LEGOARANT
t INTEKMÉDIARITÉ (in-tèr-mé-<li-a-ri-té),î. /■. Néologisme. Caractère de ce qui est intermédiaire.
INTERMÉDIAT, ATE (in-tcr-mé-di-a, a-t'), adj. Il l' Temps intermédiat, intervalle de temps entra deux actions, entre deux termes. || On dit plus ordinairement : le temps intermédiaire. || 2° Dans les sociétés religieuses, congrégation intermidiate, a?temblée qui se tient entre deux chapitres, soit généraux, soit provinciaux. || 3° S. m. Lettres d'inlermédiat, lettres que le roi accordait pour faire jouir des gages d'un office, depuis la mort du titulaire, jusqu'à ce que le successeur fiit pourvu et qu'il eût pris possession.
— ÉTVM. Lat. inler, entre, et médiat.
INTERMINABI.F, (in-tpr-mi-na-bl"), adj. Qui ne
saurait être terminé, qui dure très-longtemps. Un
discours interminable. Les soins d'une vaine parure que l'usage et la mollesse ont rendus interminables, MASS. Carême, Temps. Ce roi sage qui a su calmer des querelles ecclésiastiques qu'on croyait interminables, volt. Guèbres, Disc. hist. et crit.
— HIST. XIV* s. Difficultés innombrables et plaiz [procès] ou controversies interminables, obesme, Thèse de meunier. || xvi* s. Remède uniijue estre surdité de mary contre cesluy interminable jiarlement de femme, bab. Pant. m, 33. De là est venue la question interminable du souverain bien, charron, Sagesse, p. <8, dans lacuhne.
— ÈTYM. Lat. interminabilis (ouicherat. Addenda], de in.... 1, et termtnare, limiter, terminer.
t INTERMINÉ, ÉE (in-tèr-mi-né, née) , adj. Il 1' Oui n'est point terminé, achevé. i| 2" Qui n'a pas de bornes, de terme. Nous sommes certains que le corps est mode de l'étendue, sinon en tant qu'elle estpénétrableet interminée, du moins entant qu'elle lient être solide et figurée, selon la notion propre du corps, boulainvilheks, Réfut. de Spinoza, p. 86.
— HIST. xvi's. Interminé, nicot, Dict.
— ÈTYM. Lat. interminalus, de in.... l, et terminatus, terminé.
INTERMISSION (in-tcr-mi-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f. || 1° Action de mettre un intervalle, une discontinuation. Après une longue intermission de ces petits devoirs qui sont importuns quand ils sont fréquents, balz. liv. viii, lelt. 25. Vous ignorerez toujours la manière d'accomplir le précepte de Jésus-Christ et de l'apôtre pour l'oraison sans intermission, FÉN. t. m, p. 327. La tristesse est le relâchement de la dou'eur, sorte d'intermission de la fièvre de l'àmo qui conduit à la guéri.son ou à la mort, CHATEAt'B. ,Yo(cft. Il* part. 2* moitié. || 2° Terme de médecine. Intervalle qui sépare les accès d'une affection intermittente. Dans cette névralgie les intermissions sont de vingt-quatre heures.
— HIST. XVI* s. La succession personnelle de tous les papes jusqu'à ce temps sans intermission quelconque, d'aub. llist. I, 64. Tel est le crédit que le rusé :onseil d'Espagne se garde lousjours, quelque intermission qu'il y ait, dans le plus estroit conseil de la France, id. ib. i, 366. Sans intermission, calv. Instit. 377.
— ÉTYM. Provenç. intermissio; espagn. intermision; ital. intermissione ; du latin intermissionem , de intermittere (voy. intermittent).
INTERMITTENCK ( in -tèr-mi -Itan-sJ ), s. f. Il 1* Caractère, qualité de ce qui est intermittent. L'intermittence d'une source. USans iniermiiteiice, sans intermission, sans disconlinuation. || 2° Terme de physique. Elat naturel de l'électricité produite dans les appareils électro-magnétiques, c'est-àdire que le courant est composé d'une série d'impulsions qui ont la propriété de contracter les muscles. Il 3° Terme de médecine. Intervalle qui sépare les accès d'une fièvre ou d'une maladie quelconque, et pendant lequel le malade est à peu près dans son état naturel. || Intermittence du pouls, phénomène qui a lieu quand, sur un nombre donné de pulsations, il en manque une ou plusieurs.
— ÉTYM. Inler m illent.
INTERMITTENT, ENTE (in-tèr-mi-ttan, ttan-t') , adj. Il 1° Oui discontinue et reprend par intervalle. Elle |la cascade] n'a qu'une plainte intermittente et douce. Selon qu'elle rencontre ou la pierre ou la mousse, lamabt. Jocel. vi, 224. || Fontaines intermittentes, sources qui, de temps en temps et à des intervalles variables suivant les localités, ne fournissent plus d'eau et s'arrêtent tout court, puis recommencent à couler. || Terme de physique. Fontaine intermittente, appareil formé d'un réservoir (|ui laisse échapper l'eau ou qui l'arrête, selon que le tuyau c|ui lui apporte de l'air est ouvert ou bouché. Il En médecine. Fièvre intermittente et, en général, affection intermittente, fièvre, affection qui cesse et qui reprend à des intervalles réglés. Il Type intermittent, ordre suivant lequel les symptômes d'une maladie se montrent et disparaissent alternativement. || Pouls intermittent, pouls dont les battements cessent par des intervalles inégaux.
— ÉTYM. Lat. intermiltentem , de intermillcre , interrompre, de l'nUT, entre, et mi(/ere, mettre (voy. ce mot).
■(■ INTERMOlilLE (in-tèr-mo-bi-l'), arfj. Terme de mécanique. Levier intermobile, celui dans lequel le point d'appui est placé entre la puissance et la résistance.
— ÉTYM. Lat. inler, entre, et mobile.
t INTERMONDE (m-tèr-mon-d"), s. m. Espace entre les mondes. Il [Épicure] s'imaginait une infinUé de mondes, non pas seulement par successipn des
INT
uns aux autres, comme lésa crus Origène, mais qui subsistaient tous à la fois dans un espace infini e avec de certains intervalles appelés intermondes LAMOTHE LE vAYER, Vertu des païcns, II, Épicure J'étais plongé dans ces idées, quand un de ce génies qui remplissent les intermondes descendi vers moi, volt. Dict. phil. Religion, 11. Comme Syracuse croit aux folies absurdes d'Épicure, aux atomes déclinants, aux intermondes, aux animaux formés de boue par hasard, m. Dinl. 29.
— ÈTYM. Lat. intermundium, de inter, entre, et mundus, monde.
INTEUMUSCULAIRE (in-tèr-mu-sku-lê-r'), adj. Terme d'anatcmiie. Oui est placé entre les muscles. Aponévroses intermusculaires.
— ÉTVM. Lat. inler, et muscxdaire.
f INTERNAT (in-tèr-na; In I ne se lie pas; au pluriel, Vs se lie: les iii-ttr-n.l-z à bon marché), s. m. Il 1° Pension où les élèves demeurent, par opposition i externat. || L'état de celui qui est interne. Il L'ensemble des internes. Un internat nombreux. Il 2'" Fonctions que remplissent les élèves en médecine dans l'intérieur des liôpilaux civils. Concourir pour l'internat. || Durée de ces fonctions. L'internat est de quatre ans à Paris.
— ÉTYM. Interne.
t INTERNATION (in-tèr-na-sion), s.f. Terme qui s'est dit autrefois, dans l'Amérique espagnole, pour exprimer le transport des marchandises européennes, de Buénos-Ayres dans le Pérou et le Chili.
— ÈTYM. Interner.
t INTERNATIONAL,. \ LE (in-tèr-na-sio-nal,na-r), adj. Qui a lieu de nation à nation. Commerce international. Nous avons émis le vœu qu'une convention formelle place ces frêles organes de la vie internationale [les télégraphes électriques] sous la sauvegarde de toutes les nations, Presse scientifique, I S63, t. I, p. 202. Il Droit international, droit des gens, droit de la paix et de la guerre.
— ÉTYM. Lat. inler, entre, et national. INTERNE (in-tèr-n'), adj. || 1° Oui est en dedans.
Les angles internes d'un polygone. La face interne du crâne. || Terme de géométrie. Angles internes, angles formés intérieurement par deux parallèles et une sécante. || Terme de botanique. Boutons internes, ceux qui restent cachés dans le corps de la tige, de la branche ou du rameau, jusqu'à l'époque du bourgeonnement. || 2° Qui appartient au dedans. Les causes externes et les causes internes. Le principe interne, pensant ou machinal, qui les fait agir [les bêtes], mairan, Éloge du card. Polignac. Ce principe [la gravitation], vous avais-je dit, est interne, inhérent dans les corps, volt. SIél. btl. Au père Tournemine, 2" lettre. Cette faveur du public, nullement briguée et pour un auteur inconnu, me donna la première assurance véritable de mon talent, dont, malgré le sentiment interne, j'avais toujours don té jusqu'alors, J. i. iioti -s. Conf. viii. Il Histoire interne, celle qui s'occupe des événements eux-mêmes et non des sources et des documents. || Terme de psychologie. Observation interne, étude faite par l'âme de tous les faits qui sa passent en elle-même. || Terme de médecine. Maladies int( rnes, celles qui ont leur siéfie dans un organe in érieur et qui dépendent d'une cause interne. Il Pathologie interne ou médecine proprement dite, lapartiequi s'occupe des maladies inlernes.|| 3"Termo d'anatomie. Qui est près d'un plan vertical que l'on suppose couper le corps suivant la ligne médiane et le diviser en deux parties symétriques. Les pieds dé devant n'ont que deux ongles, dont l'externe est bien plus gros et bien plus long que l'interne ; les pieds de derrière en ont quatre, buff. Quadrup. t. IV, p. 65. Il 4° Dans les lycées, collèges et pensions, élève interne, ou, substantivement, interne, élève qui habite dans la maison. |] 5° S. m. Intern i des hôpitaux, ou, simplement, interne, élève attaché au service des hôpitaux civils, et qui demeur j 1 dans l'hôpital.
— HIST. XIV" s. Mais si pour avoir son interne, L'on en separoit son externe. Traité d'alch. 2!i 1, Il XVI" s. Les remèdes des maladies internes, PAiiiî, l'réf. Pliitarque dict qu'il ne trouve point si grandd distance de beste à beste, comme il trouve d'homme à homme; il parle de la suffisance de l'ame et qualitez internes, mont.i, 323.
— ftîYM. Lat. intervu.1, dérivé 'de inter, entre, en dedans, avec le suIUib nus, formant des dénomintitils et des adjectifs.
■f INTERNÉ, ÉE (in-lér-ré, née), part, pasfé d'interner. Qui a été eonliné dans une résidence à l'irtér'eiir, sans pouvoir en sonir. || SubslanliveinenU )1 y avait beaucoup d'interi, es uaiis cette ville-
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+ INTERNEMENT (in-lèr-ne-man), t. m. Aclion rf'ii.terner, de confiner en quciquu résidence à l'in- (érieur. L'internement des suspects pour affaires politiques.
t INTEKXER (in-tèr-né), r. a. || l- Terme de commerce. Faire entrer dans l'intérieur. Interner des marchandises. || 2" Obliger à résider dans une certaine localité, sans permission d'en sortir. On in- Irrna un grand nomlire de condamnés politiques. Il 3» F. n. Entrer dans l'intérieur; aller habiter dans l'intérieur d'un pays. Les réfugiés politiques ont reçu l'ordre d'interner.
— f.TYM. Interne.
t LVrERNISSABLE (in-tèr-ni-sa-bl'), adj. Qui ne
peutêtre terni. Un lustre internissable,V0LT. Pue. xxi.
— F.TYM. In.... I, et (ernir.
t INTERNO-MÉDIAL, ALE (in-tèr-no-mé-di-al,
1-1'), adj. Terme d'entomologie. Se dit de la quatrième nervure principale de l'aile des insectes.
— ÊTYM. Inierne, et médiat.
INTERNONCE (in-tèr-non-s'), x. m. || !• Nonce par
intérim, nom qu'on donne aux ministres de Rome qui sont chargés des affaires du pape auprès d'un gouvernement pendant qu'il n'y a point de nonce. Dans quelques cours telles que l'ancienne cour de Bruxelles, il n'y a jamais eu qu'un intemonce. Il 2° Internonce autrichien, ministre chargé des affaires d'Autriche auprts du Grand Seigneur, en l'absence de l'ambassadeur autrichien.
— ËTYM. Lat. internuncius, messager, de xnter, entre, et riunnui, messager (voy. nonce).
t INTERNONCIATURE (in-tèr-non-si-a-tu-r"), s.f. Charge ou dignité d'un internonce.
— ETYM. Lat. inter, et nonciature, t INTEROCÉANIQUE ( in-tèr-o-sé-a-ni-k' ), adj.
Oui fait communiquer deux océans, par exemple l'océan Atlantique et la mer Pacifique. 'Transit interocéanique.
— ÊTYiM. Lat. inter, entre, et océan.
t INTEROCULAIRE (in-tèr-o-ku-lô-r'),adj. Terme
de zoologie. Qui est place entre les deux yeux.
— ÊTYM. Lat. inter, entre, et oculaire. t INTEROPERCULE (in-tèr-o-pèr-ku-l'),î. m.
1'crme do zoologie. Une des pièces de l'opercule des poissons.
— ÉTYM. Lat. inter, entre, et opercule. INTEROSSEUX, EUSE ( in-tèr-o-sseù, sseû-z') , adj.
Terme d'analomie. Qui est placé entre les os. Arli'res, veines interosseuses. Il Muscles iuterosseuxet, substantivement, les interosseux, muscle» qui occupent l'espace que les os du métacarpe et du métaUirse laissent entre eux.li Muscle demi-iularosseux, ou, substaulivement, le demi-interosseux , nom donné autrefois à deux muscles appartenant, l'un au pouce [court fléchisseur!, et l'autre à l'index. || Ligaments iuterosseux, ligaments placés entre certains 09, dont ils empêchent l'écartement.
— HIST. xvi* Les 03 du métacarpe sont distans les uns (les autres entre les extrémités, pour illeo SI tuer les muscles nommésentre-osseui,PAnfi, iv,27.
— ETYM. Lat. «n<«r, entre, et osseux. t INTERPARIÉTAL, ALE (in-tèr-pa-ri-é-tal, ta-l"),
adj. Terme d'anatomie. Os interpariétal, os pair du ciâne qui, chez les mammifères, est placé entre les frontaux, les pariétaux et l'occiput supérieur; dit os carré par les vétérinaires.
— ÉTY.M. Lat. inler, *ntre, et pariétal. t INTERPÉTIOLAIRE (in-tèr-pé-si-0-lê-r'), adj.
Terme de botanique. Pédicelles interpétiolaires, pédicelles terminaux naissanlentre deux leuillesoppssées.
— f.TY.M. Lat. inter, entre, et pétiole. t INTEUPELLyVTEUR, TRICE (in-tèr-pè-la-teur,
tri-s'), s. m. et f. Celui, celle qui interpelle, qui adresse une interpellation. Lo pontife de Kome n'est que le pasteur iiidiiué pour être le point de réunion de tous les pasteurs, l'interpellateur des juges de la foi, le dépositaire de la croyance de toutes les Églisesjie conservateur de la communion universelle, le surveillant de tout le régime intérieur et spirituel de la religion, mibaheau. Collection, t. v, p. 280.
— HlST. xvi* 8. liiterpellateur, cotghavb.
— ÉTYM. Ital. interpellalure ; du lat. interpellatorem, de interpcllare , interpeller.
INTERPELLATION (l'Académie dit qu'on prononce les deux II; mais l'usage le plus ordinaire est de n'en faire sentir qu'une : in-tèr-pè-la-sion ; en vers, de six syllabes), (. f. || 1* Action d'interpeller. Cette brusque interpellation me troubla. /I S. f. plur. En langage parlementaire, action de demander i un ministère des explications sur ses actes. Un député adressa des interjiellations au ministre, jj 2° Terme de palais. Somiuation, demandtj JDttrrogation. Sur rinterpellation de si-
gner, il déclara no savoir. HDcmande d'explications adressées à une partie ou à un témoin.
— lilST. XIV' S. Que il feissent leurs conseils et besongnes sans interpellacion [sans être troublés], uERciiEUKE, f" B5, veTso. || XVI* S. Donner des detorses et interpellations au chemin de vertu, l'À- 7nanl ressuscité, p. 28i, dans lacurne.
— ÉTYM. Lat. inteipellationcm, de intirpellare , interpeller.
INTERPELLÉ, ÉE (in-tèr-pé-lé, le'e), part, passé d'interpeller. Interpellés de produira les originaux,
BOSS. //lit. II, 13.
INTERPELLER (d'après l'Académie, les deux II se prononcent ; mais l'usage le plus ordinaire est de n'en prononcer qu'une seule : in-tèr-pé-lé), «. o. Il 1* Sommer de répondre, de s'expliquer. Interpeller un ministre sur les actes de son administration. Daguesseau finit en interpellant le roi des vérités qu'il avançait, ST-siM. (60, 2H. L'électeur interpella Villars de lui déclarer s'il agissait avec lui comme il le faisait, par ordre du roi ou de soimSme, id. iîb, ) |9. saint-Simon interpella la compagnie, qui fut là-dessus d'un avis unanime, Du- CLOs, tiém. rég. Œuv. t. vi, p. 307, dans pougens. Il 2° Terme de palais. Requérir, sommer. L'huissier l'ayant interpellé de signer, il déclara ne savoir. Il fut sommé et interpellé de répondre.
— HIST. XVI* s. Tous vrays chi-estians prycnt Dieu, et l'esperit prie et interpelle pour yceulx, RAB. Garg. i, 4o. Icy voulut interpeller et dire quelque chose le seigneur, m. Pant. ii, <l. 11 ne vous desplaira si j'interpelle vostre propos, car- THEMY, Voy. du chev. errant, p. 4*2, dans lacurne.
— ÊTYM. Lat. interpellare, de in(er, entre, et l'inusité pellare, qui se trouve dans appellare, compellare, et qui est dérivé de pellere, pousser (voy. ce mot).
t INTERPINNÉ, ÉE (in-tèr-pi-nné, nnée), adj. Terme de botanique. Feuilles interpinnées, feuilles pennées, entre les folioles principales desquelles se trouvent d'autres folioles plus petites.
— ÊTYM. Lat. inler, entre, et pinné.
INTERPOLATEUR (in-tèr-po-la-teur), t. m. Celui
qui interpole. Un interpolateur maladroit.
— ÊTYM. Lat. interpolatorem , de interpolare, interpoler.
INTERPOLATION (intèr-po-la-«ion ; on vers, de six syllabes), i. f. \\ t* Action d'interpoler; résultat de cette action. L'interp<jlation de ce passage est évidente. Il y a des omissions considérables, des interpolations, des fautes en très-grand nombre dans ces éditions, volt. Mél. litt. sur l'Ànti-ilachiav. il 2' Terme de maihématique. Méthode par laquelle on se propose de trouver une formule algébrique qui satisfasse à un certain nombre d'observ?'ions, et qui puisse remplacer, entre les limites de ces observations, la véritable loi du phénomène. || Terme de physique. Opération qui consiste à intercaler, par le calcul, des termes entre des suites de nombres ou d'observations.
— HIST. XIV* s. La vissitude ou égal interpolation de seigneurie, hercueure, f* 53, verso.
— ÈTYM.l'rovenç.i)i(erpoiacio;csp. interpolacion; du lat. inlerjinlatinnem, de interpolare, iiAeritcAfr.
INTERPOLÉ, ÉE (in-tèr-po-le, lée), part, passé d'interpoler. Un passage interpolé.
INTERPOLER (in-tèr-po-lé), v. a. || 1° Insérer dans un texte des mots ou des phrases, soit pour éclaircir, soit pour compléter, soit pour dénaturer le sens. Il est avéré aujourd'hui que les cinq ou six lignes qu'on attribue à Josôphe sur Jésus, ont été interpolées par une fraude li-ts-maladroite, VOLT. Déf. il. Bolingbroke, ch. 3i. || Interpoler un livre, y insérer des mots, des phrases qui n'appartiennent pas au texte. || 2» Terme de mathématique. Faire une interpolation.
— ÊTYM.Provenç. etesp. interpolar; du lat. interpolare,de inter, entre, et polare, retourner {polare agros, retourner un champ, ennius, Fra<}. p. 84); grec, 7io).£ïv, retourner, do même radical que ii6),o;, pôle.
t INTERPONCTUATION (in-tcr-pou-ktu-a-sion), *. f. Nom donné quelquefois à des suites de points qui, intercalés dans le discours, servent à exprimer des réticences, des temps d'arrêt, etc. C'est [M. Cassandre, tragédie bourgeoise] une espèce de parade on style burles<iuement tragique, où l'on emploie les tournures, les expressions, le galimatias, l'interponctuation extravagante, la pantomime puérile de tous les mauvais drames, LAHAHPE, Corresp.lilt.Letl.xv.
— ETYM. Lat. «nier, entre, et poncluad'on. INTERPOSÉ, ÉE (in-tèr-pô-zé, zée), part, passé
d'interposer. Lo bismuth n'est qu'interposé dans les mines de cobalt, comme dans presque toutes les autres où il se trouvai Daccd qu'il cousaiva tou-
jours son état de pureté native, bdpf. Min. t. v, p. 392. Je ne conçois pas qu'un corps puisse agir sur un autre corps autrement qu'en lui communiquant immédiatement son mouvement ou en le communiquant à des corps interposés, ionnet, Ess. analytiq. dme, ch. 21. Sur ces trois grands plans, des figures interposées ont aussi leurs places, leurs plans particuliers nets et distincts , dideh. Salon de (787, Œuvres, t. xv, p. 90, dans pougens. Il Par extension. Personnes interposées, personnes de l'entremise desquelles on se sert pour quelque chose. Négocier par per>onnes interp usées. Il Terme de jurisprudence. Personne interposée, donataire qui n'a reçu une libéralité que pour la transmettre à une personne à laijuelle le donateur n'aurait pu faire directement cet avantage. Toute donation faite à des personnes interposées est nulle. t INTERPOSEMENT (in-tcr-pô-ze-man) , î. m. L'action d'interposer; résultat de cette action
— HIST. XVI* s. Interposement, oudin, Dicl INTERPOSER (in-tèr-pô-zé), v. a. || 1" Poser une
chose entre deux autres. La révolution de la lune interpose ce satellite entre le soleil et la terre. Il Par extension. Il y en avait qui croyaient qu'on ne jurait pas, à moins d'interposer le nom de Dieu, BOss. Médit, sur l'Évang. Serin, sur la montagne, i(i* jour. Il Fig. Tant qu'il y aura des disputes qui partageront les fidèles, l'Église interposera son autorité, BOSS. Expos, doctr. cathol. <9. Tout ce que le czar obtint par des voies indirectes fut que le régent interposât ses bons offices pour l'élargissement du baron de Gortz et du comte de Gyllembourg, volt. Charles XII, e. Elle le pria d'interposer son crédit pour engager le Huron à se faire baptiser de la même manière que les Bretons, id. Vlngénu, 4. || 2° S'interposer, v. rcjl. Se placer entre. Quaini la lune vient à s'interposer entre le soleil et la terre. || 3° Fig. Se placer entre des personnes. Ô nature, ô ma mère, me voici sous ta seule garde ; il n'y a point ici d'homme adroit cl fourbe qui s'interpose entre toi et moi, i. i. houss. Confess. xii. || l'arliculièrement. Intervenir coninio médiateur. Des a:nis communs se sont interposés pour les réconcilier.
— HIST. XIV* s. I! n'en donneroit point de sentence, ne ii'interposeroit point de décret, bercueuee, f" CB, ferjo. Il XVI* s. Il le fauldra nécessairement négocier et traiter avec luy par personnes interposées, AMYOT, Thàn. 4'J. Le sénat arresta qu'il ii'interposeroit son autorité à décret quelconque, que premièrement le rappel de Ciceron ne fust passé par les voix du peuple, id. Cicér. et Démosth. 6. La providence de Dieu besoigne quelquefois par moyens interposez, quelquefois sans moyens, quelquefois contre tous moyens, calv. Instit. U3. [Le vulgaire] entreprenant dez lors en avant [depuis la réforme] de ne recevoir rien à quoy il n'ayt interposé son décret, et preste particulier consentement, mont, u, 437. Pour corriger cet abus [du c employé pour i] , l'un en faict un aultre, en interposant e sans le prononcer aulcunement, comme commencea, commenceons, receut, p. bamus, dans livet, 6'ramm franc, p. '.102.
— ETYM. Lat. inter, entre, et j;oscr.
t INTERPOSITIF, IVE (in-tcr-pô-zi-tif, ti-v'),
adj. Qui s'interpose. || Terme de botanique. Étamines interpcsitives, celles qui sont situées entre les divisions d'un périanthe simple ou d'une corolle. Fleurs interpos-itives, celles qui naissent entre des paires do feuilles opposées, et alternent avec elles. Pétales interpositifs, ceux quialternent avec lesdivisionsducalice.
— ETYM. Interposer; provenç. inlerpositiu. INTERPOSITION (in-lèr-pô-zl-sion ; en vers, de
six syllabes), i. f.\\i' Situation d'un corps interposé entre deux autres. Pareilles interpositions causent les éclipses, balz. Disc, à la récente. Wallis fut le premier qui crut que la lonpi.o interposition des terres et même des nuages fait paraître le soleil et la lune plus grands à l'horizon qu'au méridien, VOLT. Pliil. Hewt. Il, 0. On voit assez que mon but dans celte expérience était de m'inslruire de la différence que l'interposition de l'eau mettrait dans les résultats, i;onnet, Vécolur. corps lum. (JLuv. t. XI, p. 4 97, dans pouoens. || Par extension. Il fJésus-Christj nous décou\re.... le divin secret de tout impétrer par linterpositioii de son nom, uoss. Méd. sur l'Év. 2* part, ti'jour. On jure pai le nom de Dieu, et on lo prend à témoin, afin que notre j.arole, faible par elle-même, devienne ferme et inviolable par l'interposition du nom de Dieu, id. Médit, sur l'Iivang. Scrm. sur la montagne, io*jour. Il 2* Par extension et en termes de jurisprudence. Interposition de personne, action de remettre une libéralité à une personne qui ne la gardera pas et la
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tiansmettra à une autre qui ne pourrait la recevoir directement. || Inlcn<osition de décret , jugement qui ordonne que le bien saisi sera vendu et adjugé par décret. Il 3° Fig. Intervention, médiation, surtout en parlant d'une autorité supérieure. L'interposition de l'autorité du prince.
— HIST. XVI* s. Le cartilage, lequel par son interposition conjoint toutes les verteliros ensemble, hors mis la première, paré, iv, lO. Kn après seront incorporés la litharge ... sans faire aucune inteq)0sition de remuer, id. xxv, 27. Il n'en fit [des honneurs], de sa vie, aucune brigue ni pourchas pour [par] soymesme,ny par interposition d'amys, cahloix,ii,(0.
— f.TYM. Prcvenç. xnterpoiicin; espagn. ittlcrpnttVton ; ital. inUrpvsiiione ; du latin interpositionem, de inter, entre, et positio, position.
flNTERPRÉTAULE (in-tèr-pré-ta-W), adj. Que l'on peut interpréter.
- ETYM. Interpréter; provenç. interprétable.
f INTERPRfiT.VTEUR (in-tèr-pré-ta-teur), s. m. Celui qui interprète, qui donne des interprétations. Il Adj. Oui interprète le sens, la pensée. Regards interprétateurs des paroles.
— HIST. XVI' s. Interpretateur, cotorave.
— ËTYM. Provenç. enterpretaire , enterpretaJnr; espagn. interpretador ; ital. interpretatore ; du lat. interpretatorem, d'interpretari , interpréter. Dans le provençal, enterpretaire est le nominatif, enterpretador est le régime.
INTERPRÉTATIF, IVE (in-tèr-pré-ta-tif, ti-vT, adj. Il 1" Oui sert à l'interprétation. Déclaration interprétative. Il 2° Sujet à interprétation. Ainsi leur puissance [des princes] n'en est pas moins conditionnelle, précaire, interprétative, elle n'est pas moins limitée parle code religieux, ratnal, Ilist. phil. XVI, (0. Il Permission interprétative, celle qu'on lurait pu obtenir si des obstacles imprévus n'avaient empêché d« la demander; moyennant quoi, l'on agit tomme si on l'avait demandée et obtenue. || Termede droit canon. Bigamie interprétative, position d'un homme qui, marié deux fois, n'était pas réellement bigame, des nullités s« rencontrant dans un des maiiages.
— ËTYM. Provenç. interpretatiu ; espagn. et ital. •nlerpre(aîtt)o; du latin interpretativus, de interpretari, interpréter.
INTERPRÏiTATION (in-tèr-pré-ta-sion ; en vers, de six syllabes) , s. f. || 1° Traduction d'une langue en une autre. L'interprétation en français d'un texte latin. Il 2* Explication de ce qu'il y a d'obscur ou d'ambigu en un texte. Ce passade ne peut recevoir de meilleure interprétation. L'interprétation des lois. Je ne me suis permis cette interprétation des premiers versets de la Genèse, que dans la vue d'opérer un grand bien : ce serait de conciliera jamais la science de la nature avec celle de la théologie, BUFF. Époq. nat. Qluv. t. xii, p. 56. Ils [les caraîtes, secte juive] rejettent les interprétations cabalistiques, mystiques et allégoriques, comme n'ayant aucun fondement dans la loi, dideb. Opin. des anc. phil. (Juifs). || Terme d'ancirn-ne jurisprudence. Interprétation d'arrêt, explication que donnaient les cours souveraines sur ce qu'il pouvait y avoir d'ooscur dans un arrêt. [[S" Explication, par une induction positive, de certaines choses. L'interprétation de la direction des courants dans la mer. Il Explication imaginaire de certains phénomènes naturel?. L'interprétation des songes, du vol dos oiseaux. Il 4* Action de prendre en bonne ou mauvaise part des paroles, des actes, etc. Expressions dont on ne peut tirer de bon sens que par de bénignes interprétations, ou, pour parler nettement, (|ue par des gloses forcées, Boss. Et. d'arais. l, «. Quelle liberté s'est-elle donnée qui pllt, je ne dis pas mériter une censure, mais souffrir une mauvaise interprétation 1 riÉcu. Uar.-Thér. \\ B^Terme de rhétorique. Sorte de répétition nommée autrement synonymie, figure analogue à l'insistance.
— HIST. XII' s. Si cum Kous al ermite retrait [raconicj sa visiun, E cum cil l'en dit bel l'entrepretatiun, BENOIT, II, 4007. ||xiii' s. David prophétisa par seule interprétation de Dieu et du Saint Esprit, qui li enseigna à dire toute sa naissance [du Christ], BRUN. LATiNi, rrt'ior, p. 54. || xiv 8. [Commissaires chargés de faire] la Visitation, connoissance et interprétation du fouage des dits cuirs tannez, Ord. des rois de /■>. t. v, p. 3is. ||xv' s. Ils demandèrent l'interprétation et la segnifiance et le mystère du pain bis et de la peau de clieval, Loms xi, Nouv. lu. ||xvi's.Lesfiiiesgentsremari)uentbienpluscurieusemenletplusde choses, mais ils les glosent; et, jiour faire valoir leur interprétation.... ils ne se peuvent jf iriler d'altocer un peu l'histoire, momt. I, 233,
— ÉTYM. Provenç. interpretario; espagn. inlerprcfoci'on; itil. intexpretaiione , du latin intrrpretationem, de interpretari, interpréter.
INTEnPRiîTATIVEiHEXT ( in-tèr-pré-ta-ti-veman), adv. D'une manière interprétative'.
— ETYM. Interprétative, et le suffixe ment.
INTERPRÈTE (in-tèr-prc-f), s. m. et f. || t» Celui, celle qui explique les mots d'une langue par les mots d'une autre langue. Saint Justin, et , après lui, les autres Pères que j'ai cites, supposent tous que li'S soixante et douze interprètes [qui traduisirent la Bible en grec] travaillaient chacun dans une cellule séparée, qu'ils n'avaient aucun commerce entre eux, et que cependant leurs traductions se trouvèrent parfaitement conformes, bollin, Ilist. anc. Œuv. t. vu, p. 3C0, dans pougens. Ô divin Homère, ô Virgile, et vous, gentil Anacréon, vos doctes interprètes ont de la peine à vivre, mariv. Sec. surpr. de l'amovr, m, l. Tous les interprètes de ce livre [le Koran] conviennent que sa morale est contenue dans ces paroles : Recherchez qui vous chasse; donnez à qui vous ôte; pardonnez à qui vous offense; faites du bien à. tous, ne contestez point avec les ignorants, volt. Mœurs, 7. ||2° Truchement, celui qui, servant d'intermédiaire entre deux personnes ne sachant pas la langue l'une de l'autre, explique tour à tour dans la langue de l'une ce que dit l'autre. Interprète de la Porte. Interprète pour les langues orientales. Parler par interprète. Oswalde servit d'interprète aux prédicateurs, BOSs. Hist. 1, -1). Il 3" Celui, celle qui éclaircit, explique soit le sens d'un livre, d'une loi, d'un texte, soit toute autre chose. Que veut donc dire ce verset du psaume, que saint Paul, assurément très-bon interprète, applique directement à la personne du Fils de Dieu : Pour vous. Seigneur, vous êtes toujours le même? BOSS. 6' nrer(. 15. Et vous, doctes interprètes des lois, fidèles dépositaires de leurs secrets, et implacables vengeurs de leur sainteté méprisée, suivez ce grand exemple de nos jours, m. le Tellier. Le fidèle interprète du mystère de la grâce, je veux dire le grand Augustin , m. Duch. d'Ori. Ne pensez que je yeuille, en interprète téméraire des secrets d'État, discourir sur le voyage d'Angleterre, ID. th. "our moi j'ai («éjà su par mes brigues secrètes Gagner de notre loi les sacrés interprètes, bac. Bajax. i, 2. Nous ne sommes ici que les interprètes de sa foi et de sa doctrine [de l'Église], mass. Carême, Parole. || Fig. Le temps fidèle interprète des prophéties, noss. Far. xr. Elle [l'Kglise] a cru que la tradition était la seule interprète de l'Évangile même, id. Déf. de la trad. sur la comm. 21. Il 4' Celui qui explique les songes, les présages. Les augures étaient les interprètes du vol des oiseaux. Si j'osais ajouter au mot de l'interprète [du songe], J'inspirerais ici l'amour do la retraite, LA FONT. l'abl. XI, 4. Et les membres épars des mauvais interprètes [du sphinx] Ne laissaient dans ces murs que des bouclies muettes, voi.t. Œdipe, i, 4. il 5° Celui, celle qui fait connaître les volontés, les sentiments d'un autre. Infidèle espionne et mauvaise interprète, tristan, Marianne, V, t. J'olyclète, Des volontés d'Auguste ordinaire interprète, cobn. Cinna, iv, 5. Seigneur, le prince vient ; et votre amour lui-même Lui peut sans interprète offrir le diadème, id. liodog. i, 4. Et si je puis jamais y joindre des leçons Dignes de vous apprendre à repasser les monts. Je suivrai d'assez près votre illustre retraite,Pour traiter avec lui [Sy lia] sans besoin d'interprète, id. Sertor. m, 2. Clitandre auprès de vous me fait son interprète, mol. Femmes sav. II, .1. Vous, prince.... qui, favorable interprète de ses moindres désirs, continuez votre protection et vo? soins à tout ce qui lui fut cher, boss. Anne de Conx. Phèdre mourait, seigneur.. ...Moi seule à votre amour j'ai su la conserver; Et, plaignant k 1% fois son trouble et vos alarmes. J'ai servi , malgré moi, d'interprète à ses larmes [j'ai fait connaître l'attentat d'Hippolyte], bac. Phèd. iv, ^. || Terme de littérature. Celui qui rend le caractère d'un personnage historique. Donnez Uacine pour interprète à Héloîso, et le tableau de ses souffrances va mille fois effacer celui des malheurs de Didon,cnATEAibR. C(?n. ii, m, 6. Il Terme d'histoire romaine. Nom donné aux individus qui étaient employés par les candidats pour marchander les suffrages du peuple. || 6* Fig. Ce qui sert à faire connaître d'une façon ou d'autre ce qui est caché. Satisfaites vous-même à cette voix secrète Dont la vôtre envers nous daigne être l'interprète, coi.N. Rodog. IV, I . Les yeux sont les interprètes du cœur, pasc. itnot<r. Cette sincérité sans doute est peu discrète ; Mais toujours de mon cœur ma bouche est l'interprète, bac. Brit. il, 3.
L'art des transports db i'âme est un faible \nter pr'te; L'art ne fait que dos vers, le cœur seul est lioête, A. cHFiN. Élég. xxi. |{ Les muets interprètes, les yeux, les regards, les œillades. Tant que vous vous tiendrez a\ii muets ir.îerprùtes, mol. F. sav. I, 4. Ils n'en étaient encore qu'aux muets interprètes, IIAMTLT. Gramm. 7. || 7° Espèce de vanneau.
— MIST. xiv s. Carmentis, qui estoit vraye interprète et divine, berchkurr, ^ 9, verso, lixvi* s [Mercure] Tu es de Jupiter l'esprit et l'interprète. Des songes conjecteur, ariole et profete, bons. oio. Un tas de gens, interprètes et controolleurs ordinaires des des=einps de Dieu, faisants estât de trouver les causes de chasque accident, mont, i, 248.
— ÊTYM. Lat. interpres, interpretis, interprète (voy. intrbpréter).
DfTERP'RÉTÉ, ÉE (in-tèr-pré-té, tée), part. pnssd d'interpréter. La Bible interprétée par les Septante. Le songe du pannetier interprété par Joseph.
INTERPRÉTER (mtèr-pré-té. La sylliibepr*? prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : j'interprète; excepté au futur et au conditionnel : j'interpréterai, j'interpréterais), v. a. \\ 1° l'raduire d'une langue dans une autre. Le discours fut interprété en français. || 2° Expliquer ce qu'il y a d'obscur et d'ambigu dans un écrit, dans une loi, dans un acte. Ceux qui ont interprété l'Écriture sainte. Il Terme de législation. Interpréter une loi, en expliquer le sens par une loi supplémentaire. \\ Terme do pratique ancienne. Interpréter un arrêt, l'expliquer par un second arrêt. || 3° Donner à une chose, par de certaines règles ou inductions, un sens réel ou imaginaire. C'est à l'aide des connaissances positives sur l'électricité qu'on a interprété les phénomènes de la foudre. Interpréter le vol des oiseaux. Interpréter les songes. Daniel en interpréta le sens [du songe du roi], boss. Hist. u, 4. Mais vous interprétez les volontés célestes, volt. Sémiram. m, 2. || Par extension. Ce vœu du désespoir fut mal interprété; Et je n'étais jias fait pour tant de lâcheté, bbiffaut, Nin. II, m, 7. || 4° Prendre en bonne ou en mauvaise part. Un lièvre, apercevant l'ombre de ses oreilles. Craignit que quelque inquisiteur N'alISt interpréter à cornes leur longueur, LA FONT. FaU. V, 4. Je dois interpréter * charitable soin Le désir d'embrasser ma femme t MOL. Tart. V, 3. Un plus long séjour serait interprété à oisiveté, boss. Lett. quiét. 105. Il faut l'avouer : il n'y a personne qu'on ne puisse perdre en interprétant ses paroles, volt. Jfoeurs, 73. On interprète Souvent le bien en mal, jamais le mal en bien, imbert. Jaloux sans amour, u, 7. || 5° Terme de théâtre. Rendre, dans un r^le, les intentions de l'auteur. Cet acteur interprète bien, îiiterprcte mal
10 TartufTe. Dans le langage des arts, on dit qu'un graveur interprète bien, interprète mal un tableau.
11 6° S'interpréter, v. réfl. Être interprété. C'est en contraire sens qu'un songe s'interprète, coatt. Ilor.
I, 3 Aux faux soupçons la nature est sujette; Et
c'est souvent à mal que le bien s'interprète, mol. Tart. v, 3.
— HIST. xni' s. Nule descorde qui soit devant toi, ne enterpreter par doubles paroles, mais garde l'efjualité dou corage, brun, latini, Trésor, p. 405. Il xv s Et se interprète Seraphim ardent charité en amour de Dieu, Bibl. des chartes, «' série, t. ii, p. t34. Il xvi' s. Ce voyage ne fut approuvé de gueres de gens, pour ce que l'on l'interprctoit, que c'estoit une occasion cherchée pour éviter d'aller après Mithridales, amïot. Pompée, 58.
— ÊTYM. Provenç. interpretar, enterpretar ; esp. interpretar; ital. interpretare ; du lat. ititerpretari, mot que Curtius croit composé de inter, entre, et d'un radical jret, signifiant connaître, et qu'on trouve dans le lithuanien prêtas, intelligence, goth. fraihian, penser; mais qui plutôt répond au sanscr. prach, demander, interroger; allem. fragen.
t INTERPUISSANT (in-tèr-pui-san),ad).OT.Tcrme do mécanique. Levier interpuissaut, celui où la puissance est placée entre le point d'appui et la résistance.
— Etym. Lat. inter, et puissent.
INTERRÈGNE (in-tcr-rè-gn'), s, m. \] 1' Intervalle de temps pendant lequel, dans un royaume, il n'y a point de roi. || Absolument. L'interrègne, l'intervalle entre la mort de Conrad IV et l'élection de Rodoljihe I" en (273. || Fig. Il [le directeur] les [les femmes] fait rompre avec leurs galants; il les brouille et les réconcilie avec leurs maris, et il profite des interrègnes, la brut. iu. ||2' U se dit aussi en parlait des Etals gouverné» par d'autres que l'on assimile à des rois. L'interrègne, après la mort du dope de Venise. Du temps des juges d'Isratil,
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n y eut de longs interrègnes. || 3° Terme d'histoire romaine. Fonction de l'interroi.
— m ST. XIV' s. Il avoit nom interroy, et Testât de la ciiose publique estoit apelé interrègne, ber- CHEi'RE, f° 2, verso, il XVI" s. Il commença habilement par la louange des Poulonnois, qui sçavoient en l'interrègne, en un temps sans loi, chacun se servir de loi, d'aub. Ilist. ii, 65.
— Etym. Lat. interregnum, de inter, entre, et regnum, règne.
t USTERUÉSISTANT (in-tèr-ré-zi-stan) , adj. m. Terme de mécanique. Levier interrésistant, celui où la résistance est placée entre le point d'appui et la puissance.
— ÉTY.M. Lat. inler, et résistant.
LYTEUROGANT, ANTE (in-tc-ro-gan, gan-t'),
adj. Il 1° Terme de grammaire. Qui marque l'interrogation. Point interrogant. Le censeur médiocre ne voit qu'à demi la beauté du plan général; j'aimerais autant le voir occupé de l'orthographe, des points interrogants et des virgules, fén . t. xxi , p. 26 1 . Il On dit plus ordinairement : point d'interrogation, il 2° Qui a la manie d'interroger, de questionner sans cesse. Voilà un jeune drôle bien interrogant, à ce qu'il me semble, dancourt, la Gazette, se. (5. L'interrogant bailli, qui jusque-là s'était défié du personnage, conçut pour lui un profond respect, fOLT. Ingénu, i. L'interrogant bailli fit ce jour-là plus de questions qu'il n'en avait fait dans toute la semaine, id. ib.
— ÉTVM. Lat. interrogantem, de interrogare, interroger.
t LVTERROGAT (in-tè-ro-ga), *. m. || 1° Ancien terme de pratique. Question faite par les juges; l'ensemble des questions adressées devant le tribunal à l'une des parties. |{ 2° On disait à un homme qui fatigue par des questions continuelles, qu'on n'a que faire de tous ses interrogats, Dict. de VAcad.
<6'J6 Tout bellement! vous prenez trop de soin;
Et c'est aussi pousser l'interrogat trop loin, pibon, Uctrom. III, 2. Il Terme vieilli.
— msT. XVI" s. Luy faisoit cet interrogat, des ACC0R2S, Bigarrures, p. 5 o, dans laccrne.
— ÉTYM. Lat. interrogatum , chose demandée ■jar interrogation, de interrogare, interroger.
LNTERROGATEUR, TRICE ( in-tè-ro-ga-teur, tri-s'), s. m. et f. || 1° Celui, celle qui interroge. L'interrogateur était pressant. || Adj. Un geste interrogateur. Une œillade interrogatrice. || 2° Examinateur. Ses interrogateurs turent satisfaits de lui.
— ÉTYM. Lat. interrogatorem, d'interrogare, interroger.
LNTERROGATIP, IVE (in-tè-ro-ga-tif, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Qui sert à interroger, qui marque interrogation. Particule interrogative. Une phrase interrogative. Se servir de termes interrogatifs.
— ÉTYM. Provenç. enterrogatiu; espagn. et ital. interrogativo ; du lat. interrogativus, de interrogare, interroger.
lNTEUROGATION(in-tè-ro-ga-sion;envers,desix syllabes), s. f. || 1° Aciion d'interroger. Les interrogations qu'on lui fit le troublèrent. Ij Ils'est dit pour interrogatoire. S'il [Fouquet] continue, ses interrogations lui seront bien avantageuses, SÉV. à Pompone, <8 nov. (604. On a continué aujourd'hui ses interrogations sur les octrois; M. le chancelier avait bonne intention de pous.ser M. Fouquet aux extrémités, ID. 27 nov. (664. Il 2" Figure de rhétorique par laquelle l'orateur adresse à son adversaire ou au public une ou plusieurs questions auxi|uelles il sait bien qu'on ne répondra pas; en d'autres termes, il met ses assertions sous la forme interrogative. Cicéron commence une de ses Catilinaires par cette interrogation : Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience? || 3" Terme de grammaire. Point d'interrogation, point dont on se sert dans l'écriture pour marquer l'interrogation et que l'on figure ainsi ? .
— msT. XVI" s. Bien souvent une interrogation ou une narration nous ouvrent la porte pour entrer eu libre remonstiance, amïot, Comm. discerner le flatteur, 62.
— ÉTYM. Proveiic. interrogatio, enterrogacio ; espagn. interrogacion ; ital. interrogazione ; du lat. interrogalinnem, de interrogare, interroger.
IMERROGATOIRE (in-tè ro-ga-toi-r'). || i" S. m. Terme de pratique. En lemble des questions du juge et des réponses de l'accusé. Je veux rajuster la dernière journée de l'interrogatoire [de Fouquet] «'.ir le crime d'État, sêv. 9 déc. 4 664. Les papiers sont saisis, et elle subit un interrogatoire devant Ut chancelier, volt. Mœurs, 178. || Interrogatoire
sur faits et articles, voie d'instruction par laquelle une partie interroge son adversaire sur des faits qui importent à la décision d'un procès. || 2" Procèsverbal qui contient ces interrogations et ces réponses. Il paraît par un article des interrogatoires de Jean Châtel que le prévôt de l'hôtel, lorsqu'il l'eut arrêté et fait fouiller, ne douta point que ce ne fût un émissaire armé de toutes pièces par le fanatisme, sAiNT-Foix, Ess. Paris, Œuvres, t. m, p. 105, dans pougens.
— Hisr. XVI" s. Il leur fît de semblables interrogatoires qu'il avoit faittes au premier, amtot, Lucull. 17.
— ÉTYM. Provenç. inlerrogatori ; espagn. et ital. interrogatorio; da lat. interrogatorius, da interrogare, interroger.
INTERROGÉ, ÉE (in-tè-ro-jé , jée), part, passé d'interroger. X qui on a fait des questions. Interrogé par le juge. || Substantivement. Je distingue, répondit l'interrogé. — Point de distinction, encore une fois, reprit l'interrogeant, avez-vous vu tous ces livres, oui ou non? your. Facéties, Relat.apparit. jésuite Berthier,
INTERROGER (in-tè-ro-jé. Le g prend un e devant a et 0 : interrogeant, interrogeons), v. a. \\ 1" Faire des questions avec une certaine idée d'autorité, ou du moins avec une certaine idée d'importance dans la question. Interrogez-le sur ce fait. Mais vous qui me parlez d'une voix menaçante. Oubliez-vous ici qui vous interrogez? bac. Iph. iv, 6. Une seconde fois interrogeons Œnone, id. Phèdre, v, i. Un enfant est peu propre à trahir sa pensée.... l^issez-moi, cher Nathan, le voir, l'interroger, ID. Ath. 11, 6. [Dieu] Juge tous les mortels avec d'égales lois, Et du haut de son trône interroge les rois, ID. Esth. m, 4. || Interroger de, faire des questions sur; emploi qui n'a lieu qu'en poésie. Permettez que mon cœur , en voyant vos beaux yeux. De l'état de son sort interroge ses dieux, RAC. Théb. ii, 1. 1| Absolument. Oubliant que ce ton léger Dans un étranger est blâmable. Et que l'amitié seule a droit d'interroger, deulle, Convers. II. Il 2° Faire des questions à quelqu'un pour s'assurer qu'il a bien appris certaines choses, qu'il possède certaines connaissances. Le candidat a été interrogé sur la géométrie et l'algèbre. |{ 3" Fig. Consulter, examiner, en parlant des choses. Des victimes vous-même interrogez le flanc, hac. Iphig.
1, 2. Interrogez ses œuvres [de Jésus-Christ] que personne avant lui n'avait faîtes, mass. Carême, Passion. Je crains de rechercher s'il est vrai que je l'aime, D'interroger mon* cœur, volt. Irène, m, t. J'interroge mon cœur, j'interroge ma vie, ducis. Ose. iv,
2. La nature fut interrogée, au nom d'un seul homme [Linné], de la cime des montagnes de la Norvège aux sommets des Cordillères et de l'Atlas, CONDORCET, Linr^. Pénétrer dans le passé, interroger le cœur humain à travers les siècles, stael, Corinne, xi, 4. Dans leur longue solitude ils interrogent le silence, m. ib. xin, 4. Des pieds des voyageui-s j'interrogeais la trace, c. delav. Paria, i, i . Il 4° S'interroger, v. réfl. Se faire mutuellement des questions. Nous nous interrogions l'un l'autre sur ce qui était arrivé. Ces jeunes gens s'interrogeaient réciproquement pour se préparer à leur examen. || Fig. S'examiner, se consultée Interrogez-vous à l'aspect d'un homme ou d'une femme, et vous reconnaîtrez que c'est toujours l'image d'une bonne qualité ou l'empreinte plus ou moins marquée d'une mauvaise qui vous attire ou vous repousse, DIDEROT, Essai sur la peint, oh. 4.
— HIST. XVI" s. Il l'intcrrogua premièrement combien ilz estoient logez ensemble pour chaque chambrée, AMYOT, Lucull. (7.
— ÉTYM. Bourg, étarrôgai; provenç. interrogar, cnterrogar ; espagn. interrogar; ital. interrogare ; du lat. interrogare, de inter, entre, et rogare, demander (voy. rogation).
t INTERROI (in-tèr-roi), s. m. || 1" Terme d'histoire romaine. Magistrat à qui le pouvoir était confié entre la mort d'un roi et l'élection du successeur ou dans l'intervalle des consulats. || 2° Titre que prenait l'archevêque primat pendant la vacance du trône en Pologne.
— HIST. XIV" s. Il avoit nom interroy, berchf,i;re, (*■ 2, verso. Il XVI* s. Ainsi fut Pompeius déclaré seul consul par Sulpitius, qui ce jour là estoit à son tour entreroy, amyot. Pompée, 78.
— ÉTYM. Lat. interrex, de tnfer, entre, et rex, roi.
INTERROSIPRE (in-tè-rom-pr') , j'interromps, tu interromps, il interrompt, nous interrompons ; j'interrompais ; j'interromprai ; j'interromprais ;
j'interrompis; interromps, interrompons; que j'interrompe, que nous interrompions; que j'interrompisse; interrompant; interrompu, f. o. |j 1° Rompre la continuité ou la continuaflon d'une chose. La route est interrompue par un fossé. Prête, sans me troubler, l'oreille à mes discours; D'aucun mot, d'aucun cri n'en interromps le cours, corn. Cinna, y, i. Mais les songes suivis et dont, à tout propos. L'horreur se rencontrant interrompt le repos.... rotr. Vencesl. iv, i. Ahl marquis, que l'on voit da fâcheux tous les jours Venir de nos plaisirs interrompre le cours! mol. Fâcheux, ii, 7. Les autels ne se plaindront pas que leur sacrifice soit interrompu par un entretien profane, boss. Bourgoing. Sommeil léger qui n'appesantit pas l'esprit, et qui n'interrompt presque point ses actions, id. la Vallière. Jamais l'heure de l'oraison ne fut changée ni interrompue, pas même par les maladies, m. Anne de Goni. Pourquoi interrompre par ces idées funestes la relation glorieuse de ses honneurs et de ses charges? FLÉcii.i/me de Jfonf. La mollesse en pleurant.... Laisse tomber ces mots qu'elle interrompt vingt fois, BOIL. Lutrin, il. Ou, si quelque chagrin en interrompt la course [de ses plaisirs], rac. Brit. ii, 3. Ne vous ofl'ensez pas si mon zèle indiscret Do votre solitude interrompt le secret, id. Bérén. ii, 3. Mais un trouble importun vient depuis quelques jours De mes prospérités interrompre le cours, id. Ath. ii, 5. Son sommeil était souvent interrompu par les avis qu'il recevait, fén. Tél. xvii. Votre vie u'a-telle pas été assez crimmeUe pour intsrromp.v? enfin une si affreuse carrière? mass. Carême, Mot. de conv. Les astres de la nuit interrompent leur course, Los fleuves étonnés remontent vers leur source. Et Pluton même tremble en son obscur séjour, j. b. roiss. Circé. Une bombe qui tomba près de la salle do la comédie, n'interrompit point le spectacle, volt. Louis XIV, 2t. Il 2* Terme de jurisprudence. Interrompre la possession, la prescription, la péremption, empêcher qu'une possession, une prescription, une péremption ne continue. La citation en justice.... interrompt la prescription, Code Napoléon, 2246. il 3" Interrompre quelqu'un, empêcher qu'il ne continue de faire ce qu'il faisait. Mais rien ne vient m 'interrompre; Je mange tout à loisir, la font. Fabl. I, 9. La mort dans ce projet m'a seule interrompu, rac. Uithr. y, 6. || Empêcher de continuer à parler. Ne répondez point avant que d'avoir écouté, et n'interrompez point une p«rsonne au milieu de son discours, saci, BMe, Ecclésiastique,xi, 8. Ah! surtout ne m'interrompez point, MOL. D. Gare, iv, 8. Don précieux, inestimable présent, si seulement la possession avait été plus durable! mais pourquoi ce souvenir vient-il m'interrompreÎBOss. Duch. d'Orl-^^\ pounjuoi celui-là m'a-t-il interrompu? Je ne dirai plus rien, rac. Plaid, m, 3. Pendant que vous lui répondez, il perd le fil de sa curicsité, vous interrompt, entame un autre sujet.... la bruy. viii. Il écoutait tous mes récits, il ne m'interrompait jamais, picard, le Conteur, I, 3. Il Familièrement. Sans vous interrompre locution exprimant une sorte d'excuse de ce qu'o^ interrompt quelqu'un qui parle. Léaiidre: Mais sans vous interrompre. — Céphise : Encore! il m'interrompt, BOissY, Babillard, se. 9. || 4° S'interrompre, u. réfl. Être interrompu. De pareilles occupations s'interrompent quand on veut. || 5° Cesser de faire uue chose. Cincinnatus labourait; il s'interrompit en voyant l'envoyé du sénat. || Couper le fil do ce que l'on disait. La lettre qu'il [le p-.ince de Condé mourant] a écrite au roi est la plus belle chose du monde, et le roi s'interrompit trois ou quatre fois |)ar l'abondance des larmes, sév. (3 déc. ic8(i. Tous entreprennent son éloge [de Turerme]; et chacun, s'interrompant lui-même par ses soupirs et par ses larmes, admire le passé.... fléch. 'ïurcnne. Tout à coup, elle s'interrompait elle-même, FF.NEL. Tél. vu. — HIST. XII" s. Il entrerumpiet la pierre el désert, e abevrat els. Liber psalm. p. ii>ii. \\ xiu" s. Et usages qui est aquis ou tenu ou deçà ou do là, n'antreront pas l'usage, Livre de jost. t-io. || xiv" s. Ils se levèrent presque tous encontre luy, et entrerompirent son dit souvent, Ménagier, 1,9. || xv" s. Avant qu'il eust fixé sa parole, les vilains plastricrs lui entrerompirent, en niant, Loms xi, fiouv. xrviii. ||xvi*s. J'ay trouvé mauvais aux escrits de mon temps de voir les suittes des grandes affaires à tous coups entrerompues des discours de l'eschoUe, do livrets d'apologie, quelquefois de mauvaises rhytmes, d'aub. Ilist. i, 50. Depuis la S. Barthelemi, ce prince n'avoit repos que entrerompus de tressaux et de gemissamcns, id. ib. ii, (29. Cette trêve afin de lecomancer te traitté de paix entrerompu, id. ib.
!NT
u, 478. Marti'is escouU les paroles de Volumnia sa raere sans l'interrompre, amyot. Cor. »«. Et Lien sourent luy jettoient de la fange et des pierres, entrerompans les prières et requestes qu'il faisoit au peuple, iD. Cicéron, 39. Celuy qui ne daigna interrompre la lecture de son livre pendant qu'on l'in- Cisoit, MONT. I, »n7.
— ETYM. Provenç. entrerompre; du lat. inler-t rumpere, de inter, entre, et rumpere, rompre.
INTERROMPD, CE (In-tfe-ron-pu , pue), part, patsé d'interrompre. Qu'on n'a pas laissé s'achever, ijui. ne s'achève pas. Au milieu de l'agitation des choses humaines, elle [l'Église] se soutient toujours avec une force invincible, en sorte que, par une suite non interrompue depuis prts de dix-sept cents ans, nous la voyons remonter jusqu'à Jésus- Christ, BOss. Hist. n, <3. Et l'amour, dans leur cœur, interrompu, troublé, Sous le faix des lauriers est bientôt accablé, rac. Alex, n, i. Quelle est donc sa pensée, et que cache un discours Commencé tant de fois, interrompu toujours? id. Phèdre, v, ♦. Il a une conversation interrompue et des distractions fréquentes, la brut. viii. Les prospérités non interrompues de ce prince, qui ne mettait point de bornes ni à son ambition ni à son bonheur, rolun, Hitt. anc. t. i, p. 299, dans pougens. Dans cette longue suite à peine interrompue de guerres sanglantes que se font les princes chrétiens, les anciens intérêts, qui tous ont changé, sont effacés par les nouveaux, volt. Russie, Préf. Pour pouvoir prescrire, il faut une possession continue et non interrompue. Code Sap. art. 222». La prescription peut être interrompue ou naturellement ou civilement, ib. 2242. Il Propos interrompu, conversation sans suite, sans liaison. || Propos interrompu, sorte de jeu de société dans lequel on prend la question d'un côté et la réponse d'un autre ; ce qui fait que celle-ci ne s'adapte pas i celle-là. Jouer au propos interrompu. || Terme de botanique. Ëpis interrompus, épis qui, par suite de l'allongement d'un ou plusieurs entre-noeuds, ont une partie de leur axe nue. || Ancien terme de marine. Bltiments interrompus, bâtiments qui ne comptaient point p;irmi les navires classés, bâtiments de charge pour la plupart, qui différaient entre eux par la forme et le tonnage, ja.|| Boulets interrompus, boulets lancés par les petites pièces dont on armait les bâtiments interrompus.
INTERRUPTEUR (in-tè-ru-pteur) , t. m. jjl'' Celui qui interrompt une personne qui parle. Ses interrupteurs furent réduits au silence. || 2° Adj. Interrupteur, interruptrice, qui intcrromi)t, qui cause une interruption. Murmures interrupteurs. Une voix interruptrice. |1 Terme de physique. Marteau interrupteur, ou, substantivement, interrupteur, appareil destiné à interrompre, à volonté, un courant électrique.
— ÊTYM. Lat, irtierruplorem, Interrupteur (voj. interruption).
INTERRUPTION (in-tè-ni-psion ; en vers, de cinq syllabes), t.f.\\l° Action d'interrompre; état de ce qui est interrompu. L'interruption des travaux. Sans interruption de vos «acres concerts, Â son avènement tenez les cieux ouverts, botr. St Genesl, IV, 6. Le Messie est attendu par les Hébreux, il vient et il appelle les gentils comme il avait été prédit; le peuple qui le reconnaît comme venu, est incorporé au peuple qui l'attendait, sans qu'il y ait entre deux un seul moment d'interruption, boss. Ilist. n, <3. Le caractère infaillible et ineffaçable de toutes ,les sectes, sans excepter une seule depuis que l'Église est Église, c'est qu'on leur marquera toujours leur commencement et le point d'interruption par une date si précise, qu'elles ne pourront elles-mêmes le désavouer, ID. Var. i" instr. past. % «4. Seize ans d'une prospérité accomplie, qui coulèrent sans interruption, id. Reine d'Anytet. C'est, dit-on, un obstacle à la perfection de l'amour et une interruption ds son exercice, que de réfléchir sur l'amour et lur sa durée, ou sur son accroissement et sa diminution, lo. Et. d'orais. v, 32. L'interruption du commerce désespère tout le monde, volt. Corretp. d'Alemhert, to août »7«7.0n ne peut voir nulle part une image aussi frappante de l'interruption subite de la vie, stael, Corinne, xi, 4. Il Terme de jurisprudence. Interruption civile, interruption de la prescription par un acte signifié à la personne l qui on veut filer le bénéfice de la prescription. Interruption naturelle, celle qui résulte de la privation de jouissance pendant un an. Il y a interruption naturelle, lorsque le possesseur est privé, pendant plus d'un an.de la jouissance de la cbos" ''"'le Nap. 2^43. Une citation en jus-
tico, un commandement ou une saisie, signifiés à celui qu'on veut empêcher de prescrire, forment l'interruption civile, ib. 2244. {{ 2' Particulièrement. Action d'interrompre une personne qui parle. Une interruption qui trouble un orateur. || Paroles prononcées pour interrompre. Des intemiptions partirent de tous les points de la salle. || 8° Terme de rhétorique. Figure dans laquelle on interrompt volontairement le fil de son discours pour se livrer à d'autres idées, et qui est plus connue sous le nom de suspension ou réticence.
— HlST. xvi« s. C'est miracle de veoir continuer des actions si diverses, d'une si pareille teneur qu'il n'y sente point d'interruption et d'altération, aux confins mesmes et passage de l'une à l'autre, mont.
— ÊTYM. Lat. interruptionem, de interruptxim, supin de intcrrumpere, interrompre.
t INTERSCAPULAIRE (in-tèr-ska-pu-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui est situé entre les épaules. Région interscapulaire.
— ETYM. Lat. inter, entre, et scapulaire.
t INTERSCAPULIU.M (in-tèr-ska-pu-li-om'),». m. Terme de zoologie. La région du dos, entre les épaules.
— ETYM. Lat. inter, entre, et icapulum, épaule. INTERSECTION (in-tèr-sè-ksion ; en fers, de
cinq syllabes), s. f. ||1° Terme de géométrie. Lieu où des lignes, des surfaces, des solides se coupent réciproquement. L'intersection d'un cylindre et d'un plan. On sait assez que les équations indéterminées expriment des courbes, et que les déterminées se résolvent par des intersections de courbes, ce qui fait le grand et important commerce de l'algèbre et de la géométrie, fonten. RoUe. L'intersection de l'équateur avec l'écliptique, c'est-à-dire les équinoxes, doivent, par l'action du soleil, avoir un mouvement rétrograde, LAPLAca, Exp.vi,\i. || Ligne d'intersection, ou, simplement, intersection, ligne suivant laquelle deux surfaces, deux plans se coupent. Il 2" Terme d'anatomie. Nom donné à des bandes de fibres tendineuses placées entre les fibres charnues d'un muscle.
— HlST. XVI' s. Intersection, oudin, Dict.
— ÊTYM. Lat. intersectionem, de intei', entre, et sectio, section.
t INTERSTELLAIRE (in-tèr-stèl-lê-r"), adj. Situé entre les étoiles. Espaces interstellaires.
— ÉTYM. lAt. inter, entre, et lat. stellaris, de Stella, étoile.
t INTERSIGNE (in-tèr-si-gn') , s. m. Ancien terme de marine. Marque. Ajoutant Icsdits témoins que sur l'ancre dont est cas, il y avoit bouée et orin pour marque et intersigne du lieu où elle étoit. Sentence rendue par le bailliage deSt-Malo, 4» sep. 4 670, dans JAL.
— ÉTYM. Lat. tnter, entre, et signe.
INTERSTICE (in-tèr-sti-s'), s. m. || 1» Terme do
physique. Intervalle qui sépare les molécules d'un corps. C'est une viaie matière distinguée de toutes les autres, cachée plus ou moins dans les interstices de tous les corps, maihan. Éloge de Lémery. Il Par extension. Une secrète issue Laisse entrer le rayon et le jour du midi ; On ne peut du dehors découvrir l'interstice, lamart. Joc. u, 83. || Terme d'anatomie. Intervalle qui se trouve entre les deux lèvres d'une crête osseuse. || 2° Temps que l'Église fait observer entre la réception de deux ordres sacrés. Garderies interstices. Les interstices sontorclinairement de trois mois. || Dans le langage général. Intervalle de temps. Il fallait, pour la vraisemblance, garder quelque interstice entre la publication de cette découverte [de certains papiers] et celle de l'histoire d'Auvergne, st-sim. 4 67, 4 62.
— lilST. XVI' s. Il y a de chacun costé quatre [veines] lumbalcs, à sçavoir aux quatre interstices des cinq vertèbres des lumbes, paré, i, 25.
— ÊTYM. Lat. interstitium , de t;i(er, entre, et «tare, se tenir, être (voy. stable).
t INTEIISTITIEL, ELLE (in-tèr-sti-si-èl, è-1'), cdj. Qui est dans les interstices d'uu organe. Substance, action interstitielle.
— RTVM. Interstice.
t INTERSTRATIFIÉ, ÉE (in-têr-stra-ti-fi-é, ée), adj. Terme de géologie. Qui est stratifié intermédiairement à d'autres couches. Tufs volcaniques interstratifiés avec les couches du vieux pliocène.
— ÉTYM. Lat. tnler, entre, et stratifié.
t INTERTRACUÉLIEN (in-tèr-tra-ké-liin), adj. m. Terme d'anatomie. Muscles intertrachéliens, ou, substantivement, les intertrachéliens, muscles situés entre les vertèbres transversales du cou.
— ÉTYM. Lat. inter, entre, et Tpà;(r,Xoî, cou.
t INTERTRANSVERSAIRE (in-tèr-tran-svèrsê-r') , adj. Terme d'anatomie. Qui est situé entra les apophyses transrerses des vertèbres.
— RTYM. Lat.in(?r,entre ,et transtersr (apophyse). t INTERTRIGINEUX , EUSE (in-tèr-tri-ji-neù ,
ncû-z'), adj. Qui a le caractère de l'intertrigo.
— ÉTYM. Lat. intertriginosus, de interlrigo.
t INTERTRIGO (in-tèr-tri-go), î. m. Terme de médecine. Inflammation érysipélateuse causée par 1g frottement de deux parties l'une contre l'autre.
— ÉTYM. Lat. interlrigo, de inter, entre, et (ercre, frotter.
t INTERTROPICAL, ALE (in-tèr-tro-pi-kal, ka- 1') , adj. Oui est situé entre les tropiques. Les pays inlertropicaux. || Qui vient entre les tropiques. Plantes interlropicales. || Qui appartient aux régions intertropicales. Le caractère intertropical des flores successives pendant les quatre premières périodes géologiques. Les tourbillons intertropicaux.
— ÉTYM. Lat. -inter, entre, et tropique.
+ INTER -UTÉROPLACENTAIKE ( in-tèr-u-téro-pla-siii-ti-r') , adj. Terme d'anatomie. Qui est placé entre l'utérus et le placenta.
— ÉTYM. Lat. inter, entre, utérus, et placenta.
t INÏERUTRICULAIRE ( in-tèr-u-tri-ku-lê-r') , adj. Qui est entre les cellules végétales, en parlant de liquides ou de gaz.
— ÉTYM. Lat. inter, entre, et utricule.
t INTERVALLAIRE (in-tèr-val-lê-r'), ad;". Terme de botanique. Qui est situé dans les intervalles. Feuilles intervallaires.
— HIST. XVI* s. La voulte estoit double, soustenue sur quarante piliers de pierre grise, à sçavoir douze à chascun costé, etdouze au milieu, départissant des deux voulles; et deux intervallaires en front et en fond, Alrclor, Roman, p. (27, dans lacurne.
— ÉTYM. Intervalle.
INTERVALLE (in-tcr-va-l'), s. m. \\ i° Distance d'un lieu à un autre. Il y a pout-ôtre un plus grand intervalle de mer entre les îles Jlarianes et le Japon qu'entre aucune des terres qui sont au delà de Kamtschatka et celles de l'Amérique, buffon, IlisL nat. homme, OEuvrcs, t. v, p. 215. || Fig. L'on voit peu d'esprits entièrement lourds etstupides; l'on en voit encore moins qui soient sublimes et transcendants; le commun des hommes nage dans ces deux extrémités : l'intervalle est rempli par un grand nombre de talents ordinaires, la brut. xi. || Terme d'art militaire. Espace qui isole les groupes principaux d'une ligne de bataille, par opposition à distance (voy. ce mot). || 2" Distance d'un temps à un autre. Cette comète ne reparaît qu'à de longs intervalles. J'ai toujours vu avec chagrin le peu de séjour que M. de Grignan a fait dans son château ; sa dépense ni ses occupations n'ont pas eu d'intervalle, SÉv. 30 oot. 4676. Lo bon abbé se loue de son vin, et en use plus continuellement que nous ne faisons des eaux ; il ne met point d'intervalle à cette cordiale boisson, ID. au comte de Guit. 12 janv. )C83. S'il y a eu quelques intervalles de foi, quelques heures et quelques mouvements de grâce, quelques retours vers Dieu, ce sont des retours qui n'ont point eu de suite, MASS. Carême, Ilot, de conv. Demain on va vous redemander votre âme ; et ce court intervalle qui vous reste, vous le disputez encore à Dieu, id. ib. L'intervalle entre la fin de li première guerre punique et le commencement de la seconde, qui est environ de vingt-cinq ans, fut pour Hiéron un temps de paix et do tranquillité, rollin, Hist. anc. OEuv. t. X, p. 4 2, dans pougens. Vous y gagnerez du temps; eh I que sait-on ce qui peut arriver dans l'intervalle? Marivaux, Jfan'u«nc, 6' part. Il [Alexis, fils de Pierre le Grand] reprit un peu ses sens, et, dans cet intervalle de vie et de mort, il fit prier son père de venir le voir; le czar vint; les larmes coulèrent des yeux du père et du fils infortuné, volt. Russie, 11, 40. Des premiers feux de notre auroio Au crépuscule de nos jours II est un intervalle encore Que doivent remplir les amours, des- MAHis, Poés. p. 41, dans pouoens. |{ Par intervaiies de temps en temps. La lune se montrait par intervalles et disparaissait do nouveau. Il [Philippe] aimait p.ar intervalles qu'on lui dît la vérité, rollin, Ilist. anc. tJEuvres, t. vi, p. 4 40, dans pougens. Il Sans intervalle, sans relâche, sans interruption. Il faut que la rigueur.... Frappe sans intervalle un coup silr et rapide, volt. Oiphel. m, 4. || Pai-ticulièrement. Bon intervalle ou intervalle lucide, temps pendant lequel un fou jouit momentanément de sa raison. Il a, comme je vois, quelques bons intervalles, DESMAHETS, Yisionuaives , m, 2. || 8° Terme de musique. Différence d'un son grave k un son aigu. Intervalle de tierce, de quarte, de quinte.
INT
INT
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Interralle consonnant. InterTïlle iHssonant. || Intervalle simple, celui qui se renferme dans les bornes J'une octave. || Intervalle redoublé, celui dont la note aiguS est portée à l'octave au-dessus. || Intervalle direct, intervalle simple pris de bas en haut, et considéré par opposition à son complément. Il Inter%alle renversé, intervalle direct dont la note aiguë est porté au grave. Ut (ré, mi), fa étant l'intervalle direct, si l'on porte le fa au-dessous, ut (si, la, sol), fa, l'intervalle est renversé. La quinte est un intervalle direct dont le complément est l'intervalle indirect ou inverse appelé quarte. || i' Fig Inégalité de condition sociale. Je la voyais franchir cet immense intervalle Qu'a mis entre elle et moi la majesté royale, volt. Séniramis, II, 4. Tant de vertus, sans aucun mélange de fail)lesse, ont rapproché l'intervalle qui nous sépare, genus, Mme de Hainlenon, t. Ii, p. <96, dans pqugens.
— HiST. xiii' s. Garde que tu n'escrises l'un nombre après l'autre sans entreval et sans espasse, Comput, f° <o. Selon les entrevaus et le croissement et le descroissement des nombres, ib. || xiv's. Se ert [s'était] logiez moult près de leur tentes, si que po avoit de intervalle entre les deux os [armées], berciiEURE, f" 36, recto. Il XVI' 9. Il y en a aucuns, desquels les premiers mouvements n'ont jamais d'intervalle, jusques à ce qu'ils aient mis en effet leur passion, MARC. Nouv. xxxvr. D'où vient que les gestes du peuple romain sont tant célébrez de tout le monde, voire de si long intervalle préférez à ceuli de toutes les autres nations ensemble 1 nu bellay, I, 4, fcrio.
— ËTYM. Provenç. «n(rM'aI; espagn. tnferralo; liai. tnteri'alJo; du lat. intervallum, de inter, entre, et vallus, pieu : proprement, l'espace entre deux palissades.
t INTERVALVAIRE (in-tér-val-vê-r') , ad;. Terme de botanique. Qui est placé entre les yalves d'un péricarpe. Cloison intervalvaire.
— ÊTYM. Lat. intcr, entre, et valve. INTERVENANT, ANTE (in-tèr-ve-nan, nan-t'),
arij. Il 1* Oui intervient, qui arrive au milieu de. Les difficultés intervenantes peuvent rarement être prévues. || 2° Tcrmj de pratique. Oui intervient, qui prend part à,^coodairementet après l'instance engagée. Il est partie intervenante dans ce procès, au procès. || Substantivement. L'intervenant a été condamné. || Terme de droit commercial, lin tiers qui se présente pour faire honneur àl'unedes signatures portées sur une lettre de change ou sur un billet.
— HlST. XVI' s. Certes Ferdinand n'y estait lors i-ntrevenant ne veu n'ouy, m. du bellav, 225.
INTERVENIR ( in-tèr-ve-nir. Il se conjugue comme venir), v. n. || !• Venir entre, venir au milieu, prendre part. Intervenirdans une négociation. Pour rendre ce roman [une jfventure] plus célèbre, la fortune a bien fait d'y faire intervenir une personne aussi considérable que vous ; na semble-t-i! i^as que toutes les aventures d'un pays attendent à y arriver au temps que vous y êtes ? voitube, LeCl. u». Il commença par dire qu'il aurait été à souhaiter poar les peuples de la Grèce et de l'Asie qu'Antiocbus fiit intervenu plus tôt dans leurs affaires, KOLLiN, Hist. anc. t. viii, p. 34», dans pougens. Il II se dit des choses dans un sens analogue. Une bataille intervint et changea la situation des belligérant:!. Sachant combien est puissant parmi nous le motif de la religion, il [Jésus-Christ] la fait intervenir à la réconciliation du genre humain : il nous lie entre nous par le même nœud par lequel nous tenons à Dieu, Boss. Sermons, Réconciliation, préambule. || 2* Agir comme médiateur. Le pape intervint dans le diOérend de ces deux princes pour les accorder. || Intervenir comme supérieur, comme plus fort. L'autorité souveraine y est intervenue. Faire intervenir la force armée. Les Français, en 1823, intervinrent en Espagne contre la constitution. Il 3° Terme do pratique. Demander d'être rec;u dans une instance, dans un procès. Intervenir dans un procès, au procès. J'appelle de ce raccommodement-là ; et, malgré mon père et ma mère qui m'en veulent, je prétends bien intervenir, nANCount, la Gaielte, se. I8. || V 11 se dit de tout ce qui arrive pendant la durée d'une affaire, des jugements qui se rendent dans un procès, etc. Il intervint plusieurs arrêts dans ce procès. Les faits sur lesquels intervenaient de pareils jugements, boss. Lett. 63.
— REM. Intervenir se conjugue, comme venir, avec l'auxiliaire (trt. Pourtant la Bruyère y a mis l'aïuiliaire aïoir (ce qui n'est plus permis) : Il n'y a point eu au p&lais, depuis tout ce temps, de causes célèbre» ou de procédures longues et em-
brouillées oii i! n'ait du moins intervenu , la