est l'apparence. 11 uie parait que mon fils est à Fontainebleau, sans être à la cour, SÉV. 26 juin t680. Oui, vous [la fontainii de Bourbon] pouvez chasser l'humeur apoplectique.... Mais, quand je lis ces vers par votre onde inspirés, il me paraît, admirable fontaine. Que vous n'eûtes jamais la vertu d'Hippocrèno, boil. Épigr. xviii. Il ne parait pas qu'on ait défini le sublime, la brut. I. 11 me parut que je devais, en sauvant ma vie, sauver celle des aulies, kén. M. iv. On se fait honneur de ces grands exemples ; il paraît glorieux de ne rien croire d'après de si illustres exemples, MASS. Carême , Doutes sur la relig. || Il ne me parait pas (non pnret), termes dont à Rome les juges se servaient pour déclarer qu'ils n'absolviiienl ni ne condamnaient. Chacun donnait son avis d'une de ces trois manières : j'absous ; je condamne; il ne me paraît pas, montesq. Espr. vi, 4. || 12" Lais-ser paraître, ne pas cacher complètement. Elle a bien plus de mérite et d'esprit qu'elle n'en laisse paraître, SÉv. 542. Il 13" Faire paraître, montrer. Nous allons tous le remercier des eitrèmes bontés qu'il nous fait paraître, mol. Impr. se. lo. Quels sentiments aurai-je à lui faire paraître? m. Tart. v, 4. Sans prendre garde à la fin à laquelle on la destine [une bulle] et qu'ils [les jésuites) ont l'ait paraître si à découvert dans des pièces si authentiques, pasc. Prou. XIX. Voici un commencement de guerre, où d'abord nous faisons paraître notre dernière ressource, sÉv. »3avr.i689. Faites paraître vos talents.... de quels talents me parlez-vous, et à qui voulez-vous que je les fasse paraître? boss. Vise, vie caclu'e. Quelle assemblée l'apôtre saint Jean nous tait paraître! et grand prophète nous ouvre le ciel.... tn. ilfar.-rh^r. [Certains sages, en prenant le parti de la retraite] ont affecté de faire paraître que, trèscontents de leurs propres biens et de leur propre suffisance, ils savaient trouver en eux-mêmes nonseulement tout leur entretien, mais encore tout leur secours et tout leur plaisir, I0. Véluret, Pour la

profession d'vne demoiselle. Préambule Il ne

faut pas toujours Juger de ce qu'on sent par ce qu'on fait paraître, nESHOtiL. Poésies, t. u, p. I37. Je m'en fie aux transports qu'elle m'a fait paraître, BAC. Brit. v, t. Il Faire paraître, mettre en étal de faire figure. Nous ferions des épargnes pour faire vivre et paraître notre enfant ; c'esl tout mon but, SÉV. 5 fév. t6»«. Il Faire paraître, tirer de l'obscurité. Loin de les décrier (des poètes critiqués), je les al fait paraître, boil. Sat. ix. || Faire paraître, publier. Quand ferez-vous paraître votre brochure? Il 14° Se faire paraître, se faire voir, se manifester. Toi, pense à te guérir, et crois que, pour le mieux, Je ne veux pas montrer ce perfide i les yeux ; Sans doute qu'aussitôt qu'il se ferait paraître.... corn. dit. III, 1. I.'ainour s'y fait paraître avec la majesté, ID. Rodog. V, 2. 'Votre sincérité s'y fait assez paraître, ii>. ib. v, 3. Mais si son amitié pour vous se fait paraître, mol. Mit. i, «. Il y a si peu de personnes à qui Dieu se fasse paraître par ces coups extraordinaires..., pasc. Leit. à Mlle de Roannei, 2. Il Voltaire a condamné la locution se faire paraître. Elle a pourtant, comme on voit, de bonnes autorités; mais elle a vieilli. || 15° .'i. m. Apparence. Préférer l'être au paraître. || Proverbe. Etre et paraître sontdeux. Il II se conjugue avec l'auiiliaire avoir.

— HEM. l'araltre régit l'inftnitlfgans préposition ; on dit :Vous me paraissiez douter de ma sincérité, ou il me paraît que vous doutez <le ma sincérité. Dans le sens négatif, il régit le subjonctif : Il ne parait pas que vous doutiez de ma sincérité.

— HIST. XIII* s. ...Tous |la reine Blanche] les hait et desdaigne ; Bien y parut, l'autre jour, àCompaigne. Quant II baron ne purent droit avoir, hues DE L^ riKTe, /Ioman«. p. ts4. Bien parut puis i Charte, qui fut rois poestis.... Derle, v. Bien en monstre semblant et bien i a paru Que ce que elles fuut À Bertain moût valu, ili. L. || xvi* s. U y paroist à la f.ircissure de mes exemples, mont, i, ki. Lefaiste d'aulcuos bastimenu paroist enccres, ii>. i,

PAR

232. Et pour ce que la plus générale différence de» buts et complexions des hommes esl que les uns pointent leurs désirs et desseins aux apparences, et les autres aux effecls, l'autheur a commencé cei dialogues par un baron de Gascoj,'ne [baron en l'air], qui a pour seigneurie Fameste, signifiant en grec paroistre, d'aubigne, f',rnej(e, préface.

— ËTVM. l'rov. paraisser; cat. parexer; esp. poreeer; d'une forme non latine poreicer«, de parère, paraître. Freund pense que parère est la forme neutre de parère, et veut dire fondamentalement être engendré, être mis au jour. L'ancienne langue avait dérivé directement du latin pnrëre.le verbe paroir , qui se conjuguait : il part, il paraît; il parra, il paraîtra; parant, paraissant; il paraît il paraissait,, etc. Berry, faire paraître une ch se à quelqu'un, représenter, convaincre: Je lui ai fait paraître que.

t PARAJOUR (pa-ra-jour), s. m. Objet qui, dans un panorama, projette sur les spectateurs une ombre ferme, ainsi que sur les corps qui les avoisinent. Un vaste parajour élevé sur la tête des spectateurs vient encore amortir pour les yeux l'éclat de la lumière, Vincent, hutit. Mém. litl. et beauiarts, t. v, p. B8.

— ÊTYM. Parer, à, jour.

t PARALAMPSIE (pa-ra-lan-psie), s. f. Terme d« médecine. Variété de l'albugo ou tache blanche de la cornée.

— ÊTYM. napdXop.'Vi;, de jtapà, à côté, imparfaitement, etXà(iitEiv, briller.

t PARALBUMINE (pa-ral-bu-mi-n'), s. f. Terme de chimie. Matière azotée assez différente de l'albumine et trouvée dans le liquide des kystes de l'ovaire.

— ÉTYM. Par... para..., et albumine.

PARAL1PO.VJË.NES (pa-ra-li-po-mè-n) , s. m. pi.

;| 1° Titre d'une partie de la Bible, ijui est un supplément aux livres des Rois. || 2" Fig. Sorte de supplément à l'ouvrage qui précède, par opposition i prolégomènes.

— ETYM. napaXeinéneva , lais.sé3 de côté, sousentendu 6i6),îa, livres : livres laissés de côté, de Ttapà, & côté, et >etiteiv, laisser.

PARALIPSE (pa-ra-li-ps'), s. f. Figure de rhétorique, dite au.ssi prétérition, par laquelle on. fixe l'attention sur un objet en feignant de le négliger.

— ETYM. llapàXeupn, omission, de napà, à côté et >ti7t6iv, laisser.

PAUALLACTIQUE (pa-ral-la-kti-k' ), adj. Qui appartient à la parallaxe. Un instrument parallactique mû par un mouvement d'horlogerie. Angle parallactique. H Triangle parallactique, celui qui est formé par l'angle de la parallaxe et par le rayon de la terre. || Règle parallactique, instrument dont Ptolémée se servit pour wlculer la parallaxe de la lune, il MiChine ou lunette parallactique, lunette animée, autour d'un axe parallèle à l'axe du monde, d'un mouvement de rotation qui permet à l'a-stionome d'observer un astre, .sans que le mouvement diurne le tasse sortir du champ de la vision. || Pied parallactique, le pied auquel est adapté le méca- nisme dont il vient d'être parlé. || Télescope parallactique, télescope que le chevalier Moliueux, i l'aide du mécanicien Graliam, inventa pour essayer de mesurer la parallaxe des étoiles.

— RIM. L'Encyclopédie écrit tuncKe parallatique, et Arago la suit, en disant que cet instrument sert non k prendre des parallaxes, mais à mesurer des arcs de parallèles célestes. C'est une erreur; outre queparaUaltque, formé depara<{ë(«, est impossible, parallase en ce cas signifie non parallaxe, mais changement, et en effet la lunette change.

— ËTYM. En partie parallaxe, et en partie TcopàX- X«Çi«, changement.

PARALLAXE (pa-ral-la-ks'), s.f. || l'Terme d'a»tronomie. An;{le formé, au centre d'un astre, par deux ligues droites dont l'une est menée de ce {toint à un observateur placé en un certain lieu, et I aulre à un observateur placé en un autre lieu. La méthode d'avoir les parallaxes par des observations faites dans le même temps en des lieux éloignés est l'ancienne ; mais Cassini en imagina une autre uii un seul observateur suffit, parce qu'une étoile fixa tient lieu d'un second, funtkn. Cassini. Le calcul des parallaxes, grande et belle liécouverte qui fut un |>as vers la perfection de l'astronomie, et qui suftirait pour immort;iliscr Hipparque, bailly, llist. astron. mod. t. i, p. 96. Parallaxe est un mot gréa qui lignifie changement, et on entend spécialement par ce molle changement qui s'opère dans la position apparente d'uu astie quand ou l'olLserve il'un point qui n'est pas le centre de son mouvement, DELAMBRK, Air. d'aslxon. le(on s. Il Au|Oi..'d'!iui,

PAR

angle formé aa centre d'un astre par deux lignes droites passant par les extrémités d'un même rayon de la terre ou de l'orbite lerresirc. l'arallaxede hauteur, c'pst pour un point de la surface du globe la parallaxe déterminée pour le rayon qui passe par ce point. Parallaxe horizgntalc, c'est, pour un astre, la parallaxe obtenue quand la ligne qui joint son contre àreitrémité du rayon terrestre est perpendiculaire sur ce rayon. Parallaxe horizontale équatoriale, se dit de la parallaxe horizontale de la lune, rapportée au rayon de l'équateur. Les parallaxes servent, en astronomie, à déterminer la distance des astres. Pour cette entreprise hardie de voir les choses d'un lieuoù l'on n'est pas, il fallait déterminer l.i iliflérence des phénomènes que l'on voit à ceux que "on verrait au centre de la terre ; cette différence est la parallaxe, BAiLLt, Bisl.aslron.mod. t.ii,p.;'Ol. Les astronomes se sont répandus dans les lieux uù il était le plus avantageux de les observer [passages de Vénus); et c'est de l'ensemble de leurs obsertations que l'on a conclu la parallaxe du soleil, de 17" dans sa moyenne distance à la terre, la place, Etpos. 1, 6. La petitesse de la parallaxe du soleil nous prouve son immense grosseur, iD. tb. i, 2. Il Paralliue annuelle des étoiles, l'angle sous lequel un observateur placé au centre d'un astre verrait de face le rayon de l'écliptique ou la distance du soleil à la terre, delaunay, dans Ànn. du hur. des lonijit. pour I8««, p. «Sï. Avoir ce qu'on appelle la parallaxe des étoiles fixes est un problème insoluble, VOLT. Kewt. 11, t (Depuis Voltaire, on a obtenu la parallaxe de quelques étoiles fixes). La grandeur du globe de la terre produit une parallaxe, la grandeur del'orbeque nous parcourons en produit une autre nommée la parallaxe de l'orbe annuel, bailly. Hist. astr. mod. t. ii, p. 302. Une parallaxe d'une seconde suppose que les étoiles sont 206 000 fois plus loin de nous que le soleil, qui lui-même est éloigné de 3b millions de lieues, lu. 16. t. iii , p. <i. |{ 2" Aucien terme de chirurgie. Déplacement des deux fragments d'un os rompu, qui chevauchent l'un sur l'autre.

— REM. Boileau a fait i tort ce mot masculin Si Saturne k nos yeux peut faire un parallaxe, Ép. v.

— Etym. IlapàXXaii;, cbangeuient, de napà, i cAté, et iXi.iaati-j, changer : ainsi <iiteà cause du clunK"nienl que paraît éprouver l'objet, quand l'ob-sorvatcur change de place. Th. Corneille a lait un verbe parallaxer, exercer une action astrologique : ....L'uniou d'Hécate avec Mercure, Combinant leurs aspects ou les rétrogradant Sur l'horizon lutal (l'un bizarre ascendant. Pourrait parallaxer sur un :ervcau si tendre, It Feint astrologue, 11, 3. 11 est tout à fait inusité.

PARALLÈLE (pa-ra-lè-l'), adj. || 1* Terme de géométrie. Il se dit de deux lignes ou de deux surfaces également distantes l'une de l'autre dans toute leur étendue. Ces deux ligues sont parallèles l'une à l'autre. L'arrangement des couches borizontiles et parallèles ne s'est pas fait en un instant, mais par les sédiments qui se sont amoncelés peu à peu, BUKF. Uist. nat. Preuv. ih. terr. Œuv. t 1, p. 44b. Les rues de Lima sont larges, parallèles, et se coupent à angles droits, raynal, llisl. phil. VTi, ï t. Il Terme d'optique. Rayons parallèles, ceux qui parlent d'un point lumineux situe àunedistaiice infinie de l'oeil. || Sphère parallèle, situation de la sphère dans laquelle l'équateur est parallèle à l'horizon, c'esi-à-direse confond avec lui. Les habitants dis deux pâles ont la sphère parallèle. || Terme de botanique. Se dildes partiesquise prolongent notablement, sans s'approcher ou s'éloigner l'une de l'autre. Il 8. f. Une parallèle, une ligne pai-allcle à une autre. Tirer une parallèle. |{ S. f. Terme de fortitication. Tranchée bordée d'un parapetavec banquettes, et tracée parallèlement au côté de la place qu'on assiège, pour resserrer graduellement les assiégés, et pour (aire communiquer les attaques de lagaucheelde la droite. Les fameuses parallèles et les places d armes parurent au jour, font. Vauban. Vauljan, qui conduisit ce siège, se servit pour la première fois des parallèles inventées par des ingénieurs italiens au serriw des Turcs devant Candie , volt. Louis XlV,ii. Il Demi-parallèle, ouvrage ou logement construitentre deux parallèles d'un siège. || On établit aussi des perallèles dans les places d'armes, et elles sont jaunies d'un bon parapet, flanqué de redoutes. || S. m Nom donné à depeUtsc«rcles parallèles àVèquateur, déterminés par des plans perpendiculaires k l'axe ii"i-î"r^' *""' '' 'P''*™ céleste, ce sont les paral- UilM aieMat; (ur la surface de la terre, ce sont les j-rsllèles terrestres. Colomb savait très bien par Uconn«i»a,«» qu.i avait de U sphère et de la f èogripbie, que, Daviguaitt toviours vers r..cc.-

PAR

dent, k peu près sous le même parallèle, il ne pouvait manquer à la fin de trouver des terres, BOLLiN, Hist. anc. xxvii, 11, 2. Vers le nord, sous le parallèle de 7l«, le soleil est soixarae-cinq jours sans reparaître, bailly, Hist. astron. anc. p. »9. Je me porterai sur le parallèle de 37 dejjiés, pour chercher la terre qu'on dit avoir été découverte à cette latitude par les Espagnols en leto, la pébouse . Voyage, t. iv, p. 2^3, dans poî'gkns. Les petits cercles que les étoiles décrivent parallèlement à l'équateur, en outre de leur mouvement diurne, se nomment simplement parallèles, la plack, F.xp. i, ). Il Parallèles de hauteur, cercles parallèles à l'horizon que l'on imagine passer par chaque degré, minute et seconde du méridien, er.tre l'horizon et le zénith. || Parallèles de déclinaison, petits cercles de la sphère parallèles à l'éijuateur. || S. m. Instrument composé de doux règles de bois attachées l'une à l'autre par deux autres règles plus petites, formant parallélosramme; il sert à tracer des lignes parallèles. || Parallèle à vis, outil qui sert au graveur en lettres pour tracer sur une planche de métal des parallèles de toute espèce. || 2° Par extension. Qui se fait en même temps, qui a même disposition, même caractère. Une autre édition parallèle k la sienne, pour la Hollan'Ie, rAllomagne et l'Angleterre, i. 1. rouss. l-elt. à H. UouUou, Oor- Tfsp. t. v, p. 154, dans pougens. || 3° Fig. Qui renferme une comparaison; qui est rédigé de manière à produire une comp.iraison. Les vies parallèles des hommes illustres par Plutarque, titre qui vient de ce que l'auteur raconte la vie d'un Grec et d'un Romain, et termine par une comparaison entre les deux personnages. || S. m. Couiparaison où l'on examine les res^emblances et les différences de deux personnes ou de deux choses entre elles. Plutarque et un Démétiius cité par Laertius ont observe que Diogène mourut auprès de Corinthe le même jour qu'Alexandre finit ses jours dans Babylone; tant on s'est toujours plu à tirer des parallèles entre l'un et l'autre, lamoïhe levayer, Vertu des païens, 11, Diogène. Mettre la raison en parallèle avec l'instinct des animaux, PASC. Préf. Vide. Pour faire le parallèle de ses livres [de Mme de Guyon) avec les saints t'ères, iiosPLET, Relation sur le quiétisme, m, t. Je soutiendrais hardiment qu'à prendre le siècle d'Auguste dans sa pli^s grande étendue, c'est-à-dire depuis Cicéron jusqn à Corneille Tacite, on ne saurait pas trouver parmi les Latins un seul philosophe qu'on puisse mettre pour la physique en jarallèle avec Descartes, ni même avec i.assendi, boil. Lett. à Perrault. Poussez ce parallèle et vous verrez.... MASS. Carême, Prosp. Les parallèles qu'on fera de vous avec ceux qu'on vous aura préférés, vous feront un nouvel honneur, tn. Confér. Àmiiiion des clercs. Je pourrais continuer le parallèle en disant que, quand Caton prévoyait, Cicéron craignait, MONTESQ. hom. 12. Les parallèles de Per-> t sont un livre, quoi qu'on en dise, très-estim."' «- plusieurs égards, u'ai.eiib. ÈUiges, Lamolte.

— REM. Vaugelas dit c|u au propre op écrit parallèle, et au figuré paralelle, et il se récrie sur cette bizarrerie. Klle n'a plus lieu aujourd'hui.

— HIST. XVI* S. Parallèle est une voye imagirée au ciel, laquelle prent depuis le levant jusques au ponant, sans approcher ny recuUer de lequinoclial ny des polies, non plus en une partie qu'en l'auitre, ;. DEVAULX, Pillote, dans jal.

— ÊTYM. napoXXTiXo4,de itapà, à c6té,et dXXviXo;, l'un l'autre.

PARALLÈLEMENT (pa-ra-lè-le-man), adj. D'une manière parallèle. Établir le véritable cours de la ligne des luotilagnes qui commence à la mer Noire, vaparallèle:: ent au Danube jusqu'au mont .Sainl-Gothard et continue jusqu'à la Méditerranée, fonten. Marsigli. Si on mesure le coiitiiie.it parallèlenienl à l'équateur, blpf. Hist. nat. Preuv. th. terr. 1. 1, p. 28».

— ÉTYM. Parallèle, et le suffixe ment.

t PARALI.P.LÉPIPÈDE pa-ia-lé lé-pi-pè-d') , t. m. Terme de géométrie. Solide terminé par six parallélogrammes, dont les opposés sont égaux et parallèles. Il Parallélépipède droit, celui dont les faces sont perpendiculaires au pîan de la base.

— F.TYM. IIaiaX).i),citizeSov,deit«p»i>.>.Ti).o;, parallèle, et iuCiteôov, surface, de éni,sur, etuÉôov, lesol.

t PAHALLCLéPIPÉIUQUE (pa-ra lé-lé-pi-pé-dik'), odj. (.lui a la forme d'un parallélépipède. Des blues parallélépipédiques.

t PARALLËLIMKHVË, ÉE (pa-ra-lè-li-nèr-Té , vce), adj. Terme de botanique. Dont les nervures •ont parallèles, en parlant des feuilles.

— ÊTYM. ParaUile, et nervure.

PAR

PARALLËLIPIPÈDE, s. m. Voy. PÀRALLÉLI^Pl- PÈDE.

— RE.M. L'Académie écrit parallélipipède; c'est un barbarisme, le grec dit nopa>).T,),eTti7tiSov; et le mot tout scientifique n'est pas assez entré dans l'usage commun pour que ce barbarisme doive être respecté. Richelet a, correctement, parallélépipède .

t PARALLÉLIQUE {para-lè-li-k'),od;'. Qui a le ca ractèredu parallélisme. || Classification parallélique, classification formée de séries qui se correspondent.

— ËTYM. Parallèle.

PARALLfiLIS.MI':(pa-ra-lé-li-sm'),s.m. || fTerme

de géométrie. État de deux lignes ou de deux surfaces parallèles. Soit qu'ils [les rayons du feu] viennent du soleil en parallélisme, soit qu'jls soient réunis au foyer d'un verre ardent, volt. Newt, II, 2. !| Parallélisme de l'axe d'une planète, propriété que l'axe de cette planète a de rester sensiblement parallèle à lui-même, dans tous les points de la courbe qu'elle décrit annuellement autour du soleil. Une découverte très-remarquable de M. Bianchini est celle du parallélisme constant de l'axe de Vénus sur son orbite, pareil à celui que Copernic fut obligé de donner à la terre, fonten. Bianchini. |{ 2° Kig. Correspondance entre des objets comparée au parallélisme des lignes. Je remarque un parallélisme assez singulier entre ces deux genres d'oiseaux ; car, de même qu'il y a trois espèces principales de corneilles, une noire, la corbine, une cendrée, la mantelée, et une chauve, le freux, je trouve aussi trois espèces ou races correspondantes de choucas, buff. Ots. t. v, p. »8. Instituons les comparaisons les plus exactes; tirons de ces comparaisons les résultats les plus immédiats; soyons toujours prêts à renoncer i ce parallélisme (jui plaît tant à l'esprit, dès que les traits deviennent trop divergents, bonnet, T lett. hist. nat.

— ÊTYM. Parallèle 1.

fPARALLÉLlVEINÉ.ÉE (pa-ra-lé-li-vè-né, née),

adj. Terme de botanique. Feuilles paralléliveinées, feuilles dont les veines sont parallèles.

— ÉTYM. Parallèle, et veine.

t PARALLÉLOGKAMMATIQUE (pa-ra-lé-lo-gramma ti-k'}, adj. Oui a la forme d'un parallélogi amnie. Depuis le pont suspendu qui débouche à Pesth sur une place parallélogrammatique, la t'ranz-Jos?p/t Piatï . les (|uais.... Moniteur univers. 1 a juin 1807, p. 739, 3' col.

PARALLÉLOGRAMME (pa-ra-Ié-lo-gra-m'), s.

m. Il 1" Terme 'le géométrie. Quadrilatère dont les côtés opposés sont égaux et parallèles. Le parallélogramme dont les angles sont droits est appelé rectangle; le parallélogramme dont les angles ne sont pas droits se nomme parallélogramme ohliquangle, ou, simplement, parallélogramme; le parallélogramme dont les quatre côiés sont égaux, se nomme losange. || l'arallèlot'ramme des forces, théorème de mécanique qui sert à trouver la' résultante de deux ou de plusieurs forces concourantes en un même point. 1 2" Terme de mécanique. Parallélogramme flexible ou articulé, mécanisme de Watt, pour conserver à la tige du piston la direction sensiblement verticale.

— ETYM. IlapaXXTiXoYponnov, de nap<£XXT|>.o;, parallèle, et Yoaopeiv, décrire.

t PARALLÉLOGRAPIIE (pa-ra-lé-lo-gra-P), s. m. Terme de mathématique. Instrument propre à tracer des lignes parallèles.

— ÉTYM. Parallèle, et ypâçeiv, décrire.

PARALOGISME (pa-ra-lo-ji-sm), s. m. Faux rai-

soniiement. Il y a des hommes qui se méprennent en raisonnant, même touchant les plus simples matières de géométrie, et y font des paralugismes, DESc. Hi'th. IV, I . La réflexion est une forcede l'âme ; et l'attribuer si universellement à faiblesse, c'est uu manifeste paralogisme, boss. Et. dorais, v, 4. Je doute qu'une démonstration mathématique partit une vérité à quelqu'un dont elle combatirait une passion forte ; il y supposerait des paralogismes, dv- CLOs, Consid. mœurs, li.

— SYN. PAiiALooisME, SOPHISME. Ces deux termes désignent un raisonnement que proscrit la logique. L'un et l'autre reofermeiit ou un principe faux donné pour vrai, ou une conséquence qui paraît découler d'un principe vrai et qui n'en découle pas. Le .sophisme est, historiquement, le mode de raisonner de ces célèbres argumeiitateurs du temps de .Sociale, tels que Gorgias, Protagoras et les autres ; mode subtil e' captieux qui avait moins pour but de trouver la mérite que d'embarrasser et d éblouir; de là le sen' défavorable qu'a ce mo' ' <; paralo-

PAR

fti»me est une erreur involonlaire de raisonnement; le sophisme ett une erreur où inlervienl, sciemment ou insciemment, une impulsion étrangère à la recherche même du vrai. De plus, tout sophisme est un paralogisme; tout paralogisme n'est pas un sophisme , car il y faut quelque chose de suLiil et de captieux.

— KTYM. n«pa)oYi<iMÔ;, de napà, à cÔté, et Xo^i- 0(io;. raisonnement.

PARALYSÉ, ÉH (pa-ra-li-zé, zée), part, passé de paralyser. Un homme parahsé de la moitié du corps.

PARALYSER (pa-ra-Ii-zé), V. a. \\ i' Rendre paralytique. Un épanchement dans un côté du cerveau paralyse la moitié du corps opposée au côté de cet épanchement. || 2° Fig. Fjapper d'inertie, neutraliser. La frayeur paralysait toutes ses facultés. Il 3° Se paralyser, c. réfl. Devenir paralysé.

— REM. Paralyser n'est pas dans les anciennes éditions du Dictionnaire de l'Académie ; on ne le trouve que dans celle de 1835.

— HiST. XVI* s. Appliquer autour de la partie paralysée des briques.... paré, vu, 43.

— ETYM. Voy. paralysie; picard, palatiner , trembler des m.iins; prov. paraliticar, palaticar.

PARALY.>ilE(pa-ra-li-zie), s. (. \\ l°Terme de médecine. Diminution ou privation soit à la fois du sentiment et du mouvement volontaire, soit du mouvement volontaire seul, soit du sentiment seul. Avez-vous oublié qu'une paralysie S'est de voire bras droit depuis un mois saisie '? begnabd, Je Légat. II, 6. Souvent la froide main de la paralysie Dans un débile corps joint la mort à la vie, delille, Trois règn. 1. 1| Paralysie générale progressive ou des aliénés, ou, simplement, paralysie progressive, affection caractérisée par l'affaiblissement et le frémissement de la contraction musculaire, avec embarras de la prononciation, étourdissement, vertiges. Il Paralysie saturnine, paralysie causée par le plomb. Il Paralysie tremblante, maladie de l'âge avancé, consistant en un sênliment de faiblesse aux mains et aux bras, s'étcndant graduellement aux jambes et aux muscles du cou, avec tremblement et, à la fin, agitation constante et intense. |J 2° Pig. Impossibilité d'agir. Tant de richesses tombent pour ainsi dire en paralysie ; plus de circulation, mon- TESO. heu. pers. H 7.

— HIST. xu* S. Oui eiist jà gonte ne p.ihcin , En molt poi d'eure l'en auroie garil, hanul de. C. 267. Il xiii* s. Vos sereiz gariz.... de louies goules sanz palazine, de l'enflure du cors.... huteb. 25». || xiv« s. Paralesie et trembleur, lanfbanc, f° 46, verso. Il XVI' s. La résolution il'un costé du corps est dite proprement paralysie ... si elle occupoit tout le corps, elle ne seroit dite paralysie, mais apoplexie,

PARE, VIII, ti.

— ÉTVM. Provenç. parelisi; espagn. perlexia; ital. paralisin ; de TtiodXurriî, de napot, indiquant dérangement, et Xùotî, dissolution.

PARALYTIQUE (pa-ra-li ti-k'), adj. Terme de médecine. Atteint de paralysie. Mme Ouintin est comme paralytique , skv. 6». Rendre le mouvement au corps paralytique, boil. Épigr. xviil. Si l'on doit regarder comme un homme vivant un vieillard paralytique de la moitié du corps, lesage, Etlev. (,omal. cli. 2«. || Substantivement. Un paralytique Une paralytique. Un paralytique auquel je ne fais aucun bien, et qui n'entend parler de moi que depuis hier, de moi dont la fortune a commencé par un [laralytique, maintenon, Lett. au card. de Koailtes, 12 déc. (70«.

— HIST. xm* ». Il afoiblist le fia] vertu du cuer, et fait devenir l'ounie paralitike, alebhant, f («. D'un viel home qui estoil (laralelique, qui fu gucri lu tombel saint Loys, Miracles St iMjt, p. <32. Il xvf s. Quand ces dits muscles sont paralytiques ou foililes.. . Paré, i, is.

— ETYM. Provenç. paralilie ; ital. parUtieo ; de itïpol'jrtxû; (vov. paualysie).

I PARAMAGNÉTIOUE (pa-ra-ma-gné-ti-k*), adj. Qui a l.î pro|iriélé du paramagnétisme. Le fer doux e.st paramagni^ique.

t PARAMAG.VfiTISME (pa-ra-ma-gné-ti-sm'), I. m. Terme de ptiysique. Propriété qu'a le magnétisme de donner aux corps une direction parallùle il la ligne des pôles, quand ces corps sont placé.? entre les deux pôles d'un électro-aimant énergique, courbé en fer k cheval.

— ÊTYM. Para pour paralliU, el magnétitme.

j PARAMALÉATE(pa-ra-ma-lé-a-l'), i. m. Terme de chimie. Nom générique dea sels de l'acide paralQaléii|iie.

t PARAMALÉIOUB (pa-ra-ma-li-i-k'] , ad;, lerme

PAR

de chimie. Se dit d'un acide produit par la distillation sèche de l'acide malique.

— ÉTYM. Par.... para..., et malique.

t PARA.MÉCONIOUE (pa-ra-mé-ko-ni-k'), adj. Terme de chimie. Se dit d'un acide produit en faisant bouillir l'acide méconique dans l'eau.

— ÉTYM. Par.... para..., el méconique.

t PARAMËMSPERMINE (pa-ra-mé-ni-spèr-min'), s. f. Terme de chimie. Substance organique particulière, ayant la même composition que la ménispermine, et trouvée avec celle-ci dans la coque du Levant.

— ETYM. Par.... para..., et ménispermine.

t PARAMËSE (pa-ra-mè-z'), s. f. Terme de musique ancienne. La cinquième corde de la lyre.

— ÉTYM. napâjieooî, de napà, à côté, et (Jiéao;, mitoyen.

PARAMÈTRE (pa-ra-mè-tr') , s. m. Terme de géométrie. En gi'iiéral, une ligne constante et invariable qui entre dans l'équailon ou dans la construction d'une famille de courbes,, et par la variation de laquelle on peui obtenir toutes les variiHés de courbes qui appartiennent à cette famille. || Terme d'astronomie. Nom que Ion donne quelquefois aux divers éliiments d'une orbite.

— ÉTYJ1. Par.... para..., et (xÉipov, mesure.

t PARAMfiTRIQUE (pa-ra-mé-tri-k") , adj. Qui a rapport au paramètre.

t PARAMORPHINE (pa-ra-mor-fi-n') , s. f. Terme de chimie. Substance voisine de la morphine, qui existe dans l'opium.

— ÉTYM. Par.... para..., et morphine.

t PARAMUCIQUE (pa-ra-mu-si-k') , adj. Terme de chimie. Se dit d'un acide obtenu par l'ébulliiion prolongée de l'acide mucique.

— ETYM. Par.... para..., el rnucique.

t PARANAPHTHALINE (pa-ra-na-fta-li-nT, t. f. Terme de chimie. Substance se rapfirochant de la naphlhaline, el l'accompagnant dans le goudron de la houille.

— ÉTVM. Par.... para..., et naphthaline.

t PARANATELLON (pa-ra-na-tèl-lon) , ». m. Terme d'astronomie ancienne. Expression qui désignait, en Egypte, des astres se levant ensemble, ou plutôt qui bordaient l'horizon au moment oii le soleil entrait dans l'un des signes du zodiaque.

— ÉTYM. nïp«vaTé>).<ov, de itacà , à côté, et 4vaT6)l6iv, se lever, de àvà, en haut, et tEXÀeiv, faire dresser.

I PARANATELLONTIQPE (pa-ra-ra-tèl-lon-ti-k'1, adj. Qii\ se rappurle aux piranatellons, (|ui en dépend. Cette doctrine paranatellontique dont Dupuis a tant abusé pour 1 explication des anciennes fables, lETRONNE. Afialyse critique des repréientaliuns xodiacnics de Denderah et d'Esné.

X PARANEIGE (pa-ra-uè-j'), t. m. Ce qui garantit de la neige.

— ÉTYM. l'arer, à, neige.

\ PARANËTE (pa-ia-nè-t'),i. f. Terme de musique ancienne. L'avanHlcinière corde ou la sixième corde de la lyre; la troisii-me corde de chaque tétiacord'>.

— ÉTYM. IIïpavr.iTi, de «apo, à côté, et vr.Tïi, la dernière corde, contracté de veàtri, dérivé de v£0.-, neuf (voy. neuf, adj.).

PARANGON (pa-ran-gon),i. m. || 1° Comparaison. Mettre en parangon. Près d'un l'eu qui sera bon, Ouoi que le feu d'un pauvre homme, Nous ferons le parangon De Paris et de ta Rome, scaiir. Poés. dir. (Euv. t. VII. p. 268, dans pougens. S'il avait mis son esprit à la bonne voie, il pouvait être mis au parangon des plus sitinalés docieura de l'Eglise, c:n. ANCILLON, SIcl. de lin. t. ii, p. 42, dans pougens. Il 1° Patron, modèle. Vrai parangon de vaillants el courtois, Qui m'envoyez délectable écriture, VOIT. Œuv. t. Il, p. î«7. bayard, véndique auprès des princes, hasardeux dans les combats, galant auprès des dames, protecteur de leur honneur, vrai parangon de bonne foi et de vaillance, ANQUETiL, Inst. Uém. tcienc. mot. et polit, t. i, p. 27. Que dirait ce parangon de l'orgueil monarchique ILouis XIVJ, s'il voyait au.x écoles, avec tous les enfants de la race sujette , un de ses arrièreneveux lun des fils du duc d'Orléans] sans pages ni jésuites? p. L. cour. Simple discuurs. ||Ce qu'il y a de plus excellent, en parlant des personnes ou des choses. Anne, puisqu'ainsi va, passait dans son village Pour l.i perle et le parangon, la font. Cas. Par ce parangon des présents II croyait sa fortune faite, m. Fabl. xii, (2. |!3* Terme de Joaillier. Pciles parangons, diamants parangons, perles, diamants qui se distinguent par leur gro'-seur el leur beauté. || L'Académie dit qu'en cet emploi parangon est adjectif; mais Legoarant observe que

PAR

parangon est substantif ici comme ailleurs : un diamant parangon s'entend d'un diamant dont la beauté peut servir de modèle, et c'est comme si l'on disait un diamant modèle. || On dit aussi: ce diamant est un parangon. || 4° Parangon de Venise, dans le commerce de Smyrne, les plus belles étoffe!" de soie qui y sont apportées de Venise. || 5" Se dit de quelques fleurs qui reviennent chaque année avec la même beauté, sans dégénérer. || 6° Terme d'impiiiiierie. Gros parangon, caractère entre la Palestine et le gros romain ; le corps en est de vingt et un points. || Petit parangon, caractère dont le corps porte dix-huit points, et dont on fait usage pour les affiches. || On ne dit pas parangon tout seul. Il 7" Sorte de marbre noir d'Égyple et de Grèce, dont les anciens taisaient des sphinx et d'autres statues d'animaux. || 8" Pierre de touche. Il l'arangon vieillit.

— HIST. xvi* s. Ne pourroit-on pas à bon droit nommer nostre siècle le parangon de méchanceté? H. EST. Apol. d'IUrod. p. )u7, dans laclune. Ouiconque a voulu parachever le Pseaulier [de Marot], n'a pu atteindre à son parangon, pasquieb, flech. vu, p. 609, dans LACURNE. Aristoteles pr.me homme et paragon de toute philosophie, rab. p. 90, dans LACURNE. En cettuy-ci [Epaminondas] l'innocence est une qualité propre, maistiesse, constante.... au parangon de la(|uelle elle paroist en Alexandre....

MONT, m , 194.

— ÊTYM. Esp. paragori ; ital. paragone. Diez le tire de l'espagnol para con, double préposition qui signifie en comparaison de : la crialura para con el criiulor, la créature en comparaison du créateur. On a dit el para con, comme nous disons le pourquoi; puis para con s'est altéré en païayon. On ne peut songer au grec itapi et àfwv, lutte, rivalité, puisque TtapaYwv n'existe pas en giec el que les langues romanes n'avaient aucun moyen (le mot est an:iendans l'espagnol et l'itaUen) de combiner deux éléments grecs.

PARANGONNAGE (pa-ran-go-na-j'), *. m. Terme d'imprimerie. Action de parangonner.

PARANGONNER (paran-go-né), tJ. a. || t» Comparer (sens vieilli). Il 2" Terme d'imprimerie. Faire qu'un caractère qui n'est pas du même corps que celui dont on se sert s'aligne bien avec lui. || 3° Se parangonner, se comparer, se mettre en parallèle. Les rois du Nord, qui ne faisaient pas difficulté de donner la main à nos rois, ont non-seulement abrogé cet usage, mais en sont venus à se parangonner i ■ eux, ST-siM. 358, 232. || Se parangonner, se dit des fleurs qui ont tous les ans les mêmes panaches, qui se conservent les mêmes sans dégénérer.

— HIST. XVI' s. Vient il à parangonner ses exploits avecques ceulx d'Agesllaus...? mont, m, (55. Je veux seulement parangonner l'Impetiiusité des canons avecques celle des foudres, paré, ix, 2' dise.

— ÉTYH. Parangon; espagn. parangonar ; ital. parangonare.

PARANT, ANTR (pa-ran, ran-l'), od/. Qui pare, qui orne. L'électeur de Bavière préféra [pour la Tolsond'orl le rouge comme d'un plus ancien usage et plus parant. st-sim. 8;i, 87. Il n'en toiUe guère plus aujourd'hui pour être agréablement logé, qu'il n'en coûtait pour l'être mal sous Henri IV.... nos belles et parantes étofl'es .sont moins chères qut celles de l'étranger qui ne les valaient pas, volt, louis .17 K, 30.

— HIST. xiti* s. Nous dpus a doué d'or dis mars, Et belos robes et parans, Dl. et Jeh. v. f>6«o.

PARANYMPHE (pa-ra-nin-f ), .î. rn. l'I^ || l'Terme d'antiiiuité grecque. Le jeune ami du marié qui, assis sur le char à côté de lui, va clierchcr la mariée; et la jeune amie de la mariée, qui l'amène au marié. Il ï" S'est dit, dans l'universiti'; de Paris, da celui qui primitivement conduisait à la chancellerie les candidats désignés ))0ur la licence, et <|ui après cela complimentait lesélus. || Par cataclirèse, il s'est dit, dans les anciennes facultés de thé<dogie et de médecine, d'un discours solennel que l'on prononçait à la fin de chaque licence et oii l'orateur faisait l'éloge des licenciés. || Par extension, tout discours d'éloge. Et,decoqMin. faisant le prince revêtu, BAtit un p^ranymphe à sa belle vertu, R^.ONIEB, Sal. V.

— HIST. XIV' 1. Paranympha, compaigne qui tient compaignie à nouvelle (lancée, paranymphe, nu GANGE, paranympha. ||xvi' ». Il y a es femmes parfois des dufaus, parfois aussi des vertus non moindres qu'aux hommes; j'ayme mieux eslre le |)aranymphe. (|ue ressembler Jean de Melinn, qui, en son roman de la Rose, Bt profession expresse da les blasmcr, i'asouier, Heck. liv. vi, p. 6fl8, dans LACURNE. iiue le jésuite.... persévère au gueriov- • ment de l'beresie, non par l'espéc, mercdc seuisuiii,

»in< pai sa plume, il m'aura pour son paranymphe, îon ad^ocat.son trompelle, ID. LeU. l. il, p. 57i.

— ÊTYM. napivjiiîwt, deitaoa, auprès, etvOM>o« )u vVï»l> fiancé ou 6ancée (voy. nymphB).

t PARANYMPHER (pa-ra-nin-fé), e. a. Servir de aaraiiymphe et prononcer l'éloge du docteur qu'on ■Bçoil (terme vieilli). Il Z-Ouer avec solennité. C'est jiijsi que les lois de l'histoire obligent ceux qui récrivent 1 donner connaissance de ce qu'il y a de bon et de mauvais en chaque chose, sans faire difficulté de vespériser le.s mêmes personnes qu'ils ont déjà paraiiyoïphées, lamothe le vateh. Vertu des paient, n, Julien Les louanges lui étaient bonnes là Balzac], de quelque part qu'elles vinssent, et jamais il n'étoit assez paranympbë à sa fantaisie, tal-

UMART DES BSAUX, t. IV, p. 91.

— ÉTYM. Paranymphl.

t PARAPFXTINE ( pa-ra-pè-kti-n'), f. f. Corps isomère à la pectine qu'on obtient en faisant bouil- Itr celle-ci pendant longtemps.

— ÊTYM. Par.... para..., et pectine.

t PARAPKCTIQCE(pa-ra-pè-kti-k'), adj. Terme de chimie. Acide parapectique, acide obtenu en faitant liouillir lon^itemps dans l'eau l'acide pectique.

t PARAPECUE (pa-ra-pi-gm'), i. m. || i' Terme d'antiquité. Nom donné à des planches de cuivre iur lesquelles les ordonnances et les proclamations put>liques étaient gravées, et qui s'affichaient i quelque pilier pour y être lues de tout le monde. Ill" S. m. pi. Terme d'astronomie. Tables astro- Doniiques en usage chez les Syriens et les Phéniciens, qui indiquaient les levers et les couchers des astres. || Les astrologues nommaient parapegme la table où ils traçaient leurs figures.

— ETYM. UatpdicT|Y)ia; de napà, àcdtè, et imiYvOu, (lier.

PARAPET (pa ra-p& ; le ( ne se prononce pas et ne se lie pas ; au pluriel, l'x se lie : des para-pè-z en terre; parapets rime avec traits, succès, paix, etc.), (. m. Il 1 " Mur à hauteur d'appui, élevé sur le bord d'un pont, d'une terrasse, etc. Un pont sans parapet. Il 1" Terme de fortification. Partie supérieure d'un rempart qui couvre les défenseurs et par-dessus laquelle ils font feu. Dans les sièges et dans la fortification passagère, le parapet n'est le plus souvent formé que par une simple levée de terre.

— HIST. xvr s. Les remparts en dedans les murs des villes doivent estre larges de vingt pieds, sçavoir les fraises ou parapels de cinq pieds, où il y a des parapels, et quinze pieds hors des parapels, Nouv. coust. gén. t. i, p. )(M.

— ETYM. Ital. parapeuo, de parare, garantir (voy. PARER), et petto, poitrine (voy. pis, s. m.); genev. paropel.

t PARAPÉTALE (pa-ra-péta-1'), t. m. Terme de botanique. Nom donné à des parties semblables aux pétales, mais situées sur un rang plus en dedans, comme dans l'ellébore : ce sont des étamines plus ou moins avortées.

— 6TYH Par.... para..., et pétale.

PARAPHE. PARAPHER, voy. parafs, parafer.

PARAPHKKNAL.ALE (pa-ra-fèr-nal, nal'), adj.

Terme de droit. Il se dit des biens particuliers de la femme, dont la jouissance et l'administration lui sont laissées. Tous les biens de la femme qui n'ont pas été constitués en dot sont parapliernaiix. Code Hap. art. 1574. La femme a l'administration et la jouissance de ses biens parapberoaui, ib. art. 1B7«. Il Substantivement. Le parapherual, les paraphernaux, les biens paraphernaux.

- HIST. xvi* s. Les biens paraphernaux se iloiteni entendre des meubles servans à l'usage de la femme, comme seroient licts, tables, linges et autre» de pareille nature, Cotut. gén. t. l, p. t020.

— ETYM. napa. à côté, et çtpvji, dot.

t PARAPUEK.NALITË (pa-ra-fèr-na-Ii-té), ». ^ Terme de droiu Etat des biens paraphernaux.

PARAI'HlMO.sis (pa-ra-fi-mô-iis ) , ». m Terme de chirurgie. Etranglement du gland par le prépuce renversé.

— HIST. ivi» ». L» conttriction du prépuce est nommée paraphvmosis, quand il est retire contre mont, qui fait le glan de>couverl, pAnfi, xv, ï».

^ - ETYM. UopaçiiiMOK, de «jp», i cû'lé, et çipii;,

1 PARAPHOUIE (pa-ra-fo-nie), ». f.||l- Terme ae musique ancienne. CoDsonnance de quinte et de

"'""• "•«»*, i cité, et f<mrf|, voix.

dAbfJJ,^''^"*'^*^'' (pa-ra-lo-sla-f). ». «. Terme decbim«. r,«nr« de s-l, qui sont produiu par l'aciU« panpiiospboriqu*. v "*■

t PABAPHOSPHORIQUE (pa-ra-fft-sfo-ri-k'), adj. Terme de chimie. Acide parapliosphorique, acide phosphorique qui a subi l'action m 'une forte chaleur, et acquis ainsi, sans changer de nature, des propriétés qu'il n'avait pas auparavant.

— ETYM. Par.... para..., el phosphorique.

PARAPHRASE (pa-ra-frâ-z'), s. f. || 1" Développement explicatif, plus long que le texte ou que la simple traduction du texte. Il ne uonsidëiait pas qu'entre la paraphrase et la version littérale il y a un milieu; que celle-ci dérobe toujours des grâces nécessaires, et que celle-là en prêle rarement d'utiles, d'olivet, Hist. Acad. t. il, p. <06, dans pougens. Saint Basile se tient presque toujours dans la paraphrase de l'Ecriture, chatealb Génie, m, iv, 2. Il Paraphrase chaldaïqueou chaldéenne.voy. tar- GUM. Il 2" Développement verbeux, diffus. Je vous dis le fait sans aucune paraphrase, sÉv. 2« avr. (676. Voyez comme on a traité ce pauvre Helvétius pour un livre qui n'est qu'une paraphrase des Pensées du duc de la Rochefoucauld, volt. Lett. Richelieu, 23 juin 476Ï. Il 3° Familièrement. Interprétation défavorable. Il a fait une paraphrase maligne sur un propos fort innocent.

— ETYM. riotpiçpaoïç, de TCopà, à côté, et çpdoi; (voy. phrase) .

PARAPHRASE, ÈE (pa-ra-frâ-zé, zée),part. patsé de paraphraser. Un texte paraphrasé.

PARAPHRASER (pa-ra-frâ-ïé) , ». a. || !• Faire une paraphrase, des paraphrases. Il paraphrasait le miserere et faisait pleurer tout le monde, SÉV. H s. Il 2° Amplifier, développer. Outre que je n'ai fait que la [une scènej paraphraser de l'espagnol, corn. Cid, Exam. il Absolument. Ce n'est pas là traduire, c'est paraphraser. [Les gens qui] Contrôlent un chacun, et.... Veulent paraphraserdessusla fantaisie, Régnier, Sal. X. Il 3° Il s'est dit pour glorifier, vanter. Et sans paraphraser tes faits et tes louanges, Régnier, Sat. vi.

— ÉTYM. Paraphrase.

PARAPHRASEUR, ECSE (pa-ra-frâ-zeur, zeû-

z'), s. m. et f. Celui, celle qui amplifie verbeusement les choses en les rapportant

— ETYM. Paraphraser.

PARAPHRASTE (pa-ra-fra-sf), ». m. Celui qui fait la paraphrase de quelque ouvrage. Les paraphiastes chaldaïques. Le sieurGodeau le paraphrasle. Le bon Baudoin le métapbraste Ont maintenu tous ces beaux mots, hënage. Requête des dicHonn.

— HIST. XVI* s. Paraphraste, cotgravk.

— ÊTYM. napaçpa<rnriç, de itopaçpâUiv (voy. paraphrase).

t PARAPHRASTIQCE (pa-ra-fra-sti-k'), adj. Qui appartient à la paraphrase.

t PARAPUKÉNÉSIE (pa-ra-fré-né-zie), ». f. Terme de médecine. S'est dit quelquefois pour inflammation du diaphragme.

— ETYM. Par.... para..., etçpéveç, lediaphragme. t PARAPHYSE (pa-ra-fi-z'i, i. f. Nom donné à

des cellules allongées stériles qui entourent l'appareil reproducteur spécial chez les cryptogames.

—ETYM. Maoà, à côté, et eùoi«, production, nature.

t PARAPLÉGIE (pa-ra-plé-jie), s. ^. Terme de médecine. Nom donné à la paralysie, lorsqu'elle occupe la moitié inférieure du corps.

HIST. XVI' s. S'il y a résolution de quelque partie seulement, telle affection est dite moins proprement paraplégie, paré, vu, ti.

— ETYM. IlapanXiivia, de napà, à cfité, et iù>'iyr\, coup.

t PARAPLEURE(pa-ra-pleu-r'), ». /. Terme de zoologie. Une des pièces qui forment le côté du thorax des insectes.

— ÊTYM. riopà, auprès, et «Xsupiv, côté.

i PARAPLEURÉSIE (pa-ra-pleu-ré-zie), $, f. Terme de médecine. Fausse pleurésie.

— ÉTYM. Par.... para..., ei pleurésie.

t PAllAPLEXIE (pa-ia-plè-ksie), s. f. Terme de médecine. Nom donné quelquefois à la paralysie ou à la paraplégie.

— ETYM. Ilaçà, sur, et <>ïi(K, coup.

PARAPLUIE (pa-ra-pluie), ». tn. || 1* Petit pavillon portatif qui sert à garantir de la pluie. Le temps s'est remis au beau ; il n'y a rien de si sot qu'un homme avec un parapluie\quand il ne pleut pas, picard. Provint, à Pans, i, h. || J" Terme de fondeur. Planche qui garantit des éclaboussures.

— ÉTYM. Parer, d, j)iui> ; génev. porepluie.

t PARAPSIDE (pa-ra-psi-d'), s.f. Terme de zoologie. Chacune des deux pii.ces latérales par l'intermédiaire desquelles le scutum du métathorax des inaectes hexapodes s'articule avec l'aile.

— ETYM. llop», à cûté, et S<J/i«, jointure.

i PARAPTËRK (pa-ra-ptè-r'), ». m. Terme de

PAR

zoologie. Fausse aile produite par de longues nlumes, chez certains oiseaux. || Une des pièces uu thorax des insectes hexapodes.

— ÊTYM. Hapa. à côté, et Tttepov, aile.

t PARARTHRÈME (pa-rar-trè-m'), s. m. Terme de chirurgie. Luxation incomplète.

— ÉTYM. Ilopàp6p»nxa, de nopà, à côté, et opSpov, articulation.

PARASANGE (pa-ra-san-j'), ». f. Mesure itinéraire chez les anciens Perses. La parasange valait B260 mètres. Il [Xéuophon] compte pour le retour [des dix mille], depuis le lieu de retour jusqu'à Cortyore, ville située sur le Pont-Euxin ou mer Noire, six cent vingt parasanges ou lieues et cent vingt-deux jours de marche, rollin, Uisl. anc. Œuv. t. IV, p. 2H, dans pougens.

— REM. 1. Voltaire a écrit paias;.ngue : Son pare [de Bélus] situé à quelques parasangues de Babylone, Princ. de Babyl. 4. ||2. 11 paraît qu'on se sert encore de ce terme, car je le trouve employé, mais toujours au masculin, dans les lettres de dillérentes personnes attachées à l'ambassade de H. de Sercey, legoarant.

— ETYM. flapasd-nviCt ■»<>( persan passé dans le grec.

t PARASCÈVE (pa-ra-ssè-v') , ». f. Nom donné par les Juifs au vendredi, veille du sabbat, parce qu'ils commençaient alors à se préparer pour la fêle du lendemain.

— ÉTYM. (lapaaxeuTi, préparation, de itopo, auprès, et oxEur, appareil.

PARASÉLÈNE (pa-ra-sé-lè-n'), ». f. Sorte de météore qui consiste dans un cercle lumineux qu'on voit quelquefois autour de la lune.

— HIST. XVI' s. Paraseline, cotgravb.

— ETYM. Ilapà, à côté, et «Iti^ïi, lune.

+ PARASITAIRE (pa-ra-zi-tê-r), adj. || Terme de tératologie. Monstres parasitaires, monstres caractérisés par l'association de deux individus, l'un vivant activement et par lui-même, l'antre implanté sur son frère et vivant à ses dépens. || Il se dit quelquefois pour parasitique. M. Béchamp, qui poursuit ses recherches sur ce sujet, a envoyé un nouveau mémoire intitulé : faits pour servir à l'histoire de la maladie parasitaire des vers d soie appelée pébrine, a. boillot, Moniteur universel du 23 mai 1867, p. 6I4, 4* col.

PARASITE (pa-ra-zi-l'), ». m. || 1° Chez les anciens, sorte d'écornifleur qui faisait métier de manger à la table de quelque riche, en l'amusant par dos flatteries et par des plaisanteries. Le parasite, sans s'enquérir de ce qu'il n'a que faire [les questions philosophiques] ni se mêler du gouvernement du monde, et croyant que tout va bien et qu'il ne saurait mieux aller, boit, mange et se réjouit, goûtant en repos les délices de la vie, sans être seulement travaillé de mauvais songes; car, comme il n'a point d'inquiétude le jour, il n'en peut avoir la nuit, d'ablancourt, Lucien, le Parasite. Il n'y a point de parasite qui se fasse philosophe, au lieu qu'une inlinité de philosophes deviennent tous les jours parasites, in. ib. Près de lui [en enfer] sont les parasites Rongés lentement par les mites, scarr. Virg. VI. Nomme-t-on pas aussi Bouches les parasites? LA FONT. Fabl. IV, 3. || Nom officiel des hom mes qui, dans certaines républiques de la Grèce, étaient admis à partager les victimes avec les piètres et à s'asseoir à la table des magistrats. || ï" Aujourd'hui, celui qui fait métier d'aller manger à la table d'autrui. Ces parasites s'empressaieni de manger et de parler; ils louaientdeux sortes de persomies, les morts et eux-mêmes, et jamais leurs contemporains, excepté le maître de la maison, volt. Baboue. Ce goût pour la médisance était dans lui [Buileau], du nioin.s en ce temps-là, si dominant et si injuste, que dans la mv"ne satire il traite de parasite un hiinnéte homme qui souffrait la pauvreté avec courage, et qui la rendait respectable en n'allant jamais manger chez personne; il s'appelait Pelletier, iu. Mél. lilt. Mém. sur la satire. Despréaux. Le parasite d'un courtisan vous enlèvera l'emploi auquel vous êtes propre, id. Hél. litt. à M. Lefèvre. Il 3° Fig. Parasite de l'air, parasite ailé, la mouche. Tuus les moucherons du voisinage, les mouches des lieux voisins, celles qu'avaient aiiportées de Naples les chevaux de la troupe du roi, celles qu'appoilaieiil de plus loin ceux de la troupe de Matliilde, enfin tous ces insectes ailés qu'on peut appeler les parasites de l'air incommodaient beaucoup les visages, SCABR. Nouvelles, Plus d'effet* que de paroes. Ce parasite ailé Que nous avons mouche appelé, la FONT. Fabl. xii, H. Il 4* Adj. Plantes parasites, celles qui naissent et croissent sur d'auues corj.s orgs-

PATÎ

PAR

nisés, vivant» ou morts. De vieux arbres chargés de pUntés parasites, buff. Motc. chois p. '«. H esi bien d'autres insectes sur leiquels végètent des plantes parasites, soit pendant qu'ils vivent encore, soit aprfes leur mort, bonnet, Contempl. nal.Œuv. t. vin, p. 3«8, dans poigens. || Subsuntivemenl. Au nombre de ces parasites souterraines sont l'orobanche. la clandestine, la petite truffe du safran, m. ib. t. vui. p. 366, dans pougens. || Vraies parasites, les plantes qui vivent aux dépens des sucs élaborés par d'autres végétaux. Fausses parasites, celles qui ne tirent rien des plantes à l'iniérieur ou à l'extérieur desquelles elles se développent et qui leur servent seulement de support, telles sont les mousses sur les arbres. || Se dit de plantes qui croissent dans les terres cultivées et qui nuisent aux objets de culture, comme le chiendent, la nielle, le coquelicot. Sous sa main ide L'homme], la nature ne produit plus qu'utilement; la face de la terre se dépeuple d'herbes parasites , BAiLLT, Allanlide, Ult. <*. || Il se dit aussi, par extension, des productions qui se font dans un corps vivant et qui se développent aux dépens de sa substance. Une excroissance parasite. || Fig. Nous érigerons en banque nationale privilégiée une caisse d'escoiuplc, que quatre arrêts de surséince ont irrévocablement flétrie, nous garantirons ses engagements, nous laisserons étendre sur le royaume entier ses racines parasites et voraces ! mirab. Coll. i. II, p. «79. Il 5" Insecte parasite, insecte qui vit sur un autre animal et aux dépens de sa substance. Il S. m. pi. Les parasites. Les entozoaires sont ' des parasites. || 6" Se dit d'un oiseau qui poursuit; les mouettes pour les obliger à lâcher leur proie. Il 7" Fig. Terme de littérature. Surabondant, superflu (acception considérée comme un néologisme dans le xviii* siècle). Fuis les longueurs, évite les redites. Bannis tnfin tous ces mots parasites Qui, malgré vous, dans le style glissés. Rentrent toujours, quoique toujours chassés, J. B. rouss. Épit. I, I. Des fadaises parasites, le p. couhbeville, dans DïSPoNTAiNES. Il [Boileau] nous apprit... à éviter les tournures lâches, ou prosaïques, ou recherchées, les expressions parasites et les chsvilles, la harpe. Cours de liltérat. t. ix, p. 8, dans pougens.

— SYN. PARASITE, 6C0RKIFLEUB. Geu^ qu'on appelle trivialement piqueurs d'assiettes, chercheurs de franches lippées, parce qu'ils font métier d'aller manger à la table d'autrui. Le paraisite pais en empressements, en complaisances, en tessesses, sa comniensalité L'écornifleur mange; voilà tout. Il y a des parasites que l'on est bien aise de conserver; il n'y a pas un écoriiifletjr dont on ne tâche de se défaire, boi baud

— HIST. xvi* s. Ce sont [les créanciers qui espèrent leur payement] mes candidats, mes parasites, m'ssaluenrs, mes diseurs de bon jour, mes orateurs perpétuels, rab. Pant. m, s.

— ETYM. llapàaiTo;, celui qui mange à cûté d'un autre, de râpa, à côté, et cîroç, aliment.

t PARASITËHIE (pa-ra-zi-te-rie), ». f. Métierde parasite.

— HIST. XVI* s. Jaserie, plaisanterie, maquerellage, flatterie, parasiterie, alector, Homan, p. 3&.

t PABASITlf.lDE (pa-ra-zi-ti-si-d'), adj. Oui tue les par.isites, particulièrement les insectes parasites. Poudre parasiticide, pommade parasiticide, poudre, pfjmuiade qui fait périr le champignon parasite, cause rie la teigne

— EIYM. Pamxiie, et le lat. crdere, tuer.

t PARASiril-'ÈRE (pa-ra-si-ti-re-r'), adj. Se dit des êtres i|iii nourrissent des parasites.

— ET»M. ParatiU, et le lat. ferre, porter.

t PABASITIQUK (para-zi-ti-k'), adj. || 1* Oui app.irtient au parasite. || S. f. Art de vivre aux dépens d'autrui. J'ai montré que la parasitii|ue était un art, et il reste à montrer que c'est le meilleur, d'ablanc. Lucien, le Parotile. || S" Oui dépend des parasites régétaux ou animaux. Les maladies parasitiqiies.

— ETVM. Parasite.

t PARASITISME (pa-ra-zi-tl-sm'), /. m. || 1° Habitude du parasite: profession, état du parasite. Il 3* Condition d'un être organisé qui vit sur un autre corps organisé, qu'il en lire ou non sa nourriture.

— ETYM. Parasite.

t l'ARASITOGfiNIE (pa-ra-zi-to-jé-nie), I. {. En- (emhle des phénuoiènes physiologico-pathologiques par lequel les êtres organisés vivants, cachectiques et débiles, deviennent aptes à la naissance et i la reproduction des helminthes et des acares.

— ÉTYJl. Parasite, et le suflxe.... génie.

t PARASITUPUURE (pa-r«-zi-to-fo-r'J, voy. pa-

«ASITIFF.HR.

— BTYM. Parasite, it fOfi<, qui ports.

PARASOL (para-sol), s. m. || 1* Espèce de petit p.ivillon portatif, soutenu sur une baguette, qu'un porte au-dessus de sa tête pour se garantir de l'ardeur du soleil. Un mot analogue, oxtaSriçopo; , exprimaità Athènes la fonction humiliante que remplissaientdans les panathénées les femmes des étrangers domiciliés dans cette ville; elles portaient les parasols dts jeunes citoyennes, mongez, Instil. Mém. lut. et beaux-ans, t. iv, p. 95. Ces chaleurs excessives élevèrent de l'océan des vapeurs qui couvrirent l'Ile comme un vaste parasol, bern. de st-p. Faut et Virg. || Kn parasol, lac. adv. En forme de parasol. Nous descendîmes dans un bassin charmant planté ... de peupliers et de pins en parasol, cha- TEAUB. /tt'n. part. 2*. || Plantes en parasol, les ombellifêres. || î° Parasol blanc, espèce d'agaric, jj Parasol frisé, espèce d'agaric des environs de Paris. Il Parasol chinois, coquille du genre patelle.

— ETYM. Parer, à, soleil; génev. partsol ; ital. parasole.

f PARATARSE (pa-ra-tar-s'), s. m Terme de zoologie. Partie latérale du tarse des oiseaux.

— ETYM. Par.... para..., et tarse.

t PARATARTRATE (pa-ra-tar-tra-f), *. m. Terme de chimie, (^enre de sels qui sont produits par l'acide paratartrique.

t PARATARTRIQUE(pa-ra-tar-tri-k'), adj. Terme de chimie. Acide paratartrique, acide qui, isomère de l'acide tartrique, s'obtient en saturant certains vins des Vosges par le carbonate de soude et de pota.sse. On le nomme quelquefois acide racémique.

— ÊTYM. Par.... para..., et «orfrique.

t PARATHÉNAR (pa-ra-té-nar), s. m. Terme d'anatomie. Grand parathénar, une portion du muscle abducteur du petit orteil, et petit parathénar, le court fléchisseur de cet orteil; noms aujourd'hui inusités.

— ETYM. Par.... poro..., et t/icnor.

PARATITLAIRE (pa-ra-ti-tlé-r'), J. m. Auteur de

paratitles.

HAUATITLES (pa-ra-ti-tl'), s. m. pi. Courte explication des titres du digeste et du code, pour en faire connaître la matière et la liaison.

— ETYM. Bas-lat. paratitla , glose, de itopà, à côté, et lat. It/(u.t pour titulus, titre (voy. titre).

t PARATOMË pa-ra-to-m') , s. m. Terme de zoologie. Partie latérale de la moitié supérieure du bec des oiseaux.

— ETYM. Ilaoo, à côté, et to|i.ti, section. PARATONNERRE(pa-ra-to-nèr'),î. m. || l'Verge

de fer terminée en pointe, qu'on place sur la partie la plus élevée d'un édifice pour le préserver de la foudre, et communiquant par une chaîne métallique avec le réservoir commun. Le paratonnerre fait sentir son' influence protectrice dans un espace circulaire dont le rayon est le double de la hauteur de la tige. Ces pointes, paraissant avoir la propriété de soutirer, en quelque façon, l'électricité d'un conducteur, ont fait imaginer à M. Franklin de soutirer, parle même moyeu, l'électricité d'un nuage orageux : voilà l'origine des paratonnerres, brisson , rrait^ iJe phys. t. m, p. 355, dans pougens. || Paratonnerre végétal, celui dont la corde est de paille. Il On a dit aussi antitonnerre. J'ai un antitounerre à Femey dans mon jardin ; vous savez que cela s'appelle un conducteur, volt. Utt. d'Argent<^, 8 mars 4 775. Il 2° Fig. Dans le langage de la galanterie, uom donné à celui sur lequel on fait tomber les soupçons ! d'un mari jaloux, ou au moyen qu'on emploie pour les détourner sur un autre. Ce mot est ainsi expli- ; que par Ch. de Bernard dans sa nouvelle intitulée ! le Paratonnerre : C'est le conducteur électrique (jui éloigne de nous la foudre et la mène chez le voisin.

— ETYM. Parer, à, tonnerre.

t PARATOPIE (pa-ra-to-pie), s. f. Terme de médecine. Iiéplacement tel que luxation, hernie.

i -ETYM. Par... para..., et totioc, lieu.

t PARAtRE (pa-râ-tr"), s. m. Ancien nom du

' Ijeau-père, qui est parallèle à marâtre et qu'il est dommage qu'on ail perdu. || Quand on l'emploie aujourd'hui, on lui donne une signification péjorative analogue â celle de marâtre. Et ma fortune, pourquoi lacomptes-tuT me prends-tu pourun parâtre? lh. or BERNARD, la PeaM du lion, cli. 3.

— HIST. XI' s. Ce dist Rolans : c'ert |ce sera] Guenes mis parastre [mon lieau-père], 6'h. dt Roi. XX. Il XIII* s. Le I la I haii.e que II parrasire et les marrastre ont envers lor fillasires, beaum. lvii, 7.

XVI* s. Un parastre peut bien avoir la garrle des enranU de sa femme.... CoiMI. gén. I i, p. t37.

— ÉTYM. Père, avec la linale péjorative astre; wallon, pdréis, pilraùs ; provenç. pairasire; cat. padastre; esp. padrastro; port, padrasto.

t PAHATKIUME (pa-ra-tri-ui'l, s m. Icruie de

médecine. Sorte d'érythème qui survient par suite d'une pression forte et constante sur une partie de la surface cutanée.

— ÊTYM. napàTfi|iiJ,a, de napa, sur, et Tpi(ii|ia, frottement,

t PARAUCHÈNE (pa-rô-kè-n'), s. m. Terme de zoologie. Partie latérale du cou d'un mammifère ou d'un oiseau.

— ETYM. Ilopà, à côté, et oùxiiv, cou.

t PARAVALÀNCHE (pa-ra-va-lan-ch') , s m.

Construction faite sur certaines roules près de.-. montagnes, pour mettre les voyageurs, les voies d* fer, à l'abri des avalanches. Un paravalanche,

— ÊTYM. Porer, avalanche.

t PARAVANT QUE (pa-ra-van), loc. cuiijonc. Avant que. Cette soif s'éteindra; ta prompte guérison, Paravant qu'il soit peu, t'en dira la raison, CORN. dit. V, 3, dans les i'" éditions. || Paiavanl que a vieilli.

— ÊTYM Par, ouant.

PARAVENT (pa-ra-van), s. m. \\ 1" Meuble formé de plusieurs châssis mobiles, dont on se sert pour se garantir du vent dans une charalne. Pour lui obéir, on alla chercher le mendiant, que le duc, caché derrière un paravent, ouït sans en être vu, le sage, Guxm. d'Alfar. iv, 6. Nous allons essayer Irène [tragédie] pour les noces de Mme de Vilbute; on la jouera derrière des paravents, au coin du feu, et nous verrons l'effet tout aussi bien que si nous étions dans une salle de spectacle, volt. Lett. Thibouville, lO nov. (777. Quel plaisir, entouré d'un double paravent, D'écouter la tempête et d'insulter au vent! delille, rrots règnes, i. Nous voyons... enchérir jusqu'au scandale les paravents, les chiffons ou les poupées d'un maître du septième ordri", CH. blanc. Grammaire des arts ihi dessin, préface. Il Parextension. l,lle[uneiour| n'i lailpoinlmise là pour rien, c'était un paravent, sÉv. 554. || Kig. Des Chinois de paravent, mauvaises figures dans un tableau, à Cluse que les paravents portent souvent des dessins de chinoiseries. {| 2° Se dit quelquefois pour contrevent.

— ÊTVM. Parer, à, ren»; génev. parevent; ital paravento

t PARAZOMDM (pa-ra-zo-ni-om'), s. m. Terme d'archéologie. Courte épée accompagnée de son baudrier, qui est l'attribut ordinaire des statues de Mars et de celles des héros.

— ÉTYM. Ilapa, à côté, et Cwvt), ceinture.

t PARBLEU (par-bleu), tn(cr). Sorte de jurement. Parbleu, dit 1° meunier, est bien fou du cerveau, Qui prétend conti^nler tout le monde et son père, LA font. Fabl. m, i.

— ÉTYM. Altération de par Dieu.

PARC (park), s. m. || 1° Espace considérable, environné de murs ou de palissades, pour y conserver des bêtes fauves, ou pour le seul agrément d'une maison de campagne. Un parc anglais. Un parc français. Tous parcs étaient vergers du temps de nos ancêtres; Tous vergers sont faits parcs; le savoir de ces maîtres Change en jardins royaux ceux des simples bourgeois, la fontaine. Psyché, I, p. 104. Tel est, par exemple, le parc célèbre de Milord Cobham à Slaw; c'est un composé de lieux très-beaux et tri;s-pitioresquesdont les aspects ont été choisis en différents pays, et dont tout parait naturel, excepté l'assemblage, comme dans les jardins de la Chine dont je viens de vous r^arler, J. J. ROUSS. Ilél. IV, H. La lerre n'y est pas surchargée de ces parcs, de ces forêts immenses qui fournissent moins de bois aux besoins de l'homme, qu'ils ne détruisent de guérets et de molssoni en faveur des bêtes qu'on y enferme pour le plaisii des grands et le désespoir du laboureur, raynal, llist. phil. I, 50. Moi-^même, comparant le parc anglais au nôtre. J'hésitai, je l'avoue, entre Kent et Le Nôtre, delil. Ilom. des ch. ii. Les parcs de Versailles, où il y a tant d'art qu'il n'y a plus de nature, vu.LEM l.itt. fr. is* siècle, v part. J* leçon. Il Terme d'ancienne coutume. Devoir le parc, être soumis â l'obligation de garder des bêtes enfermées dans un parc. || 2" Pâtis entouré de fusses où l'on mot les bii^ufs pour les engrai.sser. || Clôture faite de claieii, où l'on enferme le^ moutons qu.inil ils couclienl dans les champs. On distingue le parc flxe ou domestique et le parc mobile ou des champs. Le parc lies champs est établi sur une terre que l'on veut fumer, jachère, prairie, céréale levée, etc Pour conserver l'herbe, on no livre chaque jour au troupeau que ce qu'il peut consommer; on le retient dans un parc, où il trouve assez d'herbe pour le nombre des moutons, qenlis. Maison rust t. j, p. '<4l>, dans pouaiNs. Ou donne oïdinairumeni <lix

PAR

pieds c«rré« pour chaque mouton ; afin que tout P>xi8te, on n'établit le parc qu'aprfts un ou deui labours, pour que l'urine et même la transpiration du corps de l'animal couclié sur la terre et la Ta(>eur de son suint la péntMrenl plus facilement, dauben- TON, Instit. Mém. scienc. l. l. p. S»8. |1 Coup de parc, durée du séjour des niout<'MS dans un parc mobile. Chaque coup de parc dure quatre à cinq heures, après quoi les troupeaux sont changés de placo. Il 8° Il s'est dit aussi des abeilles Des colonni's de fumée bleue et légère niniitaienl d.in> l'ombre, le long des flancs de l'Hymetie, et annonçaient 1rs parcs ou les chalets des abeilles, chateaubr. .fin. 1" part. || 4° Terme de chasse. Enceinte de toiles, oii l'on enferme et court les bêles noires. Il 6* Parcs de mer, ou, simplement, parcs, pêcheries environnées de (ilet'î, dont les mailles sont réglées

par l'ordonnance de la marine De.» lilets appelés

hauts,?: bas parcs, ravoirs, courtines et venets.... les mailles des bas parcs.... auront 2 pouces en carré; et ils seront attachés à des pieux plantés à cet effet dans les sables, sur lesquels le rets sera tendu, sans qu'il y puisse être enfoui ; les mailles des hauts parcs auront un pouce ou 9 lignes au moins en carré, et ils seront tendus en telle sorte, que le bas du filet ne touche pninl aux sables, Ordonn. aotil 1681. Il En Normandie, synonyme d'étalier 2. Il 6' Parc aui huîtres, lieu préparé pour y mettre des huîtres; elles s'y engraissent et deviennent meilleures, il 7* Terme de guerre. Le parc des vivres, le lieu où sont les munitions de bouche. || Parc d'artillerie, la partie d'un camp oii l'on met le canon et les poudres, et qui est gardée ordinairement par des troupes, pour prévenir les accidents du feu. Il Réunion de voitures qui font le transport du matériel d'une armée (artillerie, génie, administration). Son parc [du visir Kara Mustapha], c'est-àdire l'enclos de ses tentes , était aussi grand que la ville assiégée [Vienne]; il y avait des bains, des jardins, des fontaines ; on y voyait partout l'excès du luxe, avant-coureur de la ruine, voltaire, Ann. Emp. Léopold, <«83. || 8' Terme de marine. Le lieu où sont renfermés les magasins, «t où l'on construit les vaisseaux de l'Ëtat. || Enceinte de planches, entre deux ponts, pour enfermer les bestiaux que les officiers font embarquer pour leur consommation. Il Partie d'un vaisseau où sont placés les boulets. Il Parc en gobelet, espèce de parc à boulets formé d'un retranchement en planches. || 9" Se dit des endroits des marais salants où l'on fait séjourner l'eau de la mer pour en extraire le sel. || 10° Lieu où se livraient les combats judiciaiies, dans le moyen ige. Les gens de justice garlaient le parc, et, dans le cas où une des parties aurait parié de paix, ils avaient grande attention à l'état actuel où elles se trouvaient toutes les deux en ce moment, pour qu'elles fussent remises dans la même situation, si la paix ne se faisait pas. || Par extension. Du temps de Plutarque, les parcs où l'on combattait à nu rendaient les jeunes gens lâches, les portaient à un amour infâme.... montesq. Espr.viii, 1 1 . Il 11* Parc aux cerfs, nom d'un ancien quartier de Versailles, bâti sur l'emplacement d'un ancien parc aux cerfs qui tenait aux bois de Satory, et faisant partie du quartier Saint-Louis; Louis XV y a possédé une petite maison (rue Saint-Médéric), et y a entretenu quelques jeunes SUes. || 12° Terrain k jouer aux quilles.

— HIST. XII* s. Son seignor [il] vit en presse mal

mener; Celé part vint corant toz eslessiez [élancé];

En son poing tint le brant forbi d'acier ; Là fisi tel

parc comme as chiena li sangliers, Li charrois de

Nymei, v. 356. || xiii- s. Quiconques veut estre ba-

tores d'or et d'argent en feuille à parc, estre le puet

franchement pour tant que il face bone euvre et

loial, l.iv. det met. 77. Ne li pastors qui n'est pas

nices, Oui le bestail garde et les. lices En ce biau

parc, c'est chose voire. Ne lerroit entrer bcste noire,

ta Hou, 10446. Donquesen un moisde février Si vit

on deux solaus raier [rayonner), Et si avoitentour

un parc Oui de coulor resanbloit l'arc Oui s apert en

ligne de plueve [pluie], ph. uouskes, nu. p. 418,

dan» LACURSK. || xiv s. Ung parc fist entour lui et

un SI grant esploit (en parlant d'un chevalier qui fait

autour de lui comme une enceinte eu combattant!

(.utkL «o«a. lAvrilJ....qui fiorist de toutes parts Us

pré», les boia et le* cham» et le* pars, machaut

p. wo. Ouant li roys de France vendra (viendra

•np«|«n«nl, que le parc |l'e«ceinte| soit tout vide

om. (Ut rot,, t. u, p. îi8. Se mes béate» ont esté

en «oa ma et tous ont tait aucun dommaige, pre-

n«i iceUes bwtM> et la* mettez en parc ou en tect

i.OM eonuM aoooustumé wt «n t«l oai, ou CAsot',

PATt

parcus. Moût tost en fti [de la foule] !i pars empiis, j J. DECO.NLiÉ. t. 111, p. ï<.||xv S. Et fit faire le dit] roi [d'Angleterre] un grand parc près d'un bois derrière son ost; et là mettre et retraire tous chars et charrettes, froiss. i, i, '.i84. Onques pour ce ne désista; En derrain part s'est embatu ; Des quilles toutes ygetta, e. desch. Poésies mss. f" 280. || xvi* s. 0 puissant Pan, qui seul de toutes parts Vas conservant nos loges et nos parcs, marot, i, 3*0. Quelquefois une maladie survenant tue misérablement tout un parc de bestail, le mieux nourri qu'il est possible, LA BOÉTIF, 148. Sialla jusques au parc des exercices, et là monta sur un tribunal hault élevé, AMYOT, Anton, loo. Comme les foulles de soldats passoient pour le rafraîchissement contre le parc des poudres, le feu s'y mit, d'aub. Ilist. i, 292. Fais rentrer dans le parc ta brebis esgarée, desportes, Œw>. chrest. xviii, Plainte. Pareillement cognoissent de parc brisé et des excès faits à leur prevost en faisant ses exploits, Coust. gén. t. i, p. 1006.

— ÊTYM. Picard, perc; provenç. parc; espagn. parque ; liai, parco ; anc. h. allem. pfarrich, pfi'Trt'c/i; allem. P/"erc/i; anglo-sax. pearruc, pearroc ; gaél. paire; kimry, parc elparipg; bas-bret. parc; bas-lat. parcus. Mot d'origine obscure. Dans l'allemand et dans le celtique il est isolé, de sorte qu'on n'est pas sur qu'il appartienne à ces langues. Diez rejette l'allemand bergen , cacher, attendu que le p est partout; il conjecture une origine latine, parrerf, épargner; de sorte que porcus serait l'adjectif latin parcuï, qui épargne, pris substantivement pour désigner le lieu où l'on met en réserve. Ajoutons que presque tous les mots allemands commençant par pf sont d'origine latine.

PARCAGE (par-ka-j'), ». m. || 1° Séjour momentané des bêtes à laine, en plein air, dans une enceinte limitée par des cloisons incompUtes, appelée parc. Le parcage se fait pendant la belle saison ; il commence le soir et finit le matin, il a pour but de fertiliser la terre. Un mouton fertilise par le parcage une plus grande étendue de terre qu'il ne ferait par son fumier, et l'engrais du psircage est plus actif, DAUBENTON, Itutit. Mém. icienc. t. i, p. 4U2. J'ai pensé que l'on répandrait l'usage du parcage des moutons, si l'on en faisait parquer un petit troupeau au Jardin des plantes; il y vient des gens de tous les départements, qui verraient la manière dont on construit un parc et dont on le change de place, ID. ib. p. 380. || 8" Se dit aussi des huîtres. Il 3° Terme de féodalité. Droit qui était dû, en quelques lieux, au seigneur, par ceux qui avaient un parc pour leurs troupeaux.

— HiST. XV* s. Ilz avuient chacun ung petit pavillon tendu dedens le parcage, fenin, (423. || xvi' s. Quand bestes sont prises par parchage et mises en l'hoslel de celuy qui les aura prises, Coust. gén. t. ii, p. 77».

— ETYM. Parquer.

t PARCEAU (par-sô), s. m. voy. matteau.

PARCELLAIRE (par-sèl-lêr'), adj. Qui est fait par petites parcelles'. Plan parcellaire. || Cadastre parcellaire, cjijastre fait par pièces de terre. || Substantivement. Le parcellaire d'une commune.

— ÊTYM. Parcelle.

PARCELLE (par-sè-l'), s. f. Petite partie. Diviser chacune des diilicultés que j'examinerais, en autant de parcelles qu'il se pourrait, et qu'il serait requis pour les mieux résoudre, desc. Méth. ii, s. Dieu, aux yeux de qui rien ne se perd, et qui suit toutes les parcelles de notre corps, en quelque endroit écarté du inonde que la corruption ou le hasard les jette, Boss. Vuch. d'Orl. Ces parcelles détachées de la doctrine catholique, qui paraissent deçà et delà dans leur catéchisme [des réformés], id. Expos. de la doct. cath. t2. Une si petite parcelle (les frères de Bohème] d'une autre parcelle [les calixlins détachée depuis si peu d'années d^ l'Eglise catholique, ID. Var. XI, 176, Il faut nous aimer nousmêmes comme étant une petite parcelle de ce xrand tout qui compose l'univere, fên. t. xxii,p. 33 1. Tout cet espace immense qui comprend notre soleil et nos planètes ne sera qu'une petite parcelle de l'univers? pont. Mondes, 6* soir. Les divinités qui habitaient les astres étaient des parcelles de cet esprit universel; elles descendaient quelquefois sur la terre ; elles s'y montraient sous une forme humaine, coNuiL. Wiit. anc. m, 6. || Terme du cadastre. Se dit de chaiiue petite portion déterre, séparée des terres voisines, et appartenant à un propriétaire difi'éreiit.

— HIST. XVI* s. Souspirs ardans, parcelles de mon ame, st-oel. mo. Chasque parcelle, chasque occup.ition de l'homme l'accuse et le monstre eguale-

Iment qu'nu «ulir», moht. :, 377. Elle [ta mé-

PAR

moire] me manque du tout: ce qu'on me veult proposer, il fault que ce soit à parcelles, m. m, 64. Et j'apperçois en vous tous les biens amassez Qu'en parcelles le ciel ailleurs a dispersez, am. jahtr, iv, Éléy. Celuy qui....

— Rtym. Provenç. parcela; puitug. parcella; de particella, diminutif non latin dépars, portis, pan (voy. part, s. f.).

i PARCELLEMENT (par-sè-Ie-man) , s. m. Division des biens lerriloriaux en parcelles exiguës.

I PARCELLEK (par sèlé), ». o. l'e.'-uie didactiqub Diviser en parcelles, en très-petites portions.

PARCE QUE (par-se-ke), loc. conj. Voy. par, n" 2i

t PARCUASSER (par-cha-sé) , t). a. Terme d" chasse. Terminer la chasse par la prise ou la mon de la bête. || Chasser une bête avec les chiens courants, lorsqu'il y a quelque temps qu'elle est passée.

— ETYM. Par, et chasser.

PARCHEMIN (par-che-min),ï.m.||l" Peau de mouton, de brebis ou d'agneau, qui est préparée avec de l'alun pour écrire surtout les pièces qu'on veut conserver longtemps, telles que les titres des maisons et des terres, les brevets, les lettres patentes, etc. Une feuille de parchemin. Pline ajoute qu'Eumène, roi de Pergame, substitua le parchemin au papier par jalousie contre Ptolémée, roi d'Egypte, se piquant de l'emporter par ce moyen sur sa bibliothèque, dont les livres n'étaient que du papier, hollin, Hist. anc. Œur>. t. i, p. 4«5, dans pougens. || Parchemin vierge, parchemin préparé avec la peau des agneaux morts-nés. || Fig. et populairement Un visage de parchemin, un visage dont la peau est jaune et sèche. || Allonger le parchemin, multiplier les écritures sans nécessité |{ Terme de pathologie. Bruit de parchemin, bruit qui ressemble au frottement de deux morceaux de parchemin l'un contre l'autre, qu'on entend dans certaines maladies du cœur. || Fig. Je suis un parchemin, mon corps est diaphane, reqnard, Démocrite, i, 4. ija* Se prend souvent pour contrats et titres. Parchemins inventés pour faire souvenir ou pour convaincre les hommes de leur parole, honte de l'humanité, la bruy. xi. Il y a des âmes sales.... éprises du gain et de l'intérêt.... enfoncées et comme abîmées dans les contrats, les titres et les parchemins, m. vi. Les papes donnaient des royaumes avec des parchemins, voi.x. Mœurs, bo. ||3° Au plur. Fig. Parchemins, titre» de noblesse. Il ne peut rien offrir aux yeux de l'univers Que de vieux parchemins qu'ont épargnés les vers, boil. Sat. v. Et j'ai dans mon pupitre Des billets au porteur dont je fais plus dé cas yue de vieux parchemins, nouiTiture des rats, uhsToucH. GJor. V, 6, Il 4° Se dit quelquefois de la pellicule qui revèl les graines du café, ou les fruits des légumineuses. (Le calé] débarrassé de son parchemin, on le tire de ce moulin pour être vanné dans un autre, hatnal, Hist. phil. xi, 29. || S" Parchemin d'Orléans, variété de pécher.

— HIST. XI' s. Quer moi [cherche-moi], bel frère, e enque e parcamin. Et une penne, ço pri tue mercit, St Alexis, lvii. ||xni* s. Mes, tant (ils| aiment lor parchemin [leur peau], Lor puaiiz peaux e lor charogne. Outre ce que ne lor besoigne. Que chescun qui peut en retient [de l'argent], Plus que son vivre ne convieirt, l'Image du vumde, ms. de St-Brieuc, f* 40. Soixante mille sont bien en parchemin [sur le rSlel, Ayolant, v. 26, Nus ne nule dudit mestier ne puet faire chapiaus ne ataches ne treçons sus parchemin ne sus toile, ttti. des met. 193. Seignor, ce dient li devin, U est escrit en parchemin, Que cil a soveht mau matin Qui près de lui a mau voisin, Ren. 7384. Que bien sorent parler latin. Et bien escrire en parkemiu, FI. et Bl. 269. La droite voie, le droit chemin. Aussi plain [uni] corn un parchemin, bltbb. h, 42. i, xiv°s. Cinq botes de parchemin, au pris chacunes botes de trois frans, pour continuer à emploi ier es livres commenciés pour monseigneur, Hist. lit(. de la fr. t XXIV, p. 280. Il XVI. s. Il a eu sur le parchemin de nature [il a été battu], oudin. Curies, franc.

— ÊTYM. Wallon, pdgmain; provenç. pergameii, pergame, pergami ; catal. pergami ; espag. pergamino ; portug. pergaminho; du lat. pergamena, dans Isidore pergamina, de Pergame, ville d'Asie, où on fabriqua ce produit, le pap\rus y étint devenu rare à la suite d'une guerre entre l'Egypte et le royaume de Pergame.

t PARCHEMINÉ, ÉE (par-cha-mi-né, née), adj. Qui a la consistance ou l'aspect du parchemin.

PAHCHEMINERiE (par-che-mi-ne-rie), t. f. Lieu où l'on prépare le parchemin. || Art de le prépaier. Il Commerce du parclieminier.

— ETYM. Partltemtnttr.

PAR

PAR

PAR

PARCHEMINIER (par-che-mi-nié ; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, Vs se lie : des par-che-mi-nié-z habiles), s. m. Celui qui prépare et vend le parchemin. Tous lesquels droits seront payés par les marchands papetiers, parcheminiers, et autres trafiquants et vendants du papier et parchemin, Édit , avril (674. Les marchands informai nt de leur arrivée [à la foire] le recteur de l'université qui envoyait compter les hottes de parchemin et les faisait estimer par quatre parcheminiers jurés, Bitt. liUér. de la France, t. xxiv, p. 2«u.

— ÉTYM. Parchemin.

PAUCLMÛXIE (par-si-mo-nie), s. f. Épargne sur les petites choses. Ces gouvernements faisaient plus avec leur parcimonie que les nôtres avec leurs trésors, J. J. Rouss. Écon. i. C'est, vous le répéterai-je, la richesse et la parcimonie de nature, toujours économe, et jamais avare ni pauvre, mdkr. Salon de i767, Œuv. t. xiv, p. 'i*b.

— REiM. Parcimonie, parcimonieux ne sont pas dans les anciennes éditions du Dictionnaire de l'Académie; on ne les trouve que dans celle de (835.

— HIST. XV]' s. De la parcimonie des anciens,

— ÉTYM. Lat pammonia, de parcere, épargner. j PARCIMON'IECSE.MENT (par-si-mo-ni-eû-ze-

man), adr Dune manière parcimonieuse.

PARCIMONIEUX, EUSE (par-si-mo-ni-eû, eûz"), adj. Oui a de la parcimonie. Que le sort des professeurs ne doit pas être misérable, qu'une économie trop parcimonieuse en ce cas pourrait devenir très-funeste, Dupont de neiiours, Inslil. Mém. scierie, mor. et pol. t. v, p. sao.

— ETYM. Parcimonie.

t PARCLOSE (par-klO-z"), s. f. || 1* Terme d'architecture. Traverse rapportée en haut et en bas d'une planche ravalée ou creusée par son milieu, pour figurer un ouvrage d'assemblage. || Enceinte d'une stalle d'église qui renferme le siège. || 2" Terme de marine. Nom de certaines planches mobiles d'un vaisseau, qui se mettent à fond de cale, et qu'on lève ou qu'on baisse, pour observer le cours des eaux q:ji s'y amassent.

— ËTYM. Par, et clos. Dans l'ancien français, on disait à la parclose pour finalement.

PARCOURIR (par-kou-rir), v. a. Se conjugue comme courir. || l'Aller d'un bout à l'autre d'un lieu, y courir çà et là. Parcourir la ville. 11 parcourait sans cesse son vaste empire, portant la main partout où il allait tomber, montesq. Esp. xxii, «8. Les Français et surtout Raimond de Toulouse se trouvèrent partout [en chemin pour la première croisade] sur le même terrain que les Gaulois méridionaux avaient parcouru treize cents ans auparavant, volt. Mœurs, B4. J'ai parcouru la moitié de la terre, et je n'y ai vu que des folies, des malheurs et des crimes, m. Dial. xxix, <. || Par extension. Leur iippélit fougueux, par l'objet excité. Parcourt tous les recoins d'un monstrueux pâté, boil. Lulr. v. || Fig Tout mon regret, mon frère, Est d'avoir parcouru ma fatale carrière, volt. Scythes, i, 3. || 2° Il se dit aussi des chose» qui font un trajet. Il est constant que nous ne saurions juger de la grandeur du mouvement d'un corps que par la longueur de l'espace que ce même corps a parcouru, hai.ebr. Rech. vér. I, 8. Le Nil parcourt du midi au nord toute la longueur du pays, dans l'espace de deux cents lieues, BOLLiN, Ilisl. anc. Œuvr. t, (, p. lO, dans pouoens. Un mobile parcourt une diagonale, lorsqu'il est mû par deux forces dont les directions font un angle, coNDiL. Art de rais, m, s. Il en est [des masques de théâtre] qui ouvrent une bouche énorme et revêtue inlérieurement de lames d'airain ou de tout autre corps sonore, afin que la voix y prenne assez de force et d'éclat pour parcourir la vaste enceinte des gradins où sont assis les spectateurs, babthéi.. Anarch. ch. 7o. |) Par extension, être étendu le long El (le ce beau tissu brodé par son amante, Vor flexible parcourt la trame éblouissante, deui-lk. En. IV. Il Kig. Le changement parcourt; ce IhéAtre mobile [la terre! ; Strabon méconnaîtrait le glcbc de Danvill>;,DKLiL. IVoiir^j/n«i,iv. Mille doux souvenir» parcourent ce rivage, m. En. m. || 8" Terme de marine. Parcourir les coutures d'un navire, passer iur tous les joints avec le ciseau, afin de s'assurer qu'ils sont en bon état. ||4* Examiner rapidement (lu regard. D'abord je la parcours des pieds jusqu'à la tfite, HAUTERociiE, Bourg, de i/uaf. ii, 3. J'ai parc<jiiru des yeux la cour. Home et l'empire, rac. Urit. II, 3. De colline en colline en vain portant ma vue.... Je parcours tous les points de rimiiicn>c itendue, lahart. Méd. i, i.\\S' Lire d'une façon

ftICT. DI LA LANOUK PRANCAISI.

rapide. Aussi n'ai-je point parcouru les livres sacrés, pour y trouver quelque texte que je puisse appliquer à cette princesse ; j'ai pris sans étude et sans choix ces premières paroles que me présente l'Ecclésiaste.... boss. Duch. d'Orl. J'avais lu la lettre de M. de Rheims, ou plutôt parcouru, car ces matières-là m'ennuient fort, maintenon, Lett. à Mme de Cayius, S janv. (747. Afin que le public ne fût point obligé de parcourir ce qui était ancien pour passer à ce qu'il y avait de nouveau, la brut. Caracl. préf. Des gens lisent toutes les histoires et ignorent l'histoire, ils parcourent tous les livres et ne profitent d'aucun, m. xin. |[6° Fig. Passer en revue. ]H. d'Autun, dans son oraison funèbre de Mme de Longueville] parcourant toute la vie de cette princesse avec une adresse incroyable, passant tous les endroits délicats, sEv. 12 avr. <680. jl Examiner rapidement des yeux de l'esprit. Quand l'on parcourt, sans la prévention de son pays, toutes les formes de gouvernement, l'on ne sait à laquelle se tenir; il ; a dans toutes le moins bon et le moins mauvais, la bruy. x. Parcourons les dilTérenis âges de la vie, et conduisons-le [l'homme] à cet instant.... BtiFF. Bist. anim. ch. xi. |] 7" Se parcourir, v. réft. Être parcouru, lu rapidement. Cela se parcourt, mais ne se lit pas.

— HIST. XVI' s. Peuvent faire mener leur bestail es lieux de vaine pasture, et régulièrement, par droit de parcourir, y faire champager et pasturer leurs bestes, Nouv. coust. gén. t. il, p. t095. Si prendre des livres estoit les apprendre, et si les veoir esloit les legarder, et les parcourir, les saisir, j'aurois tort de me faire du tout si ignorant que je dis, mont.

— ÉTYM. Par, et courir, pour répondre au latin percurrere.

PARCOURS (par-kour; Vs ne se lie pas : un parkour étendu), s. m. Il 1° Chemin que parcourt une voiture publique, un fleuve, etc. Le parcours des omnibus. || Libre parcours, droit que chacun possède de faire circuler sur les chemins de fer des machines et des voitures en concurrence avec celles du concessionnaire de l'exploitation, en payant toutefois à ce dernier, pour l'usage de la voie, des prix déterminés par le tarif. |{ 2" Droit de parcours, ou, simplement, parcours, (Iroil que possède tout, propriétaire d'une commune, par suite de l'usage ou d'une aliénation régulière, de faire paître son bétail sur les terres non closes et non actuellement cultivées d'une autre commune. Le parcours diffère de la vaine pâture (voy. pAtuhej.Lo propriétaire qui veut se clore perd son droit au parcours et vaine pâture, en proportion du terrain qu'il y soustrait, Ciide Nap. art- 648. Les terrains faibles ou d'inférieures qualités, au lieu de retenir et d'occuper des hommes qui en retirent à peine leur propre substance, seraient laissée au parcours d'élèves en bestiaux, toulongeon, Inslil. Mém. scienc. mor. et pol. t. m, p. (1^. Il 3° Terme de féodalité. Droit de parcours et entrecours, traité que faisaient des seigneurs voisins, en vertu duquel les vassaux libres pouvaient passer d'une seigneurie à une autre sans crainte d'être asservis. || Bourgeois de parcours, celui qui pouvait décliner la juridiction de son seigneur, et en appeler aux juges royaux.

— HIST. xiii' s. Le parcours de ces [ceux] qui s'an vouldront aler de Dijon, sans la taille de la ville pilier, DU CANOË, pcrcursu*. || xvi's. Tout le parcours de cette concion fut un amas bien choisi de lieux communs, d'aub. Ilisl. l, (07.

— ÉTYM. Parcourir.

PARCOURU, UE (par-kou-ru, rue), part, passé de parcourir. Une dislance rapidement parcourue, t PARI) (par), s. m. Voy. chat-paro.

— ÉTYM. Lat. pardus; grec, jtipSo;, léopard; sanscr. parddku, léopard et tigre, qui veut dire le péteur (grec itépôi.i, péter), A cause de la puanteur des vents de ces félins, constatée par Aristote.

f PAHDE (par-d'), s. m. Chat-parde, nom que les naturalistes donnent i la panthère.

]■ PAR-DESSUS (par-de-su), s. m. || !• Vêtement lie dessus, surtout Un par-dessus en bon drap. Il 2 Terme de féodalité. Le premier seigneur d'une terre. || 3' Au par-dessus, en outre (locution vieillie) . Un maudit marquis, malade, vieux au par-dessus, ]. t. Rouss. Con/. VI.

— REM. Le Complément du Dictionnaire de l'Académie écrit pardessus en un seul mot.

— ÉTYM. l'ar, et dfSiut

tPAR DF.SSUS DE VIOI.K (par-de-su-de-vi-o-1'), (. m. Ancien insti-ument de musi<{ue qui «tait plus petit que la viole et qui s'accordait 'ino octave plus haut.

t PARDI (par- li) ou PARDINE (par-di-n'),tn<ei7. Altération de pardieu. Ah ! pardi, monsieur Frelon, cette jeune personne n'est guère faite pour vous, VOLT. Ëcoss. 1, t.

t PARDIEU (par-dieu), irUerj. Sorte de juron employé pour affirmer. Pardieu, les plus grandi clercs ne sont pas les plus fins, rEgnier, Sat. m. Pardieu, si Jupiter a eu deux tonneaux, celui du mal était la tonne d'Heidelberg, et celui du bien fut à peine un quartaut, volt. Dioi. xxiv, 16'entret.

— HIST. xiu' s. Merveille est, dit Collet, par Dé; Je sai de reisins à plenté En une vine près de ci, Ben. 23155. Par dieu, ce dist Tybers, vis est [il parait] que il afiere [convient].... Berte, xx.

— ÉTYM. Par, Dieu; bourg, padey.

PARDON (par-don), ». m. || 1° Rémission d'une faute , d'une offense. Le parijon des injures. Le pardon des ennemis. Je vous demande mon pardon, le pardon de ma faute. Et nous verrons bientôt fon cœur inquiété Me demander pardon de tant d'impiété, COBN. Poly. m, 3. Mérite le pardon qu'il cherche à te donner, in. Perlhar. iv, 4. Et jamais de son cœur je n'aurai de pardon. Pour n'avoir pas trouvé que son sonnet fût bon, mol. Mit. v, (. N'en parlons plus, madame; Qui reçoit un pardon, souffre un soupçon infâme, TH. corn. Cte d'Essex, il, T. San» espoir de pardon m'avez-vous condamnée T rac. Andr. m, 6. On n'a pas iant d'esprit quand on demande pardon, que quand on offense, hamilt. Gramm. 8. Claude, proclamé et tranquillement assis sur le trône, annonce le pardon des injures qu'on lui a faites, et pardonne, oiiierot, Claude et Nér. I, 18. L'amour même est timide, et dans cet abandon La nature est sans voix sous des lois sans pardon, delille, i'i'<t^, m. Bien digne de pardon, si l'enfer pardonnait, m. Géorg. liv. iv. Allez, vil delà leur d'une cause trahie. Chercher votre pardon aux dépens de ma vie, p. lebrun, Mar. Sluart, ii, 4. || Je vous demande pardon, ou, par ellipse, pardon, et aussi mille pardons, formules de civilité dont on s» sert pour faire des excuses. Pardon, charmant objet; un valet a parlé, Et j'ai vu malgré moi notre hymen différé, MOL. Dép. am. m,'). Monsieur, je vous demande mille pardons de tout ce que je prends la liberté de dire ; pourquoi lisez-vous mes lettresT est-ce que je parle à vous? sév. S07. Cela ressemble assez à l'homme qui se bat en duel à la comédie, et qui demande pardon à tous les coups qu'il donne dans le corps de son ennemi, ID. 23 août 1S78. Il se retira, me demandant pardon de la liberté grande, ham. Gramm. i, 3. || Fig. Je demande pardon à Aix, mais Marseille est bien joli, s6v. (66. Il Je vous demande pardon,- ou, simplement, pardon, se dit aussi pour signifier : je suis d'un autre avis que vous. Vous croyez qu'il est midi; je vous demande pardon , il n'est qu'onze heures et demie. || 2" Lelti^es de pardon, lettres que le prince accordait en petite chancellerie pour remettre la peine de certains délits moins grands que ceux qui exigent des lettres de grâce. || 8° Le jour du pardon ou de la propitiation , jour que les Juifs célèbrent le (O de leur mois tisri, qui correspond à notre mois de septembre ; ils s'absiienncnl du travail, comme le jour du sabbat, jeûnent jusqu'au soir, et font profession ce jour-là de pardonner toutes les injures qu'ils ont reçues. || 4° Au plur. Indulgence de l'Église. Il est allé gagner les pardons. Il Le grand pardon, le jubilé. |{ Fig. et familièrement. Croire gagner le» pardons, croire faire une action méritoire. En second lieu il tromiie une cruelle. Et croit gagner les pardons en cola, la roNT. Richard. || Fig. et familièrement. Aller chercher des pardons à Rome, aller chercher quelque chose bien loin. Il n'allait pas quérir pardons à Rome, Quand il pouvait en rencontrer plus près, LA font. Gageure. || 6"" On appelait, et dans quelques provinces de France on appelle encore les pardons ou le pardon ce qui se nomme aujourd'hui l'angélus, c'est-à-dire les trois sons de cloche par lesquels on avertit du lever ou du coucher du soleil, et de l'heure du midi; parce qu'il y a des indulgences ou des pardons accordés par le pape à ceux qui récitent alors la salutation angclique. Quoi T le pardon sonnant te retrouve en ces lieux T boil. i^iilr. II. Il 8* Certains pèlerinages. Le pardon de .Stinte-Aiine d'Auray. {| 7° Pardon d'armes, sorte de jeu, de tournoi, au moyen âge. Ces jeux s'appelaient, chez les Français, emprise», pardons d'armes, volt. Mœurs, 8!i. || 8" Grand pardon, le houx.

— HIST. XII' s. La Maudelene feïs tu le pardon, Ronc. p. 48. [je] N'eû.ssc pas souspiré en paidon Ipure perte], Coud, vi. S'onc fin» amans ot de mesfait pardon, ib. xx. Charle mande et commande

PAR

qae IreQ lui dsTOO, Cbucua quatre deniers Ktnz lais (remisel et sanz pardon, Sax. ixv. || «il- s. Et por ce i|ue cis putlons [indulgence de l'Église] fu SI grans, s'esniurenl inoull li cut>r des gens, viu-kh. I. Li cliarilenauj [le c«r<linal| qui de par l'apostole de Rome esloit, en scrmona, et en fisl pardon à tous ceux qui en la bataille morroient, in. eut. Le roy meimes y ris-je porter la boteaus fossés pour avoir le pardon, joinv. ia«. || ziv* s. Le dymenche devant le pardon de Saint-Romain de Rouen, du cange, pardonantia. || xv* ». Les oubloyers qui s'entremettent de aler faire gauffres aux pardoni des églises, id. ib. Pour ce que incontinent le pardon commença à fonoer environ deux beures après midy, id. ib. De tous costez se commencèrent à declairer gens contre ledit duc... et semb'oit qu'il y eust très granl pardon à luy mal faire, œMM.v, 2. ||ivi«s. Ha! Madamoiselle, que vostre parole est esloignée (pardon, ai |p le dis) de raison! TVEn, p. 628. Pour néant demande pardon qui pardonner ne veut, Lcaotix db LiNCT, Prov. t. II, p. 374. De grand péché grand pardon, cotoravi. Ainsi aliasmes. commençant à Sainl-Gervais; et je gaigne les pardons au premier tronc seulement, car je me contente de peu en ces matières, bab. ii, <7.

— ÊTYM. Voy. pardonner; bourg, padon; prov. perdo; cat. perdô; esp. perdon; port, perdào; liai. perdono.

PARDONNABLE (par-do-na-bV), adj. || 1° À quoi l'on i)eut, l'on doit pardonner, en parlant des choses. Ose-t-ll croire encor son crime pardonnable'! CORN. Ctd, II, •. On n'osa trop approfondir Du tigre ni de l'ours ni des autres puissances Les moins ^rdoiinables offenses, la font. Fabl. vu, 4. Les autres admirent votre sagesse dans un tge où il est pardonnable d'en manquer, fén. Tél. iv. |{ Pardonmable k. Ah! tout est pardonnable aux douleurs d'un amani, corn. Théod. v, 8. Vous est-il pardonnable d'avoir éteint tant de lumières, des lumières si vives, de» lumières si pures, et de vous être volontairement plongés dans les ténèbres? bouhdal. Sur la fausse conte. <" atfnt, p. 18B. Elle [lachimèredes boroscopesl était bien pardonnable k la duchesse de Bouillon et à toutes les dames qui eurent la même faiblesse, volt. Louis XIV, ie. |{2'X qui l'on peut, l'on doit pardonner, en parlant des personnes. Ils sont pardonnables de s'en attribuer la nature, hass. Carême, avenir. Quand on est si heureux, madame, on est bien pardonnable d'être indiscret, uar- MONTEL, Conio moraux, Heureusement.

— REM. Vaugelascondamnait pardonnable, en parlant des personnes. Mais l'usage, dés Montaigne, avait prononcé contre lui, excusant que, bien que l'on ne dise pas pardonner quelqu'un, on dise que quelqu'un est pardonnable.

— HIST. xvi* s. Quant à ceuli qu'il avoit de faict oultragez, s'ilz furent inhumains jusques à perdre par cfiurroux le sentiment des cruautez qu'ilz luy faisoieiit, à l'adventure leur estoit il pardonnable, AHYOT, Z>ton, 47. Usesioient pardonnables d'eu entrer en admiration, mont, il, 3*7.

— ETYM. Hardonner.

PARDONNÉ, RH (par-do-né, née), part, passé de pardonner.il 1* Dont on remet la punition, k quoi on fait grlce. Daignez demander grâce, et tout est pardonné, VOLT. Orphel. v, (. || %° X qui on a fait grâce, en parlant des personnes, bien que l'on ne dise pas pardonner quelqu'un. Aus.silAt qu'elle est pardonnée, i. J. rouss. Em. v. Donnezmoi.... le plaisir de savoir que vos remèdes opèrent, et celui d'apprendre ; ■ je suis pardonné, lu. Lell. d du /'eyrou, itnov. .,ù». Corinne, s'ecria-t-il en te jetant à ses genoux, je suis pardonné; je le sens 4 ce calme innocent et doux qui régne dans mon Ime, STAËL, Corinne, viii, 4. Que sommes-nous, si un tel homme croyait avoir besoin d'être pardonné? iD. fin d«4 moTuau sur son père. || S'il arrive à quelqu'un de demander, par civilité, pardon d'une lilierl* qu'il a prise, d'une inconvenance qui lui est échappée, on lui répond : Vous êtes tout pardonné. Il Proverbe. Péché caché est à demi pardonné, c'està-dire quand le scandale n'est pas joinl au péch(^, le mal est beaucoup moindre. Le péché que l'on •acbe est demi-pardonné, iégnier, ial. xiu.

PARDONNBB (par-do-né). || 1- Y. a. Remettre la punition ou U vengeance de quel.jue chose. Pardou- Dtrune offease. Tes péchés te sont par.lonné». Je JUJ panlooM iMIorta Dieu pardonne plus aisément Wm cnm«i que Iw vices, hainii.non, UU. à Mme Je Vtngtau, <• mai »70E. Quelque délicat qu'on soit > 11 amour, go panJooue plus de fautes que daiislamilic, L« »»0T. t»\ On panlonDe les maux, mais non pas toeuyufti, Dam. Parad perd», iv. a Neutraleœeal,

PAR

même signification. Je lui pardonne de m'avoir offensé. On pardonne aisément aux personnes qu'on aime, bautbhociie, le Coch. 2:1. ô ciel I pardonnelui comme je lui pardonne, mol. Tart. m, 7. Pardonnez-vous sans peine à tous vos ennemis? boil. Ép. xii. 11 est pénible à un homme fier do pardonnera celui qui le surpnnil en faute, et <|ui se plaint de lui avec raison, L* bhuï iv. Les rois pardonnent rarement i ceux qu'ils craignent, duclos , (Buti. t. m, p as. On ne pardonne point i qui nous fait rougir, LA HARPE, Uélanie, m, 1. || Il s'applique quelquefois à un nom de chose personnifiée. Kl qui pardonne au crime en devient le complice, volt. Brutus, V, I . Il Absolument. On dit (|ue parlonner est une œuvre divine, seomiR, Sal. xii. Pardonner à demi, c'est ne pardonner pas, maiket, Jfort de Chrispe, 111, 2. Qui pardonne iiisément invite à l'offenser, CORN. Cinna, iv, 3. On pardonne tant que l'on aime, labocuek. Max. 3ao. Dire (ju'on ne saurait hair N'est-ce pas dire qu'on pardonne? mol. Amph. II, ». Les rois C(tame les dieux sont faits pour panlonner, boursault, Ésope à la cour, v, 7. Peut-être l'on préfère avec quelque plaisir L'orgueil de pardonner à l'orgueil do punir, la harpe, Warwick , iv, 4. || Familièrement. Dieu me pardonne, espèce d'excu.se ou d'adoucissement à ce qu'on dit. Dieu me pardonne I madame, je crois que vous n'avez point de chemise! volt. Dial. 23. Il Paire grâce. Le roi lui pardonna. Cet écolier avait mérité une punition, le maître lui a pardonné. IIS" Excuser, tolérer. Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous. Nous nous pardonnons tout et rien aux autres hommes, la font. Fabl. i, 7. Les plus eipérimenlés dans les affaires font des fautes capitales ; mais que nous nous pardonnons aisément nos fautes, quand la fortune nous les pardonne! Boss fieine d'Anglet. M. de Montausier n'a-t-il pas eu, dans la licence de la guerre, une scrupuleuse retenue dans un temps où l'on pardonnait un peu d'avarice, pour entretenir le courage et la bonne humeur des gens de guerre! fli^ch. Duc de Mont. En faveur de Titus vous pardonnez le reste, bac. Bérén. 1, 4. Pardonnez à l'éclat d'une illustre fortune Ce reste de fierté qui craint d'être importune, m. Andr. ni, 8. L'on ne peut aller loin dans l'amitié, si l'on n'est pas disposé à se pardonner les uns aux autres les petits défauts, la brut. v. Si quelquefois une femme survient qui n'est pas de leurs plaisirs [des gens d'une coterie]..., ils ne lui pardonneront ni son ton de voix, ni son silence, ni sa taille, ni son visage, ni son habillement, ni son entrée, ni la manière dont elle est sortie, id. vu. Elle nous a amenées, et elle no nous le pardonnerait pas si nous restions, uahivaux, Marianne, T part, ô mes rois, pardonnez mes larmes paternelles, VOLT. Orphel. 11, 2. || Neutralement, même signification Nous pardonnonssouvenl à ceux qui nous ennuient ; mais nous ne pardonnons pas à ceux que nous ennuyons, la bociiefouc. dans gibault-duviviEB. Pardonne, cher Hector, à ma crédulité, rac. Andr. ni, ». Je lui pardonne De préférer les beautés De Pairs et de Pomone Au tumulte des cités, I. B. Bouss. ilans ciRAULT-iiuviviKn. Ab I seigneur, pardonnez à son impatience, voli. Fanât. 11, 3. Il Terme de civilité. Paidunnez-cioi la liberté que je prends d'être d'une autre opinion que vous. Il On dit de même : pardonnez-moi ce langage, ces expressions. Représenlons-nous ce jeune prince i|ue les Grâces semblaient elles-mêmes avoir formé de leurs mains; pardonnez-moi ces expressions; Il me semble que je vois encore tomber celle fleur, boss. Mar.-TUer. (| Il s'emploie aussi absolument dans des formules analogues de civilité. Pardonnez-moi, ou, simplement, pardonnez si je vous contredis. Vous me (urdnniierez si je rectifie ce que vous venez de dire || Dans celte acception, on dit quelquefois simplenienl et sans rien ajouter : Pardonnez-moi, vous me pardonnerez, pour exprimer civilement qu'on n'est pas d'accord de ce qu'un autre dit. || $' Ne point pardonner, juger sévèrement, condamner. 11 ne pardonne point les endroits négligés, boil. itrt p. 1. Il V. H. Même signiOcatlon. Il nu pardonne pas aux veis de la Pucello, boil. Sat. ix. 4° Voir sans dépit, sans jalousie. On lui pardonne ses succès i cause de sa modestie. Il [Antoine Arnauld| plaida cette cause avec une véhémence et un éclat que les jésuites ne lui ont jamais pardonnes, rac. Ilist. Porl-Hoyal. Les grands sur tout ne pouvaient pardonner à César la vie qu'il leur avait donnée dans lesplaine.> de l'Iiar&ale, vek TOT, Hétol. rom. xm, '^70.11 V. b. Méinu signifitatioD. Des droits de ses enfants une mcre jalouse Pai donne laremoui au fils d'une autre épouse, kac.

PAR

Phèdre, 11, 5. || 8" V. n. Épargner, excepter (en cet emploi, il ne se dit qu'avec ne et à). La mort ne pardonne à personne. On ne pardonne ni à âge, ni à sexe, à lieu sacré ni à profane, pekrot, Tacite, 42. Il Absolument. Colle maladie ne pardonne point, on y succombe tôt ou lard.||6° Se pardonner, V. rifl Êire pardonné. Perfide, cet affront se peutil pardonner? rac. Iphig. 11, ».

— REM. Quand ce verbe a pour régime un nom de personne, c'est toujours le régime indirect qu'il faut employer : pardonner à quelqu'un, et non pardonner quelqu'un. Cependant le passif s'emploie quelquefois; voyez ce qui est noté au participe.

— HIST. XI* s. Ferut [je] vous ai ; c^r le me perdunez, Ch. de Hol. cxlvii. Jel vous parduin ici et devant Deu, ib. I47.||xii' s. Et ses péchez perdonas au larron, llonc. p. 48. Mais or en aiez [obtenez] merci, Et si vous soit pardonné, Couci, xu. Il xiii's. Ll rois demande lesostagcs, k nul d'elsnesa panlonés [n'a permis qu'ils ne les donnassent pas), lien. 14621. Ge lo [conseille] que vous li requcrés, Qu'il vous pardoint sa malvoillance, Par amors et par recordance, la Rose, :ii5l. Biaus seignors, qui que me pardoigne L'ort pechié dont si fort me poise, Ne comment que du pardon voise [aille] , Ge ne m'en pardoint pas la paine, ib. 8679. Hxiv's. Pierre des Essars fut condamné à cent mille florins ; mais, à la prière du comte de Flandres, le roy luy pardonna 50 mille florins, Chron. de Sl-Defits, t. 11, f* 2t«. ||xvi*s. Dieu me le pardoint, je ne le dy de bon cueur, rab. Garg. 1, «. Pardonnant tout le passé, avecques oubliance sempiternelle de toutes les offenses précédentes, id. Pantin, 1. Le sort, l'usure, et les intereslz je perdonne, je me contente des despens, id. ib. tu, u. GraniusSilvanus et Statius Proximus, aprez estre pardonnez par Néron, se tuèrent, mont, u, 34. Le malheur ou la faute d'expérience d'ïnovie le fit camper une fois seuUe en lieu où il n'y avoit point d eau, ce qui ne lui fut pas pardonné par les bâchas et Pierre avec eux qui sçavoitla contrée, ii'aob. Hisl. Il, 200. Les vitriers disent que la lune a ce fait, mais ils me pardonneront : car c'est l'humidité des pluies... PALissr, 6u. Elle ne panlonnoit jamais depuis qu'elle avoit pris une chose à cueur, amyoï, Artax. 24. Pardonne à tous, mais à toy point, cot>

GRAVE

— ÏTYM. Prov. et esp. perdonar; pon.perdoar; ital. perdonare; du latin per, et donare : proprement donner complètement, remettre.

t PARDONNEUR (par-do-neur ), 1. m. Celui qui pardonne. I.a croyance d'un Dieu rémunérateur dos bonnes actions, punisseur des méchantes, pardonneur des faules légères, est la croyance la plus utile au genre humain, volt. Jenni, xi.

— HIST. xiii* s. Tu sires, qui es pardonnerres de tous péchiez. Recueil des hisl. de Fr. t. v,p. 30B. il xV s. Venez cy tous, bons pardonneurs, Qui sçavez faire les honneurs. Aux villages, de bons paslez, VILLON, fiepuM /'ranc/ies. Il XVI' s. 11 ne fault estre au meschant pardonneur, J. bouchet. Triomphe de François I", (' 53.

F.TYM. Pardonner; prov. perdonutre ; esp. pfrdonador; \la.\. perdonatore. L'ancien français pordonere et le provençal perdonaire sont le nominatif; le régime serait perdoneor.

f PARK (pa-r'), s. m Nom moderne du genre mésange (insectivores), dans lequel on distingue le pare majeur, dit vulgairement charbonnière et grande charbonnière, i.egoarant,

— ÊIYM. Lat. paru*.

PARIÎ, ÉE (pa-ré, ée), part, passé de parer. Il 1* Qui est couvert de beaux vêtements et d'objets de prix. À quiconque veut s'y frotter. Un bœuf paré pour le tenter, Sera le prix de la victoire,

SCABR. Virg. V U se peigne, il s'apprête; L'ivoire

trop hâté deux fois rompt sur sa tète.... U sort dcmi-paré.... boil. Lutr. v. C'était pendant I horreur d'une profonde nuit; Ma mère Jésabel devant moi s'est montrée Comme au jour de sa mort |>ompeuseinenl parée, hac. Athal. 11, 6. Ménippe est l'oiseau paré de divers plumages qui ne sont pas à lui, LA brut. II. La mignardise et l'afTeclation l'accompagnent [la coquette] dans la douleur et dans la ûèvre : elle meurt parée et en rubans de couleur, ip. m. La mort aux froides mains la prit toute parée. Pour l'endormir ilaiis le cercueil, V Huuo, Orient. 33. |{ Familièrement. Elle est parée comme une châsse, comme une épousée, comme un autel, c'est-à-dire elle est excessivement parée. Il Fig. Tu n'es qu'un conjuré paré d un nom sublime [du nom d'ambassadeur], volt. Brutut, y , 2. || 1* Il se dit des ohoses, en un sens

PAR

PAR

PAR

analogue. Ira- 1 elle, des dieux implorant la justice, Embrasser leurs autels parés pour son supplice? n»c. Irhig. m, 6. Le trône éiait tout prêt, le temple était paré, volt. Zaïre, v, 3. Lorsque du renouveau l'haleine caressante Rafraîchit l'univers de jeunesse paré, M. j. CHÉN. la Promenade. \\ Un bal paré, un bal ou l'on vient en toilette de bal. On trouvait dans chaque ville un bal masqué ou paré, volt. Louis XIY, s*. Il 3° Terme de procédure. Ce titre est paré, il porte une exécution parée, il est en forme exécutoire. Il 4" Se dit des objets à vendre que l'on dispose d'un? façon agréable. || Panier paré, panier où l'on a rais les plus beaux fruits dans le dessus. Il Terme de boucherie. Pièce parée, lapiëce de bœuf qui se lève à la tête de la surlonge. || Côtelette parée, côtelette dont on a retranché les parties les moins délicates. || 6° Terme de marine. Ancres parées, ancres prêtes à lancer à la mer. Vaisseau paré, vaisseau prêt à combattre. || Paré à tout, lesté partout. Il S' Terme de vénerie. Pied paré, pied usé parle séjour de l'animal dans un terrain dur et pierreux. Il 7° Cidre paré, cidre qui a fermenté. || 8" Qu'on a détourné, en parlant d'un coup, d'une botte, etc. Cent coupsétaientportésetparésàl'instant, volt. Henr.x. ■f PARE-Â-FADX (pa-ra-fô), s. m. Appareil destinée empèclier que, dans le monnayage, les coins vides ne soient endommagés.

— ÉTYM. Parer, à, faux.

PARÉAGE (pa-ré-a-j') ou PARIAGE (pa-ri-a-j'), 4. m. Terme de jurisprudence féodale. Égalité de droit et de possession que deux seigneurs avaient par indivis dans une même terre.

— HIST. xvi* s. Les pastiirages de laditte pre- TO.sté sont divTsez par jurisdiction tellement qu'il n'est loisible aux liabitans d une jurisdiction de faire paistre et herbagar leur beslail en autre jurisdiction, si de ce faire ils n'ont droict de pariage, Coust. gén. t. ii, p. 687.

— ÈTVM. Dérivé du lat. par, égal, pareil. PARftATiS (paré-a-tis'), s. m. Nom de certaines

lettres de chancellerie, par lesquelles le roi ordonnait l'exécution d'un jugement, dans un lieu qui n'était pas du ressort de la juridiction où ce jugement avait été rendu. Sa veuve, ses enfants [d'un décédé dans le territoire de Saint-Claude, Juraj ont été tout étoimés de voir des huissiers venir s'emparer de leurs meubles avec desparéatis, les vendre au nom de Saint-Claude, et chasser une famille entière de la maison de son pf're, volt. Dict. phil. Bient (fÉylise. \\ Re(|uête qu'un huissier prosentait i un juge pour obtenir son ordonnance donnant pouvoir d'exécuter, dans l'étendue de sa juridiction, le jugement ou sentence d'un autre juge,

— RTYM. Lat. pareatis, obéissez.

t PAREAC (pa-rô) , s. m. Chaudière pour faire fondre la vieille cire. On trouve aussi perreau.

— ÊTYM. Parer, préparer.

f PAREAUX (pa-r6), s. m. pi. Nom que les pécheurs donnent a îles cailloux pesants, qu'ils attachent le long des filets, pour en arrêter le bas au fond de l'eau.

— ÉTYM. Parer, arranger, disposer.

t PARÊCirP.ME (pa-ré-kè-m'), s. m. Terme de frrammaire. Détaut de langage par lequel on place à côté l'une de l'autre des syllalies de même son, comme dorica castra, el forluimtam natam; il faut qu'entre nout nous nous nourririons.

— ÊTYM. IlapiôxiF», il6 iiopà, à côté, et rjj;tïv, retentir.

t PAREI'ElJlLLE(pa-re-feu-ir,{i mouillée»),», f Traverse qui maintient au dehors les planches dont se compose un moulin à pisé.

— f.TYM. Parer, feuille.

PARI^GORIOL'E (pa-ré-go-ri-k*), adj. Terme de médecine. Oui calme, adoucit. Les remèdes parégoriques. Il Substantivement. Un parégorique. Les parégoriques

— HIST. XVI* s. En tel cas il faut user de medicamens attractifs et parégoriques, PARé, xxv, 4.

— ETVJI. Ila^ri'fop xo(, de TtaprjYOpiîv, adoucir, •onsoler. de napâ, à côté, auprès, el àfopcïv, parler.

PAREIL, EILLE (pa-rèll, rè-U', (1 mouillées, et non pa-rc-yej, adj. \\ l' Qui est de même forme, de mime caractère, de même apparence, de même quantité ,N'>s crimes «ont pareils, ainsi que nos misères, comn. Hor. iv, 7. D'une fureur pareille ils courent à l'autel, lu. Poly. m, 'i. .Nos termes sont Jiareils parleur courte durée; Oui de nous des clartés de !a voûte azurée Doit jouir le dernier? la ruNT. Fabl. xi, s. Nous pensions si fort les mêmes choses, nos peines, no^ intirêts sont si pareil-, que te serait une violence de ne se pas voir, sàr. ««8. Peut-être puuit-oo en matière pareille Et celui qui

coBsent et celui qui conseille, tb. corn. Gai. doublé, m, ( . Déesse, venge-toi : nos causes sont pareilles, RAc. Phèdre, m, 2. Chrysippe, homme nouveau.... arrive.... jusqu'à donner en revenu à l'une de ses filles pour sa dot ce qu'il désirait lui-même d'avoir en fonds pour toute fortune pendant sa vie; une pareille somme est comptée dans ses coffres pour chacun de ses autres enfants, la bru», vi. Le mouvement que je fais est déterminé par un principe qui sent; mon semblalile se meut; il y a donc en lui un pareil principe, condil. Art de rais, iv, 3. Il Toutes choses pareilles, tout étant égal d'ailleurs. Il II se dit aussi des personnes. Mais après que, pafreils de force et de courage. Us ont ganté longtemps un égal avantage, rotb. Antig. m, s [) Sans pareil, excellent. Il est d'un sang-froid sans pareil , d'une probité sans pareille. La valeur de son père, en son temps sans pareille.... corn Cid, i, < . || C'est un homme sans pareil, c'est un homme d'un trèsgrand mérite, et aussi, en mauvaise part, un homme extraordinaire en ce qu'il fait ou dit. || X nul autre pareil, même signification Avec une innocence à nulle autre pareille, mol. Éc. des f i,i. Il 2" Tel, de cette e-spèce, de cette nature. Un pareil ouvrage annonce du génie. Pour de pareils amis il faut se faire effort, corn. Nie. Il, 3. Tu te trouverais mal d'un pareil stratagème ; Je vois de loin , j'attems de même, la font Fabl. iv, i». On voit bien qu'une pareille liberté n'était qu'un nom, montesq. Rom. &. Il 3° Substantivement. Il se dit de personnes ou de choses semblables, équivalentes. C'est un homme qui n'a pas son pareil. 11 a un beau cheval de carrosse, mais il ne peut trouver le pareil. Sa résolution a si peu de pareilles, corn. Poly. iv, 5. Moins j'aurai de pareils, et plus j'aurai raison, des- TOUCUES, Homme singul. i, 4. En approchant pour la première fois d'une dame aimable, polie, éblouissante, d'une femme d'un état supérieur au mien, dontje n'avais jamais abordé la pareille, j. j.ROt;ss. Confess.i\. || Précédé defadjectif possessif, il désigne les gens de l'état, du caractère, etc. de la personne dont il s'agit. Mes pareils à deux fois ne se font pas connaître, lit pour leur coup d'essai veulent des coups de maître, corn. Cid, il, 2. Quittei les bois, TOUS ferez bien : Vos oareils y sont misérables, la font. Fabl. 1, 5. Voilà de vos pareils les discours ordinaires, mol. Tort, i, 6. Je croirais qu'il n'a point son pareil, sans la notoriété qui dit les d'Hacqueville, sév. 2<6. Il n'a point son pareil d'ici jui>qu'à Rouen, th. corn I>. Bertr. de Ciijarr. i, ». Mais moi qui vois plus loin, qui, par un long usage..., Ai vu de mes [vareils les revers éclatants, bac. Bajax. IV, 7. Dédaigneux et fiers, ils n'abordent plus leurs pareils, la bruy. vin. C'est à Votre Majesté qu'il appartient de donner à ses pareils de si utiles leçons, d'alkmb. Lett. au roi de Pr. i5 iléc. (774. Il 4» .V. f. La pareille (sous-cutendu un nom vague tel que chose, part) , le même traitement qu'on a fait oii qu'on a reçu. Il lui fallut à jeun relournerau logis.... Serrant laqueueet portant bas l'oreille : Trompeurs, c'est pour vous que j'écris. Attendez-vous à la pareille, la font. Fabl. i, i». Je suis homme aussi de conseil, et je pourrai vous rendre la pareille, mol. Sicil. 1 3. || S" X la pareille, loc. adu.Dela même manière. Qu'un chacun doucement s'excuse à la pareille, régnif.r, Sat. xv. Il prend donc les menus (poissons|,puis leur parle* l'oreille; et puis il feint à la pareille D'écouter leur réponse, LA font. Fabl. viii, 8. J'espère qu'en recevant ceci vous TOUS moquerez de moi, comme je prends quelquefois la liberté de me moquer de vous, il faut nous excuser à la pareille, sév. lojuill. 1880. Nous devons nous aimer à la pareille, pour unus être toujours si bien entendus, id. à Buny, in mai 1872. Il Kn rendant même traitement qu'on a .^çu. Une coutume des Grecs, qui, lorsqu'il était arrivé quelque accident à quelqu'un, comme quand sa nuison a\ ait été brûlée.... lui prêtaient de l'argent à la pareille, c'est-à-dire à condition ou dans le dessein qu'il leur en ferait autant dans un accident sembliblo, Hoss. Usure, *. Souvent ceux qui les environnent (les princes] s'épargnent les uns les autres, pour ainsi di/e à la pareille, in Polil, vin, IV, t. li lilliptiquement. Si vous me faites eu plalsirli, à la pareille. Si vous n'en usez pa~ bien, à la pareille. Il 6" S. m. Dans le langage familier, du pareil, de l'étoffe pareille. Vous aurez de la peine à trouver du pareil.

— REM. Corneille a du pareil que, comme un dit le même que : Lis un livre dévot, simple et sans éloquence, Avec plaisir pareil Oue ceux où se produit l'orgueil de la science Kn sun haut appareil, Imit. 1, k.

— HIST. XIII* S. Semblable chose n'est mie pareille, car pareille chose senefie ta grandor et la mesure, mais semblable ne senefie autre chose que la qualité, brun, latini. Trésor, p. 5»5. [Les hommes en l'âge d'or) Trestuil pareil estre soloienl [avaient coutume]. Ne riens propre avoirnevoloient, la Rose, S48B. Si cum fu mi sire Gauvains,Oui ne fu paspareus as vains, ib. isono. Mi lei [mes yeux] ne se poent garder De li iellel folement esgarder; Et n'est-ele pas ma pareille (égale), Hl. et Jeh. b«5. Il XIV* s. lit quel home est-ce ci? parla vierge Mariel En tout le monde n'a point son pareil en vie, Guescl. i746:i. Il ii'ara sonparailen tout le firmament, t'6. <4&. Icellui Pierre leur dist qu'il leur donroit à cliascun un pareil de chances de blanchet, do cangk, pare- It'us. ||xv' s. Adonc se hasta ledit messire Louis, qui ne se vit mie pareil contre les ennemis, et se partit de là.... froiss. i, i, <82. Et sera armé du corps chascun ainsi qu'il lui plaira, et aura deux chapeaux de fer paraux, honstrel. i, 2. Le plaisir du roy avoit esté que feusse vestu pareil de luy ce jour, coMH. IV, 10. Il xvi* s. Ce seroit discourtoisie à l'entlroict d'un pareil, et plus à l'endroict d'un Krand, mont, i, m. Ailleurs, pour une pareille faulle, il en condemne d'aultres seulement à. .. m. i, 65. Porter pareille vesture en hyver qu'en esté, m. l, 260. [.a victoire qu'ils me donnèrent en pareil jour

] que cettuy cy, id. ii, 46. Us disent iju'en tout mon ' premier aage, je n'ay lasté des verges qu'à deux coups, et bien mollement; j'ay deu la pareille aux ! enfants que j'ay eu, id. ii, 73. Les Athéniens vou- ; lans rendre la pareille aux Thebains... auyot, : Pélop. 13. Chasque cueille [brebis] cherche sa pai reille, cotgrave.

1 — ETYM. Bourg, pairoil; Berry, paré; wallon, pareie; prov. parelh; espagn. parejo; ital paréechio, d'un diminutif latin fictif pariculus, de par, pair (voy. mir) , comme le prouvent les formes romanes.

PAREILLEMENT (pa-rè-lle-man, Il mouillées, el non pa-rè-ye-man<, adv. || 1* De la même manière. Vous m'avez traité avec bonté, je vous traiterai pareillement. Il a° Aussi. Vous le désirez, et moi pareillement. Il A une personne qui vous dit: portcz-voui bien, soyez heureux, on repond quelquefois : et vous pareillement.

I — HIST. xiu* s. En celui jour pareillement desconfi mesire Loeys le roi Jehan d'Englelerre à la Roche-as-moines, en Poitou, Chr. de Raint, «53. Il XV* s. Il est aussi pareillemenl Troublé, plaln de vent et de pluie, en. d'orl. Bal. 62.

— ÊTYM. Pareille, et le suffixe ment.

PARÊLIE, j. m. Voy. pabuëlie.

4. PARELLE (pa-rè-l'), s. f. Patience, rumei palientia, Linné. || Parelle des marais, rumex hydrolopatlwn, Hudson. || On trouve aussi pareille.

— HIST. XVI' s. Malaxerés et tremperés dans vin blanc des racines de plantain et de parelle, o. DU serres, 9t:!.

— ÊTYM. Wallon, pordle, poréle, patience; espagn. paradella ; du latin paratella, dans uacer

(voy. DU GANGE).

t 2. PARELLE (pa-rè-l'), î. f. Le lichen qui foufoit l'orseille, lecanora parella, Achar. Parelles en teinture du pays, D^clar. du roi, nov. io40, tarif. Il On trouve aussi perrelle.

t PAREMBOLE (pa-ran-bo-l'), i. f. Espèce de parenthèse dans laquelle le sens de la phrase incidente a un rapport direct au sujet de ti phrase principale.

— ÊTYM. nafni6o\i\, intcrcalation, de napa, à côté, et l[t.6oXii, action de mettre, de iv, en, et 6â\- Xtiv, jeter.

PAREMENT (pa-re-man), t. m. || 1* Action de parer; résultat de cette action. Autant de fois que nous voyons des portes de nos voisins tendues de noir, autant de fois sommes nous avertis que les nôtres auront le même parement au premier jour, MALii. Lett. 1, 7. Il portail à son cou l'épée de parement du roi, LOMliNIB DF, BBIRNNK, Mi'm. {néd. t. t, p. B2, dan» P0UGEN8. || 2° Ornement d'étoffe de soie, enrichi de broderie et de frange, qu'on met pnur parer le devant d'un autel. Ouiind j'ai du momie, je travaille à ce l)eau jiarement d'autel que vous m'avez vil traîner à Paris, .«Sv. 82. On voyait dans cette messe [des luthériens] et les parements et les habits sacerdotaux, et on avait un grand soin de les retenir, comme il paraissait par l'usage et par toutes les conférences iju'oii fit alors, Boss. Variai, ni, M. Il 3* Riche étoffe i|ue les hommes portaient sur leurs manches, et les femmes sur le devant de leurs robes, et que les militaires portent encore sur les manches de leurs uniformes. .Son noeud d'épaule et

ton parement d'or ne le font pa» plus respecter, J. J. 1I0USS. Êm. IT. Il 4* Espèce de relraussis au bout dps manches d'un habit. Le» parements de cet habit sont usés. H 6' En termes de bûcherons, les parements d'un fagot, les gros biton» qui servent omme i le parer. H 6' Terme de maçonnerie. Le parement d'une pierre, le côté qui doit paraître en (leliurs du mur. ]| Un parements, les (frosses pierres de taille dont un ouvrage est revêtu. || Parement brut, pierre qui, bien que ni polie ni taillée, est a la surface de la construction. || Parement de moellon, de meulière, la mise en ligne de ces matériaux sur leurs faces. || Parement de tête, la taille et la mise en ligne et d'aplomb dea moellons formant la tête d'un mur isolé. || Parement d'appui, les pierres qui forment l'appui d'une croisée. || Parement de couverture, les plâtres qu'on met contre les gouttières pour soutenir le battellement des faîtes d'une couverture ; tout glacis ou enduit sur la volige ou le latli?, pour donner à la couverture la pente voulue pour l'écoulemeul des eaux. || 7* Terme de monuiserie. La surlace apparente d'un ouvrage. || Porte à un parement, |porie qui n'est blanchie ou qui n'a de moulures que d'un côté, que sur une face ; on dit par opposition, porte i deux parements. || 8* Parement de paTé, l'arrangement uniforme des pavés. Il Gros quartiei-s de pierre qui bordent un chemin pavé. Il Parement d'un pavé, la face sur laquelle on pose le pied. || 9° Terme de boucherie. Graisse qui est autour de la panse d'un mouton, d'un agneau, et qu'on étend proprement sur les quartiers de derrière, il Terme de vénerie. Morceau de chair rouge attaché à la peau du cerf. || 10° Terme de fauconnerie. Parement d'un oiseau, la diversité des couleurs qui parent ses ailes. Les parements frisés (du grand promerops], qui sont en même temps la parure et le caractère de cette espèce, consistent en deux gros bouquets de plumes frisées, veloutées, peintes des plus belles couleurs, bufp. Ois. t. xii, p. 164. Il 11* Colle de farine, dont les tisserands enduisent les chaînes de leurs pièces. || 12» Morceau de bois dont on garnit le four à charbon.

— HIST. x* s. Ne por or, ned argent, ne paramenz, Eululit. Il xui' s. Et i ot les plus biaus pareraens as riches hommes que on veist onkes, Chr. de Rains, te*. Quant cil virent qu'il ne porroienl monter as murs, il minèrent le premier parement, du cange, paramentum. Si n'estuet jà que ge m'alour De vous aprendre de l'atour Des robes, ne des garnemens Dont vous ferés vos paremens, Por sembler as gens miei valoir, la Rose, 13288. || iiv* s. Tielx [tels] biens sont paiemens et aoriiemens de félicité, oresme, Elh. 20. Quant tu voudras lever le parement, si garde tant d'un costé comme d'autre, que le cuir tienne aux costez du cerf tout droit depuis le meilleux de l'espaule jusques aux flans, au dessoubz des longes bas ; puis si couppe de ton coustel et encise tout au long du costé à l'orée du reply du cuir, si qu'il demeure dessus le cuir une carnosité tenue, et soit ainsi fait de tous les deux costez, et ce est appelé parement, Modus, f" xii, terso. Il XV* s. Donc se departirent-ils de la chambre de parement [parade] et du conseil.... froiss. ii, m, 1». I.e sire de Beaumont aperçut un chevalier de Normandie qu'il connut par ses paremens [habillements], m. 1,1, <i9. Et le [un glaive arraché par un abbé à un chevalier dans un combat] gardoient encore les moines en parement jcomme monument glorieux], ID. 1,1, 86. Beaux ymages et propre» pourtiailures, Selon la guise Que il convient à parement d'église, christ, de pisan, U lui de Pirissy. La nappe pour le parement de l'autel, llibl. lies ch. »• série, t. i, p. 357. ||xvi' s. Le marchand qui faict montre et parement du plus riche eschantillon de sa marchandise, mont, iv, 3<7. C'est un afflquet k pendre en un cabinet, pour parement, ID. I, 283.

— ÊTVM. Parer; wallon, parmatn; provenç. poramen : catal. parament; ital. paramento.

i PABEHENTER (pa re-man-té), e. o. Terme de construction. Faire un parement ; unir une surface. Il Mur parementé, mur dont les moellons sont posés d'aplomb sur ligne, par opposition i mur hruU t PARËMIAQUB (pa-ré-mi-a k") , adj. Vers parémiaque, sorte de vers grec et latin qui peut être regardé comme lei trois derniers pieds de l'heiamètr» précédé» d'une syllabe longue ou de deux brèves,

"~ *T^- Ha(ioi|i.tax^, de naootitia, proverbe.

t PABeMIOGKAPUK (pa-ré-mi-o-gra-n, ». m.

Auteur qui fait un recueil de proverbe*.

— l^l'■^i'?o^Ll.o^fàfo^, de napeuiU, proverbe, •t Tpaftiv, écrire, '

PAR

t PARÉMIOLOOIE {pa-ré-mi-o lo-jie), ». f. Traité de» proverbes; théorie des proverbes; recueil de proverbes,

— ETYM. Ilapoiiito, proverbe, et îiéYo;, traité, flapoiiila vient de 7t(i(>oi|j.o;, qui est sur le bord du chemin : napà, à côté, et olp^;, chemin ; la itapoi- (lia, le proverbe, est donc ce qui est sur le bord du chemin, ce qui est commun, vulgaire.

t PAREMPTOSE (pa-ran-plô-z'j, s. f. || 1- Terme de grammaire. Sorte d'épentbcse, par laquelle on insère dans un mot une consonne qui ne forme pas syllabe, parexemplerc//tgto pour religio. ||2''Terme de médecine. Synonyme d'erreur de lieu.

— ÉTYM. llapÉjiTtTwoiç, de Tvapà, à côté, 4v, en, et icTûai;, action de tomber,

t PARENCÊPHALE (pa-ran-sé-fa-l'), ». m. Terme d'anatomie. Un des noms du cervelet,

— ÊTYM, napsYxï'yaXoî , de itapà, à côté, et ty^Éçaio!, encéphale,

t PARENCÉPUALOCËLE (pa-ran-sé-fa-lo-sè-l') , s. f. Terme de médecine. Tumeur saillante à travers une ouverture de l'os occipital

— ÉTVH. Parencrphale, et xTi),iri, tumeur. t PARE.NCHYMATKUX , ElISE (pa-ran-chi-ma-

teû, teû-z'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui appartient au parenchyme, qui est formé d'un parenchyme. Organes parenchymaleux. Les feuilles doivent leur lustre et leurs nuances à une membrane fine, lisse, transparente, lustrée et blanchâtre, qui revêt une substance parenchymateuse d'un vert toujours mat et d'une teinte plus ou moins forte, BONNET, Contempl. nal. v, tt.

PARENCHYME (pa-ran-clii-m'), ». m. || 1° Terme d'anatomie. Tissu propre aux viscères, et, particulièrement, aux orpaues glanduleux. L'estomac du chien ne digère proprement que le parenchyme ou la partie animale de l'os, bonnet, Contempl. nat. Œuv. t. vin, p. t», dans pougens. ||2° Terme de botanique. Le tissu utriculaire. Le parenchyme forme à peu près seul les chainpij^nons et les végétaux inférieurs. Il disséquait les plantes avec la même adresse que les animaux, et, dégageant entièrement leurs vaisseaux de la pulpe ou parenchyme, il montrait à découvert ce qui faisait leur vie, FONTEN. Ruysch.

— ÊTVM. ncLpiyyyiM, de Ttapà, à côté, iv, en, et x^P'''' effusion.

PARÉNÈ.'^E (pa-ré-nè-z'), ». f. Terme didactique peu usité. Discours moral, exhortation.

— ÉTYM, riapaîvEiii!;, de .itopà, vers, et alvo;, parole, radical de alviY|j.a, énigme.

PARÊNÉTIQUE (pa-ré-né-ti-k'), adj. Qui a rapport à la paréncse, à l'exhortation morale. Dans la 94* [lettre de Sénèque], l'union de la philosophie parénélique ou de préceptes avec la philosophie dogmatique ; cette lettre est pleine de sens, uiuer. Claude et Nér. ii, 34, || Théologie parénétique, la prédication,

— ÉTYM. Papaivttixèî, de Ttapaiveaic, parénèse. PARENT (pa-ran), », m. || 1° Au pi. Le père et la

mère, collectivement (c'psi la signifiiation étymologique et propre). Un enfani doit obéir à ses parents. Hélène à ses parents dans Sparie dérobée, RAC. Phèdre, i, i. Je suis, dit-on, un orphelin.... Et qui de mes parents n'eus jamais connaiss.mce, ID. Ath. Il, 7 On n'a point de parents alors qu'on les ignore, volt. Famit. iv, t. || Parents spirituels, le parrain et la marraine. || 2' Par extension, ceux de qui on descend. Né de parents illustres. On hérite en naissant du sort de ses parents, h. j. chèn. Gracquet, il, 3. || Nos premiers parents, Adam et Eve. Il 8° S. m. et f. Parent, parente, celui, celle qui est de la même famille. Et noyons dans l'oubli ces petits différents Oui de si bons guerriers font de mauvais parents, cobn. Ilor. i, 4. Romains contre Romains, parents contre parents Combattaient seulement pour le choix des tyrans, id. Ct'nno, i, 3. Quoi, tu lis les romans? — Je puis bien lire Astrée, Je suis de son village, et j'ai de bons garants Qu'elle et son Céladon étaient de mes parents, in. Suite du Ment. IV, t. Il n'est meilleur ami ni parent que soimême, la font. Fabl. IV, 22. Lions contre lions, parents contre parents, boil, Sat. vin. Sans parents, sans ami», désolée et craintive, Heine longtemps de nom, mais en effet captive, bac. if i//ir 1,2, Kien n'engage tant un e.sprit raisonnable à supporter tranquillement des parents et des amis les torts qu il» onti son égard, que la réflexion qu'il fait sur les vices de l'humanité, la bruy. xi. Que d'amis, que de parents naissent en une nuit au nouveau ministre! id. Yiii. Il j a des ftmes sales... éprises du gain et de l'intérêt.... de telles gens ne sont ni lurent», ni amis, ni citoyen», ni chrétiens, ni peut-être

PAR

des homme» : ils ont de l'argent, id, vi. Parente de Louis, liUe de Lusignan,Vcus chrétienne et ma sœur, esclave d'un sultan! volt, Zaïre, m, ♦. On n'est pas toujours obligé d'avoir ses parents pour amis ; mais il est décent de vivre avec eux comme s'ils l'étaient, DUCLOS, Œuv. t. viu, p. 1 1 1 . Le sort fait les parents, le choix fait les amis, delil. Pit. i. || Familièrement. Les grands parents, les plus considérables d'entre les proches parents, || Grands parents, se dit aussi du grand-père et de la granU'mèie. || 4° Par extension, allié. Il est devenu mon parent en épousant ma cousine, || Proverbes. Nous sommes tous parents en Adam, {| Un bon ami vaut mieux qu'un parent. 1! Les rois et le» juges n'ont point de parents, c'està-dire ils doivent sacrifier leurs affections pereonnelles à l'intérêt général. Tout le monde fait ici sa cour à Mme de Bezeval, qui est un pou parente de la reine [Marie Leczinska, nouvellement mariée] ,.,.on lui demanda à quel degré elle était parente de la reine; elle répondit que les reines n'avaient point de parents, volt. Lett. Mme de Berniéres, sept, I72S.

— REM, Bouhours, Remarques, dit : • Ce mot n'est pas noble, pour dire ceux de qui nous avons reçu la vie. Il ne signifie élégamment que les personnes qui nous sont unies par le sang, » Celte observation est fausse, et Racine a très-bien employé parents dans le sens de ceux de qui nous avons reçu la vie.

— HIST. XI' s. Le num [il] lur dist del pedre e de la medre, E ço lur dist de quels parenz il eret [était], St Alexis, Lxxvi. Que mi parent pour mei seient blasmet, Ch. de Roi. lxxxii, || xii* s. Ensi en sunt chacié li parent saint Thomas, Vunt en autre pals dolent, chaitif e las. Th. le mari. 64. || ilii' s. U quens de Campaigne [le comte de Champagne] estoit ses parens et homme le roi, Chr. de Rains, 188, Sire, iiostre parente tel, qui fut fille de tel , a passé douze ans, Ass. de J. i, 264. En celé amour la demoiselle ont prise Si parent, et donné seigneur [mari] Contre son gré,,, aui ekboi le bast , Romancero, p. 6, Il xiV s. Li parens aiment leur filz aussi comme ils fussent aucune chose ou partie de eulz meisme, ohesme, Elh. 250. |{ xvi's. À ses parents doit-on bien faire, i.Enoux de lincï, Prov. t. 1, p. 272. Il n'y a meilleur parent que l'ami fidèle et prudent, id. ib. t. 11, p. 3i8. Parens sans amis, amis sans pouvoir, pouvoir sans vouloir, vouloir sans effecl, effect sans proffil, proffit sans vertu, ne vaut un festu, cotcrave. Assez oarens, assez tourmens, id.

— ÊTVM. Wallon, parein ; prov. parent, paren ; espagn. parie/i(e; ital. parente; du lat. parentem, de parère, engendrer (voy. pabt, s. m.).

PARENTAGE (pa-ran-ta-j') , s. m. Union par les liens du sang ou par les alliances de famille. Si nommer en son parentage Une longue suite d'aïeux, Que la gloire a mis dans les cieux, Est réputé grand avantage, malh. iv, 6. Tous ceux que le parentage ou l'alliance oblige à nous assister, id. le Traité des bieitf. de Sénèque. m, ts. Un lion de haut parentage Et passant par un certain pré Rencontra bergère à son gré, la font. Fahl. iv, 1. Un cousin, abusant d'un fâcheux parervt'.gc. Veut qu'encor tout poudreux, et sans me uécottei , Chez vingt juges pour lui j'aille solliciter, poil, lipil. vi. Un cousin, abusant d'un fâcheux parentage, est venu malheureusement me voir, et il ne fait que de sortir de chez moi, rac. Leit. à Boileau, is.jjFig, Impudence, babil et sotte vanité. Et vaine curiosité. Ont ensemble étroit parentage, O sont enfants tous d'un lignage, la font. Fabi. x, s,

— HIST. xii* s. Guenes i mist cels de son parentage, Ronc. p. <82. Il xiii* s. Te métrai je en si haut fuer [prix]. En tel tor et en tel estage. Que n'ert [ne sera] de si haut parentage , Oui mes te puisse fere anui, Ren. 77)7||xvi' s. Elle a causé vengeances horribles, mesconnoissance de consanguinité et |iarentage, lanoub, b6. Apres avoir obtenu ladispense du parentaige du quart vis-à-vis [au 4* degré],

CARL. m, 18.

— ÉTYM. Parent; wallon, parinleg.

t PARENTALES (pa-ran-ta-l') , s. f. pi. Terme d'antiquité romaine. Devoirs funèbres que les Romains rendaient aux personnes de leur famille.

— ETVM. Lat. parenlalia, de parens, parent, PARENTÉ (pa-ran-té), ». f.\\i' Consanguinité.

Il y a parenié entre eux. Louis le Jeune fut obligé, pour faire .son malheureux divorce avec Eléonore do Guienne, d'alléguer une parenté qui n'existait pas, VOLT. Dict.phil. Adultère. La parenté m'excède, et ces liens, ces chaînes De gens dont on partage ou les torts ou les peines.... ohicsskt, Uéch. 'i, 3. || De-

PAR

PAR

PAR

gré de parenté, se dit du nombre de générations qui séparent entre eux deux membres de la même Ëimille. Les hommes composent ensemble une même famille . il n'y a que- le plus ou le moins dans le degré de parenté, la brut. ix. || Dans la ligne collatérale, les degrés de parenté se comptent, d'après le droit romain et notre droit civil, en remontant d'un des deux collatéraux à l'auteur commun, puis •o descendant de là jusqu'au second. Selon le droit canonique, on ne compte que les générations de la branche la plus distante de l'auteur commun, ou, en d'autres termes, chaque génération ne compte qu'une fois pour les deux parents. Ainsi deux frères sont au second degré de parenté latérale selon la loi civile, et au premier selon la loi canonique. Il Parenté spirituelle, parenté produite par le parrainage. Il i' Collectivement. Tous les parents et alliés d'une même personne. Pour comble, enfin, Roderic épousa La parenté de madame Honesta, la FONT. Belphégor.

— HiST. xi« s. Que estrait est de moult granl parented, Ch. de Roi. xxvi. Soustenir [je] veuil trestout

mon parentet, 16. ccLxxivi. || xn' s !Jwlt ert el

corage trublez, Quant essiliez esteit pur lui sis patentez. Th. le mart. es. || xm' s. On n'aime pas dame par parenté [illustration de la famille], Ains quant ele est bêle, courtoise et sage, quesnes, Bomancern, \). HO. Quant ot dous meis od [avec] li esté Kt coneû son parenté, Lai del désiré. Et sachiés que qui à droit conte Son parenté et son lignage [de la Honte], El fu fille Raison la sage. Et ses pères ot mon Meiïez, la Rose, 285i. || xvi- s. En faveur de la parenté d'entre vous deux, vous.... caRL. iv, 2. Il [le cardinal de Bourbon] m'escripvit une lettre si pleine de devoiion et de zèle à mon bien, qu'en la lisant vous jugeriez que devant sa mort il a voulu faire pénitence du peu de parenté qu'il a exercé k mon endroit, Lettres de Catherine de Navarre, Bibl. des chartes, i' série, t. m, p. )38. Bonne amitié, seconde parenté, cotgrave.

— ETYM. Walloii, pareinté; provenç. parental; ital. parentado. Parenté, masculin, représente un mot non latin parenlalus; parenté, féminin, un mot non latin pareiilatem, tous deux provenus de parent, parent.

PARENTÈLE (paran-té-1'), s. f. \\ l' Terme collectif Les parents. Mme de Bouillon nous pria instamment d'aller voir toute la parentèle nombreuse et grotesque [de CrozatJ, st-sim. i72, 43. || 2° Consanguinité. Que notre courtoisie est telle , Que, même sans la parentèle, Ma maison je vous offrirais, SCABB. Virg. vu. Il [Jupiter] épousa, malgré la parentcle, Sa sœur Junon par maximes d'Etat, i. b. Rouss. Poés. dit. Uiuv. t. 11, p. 3(7, dans pougens.

— HlST. XV" s. Lt vérité est clere, et si est telle, Tesmoing tout sang de bonne parentel e, o. ciiaste- LAIN, Expos, sur rerité mal prise. || xvi' s. Les dispences de tels degrés de parentelle s'impetrent fort facilement en la cour de Rume, c*Ri.. 111, 5. Si l'alTcction maritale est parfaicte et qu'on la surcharge encore de celle qu'on doibt à la parentèle....

— ÊTYM. Lat. parentela, de parens, parent.

PARENTHÈSE (pa-ran-tè-z') , »./•. || 1' Phrase formant un sens distinct, séparé du sens de la période où elle est insérée. Ces longues parenthèses qui coupent la liaison des choses, bouhoubs, Entretiert d'Ar. et d'Eug. 2. On doit éviter les parenthèses trop longues, et les placer de façon qu'elles ne rendent point la phrase louche, et qu'elles n'empêchent pas ['esprit d'apercevoir la suite des corrélatifs, DtJMARS. Œuv. t. V, p. 274. Il Familièrement. Je vous dirai, par parenthèse, s'emploie lorsqu'on interrompt son discours pour faire quelque remarque. M. de Montmouth, beau comme du temps du Palais royal, qui, par parenthèse, s'en va i l'armée trouver le roi, «Év. (37. M. le chevalier de Rocheforl, que je Tiens de voir, et qui, par parenthèse, vous aime L la folie, est inquiet de deux paquets qu'il vous a envoyés contresignés, d'alembf-HT, Lett. à Volt. * mai (7«7. Il J* Signes dont on enferme les mots' d'une parenthèse, ainsi figurés ( ). Mettre tniro parenthèses. Ouvrir, fermer la (parenthèse. || FIg. et populairement. Avoir les jambes en parenlhise, avoir les jambe» arquées. || 8" Par e»tension, digression. S'il conte une nouvelle.... il tombe en des parenthèses qui |>euvent passer pour des épisodes, mais qui font oublier le gros de l'histoire, la bhi^y. T. M. Van Dale ne fait nulle difficulté d'interrompre très-souient le fil de son discours, pour y faire entrer qui Ique chose qui se présente, et, dans cette parenthèse-là, it enchâsse une autre paienllièse qui uième n'est prut-Slre pas la dernière, roHTEif. Ora-

cles, préface. Il se trouvera peut-être occasion de parler de lui [le cardinal Bonti] sans en faire ici une trop longue parenthèse, st-sim. 42, 260.

— ETYM. llap£v6£iTic, de itapà, à côté, év, en, et Wfftç, action de mettre.

PARER (pa-ré), t). a || 1" Apprêter certaines choses de manière à leur donner meilleure apparence, à les rendre plus commodes (ce qui est le sens étymologique et propre). Mon fils a des ou vriers ; il a fait parer, comme on dit ici [en Bretatagne] ses grandes allées, vraiment' elles sont belles, sÉv. 1 8 sept. 1689. ||Les fruitières parent leur marchandise en mettant les plus beaux fruits au-dessus du panier. || 2" Terme de maréchalerie. Parer le pied du cheval, enlever avec le rognepied et le boutoir la corne qui donne au pied un excès de longueur. || Niveler la surface plantaire du pied pour recevoir l'application dil fer. || 8* Terme de jardinage. Rogner légèrement les racines, les branches d'un végétal qu'on plante. Après les avoir enlevés de la pépinière [les jeunes plants], on peut parer les racines sans aucun inconvénient, genlis, Maisonrust. t. m, p. 221, dans pougens. || 4° Terme de marine. Parer quelque chose, mettre en ordre une cho.se qui sert dans un navire. Parer l'ancre, le câble, les manœuvres. || Parer la carène, en rendre la surface régulière, en enlever les a-spérltés. Il Pare à virer, prépare tout pour virer, commandement fait par celui qui préside à la manœuvre, au moment oii le navire va virer de bord. || Pare manœuvre, commandement qui a pour but de faire lover toutes les manœuvres qui ont été déployées dans un virement de bord. || Pare à mouiller, commandement pour que tout soit disposé à l'eiïet de laisser tomber l'ancre. || Pare au grain f pare! s'est dit pour commander aux matelots de se tenir prêts pour amener les voiles, à l'approche d'un grain. Il B" Parer le cidre, le poiré, le faire fermenter, pour lui ôter le goût douceâtre. || 6° Terme de boucherie. Parer les viandes, ôter les peaui et les graisses superflues. || Parer un agneau, lever la graisse qui est sur la peau et l'étendre .sur le quartier de derriùre. Il En termes de cuisine, parer des côtelettes, en enlever, pour les faire cuire, tout ce qui en est moins bon. Parer des poires, des pommes, les peler. || 7' Terme de mégissier. Parer un cuir, une peau, donner une cerlaiae façon au cuir, à la peau. ||8* Terme de relieur. Ôter avec le couteau les extrémités et quelquefois le dos d'un morceau lie peau dont on veut couvrir un livre. V >• Terme de jeu de paume. Parer la balle de volée, rendre la balle en la frappant avant qu'elle ait touché à terre. || 10" Terme de pèche. Tenir la senne au fond de l'eau. || 11" Orner, embellir (ce qui est aussi une sorle'de préparation d'arrangement). Parer une maison, une chambre. Je vois d'ici.... votre clocher, que vous avez paré d'une balustrade qui doit faire un très-bel effet, sÉv. 24 juill. t«80. Toute la nalurp s'épuisa pour la parer [une femme vaine], Boss. la VaUiire. Quelle erreur à une chrétienne, et encore à une chrétienne pénitente, d'orner ce qui n'est digne que de son mépris, de peindre et de parer l'idole du monde! ID. Anne de Gonx. Tantôt à vous parer vous excitiez nos mains, rac. Phèdre, 1, 3. Relevez, relevez les superbes portiques Du temple oîi notre Dieu se plaît d'être adoré; Que de l'or le plus pur son autel soit paré, m. Ësth. m, 9. Il Fig, Vous avez perdu volie bon et fidèle ami le duc de Saint-Aignan.. . il avait un air et une manière qui parait la coui, SÉv. à Bussy, 17 juin (087. Ses rois [de la Grèce], à vous ouir, m'ont paré d'un rain titre, rac. Iphig. iv, 6. Plus d'autres ont paré le vice. Plus je dois parer la vertu, lamotte, Odes, t. I, p. 418, dans poi;gi:ns. Né sous un ciel sauvage et nourri loin des cours, On iie m'a point appris a parer mes discours, Ducis, Olhcllo, i, 7. Il 12° Kviier, détourner (par une dérivation du sens d'arranger, liisposer). Parer une botte. Cent coup.^ étaient portés et parés à l'instant, votT. Ilenr. x. .le n'eus que le temps de me mettre en d. fense, el de parer le coup qui m'était porté, nuoLos, Œuv. t. vin, p. (22. Il AbsoUiiniiiit. Parer el porter en même temps. Tu me pousses en tierce avant de me pousser en quarte, et tu n'as pas la patience que je pare, mol. Bourg, gent. lit, 3. || Terme d'escrime. Parer du corps, détourner le corps de la ligne par oïl le coup doit passer. || Parer de la pointe, l'carler avec la pointe l'arme de l'adversaire de la ligne du corps. Parer en '(iiarte, détourner l'épée de son adversain-, sur un coup qu'il porte dedans et sous les armes. Il Fig. Parer un coup, une botte, se défendre d'un mauvais office, d'une demande fâcheuse, importune. Et ce n'est qu'en fuyant qu'on pare de t«ls coups,

IcoBN. Hor. II, 7. Et ce sont de ces coups que l'on pare en fuyant, mol. Tart. v, «. Je me liens trop heureux D'avoir paré le coup qui vous perdait tous deux, RAC. Mithr. v, 4. Son épitie déilicatoire [de le Franc de Pompignan] est pire que son discours à l'Académie ; ce sont là de ces coups qu'il faut parer, volt. lett. d'Atemberl, 20 ocl. (7«l. i Fig. Détourner, empêcher. Vous ne pouvez enfin qu'aux dépens de sa tête Mettre à l'abri la vôtre et parer la tempête, corn. Pnmp. i, 1. Et songeons à parer ce fâcheux mariage, mol. Tart. 11, 4. J'ai fait sagement de parer la déclaration d'un désir que je ne suis pas résolu de contenter, m. Amour méd. i, 5. Et quand, par les plus grandes précautions du monde, vous aurez paré tout cela, m. Fiinrber. Il, 8. Il faut arranger ses pièces et ses batteries, avoir un dessein, le suivre, parer celui de son adversaire, LA BRUT. vin. Ma mère craignait pour moi le sort des jeunes gens qui se trouvent leurs maîtres de bonne heure; mon père, né en leoB, no pouvait vivre assez pour me parer ce malheur, ST-SIM. I, 20. Ce sont des vices qui ont paré le mal que pouvaient faire d'autres vices, conuillac, Etud. hist. Il, 2. Pour parer cet inconvénient, on vous propose de partager le sénat, J. J. iiouss. Pologne, 7. Il 18* Terme de marine. Parer un alwrdage, l'éviter. || Parer un cap, le doubler. || Être paré, avoir échappé à quelque péril. Nous sommes parés. Il Absolument. Ce vaisseau a paré, en parlant d'un écueil, d'un danger qu'il a évité. || 14" Mettre à couvert de, défendre (avec la préposition de ou la préposition contre). Cela vous paiera de la pluie, du soleil. Rien ne m'en a su parer jde la mort], malh. vi, (3. Rien ne m'a pu parer contre ces derniers coups, RAC. Bajax. 11, 5. Le bois que vous plantez parera quelque jour votre maison contre le vent du nord, Dict. de l'Acad. || 15" F. n. Se garantir de, remédier à. Avec les armes de la foi, il pare à tous les coups, il résiste à toutes les attaques, bourdal. Pensées, t. i, p. 22». On ne peut pas parer à des événements qui naissent continuellement de la nature des choses, montbsd. E.ipr. x, (3. Je vais.... parer à ce coup imprévu, collin d'harleville. Vieux célib. v, 3. Éclairé par les fautes où l'on est tombé, il ne se contente pas de parer à quelques inconvénients, condil. Ilist. anc. Lois, ch. (6. Il 16° Terme de mané;;e. Parer sur les hanches, se dit du cheval qui se soutient sur le derrière en galopant. Il S. m. Le parer, arrêt relevé du cheval. Un beau parer. || 17" Atteindre la matu.'ilé, en parlant de fruits que l'on a cueillis avant qu'ils fussent tout h fait mûrs et que l'on lais.se mûrir dans le fruitier. Ces poires n'ont pas encore paré, ne sont pas encore parées. Faire parer les fruits, les poires, etc. Il IS" En termes de marine, séparer, v. réft. Séparer ou être paré à taire quelque chose, s'y préiiarer. Il 19" Se parer, faire une toilette recherchée. Presque tous ceux qui déclament contre les femmes qui se parent iraient les prier de reprendre leurs ajustements si elles cessaient do s'en servir, st-eviibm. dans RlCHEMONT. Un jeune homme qui aime à se parer vainement comme une femme, estindignede la sagesse et de la gloire, kèn. Tél. 1. Chez les femmes, se parer et se farder n'est pas, je l'avoue, parler contre sa pen.sce; c'est plus aussi que le travestissement et la mascarade, où l'on ne se donne point pour ce que l'on parait être, la bhuy. m. Par respect pour la terre, en revoyant le pori, l'ous ils Iles marins] se sont parés de leurs habits de fête, P. LEBRUN, Voy. de Grèce, 1, 4. |1 Être orné, embelli. J'e.'ipérais que l'éclat dont le trône se pare Toucherait vos désirs plus qu'un objet si rare, corneille, Rodog. i, 6. Les noms les plus fameux dont se pare l'histoire, m. Perthar. 11, 6. Aux feux inanimés dont se parent les cieux, Il rend de profanes hommages, rac Eslh. n, 11, ». || 20" Faire parade. Kt sans plus te parer d'une vertu forcée, COKN. Héracl. m, a. Sachez que j'ai le cœur trop bon pour me parer de quelque chose qui ne soit point à moi, MOL. l'Avare, v, &. Nous la considérâmes [votre leltrei comme une pièce digne d'être gardée, pour s'en parer dans de pareilles occasions, sÉv. I6 oct. IB7«. lié bien! sans me parer d'une innocence vaine, rac. lfi(/ir. m, 2. Du zèle de ma loi que sert de voui parer? ni. Alhal. I, (. Sans se parer à tout propos des lumières de son esprit, hamilt. drainm. 7. Il Kig. Se parer des plumes du paon, des plumes d'autrui, tirer vanité de ce qui appartient à autrui. Il est assez de geais à deux pieds comme lui Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui Kt que l'on nomme plagiaires, la font. Fabl. iv, ». il Se parer de (juelqu'un , tirer vanité de la connaissance, de l'appui de quelqu'un. Elle a une

PAR

PAR

PAR

nouvelle amie i Titra dont elle se pare, parc* que c'est un liel esprit qui a lu tout les romans, fl ■jui a reçu Jeui lettres de la princesse de Tarenie, s*v. M. On se pare fort de M. Tronson, aoss. un. tfuiét. *0. Il 11* Se mettre i couvert de, se défendre contre. Mais certes, c'est en vain qu'on a recours aux charmes Pour éteindre les feux et se parer des armes De ce dieu si petit et si grmid eii mus lieux, racan, Bergeries, Polyslhéne, i, 2. Toutes lË-i mesures qu'il prend pour se parer du malheur (d'il craint.... vol. Critique, 7. Ouoilde votre pourmile on ne peut se parer? m. Tan. iv, &. De ce coup Imprévu sonj;eons à nous parer, rac. Àthal. v, 2. — HIST. xr s. D'or e de gemmes fut li sarqueus [cercueil) parsz Pur cel saint cors qu'il i deivent porter. Si Alexis, cxviii. || xii* s. Ë li maschun Saloinun e li maschun Yram les taillèrent les pierres et parèrent, juinstrent (joignirent) e acuplerent de primes à munz, Rois, p. i*b. Les chasteaui fist tout enfoichier, Fossez parer, murs redreschicr, WACB, dans ducance, parare. || xiii* s. Semence de coins, cumin, amandes parées, alrdkant, 1* 7. Et les dames parées contre l'avenem' nt |poiir la circonstance], Berte, ix. Venue [elle) e.si à la serve, qui gît au lit paré, ib. xv. Nus foulons ne puet ne ne doit parer drap qui se soit parés bien cl loiaument, Lir. des met. is«. Nus [nul] bar.'.lier ne puet (peut) ovrer de nul fust, se il n'e^t ses [sec], c'est à >avoir après ce ({ue li baris ait esté parés un mois avant qu'on niete ta ferreuro, ib. iu3. El de l'iauve simple bevoient, Sans querre piment neclaré, N'onques ne burent vin paré, tefloîp, 84(9. [Foi et charité] C'on soloit jadis si cliierir Que li preudoume s'en paroient, Baudouin ne coNoe, 1. 1, p. t. Il XIV* s. Se vous avez des espices, si soient brojées avec [la moutarde], et après la laissier parer, Ménagier, u, 5. Li rois ne trova pas qui li parast chasiaignes ; Les meilleurs y perdit de toutes ses compaignes, Girart de Itoss. v. i(l7i. Par ce que sa félicité est de tieli biens de fortune decone, parée et aoTée, 0BE.<iMK, kth. 24. Or fu li rois Heii ris à Bordeaux la cité; Au matin se leva, n'a pas son corps paré, Guesci. 12842. Se la rime i cstbele.... Car bel surtt li ouvrage, quant on les a parés, Baud. de Seb. xi, 8. || xv s. Kts'en tenoienl les plus nobles chevaliers de Flandre à bien parés, quand ils estoient bourgeois de (iand, fhoiss. 11, 11, B2. La chambre à parer, qui estoit bien teiulue de belle tapisserie.... louis xi, iVout). liii.||xvi' s. Cependant Loupgarou tiroit de terre sa masse, et l'avoit jà tirée, et la paroyt pour en ferir l'amagruel, bab. Pont, u, 29. On pare [prépare] le pantagruelioii soubz l'equinocteautumnal en diverses manières, m. tii. m, 60. Pare lesescoutes, pare les bolines; amure bâbord, id. ib. iv, 24. Rechercher les lettres poui s'enrichir et parer au dedans, mont, i, <6u. U fauli eschever aux coups que nous ne saurions parer, lu. ««4. Anieres, ne pouvant faire a.ssieger Pons, obtint seulement de faire parer le canon et l'atelage comme pour y marcher le lendemain, d'aub. Hisi. l,ïa«. lisse parèrent [garantirent) de 2S entreprises qu'il 5 woit sur leurs places, id. ib. 11, .110. Pavas remonl.a le péril de desplacer à veue d'ennemi et en lui parant le costé, in ib. 111, 5». L'armée liguée partit [donnait] beau jeu sur la dessente d'un costeau, in. 16.111, 230 Encor falut-il voir cette Chambre do'ce. De justice jadis, d'ormainlenanl parée, id. Tragiques, la Chambre dorée. Parez un hérisson, il semblera baron, cotgbavb.

— ETVH. Géncv. pdrcr le fromage, en ôter la croilte; provenc. et espagn. parar; ital. parure; du lat. parare, préparer, qui répond à une forme cau- «ativodu radical sanscrit par, prl, achever.

PAHERE (pa-rè-r'), ». m. Sentiment, avis de négocianu sur des questions de commerce. Le livre 'les Parères de Savary.

— ETYM. Ital. parère, avis, du latin parère, paraître, sembler.

t PARKlt.MF.PCECTB {pa-rcr-mé-neu-t"), 1. m. Nom donné, ilan<i le septième siècle, à ceux qui «jpliquaionl les ficritures sans avoir égard au sens reconnu par l'Église.

— f-TVM. Il»-,», i côté, et épm'ïiurîi;, interprète, t PARF.SIK (pa ré-zie), i. f. Terme de médecin?.

Paralysie lég. le avec privation du mouvement mau non du sentiment.

— mu. nàpt,i;, relâchement, de napiTiin , de ''■ lâcher.

!*ré-0, ,. f. Il !• Propension i ne pas

. ; ; -.'=»,' «e tromper que de croire qu'il n'y

au qu. les violente, ,«i,„on,. comme lambition et ll^"!' iï'.P"'*»"'» triompher des autres; l« par*»s«, toute tanguiisama qu'elle «si. ne Itim pas

d'être souvent la maîtresse, la BOCHKFOucAiLO, Max. 2SS. Nous avons plus de paresse dans l'esprit que dans le corps, id. ib. 487. L'orgueil ou la paresse, qui sont les deux sources de tous les vices, PASc. Pent. xii. H. Par le travail on chaimaii l'ennui, on ménageait le temps, on guérissail la langueur de la paresse, Boss. .4rine de Goni. Il méprisa ces Ames oisives qui n'apportent d'aulre préparation ■k leurs charges que celles de les avoir désirées.... et qui iiHiliètent ces litres vains d'occupation et de dignité {lie pour salislaire leur orgueil ci pour honorer leur paresse, KLECH, le Tcllier. L'ennui est entré dans le momie par la paresse ; elle a beaucoup de part à la recherche que l'ont les hommes des plaisirs, du jeu, de la société, la bruv. xi. Subjuguant la paresse eugounlie. Lâche' tyran qui n'entialne après lui Que l'it^noraiice et le stiipiile ennui, j. B. Rouss. ^p. ti, 6. Kxaminez toutes les nations, et vous verrez que, dans la plupart, la gravité, l'orgueil et la p.'irosse marchent (lu même pas, montbsq. B.ïpr. XIX, ti Ma paresseétail moins celled'un fainéant que celle d'un liomme indépendant qui n'aime à travailler qu'à snii heure, 1. 1. rouss Conf. ix. || La paresse^est un des sept péchés capitaux. || Familièrement et fig. Keleverqiielqu'im du péché de paresse, le remettre vivement à son devoir. || 2° Un acte de paresse.Je n'ai point reçu de vos lettres.... etquoique... je soisassurée.... que ce désordre vienned'un laquais et d'une paresse, je n'ai pas laissé d'être toute triste et toute déconienancée. sêv. 14 févr. I6S6. Il 8° Faiblesse de lemiiéranienl qui porte à ne pas agir. Pendant que la paresse et la timidité nous letiennent dans notre devoir, notre vertu en a souvent tout l'honneur, la rochek. Max. te». Vous connaissez l'homme et sa paresse naturelle à soutenir la conversation , mol. Critique, 2. Le mérite en repos s'endort dans la paresse, boil. ÉpUre vu. L'on fait l'aveu de sa paresse en des termes qui signifient toujours son désintéressement et que l'on est guéri de l'ambition, la bruy. xi. Les femmes guérissent de leur paresse par la vanité ou par l'amour, id. m. Si je voulais ériger mes vices en vertus, j'appellerais ma paresse une indolence philosophique, le sage, Gil Bl. m, I. 114° Amour du repos, humeur paisible. La paresse a ses douceurs. || 6° Lenteur. Vous avoi vu l'Espagne et surtout les Gaulois Par des ambassadeurs accuser ma paresse, rac. Uithr i;i, t. I! Fig. Où donc est ce grand cœur dont tantôt l'allégresse Semblait du jour trop long accuser la paresse? boil. Uar. 11. || Paresse d'esprit, lenteur, nonchalance d'esprit qui empêche de concevoir prompteinent ou de s'appliquer avec force Nous disons que c'est la paresse d'esprit qui ôte le goût desbonslivresetmêmedesromanSjSÉv. iodée. 1688.

— SVN, PARESSE, FAINÉANTISE. lA fainéantise est plus que la paresse. Le fainéant ne fait rien ; le paresseux ne travaille qu'à regret, avec lenteur.

— IIIST. XI' s.Vostre parecci', Roiant, mar [à mal) là [iiousj ve'ismes, Ch. de Hol. cxxix. |{ xni* s. Salor qui leur defent mauvaisiié et paresse, audefr. le bast. Itomancero, p. 25. Toute l'esloire voil porsuivre, Jà peresce ne m'iert [ne me sera] d'escrivrc, la Rose, 3616. Il ne me sera jà à peresce, Que me face une forleresce Qui les roses cloii,ientor,<'(i. 3833. Rn toz les cas où ses sires perdroit par sa iricerie ou par sa foie pereche, beaum. iv, 22. || xvi's. Briel' il ne luy mcsadvint jamais par sa paresse, ny par se trop arrester et eslre subject à son plaisir, amïot, Anton. H Démélr. 4.

— ETYM. Provenç. perexa, fiareia; cat. pcrend ; esp. perexa; du lut pigritia. Entre pigritia et paresse, la forme perece fait l'intermédiaire.

PARESSEll (pa-rè-sé), t'. n. Ternie familier. Se laisser aller à la paresse. 11 a paressé toute la semaine. La contrainte ne l'accommodait pas [Vendôm'e], il aimait mieux régner et paresser libjement dans ses quartiers, sT-siM. »I4, )06. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— f.TVSl. I'arfs.ie.

tPARF.SSEIJSE.\IKNr (pa-rè-seù-ze-maii), adv.

Avec paresse. Les grands s'endormaient paresseusement dans leurs lits, qu'ils avaient été ravis de retrouver, RETZ, 11, 9». Il me semble, ma très-chère, que vous devez m'en aimer mieux, quand vous êtes couchée bien paresseusement; c'est là ma fantaisie, siy. 446.

— HIST. xni*8. U assailloient lentement et pereceusement, h. de valenc. xxxiv. || xiv s. Il vivent pareceusement, et sont remis et negligens, et se efforcent trop peu de bien faire et ouvrer, okesme, Eth. 73. Il XV* s. Faicles vous servir grandement. Kl servez paresceusemtnt, E. descii. Poésietmst.t' ion.

— ÉTVii. Parettlute, et le suffixe mcnl; pro»

paretosament ; cat. peresosamente; espag. perexosamente.

PARESSEUX, EUSK (pa-rè-seû, .seù-z"), ad). Il 1* Qui évite l'action, le travail. Un écolier paresseux. Ce cheval est paresseux. C'est une extrême ingratitude à vous de n'avoir pas pris la peine de me faire répoii.se; et c'est être pare-seuseà un point qui ne se peut souffrir, que de l'être plus que moi, VOIT. LeU. 17. Kl pour n'être point paresseuse de profession, personne n'est plus touchée que moi du /'or nient* des Italiens, sÉv. 3(2. Notre muse, souvent paresseuse ei stérile, A besoin, pour marcher, décolère et de bile, boil. ^pt( vni. Toute nation paresseuse est grave; car ceux qui ne travaillent pas se regardent comme souverains de ceux nui travaillent, montesq. Esp. xix, 9. Tous les homme» tendent à la paresse; mais les sauvages des pays chauds sont les plus paresseux de tous les hommes et les plus tyranniquesà l'égard de leurs femmes, BUFF. Ilist. nat. Œuv. t. iv, p. 333. || Paresseux à. Il est paresseux à remplir ses devoirs. Rude à qui le reprend, paresseux à son bien, bégnier, Sat. v. À ces mots. Bernardine ne fut pas paresseuse à se lever, lesage, hsler. Gonj. ch. 38. || Paies,seux de. Quoi qu'il ne .soit point paresseux d'écrire, sÉv. 3) juill. 16711. Kn vain vous étalez une scène savante; Vos froids raisonnements ne feront qu'attiédir Un spectateur toujours paresseux d'applaudir, BOIL. Art p. 111. Il Fig. Hésiode à son tour, par d'utiles leçons, Des champs trop paresseux vint hâter les moissons, boil. Art p. iv. || 2» Terme de médecine. Estomac paresseux, ventre paresseux, estomac, ventre qui fait lenlement ses fonctions. ]| 8° Mer paresseuse, la mer Glaciale; c'est une- traduction du latin mare pi:;rum. || 4" S. m. et f Un paresseux. Une paresseuse. Il n'y en a point qui pressent tant les autres que les paresseux, la Rochefoucauld, Mém. dans RICHKLBT. Le paresseux cache sa main sous son aisselle, et il ne prend pas la peine de la porter àsa bouche, SACi, Bible, Prov. de Salom. xix, 24. Ce qu'est ie vinaigre aux dents et la fumée aux yeux, tel est le paresseux à l'égard de ceux qui l'ont envoyé, ID. ib. X, 26. Approche donc, et viens; qu'un paresseux t'apprenne, Antoine, ce que c'est que fatigue et que peine, boil. Ép. xi. Mes vers perdraient le peu d'appas Que leur a gagné l'indulgence Des voluptueux délicats, Des meilleurs paresseux de France, Les seuls juges dont je fais cas, gresset, Épit. P. Bougeant. || 5" S. m. Paresseux, nom sous lequel on a désigné l'unau, bradype didactyle, et l'aï, achée ai, dit aussi aye aye, animaux qui se meuvent avec une exlrèuie lenteur. Si l'on se pressait de juger sur les apparences, on serait tenté de croire, qu'en formant le paresscuj, la nature n'a formé qu'un monstre ; tant la conformation de ce quadrupède est extraordinaire soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, bonnet, Contempl. nat. 11, ». || Paresseux ours, nom tiès-in.propie donné à l'ours labié,Bengale, appelé encore ours aux grandes lèvres, et paresseux ursiforme, legoarant. || Un des noms du butor. Il 6" Paresseuse, nom dune chenille du rosier fort lente. || Se dit aussi de la larve de la mouche des latrines. || 7° S. f. Coiffure de femme qui s'appliquait comme une perruque, et qui faisait qu'une femme qui se levait tard était coiffée en un nioinent. Malgré des blonds cheveux la mode avantageuse. Un bandeau sied au front mieux qu'une paresseuse, th. corn, le Baron d'Atbicrac, i, i. Il Corset à la paresseuse, sorte de corset oui n'a pas besoin de se lacer.

" — msT. XIII' s. Li Bofre [Bosphore] de Trace, où est la mer congelée et perecose que li plusor apelent mer Morte, brun, laiini, Trésor, p. t87. Et quant [les premiers hommes] en lor porchas coroient, Li pareceux qui demoroient. S'en entraient eu lor cavernes. Et lor enihloient lor espernes [épargnes], la Rose, on-ij. Li hoin qui demeure en tel vie F.st d'onneiir acquerre preceus, BL et Jeh. 32. Baillix qui est pareceux laisse moult de besognes à fere et passer qui fussent bones à retenir, beaum. t, 6. il xiv s. C'est grant pechié que d'eslre paresseux de bien faire, Ménagier, i, S. || xvi' s. Estant paresseux et subject au vin, amtot, Ci'mon, 28. Si le ventre est dur et paresseux, paru, ix, 16. Gens paresseux, |:imais riches, leroux de lincï, Prov. t. Il, p. .102 Jamais dormeur ne lit bon guet, ny paresseux ne fit beau faict, coigrave.

— KfYM. Paresse, et la finale eux qui signifie plein de;bourguig. pniresseux ; provenç. pfrexoi, porc:oy, pif rexi»*; calai, peresos; espagn. pfrexoxo. t HARKI K (pa-reur), s. m. Ouvrier qui finit, qui pnrf.;ctionne un ouvrage. || Terme de relieur. Si l'on pare aisément les veaux et la basane, Il n'en est

PAR

PAR

PAR

pas ainsi des peaux de truie et d'âne ; Sous la main du pareur même le plus savant, Le meilleur couteau bronclie et rebrousse souvent, lesné, la [{elinre, p. 68. Il Celui qui aplanit la surface d'un drap, en dirigeant les brins de la laine d'un même côté. Ne pourront les tondeurs et pareurs se servir de cardes de fer pour coucher et garnir lesdits draps, Rètjiem. dei manuf. ii oct. i«97. || Pareur de cordes, celui qui est chargé d'empêcher que la corde ne s arrête, lorsque le bateau monte. Ordonne que lesditâ mesureurs.... pareurs de cordes, courtiers seront tenus de représenter leurs lettres de provi sion, Arrit du conseil, it mars f67(.

— HIST. XIII' s. Et est ordené que li mestre des pareeurs est tenus de faire bailler seing de pareeur à quiconque bourgeois de Chartresqui voudra devenir mestre deu mestler de paré [sorte de drap], dd CANGE, parator.

— ÉTVM. Parer.

PARFAIRE (par-fô-r'), V. •. U»e conjugue comme faire. || 1" Ache\er une chose, de manifre qu'il n'y manque rien. Servir à parfaire le cercle de leur mouvement [des planètes) , dksc. Vonde, 4. 11 y en avait bien quelques no\iveaux qui parfaisaient le nombre, mais ce n'étaient pas des gens qui me plussent, Francion, vi, p. 224. 11 manquait seul à vos prospérités ; El, quel que soit votre heur, son art pour le parfaire Semble en quelque façon vous être nécessaire, rotrou, Si Gen. i, 6. || 2° Terme de procédure criminelle. Faire et parfaire le procès à quelqu'un, instruire le procès jusqu'à sentence définitive. Le roi voulut que le procès fût fait et parfait à ce déserteur [le prince d'Auvergne], STsiiiON, 109, 176. Il Locution vieillie. (|3° Terme de finance. Parfaire un payement, une somme, y ajouter ce qui y manquait. I| Terme de jurisprudence. Parfaire le juste prix, réparer la lésion qu'a éprouvée le vendeur. ||4° En termes de librairie. Parfaire un livre, y ajouter les feuillets qui manquent. || 6' Se parfaire, v. rifl. Être parfait, être amené à terme. Cela se parfera bientôt.

— HIST. xiu* s. Por sa biauté croistre ou parfaire, (« Rose, «090. Hais, après plus de quarante ans, Maistre Jehan de Ueung ce rommans ParSst, ainsi comme je treuve, ib. 4U70. Il seraataint dou murlre, se il ne peut parfaire ce que il a offert en court à faire par champion ou par son cors, Ast. de J. i, 4UI. Por ce que les rentes dou casai se refont et parfont dans l'année.... ib. i, 274. || xiv ». C'est la science par quoy l'en sçait royalmes et cités et quelconques communités commencier, ordonner et parfaire, et en bon estât maintenir, ûbesme, Proi. L'en peut bien avoir tel hal)il [habitude], sans ce que l'en parface de ce nul bien, id. Eih. I8. Il xv s. Tout marché d'amour, quoyqu'il monte. Se parfait sans deniers à Dieu, coquillaut, p. 37. Il xvi* s. J'ay bien le vouloir, mais le parfaire me défaut, CALV. Intiit. 206. Protogenes ay^nt parfait l'image d'un chien las et recreu.... «ont. i, 254. La grâce, par le moyen de laquelle se parfournjt, et se perfect après nostre rteance , id. u, 149. Les lettre)- gastent les cerveaux etespritsfoibles, p.irfont les forts et bons naturels, chahr. Sagesse, ç. 634, dans LACUiiNE. Mal fait qui ne parfait, cutgbave.

— f.TïM. Par, et faire; prov. pcrfer, perfaire; port, perfaxer.

fPARFAISEDR(par-fè-zeur),f. m. Celuiqui parfait, qui achève. || Fabricant de peignes pour les étciTes.

— HIST. xvr s. Parfaiseur, cotorave.

— ÊTYM. Parfaire.

i. PARFAIT, AITE (par-fè, fè-t'), part, passé de parfaire. Le chevalier me fait rire.... il voudrait qu'il [le jeune Grignan, son neveu] fût tout à l'heure comme lui, et ijue sa réputation fût déjà toute parfaite comme la sienne, f-tv. 26 oct. 1688. Les dragons ont été de très-bons missionnaires jus:|ues ici [pour convertir le» protestants] ; les prédicateurs qu'on envoie présentement rendront l'ouvrage parfait, ID. t« oct. 4886. Il Fait et parfait, c est-i-dire entièrement terminé. Voilà donc qui est fait et parfait, sÈv. 27 août ia9o. Le matia^e fut fait el parfait en cette sorte, Ramilt. Gramm. v. || Parfait payement, payement auquel on a ajouté la somme qui manquait pour le rendre complet. Cent cinquante mille éciis.... dont on devait payer quinze mille chaque année jusi)u'à parfait payement, Du- CLOs, (Eur. I. V, p. 83.

2. PARFAIT, AITE (par-fè, lï-t'), od>. || 1" Oui réunit toutes les <|ualités, sans nul mélange de défauts. Dieu seul est parfait. Nul homme n'est [larfait. Uicn de parfait sur la terre. Si vous étiez parfait, vous |)ardnMneriez sans peine .<ux hommes d'Atre Imparlaits comme les dieux le» font, rtn

Dial. des morts anc. I7. j| 2" En un sens moius rigoureux, qui réunit beaucoup de qualités, en parlant des personnes. Et que voulant pour gendre un cavalier parfait.... corn. Cid, ii, 2. Vous avez cru Thésée un héros tout parfait ?th. coRN.Artone, il, 7. Depuis trois ans entiers qu'a-t-il dit, qu'a-t-il fait Qui ne promette à Home un empereur parfait? hac. Brit. l. I. Les grands croient être seuls parfaits, LA BHUY. IX. Il y a peu de femmes si parfaites, qu'elles empêchent un mari de se repentir, du moins une fois le jour, d'avoir une femme, ID. m. \\ l'a ;ait précédant un substantif qui exprime une condition, une profession, etc. signitie accompli en son genre. Un parfait courtisan. Assurément, depuis Julien, il n'y a point de plus parfait pélagien que Zuingle, Boss. Variai, ii, 2i. || Un parlait honnête homme, un homme tout à fait honnête. Je veux me flatter que, faisant votre possible pour devenir un parfait honnête homme, vous concevrez qu'on ne peut l'être sans rendre à Dieu ce qu'on lui doit, rac. Lett. à son fils, 36. Il En mauvaise part. Un parfait imbécile. Un parfait scélérat. || 3° Oui réunit toutes les qualités, en pailuiit des choses. La parfaite raison fuit toute extrémité, Et veut que l'on soit sage avec sobriété, mol. Mis. i, l. La très-parfaite tendresse que j'ai pour vous, qui passe au delà de tout ce que je pourrais vous en dire, sÉv. d Mute de Grignan, 20 sept 1684. Havi d'une conversion aussi admirable et aussi parfaite que celle de notre princesse, Boss. Anne de Gonz. La fidélité de l'àme a été parfaite [dans les épreuves de la mort], id. Iiuch. d'Orl. David, pour le Seigneur plein d'un amour fidèle. Me parait des grands rois le plus parfait modèle, rac. Athal. iv, 2. Il a au doigt un gros diamant qu'il fait briller aux yeux et qui est parfait, LA BRL'Y. II. Il est plus ordinaire de voir un amour extrême qu'une parfaite amitié, id. iv. Celui-là est bon (|ui fait du bien aux autres; s'il soullre pour le bien qu'il fait. Il est très-bon ; s'il en meurt, sa vertu ne saurait aller plus loin, elle est héroïque, elle est p.irfaite, id. ii. || Devoirs parfaits, ceux (|ui sont bien dùteiminés et dont on peut exiger l'accomplissement. Il Le parfait imour, se dit, non sans une nuance d'ironie, il'un auiour pur et complet. Filer le parfait aruour. On doit pour bien .iiuier renoncer aux douceurs, El du parfait amour mettre l'honneur suprême A bien injurier les personnes qu'on aiuie, mol. Kis. il, 5. || Parfait amour, nom d.,niié à une Hqueur aromatisée. |{ 4° Complet, total. Une solitude parfaite. Sa guérison n'est pas parfaite. 11 est impossible d'obtenir le vide parfait. Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse, corn. Ciid, m, 6. Pour moi, je suis dans la parfaite santé, ssv. i:i oct. 1676. T.i)n triomphe est parlait; tous tes traits ont porté, rac. l'hèdre, m, 2. Nulle lecture, nulle instruction, ignorance crasse sur tout, plates plaisanteries, force vent el parfait vide [portrait de Villeroy], ST SIM. 392, 84. Il 5" Terme de musique. Accord parfait, accord formé de la tonique, de la tierce et de la quinte. || Consonnaiice parfaite, intervalle juste et déterminé qui ne peut être altéré sans cesser d'être consonnant. || Cadence parfaite, celle qui porte la note sensible et qui tombe de la dominante sur la finale. || Mode parfait, s'est dit de la mesure à trois temps. || 6" Terme de bolaiii |ue. Fleurs parfaites, (leurs qu' présentent les quatre verticilles floraux, le calice, la corolle, l'androcéc et le gynécée. Il 1'erme de zoologie. Insectes parfuls, insectes dont les métamorphoses sont accum|ilies. il 7" Terme d'arithmétique. Nombre parfait, celui qui est égal à la somme de ses parties aliquotes. Six est un nombre parfait. || 8' Terme de grammaire Prétérit parlait, ou, substantivement, le parfait, le prétérit qui marque qu'une chose est arrivée en un temps ijui n'e^l pas précisé, par exemple: j'ai aimé. Il 9* Vers p., riait, selon Plutarque, vers hexamètre dans lequel on trouve les huit parties d'oraison. Le vers 69' du livre xxil de l'Iliade en offre un exemple. Il 10* Parf.ut contentement, nom donnéà une parure de diamants. || U" S m. pi. Les parfaits, les personnes parfaites. C'est aux parfait» qu'elle (la volonté de la Providence] cause cette paix et cette soumission «ans murmurer, sÉv. 26 mai 1680. Le nouveau langage [des mysiii{uesj qui fait consister la perfeciioii à .•.opprimer tous les ucies pour ne laisser aux prétendus parfaits qu'un seul acte produit une loi» au cummeiicemeiit, Boss. Ordonnance sur les ttatt d'oraùon. Il H" S. m La perfection, en parlant des choses Le parfait est plutôt que l'imparfait, et l'Imparfait le .suppose, boss. Connaist. iv, 6. Un ne saurait en écrivant rencontrer If parfait et, s'il se peut, surpasser Ini anciens que par leur imitatlooi la mut. i.

— REM. 1. Au parlait, pour dire parfaitement est une locution que Voltaire a condamiice et que l'Académie n'a pas admise. || 2. On a dilqueparlait, étant tin adjectif absolu, rejette toute modification en pinson en moins. Ccln ne se soulient pas devant l'usage : on trouve dans les exemples : tri's-parfait, le plus parfait. Ondirait également : moins parfait, plus parfait. Il 3. Laveaux dit : « Parfait honnête homme, quelques grammairiens ont blâmé cette expression comme incorrecte, prétenilant que le mot homme est précédéjle deux adjectifs, el qu'il faudrait la conjonction el pour les joindre. Us se sont trompés; ici honnête homme est une seule expression, et pour ainsi dire un seul substantif : Voltaire a dit (fc'dii . d'un prince, v. 33) : « Ce pauvre honnête homme. ■> Colardeau (Perfidies à la mode, i, ») : « Ce sévère honnête homme. »

— .SVN. PARFAIT, fini. Le parfait regaide proprement la leanté qui naît du dessin et de la construction de l'ouvrage ; et le fini, celle qui vient du travail et lie la main de l'ouvrier. L'un exclut tout défaut; el l'autre montre un soin particulier et une attention au plus petit travail. Ce qu'on peut mieux faire n'est pas parfait; ce qu'on peut encore travailler n'est pas fini, Girard.

— lllST. xr s. En ices siècle [en ce siècle] nen at parfite amor, SI Alexis, xiv. ||xii' s. E jo serrai [serai] parfez avec li, et si me garderai de felenie, liais, p. 208. || xiii' s. Li bougres [l'albigeois], liparfès'qui se dit le parfait], icil qui riens ne croit, Ne cuidc pas qu'enfers ne que paradis soii, ou CANGE, perfecli. Et revint à ccl estai, en quoi il avoit esié quant il estoit en parfete santé , Miracles St I.oys, p. 137. Et l'on chante l'evangillc elle parfait de la messe, Ass. dejérus.i, 30.||x!v«s. [Ces bacellers] Chevalliers les l'eroie, car je les voy parfais, Hugues Capcl, v. 2623. ||xv's. Homme ne pcult pstre si parfait, ne tant de biens faire et dire, qu'il puisse avoir la grâce l'un chascun, Bouciq. m, 12 II xvr s. Quant l'empereur aura son armée preste pour le parfait de douze cens lances, heures de Louis XII, t. m, p. 284. Plaisir divin et parfaict, mont, i, 70. Les plus parfaicts se sont bien contentez d'y aspirer, id. i, 70. Sa beauté se mainteint lousjours florissanle, en son adolescence, et encore après qu'il fut devenu homme parfaict, AMTOT, Aie. 2. Après le dit eschevinage expiré, ils demeurent le parfait de leur vie [le restant de leur vie] jurez, ^'ouv. coust. gèn. t. il, p. 242. Et pour louer son esprit qui n'estime Que le parfait des plus rarjs vertus, bons. 48.

— ETYM Bourg, porfai,; prov. perfeil, perfieit, perfieg, perfaig ; cat. perfet ; esp. perfecto ; port. perfeito ; ital. perfetto ; du lat. perfeclus, de per^cerr, de per, et fncere, faire.

PARFAITEMENT (par-tè-te-man),adti. || !• D'une manii're parfaite. Comme je vous aime parfaitement, je pense être aimé de vous do la même soite, BALZ. liv. IV, lett. 4 2. Vous êtes pour moi toutes choses, et jamais on n'a été aimée si parfaitement d'une fille bien-aimée que je le suis de vous, s4v. 21) sept. 1684. C'est à la cour que l'on sait parfaitement ne faire rien, ou faire très-peu de chose pour ceux que l'on estime beaucoup, la bruv. viii. Il 2* D'une manière complète, totale. Qui vous ouvrirai! le paradis ne vous obligerait pas parfaitement? PAsc. Prov. IX. Bonjour, ma trè-. parfaitement chère; je suis loute occupée de vous, de votre amitié, de votre santé, SÊV. 22 sept, iflso. Elle [Mme de Longiievalj haïssait bien parfaitement notre Montataire, m, 26 oci. i688. Je viens d'cciiieau chevalier; il m'a parfailernent oubliée, m. li juin 1680. Voici up temps de justice et de clémence; on prend plaisir h faire non-seulement ce qui esl bien, mais ce qui est parfaitement bien, m. 47 avr, 1082. Aussi Impossible, lui répliqua l'autre, que d'Ctie parfaitement habile, parfaitement fort, parlaitemeiil puissant, parfaitement heureux, voit. Mvmiion. Il 3" Parfaitement se dit comme réponse affirmative, dans le sens de oui, en insistant sur l'affirmation. La proposition vous convient-elle? — t'arfaitemonl.

— HIST. XI' s. ParfitemenI se ad à Deu cumandet [Il s'est recommandé à Dieu], St-Aleiis, i.viii. Il XII* s. Parfitement .se deii sages hum piirpenser, Quant il comence rien, bien pui.sse parfiner, Th. le mart. »j. ||xni* s Bien pleinement et parfectement dire, nuuN. latini. Trésor , p. 470. || xv* s. Il fut si très parfaitement el oullrageusemcnt courroucé, qu'il ne scavoil Dullement tenir maintien, l'rrceforesl, t. i, f* ti6. jjxvi* s. La parfaittemeni belle et bonne température de sa personne, amyot, Alcib i.

— BTYM. Parfaiu, et le lufQxa n«n(; bourg.

PAR

porlailemen; proT. perfeitament ; esp. perfkotamerue- porl. pcrffitamenU; iUl. perfetlamente.

PARFILAGE (par-fi-la-j'), '• m. || 1° Action de narliler. Le parfilage d'un galon. || i' Le résulut de cette action. Les présents da parfilage que Ion recevait au jour de l'an, oenlis. ilim. t. m, p. i74, dans PODGBNS. Le parfilage est aujourd'hui l'espèce d'éirenne le plus i la mode, lahabpb. Correspond. t. II, p. t38, dans poncEHS.

— ETYM. Far/Uer.

PARFILÊ, ÉE (par-fl-lé-lé, lée), part, passé de paifiier. Une étoile parfilée. *

PARFILER (par-fl-lé), t>. n. Défaire fil à fil une étoffe ou un galon, soit d'or, soit d'argent, et séparer l'ôr et l'argent. Le duc : Il [Newton] a parfile la lumière du soleil, comme nos dames parfilent une étofTô d'or. — Tullia : Qu'est-ce que parfiler, monsieur? — Le duc : L'équivalent de ce mot ne se trouve pas dans les oraisons de Cicéron : c'est effiler une cloffe, la détisser fil à fil, et en séparer l'or, c'est ce que Newton a fait des rayons du soleil, VOIT Dial. tï. On demandait à tous les hommes de sa connaissance leurs vieilles épauletles d'or, leurs vieux nœuds d'épée, leurs vieux galons d'or, que l'on enlevait ainsi à leurs valets de chambre, et l'on parfilait toutes ces choses, c'est-à-dire qu'on séparait l'or de la soie pour le vendre à son profit, GEMLis, «ém. t. ui, p. 173, dans POLGENS. Il On parfile aussi des morceaux d'étoffe en soie sans dorure ; c'est séparer les brins de la trame et de la chaîne, et en remplir la boîte i parfiler. || Absolument. Il est assfz d'usage que les dames se donnent pour étrennes des bagatelles en tissu d'or qui leur servent à parfiler, la harpe, Correspond, t. u, p. (92, dans POUGEMS. Il fut un temps où la mode était de parfiler, c'est-à-dire-de mettre en charpie des galons, des ganses, des étoffes d'or et d'argent, ar- NAULT, loisirs d^un banni, t. u, p. 58, dans pougens. Il t'ig-On n'ajamais parfilé des riens avec plus de soin et de prétention, la habpb. Correspond, t. iv, p. 2H .

— HlST. iiii* s. Tout pourfilé de piaus d'agniel , Ren. t. rv, p M7.

— ÉTYM. Par, et fil; prov. et esp. parfilar.

t PARFILELSE {par-fi-leû-z'), s. f. Dame qui l'amusaii i parfiler. Toutes les p.irfileuses se déchaînèrent contre moi.... malgré l'universalité de la mode, je n'avais jamais voulu parfiler.... une habile parfileuse gagnait à ce métier cent louis par an, GBNLis, Mém. t. lu, p. 173 et 17», dans pougens.

I PARFILCRE (par-fi-lu-r'j, i. /. Fils d'or et d'argent séparés de la soie qu'ils recouvraient. || Brins de soie, de laine, etc. d'une étoffe parfilée.

— HIST. XII' s. Que la parfileure du chapel soit ou toute de fil ou toute de soie, Liv. des met. 'Ht.

— ÊTYM. Parfiler.

PARFOIS (par-foi ; 1'» se lie : par-foî-z on voit...), adv. Par occasion. Parfois on peut donner pour les galants attraire; X ccspctiu présents je ne suis pas contraire, bEgnieh, Sat. xiii. Le ciel voit nos pensers et parfois les découvre thistan, M. de Chrispe, II, I. X des crimes parfois la grâce est légitime, ROT». SI Gen iv, ».

— ÉTYM. Par, fois.

t PARFOND (par-fon), s. m. Terme de pêche. Filet chargé de plomb qui tombe au fond de l'eau.

— BTYM. Par, fond.

PARFONURE (par-fon-dr"), v. a. Il se conjugue comme fondre. Terme de peinture en émail. Faire fondre l'émail également partout.

-HIST. xvi's.Cesenseignesestoyenlsi bien labourées, et leurs esmaux sibienparfondussurle cuivre, qu'il n'y avoit nulle peinture si plaisante, palissï, 308.

— f.TVM. Par, fondre.

PARFONDU, DE (par-fon-du , due), part, passé deparfondre. Émail parfondu.

PARFOURNl, lE (par-four-ni , nie), port, passé de parfournir.

PARFOt'RNIR (par-four-nir), v. a. Fournir en entier, achever de fournir. || Terme de palais. Contribuer subsidiairement, ou donner sa part pour achever un payement.

— HIST. iii* s. Dont sont Breton esvigouré, Le champ avant ont recouvré; Bien fu la pointe parfurnie, Bt mainte sele i ot vuidie, Brut, f 91, dans LACUHHB. |1 xiv s. Pour parfournir ce noble affaire, VAMm. d noi. »34 || xv ». Et faisoient grands pourveances pour cette grant fcstc parfour- {"*■> '»0"»- '. '. '♦» Il XVI* s. La fortune parfoumit ipartlt) M à quoj l'art n'avoit peu atteindre Ha peinture de I écume i U gueule d'un chien], mont, i «4. Pul» que je suit eaXii en cette quarricre je U veux parfournir, LAnot», »4«.

âXYM. Par, fournir.

PAR

PARFUM (par-funî l'm ne se lie jamais; au pluriel, r* se lie : des par-fun-ï exquis), s. m. || l' Odeur aromatique agréable qui s'oxbale comme une fumée, comme une vapeur, d'un corps odoriférant. Orangers, arbres que j'adore. Que vos parfums me semblent douil la font. Pi-ycW, i, p. u. Le père Charles de Condren... dont la mémoire, toujours fraîche et toujours récente, est douce à toute l'Église comme une composition de parfums, boss. Bourgoing. La connaissance des affaires, l'application à ses devoirs.... le firent connaître au pul Ire, et produisirent cette première fleur de réputation qui répand son odeur, plus agréable que les parfums, sur tout le reste d'une belle vie, fléch. le Tellier. Ces parfums, luxe de l'air déjàsi pur et si doux,STAEL, Corinne, u, 3. || Fig. Le parfum de la louange, des louanges, de la renommée, le plaisir qu'on a de s'entendre louer, d'avoir de la renommée. C'est une fumée [la renommée]i si vous le voulez, disaitquelqu'un ; mais elle est douce, c'est le p.irfura, c'est l'encens des dieux de la terre, bOSS. Disc, vie cachée. || On ditaussi : Le parfum de la prière s'élève jusqu'à Dieu. Il Onditdemême ; un parfum de vertu, de piété. U y a dans ce livre un parfum d'antiquité, c'est-à-dire on sent que l'auteur de ce livre s'est pénétré du génie des anciens. || i° Composition qui exhale une odeur agréable. Les mouches qui meurent dans le parfum en gâtent la bonne odeur, saci, Bible, Ecclesiasle, x, 4. On n'ajamais vu depuis à Jérusalem des parfums si excellents que ceux dont la reine de Saba fit présent à Salomon, ID. «6. Paralip. ii, iv, 9. Tu brilleras des parfums sur mes autels, kén. Tél. IV. Pline ajoute que la première cassette de parfums dont il soit fait mention dans l'histoire est celle qu'Alexandre trouva dans les dépouilles de Darius, PASTORET, Instil. Mém. inscr. et belles-letl. t. v, p. 137. Il 8* Composition d'une odeur forte dont Dn se sert dans les lazarets pour purifier les personnes et les choses. || Terme de marine. Composition de goudron, genièvre, poudre à canon, etc. pour désinfecter. Il 4° chez les tireurs d'or, composition [lour donner le fumage au fil d'argent, afin de le faire passer pour du fil d'or. |)6" Parfum d'août, espèce de poire.

— HIST. XVI* s. bi on lait perfum aux images de l'empereur, calv. Instil. 65. Parfum est une evaporation de medicamens humides, visqueux aucunement, et gras, il y a deux manières de parfums et suffumigations, les uns sont secs, les autres humides, PARÉ, XXV, 40. Pitliou, qui ne fut jamais vendeur de parfums [donneur de galbanum], pasquier, Rech. v, p. 443

— ÉTYM. Ksp. perfume; ital. profumo (voy. parfumer).

PARFUMÉ, ÉE (par-fu-mé, mée), part, passé de parfumer. || l' Imprégné d'une odeur suave. Je verrai les chemins encor tout parfumés Des fleurs dont sous ses pas on les avait semés ! kac. Iphig. iv, 4. Il Kig. Quelle terre n'est parfumée Des odeurs de sa' renommée? malh. n, 3. Envoyez-lui son aveu [un écrit où le prince avoue en général tout ce qu'il a fait] aussi avantageux qu'il le pourra désirer.... qu'il soit écrit en papier doré, qu'il soit tout peint et tout parfumé de ses louanges, balz. De la cour, 6' diïc. || Gants parfumés, se disait de gants dans la composition desquels on faisait entrer des parfums. || 2° Qui a reçu le parfum qu'on donne aux provenances suspectes de contagion. Vous me dites fort plaisamment l'état où vous met mon papier parfumé; ceux qui vous voient lire mes lettres croient que je vous apprends que je suis morte, SÉV. (9 août 1671.

PARFUMER (par-fu-mé) , ». a. || 1° Faire prendre à l'aide d'un parfum une odeur agréable aux choses ou aux personnes. Parfumer des habits, des gants. Nous sommes tellement parfumés les soirs de jasmins et de (leurs d'orange, que par cet endroit je crois être en Provence, sév. 3 juill. «689. Les fruits les plus délicieux y parfument l'air, et fournissent une nourriture saine et rafraîchissante, RAYNAL, llist. phil. i, 7. [Chez les anciens] ce n'était pas assez de parfumer ses pieds, ses cheveux et les murailles de ses bains ; on parfumait son corps tout entier, pastohet, Inslit. Mém. itiscr. et belles-lelt. t. vu, p. 47». ||Fig. One odeur de comptoir parfumait mon discours, c. oelavione. Enfants d'Edouard, i, 6. J'ai pa.ssé l'âge heureux où la fleur de la vie, L'amour, s'épanouit et parfume le coeur, lamart. Ilarm, Pièces div. à une jeune arabe. || 8' Parfumer une maison, un navire, etc. y brûler quelque chose d'une odeur forte pour en clîassar le mauvais air. || Parfumer des lettres, 1m exposer à un feu de soufre et les tremper dans

le vinaigre. On parfume les lettres qui viennent de pays suspects de contagion. || 4" Se parfumer, r, réfl. Remplir de bonnes odeurs ses habits, ses cheveux. Je ne me couche point que je ne me sois parfumée des essences les plus délicieuses, hontbsq. I.elt. pers. 7.

— HIST. XVI' s. Si vieille estant, ne te perfume plus, AMYOT, Péric. 54. Estredu parfum je voudrois. Afin que je te parfumasse, rons. 608. Pour son payement des gands perfumez qu'il faict présentement par recommandation du roi pour envoyer au roy d'Angleterre, de laborde. Émaux, p. 434.

— ÉTYM. Par, et fumer, c'est-à-dire produire une vapeur, une fumée q'ji se répande; esp. perfumar; ital. profumare.

t PARFUMERIE (par-fu-me-rie) , s. f. FabricatiOL et commerce des parfums, des cosmétiques, des pommades, des savons de toilette, etc.

— ETYM. Parfumeur ou par fumier, qui se trouve dans Montaigne : Et ont fait les hommes [de la nature], comme les parfumiers de l'huile : ils l'ont sophistiquée, iv, 210.

PARFUMEUR, EUSE (par-fu-meur,meû-z'),î.m.

et f. Celui, celle qui fait et vend des parfums. C'est moi qu'on appelait la belle parfumeuse, afin que vous le sachiez, dancoubt, Cur^ de Compiègne, se. 1.5. Si leurs corps [des Égyptiens] devaient ressusciter, pourquoi la première opération des parfumeurs étaii-elle de leur percer le crâne avec un crochet, et d'en tirer la cervelle? volt. Dict. phil. Bésurrection, t . Le président Hennequin, un conseiller au Châtelet, nommé la Bruyère, et son père, parfumeur sur le pont au Change, furent les premiers qui allumèrent l'embrasement dans Paris |la Ligue], m. Ilist. parlem. xxix.

— HIST. XVI' s. Si on demeure quelque temps dans la boutique d'un parfumeur, sortant de là on sent le parfum bon ou mauvais, paré, xxiv, io. Par artifice et sublimation des meschans, traistres, empoisonneurs et parfumeurs, ID. xxiii, 4.

— ETYM. Parfumer.

t PARFUMOIR (par-fu-moir), s. m. Espèce de coffre avec une grille sous laquelle on brûle du parfum, des pastilles, pour en imprégner différents objets.

fPARGASITE (par-ga-zi-f), s. f. Terme de minéralogie. Silicate de magnésie, de chaux et d'alumine.

— ETYM. Pargas, île de la côte de Finlande.

t PARGNEAU (par-gn6), s. m. Un des noms vulgaires du carpillon.

t PARGOIS (par-goî), s. m. Ancien nom d'une espèce de couteau. Couteaux, pargois, rocailles, louions de verre et de corne, le cent pesant estimé 30 livres, Ddciar. dti roi, nov. (6io, Tarif.

t PARGUÉ (par-ghé), PARGUENNE (par-ghè-n') ou PARGUIENNE (par-ghiè-n'), inlerj. Jurements patois de l'ancienne comédie, pour pardieu. Oh ! parguienne, sans nous, il en avait pour sa maine de fèits, MOL. D. Juan, ii, i.

PARHÉLIE ou PARÉLIE(pa-ré-lie),î. m. Terme de météorologie. Image du soleil réfléchie dans une nuée ; c'est pour le soleil la même chose que U parasélène, à l'égard de la lune.

— ÉTYM. napTjXtoj, de itapà, à côté, et IjXio;, soleil.

t PARUVPATE (pa-ri-pa-f), s. f. Terme de musique ancienne. Corde d'un degré au-dessus de l'hypate.

— ÉTYM. napuitàTin, de itapà, à côté, et hypate.

PARI (pari), s. m. || 1' Engagement mutuel entre des personnes qui soutiennent des choses contraires, de pajer une somme fixée à celui qui aura raison. Nous mettrons donc cette cause au pari. Poursuivit-il, si l'avez agréable, la font. Orais. Les règles d'un jeu étant supposées, etdeiu joueurs de la même force, on peut, en quelque état que soit une partie, déterminer, par l'avantage qu'un des joueurs a sur l'autre, combien il y a plus à parier qu'il gagnera; le pari change selon tous les différent» états où sera la partie, FONTtH. Bcmoulli. 11 faut, madame [une femme de 60 ans], que vous décidiez un pari que j'ai fait : j'ai gagé que cette dame et vous, lui montrant la femme de quarante ans, étiez de même âge, monteso. Lett. pers. ta. Je comprends sous le nom de jeu toutes les conventions, tous les paris où l'on met au hasard une partie de son bien, pour obtenir une pareille partie du bien d'autrui, bupf. Ess. arilhm. mor. Œuv. t. x, p. loo. Les jeunes gens ont encore à regretter le temps qu'ils passent dans ces maisons fatales où l'on donne à jouer, où se livrent des combats de coqs qui souvent occasionnent de gros paris, basthél. Àrtach. cl». ».

PAR

PAR

PAR

Il Tenir le pari, l'accepter, parier contre celui qui le propose. |( Le pari est ouvert, les paris sont ou- Terts, tout le monde est admis à parier. Voilà des boxeurs à Paris, Courons vite ouvrir les paris, BÉ- RANG. Box. Il Fig. Les pari? sont ouverts, c'est-à-dire il y a des opinions contraires sur une affaire qui va bientôt se décider. || Il est hors de pari, se dit de celui qui, dans un pari entre plusieurs personnes, a perdu et n'a plus droit aux enjeux que les autres se disputent encore. Il Au jeu, paris de traverse, paris qui ne sont pas du courant du jeu qu'on joue, Dict. de l'Acad,de t"l8. || Fig. Pans de traverse, choses accessoires, imprévues. Ne croyez point que ce soit chose possibl-? que de vaquer à nos deux commerces et à tous les paris de traverse qui arrivent chauue jour, sév. à Mme de Grignan, I" avr. 1C89. Il J" Somme pariée. Payer le pari. Monsieur le Grand et le maréchal de Bellefond courent lundi dans le bois de Boulogne sur des chevaux vites comme des éclairs; il y a trois mille pistoles de pari pour cette course, SÉv. 8. H 3° Au jeu, »omme indépendante de l'enjeu ordinaire, que les personnes qui ne jouent pas, parient entre elles. Perdre tous les paris. Vingt fois le coupe-gorge, et toujours premier pris! regnard, le Joueur, iv, <3. Il 4° Au jeu du piquet à écrire, le résultat des deuv coups qui forment l'ide.

— CTYM. Voy. PARIER.

PARIA (pa-ri-a), s. m. Homme de la dernière caste des Indiens, qui e.st un objet de mépris et d'exécration. Ou est-ce qu'un paria, demande-t-il à son porteflambeau? C est, lui repondit celui-ci, un homme ([ui n'a ni foi ni loi. C'est, ajouta le chef des raisf eûtes, un Indien de caste si infâme, qu'il est permis de le tuer si on en est seulement touché, Bernard des.-p. Chaum. ind. Il est sur ce rivage une race flétrie.... Les pnrias; le jour à regret les éclaire, La terre sur son sein les porte avec colère, c. delav. Paria, i, ). Il Fig. C'est un paria, c'est un homme que personne ne veut voir, qui est exclu de la société.

— Ktvm. Tamoul, pareyers, homme horsde classe, d'après Dubois, Mœurs et inst. des peuples de l'Inde, t. I, p. 60.

PARIADE (pa-ri-a-d'), s.f. ||l°Terme de chasse. Saison où les perdrix s'apparient pour la propagation de leur espèce. Quelquefois, lorsqu'après la pariade il survient des froids un peu vifs, toutes ces paires [de perdrix] se réunissent et se reforment en compagnie, BnFE. Ois. i. iv, p. (75. || 2" État des perdrix, qui, pour s'apparier, cessent d'aller par compagnie. || 3° Il se dit des perdrix appariées. Il y a cinq ou six pariades dans ce champ.

— ÉTYM. P«rt>r, au sens de mettre par paire.

t PAUÏ.t.'tfBK (pa-ri-an-b'), s. m. Terme de métrique latine. Pied de deux brèves qu'on appelle aussi pyrrhiijue.

— ETYM. llapinpiSoc, de napd, i c6té, et ui|i.6oc, ïambe.

t PARIDINE (pa-ri-di-n'), ou PARINK (pa-ri-n'), *. f. Terme de chimie. Principe que l'on trouve dans le paris quadrifolia, L. ou parisette.

PARlè, ÉE (pa-ri-é, ri-ée), part, passé de parler. Une forte somme d'argent pariée.

t PARIEX, EN.\E (pa-riin, riè-n'), adj. Qui est de Parus, une des lies de la Grèce. || Marbre parien, maibre blanc fort célèbre parmi les anciens, qui se tirait de» carrières de l'Ile de Paros, une des Cyclades, dans l'Archipel.

PARIER (pa-ri-é), je pariais, nous pariions, vous pariiez; que je parie, que nous pariions, que vous pariiez. {| 1" V. n. Aller de pair. La Varenne, employé par llenri IV en affaires secrètes en Espagne el ailleurs, est parvenu à parier avec ses mini.stres, à se faire compter par les plus grands seigneurs, si-siM. (88, 205. Il [Larochefoucuild] ne put parier de mérile à la guerre ni dans le cabinet avec MM. de Bouillon et de Turenne, in. 337, «76. Il Vieilli on ce sens. || 1" V.a. Faire un pari, une gageure (par extension du sens de mettre en égalité, les puris étant des sommes égales entre elles). Je p.ir.e cent louis qu'il en ira comme je dis, iia- MiLT. Gramm. 7. Vous savez qu'un fou d'Anglais parie vingt contre un, à bureau ouvert, dans Londres, qu'on vous mènera prisonnier en Angleterre avant quatre moi», voi.T. Letl. Uirlieliim, avr. 1785. Il y avait à parier un nombre égal à celui rie tous les hommes qui ont peuplé de tous les temps la Ku»iie contre l'unité, que ce génie [de Pierre le Grand], ai contraire au génie de sa nation, ne serait donné à aucun Russe, m. Russie, Anecdotes. Parier l'in- 1ni qu'une chose n'est pas, c'est assurer qu'elle e»t impossible, d'alemb. Quesl. cale. Prohab. (Euv.t. iv, p. 3)0, dans pouseiis. || Il y a à parier, beaucoup à

OlCr. D8 LA LANtUI rHANÇAISK.

parier, gros à parier, tout à parier que.... c'est-àdire il est presque certain que.... H Par e.\agération, parier sa tète, certifier absolument. Je parie ma tète que le marquis ne se fût jamais réconcilié avec sa fille, MIRABEAU, Lett. orig. t. m, p. 3(i3, dans pougens. Il Absolument. Il se joue un jeu, à l'extrémité de cette distance infinie [infini qui nous sépare de Dieu], où il arrivera croix ou pile [que Dieu est ou n'est pas]; que gagerez-vous?... encore que celui qui prend croix et l'autre soient en pareille faute, ils sont tous deux en faute : le juste est de ne point parier. — Oui, mais il faut parier, cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqué ; lei]uelpren(lrez-vous donc? PASC. Pcm. x, i, érl. havet. || Parier à coup sûr, parier avec la certitude de gagner. || Au turf, parier contre un cheval 7 ou 9 contre i, équivaut à dire à son adversaire : si ce- cheval gagne, je vous payerai ^ ou s); s'il perd, vous me donneiez i ; la formule s'écrit en abrégé o/', neuf contre un. i: 3» Au jeu, parier pour 'luc^quun, ou, simplement, paner, gager que Cflui des deux joueurs qu'on désigne gagnera la partie. Deux joueurs égaux jouant en quatre parties liées, si l'un en a gagné trois et l'autre deux, i! faut raisonner assez juste pour déterminer précisément que l'on peut parier trois pour celui qui a les trois parties, et un seulement pour celui qui en a deux, FONTEN. Bernoulli. || 4° Fig. Affirmer, soutenir. Je parie qu'il a dit cela. Voyez-le entrer dans un sermon où il apporte un zèle tout dévot.... aue le préiiicateur vienne à paraître : si.... son barlfl»' l'a mal rasé.... je parie la perte de la gravité de notre sénateur, pasc. Pensées, m, », édit. havet. J'ai une idée si agréable de Marseille que je suis assun e que vous n'avez pas pu vous y ennuyer, et je paiie pour celte dissipation contre celle d'Aix, sEv. 621 Je parierais iiueUuclos,i qui je n'ai pas dit mon seci-et, et qui par conséquent en était le maître, est le seul qui me l'ait gardé, j.j. rouss. Conf. ix. J'aurais parié que cette pièce auraitobtenu quelque succès à lareprésentation, GRiMM, Corresp. t. i, p. 6o, dans pougens. C'est une sérieuse conférence, je le parierais bien, GENUs, Thédt. d'éduc. la Bonne mère, i, 2.

— HIST. xvi* s. Quel champion se parira à un tel homme?... amyot, Thésée, i. En ces mois-là, naturellement les juraens entrent en rut ou en amour.... elles perdent presques le manger du désir qu'elles ont de ['arler, o. de serbes, 305.'

— f.TYM. Berry, paner, associer, joindre; provcnç. pariar, co- partager; du lat. pariare, b:ilancer un compte, égaler, de j>or, égal.,

PARIÉTAIRE (pa-ri-é-tC-r'), s. f. Plante qui croît sur les i.airailles, parietaria officinalis, L, famille des urticées.

— HIST. xvi» s. Mauves, guimauves, paritoire, violes de mars, et autres herbes semblables, PARfi, vu. i«. Pariétaire.... croist sur les murailles sans nul soin, d'où elle a pris le nom, o. de seures, 62a.

— ÊTVM. Provenç. part'tona ; espagn. et ital. parietaria; du lat. paries, parietis, muraille {voy. pahoi).

PARIÉTAL, ALE(pari-é-lal,ta-r), ad/. || !• Terme de botanique. Plantes pariétales, plantes qui croissent sur les mur.iilles. |{ Insertion pariétale, insertion des étamines, lorsque, le périanthe étant tubiilé, les étamines se fixent aux parois du tube. [2° Terme d'anatomie. Il se dit de deux os qui forment les côtés de la voûte du crâne. Les os pariétaux. |j Substanlivement. Un pariétal. Les pariétaux. || Busse pariétale, tminence que | résente le milieu de la face externe de chaque os pariétal. || Fosse pariétale, l'enfoncement qui sur la face interne de l'os répond à la bos.-e. Il Feuillet pariétal des séreuses, la portion de ces membranes qui revêt les parois d'une cavité, celle qui se porte sur les viscères prenant le nom de feuillet viscéral.

— HIST. ivi* s. Le »' et ♦* des os susdits sont deux, nommés pariétaux, paré, m, ♦.

— f;TYM. Lat. paries, parietis, paroi (voy. ce mot).

t PAHIÉIINE (pa-ri-é-ti-n'j, i. f. Terme de chimie. Substiince extraite d'un lichen, le parmelia parietina.

PARIEUR (pa-ri-eur), t. m. Celui iiui parie. Gageons un peu quel sera le meilleur, Pour ce jourd'bui, de mon gîte ou du vôtre.... Le parieur ayant changé de voix: Ça, descendez, rlit-il, mon gentilhomme, i.a font. Orais. Tout le monde dit la guerre, et d'iiacqucvillu mande qu'il y a encore des parieurs pour la paix, g4v. t«5. || Fig. Cela ne vaut rien pour les parieurs, se dit d'une chose qui doit faire craindre un résultat fâcheux 4 l'une des parties intéressées dans l'affaire. Angélique : Mais c'est une gageure, je pense. — Frontio : Elle ne vaudra rien pour les parieurs, DANCOURT, Bourg, àlamodt, m, ».

— ÊTYM. i*on>r.

t PARIGLIXE {pa-ri-gli-n'), s. f. Terme de chimie. .'Substance extraite de la salsepareille (de pariglia, qui est dans l'it.ilien salsapariglia).

tPARINERVÉ, ÉE(pa-ri-nèr-vé, vée) ou PARI- NERVIÉ, ÉE (pa-ri-nèr-vi-é, ée), adj. Terme <ie botanique. Oui porte deux nervures égales.

— ÉTYM Lat. par, égiil, et neriurc.

t PARIPENNÉ, ÉE (pa-ri-pè-nné, nnée) ou PA RIPINNR, ÉE (pa-ri-pi-nné, nnée), adj. Terme da botanique. Se dit des feuilles pennées sans impaire, c'est-à-dire sans foliole à l'extrémité du rachis.

— ÊTYM. Lat. por, égal, elpenna ou pinnn, aile. t PARIS (pa-ri), s. m. Ville c.ipitalo de la Fiance.

Il y a des lieux où il faut appeler Paris Paris, et d'autres oi'i il le faut appeler capitale du royaume, PASC. Pens. VII, 20, éd. havet. || Prendre Paris pour Corbeil, se disait autrefois pour faire une méprise, locution née de ce que l'armée des protestants, n'ayant pu prendre Corbeil, vint assiéger Paris. Les catholiques se moquaient de nous disant : Messieurs les huguenots, ne prenez pas Paris pour Corbeil, lanoue, p. 49, dans lacurne. || Un petit Paris, un lieu comparé à Paris pour la magnificence, la grandeur, la commodité. || Proverbes. Paris n'a pas été fait en un jour, c'est-à-dire il faut le temps à toute chose. H Si Paris était de beurre, il fontlrait au soleil,,^ dit pour répondre à une supposition absurde.

— HIST. XIII* s. Diex gart Paris de mescheance, F,t la gart de fauce créance! huteb. (59. ||xvi* s. 0 Paris qui n'es plus Paris, mais une spelunque de bestes farouches, Sat. Ménippée, Harangue de M. d'Aubray. Le royestablit un ordre pour la durée de son armée qu'il n'avoit jamais essaie, si bien qu'il mena, comme on disoit, un Paris devant Amiens, d'aub. Hist. m, 388.

— ÉTYM. Lat. Parisii, nom de la peuplade gauloise qui occupait Lutèce et la région environnante.

t PARISETTE (pa-ri-zè-f), s. f. Voy. étrangleloup.

t PARISIANISME (pa-ri-zi-a-ni-sm'), î. m. Usage, habitude, mœurs des Parisiens.

t PARISIKN, lENNE (pa-ri-ziin, ziè-n"), s. m. et f. Il 1" Habitant île Paris. On est bien tiède aujourd'hui à Paris sur l'intérêt public; on va à l'Opéra- Comique le jour qu'on briile le chevalier de la Barre, et qu'on coupe la tête à Lalli ; ahl Parisiens, Parisiens, vous ne savez que danser autour des cadavres de vos frères, volt. Lett. Chabanon, 7 aoilt I7C9. Il Adj. Les matines parisiennes, le massacre de la Saint-Barthélémy qui commença au milieu do la nuit. Il 2' S. m. Sur mer, Parisien se dit d'un matelot espiègle mais fainéant. || 3° S. f. La Parisienne, se dit d'une chanson composée par C. Delavigne pour célébrer la révolution de l83«.l|Nom, autrefois, d'une ligne d'omnibus à Paris. || 4° Parisienne ou cotte, nom donné par les ouvriers à un pantalon de grosse toile bleue qu'ils passent par dessus leur pantalon ordinaire pour le garantir pendant le travail.

PARISIENNE (pa-ri-ziè-n'), ». f. Terme d'imprimerie. Caractère au-dessous de la nonpareille, dit autrefois sédanoise.

t PARISIOLI.E (pa-ri-zl-o-r), j. f. Genre de plantes do la famille des asparaginées, originaires de l'Amérique.

PARISIS (pa-ri-zl). Il 1* Adj. inv. Ancien terme de monnaie. Sou, livre parisis, sou, livre qui valaient un quart de plus que le sou et la livre tournois, et qui se frappaient à Par is. Vous nous plaignez beaucoup, nous aut'res paysans.... mais songez donc, monsieur, qu'autrefois on nous tuait pour cinq sous parisis, v. L. cour. Lettre t". ||2° S. m. Anciennement, dans les bureaux de douane et ailleurs, le quart en sus des droits réglés par les tarifs et pancartes, [i 3" S. m. Une certaine étendue de pays autour rie Paris.

— iiis'P. XIII* 9. Richart avoit plus estrellins que li rois de France n'eust parosis, Chr. de Rairu, 37. Ou se Picr es dist que ce fut parisis qu'il p resta, et li tcsmong dieni que co furent tornois ou autre monnoic, lor dis seroit de nule valeur, beaum. xl, 9. li XIV* s. Que iceulx six cens mars d'argent vous friasicz ouvrer et monnoier en blancs deniers d'argent, pour douze diniers parisis la pièce, Ordonn. des mis de Fr. t. r, p. ai».

— ETVM Paris.

t PARISriE (pa-ri-zi-f), ». f. Espèce minérale formée de carbunates et de fluorures île cérium, de diilyme, de lanthane et de chaux.

— BTYM. Dédié à M. Paris, minéralogiste.

t PARISTIIMITE (pa-ris-tnii-f ), s.f. Terme d* médecine. Inflammation des amygdales.

PSA

PAR

— trru.naflabiua, les amygdales, de «»pà, auprès, liôno;, l'isthme (du gosier), et la finale médicale iif ii.diijuant innammat:on.

t PARISYLLABB (pa-ri-sil-la-b'), adj. Synonyme «Je parisyllabique.

PA RISVIJ^BIQUB (pa-ri-sil-la-bi-k") , adj. Terme de Kiammaire. Noms parisyllabiques, noms qui ont au iiiiminalir et au génitir le même nombre de fyllaljcs, comme dommiu, domini, par opposi lion à 10) or, .oroni,qui est imparisyllabique. Déclinaison parisyllabique. Adjectif parisyllabique, comme buntu eu fortù, par opposition à pnidens, prudentis.

— ETYH. Lat. par, égal, et syllabe.

PARITÉ (pa-ri-té), ». f. || 1* Kcssemblance entre des objets de môme nature, de même qualité. Vous scmblez mettre en parité l'exercice pédestre, l'équestre et le mouvement du carrosse, j. J. rouss. Corrttp. du Peyrou, t. tu, p. t65, dans poucens. ||l° Ê^'alité entre des personnes. Cette parité [des princesdu sang et des légitimés] fut eiprès différée après la réception de M. du Maine au parlement, ST-sm. îo, 32». La parité manquait entre les personnes, J. J. ROL'ss. Confess. vi. || 8° Comparaison employée pour prouver une chose par une autre semblable. Ce sont les téméraires, dit Vaugelas, qui inventent les mots comme les modes : la parité n'est [.as exacte ; car, dans les modes, presque tout est de fantaisie, de caprice ou de vanité; au lieu que, dans la langue, ainsi que dans les arts, l'in- Tention a souvent pour objet la nécessité, l'utilité, la beauté réelle, harmontel, Œuv. t.x, p. 417. || Je oie la parité, c'est-à-dire je nie que le cas allégué soit pareil i celui dont il s'agit. || i" Etat de ce qui est pair, c'est-à-dire divisible en deux moitiés. La parité d'un nombre.

— HIST. xvi« s. Il nous fault remarquer la parité qui est entre nous [nous et les bêtes] : nous avons quelque moyenne intelligence de leur sens; aussi ont lesbe.stes du nostre, mo.nt. u, t67.

— ÊTYM. Provenç. pariYal; esp. paridad; ital. parità; du lat. parilatem, de par , égal(voy. pair).

t PARITE (pa-ri-v'), t. f. Grand arbre qui croît i la Giiv.ine, famille des légumineuses.

4. PARJl^RK (par-ju-r'), t. m. Faux serment. Le Normand même alors ignorait le parjure, boil. Épilre IX. Toujours les scélérats ont recours au parjure, RAC. l'hèilre, IV, ». J'eus horreur de faire un parjure, rtn. TH. xv. Il [Lysandrej avait pour maxime favorite, qu'on doit amuser les enfants avec des o-selets et les hommes avec des parjures, BARTBEL. Anach.ch. bi. || Serment violé. Tous mes pas vers vous sont autant de parjures, rac. Àndr. a, -'. Est-ce ainsi qu'au parjure on ajoute PoutrageT ID. Iphig IV, e,

HIST. xvrs. Il condamnera lespeijures et faux

tesmoignages par lesquels les hommes font tort l'un à l'autre, calv. Inst. 289.

— ETYM. Provenç. perjuri; esp. perjurio; ital. pergiuTO; du lat. perjurtum (voy. parjurer). Aux XV* et xvr siècles, on disait parjurement.

». PARJURE (par-ju-r'l, adj. Qui a fait un faux serment. Le parjure Thésée a mérité ma liaine, tu, corn. Ariane, iv, i. Dieu s'apprête à te joindre à la race parjure.... rac. Aihal.m, b. \\ Substantivement. Personne qui viole son serment. Donne-inoi tous les noms destinés aux parjures, hac. Andr. iv, 6. L'ingrate, la parjure.... volt. Adélaïde, ii, «. Les deux parties [devant l'Aréopage] prennent à témoin les redoutables Euménides, qui, d'un temple voisin oii elles sont honorées, semblent entendre leurs voix et se disposer i punir les pai jures, bariiiel. Anach. ch. i7.

— HIST. XII* 1. E la main del tricheor e del parjure [il] Rst pendre encontre le temple, Machah. ii, «5. Jlxni* s. Et d'autre part, nous seriens parjur Ters le roi, se nous dès urc en avant meffaisiens soui la deffense qui nous est faite, C/ir. de liains, p. i88. Il XVI' s. Deilojaux et perjures aux hommes et aux dieux, ÀMïOT, Bum. 38. Ce n'est qu'un coup d'estat que d'ostre bien parjure, d'aub. Tragiques, Princes

— ÈTYM. Prov. per;ur; espagn. perjuro; du lat. perjurus »oy. pABJt reh).

PARJURBR (SE; (par-ju-ré), «. réft. Violer son serment, (aire un faux serment. Et j'irais l'abuser d'une fausse promesseT Je me parjurerais? et par

cette bassesse »c. fla;<ix. ii, ». Bien déterminé

t ne jamais me parjurer ni mentir devant les juKes quelque risque qu'il pût y avoir à dire la vérité'

~L'i\"*î^'^°"''"î- "" '^''™'l"« '•» «•'•"' >« Parju- «ienl »prH aratr fut serment par le Slyx, Jupiter

MlSai^lùit «''""* '"'"•'•"' ""«'«»; BAfur! — RU. On Ta employé comme verbe neutre : Il

PAR

a été dit aux anciens; Vous ne parjurerez point, saci, Bible, Évang. Si Mnih. v, 83. On l'a aussi employé comme verbe actif ; Que je ne puis blâmer la nouveauté des feux Dont envers moi Léandre a parjuré ses vœux, moi.. t'Ét. v, <».

— HIST. XI' s. Guenes i vint, li fels, li parjurez, Ch. de Roi. i-ui. Vers vus [il] s'en est parjurei et

nialmis, ib. ccLxxix. ||xii* s Vers vus nus volt

faire parjurer e trichicr, Th. le mart. 43. || xiii* s. Adonc furent forment espandus è jouer, Et les fois à mentir, les saints à parjurer. Jeu de dex, dans JDBINAL, t. 11, p. 23Î. Je ne cuit pas qu'il .s'en parjurt, Car moult par est prodons Penart, Ren. »»oî. Car, ce dit le sage, qui volentiers jure, volenliers se parjure, joinv. 27«. || xiv* s. Car en Dieu renoier chascuns d'eus s'estudie, Et À le parjurer chascuns se glorifie, Comp(aiii(» ïur l« bataille de Poitiers, Bibl. des chartes, 3' série, t. ii, p. 28«. Comment Englois félons s'estoient parjurez, Sans tenir aux François ne foi ne loyaultez, Guescl. \seot. ||xvi*s. Dieu est grièvement ofîen.sé, si on se perjure en son

nom, CALV. Inslit. 2»o Elle s'est parjurée: Ce

cœur qu'elle dit vostre estoit naguère à moy, dbs- PORTES, Amours diverses. Sonnets, ii.

— ÉTYM. Prov. et espagn. perjurar; du lat. p«fjurare, de per, ttjurare, jurer : jurer mal.

PARLAGE (par-la-j), ». m. || 1* Bavardage, paroles inutiles. À quoi bon tout ce parlageT Vous ne pensiez donc qu'à quelques dissensions parlementaires; là comme ailleurs ce n'est souvent que du parlage qui n'a guère d'autre importance.... mirabeau. Collection, t. i, p. 339. Ij »■ Discours apprêtée que l'on tient dans le dessein de tromper. Se laisser surprendre au parlage d'un fourbe.

— BTYM. Parler.

PARLANT, ANTE (par-'an, lan-t"), odj". || 1* Oui parle. Les arbres et les plantes Sont devenus chez moi créatures parlantes, la font. Fabl. il, ) . || Fig. Tels devraient être les prédicateurs; il faudrait que tout fût parlant et résonnant en eux, aoss. Sermons, Véritable convers. préambule. |[ Cet homme est parlant, c'est-à-dire il aime à parler; il est peu pailant, il parle rarement. Jamais il n'avait vu sa fille si éveillée et si parlante, mahmontel, Mém. il. Il Au théâtre, persOnr;ages parlants, par opposition à per.sonnagesmuets.il Trompette parlante, porte-voix. Il i' Par extension, expressif. Le pliilosophe s'écria qu'il lui semblait voir la chose même et non pas la représentation, et que cet homme [un pantomime] avait le corps et les msins parlantes, d'ablancourt, Lucien, De la danse. Harlay avait des yeux beaux, parlants, perçants, qui ne regardaient qu'à la dérobée, ST-suj. n, 198 II Fig. Ah I Que mon mariage est une leçon bien parlante à tous les paysans qui veulent s'élever au-dessus de leur condition! mol. G. Dandin, i, t. Nous trouvons trop plaisant, depuis neuf jours que nous sommes arrivés, de n'avoir pas vu Termes.... c'est une chose parlante qu'un procédé si peu naturel, sév. 388. Pensez-vous qu'il cherche à s'instruire par les médailles, et qu'il les rcgauJe comme des preuves parlantes de certains faits. ..?LA BRUT. Illi. Je craignais moins alors sa présence, quoique mon ajustcnieni me semblât un reproche parlant de dissirnuhilion, marivai'x, Pays parv. part. 7. Italie 1 Italie I ah pleure tes coliines [de Kouie].... Voilà le plus parlant de tes sacrés débris, lamart. Ilarnu ii, s. || Terme de blason. Armes parlantes, armes dont la pi' ce principale exprime I" nom de la famille à qui elles appartienn-nt. Les armes de Mailly, qui sont des maillets, sont des armes parlantes. i| 8* Portrait parlant, portrait très-ressemblant. J'ai été tantôt chez Mignard pour voir le portrait de Souvigny : il est parlant, sÉv. 8 sept. <B16. Tous les portraits de Fénelon sont parlants, sans toutefois avoir pu attraper la justesse de l'harmonie qui frappait dans l'original, SAINT-SIMON, 380, II». || On (lit dans le même sens ; vous êtes parlant dans votre portrait. Si quelqu'un par hasard d'un mauvais cara tère S'y trouve SI bien peint qu'il soit presque parlant, boursault, Éiope à la eour, Prologue. Par ma foi, c'est vousmême, et vous voilà parlant; Jamais peintre ne fit portrait si ressemblant, reonard, les Uénechmes, IV, 3. Il Pig Cet air, ce port, cette âme bienfaisante Du bon vieux temps est l'image parlante, volt. F.nf. prod. m, 4.

PARI.Ë, ftE (par-lé, lée), part, pmsié de parler. Exprimé en paroles. Alors |à l'époque des amours] le cri des animaux est un vériiahle langage, toujours bien parlé, toujours bien compris, bukf. Ois l. V, p. 98. Il Dont on use pour la p.. rôle. On distingue la langue pariée de la langue écrite. || Numération parlée, se dit des nombres exprimés par la

PAR

parole, par opposition à numération écrite. || Parlé. se met dans Its chants et chansons pour iinliquer les endroits ijui doivent être récités sans chanter.

PARLEMENT (par-le-man), s m. || l" \je sens propre et primitif, aujourd'hui inusité, est action de parler. || 2° Dans les premiers temps de la mo narchie française, assemblée desgrandsilu royaume. On faisait la revue au premier de mars ou au premier de mai; c'est d'ordinaire dans ces temps qu'on tenait les parlements, volt. Mœurs, 19. Une preuve qu'on s'était servi souvent du mot général parlement, en désignant les assemblées de la nation, c'est que nous donnâmes ce nom à ces assemblées dès que nous avons écrit en langue française; et les Anglais, qui prirent toutes nos coutumes, appelèrent parlement leurs assemblées des pairs, volt. Dict. phil. Parlement. \\i Nom postérieurement donné aux assemblées iiui représentaient la nation, et qui n'est resté qu'en Angleterre; en France ces assemblées prirent le nom d'états génétaux. 11 faut s'arrêter un moment à cette clause , pour voir qu'en effet les trois états étaient le véritable parlement, puisque l'assemblée des états n'avait point d'autre nom en Angleterre, VOLT. Hisl. part. VI Leparlementd'Anglelerre prit, yers l'an i3oo, une nouvelle forme, telle qu'elle est à peu près de nos jouis; le titre de barons et de pairs ne fut affecté qu'à ceux qui entraient dans la chambre haute, id. Uœurs, 75. || Aujourd'hui, en Angleterre, il se dit des deux chambres qui exercent, avec le roi, le pouvoir législatif. Il y a des nouvelles certaines d'Angleterre, que le parlement a fait arrêter le duc de Bouckinquam; c'était maintenant le chef d'une cabale opposée aux intentions du roi son maître, pellisson, ûtt. hist. t. m, p. t60, dans pouGENS. Les membres du parlement d'Angleterre aiment à se comparer aux anciens Romains, autant qu'ils le peuvent, volt. Dict. phil. ParU ment. Il Long parlement, celui qui fut convoqué par tJharles I" en I840, qui refusa les subsides, fit la guerre au roi et fut cassé par Cromwell ; dit aussi parlement croupion, par dérision. |1 Parlement Barebone, dernier parlement républicain chassé par Cromwell. Il Parlement militaire, conseil de guerre de Croniwell. Il 4"" Nom donné, sur le continent, à l'imitation de l'Ai glelerre, aux deux chambres législatives, et, parfois, à la seule chambre des députés. || 5" Nom qu'on donnait en France à un certain nombre de cours supérieures de judicaturo, qui connaissaient des affaires en dernier ressort dans l'étendue de leur juridiction, et ilans lesquelles se vérifiaient et s'enregistraient les édits , les déclarations et les ordonnances du roi ; ce qui , en différentes circonstances, leur permit de s'immiscer dans les affaires politiques. On comptait douze parlements en Fiance. Les parlements ressemblent à ces ruines que l'on foule aux pieds, mais qui rajipellent toujours l'idée de quelque temple fameux par l'ancienne religion de peuples, montes-q. Lett. pers. «a. Nous avons des séances de parlement judiciaire depuis t254, VOLT. Pict phil. Parlement. Le parlement de Paris s'unissait (en 1762) avec ces autres parlements (des provinces], et prétendait ne faire avec eux qu'un corps, dont il était le principal membre; tous s'appelaient alors classes du parlement ; celui de Paris était de première classe ; chaque classe faisait des remontrances sur les édits, et ne les enregistrait pas, ID. ib. C'est parce que le parlement de P.iris était le plus considérable par son district, que Philippe le Bel le rendit sédentaire à Paris, et que Philippe le Long le rendit perpétuel, m. Uaurs, 85. Le parlement de Paris ne ressemblait pas plus aux parlements tenus par nos premiers rois, qu'un consul de Smyrne ou d'Alep ne ressemble à un consul romain, ID. Louis IIV, 4. Les principes, répondit-il, en cette matière, sont fort obscurs; mais, dans le fait, le parlement est fort sous un roi faible, et faible sous un roi fort, ddclos, Œuv. t. v, p. «3. Savex-vous, pour comble de sottises, que cet article Genève a pensé être dénoncé au parlement, à ce parlement plus intolérant et plus ridicule encore que le clergé qu'il persécute ? d'alkmb. U'it. à Voltaire, K janv. 1758. Le parlement de Paris, dam les derniers temps de son existence, était l'association de trois corps distincts : la grand'chauibie, composée de dix présidents, y compris le premier, et de trente-sept conseillers, vingt-cinq laïcs et douze clercs; les trois chambres des enquêtes, formées chacune de deux présidents et de vingt-trois conseillers; la chambre des renuêtes du palais oii siégeaient deux présidents et treize conseiiers, Almanach royal de 1789, p. 194. || l'enir le parlement, présider une séance du parlement. Rappelez en

PAR

PAR

PAR

Totre mémoire ces premiers âges de la monarchlR.:.. comme les procès étaient rares, et qu'il ne fallait pour les juger que les principes communs d'une équité naturelle, les souverains tenaient eui-mémes leur parlement, plèch. Lamoign. || Etendue, ressort de la juridiction d'un parlement. Le parlement de Paris s'étendait jusqu'en Saintonge. Lyon était du parlement de Paris. || Durée du parlement depuis le jour de son ouverture jusqu'aux vacances. Le procès fut remis au parlement prochain. || L'ouverture du parlement, la première assemblée du parlement qui se tenait après la Saint-Martin.

— HIST. M* s. [Je] Ne puis i vous tenir long parlement, Ch. de Roi. cxcvjil. H xif s. Au parlement sur Muese, où ot maint haut princier, Où Franc et Saisne furent ajorné pour plaidier, Sax.tf. Dune uni entr'els li rei un parlement [conférence] asis, Qui fu à Saint Legier en Iveline pris, Th. te mari. »». |{ xiii* s. Et tout cel an ne passèrent dui mois qu'il n'assemblassent à Compiogne por tenir parlement, villeh. vni. Tous leur parlemens lu fils ne parlèrent que] de Bertain as grans pies, Berte, cxx. U doivent aler querre conseil en le jla| cort au roi , en parlement, beauu. lxv, i3. Et li tans de porsivre ton apel si est tix [lel] que, s'il apele du bailli le roi de faus jugement, il le doit porsivir au premier parlement après l'apil, ID. uu, 6». Et se nous ou nostre commendemens avons mestier d'aler à jour ou à parlement.... Bibl. des ch. •• série, t. lu, p. 6»7. Il XIV s. Li roys en son grand conseil.... a ordené.... que pour gouverner sa justice capital, c'est à sçavoir son parlement.... Ordonn. des roit, l. ii, p. 2»o. ||xv* s. [La veille de la bitaille de Crécy, Philippe de Valois invite les hauts seigneurs à souper] et fut ce soir en grand récréation et en grand parlement d'armes, froiss. i, i,

283 Dont ils peuvent bien noter que tout ce que

le seigneur [mari] commande n'est pas arrest de parlement, Us <b joyes de mariage, p. 61. Le parlement (en Angleterre] qui vault auunt comme les trois estats, comm. iv, i.||xvr s. N'est heure où chef doibve avoir plus l'œil au guet, que celle des parlements et traictez d'accord, mont, i, 25. Nos parlements renvoyent souvent eiecuter les criminels au lieu.... id. i, 7i.

— ETYM. Parler, et le suffixe ment, n* »; bourg. palemerU; prôvenç. partament; esp. et ital. parlamento.

t PARLEMENTAOE (par-te-man-ta-j^, s. m. Action de parlementer. Villars se contenta de tomber Taguement sur la sottise des subalternes qui avaient donné la première occasion à ce parlementage [entre les officiers des deux partis avant la bataille de Malplaquet], st-si«. 247, 3ï.

— ÉTYM. Parlementer.

«. PARLEMKNTAIRE ( par-le-man-tê-r' ) , adj. Il 1° Qui appartient au parlement, cour de justice. Les remontrances parlementaires. Aussi me revientil que quel<|ues-uns de nos cannibales p.irlementaires trouvent bien rigoureuse (car ils n'osent pas se servir d'un autre mot) la punition que Votre Majesté a faite de ces ma;, strats prévaricateurs, d'ai.emb. Letl. aurai de Pr. v fcvr. (780. || Substantivement, les parlementaires, les gens du parlement. On entendait dire tout ouvertement aux parlementaires qu'on n'avançait rien à brûler les livres, et qu'il fallait brûler les auteurs, J. j. ROOSS. CorCfess. xi. || Ceux qui, durant la fronde, tenaient le parti du parlement contre la cour. || Par extension, ceux qui, durant le xviii* siocle, prenaient le parti du parlement dans ses querelles contre l'autorité royale. Mon cher frère, je hais toute tyrannie, et je ne serai jamais ni jésuite, ni janséniste, ni parlementaire, VOLT. Letl. Damilamlle, i mars «763. Il 1° Qui a rapport à la double assemblée qui, en Angleterre, fait partie de l'autorité législative. Usages parlementaires. || Il se dit aussi de ceux qui, dans la guerre civile contre Charles I", roi d'Angleterre, suivaient le parti du parlement. L'armée parlementaire. || Substantivement. Honrose battit les parli^mentaires, quoiqu'ils fussent victorieux partout ailleurt, bktx, m, «t. Le père de Léonore en ^tait parti quinze jours auparavant pour aller en Angleterre, où il était allé servir le roi contre lei ;,arlementaires. scabr. ««m. corn, l, t«. De profonds politiques assurent que, si on avait assassiné Cromwell, l.udiow, Ireton et une douzaine d'autres parlementaires, huit jours avant ';u'on cuu{ril la tète A Charles I".... volt. Oitt.phil. lieslin. || 3- Uui a rapport aux deux chambres ijui font, dans les pays constitutionnels, partie de l'autorité légi^lative. négime, discussion, tlo<|UPnce [larlerncnliiirc. Il HégioM, gouveruemaat parleioeotaire, nom duaoé,

en Trance, à la période qui s'écoula de 4S«i & t848. H. Duvergier de Hauranne a écrit l'histoire du gouvernement parlementaire. || Qui est conforme aux usages parlementaires. Ce procédé n'est pas parlementaire. || On a étendu familièrement cette dernière acception au sens de courtois.

— tr^M. Parlement.

2. PARLEMENTAIRE ( par-le-man-t6-r" ) , adj. '11° Qui est relatif à l'action de parlementer. Pavillon parlementaire. || Vaisseau parlementaire, ou, substantivement, parlementaire, vaisseau qui porte un négociateur ou des dépêches. || i' S. m. Personne envoyée pour faire ou pour écouter des propositions. La personne des parlementaires est sacrée. Wintzingerode se précipite vers le Kremlin, rencontre des avant-postes, les méprise, tombe dans une embuscade, et, se voyant pris dans cette ville qu'il venait prendre, il change soudain de rôle, agite en l'air son mouchoir, et se déclare parlementaire, sSouR, Hist. defiap. ix, 6.

— f.TYM. Par/empn(, dans le sens de conférence, t PARLEMENTAIREMENT ( par-le-man-tê-re-

man), adv. Conformément au gouvernement parlementaire. Que si le roi trouvait que plusieurs choses auraient été faites parlementairement, c'est-à-dire suivant les véritables principes de la constitution, DB MAisTBE, Du pape, I, 4.

PARLEMENTER (par-le-man-té),e. n. || 1* Faire, écouter des propositions pour l'abandon d'une place. Cela fait croire qu'ils pensent à leurs affaires et à parlementer, psllisson, Lett. hisl. t. i, p. <02,dans puuGENs. Il S' Fig. Entrer en accommodement. Nous en viendrons i bout, il parlemente. A peine Mars se présenta Que la belle parlementa, la pont. Fragm. du songe de Vaux. Lorsqu'on désire, on se rend à discrétion à celui de qui on espère; est-on sûr d'avoir, on temporise, on parlemente, on capitule, LA BROT. XI. Il 3° Impersonnellement, au passif. Il ne fut pas longuement parlementé, c'est-à-dire on ne parlementa pas longtemps. || ProTerbe. Ville ou fille qui parlemente est à demi rendue, c'est-àdire quand on prête l'oreille à des propositions, c'est signe qu'on n'est pas éloigné d'y accéder. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. XIV* s. Tant fist par ces journéez que le conte [il) trouva Droit ou palais à Troiiez où il parlementa (tint parlement) , Hugues Capet, v. 68)8. Et tant alla Bertran à lui parlementant. Que du fort délivrer (rendre la forteresse] il s'alast acordant, Guescl. I8SI4. ||xv s. Là furent parlementes et conseillés plusieurs avis et statuts entre les seigneurs et leurs pays.... paoïss. i, i, )2s. Entrementes que ces choses avinrent, s'ensonmerent [prirent soin] aucuns prud'hommes de Bretagne de parlementer une trêve entre... m. i, i, )bo. Hz se mirent à parlementer sur le pont [à Montereau-fanlt-ïonne), comm. iv, ». || xvi* s. Sortir d'une place assiégée pour parlementer, mont, i, 23.

— ÊTYM. Parlement, et la terminaison verbale er; bourg, parlementai.

). PARLER (par-lé), V. n. || 1" Articuler de» mots, prononcer des paroles. || %' 11 se dit des oiseaux imitant la voix humaine. Il 3* S'exprimer. || 4* Discourir, s'énoncer par le discours, causer. |1 5° Parler que, au sens de dire. W 6* Parler à, adresser la parole à. Il 7* Parler de, prononcer des paroles relatives à. Il 8" Se parler, se dit de personnes qui ont des entretiens ensemble, ou d'une personne qui s'adresse la parole à elle-même. || 9" Plaider. |1 lO" Parler bien, parler mal, dire du bien, du mal. || 11" Parler pour, parler contre, parler de manière à serrir, à nuire. |i U* Expliquer ses sentiments, ses opinions, sa volonté. || 13" Faire connaître quelque chose qui devrait être tu. || 14* Recommander, appuyer. Il 16* Faire des propositions, et, particulièrement, des propositions d'argent. || 18" Parler se dit des bruits qui courent dans le monde. || 17' Fig. Manifester ses sentiments par un autre moyen ijue la parole. || 18* Il se dit des choses inanimées qui ont ou qui semblent avoir un langage. || 19" Expliquer sa pensée par écrit. || 20* 11 se dit de ce qui est exprimé dans un écrit. || il" Résonner, en parlant d'instruments. || ÏJ* Aboyer, en vénerie. || M' Au jeu, dire ce que l'on veut faire. || 24" Faire parler. l'i 26" y. a. Dire, prononcer. || 86* .S'exprimer en un iangage. || 27' SSjntrcleoir de. || 28* Au passif et impersonnellement. || 29' V. réfl. Se parler, être parle. Il 80" Géiienilemeiil parlant Huiuainrmeiit parlant. || 81' .S.ins parler de. || Proverbes.

1* Articuler des mots, prononcer des paroles. Ce malade est à l'extrémité, il ne parle pliiH. Parler du nez. Il veut parler, l'écorce a sa langue piessée, la roRT. Phitém. «I Baueit. Le* jardins parlent peu

si ce n'est dans mon livre, in. Fabl. vin. >u. Qu'importe comme ils parlent, pourvu qu'ils me disent ce que je veux savoir? mol. Pourc. u, la. Il [la Fontaine) fait parler les animaux, les arbres, les pierres, tout ce qui ne parle point, la bruï. xii. Du langage c'est abuser Que de parler pour ne rien dire, la motte, Fabl. m, 8. Les femmes ordinairement parlent mieux que les hommes; si l'on en croit Cicéron, cela vient de ce qu'étant moins répandues, elles conservent plus fidèlement l'accent d'une bonne éducation, et risquent moins de le corrompre par un accent étranger, d'olivet. Prosodie franc, art. 6. On remarque que ceux (enfants] qui commencent à parler fort tard, ne parlent jamais aussi aisément que les autres; ceux qui parlent de bonne heure sont en état d'apprenilre à lire avant trois ans, buff. Hist. nal. Œuv. t. IV, p. 220. Le plus grand effort d'esprit est peutêtre celui que ilous faisons en apprenant à parler, d'alehb. Êlém. de philos, ch. <3. Son regard ne voit qu'à peine, Et sa voix [d'un enfant] ne parle pas, v. HUGO, Odes, 1, 9. Il Parler du haut de la tête, parler d'untondevoix très-aigu. Il On a dit parler du crâne et à la petite octave, dans le même sens. Elle ne parle pas du cr&ne et à la petite octave, gbimm. Correspond, t. I, p. t82. Il Parler haut, parler bas, parler à haute voix, à voix basse. Parle bas; tu viens m'ébranler tout le cerveau, et tu ne songes pas qu'il ne faut point parler si haut à des malades, hol. Mal. imag. u, s. || Fig. Parler haut, parler sans ménagement, avec insolence. Il parle bien haut, mais on le fera baisser de ton. || Parler ferme, parler avec fermeté , roideur. Vous me parlez liien ferme, et cette suffisance.... mol. ift». i, 2. || Parler à l'oreille de quelqu'un, mettre sa bouche près de l'oreille de quelqu'un et lui parler bas. || Kig. La doctrine ancienne, qui, selon l'oracle de l'Évangile, doit être préchée jusque sur les toits, pouvait à peine parler à l'oreille, boss. Reine d'Angl. Il Fig. et familièrement. Parler la bouche ouverte, s'exprimer franchement. Je vous y parlerai la bouche ouverte. M"* du ueffamt, Lett. à Hor. fValpoU, t. m, p. 307, dans pougens. Dame, je parle, moi, comme saint Paul, la bouche ouverte, comtk de CAYLns (grosleï), les Éeosseuses, Œuv. t. x, p. 56», dans POUQENS. || FamiHèrement. Parlez donc, sorte d'interpellation qu'on emploie pour demander compte de quelque chose à quelqu'un. Parlez donc, n'avez-vous pas vu le hvre que je cherche? || Fig. Il sait ce que parler veut dire, c'est-à-dire il entende demi-mot, il comprend lesintentions, les explications, les menaces, etc. il ne se fait pas dire deux lois la même chose. Il 2° Il se dit des oiseaux >|ui imitent la voix humaine. Ce perroquet parle très-bien. Le vulgaire croit qu'on en.seigne aux bétes à parler: il ne sait pas que parler c'est lier les idées à des signes arbitraires qui les représentent, BONNET, Conlempl. nat. XII, 33. Il Parler comme un perroquet, parler sans savoir ce qu'on dit, et aussi parler d'après autrui. Il 3° S'exprimer. Il condamne toules nos expressions élevées, et prélend que nous parlions toujours teri-e à terre I mol. Impromptu, i. Vous me trouvez bon visage et vous désirez de m'en féliciter; dites je vous trouve bon visage : mais, répondez-vous, cela est bien uni et bien clair, et d'ailleurs (|ui ne |H)urrait pas en dire autant? qu'importe, Acis, est-ce un si grand mal d'être entendu <|uand on parle, et de parler comme tout le monde'? la uiii;y. v. jj Pour ainsi parler, locution usitée pour adoucir une expression trop forte, trop figurée. Par les soins d'un si grand roi [Louis XIV], la France entière n'est plus, pour ainsi parler, qu'une seule forteresse qui montre de tous côtés un front redoutable, Boss. Mar.-Thér. || Pour parler avec, expression employée quand on cite (|uelque écrivain considérable, quelque autorité. Pour parler avec Montaigne. || 4° Discourir, s'énoncer par le discours, causer. Parler on public. Parler surdos matières difficiles. Quand une personne qui parle beaucoup se rencontre létc k télc avec une autre qui ne parle guère, et qui ne lui répond pas, elle en parle davantage, scahr. Hom. com. II, 10. Il est bon de parler, et meilleur de .se taire; Mais tous deux sont mauvais alors qu'ils sont outrés, LA FONT. Fabl. viii, lu. D'un langage nouveau J'ai fait parler le loup, et répomlre l'agneau, ID ib. u, <. Il brûle de parler, bieu plus que nous d'entendre, mol. Uélic. i, 3. Il y en a qui parlent bien et qui n'écrivent pas bien; c'est que le lieu, l'asaistance les échaulleiit, et tirent de leur esprit plus qu'ils n'y trouvent sans cette chaleur, I'a*- CAL, Pensées, vu, 6, édit. u^vkt. La nob es^e ite ses expressions |de Louis XIV] vient de celf de sot sentiments ... pendant qu'il parle avec tant de fore*,

PAR

une douceur surprenante lui ouvre les coeurs, boss. Uar.-Tkér. Il 7 a des gens qui parlent un moment avant que d'avoir pensé, la bhdi. y. Avec les gens qui par finesse écoutent tout et parlent peu, parlez encore moins; ou, ai vous parlez beaucoup, dites peu de chose, lo. viii. Il pense et il parle tout à la foiii mais la chose dont il parle est rarement celle i laquelle il pense ; aussi ne parle-t-il guère con- ■équemment et avec suite, id. zi. Elle a trouvé moyen de parler longtemps sans rien dire, et elle vous a engagé à lui expliquer tout ce qu'elle désire savoir, r£N. Tél. iv. Il avait de plus une grande facilité naturelle de parler, à laquelle il joignait le rare mérite de n'en abuser jamais, fohten. Dodart. Généraleioent, les gens qui savent peu parlent beaucoup, et les gens qui savent beaucoup parlent peu, J. ]. Rouss. Ém, iv. Parler beaucoup et bien, disait-il, est d'un bel esprit ; peu et bien, d'un sage ; beaucoup et mal, d'un fat; peu et mal, d'un sot, d'aleub. Élogei, Terrasson. Penser devient un art, et cet art est l'art de parler, condil. Gramm. Dite, prél. (Euv. t. V, p. XL. Il II n'y a que pour lui à parler, se dit d'une personne qui, dans une conversation, garde constamment la parole. Nous allâmes chez la reine; j'étais avec Mme de Chaulnes; il n'y eut que pour moi i parler, sÉv. 27 janv. <a7*. || Vous qui parlez, se dit à quelqu'un pour lui faire quelque avertissement, quelque reproche. Non, ce n'est pas moi qui m; réponds point aux articles des lettres, c'est vous, vous qui parlez, volt. LeU. d'Argent. )« févr. 47««. Uais vous qui parlez, il s'en faut bien que vous ■oyez disculpée auprès de moi pour ce chapitre, j. j. Bouss. Corresp. t. i, p. 74, dans pougens. || Par menace. Je lui apprendrai à parler, je saurai le forcer d'i parler avec plus de retenue || Parler en public, tenir un discours devant une assistance nombreuse. Voilà la seule fois de ma vie que j'aie parlé en public et devant un souverain, et la seule fois aussi peut-être que j'aie parlé bardin-ent et bien, J. J. ROUSS. Confest. iv. || Parler comme un livre, voy. uvRB ( , n° ♦. Il Parler pour parler, parler sans avoit rien i dire. || Parler légèrement, parler sans être suffisamment informé, et aussi sans mesurer suffisamment ses paroles. || Parler au hasard, parler sans réflexion, parler de ce qu'on ne sait pas bien. Il Parler avec passion, dire des choses que la pasrion suggère. || Parler en maître, parler en qualité de niattre ou comme ferait un matire. C'est à vous d'en sortir, vous qui parlez en maître; La maison m'appartient, je le ferai connaître, mol. Tart. iv, 7. Élie aux éléments parlant en souverain, bac. Alh. I, i. Ils [ces murs].... ne s'attendaient pas, lors-

2a'ils nous virent naître, Qu'un jour Domitius me ût parler en maître, ID. Brit. m, 8. || Parler d'or, voy. on 1. Il Parler d'abondance, parler sans être pré|>aré, ou du moins sans réciter de mémoire. Il Parler d'abondance de cœur, parler avec épanehement, avec une pleine confiance, [j Parler le cœur dans la main, parler à cœur ouvert, parler sin<'.èrement, avec une entière franchise. || Parler sur-le-champ, s'est dit autrefois pour improviser. Vous n'allez entendre chanter que de la prose cadencée ou des manières de vers libres, tels que la passion et la nécessité peuvent faire trouver à deux personnes qui disent les choses d'eux-mêmes et parlent sur-le-champ, uol. Mal. im. 11, 6. || Parler bien, parler avec élégance et pureté. C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire, la BBiiv. v. Il Parler mal, parler sans élégance, ni correction. Il On dit dans le même sens : ne savoir pas palier. || Parler juste, raisonner et s'exprimer avec justesse. Il Parler en l'air, parler sans attacher d'importance i. ce que l'on dit, ou sans bons renseignements. Jésus-' brist ne parle pas en l'air, k Dieu ne plaise : il adresse manifestement sa parole à ceux qui enseignent et qui administrent les sacrements, 80»». »• tfirtr. patt. »7. Il Parler à bitons rompus, parler uns ordre et sans suite. || Parler à tort et à travers, parler sans discernement. C'est un homme.... qui parle i tort et k travers de toutes choses, mol. Bimrg. gent. i, 1. |i 6* Parler que, au sens de dire, »»ec uo verbe suivant subordonné. Vous avez oui ptrlar que ce monsieur Oronte a une fille ? mol. Fmre. 11, 4. il lie prince d'Orange| fut surpris, comme sll n'avait pas ouï parler qu'il y eût une UBé« en Flandre, tev. h »oùt ie77. Vous me par- MB dans votre lettre, ma bonne, qu'il faudra songer aux moyens de vous envoyer voir.- fille, id. ï» juill ••71. «Parier de, avec le verbe à rinfinitif, dire, uinoncer vaguement que.... Il parle de se marier. Oui. oui, j.i su que ce traître -l'amant Parle de VoMeoir pu un eolèvement, mol. Ée. des mar u

PAR

4<. ||6' Parler i, ^-ibiMi la parole à. Il est ce que tu dis, s'il embrasse leur foi ; Mais il est mon époux, et tu parles à moi, cobn. Poly. m, ». Je disque voilà un homme qui veut parler à vous, mol. Mal. imag. 11, î. Qui sait parler aux rois, c'est peut-être où se termine toute la prudence et toute la souplesse du courtisan, la bruy. vui. Enseignez premièrement aux enfants à parler aux hommes; ils sauront bien parler aux femmes quand il faudra, J. J. RODSs. Ém. i. Apprenez à ne point oublier à qui vous parlez, et qui vous êtes, genlis, Théd(. d'éduc le Vrai sage, 11, 6. || 11 vaudrait autant parler à un sourd, se dit de quelqu'un que l'on désespère de persuader. Ne pas louer son siècle est parler à des sourds, la pont. Épitre à Hue». || Fig. Parler à un mur, aux rochers, parler i des gens que rien ne touche. || Parler à cheval à quelqu'un, lui parler avec emportement, avec empire. || Je n'ai trouvé personne à qui parler dans cette maison, tout le monde était sorti, je n'y ai rencontré personne. Ah! ah! voici une drôle de maison; on ne trouve personne à qui parler, nANCOURT, Je» Agioteurs, m, ». Il Je n'ai pu trouver à qui parler dans cette société, dans ce salon, je n'y ai reneoniré personne de connaissance. Il Kg. Trouver à qui parler, rencontrer une personne qui nous comprenne , qui nous convienne. Quand on pense aussi agréablement que vous, il est doux d'avoir quelqu'un à qui parler, qui vous entende, busst-rabutin, Letl. t. m, p. 92, dans POUGENS. Il Ironiquement. Trouver à qui parler, trouver des gens qui vous tiennent tète. Parbleu I il trouva k qui parler, mol. Pourc. i, ». || Moi qui vous parle, se dit pour appeler l'attention. C'est tout ce que je puis faire, moi qui vous parle, sÉv. i« avr. i670. Il Fig. Parler à son bonnet, se parlera soi-même, parler sans adresser la parole à personne. Harpagon : Je veux que tu me dises à qui tu parles quand tu dis cela.— La Flèche : Je parle.... je parle à mon bonnet, mol. VAvare, 1, S. || Fig. J'ai bien parlé à sa barrette, je l'ai réprimandé vertement. Et moi, je pourrais bien parler à ta barrette, mol. l'Avare, l, ». || Fig. Parler des grosses dents à quelqu'un, le réprimander, lui parler avec menace. Il Parler à, avec un nom de chose pour régime, parler de manière i exercer une action sur cette chose. Tâchons de parler â la fois aux yeux, aux oreilles et à l'âme; on critiquera, mais ce sera en pleurant, VOLT. Utt. d'Argental, 4 avr. t7Bi. Parlons à l'intérêt, semons, prodiguons l'or, laposse, ifarius à Mint. i, 3^ La sainteté de l'Évangile parle à mon cœur, J. J. Rouss. Ém.iv. || Parler au cœur, à l'imagination, aux passions, parler de manière à intéresser le cœur, à plaire à l'imagination, à exciter les passions. C'est peu de charmerï'œil , il faut parler au cœur, oelille, Jord. i. || Fig. Dieu parle au cœur des pécheurs, c'est-à-dire il leur envoie de saintes inspirations, il leur donne de bons mouvements. Il Fig. Cet adagio parle au cœur. Ce tableau ne parle qu'aux yeux. || 7° Parler de, prononcer des paroles relatives à. Que parlez-vous, seigneur, de tête et de tyran î corn, .'-erlor. iv, 3. Kst-ce que vous croyez que je veux parler de vous? mol. l'Avare, i, s. On parle fort du mariage de Bavière, sÊv. 382. Il serait superflu de parler au long de la glorieuse naissance de cette princesse, boss. ileine d'Anglet. Boileau.... Qui mit à tout blâmer son étude et sa gloire, A pourtant de ce roi parlé comme l'histoire, boil. jfp. i. Que parlez-vous de Rome et de son alliance? Pourquoi tout ce discours et cette défiance ? rac. Mithr. i, 3. Ils parlent de guerre à un homme de robe, et de politique à un financier, la bruy. ix. Un homme vain trouve son compte à dire du bien ou du mal de soi ; un homme modeste ne parle point de soi, m. xi. Ce concile, ce jugement et surtout le président du concile indignèrent toute la France; et au bout de deux jours on n'en parla plus, volt. Louis IIV, 37. Elle répondit avec douceur et avec cette brièveté qui est de si bon goût, lorsqu'on est forcé de parler de soi, GENLIS. Yœux téméraires, t. 1, p. < 36, dans pougens. Il Parler de la pluie ei du beau temps, s'entretenir de choses indifl^érentes. || Il en parle bien à son ai>e, se dit quand quelqu'un, à l'abri des inconvénients lie la chose dont on parle, conseille ou excite. Vous en parlez fort à votre aise ; et le métier de plaisant n'est pas comme celui d'astrologue, uoL.Am. magn. I, 1. Il II en parle comme un aveugle des couleurs, c'est-à-dire il se mêle de parler de choses dont il n'a aucune connais.sance. || Il en parle en matire, c'est-à-dire il parle sur une matière qu'il possède i fond; il en parle en écolier, il n'a qu'une connaissance superficielle de ce dont il parle. llFamilièremeat. Ce que j'en dis n'est pas que j'en

PAR

parle, c'est-à-dire ne faites pas attention à mes parôles, je parle en l'air. Ce que j'en dis n'est pas que j'en parle, dancourt , lletour des ofliciers, se. i . Il Cela ne vaut pas la peine d'en parler, se dit des choses peu importantes. || Ironiquement, cela ne vaut pas la peine d'en parler, se dit aussi pour relever l'importance de la chose dont on parle. Il lui a volé cent mille francs, cela ne vaut pas la peine d'en parler, qu'on en parle, ce n'est pas la peine d'en parler. Monsieur mon frère aîné, car. Dieu merci, vous l'êtes D'une vingtaine d'ans, à ne rien vous celer. Et cela ne vaut pas la peine d'en parler, hol. Éc. des mar. i, 1 . || Ne m'en parlez pas, ne me parlez pas de cette affaire, c'est-à-dire ne me mettez pas sur ce chapitre. || Ne me parlez pas d'un tel, ne dites pas qu'on puisse compter sur lui. Protégés, prolecteurs, au dessert ne font qu'un : Mais ne me parlez pas d'un protecteur à jeun, c. delav. Éc. des vieill. 1, 5. Il Dans un sens al'firmatif et laudatif. Il y a plaisir, ne m'en parlez point, à travailler pour des personnes qui soient capables de sentir les délicatesses d'un art, uol. B. gent. i, 1. 1| Parlez-moi de.... se dit pour vanter. Parlez-moi de ces oncles et de ces pères-là, plutôt que de ceux qui dévorent leur patrimoine pour prévenir leurs héritiers, lesage, Estev. Gonx. ch. 3o. Peste ! comme l'utilité vous a bientôt rapproché les distances I parlez-moi des gens passionnés I beaumarch. Barb. de Sév. i, 4. Il 8° Se parler, se dit de personnes qui ont des entretiens ensemble. Il est vrai qu'elle et moi nous nous sommes parlé des yeux, mol. Sicil: 3. Cependant voulez-vous qu'avec moins de contrainte L'uu et l'autre ime fois nous nous parlions sans feinte* rac. Brit. I, 2. Les a-t-on vus souvent se parler, se chercher? m. Phèdre, iv, 6. || Se parier, s'adresser la parole à soi-même. Je me parle à moi-même, mol. Tart. 11, 2. || 9° Terme de palais. Plaider. Cet avocat parle pour un tel jl 10° Parler bien, parler mal d'une personne, en dire du bien, du mal. Souvenez-vous de ne parler jamais ni en bien ni en mal de votre femme; c'est le plus sot des personnages, MAINTENON, Lett. à d'Aubigné, 28 fév. 1878. Je répondis que j'avais grand soin de ne parler mal de personne; que, pour Sa Majesté, j'aimerais mieux être mort, ST-siM. 255, «77. Nos ancêtres chassaient des assemblées et des tournois ceux qui étaient accusés d'avoir mal parlé des femmes, saint-fuix, Ess. Paris, Œuv. t. iv, p. 190, dans pougens. Il 11" Parler pour quelqu'un, intercéder pour lui auprès d'un autre. Vous parlez mieux pour lui qu'il ne parle lui-même, bac. Bajat. m, «. || Fig. La nature ou l'amour parle pour chacun d'eux , corn. Uor. m, t. Deux sceptres en ma main, Albe à Rome asservie, Parlent bien hautement en faveur de sa vie, ID. ib. V, 3. Il ne sait pas l'amour qui vous parle pour lui, rac. Bajax. iv, 3. Tous les avantages du corps parlaient pour lui, hamilt. Gramm. (t. Quel nouvel intérêt vous parle en sa faveur? volt. Mfrope, ui, 4.11 Tout parle pour lui, c'est-à-dire toutes les circonstances sont en sa faveur. Tout parle pour lui, sév. 689. || Son mérite, ses services parlent pour lui, parlent en sa faveur, son mérite, ses services le ren' .nt recommandable , rendent ses prétentions légitimes. || Parler contre, parler de manière à nuire. Une parole échappe, et elle tombe de l'oreille du prince bien avant dans sa mémoire.... si ce n'est que contre nous-mêmes que nous ayons parlé.... il y a encore un prompt remède qui est de nous instruire par notre faute, et de souffrir la peine de notre légèreté; mais si c'est contre quelque autre, quel abatleinenti quel repentir! la bruy. viii. Il échappe à un troisième [ami] de parler contre mes intérêts, m. l'i». || Fig. Ce long amas d'aïeux que vous diffamez tous, Sont autant de témoins qui parlent contre vous, bûil. Sat. v. || Il n'a rien qui parle pour lui, rien ne parle en sa laveur; tout parle contre lui, c'est-à-dire il n'est recommand.ible, ou simplement agréable, par aucun côté. Il En matière d'affaires et de procès , cette pièce parle coiitre lui, elle est contraire à ses prétentions. Il 12" Expliquer ses sentiments, ses opinions, ses volontés. Expliquez-vous mieux, ce n'est pas là parler. Le roi a parlé par la bouche de son ministre. Quand vous lui parlerez , parlez au nom de tous, CORN. Cinna, m, l. Ou laissez-moi parler, sire, ou faite.s-moi taire; Je ne sais point répondre autrement pour un roi, in. Nicom. 11, 3. Ne paraissez point si savant, de grâce ; humanisez votre discours, et pariez pour être entendu, mol. Critique, 7. En est-on quitte pour dire toujours : on ne nous entend pas, sans jamais vouloir parler nettement ? boss. Quii'lisiiie, *'écrit, 1, 22. Avamque tous lesGrecs vous parlent par ma voix, an^.Ànclr. 1,1 Enfin je puis

PAR

PAR

parler en liberté; Je puis dans tout son jour mettre la vérité, id. Athal. ii, 6. Dieu parle, et d'un mortel VDus craignez le courroui, id. Esth. i, 3. Parlez, quel est le sang que nous devons verser? volt. (Edipe , m, 4. C'est assez si ma voix Parle encore au conseil et règle vos exploits, id. Ali. i, t. \\ N'avoir qu'à parler, se dit quand, pour qu'une chose se fasse, il n'est besoin que d'une parole. Titus m'aime ; il peut tout; il n'a plus qu'à parler, II verra le sénat m'apporter ses hommages, rac. Bér. i, 6. || Il sait aller et parler, se dit d'un homme habile qu'on envoie négocier quelque chose. || 13° Faire connaître quelque chose qui devait être tu. 11 faut que quelqu'un ait parlé. Vous êtes fille, Eudoxe, et vous avez parlé, corn. Iléracl. n, l. Gardez bien de le dire; On m'appellerait poule; enfin n'en parlez pas, LA PONT. Fabl. VIII, 6. Il 14° Recommander, appuyer. Il est difficile à la cour que de toutes les pièces qu'on emploie à l'édifice de sa fortune, il n'y en ail quelqu'une qui porte à faux ; l'un de mes amis qui a promis de parler ne parle point; l'autre paris mollement, la bhuy. viii. || 15° Parler se dit quelquefois pour faire des propositions, et, particulièrement, des propositions d'argent. Le compagnon ne put rien tirer d'elle Qu'il ne parlât, la font. F. avare. Perrin : Monsieu, ma mère est malade ; et vlà deux écus que je vous apportons pour nous bailler quelque remède. — Sganarelle : Ah! je vous entends, vous; voilà un garçon qui parle clairement, et qui s'explique comme il faut, mol. itéd. m. lui, ni, 2. Il Voilà ce qui s'appelle parler, ou, simplement, voilà parler, ou encore, c'est parler cela, se dit lorsqu'une personne fait des propositions avantageuses, ou tranche un débat par des raisons claires. Voilà mon dernier mot.— Voilà parler celai GHESSET, le Méchant, i, 2. ji 16° Parler se dit des bruits qui courent dans le monde. Prenez femme, abbaye, emploi, gouvernement: Les gens en parleront, n'en doutez nullement, la font. Fabl. m, » . Il On parle, on en parle, se dit de bruits défavorables qui courent sur quelqu'un ou quelque chose. Je veux croire qu'au fond il nt se passe rien, Mais enfin o i en parle, et cela n'est pas bien, mol. Tart. 1, f. Il En un autre sens, on en parle, se dit d'hommes ou de choses dont la réputation dure. De Troie en ce pays réveillons les misères, El qu'on parle de nous ainsi que de nos pères I bac. A yidr.

IV, 3. Combien d'hommes admirables et qui avaient de très-bcaui génies sont morts sans qu'on en ait parlé! la bhuï. ii. Charles IX, auteur de quelques vers, dont on n'aurait peut-être jamais parlé s'ils n'eussent été d'un souverain, d'a- LEMb. Ess. sur la soc. des g. de kit. Œuv. t. m, p. 27, dans pouGENS. On parlera de sa gloire Sous le chaume bien longtemps, bébang .Souv. du peuple. Il 11 faut laisser parler le monde, ou, simplemeiii, il faut laisser parler, c'est-à-dire il ne faut pas se mettre en peine de ce que le monde dit mal à propos. || On en parle fort, c'est une chose qui fait le sujet de l'entretien public. || On en paile diversement, se dit d'une action, d'un événement qui est raconte de différentes manièïes, ou d'une -chose que les uns louent et que les autres blâment. Il C'est une femme, une fille dont on a parlé, c'est une lemme, une fille dont la réputation n'est pas intacte. || On en entendra parler, ceia fera du bruit , de l'éclat dans le monde. Il 17° Fig. Manifester ses sentiments par un autre moyen que par celui de la parole. Les muet< parlent par signes. Vois-je pas vos bontés à mon aide paraître. Et parler dans vos yeux un signe qui me dit, Que c'est assez payer que de bien reconnaître? M*LH. IV, ♦ Tu lui parles du cœur, tu la cherches des yeux, rac. Andr. iv. 5. Votre trouble à Malhan n'a l-ilpoint trop parlé?iD. il(/io!. m, 8. Astarté est femme ; elle laisse parler ses regards avec d'autanl plus d'imprudence qu'elle ne se croit pas encore coupable, volt. Zadig, 8. Vous voyez quel effroi me trouble et me confond; Il parle dans mes yeux, il est peint sur mon front, id. Alx. i, 6. Après avoir entendu, avec quelque peine, un langage qui parle plas aux oreilles qu'aux yeux, nous en sentirons mieux les avantages d'un langage qui parle plus aux yeux qu'aux oreilles, conuil. I.ang. cale, ii, ta. Il 18* Fig. Il se dit des choses inanimées qui ont ou qui semblent avoir une sorte de langage. La peinture parle aux yeux. Son visage parle. Dans les murs, hors des murs, tout parle de sa gloire, corn. Hor.

V, i. Car tout parle dans l'univers; Il n'est rien qui n'ait son langage, la font. Fabl. xi, Épilngue. Toutes choses parlent de Dieu à ceux qui le con- Daissent, PASc. UU. ("avril t64H. Vous médites que je suis en peine de votre maigreur : je vous l'a-

voue; c'est qu'elle parle et dit votre mauvaise santé, sSv. 'i juill. 1677. Vous dites quelquefois que votre estomac vous parle; vous voyez que votre tête vous parle aussi : on ne peut pas vous dire plus nettement que vous la cassez, que vous la mettez en

pièces ID. ^" avr. (689. Le cœur d'une grande

reine, autrefois élevée par une si longue suite de prospérités, et puis plongée tout à coup dans un abîme d'amertume, parlera assez haut, boss. Reine d'Anglel. Hélas I jusqu'au silence même Tout me parle de ce que j'aime, quin. Àmad. ii, â. Venez, fuyez l'aspect de ce climat sauvage Qui ne parle à vos yeux que d'un triste esclavage, bac. Mithr. i, 3. Leurs postures suppliantes parlaient pour eux, FÊN. Tél. XIV. Ces deux grands yeux qui ne savent que voir. Auront d'abord une beauté nouvelle : Ils regardaient, Pbilis : ils parleront, st-lamb. l'ièc. fug. Épilre A.... || Les murailles parlent, c'està-dire il se trouve souvent des témoins des choses même les plus cachées. || Il se dit de même des choses morales. On n'aime point à voir ceux à qui l'on doit tant ;. Tout ce qu'il a fait parle au moment qu'il m'approche ; Et sa seule présence est un secret reproche, corn. JVic. ii, t. De vos hauts faiis pour vous laissez parler l'éclat, IP. Fulch. i, 5. Laissons, laissons parler mon chagrin et le vôtre, mol. Psyché, I, 4 . Et, quand la gloire parle, il n'écoute plus rien, rac Alex, i, 2. L'honneur parle, il suffit ; ce sont là nos oracles, id. Iphig. i, 2. Est-ce donc votre cœur qui vient de nous parler? id. ib. i, 3. C'est la nature qui parle, qui se fait sentir, fén. Tél. xxiv. Elle laisse parler son cœur, elle s'abandonne à toute sa tendresse, mass. Carême, Prière, i . Quand l'amour veut parler, la raison doit se taire, bkonabd, le Joueur, i, 2. Quand l'amour parle, il est le maître, et il parlera, uabivaux, Fauss. confid I, 2. Et tu n'y peux rester sans renier ton père, Ton honneur qui te parle et ton Dieu qui t'éclaire, volt. Zaire, li, s. L'humanité vous parle ainsi que votre père, m. Alx. i, t. La mort de l'un et de l'autre a fai( taire l'amitié et la haine, et ne laisse plus parler que la justice, d'alemb. Elog. Crébillon. Un repentir tardif vous parle et vous éclaire, m. i. chén. Charles IX, v, 3. |[ Cela parle de soi, cela parle tout seul, ou, la chose parle d'elle-même, c'est-à-dire cela se comprend sans qu'il soit besoin de l'expli'iuer. Allez, indigne époux, le fait parle de soi, mul. A mph. Il, 2. Cela parle tout seul : voici la suite, sêv. 591. Si les paroles nous manquent , si les expressions ne répondent pas à un sujet si vaste et si relevé, les choses parleront assez d'elles-mêmes, BOSs. Reine dAnglet. Rosine : C'est par pure amitié tout ce que je fais. — Figaro: Cela parle de soi; tudieu! l'amour a bien une autre allure, beaumarch. Barb. de Sév. u, 2. Il La vérité parle par sa bouche, ce qu'il dit est rempli de vérité. L'indulgente vertu parle par votre kiuche, volt. Alx. i, 1. || 19* Expliquer sa pensée par écrit. Les auteurs qui ont parlé de ce sujet. De quoi vous parle-t-il dans sa lettre? Comme parie l'apôtre, fléch. Serm. i, 233. Il Parler dans un contrat, parler au contrai, déc'drer .'a volonté dans un contrat, intervenir au fontrat, s'obliger par le contrat. || 20* Il se dit de ce qui est exprimé dans un écrit. La loi est formelle là-dessus et parle très-clairement. L'ordonnance avec soi porte sa fin expresse; C'est à nous qu'elle parle, à nous qu'elle s'adresse, rotr. Aniig. 111, 5. Vous diriez, à entendre parler l'Écriture, que Jésus- Christ... boubdal. Myst. Circonc. 1. 1, p. 55. || 21 "On dit que les tuyaux d'un orgue parlent bien, pour exjirimer que le son est juste, clair et net. || On le dit aussi de quelques autres instruments Vous avez bracon le joueur de flûte.... c'en une chose infinie que le nombre des instruments qu'il fait parler, la bruy. m. || Voilà une note qui ne parle pas, se dit d'une touche de piano qui est muette. Il 22° Terme de vénerie. Aboyer. Le limier ne parle pas. Il Parler aux chiens, allonger les mots, et, pour ainsi dire, les chanter, afin d'exciter les chiens à la chasse. i| 23°Termede jeux. Dire ce que l'on veut faire sur le coup qui se joue, ou, au piquet, dire ce qu'on veut compter. C'est à vous à parler. || 24" Faire parler quelqu'un-, tirer de lui ce qu'il sait. Ils tâchaient de me faire parler, fén. Tél. m. || Fig. Il [un auteur né copiste] doit éviter eomme un écueil de vouloirimiterceux.... (|uelecœur fait parler,àqui il inspire les termes et les figures, la bmut. i. IJPar forme de menace. Ne me faites pas parler, craignez que je ne dise des choses qui ne seraient pas à votre avantage, jj Faire parler, mettre un langage dans la bouche de. Ne faites |)oint parler vos acteurs au ha.^aid, Un vieillard en jeune homme, un jeune homme en vieillard, boil. Art p. m. Cet autre.

abject en son langage , Fait parler les bergers comme on parle au village, id. «6. 11. || Fig. Faire parler quelqu'un, lui prêter des paroles, des discours. Pourquoi faut-il au moins que, pour me consoler. L'ingrat ne parle pas comme on le fait parler? bac. Bajaz. 1, :i. Non, ce n'est pas lui qui parle ainsi ; c'est ainsi qu'on le lait parler, diderot, Claude et Nér. 11, »i. |1 On m'a fait parler, on m'a prêté des discours que je n'ai pas tenus. || Fig. Faire parler, se dit des choses inanimées auxquelles on prête un langage. Savoir faire parler et son front et ses yeux, kotr. Yencesl. i, < . Elle aura devant lui fait parler ses douleurs, rac. Bajax. m, 3. Je devrais faire ici parler la vérité, id. Phèdre, iv, a. Quoique Thomas Corneille eût pris son frère pour modèle, on voit que, malgré lui, il ne pouvait s'empêcher de chercher à suivre Racine quand il s'agissait de faire parler les passions, volt. Comm. Corn. Rem. Ariane, iv, 3. || Faire parler à quelqu'un, procurer un entretien avec quelqu'un. Je lui conseille comme la vitille femme, de prier Sa Majesté de la faire parlera M. Colbert, sÉv. 3H. il Faire parler, être cause de bruits qui se répandent. Assez de sots sans moi feront parler la ville, BoiL. Sat. vin II Faire parler de soi, se faire une réputation bonne ou mauvaise. Et comme elle recommençait à faire parler d'elle.... oui patin, Nouv. lett. t. I, p. 33t, dans pougens. Et, de la maison de la Prudoterie, il y a plus de trois cents ans qu'on n'a pas remarqué qu'il y ait eu une femme. Dieu merci, qui ait fait parler d'elle, mol. G Dand. 1, 4. Il Cet homme n'a point fait parler de lui, il n'a rien fait qui lui ait donné de la réputation. || Cette femme n'a jamais fait parler d'elle, elle a toujours eu une conduite régulière, elle n'a jamais donné prise à la médisance. || 25° F. a. Dire, prononcer. Je vous demande, ce que je parle avec vous, ce que je vous dis à cette heure, qu'est-ce que c'est? mol. Bourg, genl. m, 3. Si un animal.... parlait par esprit ce qu'il parle par instinct, pour la chasse et pour avei^ tir ses camarades que la proie est trouvée ou perdue, PASC. Pens. XXV, <t, éd. havet. jj Prononcer comme on parle. Je rirais d'un homme qui voudrait sérieusement [larler mon ton de voix, ou me ressembler de visage, la bhuï. i. X l'égard des acteuis, j'oserais presque dire que la pièce [les GuèbresJ n'en a a pas besoin ; c'est une tragédie qu'il faut plutôt parler que déclamer, volt. Lett. d'Argental, 18 nov. 1768. lis- S'exprimeren une langue. 11 parle français et italien. U parle l'allemand. Il parle plusieurs langues. Je me plais à répéter ces paroles [de dévotion, chez la princesse Anne].... et je voudrais ne parler plus que ce langage, BOss. Anne de Goni. L'évêque de Meaux a créé une langue que lui seul a parlée, cha- TEAUBR. Génie, iil.iv, 4. || Fig. Parler un langage, s'exprimer d'une certaine façon. Je sais qu'un empereur doit parler ce langage, corn. Tite et Bér. v, t. On l'entend, mes pères, ce langage de votre école ; et c'est une chose étonnante que vous ayez le front de le parler si haut, pasc. Prov. xiii. Chaque passion parle un différent tangage, boil. Art p. m. Il vous est utile qu'un homme sans intérêt et sans conséquence vous parle en secret un langage dur, pïn. Tél. XII. J'ai compris... comment sa plume devait mieux que sa langue parler le langage des passions, j. }. Rouss. 2* dial. Il Parler français, voy. français, n* 3. Il Parler chrétien, parler clairement, sans ambiguïté. Par ma foi.... il faut parler chrétien, si vous voulez que je vous entende , mol. Préc. 7. Il Fig. Parler grec, bas-breton, haut-allemand, s'exprimer d'une façon inintelligible, || Parler gascon, parler normand, parler français avec un accent gascon, normand. || Familièrement. Parlei pbébus, s'exprimer avec emphase, en tenues ampoulés. Il 27° S'entretenir de. Parler géométrie, musique, peinture. Pai'ler affaires. Ore [tantôt] ils parlaient soldat, et ore citoyen, régnibr, Sat. xi. Kt sans parler curé, doyen, chantreou Sorboniie.... lu. ib. XV. Mui, j'irais me charger d'une spirituelle. Qui ne parlerait rien que cercle «t que ruelle, mol. Éc.des f.l,i. Parler affaires, c'est en faire son unique objet; au lieu que parler d'affaires n'exclut pas tout autre objet dont on voudrait parler par occasion, coNiuLL. Cramm. I, <». Je parlerai belles-lettres une autre fois; je ne parle aujourd'hui que tristesse et tendresse, volt. Lett. d'Argental,t t uct. 1 77i . À parler sentiment son mérite consiste, desmahis, l'imperti' nent,ic. 2. J'osais vous parler bataille, Etcliantcrnos tiers 3oldi*:s, béhang. Plus de pol. || Parler chicane, s'exprimer en ternies de procès, parler de procès. Il Parler raison, parler raisonnablement, sagement. Il Parler raison, signifie aussi quelquefois se mettre à la raison. Voilà parler raison. || Parler Voiture,

PAR

parler comme Voiture, HicHELti. Kt voili qu'on la clia^^jt' avec un grand fracas, X cause qu'elle manque t parler Vaugelas, mol. Femm. tat. ii. 7. || Avoir tans ces^e à la bouche. Il faut laisser Aronce parler proverbe, la bbot. v. |{ 28" Au passif et impersonnellement. Vous voulez que j'en écrive dans la même lilicrté qu'il en fut parlé, balz. Entretien )8. Dans les Iraités il n'est point parlé d'eux, cohh. Hédée, 1, n. I) 11 en-est fortparlédanslemonde, sedit d'une chose qui fait l'objet de l'entretien public. Il II en sera parlé, cela fera du bruit, de l'éclat dans le monde. || Il en sera parlé à jamais, la postérité en conservera le souvenir. || 29° Se parler, ». réft. Elro parlé. La langue française se parle au Canada. Il Impersonnellement. Il se parle de, on parle de. Kn vérité, est-ce là une question entre les chrétiens [de parler de Jésus-Christ, homme], et peut on parmi euï chercher un étal où il ne se parle pas de Jésus-Christ ? boss. États d'oraison, 11, s. Les histoires seront abolies avec les empires, et il ne se parlera plus de tous ces faits éclatants dont elles sont pleines, m. Louis de Bourbon. Il ue se parlait que de liberté dans ces assemblées, lo, UiS(. ni, 7. Il 30° Généralement parlant, loc. adv. A prendre la cho.se en général. Toutes les choses, généralement parlant, qui sont comprises dans l'objet de la géométrie spéculative, desc Médit, vi, 9. Il Humainement parlant, en pailanl comme un homme. 11 semble, humainement parlant, que ce soit le climat qui a prescrit des bornes à la religion chrétienne, montesq. Esp. xxiv, 26.1181" Sans parler de, indépendamment de. || Proverbes. Il parle latin devant lescordeliers, il parle d'une jhose à un homme qui la sait fort bien. || Quand les ânes par- -^ leront latin, se dit pour indiquer un temps fort éloi;;né. || Il est aisé d« parler, mais il est malaisé de faire. || Trop f;r:ater cuit, trop parler nuit. || De l'abondance du cœur la bouche parle, nous parlons surtout de ce qui nous touche le plus. |{ Qui parle du loup le tient par la queue, quand on parle du loup on en voit la queue, se dit quand quelqu'un Arrive dans une compagnie où l'on parlait de lui. ||ll y a un temps de parler et cm temps de se taire.

— RF..M. 1. Parler mal et mal parler sont deux expressions difTérèntes : parler mal, c'est manquer aux principes de la grammaire ; mal parler, c'est dire des paroles olfensantes, médire. Mais les écrivains n'ont pas observé scrupuleusement cette distinction. D'ailleurs il faut remarquer (ju'aux temps simples mat se met toujours après le verbe : Cet homme parle mal, il s'exprime incorrectement; il parle mal de vous, il en dit du mal. || 2. Trouver à qui parler, signifie que nous trouvons des gens qui nous répondent, qui nous rabattent le caquet. Trouver avec qui parler signifie que l'on trouve des gens avec qui l'on peut s'entretenir.

— HIST. XI* s. Blancandrins a tout premereins

rrlet, Ch. de Roi. ix. Sa coustume est qu'il parolet li-isir, ib. x. [Il] Ne laissera, ce dist, qu'il n'i parolt, ib. ICI. Bien sait parler et dreite raison rendre, ih. cclxxv. || m* s. Quant je recort la simple courtoisie U les doux mos dont seuil à moi parler (dont elle a coutume de me parler], Couci, xxji. [Je] N'en oi [entends] nului parler qui moult de bien n'en die, .Vax. tii. !| xiu' s. Assés ' ut parié d'une chose et d'autre, villeh. lxi. Et maistres Fouquus meismes i ala pour parler des crois [de la croisade], m. xxviti. Emprèssecroisa Henris d'Anjo... et pluseur preudomme dont li livres ne parole mie, ID. VI. Et s'uns sages d'amors parole k une damoisele foie, la Rose, 7767. Aussi est-il grans mestiers c'on paraut sagement à fere se [sa] presentacion, bbaum. lxiv, 4. Por ce, s'il ocnt dur [s'ils ont l'oreille dure], sont il toutes voies de bon entendement quant on parole haut, lo. LI, M.||xiv's. Aucun veut parler latin à l'aventure ou k l'exemple d'un autre, comme un oysel parle ne ne sccil ce qu'il dit, obbsme, Bth. tu. Il parle en similitude et en figure, ID. ib. 24, Ainsi nous lerons nous prisler et rc<louter, Kt devant nostre père porons plus liault parler, Hugues Capet, y. ^ M»». Il XV s. Et quand la dame l'eut oui parler une «I haute parole, fkoi s. i, i, u. Ainsi cbeminoient le» Anglojs, et ne trouvoient i qui parler, m. Il, », 71. Vous savez bien que j'esloye parlée de marier k tel ou i tel... qui ne demendoyent seullemenl que mon corps. Lu itjniet de mariage Et no» gens furent \h tous onlonnés pour donner la battiUe. mai> ne trouvèrent * qui parler, Bouciu n "Mil» )«BMMiy ti bien gardée. Dieu mercy! quonque. rjig,rdé« Ne tu pour chose que feissi U »eu»i»Weii «j, j, roulsisse |el j'aurai, bien - Java.» vottluj, Trouvé qui «w ^M à moy;

E. DESCfl. Poésies nus. (• bii. Et alors on parloit peu de guerre au pays de France, fors que chascun savoit bien qu'il n'y avoit ferme amour, penir, 1416. Et s'il s'en tient, le cueur au corps luy ront. Et s'il y va, les gens en parleront, al. chart. te Débat des deux forluries. C'est fait, il n'en fault plus parler. Mon cueur s'est de moy desparty. Pour tenir l'amoureux party; H m'a voulu abandonner, CH. 'l'oRL. CharM. 33. De ceulx qui sont soubz ma puissance. Parle i|ui parler en vouidra. Je n'en feiay qu'à ma plaisance, iD. Bail. 9i. Et à ceste cause fut raporté que le dit Oriole parloit mal et usoit (le menasses, j. de tb(.ïes, Chron. (478. Par trop parler et estre mu jmuei], L'on est souvent pour fol tenu, leiiohx de lincv, Prot. t. a, p. 367. Cil qui d'autruy voudra parler, regarde soy, il se taira, id. ib. p. 274. Or fault ungpeu parler comment le roy estoit allé en Bourboniioys.... comm. i, 2. Il faudroit que nous en parussions, ID. vin, 9. Il XVI' s. Il avoyt sept langues, et de toutes sept parloyt divers propos et languaiges divers, rab. Parti. V, 31. On temps que les bestes parloyent (il n'y ha pas troys jours), m. ii, H. Que si quelque hérétique veut disputer, qu'il viene en la faculté de théologie, et on parlera à lui des grosses dents, LANOUE, 101. Satan [larle de son propre quand il parle mensonge, calv. Insl. II3. C'estoit trop arrogammenl parlé, de se préférer à tous les autres, iD. ib. 221 , Que pouvoitil sortir de leurs bouches pollues et puériles, sinon choses folles et immondes, s'ils eussent parlé leurs paroles mesmes? iD.i'b. 922. Il estoit devenu fort riche, et ne se parloit que de lui autour du pays, desper. Contes, lv. U n'estoit possible <le fsyire parler [parlementer] par argent ne par menaces ceux qui gardoient la place, marg. Afouiï. xviii. Nous estions si peu, que nous ne pouvions supplir (sic) à tuer tout; carde prisonniers, il ne s'en parloit point en ce temps-là, MONTLUC, ilém. V. Fille qui escoute et chasleau qui parle sont de facile composition, ïvf.h, p. 568. Livius parlant de l'armée romaine, mont, i, 22. Us ne parlent jamais rien qu'élaboré et prémédité, ID. 1, 40. Il faut parler françois [sans feinte], id. i, 67. Depuis la mort de Craterus, il n'y eut capitaine de qui se parlast tant entre les soudards macédoniens comme de Eumenes, ahyot, Eum. 20. Il sçavoit for-huer et bien parler aux chiens, Faisoit bien la brisée, et.... rons. 2io. Lettre de mon amour véritable interprète. Qui parle sans parler les passions du cœur, id. 284. i peu parler bien besongner, coighave. 11 ne parle pas au roy qui veut, ID. Oui ne parle n'erre, id. Qui tient boutique doit parler à chascun, ro.

— ÊTVM. Bourg. pairôUai, po/at; picard, poroler, bavarder; Berry,poifr, palier; novm . paroler , parler avec affectation; wallon, pdW^, pairie; prov. et esp. parlar; port, palrar; ilal. puriarc; du baslatin paraholare, paroler, et, avec chute de l'o, parler (voy. parole).

2. PARLKR (par-lé j l'r ne se prononce et ne se lie jamais), *. m. || 1" L'infinitif do parler pris substantivement. Comme un homme insensé qui s'eml'orte iiu parler, réonieb, Élég. ii. Partageons le parler au moins, ou je m'en vais, mol. le Oép. il, 7. Le parler peu a toujours été Iriis-recommandable, MAHO. BUFFET, Observ. p. 97, (668. Le trop parler est l'une des grandes incommodités qui puissent troubler les douceurs de la société, id. tt. p. «8. li 2" Manière de parler. Ainsi, dans les dangers qui nous suivent en croupe. Le doux parler ne nuit de rien, la font. Fabl. m, 12. L'affectation dans le geste, dans le parler et dans les manières est souvent une suite de l'oisiveté, ou de l'indifférence, LA BRiiY. XI. Elle a le maintien moins libre cl le parler plus timide, depuis qu'elle n'entend plus le mot d'amanl sans rougir, J. J Rouss. Ëm. v. Le iloux parler nous plaît; et, toujours redouté, L'iionimc le plus bruyant est le moins écouté, drlille. Conter*, ui. Il Avoir son franc parler, s'être mis sur le pied de dire ce qu'on pense. Puisque les chosies sont ainsi, je préteiid.s moi aussi avoir mon fninc parler, et, à l'exception des choses et dos personnes auxquelles je dois respect, je dirai mon avis sur le reste, d'alkmb. Lett. à Voltaire, 27 fév. 1765. || 8° Pa lois ou accent particulier de province. Le parler picard. Les habitants de Langres oit de l'esprit, de l'éducation, de l<i gaieté, de la vivacité et le parler traînant, iuderot, Kém. t. m, p. I76, dans POUUENS. Il 4" Terme de palais. Parler sommaire, instruction faite sommairement < ievant un rapporteur. Il Proverbe. Beau parler n'écorche la langue, ou jamais beau parler n'écorche la l.ingue, c'est-à-dire il ne coûte riao de parler honnêtement, civilemeDi,

PAR

— HIST. III* S. Ses ieui, son vis [visage], qui de joie sautele. Son aler, son venir, Son b«iaV parler et son gent maintenir, Couci, xviii. || xiii* s. Biaus parler ha partout mestier (besoin) ; L'on n'a pas amis par tencier [en grondant], leroux DE LiNcï, Pruv. 1. u, p. 247. Fislcien (les médecins] me dient que la clarté m'empire [me rend plus malade]. Kl le parler aussi, Berle, lxxxviii. Icii venirs, icis alers, lois veilliers, icis parlers. Font ces amans sous lor drapiaus Durement ameigrir lor piaus, la Rose, 2558. || xiv* s. Si comme ceux qui en lour parler dient par inavertance aucune chose dont il ne se prenoient garde, oreshe, Eth. 62. Car bel parler souvent refraint un cœur félon, Guescl. 20903. Il XV* s. Plaisant parler gouverné par sagesse, cH. d'orl. Bal. ». Il lui convint souffrir, fust à bon gré ou autrement, les parlers du monde, mo.nstrel. i, cli. 24.

— KTYM. Parler i.

PARLEHIE (par-le-rie), s. f. Terme familier. Babil fatigant. De tous deux l'éloquence extrême, En ce siècle où l'on parle tant, Eût rendu leur nom éclatant En matière de parlerie, scarr. Vtrg. vui.

— HIST. xiii* s. Deus mots de ma parlerie. Pues, franc, mss. av. i3oo, L 11, p. 822, dans lacurne. Il xvi* s. Francisque Taverna , ambassadeur du duo de Milan, homme très fameux en science de parlerie, MONT. 1, 38. Ils ont voulu tirer gloire des caquets et de la parlerie, jusijues à y employer les lettres privées escriptesà leurs amis, id. 1, 287.

— ÉTYM. Parler; proy. parlaria ; espagn. parlert'o.

PARLECR, EDSE (par-leur, leû-z'), s. m. et f. Il 1* Celui, celle qui parle. Ne soyez k la cour, si vous voulez y plaire. Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère, la font. Fabl. vu, 7. La beauté et la délicatesse de son éloquence lui fil donner le nom de Théophraste, qui signifie divin parleur, rollin, hist. anc. t. xii, liv.xxvi, l" part. 11, B. Vous trouverez partout d'agréables parieuses, dkstoucbes, Homme sing. 1, 2. Ainsi nous plaît le parleur agréable; Son amabilité rend tout le monde aimable, delille, Convers. m. On ne peut pas dire de Tacite comme de Salluste, que ce n'est qu'un parleur de vertu, LA HAHPE, Couri de litl. t. v, p. 17. || Fig. Le songe est un tableau des passions humaines. Un confident peu sûr, un parleur pou discret, Qui des plus retenus évente le secret, rotb. Bélis. m, 4. Il Un grind parleur, un homme qui parle beaucoup, et aussi qui parle trop. Les Lavardin, qui sont grands parleurs, n'aiment pas ceux qui parlent autant qu'eux; et moi je suis un des grands parleura que je connaisse, scarron, Lett. (Euv. t. i, p. I86, dans pouGENS. Il [le diplomate] est vif et grand parleur, pour faire parler les autres, la bruy. x. \ un homme vain, indiscret, qui est grand parleur et mauvais plaisant.... il ne lui manque plus, pour être adoré de bien des femmes, i]ue de beaux traits et la taille belle, id. m. Il fut voir le matin Doris grande parleuse. Puis Mélite survint, autre insigne causeuse, boissy. Babillard, se. 2. || Un beau parleur, un homme qui s'énonce facilement, qui a à son service de belles phrases. Leur grand valet près d'eux était debout, Garçon bien fait, be.iu parleur et de mise. Et qui faisait les servantes trotter, LA FONT. Gageure. Un homme de qualité, l'un des plus beaux esprits et des 'plus beaux parleurs du siècle passé, rolun, Hist. ane. (Euv. t. 11, p. 167. Beau parleur, c'est-à-dire faiseur de longues phrases et content de lui si jamais docteur le fut, j. j. ROUSS. Conf. u. L'affectation de style, dans le langage et dans la conversation, est un vice assez ordinaire aux gens qu'on appelle beaux parleurs, d'a- LP.MB. Mél. lilt. (Euv. t. lu, p. i6'i, dans pouqb.ns. Il Un beau parleur, signifie aussi un homme qui parle de vertu, de beaux sentiments. Chevalier, prends garde à Dorsain, il te pervertira, je t'en avertis; c'est un beau parleur; cependant je t'assure qu'au fond de l'àme il ne vaut pas mieux que moi, GENLis, Thédt. d'éduc. les Faux amis, 1, 5. |{ 2' Celui, celle qui a l'habitude de parler beaucoup. C'est un parleur étrange, et qui trouve toujours L'art de ne vous rien dire avec de grands discours, mol. Mis. II, 6. Il 3° Au masc. Il le dit quelquefois pour orateur. Par écrit Le sénat demanda ce qu'avait dit cet homme, Pour servir de modèle aux parleurs i venir, la font. Fabl. xi, 7. Les détails où, s'il a fait voir du talent de parleur, il n'a jamais montré la moindre connaissance d'un homme il Ëtat, miiia- BKAi', Collection, t. m, p. 367. Iji" idj. Qui parle. Ses cris sont superflus. L'oiseau parleur esl déjà dans la barque. Pour dira mieux l'oiseau ne parlant plus... LA FONT. Fabl.x, 12. Ces grands buuimcs n'étaient goial parleurs, boss. Aouv. mgst. 17. Si

PAR

PAR

PAR

It société du chien, du cheTal ou de l'éléphant est plus iatéressante par le sentiment et par l'ulilité, la »ociété de l'oisaau parleur est quelquefois plus attachante par l'agrément, buff. Où. t. xi, p. <6i. Elle n'est point parleuse, et j'en rends grâce à Dieu, coLi.m d'harlkvillb, Optimisie, i, H.

— HIST. XV' s. X beau parleur closes oreille*, le- Roix RK UNCY, Prov. t. u, p. .!25. Le roy Charles estoit de sa personne moût bel prince et biau parleur à toutes personnes, et estoit piteux envers povres gens, ff.nin, mjs. || xvi' s. [La renommée] de sa bouche parleresse.. . bons. 449.

— ÊTYM. Parler; prov. parlaire, parlador; esp. parlador; poriug palrador ; ilal. parlatore. Dans le provençal , par?otre est le nominatif, et parlador, le régime. Entre-parleur s'est dit pour personnage d'une pièce (voy. boisbobert, Vraie Didon).

t PAIILIEK, 1ÈRE (par-lié, liè-r'), adj. Oui parle trop. Vos pièces seules ont du mouvement et de l'intérêt; et, ce qui vaut bien cela, de la philosophie, non pas de la philosophie froide et parlière, mais de la philosophie en action, d'alemb. Leit. à Yollaire, »i oct. I76(. Quoiiiue je ne fasse pas grand cas de toute cette philosophie parlière.... J. J. ROUSS. Hél. 1, 64.

— HIST. XIII' 9. X li [courtoisie] se tint uns che- Taliers, Acoinlables et biaus parliers. Oui sot bien faire honoras gens, ta Rose, I254. Mal parlieis, ib. ÎI07. Il XVI' s. Une philosophie ostenlatrice et parlière, mont, i, 287. Revenant à la vertu parlière, je ne treuve pas grand choix entre ne savoir dire que mal, ou ne savoir rien que bien dire, m. i, 290. Vojià pas un taire parlier et bien intelligible, ID. I, 25». Les sciences parlieres qui pii^eignuiU les langues, charron. Sagesse, p. 222, dans lacurne.

— ÉTYM. Parler; prov. parlier, parler; anc. cat. parler; espagn. parlera; portug. paroleiro; anc. ital. parlière.

PARLOIR (par-loir) , i. m. || 1° Lieu où l'on parle. Ces petits parlements [assemblés par Louis IX) n'étaient point regardés comme les anciens parlements de la nalion ; on les appelait parloirs du roi; c'étaient des conseils que le roi tenait, quand il voulait, pour juger des affaires où les baillis trouvaient trop de difficultés, volt, llisl. pari, ch. x. Il Parloir aux bourgeois, lieu de Paris où l'on traitait d'affaires municipales. || Se dit des lieux où les religieux s'assemblent pour parler. || 2° Salle d'entrée pour recevoir les étrangers. U y a des parloirs dans presque toutes les maisons anglaises. || 3° Dans une communauté religieuse, dans un collège, lieu où l'on parle aux personnes du dehors. Tous les parloirs sont fermés; tous les jours maigres sont observés.... mille petits relâchements .sont réformes; SKV. 30 sept. 1676. Vous ne pouvez trop faire travailler vos filles: il faut les occuper et les réjouir au dedans pour les éloigner des parloirs, qui font la honte et le scandale de tous les couvents, maintenon, un. à Mme delà Viefville, 17 oct. (706. Enfin, avant de paraître au parloir. On doit au moins doux coups d'oeil au miroir, gress , Ververt, i. Ici les murs ouverts en quelques endroits et seulement fermés par de» morceaux de fer croisés, assez près l'un de l'autre pour empêcher de sortir, laissent la liberté de voir et d'entretenir les gens du dehois : c'est ce qu'on appelle des parloirs, ghaff. I.cU. pt'rur. I9.

HIST. XII' s. Tant ala Constant demandant,

Oue par le congié au prior Parla à lui el parleor, Brut, ms. f to, dans lacdrnk. !I xiii' s. l'ut regardé par le tesmoignage de bones gens ou [au] parlouerau-Borjois ... que li lalemelier de Paris esioient quite de la faucecoustume ilu blé, Liv. des met. 35o.

— KTYM. Parler, et la terminaison substantive oir, qui indique tantôt le lieu, Uiitôt l'instrument; wallon, palnir; prov. parlador; ital. parlatorio,

t PARLOTE !par-lo-t'), t. f. Terme de dénigrement. Lieu où l'on prononce des discours repré.sentés comme de peu d'importance, comme ilos bavardages. |l 11 se dit aussi, au palais, dei eiercices des jeunes avocats entre eux.

ETYM. Parler.

t PARMAIN (par-min), i. m. Terme de maçon. Sorte de pierre tendre dont le grain est Irès-fin.

t PARME (par-m'), i. f. Doucher circulaire de trois pieds de diamètre, employé par les lélilcs, chez les (tomains (lat. parma; grec, itào'iri).

t PAK.MfiLIK (par-me-lie),». /^. Genre de lichens.

t PAR.MfiMK. par mé-nie), I. f. Ellébore lètide.

t PAIl.MKNTIÈRK (par-mari-tj* r'), ». f. Nom qui fut donné à la pomme de terre en l'honneur de son introducteur (Parmenlier).

PARME.SAN{par-me-z«n),«.m. Espé.:e de fromage.

— *TïM. Fabriqué aux euviront de Uyli, el

nommé parmesatt, parce que la duchesse de Parme, épouse de Ferdinand, petit-fils de Louis XV, le fit connaître à Paris.

t PARMESANE (par-me-za-n"), l. f. Espèce d'anémone.

1. PARMI (par-mi), prép. \\ 1° Par le milieu de, au milieu de, au sein de (ce qui est le sens étymologique), avec le régime au singulier. Que de pointes de feu se perdent parmi l'air ! corn. Uél. iv, 6. Parmi ce grand amour que j'avais pour Sévère, J'attendais un époux de la main de mon père, iD. Poly. 1, 3. Sultan léopard autrefois Eut, ce dit-on, par mainte aubaine, Force boeufs dans ses prés, force cerfs dans ses bois, Force moutons parmi la plaine, LA FONT. Fabl. XI, 1 . Vous devez vous remplir de ce personnage, marquer cet air pédant qui se conserve parmi le commerce du monde, mol. /impromptu, I. [Chez la Dauphine] parmi celle envie de dire toujours tout ce qui peut plaire, il y a bien de l'e-prit et de la dignité, sÉv. as févr. i«80. D'où lui venait parmi une telle agitation une si grande tranquillité ?B0ss. Panég. de Si Georges, il. Mme de Mainlenon eut, parmi son trouble, l'esprit assez, présent pour trouver à leur donner le change, ST-siM. 271, 156. Assicds-toi parmi l'herbe fleurie, A. CHÉN. la Liberté. \\ i' U se dit au même sens avec un nom collectif. Mais ce livre [des destins] qu'Homère el les siens ont chanté. Qu'est-ce, que le hasard parmi l'anliiiuité. Et parmi nous la Providence? la FONT. fabl. u, 4 3. Et jamais il ne parut si sot, parmi une demi-douzaine de gens i qui elle avait fait fête de lui, mol. Critique, 2. Il faut parmi le monde une vertu Irailable, id. Mis. i, i. Il court parmi le monde un livie abominable, id. ib. v, l. Elle [la princesse de Tarente] est bonne el tr^saimable parmi tout cela, sÉv. 4 oct. ifis*. Vous en verrez qui, pleins des sentiments de la plus haute piété, ne respirant que Dieu el sa gloire, sages dans leur conduite et sévères dans leurs maximes, sont incapables, parmi tout cela, de recevoir un avertissement, BOURHAL. 5<;rm. pour le 4- dim. après Parques, t . Parmi le peuple où les grandes passions ne parlent que par intervalles, les sentiments de la nature se font plus souvent entendre, J. J. «ùuss. Confess. iv. Parmi la foule innombrable de ceux qui ont été loués, où trouveron.s-nous des hommes comme Sociale, el des panégyristes comme Platon ? THOMAS, Éloges, ch. ». || Parmi nous, dans notre pays. Hé quoi! vous de nos rois et la femme et la mère , Êtes-vous parmi nous à ce point étrangère? RAC. Alhal. II, 4. Ce qui [laisser lever le bâton sur soi] parmi nous déshonore un soldat, fut admiré dans Ihémislocle, marmontel, Œuv. t. x, p. 455. Il 3° Enlfe, au milieu de, avec le régime au pluriel. Quelle est ton occupation parmi ces arbres? MOL. t'est, m, ». 11 serait à désirer que ces horribles maximes ne fussent jamais sorliesde l'enfer; et que le diable, qui en est le premier auteur, n'eût jamais liouvé des hommes assez dévoués à ses ordres pour les publier parmi les i hrétiens, PASC. Provtnc. xiv. Uuels charmes, quel agrément el quelle douceur trouvent ces esprits bienheureux [les anges] à .se mêler parmi nus faiblesses, et <à prendre part dans nos prières? Boss. Sermons, Anges gardiens, t. Parmi toutes les républiques dont la Grèce était composée, Athènes et Lacédénioné étaient sans comparaison les principales, id. llist. m, 6. Oue peul-on voir de plus noble i|ue l'horreur qu'lN [les Perses] avaient pour le mensonge, qui passa toujours parmi eux pour un vice honteux el bas, m. ib. ... Parmi les douceurs d'un tranquille silence, boil. Lutr. i. Les a-t-on vus 11, archer parmi vos ennemisT bac. Ksth. m, 4. Né parmi des rochers au pied du Cilhéron, volt. Œdipe, 1, t. Et Leeouvreur [célèbre tragédienne] à Londre aurait ou des tombeaux Parmi les beaux esprits, les rois et les hé os, id. Poémts, La mort de Mlle Ucouvretir. Parmi les trait», les chars et les rênes pendantes. Les vases renversés ei les vins répandus, Les soldats au hasard sommeillaient étendus, uklille, En. IX. Il Parmi les chemins, en clieminant, pendant le trajet, lin tré.wr supposé Oonl parmi les chemins on m'a désabusé, mol. lÉt. ii,5. jl 4" De parmi, préposition composée signiflanl du milieu de. Un nom obscur el à peine échappé de parmi le peuple, MAÏS. Panég. St-t'r'ançoii de P'iule.\\6° Adv. Dans le nombre, au milieu. Vos moulons sont cliétifs ; il y en a pourtant d'assez bons parmi. Ces deux emplois sont beaux ; mais je voudrai» parmi Quelque doux et discret ami, la pont. Fabl. viii, <o. Il vint une grande «s-temblée de recteurs [curés], pour assister à la cérémonie de notre chapelle; H. du Ple-siséUit parmi, stv. 237.

— RKM. i. Quoique parmi demande soiiveiil un pluriel, on ne peut pas dire : parmi deus hommes, parmi trois hommes. U faut que le nombre soit indéfini, ou du moins qu'il présente l'idée d'une multitude dont les individus ne peuvent pas se présenter en même temps individuellemeni à l'esprit : Parmi cent personnes , vous n'en trouverez pas une qui.... LAVEAUX. ||2. Mais parmi ce plaiàr quel chagrin me dévore? rac. Hrit. ii, 6. Parmi se met devant un pluriel ou devant un mot collectif, qui renferme équivalemraeni plusieurs choses parliculitres, d'olivet, Rem. Racine, $ as. Voltaire, à la suite de d'Olivet, a blâmé cet emploi de parmi dans Corneille : Parmi ce grand amou, que j'avais pour Sévère, Poly. i, 3 Ou peut condamner une locution pour deux raisons : d'aboid pour l'usage; mais l'usage et les meilleures autorités sont en faveur de parmi en cet emploi ; pu.l pour le sens propre du mot; mais le sons propre est justement celui que d'Olivet tt Voliaiie ont rejeté. Les deux critiques se sont ilonc tn'mpés. Ij 3. Puisqu'un droit d'aînesse incertain parmi nous : il veut dire entre iioxts deux; mais parmi ne peut jamais être employé pour entre marqua^ alternative, volt. Comm. Corn. Rem. Ilodog. m, 4. Cela est juste. Parmi nous veut dire entre nous, dans noire pays.

— HIST. XI' s. Parmi celle ost [ils] font mil grailes sonner, Ch. de Roi. un. Garde [il regarde] sur destre parmi un val herbu, i6. lxxviii. || xii's. Permi Espaigne, flonc. p. 20. Amont parmi le lUn li orages [le temps, le vent] les guie, Sax. vu. Ilxiii' s. Il fu férus parmi l'ueil, et fu mors à la mellée, villeh. l. Parmi Borgoigne et parmi les mons de Montgeu et par Moncenis el par l.ombardie se commencierent à assembler en Venise, m. XXX. Parmi le cor [il] lui feit le froit acier pas.ser, Berte, m. Ainsi [ils] s'en vont ensemble parmi le bois ramé, ib. cxxv. Le cheval corul atachier À un arbre parmi le frain, Ren. (9J65. Hichece tint parmi la main Ung valet de granl biauté plain, la Rose, UI5. Et le conte de Champaingne vendi au roy, parmi [pour] les xl mille livres, les fiez ci après nommés, JoiNv. 204. L'omme lay [le laïque], quant il ot mesdire de la loy creslienne, ne doit pas deffendre la loy creslienne, ne mais [si ce n'est] de l'espée, de quoy il doit donner parmi le ventre dedens, tant comme elle y peut entrer, id. 198. Cil venge mal son dueil qui parmi l'a doblé, kauchet, l/ingue et poésie franc, p. m, dans LACUR^E. Que, quant la mer sèche sera Et s'en ira à piè parmi, Mss. de poésies franc, av. 1300, t. iv, p. 14 4", dans LACtiRNK. Il xiV S. Les ouvrière [de la monnaie] doivent prendre à parmi et rendre à paruii .^ la balance sans nul avantage, Ordonn. 27 sepl. i327. Li monoier prendront à poids el rendront à poids tout ."i parmi à la balance, ib. || xv s. On ne la pouvoit passer [une rivière] que parmi un petit pont si ostroil

que.... FROlss. 1, I, (33 bien lui senililnil que,

si il avoil le chaslel, il seroit sire de la ville, parmi ce qu'il estoit assez fort de gens, m i, i, 3'^7. Ft dura [le siège] parmi cet estai jusquesà l.i St-Hemy..., ID. I, I, 257. S'en revient parmy [avec] l'espée traicte, et luy donne tel coup... Lcncelat du lac, t. u, I* 2t, dans lacurne. Le sauf cunduil lut accordé, parmy payant les tributs accou -lûmes, o. de LA MARCHE, Hem. p. 43, dans lacuhne. El mesmemenl selon science Se doit purgior la conscience Des vices parmi les vertus, r. desch. Poésies, mst. f" S42. Ung escu pour pipe devin qui passoit parmy ses limites, comm. m, H . || xvi' s. Mais si pour elle encores je chemine, Parmy les pieds je puisse estre pendu.... marot, ii, 237. Quelque personnage que l'homme entreprenne, il joue tousjours le sien parmy, mont, i, «n Parmy les festes el la joie ayons,... ID. I, 76, Kt se meslants parmy la miilliluile, ID. I, 255 Nay el iiourry aux champs el parmy le labourage, id. m, 6».

— ÊTYM, Par, ettni, le milieu (voy. mi i) : par le milieu.

t 2, PAK.UI (par-mi), ». m. Terme de pCclie. Filin éloiige entre les deux ralingues d'une ■^eine pour la renforcer.

PARNASSE (par-na-»'), I. m. || 1" Montagne do la Phocide consacrée à Apollon et aux Muses. || 2' Fig. Le Parn-isse, la poésie. Mais je ne me crois pas si chéri du Parna.sse, Que de savoir cncor toutes ces fictions, LA FONT. Fabl. il, l . Lui-même il s'applaudit, et d'un esprit tranquille Prend le pas au Parna.sse au-dessus de Virgile, iioiL, SaMv. Phébus a-t-il p(>ui vous aplani le Parnasse? id. ib. ix. || Le Parnasse français, la poésie française. || Les iiourri.ssous au Parnasse, les poètes, || Monter sur le Parnasie, c'a-

PAR

donner t la poésie. || Monter sur le sommet du Parcasse, faire de grand» efforts poétiques. Non, nen, sur ce sujet pour rimer avec grâce, Il ne faut point monter au sommet du Parnasse, boil. Sat. i || 8' Se dit quelquefois d'un recueil de vers. Parnasse français. ;; Il se dit aussi d'un dictionnaire poélir|ue, i l'usage des collèges, appelé d'ordinaire Gradus ad Pamassum, ou. simplement, Gralus.

— ETYM. I.at. Pamassus, du grec Tlapvaoô;.

t PARNASSIPES (par-na-si-d') , s. f. pi. Nom donné aui Muses, à C4use du mont Parnasse qu'elles habitaient. *

t PARN.tSSIE /•par-na-sie) , i. f. Genre de la fajiille des droséracees, formé par, une plante herbacée croissant surtout dans les lieux humides.

— ÉTYM. Parnasse, sur lequel, d'apris Dioscoride, on a supposé que croît cette plante.

t PARNASSIEN (par-na-siin), s. m. \\ i' Terme de plaisanterie. Un poète. Il donnerait, répondit le parnassien, secouant l'oreille, plutôt cent pistolesà une fille de joie qu'un teslon à un poète, Aec. de pièces com. dans le rol-x, Met. cnm. || S' Terme de zoologie. Genre de lépidoptères diurnes, dit aussi Apollon.

PAROMK (pa-ro-die), s. f. || 1' Ouvrage, en prose ou en vers, oii l'on tourne en raillerie d'autres ouvrages, en se servant de leurs expressions et de leurs idées dans un sens ridicule ou malin. La parodie est la fille de la rhapsodie [c'est-à-dire elle commença chez les Grecs à propos des rhapsodies d'Homère], scaligeb, dans richp.let. On trouve dans les dernières éditions des œuvres de Boileau une parodie ingénieuse de quelques scènes du Cid; on peut voir aussi, dans les poésies de Mme DcshouliJre«, une parodie d'une scène de la même tragédie, ni'MABS. Trop, m, to. La parodie nous tourne en ridicule; un Fréron nous déchire; voilà tout le fruit d'un travail qui abrège la vie, volt. Utt d ArgentcU, a« fév. 1766. Il [.Marivaux] regardait avec raison les parodies comme propres à décourager les talents naissants, à contrisler les talents reconnus, et à jeter sur le genre noble une espèce d'avilissement, toujours dangereux chez une nation frivole, qui pardonne, oublie et sacrilie tout, pourvu qu'on l'amuse, d'alembebt, Élo(]es, Marivaux. || Kig. Là [dans la révolution anglaise] le drame de la liberlé, ici [dans la Fronde] sa parodie, chateaubr. Les quatre Stuarts, Uenrtelle-Marie. || 2" Particuliàre- !inent. Pièce de théâtre il'un genre burlesque, oii l'on travestit une pièce d'un genre noble. Dominique et Legrand ont fait dans leur Agnès de Chaillot une spirituelle parodie de Vlnès de Castro de Lamotte-Houdard. Il 3" Fig. Peinture fausse, exagérée, travestissement moqueur. Tout est [à Paris] colifichet, pompon et parodie: Le monde, comme il est, me plaît à la folie, gresset, Méchant, ii, 7 . Il i" Couplet, strophe lyrique composée tout exprès t>ourêtre chantée sur un air, sur une mélodie faite \ l'avance. Louis XIV faisait sur-le-champ de petites parodies sur les airs qui étaient en vogue, volt. Louis IIV, 28. Dans une musique bien faite, le chant est fait sur les paroles; et, dans la parodie, les paroles sont faites sur le chant, j. j. rouss. Dict. de mus. Parodie. || S'est dit, au xvin* siècle, de tous les vaudevilles faits sur les airs d'opéra de Lulli et de Rameau. || 6° On a enfin donné le nom de parodie à des pièces qui, n'ayant plus aucune ressemblance avec l'original, l'analysent ou le résument en ridicule. Désaugiers a composé une amusante parodie de l'opéra de la Vestale de Spontini.

— ETYM. napi|>{ia, de napà, à côté, et (jjjr,, chant (voy. ode).

PARODIÉ, RE (pa-ro-di-é, ée), port. pasî(!da parodier. Une scène du Cid parodiée par Furetière. Je ne prétends pas qu'il ne puisse y avoir de l'invention et du sel dans le choix îles circonstances qu'on substitue à celles de l'ouvrage parodié, la- MOTTR, Dise, à l'occasion de la Irag. d'Inès, p. 6«8. PARODIER (pa-ro-di-é), je parodiais, nous parodiions, vous parodiiez ; que je parodie, que nous parodiions, que vous parodiiez, v. a. \\ 1" Faire une parodit. Parodier une tragédie, un air. Le grand succès de ce petit ouvrage [les Précieuses ridicules] lui attira des criti(|ues que l'Étourdi et le Dépit amoureux n'avaient p.is essuyées; un certam Antoine Bodeau Ht les VériUbles précieuses; on parodia la Biëc» de Molière, volt. Vit de MolUre. \\ »' Contreuire les manière», le langage de quelqu'un. il* Term» de musique. Ajuster à un air de chant no"""** parole». || 4' Se parodier, t. r<!n. Rire parodié. Ou acène» se parodient lrè»-facileraent. « T..'*'''* """* •• P*"x»'«r. r*»00i««, Uu. t. ui, - mm. panait.

PAR

t t. PARODIQCE (pa-ro-di-k"), adj. Qui appartient à la parodie.

— ÊTVM. Parodie.

f 2. PARODIQUE (pa-ro-di-k'), od/. Ancien terme de mathénialiquo. Degrés parodiques, nom que quel(|ues auteurs donnaient aux différents termes d'une équation ordonnée.

— ÊTV.M. rioipà, à côté, suivant, et 4805, la route.

PARODISTE (pa-ro-di-sf), s. m. Auteur de parodies. Ou des auteurs sans nom grossir la foule obscure.... Le parodiste oisif et les forains t'attendent, pihon, Métrom. in, 7. Nicocharis, poète parodiste, auteur de la Déliade, iv siècle avant Jésus- Christ, BABTiiÉL. Anach. t. vu, tabl. 5. Les gens de lettres, qui avaient reçu avec une sorte d'indignation la pai\)die d'Homère, ne virent celle de Fénelon qu'avec un dédain bien plus mortifiant pour le parodiste, u'alemb. Éloi/es, Harivaux. || Fig. D'une terrible époque imprudents parodistes. Encombrez tes cachots... Barthélémy, dans le Dict. d«D0CHEZ.

— ETVM. Parodier.

t P.XRODONTIS (pa-ro-don-tis'), s. f. Terme de chirurgie. Tubercule douloureux siégeant aux gencives.

— ETYM. riapà, à côté, et o5où;, 45ovto;, dent. PAROI (pa-roi), s. f. \\ 1" Svnonyme, qui vieillit,

de muraille. S'appuyer contre la paroi. Elles [des feuilles] se sont éloignées de la fenêtre, pour s'approcher de la paroi qui lui était opposée, bonnet, Us. feuill. plant. 5* mém. || Fig. Celte attache est la paroi mitoyenne entre tous les cœurs, boss. Serm. Charité frat. i . || Fausses parois, mur qui enveloppe les parois d'un haut fourneau. || 2" En particulier, cloison de maçonnerie Les parois de cette chambre sont humides || Terme de maçonnerie. Synonyme de parement. Il [du nitre] est semblable à celui que l'on recueille sur les parois des vieux murs en les balayant légèrement avec un houssoir, mwf. Min. t. m, p. 432. Comme la giroflée [pend] aux parois des vieux murs, Lamartine, Jocelyn, 6" époque. Il 3° Côtés intérieurs d'un vase, d'un tube, etc. Les parois d'un tuyau. || Terme d'hydraulique. Orifice percé en mince paroi, percé dans un vase dont les pan is sont minces. La forme la plus avantageuse pour avoir la plus grande quantité d'eau dans un temps donné par un orifice déterminé, est celle que prend la veine fluide, à la sortie d'un orifice percé dans une mince paroi, brisson. Traité de physique, t. i,p. soa. ||4° Parextension. Une paroi de rochers, rochers dressés comme une sorte de muraille. Il y a dans ces montagnes plusieurs précipices et do larges ouvertures dont les parois sont noires et briilées , comme dans le précipice du mont Ararat en Arménie, qu'on appelle l'abîme, BUFP. Hist. nat. Preuv. théor. terr. (Euv. t. II, p. 305. Il 5" Terme d'anatomie. Couche plus ou moins épaisse, plus ou moins composée, qui forme l'enceinte des cavités du corps. Les parois de la vessie . de l'intestin. Les parois do la poitrine. 116"" Terme de vétérinaire. Nom donné à toute la corne du pied du cheval. La paioi se divise en biseau ou partie supérieure qui s'unit au bourrelet; en pince, partie antérieure; en mamelles, partie latérale; en quartiers qui avoisinenl les mamelles en allant en arrière; et enfin en talons, formés par l'arrondissement postérieur de la paroi, le- GOABANT. II?" Termed'administration. Ligne d'arbres mariiués du marteau de l'arpenteur, pour tracer une limite dans une forêt. || 8° Terme de pêche. Les fils de canne des bourdigues s'appellent parois ou murailles.

— HlST. XI* s. Quand l'ot [ouil] Marsiles, vers sa pareil [il] se lurne, Ch. de Roi. ccLXVi. || xii" s. Les pareiz furent cuverzde tables de cèdre, deilenz partut, si que pierre n'i aparul.... Rois, p. 247. || xni* s. Lez le paroi sont acoté, Ren. I2it.0. Del pié s'apuic à la paroi. Si sache tant con il plus puet, ib. Hei. X la paroy du cloistie où le roy mangoit, mangeoient à une table vint que evesques quearcevesques, jomv. 205. Il XIV' s Au milieu de ces deux concavités [les ventricules du cœur] est une parai moienne, H. DE MONDEviLLE, I*" 23, vcrso. Se le soIeil luist par my une verrière blanche ou contre une parey blanche, 0Rt;sMi-, Eth. 23. ||xv' s. Et puis boutèrent le feu en la ville, et l'ardirent si nettement que rien n'y demeura fors les parois, phoiss. i, i, loo. Il XVI' s. Je contemplay les parc.ys, lesquelz esloyent tous incrustez de marbre porphyre, à ouvra ige mosaycque, hab. Pant. v, s». La fille est comme un paroi blane qui reçoit toutes impressions, TVER, p. 683. Une paroy entre deux n'empochera point que je ne soye conjoint d'esprit avec vous, Btu, Vie de Calvin, p. IM. Qui veut redresser la

Page 1