PARTIR
t PARTIMENTI ,(par-li-min-ti) , s. m. pi. Terme de musique. Exercices harmoniques dont on fait usage dans les écoles de composition : la basse seule est écrite, et les parties élevées, qui ne sont indiquées que par des chifTres, doivent être remplies par les élèves. ||0n dit quelquefois un partimento.
— ÉTYM. liai. plur. de partimento, partage, division, de partire, diviser (voy. partir *).
< . PARTIR (par-tir) , e. a. Diviser en plusieurs parts (terme vieilli). Aussi rien n'est parti si bien par la nature, Que le sens, car chacun en a sa fourniture, RÉGNIER, i'o(. II. ...Ces gens, gais et joyeux, Sont sur le point de partir leur chevance, la font. Orais. \\ Fig. Avoir maille à partir avec quel<|u'un, avoir queljue démêlé avec lui (seule locution où partir soit encore employé, et qui signifie au propre avoir un sou à partager). Et l'on nous voit sans cesse avoir maille à partir, mol. VÉt. i, 9 (voy. maille 3).
— ÊTVSI. Voy. PARTIR 2, qui est le même que partir t; l'historique montrera comment les deux significations vont de l'une à l'autre. Partir, fort peu usité aujourd'hui an sens de partager, a conservé ce sens dans les composés départir, répartir.
2. PARTIR (par-tir), je pars, tu pars, ilpart,nous partons, vous partez, ils partent ; je partais ; je partirai; je partirais; je partis, nous partîmes; pars, qu'il part», partons, partez, qu'ils partent; que je parte, quo nous partions, que vous parliez; que je partisse; parlant, parti, «. n. |1 1° Quitter un lieu, s'en aller d'un lieu. Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port, corn. Cid, iv, 3. Il veut partir à jeun; il se peigne, il s'apprête, boil. Lutr. v. Vous voulez que je parte demain ; tt moi j'ai résolu de partir tout à llieure, bac. Bérén. v, ». Partez, enfants d'Aaron, partez ; Jamais plus illustre querelle De vos aïeux n'arma le zèle ... C'est votre roi, c'est Dieu pour qui vous combattez, \n. Ath. iv, 8. On est ordinairement moins fâché quand on part que quand on volt partir, staal, Mém. t. i, p. 8S. Allez, je vous bénis; partez, âme chrétienne, p. lebrun, Jf. Stxiart, v, «.Il Fig. Parleur conseil [de personnes pieuses] je laisse partir cet écrit pour l'aller joindre aux autres discours qui ont déjà paru sur ce sujet, BOSB. Coméd. i . Allez, partez, mes vers, dernier fruit de ma veine, boil. Êp. x. || Terme de marine. Quitter un port, une rade, commencer une navigation, s'éloigner d'un pays. ||i* Partir se dit quelquefois pour mourir. C'est la règle et la raison, ma tille, que je parte la première; et Dieu.... sait bien avec quelle instance je lui demande que cet onlre s'observe en moi, sËv. m. le suis une pauvre vieille, qui n'est plus bonne à rien et qui partira bientôt, maintenon, Utt, à la reine d'Espagne, I7«<, t. viii, p. 65, dans pouoENS. {|3° Fig. Il se dit de l'argent qu'on dépense et qui semble partir. Je me trouvai le soir à Mcuiloo, où je dépensai le peu qui me restait, hors dix creutzers qui partirent le lendemain à la dînée, J. l. houss. Confess. iv. {| i' Partir se dit des hommes, des animaux qui quittent précipitamment un endroit. Au moindre signe il part comme l'éclair. La colombe l'entend, part, et tire de long, la font. Fabl. Il, <2. 11 [le li^:vre| partit comme un trait; mais les élans qu'il fit Furent vains... m. ib. vi, • 0. Il Partir du pied droit, du pied gauche, commencer à marcher par le pied droit, par le pied gauche. l|Ce n'est pas tout de courir, il faut partir ï temps. Rien ne sert de courir ; il faut partir à point, LA FONT, t'abl. n, to.|| Terme de manège. Partir juste, entamer l'allure du galop sur le pied de devant II Partir de pied ferme, faire partir le cheval du pas au galop. || Partez I Mot que piononce le maître d'académie quand il veut que l'élève aille le Kalup. Il Partir de la main, rendre tout à coup la main au cheval afin qu'il prenne le galop. |{ Ce cheval pan bien de la main, il prend bien le galop lès qu'on lui baisse lamain. || Fig. et familiè'cment. Il part de la main, se dit d'un homme (|ui fait avec promptitude ce qu'on lui demande. ||S. m. I,e moment où 1« cheval part pour s« porter en avant. Ce cheval» le partir prompt. || Un beau partir, la course qu on fait taire au cheval sur une ligne droite , sans quUsen éearle ou se traverse. || 6* Tcime de musique. Commencer. Çà, comptez bien vos temps pour partir M^le fois, C'est vous qui commences; allons, tue: un, deux, trois; Parlez donc, parlez donc Busicieo barbare, iscxAsi», Fui. amour ii, t || Kig
PAR
Partir d'un grand éclat de rire, rire tout à coup avec éclat. || 8" En parlant des choses, sortir avec impétuosité. Quand tout cédait à Louis, et que nous crûmes voir revenir le temps des miracles où les murailles tombaient au bruit des trompettes, tous les peuples jetaient les yeux sur la reine, et croyaient voir partir de son oratoire la foudre qui accablait tant de villes, boss. Mar.-Thér. Le coup qui l'a perdu n'est parti que de lui, rac. Andr. m, 3. Quand la foudre s'allume et s'apprête à partir, ID. Alex. I, t. C'est l'éclair qui paraît, la foudre va partir, VOLT. Orcsle, ii , 7. || Il se dit dans un sens analogue des choses intellectuelles, morales. Cela partit plus vite qu'un trait, et nous en rtmes tous plus ou moins, sBv. MO. Elle abondait en saillies charmantes qu'elle ne recherchait point, et qui partaient quelquefois malgré elle, j. j. Rous. Conf. il. X l'instant mon imagination part comme un éclair, et me dévoile tout le myslère d'iniquité , ID. ib. xi. Du sein de ces assemblées, qu'un mouvement confus sépare et renouvelle sans cesse, partent mille traits ingénieux ou sanglants contre ceux qui paraissent à la promenade avec un extérieur négligé, HARTHÉL. Anac/i. ch. 2u. Il 7° Il îe dit des armes de jet ou des armes à feu. Le fusil a parti tout à coup. X peine du palais il sortait dans la rue, Qu'une Qèche a parti d'une main inconnue, corn. Stir. v, 6. ;| 8° Terme de cuisine. Faire parlir des haricots, les faire bouillir, les faire crever. |{ Terme de métier. Faire partir la pierre, la séparer et l'ouvrir avec des coins de fer. || 9° Prendre pour point de départ d'un discours, d'un raisonnement, etc. Il faut parlir de l'état où est nolreêtre pour connaître quels sont ses plaisirs, montesq. Coiît, plaisirs de l'dme. Partant de cette supposition, bupf. Théor. terr. part, hyp. (Euv. t. IX, p. 212. Il est impossible de raisonner avec eux; car je pars d'un principe.... volt. Dial. XXIX, 3. Un autre que vous serait parti de là pour rencliérir sur les médisances de la comtesse, SAUBIN, ilœurs du temps, i. \\ 10" Tirer son origine, «.voir son commencement, avec un nom de chose pour sujet. Les nerfs qui partent du cerveau. Des vingt-cinq portes de cha(|ue côté du carré partaient autant de rues qui aboutissaient aux portes du côté opposé, de sorte qu'il y avait cinquante rues qui se coupaient à angles droits, rolun, llisl. anc. Œuv. t. n, p. 26, dans pougens. La difféionce la plus remarquable qu'il y ait entre le duc commun ot le duc de la baie d'Hudson, c'est que les aigrettes partent du bec au lieu de partir des oreilles, bl'kp. Ois. t. II, p. 133 II 11" Provenir, émaner, en parlant de rayons, de lumière, de sons, de mouvements. Les sons partaient d'un point éloigné. Les vibrations partent de ce point. De lui [soleil) partent sans fin des torrents de lumière, volt. Ilenr. vu. Déjà je le traînais.... Vers les lieux d'où partait cette faible lumière, ID. Sémir. v, 6. Il n'y a que l'expérience qui puisse l'accoutumer [l'homme] à jut;er de la distance qui est entre lui et l'emlroit d'où part le bruit, condil Conn. hum. sect. 6. Un cri part, et soudain voilà que par la plaine Et l'homme et le cheval emportés, hors d'haleine.... Volent avec les vents, v. HUGO, Orientales, Maseppa. || 12" Fig. Provenir, par une sorte d'origine que l'on compare à celle des choses piiysiques. Celles-là [lettres] ne pariaient que de mon esprit ; celles-ci parlent de mon cœur, voit: Letl. l&. Périsse mon amour, périsse mon espoir. Plutôt que de ma main parle un crime si noir ! cohn. Cinna, m, 3. Voire compassion.... Part d'un bon naturel, la font. Fabl. i, 22. Les chagrins qui parlent do l'amitié que j'ai pour vous, me sont plus agréables que toute la fausse paix d'une ennuyeuse absence, sev. 18 sept. (670. De telles vengeances rudes et basses (rigueurs contre Kouquet] ne sauraient partir d'un cœur comme celui de notre maîlie [le roi], m. 21 déc. icu-t. Mon malheur est parti d'une si belle cause? rac. Uilhr. IV, 2. On ne .sait point d'où part ce dessein furieux, ID. Phèdre, v, i. Les vices partent d'une dépravation du cœur; les défauts, d'un vice de tempérament; le ridicule, d'undéfiut d'esprit, i.a ubuy. xu. Je t'entends ; son arrêt est parti de ta bouche, volt. Fanât. IV, S. C'était un étrange conlrasle que du sein d'une cour voluptueuse où régnaient la-douccur des mœurs, les grâces, les charmes de la société, il partît des ordres si durs et si impitoyables, m. Louis XIV, 38. Le trait de lumière qui éclaire aujourd'hui le monde [savoir que la terre tourne autour du soleil) partit do la petite ville de Thorn Ipatriede Copernlcj dans la Prusse polonaise, dès le milieu du xvi" siècle, ih, Uœurs, 178. Il Fig. et populairement. Cela pan do sa lioutique, cela vient de lui (en mauvaise part). Il 13 Fig. Etre proi''iU Pciit-eire jamais deux
PAR
pièces [Mélite et Clitandre] ne partirent d'une même main plus différentes et d'invention et de style, corn. l'réf. de Clitandre. Toutes les parties dont l'œil est composé ont un rapport si juste et si sagement proportionné à l'action de la lumière, que la lumière et les yeux sont visiblement faits l'un pour l'autre, et partent d'une même main, malebr. Rech. vér. Éclaire, sur la lum. t. iv, p. «m, dans poisgens. Tel ouvrage qui est fort médiocre, n'a pu partir que d'un génie sublime, et tel autre ouvrage qui est assez beau a pu partir d'un génie assez médiocre, FONTEN. Vie de Corn. \\ 14° X partir de, loc. prép. X dater de, en commençant à. C'est à partir de la prédication de l'Évangile que la face du monde a été renouvelée, chatealbh. Génie, iv, vi, 13. ||Â partir de là, loc. adv. En supposant telle chose; depuis ce moment. Puis au partir de là vous disent.. . Régnier, Sot. II. Il 15" Au partir de, au moment du départ (locution où l'infinitif partir est pris substantivement). Plus belle qu'elle n'était au partir de Londres, hamilt. Gramm. (O. Soucis cuisants au partir de Caliste Jà commençaient à me supplicier, j. b. rolss. Ép.i, 7. Au partirde cette fontaine on les mena voir une prison d'hommes, où tous étaient tenus les pieds dans des ceps d'or, p. l. cour. Trad. d'Hérod.
— REM. 1. Partir prend l'auxiliaire avoir quand on veut expiimer l'action de partir, et l'auxiWaire être quand on veut marquer l'état du sujet parti. Je m'approche d'un chasseur, je lui demande quand le lièvre a parti. Il me répond : 11 y a longtemps qu'il est parti. || 2. Il ne faut pas dire : partir à la campagne, partir en Italie, mais parlir pour la campagne, pour l'Italie. || 8. On ne dit pas non plus parlir en voyage; mais simplement partir, ou partir pour un voyage.
— H1ST. XI" s. [Que] nuls ne lait [laisse) sun hume de li partir, puisqu'il est reté [en accusation]. Lois de Cuil. 47. Al plus espais [de la mêlée] les rompent et partissent [séparent], Ch. de Roi. cclvii. I] XII' s. Mort [il] le trébuche, l'ame s'en est partie, Ronc. p. 68. Par sous le coûte, [la main) lui fu du cors partie [coupée], ib. p. tt6 Et s'il est riens qui m'en puisse partir [séparer], Couci, viii. Que ferai, Diex 1 me partirai de lui [elle] ? ib. ix. De cesle amour qui tant me fait pener. Ne voi-je pas com je puisse partir, ID. x. Je ne m'en puis parlir ne traire ariere, ID. xviii. Tuit sont parti de moi joieus talent [désirs], 10. XX Je ne tieng pas l'amour à droit partie (.partagce], Dont il convient mourir ou trop aimer, id. XXI. Partir m'estuet [il me faut partir] de vous sans demorer, id. xxiv. Mais nul partir, saciiez, quoique nuls die. N'est douloureus que d'ami et d'amie, id. xxiv. Peu aime son seigneur.... Qui par fausse ochoison de lui servir se part, Sax. xix. Lors | ils] sauront comme Charles nous a le jeu parti, ib. xxiv. La parole est finée, et li conseils se part, ib. xxix. || xiu" s. Tous II clergés etii homme d'eage Partiront [auront leur part] tout à cest pèlerinage, quesnes. Romancero, p. 94. Nous la partirons par mi ; si en pren-
drés la moitié et nous l'autre, villeh. xlix Se
[vous] saviez orendroit  quel meschief je sui, li cuers vous partiroit, Berte, xxviii. Au parlir l'a li rois moût doucement baisie, ib. lxxii Se d'ilcc [le renard) se veut départir, De sa qeue l'estuet partir [se séparer de sa queue, la perdre], Ren. taol. Vente ne doit nulguerredon. Ni afliert grâces ne mérites; L'ung de l'autre se part tous quites, la /(ose, 10818. Et après les gardes dou champ les deivent mener (les champions] à une part dou champ, et partir [partager] leur le soleil, Ass. de J. i&:t. Lors a songié un songe dont moult s'esmerveilloit ; Vît le ciel aovrir et terre qui partoil , Ch. d'Ant. vi, 245. Et li enfant du second mariage, né comme loiel oir [hoirs loyau»), partiroient [auraient part] au descendeuienl de lor père et de lor mère, beau m. xviii, ta. El il me distrent : Sire, le jeu nous est mal parti [Inégal], JOiNV. 277. Et pour ce vaut il mlex, si comme il me semble, que nous le façons occirre, avant qu'il nous parte des mains, m. 244. || xiv" s. Ton empire biparti, c'est à dire party en deux, ORESME, Thèse de meunibr. ||iv's. Endementres que ces gens d'armes.... s'ap|iareilloient, et qui premier avoit fait premier partoit.... fhoiss. u, iu, 63. El souvent leur avenoient de belles aventures et périlleuses, desquelles ils se partoient à leur honneur, ID. 1, I, 130. Et fui la cité de Touriiay parlie (partagée) pour loger les seigneurs, ID. u, i), 203. Quant Hz furent assemblez et tous venus, et que les maistres du tournoy eurent party (partagé le champ], Ferceforest, t. IV, f" 4. Qui a à partir a à marrir (à s'aflliger), LEROUX DE LiNCY, Proi'. t. Il, p. 37». Ilxvi" s. Voyant que là n'esloyenl ijue iioys ligneux et ung pelé de légistes, se pailil dudict lieu, rab. Pan(.
PAR
n, ». La nymphe Ora avoyl le cors my parti en femme eien andoiiille, lo. ib.if, 38. Lajiluuie blaiiciie pardessus, mignonnement partye à paillettes d'or, ID. Garg. i, M. Je connois bien, depuis que je suis partie de vous, qu'il n'est nulle pire prison que d'ung corps eslongnanl les lieux où son cueur est aresté, MABGUES Len. 6». Il avisa qu'elle n'avoit pas l'anneau qui jamais ne lui partoit du doigt, id. Nouv. vin. Vostreestre est également party à la mort et à la vie, MONT. I, 86. Ces façons partent plustost de foliçque de vraye raison, id. i, UO. Nous partons le fruict de nostre chasse avecques nos chiens, ID. ii, 470. Nous ne faisons que partir [nous sortons] de boire, toutefoys.... DESPER. Cymbal. 7». Cela faict, Theseus se parût pour aller combattre le taureau de Marathon, AMYOT, Thés. <6.Puisenpartissantausort les charges de la chose publique avec son compagnon, il luj escheut de faire la guerre à Philippus, m. Flamin. a. Il partiroit un œuf en deui, une maille en deui, H. EST. Préceli. p. 77 et 78.
— ÉTïM. Wallon, parti, paûrti; Berry, partir, partager; provenç. et espagn. partir; ital. partire, du lat. parliri, dénominatif de part-em, diviser en plusieurs parts (voy. part 2). Partir a essentiellement, comme on voit dans l'historique, le sens de partager, diviser, séparer; de là se partir, et, neutralement, partir a passé sans peine à la signification de se séparer d'un lieu, quitter un lieu ; comparez sortir.
PARTIS.AN (par-.ti-zan), *. m. || 1* Celui qui est attaché à une personne, à un parti. Combien le prince a-t-il d'aveugles partisans? corn. Nicom. IV, 1. Gilotin en gémit, et, sortant, de fureur, Chez tous ses partisans va semer la terreur, boil. Lutr. i. Je soupçonne et Menas et Lélie, Les partisans des rois et de la tyrannie, volt. Brut, iv, 7. Les luilistes appellent les partisans de Rameau les ramoneurs, iD. tell, en vers et en prose, 63. Un petit partisan de Locke était là tout près.io. Micromcgas, 7. Boursault avait des partisans qui le préféraient à Molière, marmontel, Œuv. t. iv, p. 407. ||ytu féminin. Partisane, celle qui est attachée au parti de quelqu'un, qui en prend la défense. Elle [Mme du Chalelet] vous rendait bien justice; vous n'aviez point de partisjme plus sincùre, volt. Lett. Urne du Bocage, a oct. t749. ||Fig. L'éclat de mes hauts faits fut mon seul partisan, corn. Cid, i, 6. Li [sur le théâtre), content du succès que le mente donne, Par d'illustres avis je n'ébluuis personne, Jesatisfais ensemble et peuple et courtisans, Kt mes vers en tout lieu sont mes seuls partisans, ID. Excuse à Àrisle. il î' Il se dit de ceux qui ont de rattachement pour quelque chose. Et tout ce que la gloire a de Trais partisans Le hait [Auguste] trop puissamment pour aimer ses présents, corn. Cinna, ii, a. L'ouvrage le plus pUt a, chez les courtisans, De tout temps rencontré de zélés partisans, boil. Art p. l. Partisans du plaisir, et néanmoins sectateurs da la vertu, voilà les justes du monde, ces héros d'honneur et de probité qu'il fait tant valoir, mass. Pet. car. Fausse gloire hum. Ce qu'on pourrait faire peut-être de plus glorieux pour elle [l'Encyclopédie], ce serait la liste de ses partisans et de ses adversaires, d'alehb. Encyclop. 3* vol. Préface. |{ 8° Ufticier de troupes légères ou irrégulières qui court le pays et fait une guerre de surprises. Le capitaine Merle, parlisan protestant, fit écorcher vifs trois religieux de l'abbaye d'issoire, cuateaubr. Voy. à Clermont. Il Au plur. Troupes qui font une guerre de surprises ou d'aTant-postes. Un corps de p:irtisans. Guerre de partisans. || 4° Anciennement. Celui qui faisait des partis ou sociétés pour la levée do certains impôts. Quelque gros partisan m'achètera bien cher, la font. Fabl. v, ». Les partisans nous font sentir toutes les passions l'une après l'autre: l'on commence par le mépris à cause de leur obscurité ; on les envie ensuite, on les hait, on les craint, on les estime quelquefns et on les respecte; l'on rit assez pour finir à leur égard par la compassion, la bkuy. VI. La veuve d'un honnête partisan qui a ^^Agné deux millions de bien au service du roi, dancourt, Chev. à la mode, i, i. Il semble qu'il ait à sa disposition la bourse d'un partisan, lesage, Turc, u, *.
— REM. On vient de voir que Voltaire a dit au féminin partisane, comme au zvi* siècle du reste. On a dit moins correctement partisante: Comme femme, je suis partisante des modes, ninon i>k LENCLOs, Lettres.
— HIST. XV* 3. La marquise de Montferrat.... grande parti.sane des Kranç'us, comm. viii, ». || xvi's. L. Hii>iiliu3, grand partisan de la nublcssc, ahïot. Us Gracques, 44 Je veux laissera la mémoire une marque de fidelle partisan eu la personne du duc
PAR
de Thouars, d'al'b. Bist. m, 464. Telle estoit lors l'affection partisane [l'attachement à son parti ; l'esprit départi], id. ib. m, 456. Si l'argent n'esloit prompt pour suppléer à ce défaut, la malignité cUi temps produisit une vermine de gens que nous appelasmes partisans, qui avançoient la moitié ou le tiers du denier pour avoir le tout ; race vrayement de vipères qui ont fait mourir la France leur mère aussitost qu'ils furent esclos, pasquier, Lett. t. i ,
— ÉTYM. Ital. partigiano; de partire, partager
{voy. PARTIR I).
t PARTITE (par-ti-f), adj. Terme de botanique. Se dit d'une feuille découpée en lobes profonds qui s'étendent jusque près de sa base; il ne s'emploie guère qu'en composition.
— ÊTYM. Lat. partitus , partagé, de partiri, partir (.
PARTITIF, IVE (par-ti-tif, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Qui désigne une partie d'un tout. Noms partitifs, comme moitié. Adjectifs partitifs, comme plusieurs. La préposition de se prend souvent avec un sens partitif. Quand on dit : apportez ou donnez-moi du pain, il y a ellipse : donnez-moi une portion, quelque chose du pain,' c'est le sens individuel partitif, dumars. Œuv. t. iv, p. 230. || Collectif partitif, nom partitif qui exprime plusieurs personnes ou plusieurs choses comme faisant partie d'un tout. Il Voy. moitié, pour l'accord du verbe avec un partitif collectif.
— ÊTYM. Portt'(um, supin de parltri, partir, partager.
PARTITION' (par-ti-sion ; en vers, de quatre syllabes), s. f. Il 1" Action de diviser, de partager. Il Terme de physique. Partition du baromètre, livision que l'on a faite en sept parties, entre le plus haut et le plus bas degré du mercure pour marquer les variations de l'atmosphère. Partitions simples, celles qui le divisent en parties égales. Partitions composées, celles qui forment des compartiments ini'gaux. || Terme de blason. Partition de reçu, se dit pour division. || Ancien terme d'arithmétique. Nom de la division. |1 2' En botanique, action de se diviser, de se partager. la partition caulinaire ou de la tige. || Se dit de chacune des divisions d'une feuille quand ces divisions sont seulement réunies par la base. || 3° Action de partager un ensemble, un discours en parties. Il semble à les voir [les prédicateurs) s'opiniâlrer à cet usage [la division en trois points], que la grâce de la conversion soit attachée à ces énormes partitions, LA hhut. XV. Nous venons de voir que la première division des acides et des alcalis en minéraux, végétaux et animaux est plutôt une partition nominale qu'une division réelle, BUFF. Uirt. t. ili,p. î24. Il i' Terme de grammaire ancienne. Sorte d'exercice répondant à ce que nous appelons aujourd'hui analyse, mais qui se faisait le plus souvent par demandes et par réponses. || Les partitions des douze vers de Virgile qui commencent les douze chants de l'Enéide, analyse grammaticale très-développée de CCS douze vers, faite par Priscien. || Les Partitions oratoires, titre d'un ouvrage de Cicéron, sorte d'inalviie des principes de l'art oratoire. Les Partitions oratoires sont une très-bonne rhétorique, donnée par divisions et subdivisions des matières (ce qui est la raison du titre), d'un style fort simple, mais clair, succinct et él'-gant, rollin, Uist. anc. t. XI, »• part. p. «»0, dans pougens. i| S" Ancien terme de logique. Alternative, en parlant d'un dilemme. Dans ce dilemme, la proposition qui doit contenir la partition est sous-entendue, Port- Royal, log. »' part. ch. <6. |H' Terme de musique. Le recueil des parties d'un opéra, d'une symphonie, ce. superposées les unes au-dessus des autres. Les voix et les instruments sont disposés dans la p.irlition selon leur degré d'élévaliim ou de gravité, les plus aigus aux lignes supérieures, les moyen» au milieu, et les plus graves aux lignes inférieures, fStis, Dict. de musique. \\ Grande partition, celle qui contient toutes les parties de chant et d'orchestre; partition aliregée, celle qui ne contient que les parties de chant, le quatuor ou le quintette d'instruments à cordes, et les rentrées d'instruments à vent; partition de chant, celle qui ne renferme que les parties de chant et une simple réduction de l'orchestre au piano. Il Par extension, se prend souvent pour l'œuvre méma. Hérold est auteur de plusieurs partitions remarquables. || 7" La règle dont les accordeurs d'orgue, de clavecin, de piano, etc. se servent pour accorder ces instruments. Il y a différents système» de partitions.
— HIST. XII* s. De son avoir aurez grant partison,
PAP
Hone. p. S). Il XIII' s Ysengrin, or venez avant, Si fpsir's ceste partisson ; Trop i auroit grant mespiison, Se chascun n'en avoit sa part, Ren. 6057. Il xiv* s. Faire telle partition, orf.sme, Thèse de meunier. Il ivi' s. Ses préfaces, définitions, partitions, etymologies consument la plus part de son ouvrage,
MONT. Il, 106.
— ÉTYM. Provenç. particio, partixo; espagn. parlicion; ital. partisione; du lat. parlitionem, d€ partiri, partir, partager.
PARTNER (partner), «. m. Voy. partenaire.
PARTOUT (par-tou ; le « se lie : par-tou-t où il est), cuiv. Il !• En tout lieu. Du peuple, qui partout fait sonner ses louanges, corn. Cid, iv, i. Que les Romains, pressés de l'un à l'autre bout. Doutent où vous serez et vous trouvent partout, rac. Uithr. III, t. Je l'évite partout [un songe], partout il me poursuit, ID. Ath. II, 5. La flèche qui l'a percés [la biche] dans le flanc la suit partout ; elle porte partout avec elle le fer meurtrier, fEn. Tél. iv. U y a partout des gen? qui ont plus d'enthousiasme que d'esprit, VOLT. Dict. phil. Climat. Il a partout affaire, il a partout accès, delille, Conrers. u. || Dans tous les endroits d'un livre. Partout il fait paraître beaucoup de richesses et d'abondance géométrii|ue, FONTEN. ViviarU. || Familièrement. Se fourrer partout, fourrer son nez partout, s'introduire dans les maisons, s'ingérer dans les affaires. {| Partout ailleurs, en tout autre lieu. Venez, partout ailleurs on pourrait nous entendre, rac. Esth. ii, t. On battit deux fois les .Suédois dans ces quartiers auprès de Derpt, tandis qu'ils étaient victorieux partout ailleurs, volt. Russie, i, (2. || Partout où, en quelque lieu que ce puisse être. Partout où se pouvait étendre le pouvoir de M. de Montausier, l'oppression et l'injustice n'étaient pas libres, FLten. Duc de Mont. Partout où je trouverai des hommes, je me choisirai des amis, montesq. ieit. pers. «7. 112° Au domino, six partout, as partout, le six, ïfes se trouve aux deux extrémités du jeu. || Substantivement. Faire un partout. || 3° De partout, de tous côtés. Vous m'avez écrit de partout ; j'ai admiré votre bonté, sév. 18 fév. 1671. Voilà une pluie traîtresse.... qui, sans .se faire craindre, se met d'abord à nous noyer, mais noyer à l'aire couler l'eau de partout nos habits, id. 23 août, IC7I. Voilà des lettres de partout et pas une qui m'intéresse, M''* iilccoBO.Nl, Fanny Rutiler, t. I, p. 99, dans pougens. Quand il faut traiter des sujets qui blessent de partout, stael, Delphine, iv, 2j. Voilà que de partout, des eaux, des monts, des bois.... v. hugo, Odes et ballades, la Ronde du sabbat. || Proverbe. On ne saurait être partout, on ne saurait être en deux endroits à la fois, vaquer à deux affaires en même temps.
— IlEM. Tout partout est une locution ancienne dont le peuple se sert encore, mais qui est tombée en désuétude dans la langue littéraire.
— HIST. XII* s. Demain iront partot no brief qui sontescrit, Sax. xxiv. En sun servise esteit nuit et jur aprestez. Pur ço ert il par tut durement renumez. Th. le mart. 65. Va e fai ço que loi plarrai/ (plaira], e jo partut le siwcrai [suivrai], /lois, p. 48. Il XIII* s. Tant [elle] fist que mortelmcnt partout se fist haïr, Berte, lxiii. Tout partout [elle] lo prenoit où le pooit avoir, ib. lxv. Là ne poons nos riens creuser, Que de partot verrons venir Toz ceus qui nos vodront malfere, Ren. 2^91. Qui en mains Icus son cuer départ, Par tout en a petite part, la Hose, !i256. Il ivi* s. En tout et partout, mont, i, 28.
— ÊTYM. Par, et tout.
t PARTROUBLÉ, ÉK (par-trou-blé , blée), adj. Terme vieilli. Excessivement troublé. On est si partroublé iju'on ne sait ce qu'on fait, regnahd, Wmocr. V, ï.
— HIST. XVI* s. Partroubler son calme, sully, Mém. t. XI, p. 150, dans lacubne.
— f.TYM. Por,et troubler: troubler excessivement. I PARTULK (par-tu-l'), «. f. Genre de coquilles
univalves.
t PARTURITION (par-tu-ri-sion), s. f. Terme di- <lacti(iue. Accouchement naturel, c'esi-,'i-diie sans le concours de l'art. H I.a mise bas des animaux.
— ETYM. Lat. parturitinnrm, de parturire, dénominatif du nom li'agent por(i<ru.v, devant enfan» ter (voy. part i); il signifie être en parliirition.
PARU, UK (pa-ru, rue), part, passé do paraître. Qui a été publié, en parlant de livres. Les volumes parus. Les livraisons parues.
] PARULIE (pa-ru-lie), s. f. Terme de chirurgie. Pcill phlegmon qui se forme dan» les gencives, et qui provient le plus souvent de la carie des dents.
— ÊTYM. riapà, auprès, et oOXov, gencive
PAR
PARURE (pa-ru-r"), jr. (. || l' Ce qui sert à parer. Une vaiue parure, inutile à sa peine, corn. Uédée, ui, ». Le Sainl-Ksprit a touIu descendre dan» un dénombrement exact de tous les ornenicnU de la »anllé, sallachant, pour ainsi parler, à suivre par «a Tengeance toutes les diverses parures qu'une traine curiosité a inventées, Boss. la ValUtre. Si les femmes veulent seulement être belles à leurs propres yeux et se plaire à elles-mêmes, elles peu- »enl sans doute..., dans le choix des ajustements et de la parure, suivre leur goût et leurs caprices, la BHiT. m. La même parure qui a autrefois embelli sa jeunesse, défigure enfin sa personne, éclaire les défauts de sa vieillesse, id. ni. Une trop grande négligence, comme une excessive parure dans les vieillards, multiplient leurs rides, et font mieux voir leur caducité, ID. xi. Ces mêmes modes que les hommes suivent si volontiers pour leurs personnes, ils affectent de les négliger dans leurs portraits.... ils leur préfèrent une parure arbitraire, une draperie indifférente, id. xiii L'inconstance et la légèreté des hommes, qui attachent successivement les agréments et la bienséance à des choses tout opposées, qui emploient pour le comique et pour la mascarade ce qui leur a servi de parure grave et d'ornements les plus sérieux, lo. xiii. Vous nous demandez continuellement si user d'un tel artifice de parure est un crime, si tels plaisirs publics sont iléfendus, MASS. Cor. Pécheresse. Ma jeunesse, ma bonne façon, peut-être aussi ma parure l'attendrirent pour moi : quand je parle de parure, c'est que cela n'y nuit pas, «ariv. Marianne, 3* part. || Fig. Vous faites fort bien de donner un habit et une cor nette à cette jolie Pauline.... c'est toujours Mlle de Grignan, ce nom est une parure, sÉv. 27 déc (688. Des carquois, des flèches, des armures, Ornements des guerriers et nos seules parures, volt. Scyllus, I, I. Vous étiez mes trésors, ma gloire, ma parure, H. j. CHÊN. Gracq. i, &. Seule, sous l'œil de Dieu, dans sa douleur obscure, Ses maux étaient sa gloire et ses fers sa parure, delil. Imag. viii. || 8' Parure de diamants, parure de rubis, etc. garniture de diamants, de rubis, etc. pour servir de parure. Cette croix qui sur vous fut trouvée. Parure de l'enfance, avec soin conservée, volt. Zaïre, i, 1. 1| 8° Il se dit de la convenance ou ressemliiance entre deux ou plusieurs choses. Les attelages des chevaux doivent être d'une même parure, richelet. La tapit^serie de la chambre et celle de l'alcôve sont de diir; rente parure, ID. || Fig. Toutes! de même parure, se dit, le plus souvent en mauvaise part, de la conduite d'un homme dont toutes les actions se ressemblent, d'un ouvrage où tout est de même ciractère. Tout est de même parure dans la conduite de cet homme, bicuelkt. Je sais qu'il y a des personnes assez déterminées pour soutenir ce malheureux fatras Intitulé roman (la Nouvelle Héloïse).... franchement tout est de même parure, depuis les remontrances et les réquisitoires jusqu'à nos romans et nos comédies, volt. Leli. Mme du Deffant, 6 mars (781. Il 4" Terme de lingerie. Une parure, le col et les manches pareilles. || 6* Ancien terme de marine. Parure d'une galère, nom sous lei|uel on comprenait le» flammes, flammettes, bannières, pavesades et tendelets dont on ornait la galère, principalement les jour» de fêle et de combat || 6° Il M dit, dans plusieurs arts, de ce qui a été retranché avec un outil. La parure du pied d'un cheval. Il Terme de relieur. Ce qui se retranche d'une peau, après que les couvertures sont taillées. L'instrument qui sert à cette opération se nomme couteau k parer. La parure d'une peau. Remettez votre livre en presse entre des ais; Qu'il y reste le temps qu'on fera la parure, le(n£, la Reliure, p. 6«. ||T* Au pt. Rognure» pour faire de la colle forte. Il 8* Graisse crtie que le boucher reprend au restaurateur et qu'il revend au fondeur pour faire des chandelles.
— iiiST. XV* s. Il avoit après luy six chevaux de pareure : le'premierestoilcouvcrlde velours noir..., 0. DK LA MARCHE, II. p. 6«7, dan» LACUBNB. Alors le suivit u pareure, qui fut telle qu'il avoit dix pages après luy et dix chevaux, iD. p. 682. porloit, au lieu de cotte d'armes, une parure à manches d'un drap de damas, id. i, p. 2«ll.
— t.lVM. Parer; bourg, pairure.
PARVEMR (par-ve-nir), v. n. Il se conjugue
comme venir, li !• Venir jusqu'au terme qu'on s'est propoit.ll oe put jamais parvenir au haut de lamon- Ugne. Il t- 1) H dildes chose» qui arrivent i destination J'e-.pire <|ue ma lettre parviendra jusqu'à lui '.'.'''f '*°'*™"*'"'" f"""" ''e celle auguste enceinte baOreux gémuéemenu ver» moi sont parvenus,
VOLT. Sémiram i, ». || 8° Fig. Atteindre quelque terme présenté comme un but auquel on arrive. Parvenir à un grand âge. Voiis avez acquis une parfaite beauté, ei vous êtes parvenue jus(|u'à être reine, saci. Bible, Éirchiet, xvi, l». Enfin je suis parvenue au divin banquet, boss. Anrie de Gonz. L'avantage de ce gouvernement était que les citoyens s'affectionnaient d'autant plus à leur pays, qu'il se conduisait en commun et qu'ils pouvaient tous parvenir aux honneurs, rollin, Uist. anc. (Bue. t. ix, p. 26*, danspouoENS. La morale a aussi sa chimère : c'est le désintéressement, la parfaite amitié; on n'y parviendra jamais, mais il est bon que l'on prétende y parvenir : du moins en le prétendant on parvient à beaucoup d'autres vertus, ou à des actions dignes de louange et d'estime, fonten. Dial. 2*, Morts anc. mod. Notre caractère est de nous perfectionner, et celui des Chinois est jusqu'à présent de rester où ils sont parvenus, VOLT. Mœurs, it>6. L'histoire du règne de Louis XV commence presque à la naissance de ce prince né le ts février t7iO; il parvint à la couronne le t" septembre i7(6, à l'âge de cinq ans et demi, duclos, Œuv. t. v. i. On parvient bientôt à aimer ce qu'on fait, quand on ne fait que ce qui est bien, j. j. bouss. Letl. d U. li. Corresp. t. Il, p. 203, dans poiiGENS. || 4° Absolument. S'élever en dignité, faire fortune. Ces artifices que les ambitieux appellent le secret de parvenir, fléch. Duc de Mont. U faut savoir écrire, compter, f,iire des chiffres; il n'y a que ce moyen-là pour parvenir, DANCOURT, les Agioteurs, i, (. U aurait pu parvenir s'il avait su se vaincre, mass. Carême, Enf. prod. Les intrigues qui font parvenir sont comptées parmi les secrets d'une profonde sagesse, ID. Carême, Salut.
— lllST. Il* S. Li emperere en Roncevals parvient , Ch. de Uol. CLXXiii. Dessous deux arbres parvenus est li reis, ib. ccii. Mais par les tribulations.... Parveridreit à si grant honur, Que.... benoît, n, 7864.Etpor ce ke pluisor lo désirent, et nekedenl [néanmoins) ne parvinent mie de ci ke à la haltecede celle perfection. Job, p. 465. Seignor, à itiel fin parviennent Cil qui à liame-Deu se tiennent, Grégoire le Grand, p. 1 16. || xiii* s. Aiguë qui keurt [eau qui court) de leu en autre tint que k nient parvient, l'saulicr, f" 68. ||xvi' s. il empescha tousjours, le plus qu'il peut, de parvenir les enfants de Cimon, amïot, Péric. 58.
— ETYM. Wallon, parvini; provenç. et esp. pfrteni'r ; ital. pertent're ; du lat. peruenire , de per, par, et renire, venir.
PARVENU, UE (par-ve-nu, nue), pari, pass^ de parvenir. Il 1° Parvenu au haut de la colline. Parvenu au faite des honneurs. Déjà jusqu'à mon cœur le venin parvenu Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu, rac. Phèdre, v, 7. |i 2" U se dit d'une personne obscure qui a fait une granJe fortune. Le peuple élève au ciel ta valeur, ta vertu; Mais tu n'es pour ces grands qu'un soldat parvenu, DOCis, Othello, a, 7. || Suhst mlivement. Cette envie secrète el basse que trop souvent la noblesse orgueilleuse et pauvre porte au bonheur d'un parvenu, OENLis, TMdt d'édut. le Vrai sage, n, 6.
t PARVICOLLE (par-vi-ko-r), adj. ferme de zoologie. Oui a le cou ou le corselet court.
— ÉTYM. Lat. parruï, petit, et collum, cou. t PAHVIFLORE (par-vi-fio-r'), adj. Terme de
botanique. Qui a de petites fleurs.
— ÊTVJl. Lat. poruus, petit, et /los, fleur. t PARVIFOLIÉ, ÉE (par-vi-fo-li-é, ée), adj.
Terme do botanique. Qui a de petites feu lies.
— ÉTYM. Lat. parcui, petit, el /'olium, feuille.
PARVIS (par-vî), J. m. || 1* Place devant la porte principale d'une église et particulièrement d'ute église cathédrale. || Le parvis de Noire-Dame, et, plus ordinairement, le parvis Notre-Dame, le p:irvis lie l'église de Notre-Dame à Paris. Seule à tâtons au parvis Notre-Dame Klle vient hiver comme été, ain. Pauv. femme. || Par extension, il se dit de toute espèce de temple. Un jour qu'assis tous deux dans les sacrés parvis. Ils contaient cette histoire aux pèlerins ravis, la font. Phil. et llaucis. || Poétiquement. Les sacrés parvis, une église. Quel est cet enfant débile Qu'on porte aux sacrés parvis? v. Huoo, Odrs, 1, ». Il J' Chez les Juifs, dans l'ancien temple, espace qui était autoui du tabernacle. Le parvis aura centcoudécsde long, cinquantede large et cinq de haut, saci , Bible, Exode, xxvii, (8. Dans un des paivis aux hommes réservé, Cette femiiie superbe entre le front levé, bac. Athal. u, 2. Il 3* Au plur. Les parvis, leslibule, enceinte. De se» i>arvi8 sacré» (du temple] j'ai deux fois fail le
PAS
tour, RAC. Athal. m, 7. De tout son corps pressant les froids parvis, À ces accents le royal solitaire Mêle tout lias quelques vœux pour son fils, millkv. Chartem. à Pavie, ch. vi. On dirait q.i'à ces lieux ta vue accoutumée Les connaît autrement que par la renommée; Tout à l'heure tes pas des miens étaient suivis; Je l'observais surtout dans ce procliain parvis Où des rois mes aïeux les armes sont rangées, p. lkbrun, Ulysse, m, i. \\ Les célestes parvis, le ciel.
— HIST. XVI' s. Bien-heureux est celui que tu a» esleu. Seigneur : il habitera en tes parvis, calv. Instit. 740.
— ETYM. Bas-lal. pamsiui, porotùui, napol. paraKiso ; de paraiiijiw, pris, dans le moyen âge, pour l'espace laissé devant une église, du lat. paradisus, paradis (ancienne forme parais, d'où paravis, parvis); ainsi dit, parce que, dans la représentation des mystères, qui, à l'origine, se junaiont devant les églises, ce lieu figurait le paradis (voy paradis).
f PARVOLINE (par-vo-li-n'), s. f. Terme de chimie. Alcali trouvé dans le goudron.
t PARVULISSIME (par-vu-Ii-ssi-ra'), adj. Superlatif à forme latine (jue Voltaire a fait, par plaisanterie, du latin parvulus, tout petit. Les gens de bien surtout, mon cher frère, doivent savoir que Jean-Jacques a fail un gros libelle contre la parvulissime république de Genève, volt. Lett. Damilaville, 31 déc. (764.
t PARVULO (par-vu-lo), s. m. Nom donné, à la cour de Louis XIV, à de petites réunions qui se tenaient à Meudon. Je me souviens que je n'ai point encore parlé de ce qu'on appelait à la cour les parvulo rie Meudon, st-sim. I"3, 60.
— ETYM. Lat. parvulus, diminutif de pari-ui, petit. *
I. PAS (pi; \'s se lie : un pâ-z allongé), s. m. Il 1» Action de mettre un pied devant l'autre pour marcher. || i° Pas, en termes d'escrime. |1 3° Les premiers pas. || 4° Faux pas. || B* Pas, en tei mes de danse. || 6° Pas, en termes militaires. || 7" l'as, en termes de musique. || 8° Pas, en termes de manège. jj 9° Vestige, marque du pied sur le sol. ||10° L'espace qui se trouve d'un pied à l'autre quand on marche. Il U" Passage. || 12° Pertuis. || 13" Passage étroit et difficile dans une vallée, dans une montagne. Il 14* Détroit, passage de mer. |! 15" Seuil. Il 16' Marche au-devant d'une entrée. || 17° Kig. Préséance. || 18* Au moyen âge, pas d'armes. Il 19° Fig. Acte comparé à un pas qui se fait.
I 20* Allées el venues, peines qu'on prend pour quelque affaire. [| 21° Chez les tisserands, pas.siigc du fil dans la lame. || 22' Entailles. || 23° Pas de vi», pas d'écrou. || 24° Outils de toutes sortes de pas.
25° Pas d'âne || 26' Pas de souris. || 27° Pas à pas.
II 28° De ce pas, tout de ce pas, tout d'un pas. il Proverbes.
1° Action de mettre un pied devant l'autre pour marcher. De quel côté tournez-vous vos pas? Le pas est produit par l'écartement des deux membres inférieurs, auquel on ajoute la longueur du pied. La longueur ordinaire du pas, chez une personne de taille moyenne, esl de o",8B. La durée d'un pas est de i>',33, dans la marche la plus rapide; cette durée dans la marche habituelle peut varier, suivant les personnes entre 0",:i3 et o>,38. Cours, Narsès, courez tous du pas le plus pressé, roth. Bélis. V, 7 J'avais doublé le pas sans vous apercevoir, co;iN. Galerie, iv, 2. Vous marchez d'un tel pas qu'on a peine à vous suivre, mol. Tari, i, t. On ne voit point mes pas sous l'âge chanceler, boil. Sat. I. Va; mais nous-même allons, précipitons nos pas, rac. Ba;'ai. iv, 6. U faisait dix pas pour aller de son lit dans la garde-robe, il n'en l'ait plus que neuf par la manière dont il a su tourner sa chambre, la bbdy. xit. Il m'attendail tranquillement sans faire un pas vers moi , fén. Tél. iv. Cruel auteur des troubles de mon âme, Que la pitié retarde un peu les pas, J. b. roiss. Cantate, Circé. Ensuite il eut le courage de ramener ces deux régiments à petits pas, elde les sauver du péril où leur laleur les jetait, volt. ietl. Tovaiii, 24 janv. 1761. Dans toute l'étendue du terrain, depuis la rive du Lot, qui est en face de Levignac jusqu'à Firmi, on ne peut pas faire un pas qu'on ne trouve du charbon, BUFF. Min. t. Il, p. 318. Un jeune soldat disait à sa mère, en lui montrant sou épée : elle est bien courte! — Kh bien, répondit-elle, vous ferei un pasdeplus, baruiél. inoch. ch. (O.Tialnani lentement ses pas sur les larges pierres du pavé de Florence, elle perdait l'idée d'arriver, stael. Cor xviu, ». Il Aller un bon pas, marcher assez bien il A pas
PAS
PAS
PAS
lents, en marchant lentement. || Fig. Anne, avertie de loin par un mal aussi cruel qu'irremé(!iable, vit avanc/ir la mort à pas lents, boss. Slar.-Thér. La vengeance est boiteuse, elle vii-nt à (>as lents, Mais elle vient, v. hugo, Hernani, il, 8. || Aller plus vite que le pas, courir précipitamment. L'Olive dit que le poète était sorti de la chanihre, et qu'il l'avait vu revenir plus vite que le pas, scarh. Rom. eom. i, la. Je crains bien d'en sortir plus vile que le pas, TH. COBN. Engag. du hasard, iv, 3. || Fig. et populairement. Faire aller quelqu'un plus vite que le pas, lui susciter des embarras, et aussi le remettre dans son devoir. 1| Faire un pas, faire des pas en arrière, reculer d'un pas, de plusieurs pas. Illustre porte-croix, par qui notre bannière N'a jamais, en marchant, fait un pas en arrière, boil. Luir. v. Il Porter ses pas vers un lieu, s'y rendre. Titus porte vers nous ses pas, rac. Bérén. v, 2. Sans mon ordre on porte ici ses pas! id. Eslh. ii, 7. || Conduire les pas de quelqu'un, le diriger. Pylade va bientôt conduire ici ses pas fd'Oreste], raC. Andr. il, 1. il S'atlHcljer, être attaché aux pas de quelqu'un, le «uivre partout. Son époux à ses pas la verra s'attacher, C. DEi.AV. Paria, iii,6.|| Allerà pas de loup, marcher si doucement qu'on ne soit pas entendu, dans le dessein de surprendre et de tromper. À ces mots, il s'avance vers la lumière qui n'était pas fort éloignée ; il s'en approchée pas de loup, lesage, Git Ul. v, 2. Il Au petit pas, lentement, sans hâter le pas. Il conserva toujours la dignité de la magistrature et dans sfs paroles et dans ses démarches, et il revint au Palais royal au petit pas, dans le feu des injures, des menaces, des exécrations et des blasphèmes, RETZ, Mém. t. I, liv. ii, p (96, dans pougens. L'armée ennemie s'avançait au petit pas et en bon ordre, ROLLIN, Ifist. anc. t. iv, p. 151, dans pougens. Il Marcher à pas comptés, marcher gravement et lentement. Un valet le portait, marcliant à pas comptés, Comme un recteur suivi des quatre facultés, BoiL. Sat. 111. Mais qu'il avance donc; il marche à pas comptés, DUFRÉ.NT, Mar. fait et rompu, i, 8. Il On dit dans le même sens : marcher à pas d'ambassadeur, et, par plaisanterie, à pas d'oie. Les nobles fondateurs de Troie Marchant gravement à pas d'oie, scARR. Virg. vl Cenx-ci, loin de faire la diligence qu'on leur a commandée, marchent à pas d'ambassadeur, vont par terre en Macédoine, s'y arrêtent trois mois entiers, et donnent encore le temps à Philippe de irendre plusieurs places sur les Athéniens dans la Thrace, rolun, Hitt. anc. (t'uv. t. VI, p. 63, dans pougens. || Fig. Aller à pas mesurés, agir avec circonspection. Qu'est-ce que la sagesse? une égalité d'âme.... Qui marche en ses conseils à pas plus mesurés Qu'un doyen au palais ne monte les degrés, boil. Sat. viii. 1| Marcher de même pas que quelqu'un, aller aussi vile que lui. Il Du même pas, aussi vile l'un que l'autre. Pieds nus, sans pain, sourds aux liches alarmes. Tous à la gloire allaient du même pas, bérang. U Vieux sergent. || Fig. La gravité, l'orgueil et la paresse marchent du même pas, montesq. Esp. xix, ». || Suivre les pas de quelqu'un, l'accompagner. Tout est prêt; on m'attend; ne suivez point mes pas, rac. Béren. v, 7. Allons, je suis tes pas, c. delav. Paria, m, «. Il Fig. Suivre les pas de quelqu'un, suivre ses traces, son exemple. Les Merciens furent convertis par le roi de Northumberland Osuin; leurs voisins suivirent leurs pas, boss. Uist. i, < (. || Aller, marcher sur les pas de quelqu'un, le suivre. Mais allons sur ses pas, malgré sa résistance, uol. Fdch. ii, o. Et tandis.... Qu'à marcher sur mes pas Baja/.el se dispose, BAC. Haj. m, a. || Fig. Imiter l'exemple. Va marcher sur leurs pas où l'honneur te convie, CORN. Cinna, i, 3. Votre enfant marchera sur les pas de son oncle, sÊv. 640. Marchez donc sur ses pas [de MaUiPrliej, airnez sa pureté. Et de son tour heureux imitez la clarté, Bon.. Art p. i. Je ne veux point marcher sur les pas des tyrani, volt. Adél. du Guescl. V, I. Il Sur les pas, à la suite de. Bientôt l'ambition... L'envoie en furieux.... Se faire estropier sur les pas des Césars, boil. Sat. viii. En robe lur mes pas [à ma suite] il ne faut que venir, rac. /•/aid. Il, I. Apprenez que la vieille.... elle vient •ur vos [)as, LEOBANn, Famille exiravag. se. «3. Il Fig. Sur les pas, à l'imitation de. 0 le plaisant docteur, qui, sur le» pas d'Horace, Vienl prêcher, diront-i!s, la reforme au Parnas5ie I boil. Ép. il Mais n'allez pas aussi sur les pas de Brébeuf, Même en une l'barsale, entasser sur les r-»es De morts et de mourants cent montagnes plaintives, id. Art p. I. Sur les pas des tyrans veux-tu que je m'cngageT bac. Util, iv, 1. 1| Aller à pas de tortue, nvaocer lentement. || A grands pas, eu faisant de
grands pas, en marchant vite. Légère et court vêtue, elle allait à grands pas, la font. Fahl. vu, lO. Télémaque s'avance à grands pas, féb. Tél. xviii. H Fig. À grands [las, avec beaucoup de rapidité. Je sais par quels moyens sa sagesse profonde [de Rome] S'achemine à grands pas à l'empire du monde, corn. Sicom. v, t. Il marche à grands pas vers la mort, et il tourne encore les yeux avec regret du côté d.' la vie, MASS. Arent, Mort du péch. |i Fig. Aller à grands pas aux dignités, aux honneurs, s'avancer rapidement dans la carrière des dignités, des honneurs. Il Fig. Faire des pas. de grands pas, faire des progrès , de granJi progrès. Faire de grands pas dans l'étude. || Fig. Aller à pas de géant dans quelque chose, y faire de très-grands progrès en peu de temps. -Il Fig. X chaque pas, à chaque moment. Votre douleur redouble et croit i chaque pas, rac. /pAi'g. H, 1. Il Dans le langage relevé ou poétique, sous les pas, à mesure que l'on marche. Les jeux, les ns naissent sous mes pas, fén. TH. iv. || Retourner sur ses pas, retourner au lieu d'où l'on vient. Il Revenir sur ses pas, parcourir en arrière le chemin qu'on avait parcouru en avant. Taisez-vous, il revient sur ses pas, corn, le Hvnt. iv, 4. Vous êtes revenue sur vos pasaAix,sÊv. 4i5. || Par extension. D'autres [canaux] par de longs détours revenaient sur leurs pas, fén. Te'l. i. || Fig. Après avoir mal fourni sa carrière, on ne revient plus sur ses pas pour reprendre d'autres routes, UASS. Aient, Mort du péch. Il Fig. Revenir sur ses pas, reprendre un sujet au point où on l'avait laissé. Voilà du latin que j'emprunte de lui, et qui sera cause que je reviendrai sur mes pas, n'oLivEt, Préf. \\ Fig. Revenir sur ses pas, renoncer à ce qu'on avait voulu d'abord. La cour revint sur ses pas peu de temps après pour des raisons qui ne nous sont pas connues, baynal, Ilist. phil. IX, 17. 112° Terme d'escrime. Marcher à grands pas, laisser un espace de dix-huit pouces environ entre les pieds qui avancent sur la ligne droite ou qui reculent en arrière. Marcher à petits pas, se dit lorsque l'espace laissé n'est que d'environ neuf pouces. || 3° Les premiers pas, les pas que fait un enfant quand il commence à marcher. || Fig. Le premier pas que nous devons faire pour nous renouveler en Notre-Seigneur, c'est de détruire en nous le péché, celte rouille invétérée de notre nature, boss. 2* sermon, Pdques, <. Le premier pas, mon fils, que l'on fait dans le monde, Est celui dont dépend le reste de nos jours, volt. Indiscr. I, l. Il Fis. Faire les premiers pas, commencer à marcher vers quelque cho^-e. Vers l'immortalité je fais les premiers pas, PIRON, .Vétr. i, 8. || Fig. Faire les premiers pas, faire les avances, les premières démarches. Encore qu'il ne soit pas .suffisant, c'est quel(] ue chose de fort utile que d6 faire les premiers p.is de la réunion, boss. Proj. de réunion, Lettre ii. || Fig. Le premier pas, le CDmmoncement de quelque affaire, de quelque entreprise. On est assez embarrassé dès le premier pas de cette campagne, sêv. (37. Et dès le premier pas se laissant effrayer, rac. Iph. i, S. Le premier pas de la faculté de penser, c'est d'examiner ses perceptions, uidebot, kech. philos, sur le beau, Œuv. t. u, p. **-, dans pougens. |I Fig. Tout dépend du premier pas, le succès dépend de la manière dont on commence. || Fig. En être au premier pas, n'être pas plus avancé dans une affaire qu'au début. Voilà tantôt .'■ix ans écoulés, et nous ne sommes qu'au premier pas, patbu, i'/oidoycr, dans le roux, Dict. comique. \\i° Faux pas, pas dans lequel on glisse ou chancelle. Faire un faux pas. Nous n'allons jamais si vite qu'après un faux pas, la motiie le vayer, la Promenade, dial. -'. Mme de Guis>i a fait un faux pas à Versailles, elle n'en a rien dit : elle est accouchée à quatre mois d'un pauvre petit garçon qui n'a pas été bnptisé, sÊv. 3i. || Chez le cheval, faux pas, p.is mal assuré, irrégularité dans l'allure du pas, qui consiste en une flexion subite et prononcée sur l'une des extrémités; c'est ordinairement signe de faiblesse. Le cheval est sujet à faire un faux pas, BLFF. Cheval. || Fig. Une faute. Si la présence de son amant lui fait faire quo!i|ue faux pas, c'est une glissaile dont elle se relève à l'instant même, corn. Cid, Fiamen. La plus haute vertu peut faire de faux pas, m. Sur. m, ï. Monsieur.... clait celui de tous ceux que j'aie jamais vus, le plus capable de donner dans tous les faux pas, à force de les craindre tous ; il était en cela semblable aux Havres, 8ETZ, i/cm. t. III, liv. lY, p. 'i2H, dans poo- OENS. Nous repassons avec amertume sur tous nos faux pas, BOSS. Heine d'Anglet.\\ On dit, au pluriel, de faux pas, eu, si l'on cunsiilére faux pas comme un substantif composé, de* faux pas. Il 6* Terme de danse. Uu différentes manières de
conduire ses pas. Us y font des pas de bohémiens et de Bas-Bretons avec une délicatesse et une justesse qui charment, sÉv. 73. C'est quelque chose d'extraordinaire que cette quantité de pas différents, et celte cadence courte et juste, m. 73. Ce n'est pas là un ballet, comme celui où dan.sait ma fille; il y avait telle et telle, elle y faisait un petit pas admirable sur le bord du théâtre, m. 45». Un petit pas tricoté maladroitement sur le cou-de-pied sert d'exposition, de nœud et de dénoûment à ces chel'.'d'œuvre, noverre, Lett. sur la darue, f. i<i,dans pougens. Il Fig. Le maître à danser : Lorsqu'un homme a commis un manquement dans sa conduite, soit aux affaires de sa famille, ou au gouvernement d'un État, ou au commandement d'une armée, ne dit-on pas toujours : un tel a fait un mauvais pas dans une telle affaire? — M. Jourdain : Oui, on dit cela. — Le maître à danser: Et faire un mauvais pas, peut-il procéder d'autre chose que de ne savoir pas danser T mol. Bourg, gent, i, a. Un' mallre à danser qui s'habille comme un petitmaître, et qui a fait faire un mauvais pas à une de ses écolières, lesage, Diable boit- ch. 7, dans pougf.ns. Il Les pas sont simples ou composés. Le pas simple est tout mouvement par lequel on va d'un lieu à un autre (feuillet). Les pas simples ne prennent qu'un temps de la mesure ou consistent dans un seul mouvement. Il y en a cinq : a) le pas droit quand le pied marche en ligne droite, soit en avant soit en arrière; b) le pas ouvert, lorsque la jambe s'ouvre en arc de cercle; c) le pas rond, quand le pied fait un nœud ou rond en avançant, ou reculant, ou allant de côté ; d) le pas tortillé, quand le pied se tourne suivant une ligne sinueuse; e) le pas battu, quand le pied vient battre contre l'autre (feuillet). Le premier et le second pas sont seuls usités dans tes salons. Le pas droit peut être marché, glissé, sauté, plié, élevé, tombé. Le pas composé ou figuré est composé de plusieurs pas simples; tels sont le balancé, le traverse, le tour de main, le moulinet, le pas de menuet, le pas de valse, etc. Il Pas de ballet, .pas figuré qu'on fait dans les ballets. I| Pas de deux , pas de trois, entrée de ballet dansée par deux ou trois personnes. Il [Dumoulin] dansait les pas de deux avec une supériorité qu'on aurait de la peine à atteindre, novebre, Leit. sur la danse, p. i65, dans pougens. || Pas seul, danse exécutée par un seul danseur. || Pas de hache, voy. hache, n" 6. Il 6° Terme militaire. Les différentes manières dn marcher des troupes. Le pas de charge. Marcher au pas redoublé, au pas accéléré. On les accoutumait [les soldats romains| à aller le pas militaire, c'est-à-dire à faire en cinq heures vingt milles, MONTF.so. Ilom. 2. || Fig. Vous avez sans doute proraptement reçu les résolutions de Poinsinet [Pichegru], et elles seront probablement suivies an pas de charge, tout en dépend. Correspondance du général Klinglin, i, 504. || Absolument, le pas, manière de marcher qui est la plus voisine de la marche naturelle. Conscrits, au pas; Ne pleurez pas, Marchez au pas, bérang. Vieux cap. Il Ouvrir le pas, commencer à marcher. || Changer de pas, quitter un pas pour en prendre un autre. || Changer le pas, r.ipporler le pied qui est derrière à côté de celui qui est devant pour repartir de ce dernier pied. || Pas gymnastique, pas qui s'exécute en levant la jambe et la cuisse de manière que la cuisse soit tout à fait horizontale et la jambe verticale, la pointe du pied tenue très-basse. Il Marquer le pas, simuler le pas .sans avancer. Il Fig. et familièrement. Mettre quelqu'un au pas, le forcer à faire son devoir. || Pas de camp, mesure qui sert à fixer les espaces nécessaires à un campement. Il 7° Terme de musique. Morceau dont la mesure est appropriée au pas des troupes. On a fait un pas re<loublé du molif de cet air. || Se dit aussi d'un morceau arrangé pour la danse. On a fait un joli pas de cette cavatine. || 8° Terme de manège. L'une des allures naturelles du cheval, la plus bnle et, en apparence, la moins compliquée, quoiqu'elle le soit plus que le trot et l'amble, Dict. de vétérinaire. L'étendue de terrain embrassée pai un pas complet, c'està-ilire par la succession des quatre membres, est mesurée par la dislance de la piste i|uiltée par un pied quelconque, au point où il se pose de nouveau. Reiucltre un cheval au.pas. Que vos chevaux par vous au petit pas réduits.... MOL. Amph. Prologue. Le pas, pour êlro bon, doit être prompt, léger, doux et sur, buff. Quadrup. t 1, p. 3e. Dans le pas, les jambes du cheval ne se lèvent qu'à une petite hauteur, et lei pieds rasent la terre d'assez près. id. ib. t. i, p. 36. |{ Pas de cAté, sorte de travail de manège. || Pas relevé, aU
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Imt particulière i cerulni chevaui, dsns laquelle les quatre battues sont plus précipitée» que dans le pas ordiriAire. et léparées par des Intervalles tels que les deui battues d'un bipède diagonal sont plus rapprochées l'une de l'autre que des dcui battues du bipo'te diagonal opposé, Dict. de méd. rétér. La rapidité du pas relevé ne laisse pas à l'animal le temps de relever fortement ses membres, et l'oblige i raser le tapis. |{ Cheval de pas, cheval qui va au grand pas, et fort i l'aise. || Pas averti, pas régie dan* lequel le cheval semble compter lui-même le posé de chaque jambe. || Pas écouté, pas raccourci d'un cheval qui se balance entre les talons. || Pas de coq, sorte de flexion convulsive du jarret du cheval. Il 9* Vestige, marque du pied sur le sol. On voyait des pas d'homme sur le sable du rivage. Des pa» de cheval, de mulet marqués sur la poussière de la route. Les pas empreints sur la poussière Par ceui qui s'en vont faire au malade leur cour, Tous, sans exception, regardent sa tanière, Pas un ne marque de retour, la font. Fahl. vi, M. || Fig. Vous devriez baiser chacun de ses pas, la trace de ses pas, c'est-à-dire vous lui devez beaucoup de reconnais.sance pour tout ce qu'il a fait pour vous. Il n'y a qu'à baiser les pas par où il passe, siv. ai 6. Vous êtes trop heureiudevoir et d'entendre tous les jours M. de Turenne, vous n'avez que lui de parent et de père : baisez les pas par où il passe, id. 204. || Fig. Cela ne se trouve pas dans le pas d'un cheval, cela est difficile à trouver. Croit- il, le traître, que mille cinq cents livres se trouvent dans le pas d'un cheval? HOL.Seapin, il, 1 1. || 10° L'espace qui se trouve d'un pied à l'autre quand on marche. Il y a des bornes de mille en mille pas. J'ai fait dresser une allée aussi longue que la grande, qui s'appelle la solitaire : elle est si belle, si bien plantée, que mon fils devrait baiser les pas que j'y fais tous les jours ; mais comme elle contient douze cents pas et que ce serait un eiercice un peu violent avec un lang aussi échauffé que le sien, je lui fais crédit de cette reconnaissance, • Bv. 8 sept. («80. On sait que le roi François I" dormit sur l'affût d'un canon, i cinquante pas d'un bataillon suis.se [à la bataille de Marignan], volt. Mirurt, 42Î. ||Pas géométrique, mesure de cinq pieds ou d'un mètre soixante-deux centimètres. Il Par exagération. Il n'y a qu'un pas, c'est-à-dire il n'y a que très-peu de chemin à faire. Il n'y a qu'un pas d'ici chez moi. || Fig. Il n'y a qu'un pas, il y a bien peu de différence. Il n'y a qu'un pus à faire entre le relâchement et le crime, mass. Carême, Tiéd. u. Il On dit, dans le même sens : à deux pas, à quatre pas. A quatre pas d'ici je te le fais savoir, corn. Cid, u, s. Où est le temps que nous étions dans ce petit cabinet à Paris, à deux pas l'une de l'autre T sSv. &t». Une petite maison à deux pas de la ville, HAMILT. Gramm. 4.||Fig. Voyant à deux pas de vous la prison et la mort et tant d'autres accidents qui TOUS menaçaient, voit. Lett. xxxiv. || Ne pas quitter d'un pas, rester tout auprès. Je ne quitte pasd'un pas M. Trouvé; il n'a qu'à monter en chaire pour me voir tout à l'heure au premier rang de ses dévotes, SËv. s mai less. || Il ne faut pas le quitter d'un pas, d'un seul pas, il ne faut pas le quitter du tout, il faut être toujours auprès de lui. || Fig. Nous avons changé de méthode, Jodelet n'est plus à la mode, Kt maintenant il ne faut pas Quitter la nature d'un pas, LA font. Œuv. div. Leure à Maucroix, relat. d'une fête à Faux. || Il ne veut pas s'éloigner, reculer, avancer d'un pas, il ne veut pas s'éloigner; reculer du tout, il veut rester où il est. |{ Fig. A cent pas, à une grande distance morale ou intellectuelle. U y a ici une petite fille qui se veut mêler d'aimer sa maman, mais elle est cent pas derrière vous, s£v. S7. sept. 1687. || 11* l>a.ssage. Elle a couru partout où le danger était, Kt forcé tous les pas que l'on nous disputait, tristan, Panthée, 1, I. Le duc... L'attendait à main forte, et, lui fermant le pas : A lui seul, nous dit-il, mais ne le blessons pas, CORW. Ptrlhar. y, 4. Le plus sûr en hiver, c'est une litière; il y a des pas où il faut descendre de carrosse, ou s'exposer à périr, SKv. • oct. i«7a. IjUn mauvais pas, endroit où il est difficile ou dangereux de passer. Elle évita heureu- •emenl tous les mauvais pas, hamilt. Gramm. ». On «tii qn» les mauvais pas sont plus difficiles et I' n à descendre qu'à monter, et nous
' inchi de bien mauvais en montant,
*'„ ' "• ■ /"y- *lp*; t. IV, p. »oa, dan» loyoEns. Il rig. Il faut avec honneur franchir ce mauvais (*». coRii. PuUh. IV, I. Il Fig. Tirer d'un mauvais p«», rairHaoriir heureusement d'une affaire difficile, •mh.rr»«wu«; le tirer d'un mauvais pas, on sortir fceureusemetot. n se fant, comme on peut, tirer d'un
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mauvais pas, th. coBN.Comlesjf d'Orgueil, y,t. Dieu veuille nous lirn d'un aussi mauvais pas! reo. Je Ugat. v, (.Outre que ses ducat» Nous oit plus d'une fois tiré de mauvais pas, id. Ménetlim. i, i. Voilà un mauvais pas dont vous ne vous tirerez pas aisément, FONTEN.Jujf m. dePlulon. || On dilde même : un pas glissant, une occasion où il est difficile de se bien conduire. Si le roi avait été jeune et anime de ce feu qui donne de l'audace et qui la fait pardonner, je n'aurais pas juré que la jeune et sage comtesse eût toujours passé san péril le pas glissant du tête-à-tête, marmontkl, «ém. viii. |] Pas dangereux, pas hasardeux, pas dél al, même sens. Quoi I les abandonner en ce pas iiangereui?C0HN. fois, d'or, n, i. Il sait bien se tirer d'un pas si hasardeux, lo. Hor. iv, i. Pour aider ta -constance en ce pas périlleux, rotr. SI Gen. n;, D. Le pas était dangereux, c'était trahir la cause des alliés, voltaire, Louis XIY , a. Je devins pressant, le pas était délicat, J. j. Rousseau, Confessions, ix. Il Fig. Passer le pas, subir quelque chose de forcé. Et dès que son caprice a prononcé tout bas L'arrêt de notre honneur, il faut passer le pas, mol. Éc. des femmes, m, s. || Passer le pas, se dit aussi pour mourir. Les deux massacreurs it voleurs ont tout avoué, et auraient déjA pa.^^é le pas, n'était que.... OUI patin, Nouv. léll. t. I, p. ((», dans pouoens. Tenez-la prête pour l'impression, dès que quelqu'un des luarante passera le pas, et tous serez mon confrère ou mon successeur, volt. Lell. Chabarion, 5 mai i7«8. || Faire passer le pas à quelqu'un, le faire mourir, le tuer. || Populairement. Sauter le pas, mourir. || Le dernier pas, la mort. J'en ai vu [des martyrs], que le temps prescrit par la nature Etait près de pousser dedans la sépulture, Dessus les écbafauds presser ce dernier pas. Et d'un jeune courage affronter le trépas, roirou, SotHl Genest, ii, 7. || Fig. Franchir le pas, sauter le pas, faire une chose qu'on ne pouvait se résoudre à faire. Elle franchit ce dernier pas sans presque s'en apercevoir, mass. Carême, Fautes lég. Ces âmes qui doutent de tout et.qui n'osent franchir le pas sur rien, m. Profess. rel. serm. i.|| Franchir le pas, se dit aussi d'un manquement au devoir. J'ai sur les bras une dame jolie X qui je dois faire franchir le pas, LA FONT. Papefig. || H» Pertuis. La canalisation de l'Isle, entre Périgueux et la Dronne, avait été entreprise en 1890 ; il s'agissait alors d'ouvrir quarante et un pas ou pertuis vis-à vis autant de moulins, e. obangez, Voies rtavigables de France, p. Ï84. Il 13° Passage étroit et difficile dans une vallée, dans une montagne. 11 n'est permis de dire pas pour passage, que pour exprimer quebiue détroit de montagne, ou quelque passage difficile, comme le pas de Suse, tant de l'ancienne Suse que de celle des Alpes, et d'une infinité d'autres détroits que l'on appelle pas : gagner le pas de la montagne, VAUOELAS, Rem. t. n, p. «76, dans pougens. Conduisant tout, et n'ayant point là de roi qui eût part à cette action comme vous à la Rochelle et au pas de Suse, fèn. Dial. des morts mod. Dial. n. Notre unique ressource est de voler au secours des Phocéens, et de nous emparer du pas des Thermopyles, BARTHÉL. Anach. ch. 61. Alexandre avait envoyé Parménion avec une partie de l'armée se saisir du pas de Syrie, afin d'avoir un débouché sûr pour les troupes, BOLLIN, Hist. anc. Œuv. t. vi, p. 232, dans poigens. Il 14° Détroit, passage de mer. Nous étions enlin hors de tous les pas périlleux qui font redouter la navigation des Moluques à Batavia, bougainville, Koy. t. Il, p. 322, dans pougens. || Le pas de Calais, le di^lroit entre Calais et Douvres.jl 15* Seuil. Douglas recommande bien à son valet de ne pas désemparer le pas de la porte, st-sim. 43(, 337. J'ai rencontré près de l'hôtellerie une fille qui ne m'a pas aperçu, je pense, qui causait sur le pas d'une porte, makiv. V /{preuve, (.11 18° Marche au <levant d'une entrée. Prenez garde, il y a ici un pas. || 17° Fig. Préséance, droit de marcher le premier. Il ne me siérait pas D'insulter mon aînée à qui je dois le pas,
HAUTEROCHR, Bourg. de qualité, iv, 2 Autrefois
entre elles jdeux chèvres] Il survint de grands débats Pour le pas, la font. Fabl. vu, (7. Autrefois l'éléphant et le rhinocéros. En di.spute du pas et de» droits de l'empire, tu. ib. xii, 2i. Vous êtes d'une difficulté poi>r le pas, qui nous jettera dans un furieux embarras, siv 16 mai lest. Le mortier et la pairie se disputent le pas, la bruy. xiv. Ils auraient le pas devant les Césars du Vemlûme . hamilt. Gramm. 3. L'indiscrétion d'un prêtre portugais, qui ne voulut pas céder le pis à un des premiers ullicicrs du roi, fut la première cause de cette révolution [l'expulsion du christianisme hors
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du Japon], volt. Moeurs, (42. ||Fig. Avoir le pas, l'emporter. Le saint respect des morts doit avoir le pas devant tout, beauharch. Jfère coupable, m, 8. i Prendre le pas, entrer, passer le premier. Du pas (levant sur moi lu prendras l'avantage ; Je serai le cadel et tu seras l'alné, mol. Àmphttr. ui, 7. {| Fig. L'esprit doit sur le corps prendre le pas devant, 11). Femm. sav. u, 7. Lui-même il s'ap|ilaiidit, et d'un esprit tranquille Prend le pas au Parnasse au-dessus de Virgile, boil. Sat. iv. || Donner le pas à quelqu'un, le laisser par civilité passer le premier. l| 18° Au moyen âge, pas d'armes, sorte de tournois qui avaient pour objet de défendre un piste quelconque, soit un chemin ou un sentier de forêt, soit enfin un passage en rase campagne, mais fermé par des barricades. Outre les tournois, on iiislitua les pas d'armes, et ce même roi René fut encore législateur de ces amusements, volt. Mœurs, »». Que d'alarmes I Que de larmes I Un pas d'armes, C'est très-beau I v. avoo, Bail. (2. || Ouvrir le pas, commencer un tournoi. || Fig. Commencer une discussion. || 19" Fig. Acle comparé à un |ias qui se fait. Un pas hors du devoir nous peut mener bien loin, CORN. Suréna, iv, 3. Je suis un peu triste de ne plus savoir ce qui se passe en Hollande; quand je suis partie, on était entre la paix et la guerre; c'était le pas le plus important où la France .se soit trouvée depuis très-longtemps, sév. (6 juill. i672. Donnez-moi encore un moment pour vous raconter la suite de leurs erreurs et tous les pas qu'ils ont faits pour s'enfoncer dans l'abîme, Boss. Hist. u, 10. J'allai d'un pas hardi.... Assez près de Régnier m'asseoir sur le Parnasse, boil. Ép. s. Par des faits glorieux tu te vas signaler; Poursuis, tu n'a pas fait ce pas pour reculer, rac. Brit. v, 8. Sur de» pas différents tous marchez l'un et l'autre, m. ib. V, I. Uajazct touche presque au trône des sultans; Il ne faut plus qu'un pas; mais c'est où je l'attends, ID. Bajat. 1, 3. Si mes accusateurs observent tous mes pas, id. Brit. iv, 2. Ne peut-il faire un pa» qu'il ne vous soit suspect? m. ib. i, 2. Le succès que les Romains eurent conire Philippe fut le plus grand de tous les pas qu'ils firent |iour la conquête générale, montesq. Itom. 6. Je touche au dernier pas de ma longue carrière, volt. Àlz. i, (Les pas que l'on fait dans le Milanais, à Venise et à Naples sont des pas de tortue, id. Lett. Levenhaupt, (3 fév. 4 768. Cela fait voir combien, en philosophie, le plus petit pas est difficile à faire, condillac. Art de penser, part, i, (3. Ciel I j'adore en mourant ta sagesse profonde. Si j'avance d un pas la liberté du monde, M. J. ciiÉN. Gracques, m, lu. Les derniers pas de la vie sont toujours lents et difficiles, STASL, Corinne, xx,6. || Pas de clerc, voy. clebc, n" 3, Il SO* Allées et venues, peines qu'on prend pour quelque affaire. Je ne songe qu'à vous; les pas que je fais pour vous sont les premiers ; les autres viennent après comme ils peuvent, sév. 433. Il faut qu'elle fasse des pas pour une intendance qui est vacante, iD. 31 (. Comme si vous aviez oublié le commerce de l'amitié, et que vous ignorassiez le plaisir de faire des pas pour ceux qu'on aime, m. M6. Résolvez avec lui les pas qu'il faudra faire du côté du cardinal, BOSS. Lett. quiét. 99. J'ai encore fait un pas pour M. Brillon, qui sera, je crois, aussi inutile que les autres, haintënon, Le(t. à M. d'Aubigni, 30 juin (680. Je vous promets du moins Oue je n'épargnerai ni mes pas, ni mes soins, LACHAUssËE , Melanidc, ii, 3. || On dit aussi : pas et démarches. || Salle des pas perdus, grande salle servant d'antichambre à toutes les chambres des tribunaux, ainsi nommée parce que les plaideurs y perdent souvent leurs pas et leur temps. Il Mettre une chose au rang des pas perdus, n'en j tenir aucun compte. Mais ceux [les services] qu'il I m'a rendus, Il ne les faut pas mettre au rang j des pas penlus, corn. Mél. y, e. |{ Regretter ses ' pas, regretter les peines qu'on s'est données. j II Plaindre ses pas, ne pas aimer à prendre de I la peine pour autrui. || 41° Chez les tisserands, passage du Hl dans la lame. || Être hors du pas, prendre un hl pour un autre. || Pas dur, partie du métier des fabricants de gaze où répond une des trois marches. || 22° ferme de construction. Se dit des entailles faites sur la plate-forme d'un comble pour recevoir le pied des chevrons. || Terme de marine Entailles où se logent les épontilles sur la carlingue. |{ 23 Pas de vis, l'espace compris entre deux filets d'une vis. || Pas carré ou à l'anglaise, se dit d'une vis lorsque le fond entre chaque filet est aussi évasé que le devant. |{ Pas d'écrmi, les filets intérieurs d'un écruu. || Chaque tour que le gros câble fait sur l'arbre de la roue d'une carrier*.
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;|En horlogerie, pas, nom qu'on donne à chaque tour que fait la fusée ou à chaque tour que fait la chaîne ou la corde autour de la fusée. Les fusées ont ordinairement sept pas ou sept pas et demi. 1184° Les artisans disent qu'ils ont des outils de toutes sortes de pas, c'est-à-dire de toutes sortes de grandeurs, {| 25° Pas d'âne, instrument avec lequel on maintient ouverte la bouche du cheval pour l'examiner. || Pas d'âne, nom donné, dans les épées du ivj' siècle, à des pièces de la garde qui sont en formed'anneau et qui vont des quillonsàla lame. Le seigneur le prit et mit un piedsurla lame.... alors i;oiiinei secria : renei voir, messieurs , le grand miiacie que l'on fait à mon épée : je l'ai apportée ici avec une simple poignée et sans garde défenaive, et voilà maintenant que l'on y met le plus beau pasd'âne du monde, Francion, vi, p. ï37. Pasd'âne, nom vulgaire du tussilage, à causede la forme delà feuille. || Î6° Ancien terme de fortification. Pas de souris, chemin de trois pieds de largeur entie le rempart et le fossé, qui s'appelle lisière et berne. Il À pas de souris, à la queue l'un de l'autre Paix I marchons à pas de souris, le p. brlmoy, la Boite de Pand. I, 2. Il il' Pas à pas, toc. adv. Un pas après l'autre, doucement. Ainsi s'avançaient pas à pas, , Nez à nez nos aventurières, la font. Fabl. xii, t. Je TOUS vois, ma fille, et je vous suis pasà pas : je vois entrer, je vois sortir, je vois quelques-unes de vos pensées, sÉv. )«i. La longue habitude qu'elle | la mule] avait île marcher pas à pas sous mon oncle, lui avait fait perdre l'usage du galop, le sage, Gil Bleu, l, 2. Il Fig. Vous aclièverez seule; et, pas à pas, tantôt Je vous expliquerai ces choses comme il faut, iioL. Éc. des femm. lu, 2. 11 faut marcher pas à pas dans celte voie, boss. Letl. Corn. 6t. Conduit pas à pas de malheurs en malheurs, gknlis, Vœux téméraires, t. m, p. 23u, dans polgens. || ï8° De ce pas, tout de ce pas, tout d'un pas, loc. adv. A l'heure même. Allons-y de ce pas, corn. Médée, iv, 4. J'y vais tout de ce pas, to. Œdipe, ui, 4. Enseigne- moi, de grâce. De mon voleur, lui dit-il, la maison ; Que de ce pas je me fasse raison, la font. Fabl. vi, 2. Et tout d'un pas s'en va trouver Janot, m. Rich. Je m'en vais réparer l'erreur que j'ai commise. Et, dès ce même pas, rompre mon entreprise, mol. VÉI. i, <o. Adieu, je vais trouver Koxane de ce pas, bac, Bajax. u, 5. Et de ce même pas je vais parler au roi, volt. Vanité. || Proverbes. Pasà pas, on va bien loin, c'està-dire quelque lentement qu'on procède, on ne laisse d'avancer beaucoup dans un ouvrage, quand on y travaille sans discontinuité. || La peur a bon pas, c'est-à-dire elle oblige à marcher vite. || Il n'y a que le premier pas qui coille, c'est-à-dire le plus difficile en toutes choses est de commencer. Le cardinal de l'olignac, parlant du miracle de saint Denis, appuyait beaucoup sur ce qu'il y a deux li> ucs de Paris a Saint-Denis : Monseigneur, dit une femme d'esprit, il n'y a que le premier pas qui coûte, condil. Art i'écr. Il, 10,
— HIST. XI* s. Segnur barun, suef pas alez tenant, C/i, de Ao2. Lxxzix. Son petit pas [il] s'en turne chancelant, ib. CLZiii. Il XII* s. Ne jamais en s'aië [à son aidej n'irons ne pas ne trot, Soi. xvii. Je passerai le pas ù tuit passent; mais or te haite [présenlemeni sois allègre], Rois, p. 227. Li roiz li voul |voulut] douer du règne la moitié ; Rou nel vout mie prendre, ainz li a tout laissiè : Jà n'en ara, dit il, ne plain pas ne plain pie, Rou, v. (408. Très-tout le pas [dans toute la marche] n'i ot noise ne cris, Garxu, t. I , p. 218. Alez le pas, n'aiez soing de fuir, ib. p, 175. Ilxiir s. U vcnoient le petit pas tuit ordené, viLLER. Lxxxi. Xgrant ricboise [richesse] l'espouiia. Et molt grant joie en démena; Quinze jors a li pas [d'armes] duré, lai de Melion. Et venoient plus que le pas, Lai du trot. [Elle] Ist [sort] de la sale descendant Paspor pas aval le degré, Lai d« l'ombre. Quant le roy oy dire que l'enseigne Saint Denis estoil à terre, ii en al a grant pas parmi son vessel, jomv. 216. Il XIV* s. Et entre nous irons, mais quecliacun l'ottrle, Droit au pont de Lussac, qui loin de nous n'est mie, Là garderons le pas contre adverse partie, Gueicl. iiMi27, ilxy s. On regarda que on baiUeroil aux gens d'armes deux capitaines, lesquels ouvriruient le pas, FBOiss. 11, m, 63. [Jean et Nicoliis, deux jouteurs] s'tn Tinrent pas pour pas l'un contre l'autre, lu. Il, II, ih. Ett-ihtost se ntngerent sur le pas de la rivière, pour garder et défendre le pa'^sage, lo. i, i, 27». Ouand ils veirent que les vivres leur aiucnuysoient, et leur estoient clos les pas de mer et de terre (parquuy nulles gens ne leur pouvuieot venir), si Commencèrent i traiter,.., lo. i, i, 6«, Quand ces trois batailles furent ordonnées, le roi d'Angleterre monta sur un petit palefroj, un blanc bastuii
en sa main , à dextre de ses mareschaux, et puis alla tout le pas de rang en rang, en amonestant et priant les comtes, les barons..., ID, i, 1,284, Orensui hors; mon cueur en est tout las; Il ne veut plus d'amours passer le pas. Pour bien ou mal que jamais lui adviengne, en, d'orl. Songe en complainte. Tout beau, pas à pas, Refïrain ton courage, Qu'en si long voyage Ne deviegnes las, id. Rondeau, Il fust bon que je m'en allasse, Avant qu'il eust passé le pas [qu'il fiit mort], PoUelin. Perrine Hulote dist sur ce pas [là-dessus] que, quant les petits enfans portent banieres et confanons en chantant par les rues, c'est tout signe de mortalité, les Étang, des quenouilles, p. 25. Item demi arpent de pré d'une part, neuf pas [sorte de mesure] de pré d'autre part, et cinq pas de pré de l'autre part, tenant ensemble, et contenant le tout trois quartiers de pré ou environ, dd cange, passus. Entre tous ceulx que j'ay jamais cogneuz, le plus sage pour soy tirer d'ung mauvais pas et temps de adversité, c'estoit le roy Loys unziesme nostre maistre, COHU. 1,10. Encore en ce pas [à ce propos] me faut alléguer noslre maistre, id. m, 12. || xvi* s. Faire un pas de clerc, mont, i, 28, L'armée ennemie estoit à trois pas de luy, id, i, 44. Il luy valoit mieulx passer une fois le pas que demourer tousjours en cette transe, m i, 138, Us se retirèrent le petit pas, monstrants tousjours les dents, id, i, 343. ils ouvrirent le pas [passage] à leurs gents de pied, ID. 1, 367. Le pas des Ihermopyles, amyot, Thém. 16, Comme il fui arrivé bien près de passer le pas de la mort,, . id. Péric. 73. Hz se retirèrent en reculant pas à pas en arrière, ID. Pélop. 68, Et sembloit bien à chascun que tout de ce pas il deust aller prendre la ville de Sparte, id, Démélr. 46. L'armée de ce pas assiégea Bri sur Seine, d'aub. //fît. I, 319. Puisque à ce jour-là vous devez ouvrir le pas du lournoy... carl, vu, 24. Le jus de l'herbe nommée tussilago, ou pas d'asne, paué, xxiv, 38. L'armée du duc de Mayenne estoit composée de nations différentes, chargée de bagage et de gens qui ne marchoieiit qu'au pas de la picque et à petites journées, Kém. d'Angoulesme, p. 60 dans lacubne. U aimoit aussi fort ïexercice des chevaux et à les picquer;el ceux qui alloient plus haut, c'estoient ses ravoris,comraej'ay veu le nioreau [cheval noir) superbe qui alloit à deux pas et un saut, et d'un très haut et bel air, brant. Cap. fr. t. iv, p. 26, dans la- CUHNE. 11 les mena [certains seigneurs qui se faisoient indépendants] si bien et si beau, qu'il les reduisitau petit pas [au petit pied], ID, Cap. eslr. t. u, p. 218. j'auray fait en deux pas et un 3ault,C0TGBAVE. Pas à pas le bœuf prend le lièvre, id. Le roy n'oublia jamais quand monsieur l'admirai luy fit faire la traitte de Meaux à Paris plus viste que le pas, montluc, vu,
— ÊTYlrt. Proven^, JJO*; esp, pa*o; ital, passo; du lat. passus, que l'on rapproche du grec nàioî, chemin frayé; ail. Pfad; angl. palh; sanscrit, pad, aller ; lat. pelere.
2. PAS (pâ ; l'i se lie : il n'est p»-z-allé), adv. Il 1* Il renforce la négation ne. Je ne vous réponds pas des volontés d'un père, mol, Tart. ii, 4, Il n'eut pas fait une lieue qu'il en fut convaincu, hamilt. Gramm. 5, |[ Interrogativemenl N'avez-vous pas été là? Ne m'avez vous pas appelée? mol, Mal. tmag. m, 12, Il Abusivement, pas nie quelquefois, même sans ne, dans les phrases inlerrogallves. Fit-il pas mieux que de se plaindre? Ll font Fabl. m, H. Nomme-t-on pas aussi mouches les parasites ? id. ib. IV, 3, Vous avais-je pas commandé de les recevoir comme des personnes que je voulais vous donner pour maris? mol. Prée. 6. Pécheur.... veux-tu pas restituer ce bien mal acquis? veux-tu pas enfin mettre i|uelques bornes à celle vie débauchée et licencieuse? veux-tu pas bannir do ton cœur l'envie qui le ronge? iioss. Sermons, Gloire de Dieu dans la cent), du péch. i. Vols-je pas, au travers de son saisissement, Un cœur dans ses douleurs content de son amani? kac. Bajai. iv, 4. Viens-tu pas voir mes ondincs Ceintes d'algue et de glaïeul ? V. BUGO, Bail. 4. Il Cette suppression de ne est une licence qui se piend surtout en vers. |{ 2° On supprime pat et point devant ni, rien, Jamais, plus, aucun, parce que ces mots sont autant de cuiuplémen'.ï <i» la négation ne : Je ne l'aime ni ne l'estime, cela ne vaut rina ; je oe le verrai jamais ; je ne lui parlerai plus || Mais peu, qui ne se moi puiiil avec aucun, rien, personne, jamais, etc, dans un même membre de phra.se, s» met très-bien avec ces mots, d'un membre de phrase à l'autre, ou même, simplement, avec l'intervalle de quelques mots. Kn cette affaire vous n'avez pas lieu de craindre personne. Je ne vois pas que je puisse y prétendre ja-
mais. Autrefois j'ai connu cet honnête garçon; Et vous n'avez pas lieu d'en prendre aucun soupçon, mol. l'ÉI 1, 4. C'est pourquoi désormais il la gardera bien, Et je ne vois pas lieu d'y prétendre plus rien, id. ib. m, 2, El tu n'as pas sujet de rien appréhender, ID. ib. v, 7, .Mbert n'est pas un homme à vous refuser rien, ID, le Dèp.i,i. Et mon dessein n'est pas de leur rien opposer, id, V. Gare, v, 6. Les bruits que j'ai faits Des visites qu'ici reçoivent vos attraits Ne sont pas envers vous l'ciïel d'aucune haine, ID. Tart. m, s. || 8° Pas se met négativement devant lés substantifs, les noms de nombre, etc. par un abus né de la rapidité du langage qui sous-entend la négation et le verbe. Pas d'argent, pas de Suisses, Pauvre esprit, pas deux mots! mol. L'Ét. iv, 3. Vous vivrez sans joug et sans règles ; pas le plui petit retour sur vous-mêm«, MASS. Carême, [nconst. t Passe met négativement devant plusieurs adverbes, dans une réponse négative. Avez-voiis de l'argent? Pas trop, pas beaucoup. Vous êtes donc faciio à contenter? — Pa.s tant que vous jiourriez penser, mol. Dépit amour, i, 3. Que possède celui qui a renoncé à toute possession 'f que peut avoir à soi celui qui s'est soumis à ne rien avoir ? pas même de la vertu, pas même de l'honnêteté, pas même de la volonté, HAYNAL, Hist. phil. xi, 24. Il II s'emploie de même hors de toute réponse (emploi qui s'autorise d'un assez grand usage, mais qui reste toujours suspect d'incorrection; non, en ce cas, est préférable à pas). Les autres, pas encore d'accord avec eux-mêmes, souhaitent,,., de... mass. Avent, Epiphanie. Le reste est toujours le même; la vie pas moins tiî'de, sensuelle, id. Carême, Culte. Les passions, pas encore modérées par l'expérionce, semblent sortir en foule, id, Panég. Sie Agnès. Vingtcinq mille hommes, pas trop mal équipés, tuiers, Hist. de l'Empire, x. Il le lui avait olfert [d'être roi d'Espagne], mais pas imposé, id. ib. xxi. || Terme de marine. Pas au vent I Pas plus au vent I commandement pour interdire au timonier de gouverner au vent du point du compas où est le cap au moment même, || Dans le langage le plus familier ; pas vrai? se dil pour: n'est-il pas vrai? Vous m'aimez, pas vrai? || Populairement. Un pas grand' chose, un homme qui ne vaut guère. || 4° Pai se place après le verbe simple : je n'aime pas, et, dans les temps composés, après l'auxiliaire : je n'ai pas fini, il n'est pas venu. || Pas se place ordinairement avant l'infinitif, II vaut mieux ne pas parler. Il On le place aussi, bien que plus rarement, après l'infinitif. Ne vous obéir pas me rendrait criminelle, corn. Cid, IV, 2. Peut-on en le voyant ne le connaître pas? RAc. Ksth. III, 3, Il Dans le style marotique, pas peut se mettre au commencement de la phrase. Pas ne croyait [Vulcain] avoir fait telle affaire [être le père des Amours], volt. Coc. \\ B' Pas un, voy. UN. || Pas, avec ni, voy. ni, n° 6 et n" 7. Il Non pas, voy. non, n" 5. || flun pas après un que de comparaison; voy. non, n* i.\\Nonpas que, ce n'est pas que. II se déclara contre lui, non pas qu'il fût son ennemi, mais.... || 6* // n'est pas que.... ne (ce second ne étant dans la seconde proposition), signifie : sans doute. Il n'est pas que vous ne confessiez quelqu'un, pasc. Proi', iv. || 7° Pas aussi, avec le sens de ce que nous rendons maintenant par pas non plus. Nous ne voulons pas que les autres nous trompent,,., il n'est donc pas ju.ste aussi que nous les trompions, pasc. Pens. ii, », éd. ha- VET. Je ne suis pas un être nécessaire; je ne suis pas aussi éternel ni infini, id. ib. i, ii.
— KEM. 1. Ne... pas que: Je n'ai pas que ce livre : gros.se faute; voy, que, adv. || 2. On supprime pas et point devant autre: Je ne \eux d'autre témognage que votre approbation. On les retranche aussi après les adjectifs coojonctifs suivis du subjonctif: Est-il quelqu'un qui ne le sache ? après que signifiant pour(|Uoi : Que ne vous montrez-vous? après si, à moins que et autres conjonctions qui ont le même sens ' Si vous ne l'ordonnez; à moins que vous ne vous déclariez, ||8, Avec les noms de nombre joints à la préposition de, on retranche pas ou pnlnl : Je ne le verrai de dix jours, || 4, On dit de même : Il y a dix jour» que je no l'ai vu. Toutefois il faut remarquer qu'on ne supprimopas ou point en des cas de ce genre que lorsque lo verbe est au pas,sé ; car, s'il était i tout autre temps, on mettrait poi ou point : II y a un an (|ue je ne lui parle pas; II y avait un an que je ue lui parlais point, !| 6. Après lu que qui suit un comparatif et qui se construit avec ne, on mettait souvent autrefois ne..., pas. Piqué contre Alaric plus qu'il n'est pas croyable, o'uHFi, Astrée, i, 2, S'il était autrement situé au respect de l'œil qu'il n'est pas desc l'Ilumme Ln
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négociation de 1» reine mère avec le roi de Navarre «Jaiis la \Me de Nérac dura plus longtemps qu'elle n'avait pa» cru, utiBHAi, Abr. de l'hiit. de France, an 167». Ah 1 TOUS avez plus faim que vous ne penlex p.i«, HoL. L'Ét. IV, t.
— SYN PAS, POINT. Point nie plus fortement que f)as. On dira également : Il n'a pas d'esprit; Il n'a point d'esprit ; el on pourra dire : 11 n'a pas d'esprit ce qu'il en faudrait pour sortir d'un tel emliarras; mais, quand on dit 11 n'a point d'espril, on ne i>eui neii ajouter. Ainsi, point, suivi de la parliccilo de, foruiu une négation absolue; au lieu que jtas lais,se la liberté de restreindre, de réserver, l'.ir celte raison, pas vaut mieux que poin« devant plus, moins, si, autant, et autres termes comparatifs : Cicéron n'est pas moins véhément que Démoslhcne; Démoslhène n'est pas si abondant que Cicéron. Par la même raison pas est préférable devant les noms de nombre : Il n'en reste pas un seul p»iit morceau; il n'y a pas dix ans; vous n'en trouverez pas deux de votre avis.
— iiisr. XI* s. Vous n'irez pas uan [cette annfe] de mei si loin, Ch. de Bol. ivii. || xif s. Douce dame, je ne vous os [ose] rover [demander] Ce dont amors ne me rove pas taire, Couc», ii. N'est pas amors dont on se puel mouvoir, ib. xvill. || xiu* s. Chanter m'estuet [il me faut clianter], que m'en est pris courage. Non pas pour ce que d'amors me soit rien, quesnf.s. Romancero, p. 86. Sa femme fil] enmene o lui, ne l'i a pas laissie, Berle, ii. Cil n'ont mort deservie, à ce pas ne pensons [ne pensons pas à cela], th. Lxxvil. || xvf s. La plus belle royne vient-elle pas de mourir T hont. i, 86. Il ne s'en est encore trouvé pas un, que moy seul, qui l'ait entièrement achevé [traduire Plutarque] en quelque langue que ce soit, ABJYOT,Prti/. xxvi, 55. Il n'alla j.imais soupper chez pas un de ses amis, id. Péric. tî. lU eurent un oracle qui leur commanda de ne mettre pas Cimon en nonchaloir, id. Cimon, ï6. Les vainqueurs n'estoient en tout que la vingtième partie, et encore pas, de ceuli qui furent vaincus, id. LucuU. 66. Ces choses mènent plus clairement en évidence le naturel des personnes que ne font pas les grosses batailles, id. Alex. *.
— ETYSI. Provenç. el catal. pas. C'est le substantif pas pris pour renforcer la négation, comme les substantifs point, mie, goutte, brin, etc. Dans l'exemple suivant qui est du xii* siècle, le caractère du substantif est manifestement conservé : Mun defciis [ma défense] un pas ne gardas; Delivrement le trespassas, Adam, p. 34.
t PASAN (p.i-zan), i. m. Espèce de ruminant du genre des antilopes (antilope oryx).
PASCAL, ALE (pa-skal, ska-H, adj. \\ 1" Qui concerne la pâque des Juifs. Les Juifs mangeaient l'agneau pascal, debout, les reins ceints, et un bâton i la main. || 2° Qui concerne la fête de Pâques des chrétiens. Souvent ils en viennent jusqu'à se dispenser de la communion pascale, eourdal. Dim. oct. du SI Sacrement, Dominic. t. ii, p. 33 1. Vous étiez touché autrefois à l'approche de la solennité pascale,MASS. Carême, Inconst. Porterez-vous jusqu'au festin pascal, jusqu'à la solennité de la résurrection , vos impuretés et votre ignominieT id. Carême, Prodig. || Ëpître pascale, lettre que le pape, et primiliiement le patriarche d'Alexandrie, écrivaitaui évéques pour leur indiquer l'époque de Pâques. Il 3° 5. m. Le pascal ou pascaou, cépage particulier à la Provence.
— REM. L'Académie dit que le pluriel pascaux n'est pas usité. Trévoux, Gattel, Boniface cl Laveaui sont d'avis qu'on peut très-bien dire des cierges patealt. Il vaut mieux dire pascatue, qu'on trouve d'ailleurs dans l'historique.
— HIST. XVI' s. Jeux paschaux. Nef des fait, f »»,
1 ins LACUBNB. .
— ÊTYM. ProT. pateal; catal. pasqual; espagn. paseual; ital. pa$CMaU; du lat. pcuehalis, de pastha, pâques.
t PASCALIfTF, (pa-ska-li-n'), ». f. Machine ainsi nommée du célèbre Pascal, son auteur, pour faire toutes lei opérations d'arithmétique avec une parfaite justesse sans avoir besoin de raisonnement. On la nomme autrement roulette ou roue pascaline.
\ PASEMG (pa-xan), s. f. Nom sous lequel Buffon « 01 cril U thivTt igagre.
PASIQRAPUIB (pa-ii-gra-fle), ». f. Ecriture uni- Tunelle. Je conclus que le projet d'une pasigrapble •Il un» conception vicieuse dans son principe, qui ne produira jamais un résulut utile, el à laquelle on BeseserailpasatUcbé, si l'on s'en était fait une i<14c bien oettr, D»»Turr-Tii*cT,Jn»»i». Mém scienc Wknr. tl p«i. t. m, f. sts. L'idée de de Jlurr, qui
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voulait fa-re de l'écriture chinoise une sorte de langue universelle ou de pasigrapiiie, abel h*musat, Instil. Mém. inscr. et beltes-letl. t. viii, p. ï».
— £TïM. lia;, tout, et fpàçetv, écrire.
t PASIORAPHIER (pa-zi-gra-fi-é), V. n. User de la pasigrapble. On n'écrit ni ne lit enpasigraphiant; on traduit toujours, et l'on s'en apperçoit bien à la peine qu'on éprouve, uestltt-tracï, Inslil. àlém. te. mor. et pol. t. m, p. 642.
t PASIGRAPUIQUE (pa-zi-gra-fi-k'), adj. Qui a rapport à la pasigraphie.
t PASPALE (pa-spa-l'), s. m. Genre de la famille des graminées, sorte de millet.
— ÊTYM. UaiTtôy-iri, grain de millet.
PASQUIN (pa-skin), s. m. |{ 1° Nom d'une statue
mutilée, en marbre, qui est au coin du palais des Ursins, à Rome, et à laquelle on attache des satires et des railleries, en vers ou en prose. Marforio est le nom d'une statue antique placée en face de celle de Pasquin ; quand on voulait attribuer à P.isquin un mot satirique, on le préi)arait par une question placée dans la bouche de Marforio. Ces maraudailles de Pans disent que Marfore demande à Pasquin pour quoi on prend en une même année Philisbourg et Maêstricht, et que Pasquin répond que c'est parce que M de Turennc est à Saint-Denis et monsieurle Prince à Chantilly, sÉv. 26 août 1676. 112" Méchant bouffon, satirique trivial; on met une majuscule. Cet hnmme est un Pasquin, n'est qu'un Pasquin. || 8° Écrit satirique (on met une minuscule en ce sens). Faire courir un pasquin. Je n'eusse pas cru qu'il pût arriver que je vous donnasse jamais quelque sujet de plainte, ni que l'on dût faire un jour des pasquins contre moi dans Madrid, voit. Left. 2. Un écrit scandaleux sous votre nom se donne; D'un pasquin qu'on a fait, au Louvre on vous soupçonne, boil. Ép. vi. |{ 4" Valet de comédie. Le Pasquin de la troupe.
— HIST. XVI' s. Du temps du feu roy Charles IX fut fait un pasquin à Fontainebleau, fort vilain et scandaleux, où il n'ejpargnoit pas les princesses et les plus grandes dames ny autres; que si l'on cust sceu au vray l'autheur, il s'en fusl trouvé très mal, BRANT. Dames gai. t. ii, p. 497, dans lacurne. l'asquilli doctorls marmorel, de capreolis cum cardoiieta comedendis, rabel. Parti, l, 7.
— ÉTYM. D'après Castelvetro, cité dans Ménage, ce mot vient d'un tailleur de Rome nommé Pasquino, chez qui on faisait des médisances. Les Italiens ont dit pasquillo, pour écrit satiri(iue, que Diez tire de pasquino, par un diminutif, pasquinolo, comme corolla, de corona. Ce pasquillo avait donné pasquil ou pasquille en français : Le Pasquil de la cour, tB64 ; la Pasquille d'Allemagne, 1646; et dans Rabelais Pasquillus. C'est de pasquille, au féminin, que vient le wallon pasquèie, pasquée, pasquaye, paskèie, et aussi pasqueille, chanson en dialogue, élogleuse ou satirique.
PASQCINADE (pa-ski-na-d"), ». f. || l'Placard satirique attaché à la statue de Pasquin II y a eu une pasquinade à Rome, qui disait que, le cardinal Alfieri s'étant confessé, gli hanno date per penitenxa quattro corone; ce dernier mol, à leur manière, veut dire quatre chapelets aussi bien que quatre couronnes, PELLissoN, Lett. hist. t. ii, p. 237, dans pouGENS. || 2" Par extension, raillerie bouffonne et triviale. Il courut cent pasquinades représentant milord Aaronet milordJudas, séants dans la chambre des pairs, volt. Mœurs, loî. Ballottée entre deux guerres civiles sur les bords de la Tamise, elle [la reine d'Angleterre] rencontre les crimes sérieux des révolutions; sur les rivages de la Seine, les pasquinades sanglantes de la Fronde; là le drame delà liberté, ici sa parodie, cnATEAUBR.Z.?s quatre Stuarts, HcnrietteUarie. Je croyais être venu ici pour discuter des intérêts sérieux, et non pour écouter des pasquinades d'écolier, ch. de Bernard, Un homme sérieitx, § xvi.
— ÊTYM. Ital. pasqutnn/a, de Pasquino, Pasquin.
PASSABLE (pâ-sa-bl"), adj. Qui peut être admis, qui peut passer comme n'étant pas mauvais. C'est la pièce la plus passable pour le style de toutes colles que j'ai jamais faites : je l'ai cherchée pour l'insérer ici, et je ne lai pu trouver, betz, Mcm. t. m, liv. IV, p. ton. Ma fui, tout est passable [dans ce dîner], il le faut confesser ;F.t Mignol sur ce point s'est voulu surpasser, boil. Sat. m. Si tout n'esi pas bien (dans l'univers), tout est passable, volt. Bahouc. Avec du laitage, des œufs, des herbes, du fromage, du pain bis et du vin passable, on est toujours sûr de me bien régaler, J. i. aousa. Confess. n. || Il se dit de» personnes. Il dit.... Que Virgile est passable, eocor qu'en quelques page».... leomER. S«l.
PAS
x. Elle n'est point tant sotte, ma foi, et je la trouv» assez passable, mol. Scap. i, s. Mettez-vous a ma place; c'était le garçon le plus passable de nos cantons, MARIVAUX, Doubl. inconst. ii, ((.Cachemire a suhsi.-té plus de treize cents ans, sans avoir eu ni de vrais poètes, ni d'architectes passables, volt. Dial. t. Elles [les Parisiennes] sont tout au plus passables de figure, ;. j. bouss. //et. ii, 24. Je me crois passable moraliste, parce que cette science ne suppose qu'un peu de ja*\sse dans l'esprit, dider. Claude et Nér. ii, (0«.
— HIST. XVI* s. Styx, det morts l'éternel séjour. Qui n'est plus passable au retour, Sat. Mén.p. 2i6. Plusieurs choses qui peut-estre se trouvoicnt passables lorsqu'il le composa, mai» en temps où nous sommes pourroient engendrer quelque scandale, i6. p. 223.
— ÉTYM. Passer; wallon, passdb, passdub. PASSABLEMENT (pâ-sa-ble-man), ad». || 1° D'une
manière passable, de manière qu'on puisse s'ec contenter. Ce n'est pas peu dans les provinces éloi gnées de la cour d'être passablement raisonnable, BALZ. liv. VII, lett. ((. Ainsi, monsieur, on lui sera obligé, s'il s'en tire passablement; et l'on ne lui saura point mauvais gré, s'il s'en tire mal, maintenon, Lell. aucard. de Noailles, (8 mai (095. Il me semble que c'est vous aimer passablement.... Passai lement est une expression bien touchante, passablement! dufrksny, le Double veuvage, i, a. Quand on est passablement quelijue part, il faut y rester, volt. Candide, (8. Quoi qu'un ait bien dit du mal des femmes, je maintiens qu'il est plus rare de trouver des femmes parfaitement belles que de passablement bonnes, m. Dict. phil. Rare. || 2° D'une manière dfpassant en mal la mesure oïdlnaire. Ses mains étaient passablement grandes, hamilton, Gramm.A. Son mari, plus agi qu'elle et passablement jaloux, la laissait durant ses voyages sous la garde d'un commis, j. j. rolss. Confess. u.
— iilST. xvr s. Jay à soupper assez passablement Pommes, pruneaux, tout plein de bon fruictage, MAROT, IV, 7. Il s'excita i plaider des causes assez passablement, amvot. Sert. 2.
— ÉTYM. Passable, et le suffive mfnl.
PASSACAILLE (pa-sa-kâ-ll', U mouillées), s. f.
Il 1" Ancien terme de musique. Espèce de cliaconne d'un mouvement plus lent que la chaconiie ordinaire. Allons, ma reine, la passacaille d'Armide ; chorus, vous autres, dancouht, Renaud el Àrmide, se. 2t. Il 2° Ancienne danse qu'on ex'éculait sur l'air d'une passacaille. Mlle Salle.. . avait eu l'adresse de placer une action épisodiqiie fort injurieuse dans la passacaille de l'Europe galante, cahosac. Danse anc. et inod. m, 4, n. nS" Espèce de ruban ou de ceinture dont on se servait poui soutenir le manchon. Il 4° Terme de jeu. Faire la passacaille, couper avec une carte Inférieure, dans l'espoir que le joueur suivant n'aura pas une carte plus forte.
— ÊTYM. Espagn. pasacalle, de pasar, passer, calle, rue; à cause que les Espagnols jouaient souvent dans les rues l'air de la passacaille.
PASSADE (pâ-sad'), s. f. || 1" Passage d'un homme dans un lieu oii il fait peu de séjour. Ce gîte est assez bon pour une passade. Le cardinal de Bouillon demanda la passade à plusieurs personnes dont les maisons étaient plus commodes que les méchants cabarets d'une route de traverse, st-sim. 200, (ii9. Ij De passade, en ne faisant que passer. Le P. Goutery prêchant de passade dans une ville, huguenotte, garasse, Rech. des rech. p. 794, dans LACUBNE. Il Kig. Ah I mon ami, défiez-vous des charlatans qui ont usurp", en leur temps, une réputation de passade, volt. Lctl. Helvétius, 22 juill. (7oi. || A la passade, en passant. Le duc de Bourgogne conférait quelquefois, mais à la passade, sur des matières particulières, st-sim. 322, 2i8. || En passade, en ne faisant que passer. Vous faut-il une soubrette, une tonte marquée? Mlle Picart sort de l'Odéon, ....et s'en va en passade aux Folies-Saint-Germain jouer la Fille du millionnaire, sarcky. Opinion nal. I" avril 1867. Il Cela est bon pour une passade, cela est bon pour une fois, mais à la charge de n'y pas revenir. || 2* Fig. et familièrement. Dans la langage de la galanterie, commerce avec une femme que l'on quitte aussitôt. L'humeur de Mme de Montespan fatiguait Louis XIV ; au plus fort de sa laveur, il avait eu des passades ailleurs, ST-sm. 58, 21». Riom n'avait jamais imaginé causer une passion qui durât toujours, sans néanmoins empêclier les passades et les goûts de traverse, id. 4j6, 66 Le prince répondit.... qu'il n'était ni assez r'che ni assez sol pour payer si chèrement une passade, volt. Polit, et tég. Probab. de justice, veuve Genep. Elle lui associa un jeune homme de robe, tans comptei
PAS
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>e» passades qu'elle regardait comme choses qui ne tiraient pas à conséquence, nur.LOs, (Ettv. t. viii, p. 7&. lié" Kig. Il se dit de goiîl-î qui durent peu. Vous n'avez jrimais eu qi'tine passion véritable, celle de faire du bien ; tout le nste n'a été que passades, VOLT. Lell. Mme de SaiiU-Julien, s mai (775. Jlon principal emploi à présent est le siècle de Louis XIV.... c'est la sultane favorite; les autres éludes sont des passades, ID. Lett. Cideville, 26 juin • 735. Il 4' Les chiirités, les assistances qu'on demande en passant, en voyageant (sens vieilli). Messieurs, d'où venez-vous ainsi? Nous demandez-vous la passade? scarb. Virg. vu. Nous n'avons pas, cher camarade, Dessein d'enlever votre bien; Nous ne voulons que la passade, leorand, Cartouche, divertissement. Il 5° Terme de manège. Course d'un che- Tal qui se compose le plus souvent d'une demi-volte, faite rapidement aus deux extrémités d'une piste, pour revenir au point de départ. Talonne le genêt et le dresse aux passades, rég.mer, Sat. v. Vos fréquentes passades. Joutes, tournois, devises, sérénades, M'ont avant vous déclaré votre amour, la FONT. Magn. || Fermer la passade, se dit du mouvement qu'on fait avant de reprendre la ligne de passade. Il Passades furieuses ou à la française, deiiiivoltes, en trois temps, en marquant un dcmi-arrét. Il Pas.sades relevées, celles où les demi-voltes se font à courbettes. || Fig. Revenir à la passade, revenir sur ses pas, sur ce qu'on a déjà dit. Je reviens à la passade, pour vous dire encore une fois que vous ne soyez point en peine de ma jambe ni de ma santé, sÉv. s juill. 1685.116° Terme d'escrime. Synonyme de pas.se. Mais celles [les galères] des Grégeois se montrent mieux instruites, À provoquer l'attaque et feindre des refuites, A couper la passade avec agdité, bréb. Pliars. m. || 7"' Terme de natation. Action par laquelle un nageur en enfonce un autre dans l'eau et le fait passer sous lui. Donner une passade.
— HiST. xvi* s. Là furent empoignez les pourmeneurs, entrautres Pouillac qui tiroit des passades à la veue do la ville, d'aubigné, Hist. ii, 50. Le bagage, n'estant p.as si juste à la passade, paia, qui ne fui pas un petit gain, m. ib. m, 46. Ce qui fist croire que leurs cluvaux n'estoient pas dipmprunct, ils les manioient à passades, à courbettes et à voltes, comme s'ils eussent esté nourris toute leur vie aux escuries des piinces, cahl. m, 20. J'ay bien voulu réciter ces deux histoires, à fin que quelque bon compagnon par ce moyen puisse gaigner la passade entre ceux qui ne sçauroient ce secret, PAi^Ê, xn, 35. On fera deux ou trois passades [avec le socj à la vigne, sentrecroi.=ans avec autant d'utilité que le marrer, et moins de despense, o. de
— ÉTYM. Passer; prov. passada; esp. pasada; ilal. passata.
PASSAGE (pâ-sa-j'), ». m. || 1° Action de passer, en parlant des personnes qui passent. Le passage de l'année. Le passaye des gen.t de guerre. Nous verrons comme tout ce passage [M. de Chaulnes et sa suite passant en Provence pour aller à Rome] si près de vous se tournera, SËV. n sept. 168». Alexandre.... dompta tous les pays qu'il trouva sur son passage, Eoss. Hisl. iil.b. Leur passage [des Romains en Sicile] et le secours donné à ceux de Messine est comme le premier pas qui devait les conduire un jour à ce haut point de gloire et de grandeur.... rollin, Hial. auc. (Kuv. t. 1, p. 308, dans polgens. || Action de passer, en parlant du lieu par où l'on passe, le passage du pont. Je ne comprends point le passage du Rliin à la nage ; se jeter deilans à cheval, comme des chiens après un cerf, et n'être ni noyé, ni assommé en aboiilant, tout cela passe tellement mon imagination que la tête m'en tourne, sêv. d Uassy, 1» juin I67S. Voilà qui est exlriordinaire, des cavaliers dans ce village-cil ce n'est point un passage de troupes, oancouht, Vacances, se. ». Tel lut ce passage du Khin, action éclatante et unique, cJltbrée alors comme un des grand» événements qui dus.senl occuper la mémoire des homm''S, volt. Louis XIV, lu. Je vous demande panlon d'avoir dit qu'il y avait quarante à cinquanle pas à nager au passage du Rhin ; il n'y en a igue dou^e; l'ellisson même le dit; j'ai vu une femme qui a passé vi.igt fois le Rhin sur son cheval in cet endn'it, pour frauder la douane de cet époiivanlable fort de Tholus, ID. Lelt. Hénault, ("lévrier, (7M. Le passage du Hhin en (672, passage tant c^Kbré, quoiqu'assez peu digne de l'être, d'alemh. Éloges, ttégn. Iktmaraù. Il (:■ tte route est d'un grand passage, elle est irès-fréquentée. || Terme militaire. Passage de défilé pas>age de fossé, pa.ssage de lignes, nom
BICT. DE Uk LANOUE rilANÇAlSB.
des différentes évolutions pratiquées pour passer dans un défilé, traverser un fossé, etc. || 2" 11 se dit des animaux qui changent de lieu en certaines saisons. Le passage des ramiers, des bécasses. Le passage des harengs. Il Oiseau de passage, oiseau qui passe en certaine saison d'un pays dans un autre. Il Fig. Oiseau de passage, personne qui n'est en quelque lieu que pour peu de temps. {| Poissons de passage, ceux qui ne paraissent dans certains parages que dans des saisons déterminées. || Fig. De pas- .sage, qui arrive à son tour. Sur le trône heureux des amours. Tous les plasirs sont de passage, volt. Ép. 68. Il Fig. De r-i,^ sage, provisoire. L'armée fit quelques camps de «.sage, et prit enfin celui de Leck, ST-siM. i(, ( U il Fig. Qui ne dure pas, qui passe aussitôt. Saisir.... Comme un rapide éclair un bonheur de passage, p. lebrun, le Cid d'Andal u, 3. Fig. De passage, par passade. L'indulgence, lui disais-je, que vous avez pour toutes mes intrigues de passage ne peut venir que de votre indifférence, DUCLOS, Œuv. t. vui, p. (85. || 3° Momeutde passer. Son passage fut court. Nous guettons son passage. Mais, Zaïre, je puis l'attendre à son passage, rac'. Bajax. I, 4. Il 4° Voie par où l'on passe. U passe bien du monde par là, c'est un grand passage. Au milieu de tous trois je me faisais passage, coim. le Ment, ii, 5. Un bras seul à nous trois nous ferme le passage, ID. Œdipe, IV, 2. Le trop superbe équipage Peut souvent en un passage Causer du retardement, ia font. Fabl. IV, 6. Ses eaux [de BabyloneJ furent desséchées pour donner passage à son vainqueur, boss. hist. II, 4. Il [Cyrus] s'y ouvrit [par l'Euphrate] des deux côtés de la ville le p.assage.... id. ib. m, 4. Des paveurs en ce lieu me bouchent le passage, boil. Sat. VI. Au milieu de l'orage Un ais sur deux pavés forme un étroit passage, id. ib. Il me parut que le parti le plus assuré était de s'emparer promplement de certains passages dans les montagnes qui étaient mal gardés, fén. Tél. x. Savari, son interprète [de Charles Xll], homme adroit et entreprenant, porte sa lettre à Andrinople, malgré la sévérité avec laquelle le grand visir faisait garder les passages, volt. Charles Xll, 8. Du camp des Sarrasins il connaît les passages, volt. Tanc. il, (. Ce Magellan était un Portugais auquel on avait refusé une augmentation de paye de six écus;ce refus le détermina à servir l'Espagne et à chercher un passage par l'Amérique pour aller partager les possessions des Portugais en Asie, iri. Moeurs, (49. Jesuis très-persuadé qu'on tenterait vainement d'aller au delà du 82' ou 83" degré, et q uc, si le passage par le nord est .nossible, ce ne peut être qu'en prenant la route de la baie d'Hudson, buff. Add. ihéor. lerr. t. xii, p. 493. Ce fut Cabot qui le premier eut l'idée d'un passage par le nord-ouest à la mer du Sfld, raynal, Hist. phil. xvii, 7. || Fig. Il me trouvera sur son passage, se dit par menace de quelqu'un à qui l'on se propose de faire obstacle. Il Au passage, dans le lieu où passe la personne dont il s'agit. Je vois voler partout les cœurs à mon passage, rac. Bril. iv, 3. Je ne suis point surpris du nombre des sonnets faits à votre louange ; ce sont des fleurs qu'on jette partout sur votre passage, volt. Lett. Campi, (774. Je purs à pied modestement, Quand de bons vivants au pa3.sage M'offrent un déjeuner charmant, berano. Hab. de cour. Il Fig. Guettant à propos les fautes au passage, Régnier, Sat. XII. En tous lieux les chagrins m'attendent au passage, boil. Ép. vi. || 6° À Paris et dans quelques grandes villes, galerie couverte où ne passent que les piétons. Passage éclairé au gaz. Un passage couvert d'uu vitrage. || On apiielle aussi passages à Paris des rues découvertes et où pa.s.seiit les voilures (passages Violet, Saunier, etc.), mais que l'autorité administrative n'a pas classées au nombre des voies publiques, et dont elle laisse l'entretien à la charge des proiiriétaires, qui doivent les clore lanuit, etc.; ce sontdcsruesprivées. || 6*Terme d'architecture. Dégagement entre deux pièces; corridor court et étroit. Il 7' Action dépasser, sur un navire, d'un lieu à un autre; voyage au deli des mers. I! peut facilement trouver un bon et sûr passage pour l'Amérique. Un brick américain me donna passage à son hurd. En («93, le roi fit, à la prière du roi d Angletei-e, le dessein d'une descente en Andeterro.... l'infanterie devait s'emhaïquer à la Iloguo et la cavalerie au Havre; Mdo Tourville dev.iit assurer le passage et la descente, villbttk. Mém. dans jal. Mais pauvre, et n'ayant rien pour payer mon passage. Us m'ont, je ne sais où, jeté snr le rivage, A. tiiÉN. Idylles, l'Aveugle. || Passage de la ligne, instant où un bâtiment traverse la ligne équinoxiale. On dit aussi le passage des tropiques. Ces passages donnent lieu i des cérémonies
burlesques. Il Embarquement, sur un navire, d'un individu qui ne fait pas paitie de l'équipage, qui paye un prix convenu pour être transporté au lieu de la destination, et qui, pour cela, prend la dénomination de passager. || Temps que dure une traversée sur mer, d'un port à un autre. || 8° Droit qu'on paye pour passer sur un pont , sous un pont, etc. Payer son passage. Ce passage de pont appartient à une compagnie. || Bateaux de passage, ceux qui servent à transporter des passagers du bord d'une rivière à l'autre, ou qui font d'autres trajets de ce genre. || 9' Terme de jurisprudence. Droit de passer sur la propriété d'autrui. Passage de servitude, liberté de passage dont on jouit sur l'héritage d'autrui par convention ou prescription. Il Passage de souffrance, celui qu'on est obliKé de souffrir sur son fonds en vertu d'un titre. 1 10° Terme d'astronomie. Le moment où un astre est interposé entre l'œil d'un observateur et d'autres corps fixes ou mobiles auxquels il rapporte sa position. 11 [M.Halley] avait rapporté plusieurs autres observations de l'île Sainte-Hélène, et principalement celle du passage de Mercure sur le disque du soleil, MAiRAN, Éloges, Halley. L'abbé Chapjie a observé le passage de Vénus sur le soleil i Tobolsk, vers le 58* degré, sur le terrain le plus froid et sous le ciel le plus nébuleux, volt. Lett. Bailly, a fév. (776. Il Passage du méridien, moment où un astre est le plus élevé et à distance égale de l'orient et de l'occident. || 11° Terme de manège. Pas relevé et cadencé, plus raccourci que le trot, diminutif de piaffer; c'est un air bas. || Passage des sangles, partie de la région costale située en arrière des coudes et où passe la sangle de la selle. || lî° Point de passage, se dit quelquefois pour col de montagne. || Terme de ciiemin de fer. Passage de niveau ou à niveau, endroit où un chemin de fer rencontre un chemin ordinaire, lorsque la différence de niveau n'est pas pas assez considérable pour nécessiter un pont. Il 13° Passage des poudres, service organisé sur un bâtiment de guerre pour que les gargousses soient délivrées des soutes et portées aux chargeurs des bouches à feu. || 14° Terme d'imprimerie. Espace au' travers duquel le tympan passe sous la platine. Il 15° Fig. 11 se dit de ce que l'on compare à l'action de passer. Je puis donner passage à mes tristes soupirs, CORN. Cid, m, 3. M. d'Harouys est trèsaflligé,mais il me mande que la joie de votre accouchement et la naissance de votre fils se sont fait un passage au travers de sa tristesse ; et je l'assure aussi, en récompense, que sa tristesse s'est fait un passage au travers de ma joie, sÉv. 9 déc. («7(. Elle [une dame cherchant à enlever le roi à Mme de Monicspan] ouvrirait lescheminsde l'infidélité, et ne servirait que comme d'un passage pour aller à d'autres plusjeunes et plus ragoûtantes, ii>. 30sept. 1676. D'un geste menaçant, d'un œil brûlant de rage , Dans le sein l'un de l'autre ils cherchent un passage, BAC. Théb. V, 3. Je demeurai sans voix, et n'eu repris l'usage Que par mille sanglots qui se firent passage, m. Iphig. I, (. Si vous vivez dans la justice, vous mourrez dans la paix et dans la confiance du juste, et votre mort ne sera qu'un passage à la bienheureuse immortalité. ma.ss. Av. Mort du péch. Ù ciel I par quel rar..ge Les ans sur son Iront pâle ont niarqué leur passage! c. de- LAV. l'aria, iii, 4. || 16" Fig. Transition. Le passage du jour à la nuit. Le passage d'un ton, d'un mode à un autre. Alors, les passages de l'ob.scurité à l'ombre, de l'ombre à la lumière, do la lumière au grand éclat, sont si doux, si touchants, dider. Essai sur la peinture, ch. s. Les jeunes gens, dans la fougue d'une imagination pleine de force, négligent trop celle règle importante; pourvu qu'ils excitent du tumullo sur la scène et qu'ils (ormcnt des tableaux frappants, ils s'inquiètent peu des liaisons, des gradations et des pa3.sages, mabm., Œuv. t. ix, p. 292. M. de Lacépède.... en disant que les salamandres faisaient le passage des lézards aux grenonillBS ... BR0N0N!ARi,fHs(i(. Mém. scienc. pliys. et maih. sav. élrang. 1. 1, p. 697. || Terme de peinture. Succession graduée des nuances d'une couleur, depuis la plus foncée jusqu'à la plus légère; succession dos ombres depuis la plus forte jusqu'à la plus claire, jusqu'au clair lui-même. [Dans un poi trait] point de nuances, point de passages, nulles teintes dans les chairs, dioer. Saloji d» (7ft7, t. ix, p. 36, éd. (82(. Il Terme de géologie. Forme Intermédiaire entre une roche et une autre. On peut, tant par l'observation que par l'analogie, suivre tous les passages et saisir les nuances entre le grès, la (lierrc i fusil et l'agate, imifp. Kin. t. vu, p. 266. |1 17° Fig. Cbaugemeuts qui se font dans les situations. La
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' ".711e de Marseille n'éprouva jamais ces grands < de l'abaissemenl i la gniuloiir, mon- ,r.u. r.'sp. viii, «. J'avoue que la transforDialion toui'.e du ffouvememenl par rapport aux finances cau-e un ébranlement actuel qui blesse un certain nombre de gens dans le passage, /,<•«. sur le nnur. syst. dt fin. dans nESFO^TAlNRs. || Droit de pa-isage, la somme que payaient, au profit de Tordre, ceui qui, sortis d'un ordre religieux, étaient rtçus dans celui de Malio, ou dan» quelques autres ordres religieux ou inilKaircs. || 18° Fig. Changement de disposition de l'âme. Tous mes moments ne sont qu'un éternel pass se De la crainte à l'espoir, de l'espoir à la rage, bac. Birén. v, 4. Le plaisir n'est pour lui qu'un passage au dégoût, behnis, Relig. reng. x. Ce passage inouï du courroux aux bo?ilés, VOLT. Péloptd. iv, 5. Rien n'est moins surprenant que le passage de la méchanceté à l'abjection.j. J. POfss. V dial. \\ 19° 11 se dit d'une chose de peu de durée. Votre image N'av.iit ilans son esprit pu faire qu'un passage. Pour ne vous ivoir vu que durant un moment, uoi.i'Ét. rv, t. Chacun veut de la vie embellir le passage, gilb. le in' siècle. Il La vie n'esi qu'un passage, c'est-à-diro elle est courte. Il 20" Fig. Mort. Un coup de cloche ne fit venir que d'inuliles témoins de son passage, 80ss. I.fit. qu-.dl. 413. Par ces admirables pratiques, cette princesse est venue il sa dernière heura, sans qu'elle eût besoin d'apporter à ce terrible passage une autre préparation que celle de sa sainte vie, id. Marie-Thér. La religion seule a des secrets pour ce terrible passage, stael. Connu*, ix, 6. |l,e crucifix] Aux I6ïres du mourant collé dans l'agonie. Comme un dernier ami. Pour éclaircir l'horreur de cet étroit passage, Pour relever vers Dieu .son regard abattu, LAMART. Mfd. II, i2. Il Jl° Fig. Ce qui est comparé i un lieu par où l'on passe difficilement; embarras (sens peu usité). La courtoisie de cet adversaire me jette dans un passage assez difficile et capable d'attirer sur moi Icnvic et la jalousie de plusieurs, DESC. nép. aux >'" object. s. |]22* Fig. Citation d'un «uteur, d'un ouvrage. Dans uu passage que je rapporte de Lessius, pasc. Prov. xii. Il est singulier de voir comment il échappe aux passages qui le pressent de toutes parts, montesoi ieu, £tp. xxx, 36. La proclamation de Napoléon venait d'être lue; on s'en répétait à voix basse les passages les plus remarquables, et le génie des conquêtes endamiiiait notre imagination, sêoub, Hisl. de Nap. iv, ï. ||13* Terme de musi(iue. Se dit d'une portion de chant, d'une uu de plusieurs phrases. Ce passage est charmant. Il Ornement qu'on ajoute à un trait de chant. Un savetier chantait du matin jusqu'au soir. C'était merveilles de le voir ; Merveilles de l'ouïr, Il fiisajt des passages.... la font. Fabl. viu, i. Il Notes de passage, celles par lesquelles on remplit les degrés disjoints pour les franchir avec plus de grâce et qui n'appartiennent point à l'harmonie. Il 24' .Se dit, au trictrac, d'une fUche vide de l'adversaire par laquelle on peut passer une dame au retour. Passage ouvert, par opposition à passage fermé, qui s'emploie lorsqu'il y a deux dames sur la llcche. Il Se dit au.ssi il'une flèche sur la'|ue!le il n'y a qu'une dame. || 25' Préparation que l'on donne aux peaux en les passant dans différentes drogues, afin de les adoucir.
— iiiST. XI' s. Sel [si je le] puis trover à port ne à passage. Ci. de /loi. Li. || xii* s. Bien se défendent i cet esiroii passage, Honc. p. «6. Sire, fan il, ne Tieng passajTR demander, Th.lemarl. I23.||xiii« s. JofTrois de VilleHardoin fu meOs de la terre de Suric avec celui passage qui venus estoit an Constantinoble, villeh. cxxxiii. Li avoirs fu porchaciés par l'ost, e assés 1 ot de ceus qui ne porent leur passage paicr, id. xxxiv. Sire, ce n'est mie giex (jeu), Ains est moult pesans ouvrages De bien guailier dcus passages, Bibl. det ch. *• série, t. iv, p. »«. Et set cbevaus json cheval] Qui moult tost l'enmaine au passage |de la mort), Lai du conseil. Il xiv s. Je ICharles le Bell laisse à la Terre sainte K) mille livre» i payer et délivrer quant passage gênerai se fer»; et est mon entente que se le passage »• faisoii en mon vivant, île y aler en ma personne, 00 CANOË, pattagium. Le port, c'est à savoir le pas- »eig* <le la Saône, id. ib. || xvf s. U passage de la mon i la v.«, «ont. 1, »♦. Chrysippes meslolt à ses livres, non les passages seulement, mais de» ou- <rjig«» entier» d'antre» »ucteur», m. 1, its. I| estoit eoœmii à deffendre certain passage du Péloponnèse Î?K . . ,*"=••*'•■>•. ">• >. »"• II» luy demandèrent 1^^ ^^"\.'""' '"ï ■'«■^ner passage par leurs ^^.miL' "I?'- •• ''-" ""«"dnssemenl se fait ptr bouillir «ian» leau claire, tutque» i ce que, le
fruit devenu mol, une espingle mise dans une pièce d'icelul ne la puisse comme rien tenir enlevée en haut, ains, par sa propre pesanteur, s'eschappe de l'espinple, ce qu'en termes de l'art de confire s'appelle, faire le passage, 0. np. sfrhps, 85i.
— ETYM. Passer; bourg. pa/isHye ; wallon, posseg ; prov passalge; e-spagn. pasage; port, passagem; 'M\.pasfaggio
t PASSAGE, ÉE (pâ-sa-jé, jée), par», passé àe passager.
I. PASSAGKR (pâ-sa-jé. Le g prend un «devant a eto; passageaiit). || 1* V. a. Passager un cheval, le faire marcher de côté, soit ai p^s soit au trot, de maniire que ses hanches tract- il iin chemin parallèle à celui que tracent ses ép; jl s. || 2° F. n. Il se dit du cheval qui exécute cette action. Ce cheval passage bien. || On dit aussi passéger.
— lllST. XVI' s. Aucune fois en accoustrement d'homme Je passageoy pompeusement par Romme, Sur un cheval de mesme enharnaché, dlbell. vit, 64, reclo. Passager et varier la voix, cotorav».
— lïTYM. Passaqe.
a. PASSAGKR, ÈRE (pS-sa-jé, jè-r'), adj. || !• Qui ne s'arrête pas et qui ne fait que passer. Les grues sont des oiseaux passagers. || Kig. [à son livre] Vat'en, pauvre oiseau passager, Que Dieu te mijne à ton adresse I v. de mlsset, Poésies, au lecteur. Il 2* Oui n'a point de demeure fixe, le suis médecin passager, qui vais de ville en ville, mol. Mal. imag. m, 14. Il S' Fig. Oui est de peu dedurce. Ils n'aspirent enfin qu'à des biens passagers, cobn. Po/y. iv, 3. Des contestations eUes disputes qu'il avait eues [sur la religion], il était sorti je ne sais (|uelles clartés passagère».... fléch. Duc de Mont. De nos ans passagers le nombre est incoilain, bac. /t(/ia;. 11, 9. Persuadé que, dans les affaires d'État, la mauvaise foi ne peut avoir qu'un succès court et passager, bollin, //is(. anc. Œuvr. t. iv, p. 245, dans pougens. Des afflictions passagères ne nous auraient faits que des justes passagers, mass. Arent, Afflict. Ce resle importun de la sédition N'est qu'un bruit passager des flots après l'orage, volt. Fanât, v, t. il vint à Home, séjour toujours passager des empereurs, accompagnéde Castracani, tyrande Lucques, ce héroà de Machiavel, m. Mœurs, 88. Tout est fini, tout est passager dans la vie humaine, 1. 1. Rouss. Ém. v. Nos rires passagers, nos passagères larmes, delil. Dithyr. Ce noble ami, dont les regards si touchants ne peuvent s'effacer de mon souvenir, n'est-il pas un être pass;iger comme moi? STAËL, Corinne, xv, 4. L'âme ne reçoit aucun plaisir de ce qu'elle reconnaît elle-même passager, ID. ib. m, I. Il 4° Terme de botanique. Se dit de la corolle de la plupart des plantes, qui tombe aussitôt après la fécondation. || S'Kortifical.on passagère, par opposition à foililication permanente, se dit de la fortification relative à toutes les opérations qui oit pour but de renforcer des positions qui ne doivent être ovcupées que momentanément pendant la durée d'une guerre. On la distingue aussi sous le nom de fortification de campagne. || 8* Terme de peinture. Se dit de ce qui est peu prononcé. |{ 7" S. m. et f. Passager, passagère, celui, celle qui ne fait que passer en un lieu. Je ne demeure pas en ce lieu, je n'y suis que passaj^ei;. Les hommes ne sont que passagers sur la terre, ô toi, qui m'apparus dans ce désert du monde. Habitante du ciel, passagère en ces lieux, lauabt. Médit. Intocation. |{ Un passager, un homme qui n'est dans un lieu qu'en passant. Je l'ai ouï dire à des passagers. Sur la route d'Italie, on rançonne assez durement les pai.sagers, j.j. Rouss. Ilél. I, 23. Il accueillit le jeune passager, lui offritle gîte dont il paraissait avoir grand besoin, ID. Confeit. m. || S'Cilui, celle qui s''eml>ar(|ue pour passer en quelque lieu, il lui dit qu'il se présentait une occasion prochaine d'envoyer sa fille en Kranee sur un vaisseau prêt i partir; qu'il la recommanderait à une dame de ses parentes qui y était passagère, BERN. DE ST-P. Poul ct Virç. Voycz, amis, celte barque légère, Elle contient gentille passagère, bErano. Comm. du voy. || Fig. J'ai pris pour passagère La muse des chansons, id. Nacelle.
— mST. XV' s. Et eurent tantosl une nef passagère qui les mit outre d'une marée au havre de Calais, froiss. m, IV, (1. Il XVI' s. Le sage pilote, sans s'arrester.aui larmes des passagers.... a uvot, P^rtc. •3. De ne vous charger nullcuienl de personnes estrangeres, pa.ssageres, belistres, caimans, sans aveu ne cognoissance,o. UESEiiRts, 43. Leschuminspassagers aboutissans ou traversans le domaine, seront maintenus en bon estai, id. 1003. Bien que soyez comme ce passager [.Mercure], Oyseau sans pieds, qui volette sans cesse, uudell. v, 37, reclo. Sur co
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rivage un passager [passeur] estoit [Charon), Crasseux, hydeux... lu. ri,4S, rerlo. Les grues, les arondelles, et aultres oyseaux passagiers, mont, ii, ihi.
— ÊTYM. Passage, et la terminaison ter lui se contracte en c apr^s les articulations chuintantes ch. } et g sifflant; picard et Genève, rue passagère, rue où il passe beaucoup de monde (on le dit aussi à Paris; ce n'en est pas moins un provincialisme qui n'est pa.s admis; c'est passant qu'il faut employer).
PASSAGÈREMENT (pâ-sa-jè-re-man), adv. Pour peu de temps, d'une manière passagère. D'Aumonl ne reprit passagèrement sa charge de capitaine des gardes qu'à la prière de la reine mère, si-sim. 2B7, 204. Elle [M me de Maintenon] donna quelijues légère» atteintes aux affaires ecclésiastiques à l'occasion du jansénisme, mais passagèrement, id. 415, 215.
— Hisr. XVI' s. Passagèrement, monet, Dict.
— f.TYM. Passagère, et le suffixe ment.
t PASSAGÈRETÉ (pâ-sa-jè-re-t. ), ». f- Actioa des oiseaux qui, en certaine saison, passent d'un pays dans un au ire. La pas.sagèreté des oiseaux de proie, BUFP. d.ins le Dict. de besciikrellb.
— ÉTYM. Passager 1.
tPASSAGIi;i\(pa-sa-jiin)ouPASSAGIN(pa-sa-jin).
f. m. Nom (l'une secte vaudoise qui pensait que le Christ n'était que la plus pure des créatures de Dieu.
— ÉTYM. riâ;, tout, et Syioç, saint.
t PASSALE pa-sa-1'), t. m. Genre d'insectes coléoptères.
I PASSANDEAC (pa-san-dô), s. m. Ancien nom de la [lirce d'artillerie de 8; elle pesait 3500 livres.
PASSANT, ANTE ( pâsan, san-t'), ad;. || 1" Oui passe. Il Terme de blason. Animaux passants, animaux qui sont représentés marchant sur leurs quatre pieds. Les armes de Laval sont de gueules k un léopard passant d'or, st-»im. 463, U2. || l» Où il passe beaucoup de monde (par la métonymie de l'effet ponr la cause, comme on dit une couleur voyante). Vous, dans le rang que vous tenez, dans la plus brillante et la plus passante province de France [la Provence].... sév. m déc. 168». Commerci étant le lieu du monde le plus passant, il [le cardinal de Retz] est venu demeurer à Saint- Denis [boyrgade voisine], 10. 27 juin 1678. Il fit bien valoir la beauté de la Provence, et comme tout y est vif et passant et brillant à cause de ces vaisseaux et de ces galères, de ceux qui vont et viennent d'Italie, ID. 18 août I68O. || Chemin passant, chemin public où tout le monde a le droit de passer. Il 3° S. m. et f. Passant, passante, celui, celle qui passe par une rue, par un chemin. Un passant inconnu touché de celte enfance Sur le mont Cylhéron reçut de lui mon fils, conN. OEd. iv, 2. Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu'il s'est mis là pour me voir? pasc. Pens. v, i7. Nous élions, l'année passée, assassines de chenilles à Livry; celle-ci, ce sont des voleurs qui assassinent les passant» dans la forêt, sÉv. 439. Ce ne sont pas flatteurs que les passants. Et moins encore les paisantes, fonten. Poés. (liuv. t. VIII, p. 384, dans hougens. Dans son chemin, dès que Robert trouvait Ou femme ou fille, il priait la passante De lui conter ce que plus elle aimait, volt. Ce qui platt, etc. Qui vous nourrit T — Les dons du passant que j'implore, c. DELAV. Paria, m, 2. {| Arrête, passant (mots qui se mettent souvent dam une épitaphe). || Jeter de l'eau bénite des passants, jeter des pierres; locution provenue d'une ancienne coutume par laquelle les passants jetaient une pierre sur une fusse qu'ils rencontraient. Il 4' S. m. Passant de baudrier, partie du baudrier dans laquelle s'introduit le fourreau d'une arme blanche. On dit aussi pendant. {| Nom, dans le harnachement, d'une petite pièce de cuir, en forme d'anneau, placée transversalement autour d'une courroie, et dans laquelle on engage l'eitiémité d'ube autre courroie. Suivant qu'ils sont ou non cousus à la courroie qu'ils entourent, les passants sont dits passants fixes ou passants coulants. Il 6* S. m. Passant, scie de bûcheron sans monture. Il 6° Se dit de petits morceaux de cuir cousus le long d'une bottine par un de leurs bouts.
— HIST. xiv s. Se toute la cité mettoient leur estude à recevoir honorablement aucuns estrauges mes.sages ou paysans, okesms, Kth. 1 16. || xv s. Il fut oi-donné de y faire ung pont bien passant et assez large.... comm. iv, 9. || xvi' s. U feit secrettement faire plusieurs vaisseaux, au bourg de Tlivmetades, arrière des grans chemins passans,AMïuT, TUésée, 23. Ouand elles veirent qu'il n'y avoil point de gardes i l'entour d'elles, ny aucuns passans, 10. Pitbl. 3i>.
t PASSAHILLES (pa-sa ri-ll', U mouillées), i.
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m pi. Raisins secs qu'on prépare i Frontignaii et dans les environs.
PASSATION (pa-sa-sion), ». f. Terme de pratique. Action de passer un contrat.
— RTYM. Passer.
( PASSAVANT (pà-sa-van), t. m. Terme de marine. Partie du pont supérieur bordée par le bastingage et comprise entre les deux gaillard.s ; elle sert de passage entre l'avant et l'arrière du navire à son étage supérieur.
— ETYM. Passer, avarU. Dans le moyen âge, un pfl5je-aran< était un engin de siège.
î. PASSAVANT (pâ sa-\an), s. m. Terme de douane et de contributions indirectes. Acte qui autorise i laisser passer les marchandises qui ont acquitté le droit, ou en sont exemptes. Se faire délivrer un passavant.
— ErvM. Passer, avant.
I. PASSE <pâ-s'), s. ^. ||1' Action de passer, en parlant des oiseaux voyageurs qui changent décentrée. Une passe de pigeons ramiers. On a vu de jeunes cailles élevées dans des cages presque depuis leur naissance.... éprouver régulièrement deui loi» par an une inquiétude et des agitations singulières dans les temps ordinaires de la passe, savoir au mois d'avril et au mois de septembre, BOfF. Ois. t. IV, p. 244. Dans le Béarn il y a deux passes d'ortolans et par con-équcnt deux chasses, id. ib. t. viii, p..».(| 2* Terme d'escrime. Action par laquelle on avance sur l'adversaire, en passant le pied gauche au-devant du pied droit. Faire des passes et des voltes avec adresse. Je gagerai contre toi que de douze passes tu n'en feras pas trois à Hamiet; tu combattras avec lui devant toute la cour, voi-T. Mél. litt. Du thédt. ONgl II Mesure de la passe, se dit d'une position où les deux faibles de l'épée peuvent se toucher. Être, se placer à la mesure de la passe. Il Passes au cuUet, passes qui consistent à se saisir d'une manière prompte et adroite du corps de son ennemi, pour en tirer l'avantage. || 3° Action d'aller l'un contre l'autre dans une joute. Mais un troisième [chevalier] ne daigna pas se servir de sa lance [contre lloliad] ; en lui faisant faire une passe, il le prit par la jambe droite.... volt. Zadig, )». |{ 4* Se dit des mouvements qu'un magnétjseur fait avec les mains, soit en touchant légèrement le corps du magnétisé, soit à distance. || 6" Terme de jeu de mail. Petit fer rond en forme d'arc, qui est à chaque bout du mail. || Terme de l'ancien jeu de billard. Petite arcade de fer par laquelle il f.iut que la bille passe. || Au jeu de mail, être en passe, se mettre en passe, venir en passe, être, se mettre, venir vis-à-vis de la passe. Nous songeons tous les jours à lui dans ce mail, et avec quelle bonne grâce il irait en passe en deux coups et demi, sÉv. 454. Il À l'ancien billard, être en passe, venir en liasse, être dans un lieu du billard d'où l'on peut, sans bricole et en traversant la passe, toucher la bille opposée. Il Avoir la passe pleine, se dit lorsqu'on est tout vis-à-vis le milieu de la passe. || Avoir de la passe, être de côté, en sorte pourtant qu'on puisse passer. || Flatter la passe, tomber délicatement dessus avec sa bille. || Prendre la fiasse, passer par dedans. || Fig. et familièrement. Etre en passe de, être dans une situation favorable pour. De voir un homme liai de moi, En passe de derenir roi, SCABKON, Virg. vu. Nous ne sommes pas encore connues, mais nous sommes en passe de l'être, MOL. Prie. rid. (o. Et je crois, par le rang que me donne ma race, Qu'il est fort peu d'emplois dont je ne sois en passa, in. Ifij. m, t. Enfin voilà donc M. deChauvelin en passe de faire tout le bien qu'il a la rage de vouloir faire, volt. Letl. d'Àrgental, 2» mai I76i. || Être en belle pa-se, dans une belle passe, être dans une position qui promet beaucoup d'avancement. Il apprit un jour que sou débiteur avait rajusté ses afTaires, et <|u'il était dans unu plus belle passe qu'auparavant, lesaok, Guim. d'Àif. I, 2. Dès que j'entendis dire qu'il était dans une belle passe, lu. Gii Bios, u, 7. || On dit aussi : n'être pas dans une belle passe; être dans une mauvaise passe. Il Mettre en passe de, mettre dans une position favorable pour. C'est une place fort briguée, parce qu'elle met en passe de l'évêché, pel- LissoN, l.eU. hist. t. H, p. 2»6, dans POtiOKNS. || Absolument. Mettre en passe, mettre dans une position tavorable. C'est un grand avantige que la qualité, qui, dès dix-tiuit ou vingt ans, met un homme en passe, connu et respecté comme un autre pourrait avoir mérité k cinquante ans : c'est trente ans gagnés sans peine, pasc. Peru. v, I». Mais qu'aviez - TOUS fait pour vous mettre en passe et vous iàire connaître T vauvsh. Dial. Brutus, un Romain.
!| Fig. La passe, les passes , la condition où l'on est. Il me semblait que, dans la passe où j'étais à la cour, il ne me convenait plus de fréquenter des maîtres d'hôtels, LtSAOS, Cil Bios, viii, (O. Qu'on calcule donc bien les passes où je puis encore me trouver, et l'on verra que le grand levier [l'argent] ne doit pas manquer, Corresp. du gén. Klinylin, i, B74. || 6" Terme de d.inse. Mouvement du corp< particulier à quelques ligures. || Entrelacement des bras dans la valse. || 7' Terme de marine. Canal entre deux terres, entre deux écuells. Le rapport de ces deux officiers fut tiés-favorable; ils avaient sondé la passe et l'intérieur de la baie, la pérouse, Tôt/, t. ii, p. iW.flPar ana logie. On tend les trappes pour les luups à l'entrée des pasies, au débouché d'un fourré, chateaubk. Amer, chasse. \\ i' Lettres de passe, lettres accordées pour passer d'un emploi à un autie. || 9° Mise au jeu de quelques jetons ou fiches k chaque nouveau coup. On a oublié la passe Iji pisse est double. {| 10° La petite somme qu'il fautajo^iter à des pièces de monnaie pour compléter un compte. Vous me devez 62 francs ; vous ne me donnez que trois pièces de îO francs; vous me devez encore deux francs pour la passe. Il S'est dit au p'uriel pour dépenses extraordinaires. On lui avait donné à Monsieur (vers laau) un acquit patent de 60 mille écus pour les passes de sa maison, Mém. du duc d'Orléans depuis icos, p. 45, dans LACiiBNB. il 11' La petite somme qui ramène i leur valeur pwmitive les pièces de monnaie que le gouvernement a réduites. Voilà un écu de six francs, et quatre sous pour la passe. X deux cent six mille six cents livres à cause de la passe des écus, DANCODRT, la FolU enchère, se. 22. || La passe du sac, ce qu'on paye pour le sac qui contient l'argent que l'on reçoit. Il 12» Passe algérienne, tribut annuel qui était payé par les nations maritimes de l'Europe pour se racheter de la piraterie des navires barharesques. || 18' Aumône qu'on donne aux pauvres passants pour les aider à passer Chemin et à se rendre où ils ont dessein d'aller. || 14° Terme d'imprimerie Main de passe ou chaperon, main de papier en SOS de chaque rame, destinée à servir à la mise entrain et à remplacer les feuilles qui seraient gâtées ou qui manqueraient dans la rame. La main de passe est réglée à un dixième en sus du tirage; par exemple, cent exemplaires sur mille. On ne paye pas les droits d'auteur sur les volumes de passe. Il 16' Partie d'un chapeau de femme qui entoure le visage. La jolie blonde porta la main à sa coiffure comme pour faire rentrer sous la passe de son chapeau les boucles soyeuses, ch. de bebnard, laCinquant. § i. || 16' Bâton qui, dans un jeu de longue paume, soutient la planche percée, au bas du toit. Il 17' À la roulette, tout numéro au-dessus de 18. Jouer la passe. || 18' Tirer sa passe, à certains jeux de cartes, faire la vole. || Voler la passe, à la bouillotte, scdit d'un joueur qui, ayant un mauvais jeu, yropose une somme assez forte qu'il croit qu'on ne tiendra pas, afin de faire fuir les autres joueurs et de leur prendre la passe. || 19' Terme de marine. Bout (|ue l'on introduit dans les intervalles des torons, pour exécuter les épissures. La pisse d'un cordage est le tour qu'il fait sur une poulie, autour d'un point d'appui, dans un nœud ou dans un amarrage quelconque Il Noeud de passe, terme générique désignant les sortes de nœuds dans lesquels les torons du cordage sont décommis. || Passe du monde sur le bord ! commandement du maître d'équipage à deux matelots en grande tenue de se placer de chaque côté de l'échelle de commandement, au passage d'un officier qui va monter ou descendre du bord. || 20* Rouleau de bois à l'usage du teinturier sur soie. Il 21* Dernière façon qu'on donne à la couleur en la passant légèrement dans une cuve. || 22' Chez les brodeurs, point qui commence au haut de la nervure d'une feuille, à droite ou à gauche, et qui tombe en s« couchant uo peu sur le trait de crayon qui borde la feuille.
— HIST. XIV* s. Icellui Philippot prist un baston à terre, qui ilec estoit gisant, et faisoit criée et passe de leur je», du cange, passarela. || xv* s. llng jeu appelle la passe, au quel jeu on joue aveuques javelines, ID. ib. Se aucun veult faire drap, entre drap et demi drap, il sera tenu mettre au bout du demi drap une boutierc ou passe, lo. passata.
— KTYM. Voy. PASSER.
t 2. PASSE (pas'J, ». (. Nom vulgaire de la fauvette d'hiver, dite aussi passe privée, (ia.sse Miurile, pas.se buii'Sonnière, passe de baie || Pakite de kaule, le moineau friquet.
— ETYM. I.at. passer, moineau.
t *. PASSB.... élément de composition qui «i-
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prime tantôt qu'on fait passer par, tantôt qu'on dépasse, qu'on va au delà. Toi [Barère], que tu deviennes tout à coup un passe-Robespierre? c. dèsmoulins, le Vieux cordelier, v.
«.PASSÉ, ÉE (pâ-sé, sée), part, passé ie passer. i( l'Traversé.Une rivière passée à la nage. || 2° Percé. Leurs habitants passés au fil de l'épée, Boss. Mar.- Th. Il 3° Qui aété portéau delà de.... Les morts passés de l'autre côté du Styx par Charon. || 4* Qu'on a fait cheminer, aller. La main passée sur le dos du chat. Une lame de fer ou d'acier passée sur l'aimant en reçoit une certaine mesure de vertu magnétique.... BiFF. Hin. t IX, p. 177. Il 6* Introduit, ajusté. Un anneau passé au doigt. Un habit passé à la hâte. C'est Ajax, fils d'Oîlée, le bras gauche passé dans sou liouclier, moEH. Uim. t. m, p. 286, dans pougens. Il Terme de coutellerie, A jonction passée, se dit de pit^ces qui sont fixées à demeure l'une avec l'autre et ne peuvent se démonter. ||6° Terme de blason. Épées passées en sautoir, épées croisées. || Queue de lion passée en sautoir, queue de lion fourchue, dont les fourches se croisent. || 7* Filtré Une liqueur passée avec beaucoup de soin. || 8" Qui s'est écoulé, en parlant du temps. Trois ans déjà passés, théâtre de la guerre, J'exerce de deux chefs les funestes combats, malh. iv, 7. Ce peu d'heures saintement passées dans les plus rudes épreuves, Boss. Duch. d'Orl. Huit ans déjà passés, une impie étrangère Du sceptre de David usurpe tous les droits, RAC. Alhal. I, 1. 1| 9° Qui vient de passer (par ellipse; on sous-entend dernièrement). Je suis allé à Saint-Cloud la semaine passée. Et je sais que de moi tu médis l'an passé, la kokt. h'abl. I, 10. || 10° Qui a été autrefois et qui n'est plus. Et l'ordre du destin qui gène nos pensées N'est pas toujours ('crit dans les choses passées, cobn. Cinna, a, 1. Ce sont des feux bientôt passés Que ceux qui ne sont point dans leur cours traversés , la font. Fiancif.e. Voilà cette première race [génération] passée; nous irons après, mon cher comte, sfiv. la mars i«89. Voir tant de personnes affligées, songer que la guerre n'est pas encore passée, id. I2juill. tdso. Aurait-elle oublié vos services passés? hac. Andr. 1, 4. || Participe passé, voy. participe. || 11° Qui a perdu sa fraîcheur; qui est flétri. Des étoffes passées. Une viande passée. On voit des poires mûrir, quand d'autres sont pa.ssées, fén. t. xxi, p. 382. Oui, elle est fort passée, mais je pense qu'elle a été assez jolie, MARIVAUX, Pays. parr. part. in. Madame, faites-moi la grâce de me dire si c'est pour rire quB vous appelez cette demoiselle, qui est à l'autre table, votre nièce; vous êtes aussi jeune qu'elle; elle a même quelque chose dans le visage de passé que vous n'avez certainement pas, montesq. Utt. pers. 52. Un jour le temps jaloux, d'une haleine glacée, Fanera tes couleurs comme une fleur passée Sur ces lits de gazon , lamart. Uéd. 11, 24.||12° Qui i traversé les conditions légales, les formalités voulues. La loi passée à une grande majorité. Il m'envoie un pouvoir passé devant notaire, tu. corn. Baron d'Albikrar, i, 9. || Être maître pas.sé, être très-habile (locution qui provient de passer maître). Et je demeurerais tranquille, Moi maltresse passée en tout enchantement I gherabdi, Thidt. ilal. 1. 1, p. 182 [Arlequin Jason). Et moi, maître passé, quand j'attrape un vieux coq. Je suis au comble de la joie I LA FONTAiHB, tabl. XI, 3. Il On dit dans le même sens : passé maître. L'autre [le renard | était passé maître en fait de tromperie, id. ih. ui, 5. Il 13* Conclu. Le public est garant d'une convention passée en sa présence, ;. s. rouss. llél. m, 18. Il 14* Passé en habitude, devenu habituel. La victoire chez vous passée en habitude Met jusque dans ses murs Rome en inquiétude, corn. Suréna, m, 2. Il 16* Apprêté d'une certaine façon, en parlant du cuir, des étoffes, etc. (parce qu'en effet dans ces préparations on passe l'objet par certaines subslaiu es, certains instruments). La chair de cet animal |l8 renn*] est tré«-bonne à manger; son poil fait une excellente fourrure, et la peau passée devient un cuir trèvsouple et très-durable, buff. Quadrup. t. v, p. 34». Il 18* Passé, pr^p. Au delà. Passé l'équateur, l'homme n'est ni Anglais, ni Hollandais, ni Français, ni Espagnol, ni Portugais, raynal, llisl. phil. ix, 4. Il Après. Passé le mois de juin, le rossignol ne chanta plus. Ma flUe, passé aujourd'hui, je vous promets de oe plus écrire qu'un mot, sÂv. iu>. Les liqueurs bouillantes ac<|uièreDt un degré de chaleur, passé le^ quel on ne peut le» échauffer, volt, t'eu, ti, 111, ». Il 17* S. m. Sorte de broderie dans laïuelle la soi» embrasse autant d'étoffe en dessus qu'en dessous.
». PASSÉ (p&-»é), f . m. Il 1° Ce qui a éi.' fait ou dit autrefois. J'ai oublié tout te p«s«é. 11 vous trom-
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pait Tous-même, et son cœur offensé Préteniiail tAt 9u tard rappeler le passé, bac. Uril. v, 6. Que peut offrir le passé i un pêclipur qui, étendu dans le lit de la mort, commençai ne plus compter sur la vie.... HASS. Atent, Mort du péch- 1| S* Le temps passé. Quoique tous connaissiez le passé et l'avenir, voit. Utl. «0. Nous rappelolu le passé, pour l'arrêter comme trop prompt, pa»c. Pens. m, s, éd. ha- VET. Que chacun examine ses pensées, il le» trouvera toujours occupées aii passé et i l'avenir, m. ib. III, 6. Le passé et le présent sont nos moyens; le seul avenir est notre fin, id. ib. Le passé ne nous doit point embarrasser, puisque nous n'avons qu'à avoir regret de nos fautes; mais l'avenir nous doit encore moins toucher, puisqu'il n'est point du tout i notre égard, id. Un. à MIU ttoannei, 7. Je ne dorme point au passé un si bon air que vous; au contraire, je m'en fais une amertume^ je le regrette, sêv. 46 sept. «680. Le passé est un abtme sans fond qui engloutit toutes les choses passagères; et l'avenir est un autre abîme qui nous est impénétrable, KicoLE, Ess. de moT. »• traité, ch. 3. Mais plus prompt que l'éclair, le passé nous échappe, rac. Esth. II, 3. À la différence de ces philosophes qui disent qu'on ne jouit que du présent et que le passé n'est rien, il [un vieil officier] ne jouit au contraire que du passé, et n'existe que dans les campagnes qu'il a faites, MOUTiiSO. Utt. pers. 48. Puisse la raison qui s'affaiblit quelquefois dans la vieillesse, me préserver de ce défaut trop ordinaire d'élever le passé aux dépens du présent 1 volt. Fragm. tur l'hist. XX. Le passé est comme la distance : notre vue y décroit et s'y perdrait de même, si l'histoire et la chronologie n'eusent placé des fanaux, des flambeaux aux points les plus obscurs, buff. Epoq. nat. Œuv. t. XII, p. 2. On ne peut faire un pas dans Rome sans rapprocher le présent du passé et les différents passés entre eux, stael, Corinne, iv, 6. Voyez le monument que Charles a laissé; Des peuples affranchis respectez la vaillance. Et qu'enfin l'avenir écoute le passé, masson, Uthél. vi.|! 3"Terme de grammaire. Le passé, l'inflexion du verbe par laquelle on marque un temps passé. Le passé défini. Le passé indéfini.
— f.TYM. Passé I.
t r.<SSE-APPARElL (pâ-sa-pa-rèll , U mouillées), 1. m. Terme de marine. Petit cordage qui sert à soulever et à introduire les garants des caiiornes et autres fortes poulies dans lesréas. {| iu plxir. Des passe-appareil.
t PASSK-AVANT (pâ-sa-van), ». m. Terme de marine. Voy. passavant i.
t PASSE-BALLE (pà-se-ba-l"), ». m. || 1* Ancien nom d'un instrument servant à vérifier le calibre des balles. |{ Il y avait aussi des passu-hombes et des passe-bouleti. |{ 8' Terme de marine. Cercle en métal garni d'un manche servant au même but ; on dit plus souvenl lunette. |{ Au plur. Des passe-balles.
t PASSE- BLEU (pâ-se-bleu) , t. m. Espèce de moineau bleu de Cayenne.
t PASSE-BU.'ïE (p4sc-bu-z'), *. f. Fauvette d'hiver. t PA.SSE-CAMP.KNE ([la-se-kàn-pa-n'), s.f. Voy. CAPELKT. Il On a écrit aussi passe-campagne et passecompagne.
— ÊTYM. Pdijcr, campnne .• être plus gros qu'une clochette (il s'agit d'une espèce de loupe). Si cette étymologie est bonne, il ne faut dire ni patse-campagne ni passe-compagne.
t PASSE-CANAL (pâ-se-ka-nal) , ». m. Bateau avec lequel on peut traverser un canal. \i Au plur. De« passe-canaux.
PASSE-CARRKAD (pft-se-ka-rd), ». m. || 1* Morceau de bois long, dont les tailleurs se servent pour passer lai coutures au fer. || 2" Nom donné dans les cirques forains par les baladins au piire qui joue le r4te de tailleur dans une farce. ||^u plur. Des passe-carreaux.
PASSB-CIIEVAL (pt-se-che-val),s. m. .Sorte de bateau pour passer les chevaux. || Au plur. Des pa<«e-chevaui.
— HIST. XVI»». Passe-chevaux, cotorave.
i PASSB-CICfiRON (p»-se»i-»é-ron),». m. Homme plu< .lo-nienl que Clcéron. Et l'autre !charlatanj «rfiche par la ville Qu'il est un passe-Ciccron, La T'inT FaU. VI, I».
t PASSE COLP.RR (pâ-sç-ko-lê-r"), ». m. L'objet •ur lequel la colère se passe, s'assouvit.
— HIST. xTi* s. Si vous ne voulez attendre' que nous dovetiion» le gitiier de la populsr«, le pas.se- COlTr d« Kraiids. .. d'au». Uilt. I, «09.
t PAS.sk (X)JII>E (p»-ekor-d), ». m. Sorte d'ai- Rudl* du liourfelier (tour enlller les Ocelles et les taire passer ou il veut. || Au plur. De» pasM-corde»,
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t PASSKCOKDOPi (pâ-se-kor-don), ». m. Grosse aiguille pour faire passer un cordon. || Au plur. Des passe-cordons.
PASSE-DEBOUT (pâ-se-de-bou), s. m. Permission que les commis des douanes accordent pour les marchandises qui doivent traverser quelque ville sans payer d'octroi. Il Au plur. Des passe-debout.
— ÉTYM. Passer, debout, parce que ces marchandises ne peuvent pas même être déchargées dans leur passage.
PASSE-DIX (pâ-se-dis') , t. m. Jeu à trois dés dans lequel un des joueurs parie amener plus de dix. \\Au plur. Des passe-dix.
PASSE-DROIT (pâ-se-droi), s. m. || 1° Grâce accordée contre le droit et l'usage ordinaire. D'oii se serait ensuivie la suppression des passe-ilroits et des injustices qui s'exercent à celte occasion dans les paroisses, vaub. /J(me,p. )6î. 112° Injustice faite à quelqu'un en lui préférant une personne qui a moins de litres que lui. Accablé de passe-droits el supplanté par tous vos camarades, pour avoir fait votre service à la tranchée, tandis qu'ils faisaient le leur à la toilette, j. i. houss. Ém. v. Ij Fig. Licence, irrégularité. L'unité de lieu est assez exactement gardée en cette comédie, avec ce passe-droit toutefois que tout ce que dit Daphnis à sa porte ou en la rue, serait mieux dit dans sa chambre, où les scènes qui se font sans elle et sans Amarante ne peuvent se placer, corn. Exam. de la Suiv.
— REM. D'après Liveaux, on doit dire au pluriel les passe-droit, et non les passe-droits; s'agissant non de passer des droits, mais de passer le droit. Cependant l'Académie écrit des passes-droils, ainsi que les auteurs du xvi' siècle. Le fait est que la locution peut s'expliquer aussi bien en di.sanl passant les droits qu'en disant passant le droit.
— HiST. xvi* s. Ce commissaire des guerres faisoit au père aultant de passe-droits [contrôles de complaisance, faveurs], et plus qu'il n'en eust sceu demander, carl. ii, *7.
PASSÉE (pâ-sée), ». f. Il l" Action de |«sser. Ils ont eu plusieurs passées de gens de guerre qui les ont forl incommodés. || 8° Terme de chasse. Moment du soir où les bécasses se lèvent du bois pour aller dans la campagne. Prendre des bécasses à la passée ; ce qui se fait avec le filet qui se nomme panlière. Il Trace que laisse !e pied d'une bête. Je comparais ces traces invisibles aux passées des bêtes fauves qui agissent sur l'odorat du chien, bonnet, Observ. 43, «n»fc(. Il Le lieu où le cerl a passé. || Place où les animaux ont coutume de passer. || 8* Terme de pèche. Espace dans lequel on a coupé les herbes pour faire une roula qui conduise les poissons aux filets dormants que l'on a tendus à son extrémité. Il 4° Tissu de cheveux qui couvre le ti.ssu de soie de la perruque. || 5° Se dit, chez les mégissicrs, d'une certaine quantité de peaux qu'on plonge à la fois dan» une cuve pour les faire devenir blanches. El quand le tout est bien délayé, on y plonge deux douzaines de peaux, ce que les mégissiers nomment une passée, Dicl. des arU et métiers. Uégissier. Il 6" L'aller et le venir de la navette. || 7° Passées, se dit, chez les tailleurs, des fils qu'ils passent des deux côtés d'une boutonnière pour la former.
— HlST. XVI* 8. Tant furent les murailles rompues et atterrées, que par les capitaines et maistres canoniers français fut dit que passée suffisante y avoil.pour donner un as.sault, jean d'auton, AnnoJcj de Louis XII, p. *3, dans lacurne. Prendre les oiseaux à l'amorce, à la passée.... o db serres, o»&.
— ÊTYM. Passé 1.
t PASSEFILAGE (pâ-se-fi-U-j'), ». m. Action de
passefiler. Elle entend très-bien le passefilage.
\ PASSEFILER (p4se-fi-lé), v. a. Terme de couturière et de ravauileuse. Faire une reprise, passer un fil de laine, de soie, etc. dans un mouchoir, un bas, etc. pour réparer la partie mauvaise ou affiiiblie. Passefiler un bas. Passefiler une étoffe.
— ÉTYM. Panser, /il.
t PASSK-FILLON (pâ-se-fi-lon), ». m. Terme vieilli. Cheveux en pas-m-fillon, cheveux frisés au fer.
— HIST. xvf ». Les cheveux en passe-fillon. Et l'oeil gay en esmerillon, marot, i, 302.
t PASSEFILUREipa-se-fi-ln-r"), t. f. Résultat du pa-sefilage. Voilà une p.-issefilure remarquable.
t PASSF.riN (pft-so-fin), adj. Qui dépasse les autre» en finesse, on ruse. Ces maîtres passif-fins [les jésuites' . oui patin, Leit. t. Il, p. U5.
l'ASSE-FLEUR (pâ-se-fleur), ». f. Un des noms vulgaires du lyehnis coronaria, Lamark, nommé aus.si coquelourde, ainsi dit parce qu'il passe les
Isulros fleurs. {| Au plur. Des passe-fleurs, t PASSE-FOLLE (pft-se-fo-1') , ». f. Espice de
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mouette d'Amérique, ainsi dite parce qu'elle passe le» autres mouettes ou fous. || Au plur. Des passe-folles.
t PASSE-GARDE (pi-se-gar-d'), t. f. Saillie des épaulières, disposée de manière à former une sorte de coUeret; se trouve dans les armures de la lin du XV' siècle et du commencement du xvi*. On disait aussi garde-collet.
PASSÉGER (pà-sé-jé), v. a. Voy. passager t.
t PASSE-LACET (pâ-se-lasè), ». m. Morceau de métal au moyen duquel on passe un lacet dans les œillets d'un corset, dans les œillets de bottines, dans un ourlet, etc. || Au plur. Des passe-lacets.
— ÉTYM. Passer, lacet.
t PASSE-LIT (pft-se-li), ». m. Ancien terme de navigation lluviaie. Sorte de construction qui servait à franchir certaines passes des Meuves. Comme je vois clairement que les écluses sont infiniment plus avantageuses à la navigation [du Lot] que les passe-lits.... Lettres, etc. de Colbert, iv, 336. Exécutés soit avant, soit peu après cette époque [<28-2j, les premiers ouvrages destinés à atteindre ce but [l'amélioration du Lot] ne consistaient que dans l'établissement de passe-Uts à travers les barrages des moulins; ces passe-lits présentaient, par leur nature même , de grands obstacles à la circulation pt souvent de très-graves dangers : aussi, à peine les écluses étaient-elles inventées, que, sous le règne de François I", en l'an ib27, les états décidèrent qu'on substituerait des ouvrages de cette nature aux permis les plus dangereux, e. changez, Voies navigables de France, p. 336. Le pertuis de la Morne comprenait, à l'exception des autres passages, un travail de main d'homme : c'était un des ouvrages accessoires de la machine de Marly, construite pour amener l'eau à Versailles; on y avait construit un passe-lit, entre bajoyers de charpente, de fO mètres de largeur; on ne pouvait le franchir qu'en mettant cinquante chevaux après un seul bateau, lorsque la hauteur d'eau s'élevait à 2 mètres ou '^",60, c'est-àdire pendant les meilleures eaux, id. ib. p. 6i8.
— ÉTYM. Passer, et lit d'une rivière : ce qui sort i en passer le lit.
PASSEMENT (pâ-se-man), ». m. 1| !• Cuve pleine d'une liqueur acide, dans laquelle le tanneur passe les peaux pour les faire gonfler. Les cuirs à l'oiga sont ceux pour le travail desquels on fait aigrir de la p&te de farine d'orge.... on nomme passement, dans cette méthode, ce qui se nomme plain dans celle de la chaux, Uict. des arts et met. Amst. 17«7. Tanneur. || 2°Ancientermed'administration. Pouvoir de passer les actes publics. || 3° Tissu plat de fil d'or, de soie, etc. qui sert à orner des habits, des meubles, etc. On publie à son de trompe et cri public par les carrefours de Paris l'ordonnance du roi contre ks passements d'or et d'argent, les dentelles, les points de Gêne, de Venise et de Raguse, les carrosses dorés et autres superfluilés, oui patin, Letir. t. Il, p. Ï67. Jamais on n'a vu la magnificence campagnarde si naturellement étalée, le clinquant rouillé, les passements ternis, le lalVeias rayé.... HAMiLTON, Gramm. xi. || Dentelle dont on bordait un habit, des manchettes, etc.
— iiiST. xiv s. Toute delettacion est génération, c'est à dire (lus et passement de aucune chiose sensible en noire nature, oreshe, Eth. 21». ||xvi's. Collets de maroquin de toutes couleurs, à passemont d'or et d'argent, ckrl. v, 32. Pour tondre les bordures, passemens, et autres parties esians en ligne droite [dans ,les jardins], convient retendre le cordeau, o. ce serres, 685, etc.
— ÉTYM. Provenç. passamen; esp-àgn. pasamiento ; ital. pasîonienlo, action do passer (voy. iasskr) Cette signifiîalion s'est étendue aux passements, parce qu'ils passent, s'étendent sur l'habit, sur le meuble. L'wpag.iol et l'italien pasamano, passamano, viennent de pasar, passar, passer, et rnano, main.
PASSEMENTÉ, ÉE (p8-sc-man-té, tée),"par{.
passé de passemcnler. Des manches passementces.
PASSE.ME.VTER (pâ-se-man-tc), v. o. Cliamarrer de passements.
— HIST. XVI* S. Un houbelon rampant à bras longs et retors. De ce creux gobelet passement» les hors. Et court en se pliant à l'entour do l'ouvrage, BONS 719.
— ÉTYM. Pûssernenl.
PA.'îSr.'tlENrKltlK (pâ-se man-to-ric) , ». f. Art, commerce du piis.sementier || Par extension, raa^ chandise du passementier.
— ÈTVM. Passrmenlier. PASSEMENTIER, 1ÈRE (pS-se-mantié , lier'),
s. m. et f. Celui, celle qui l'ait et qui vend de la passementerie. UapauTrei-assemenliordant ce fau-
rA?i
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bourg Saint-Marceau étail tasé à dix écus pour un impôt sur les maîtrises, sêv. (99.
— ETYM. Passement.
PASSE MÉTEIL(pâ-se-mé-tèlI),». m Voy méteil.
t PASSE MUR (pâ-semur), s. m. Ancien nom de la pièce de canon de seize; elle pesait 4 200 livres. Il Au plur. Des passe-mur.
• t PASSE-MUSC (pâ-se-musk), t. m. Petit animal qui donne un musc très-estimé. || Au plur. Des passe-musc.
t PASSE-MUSCAT (pâ-se-mu-ska), s. m. Espèce de raisin. || Au plur. Des passe-muscat.
PASSE-PAROLE ( pâ-se-pa-ro;!') , 1. m. Terme militaire. Commandement donné à la tête d'une troupe, qu'on fait passer de bouche en bouche jusqu'à la queue. || Au plur. Des passe-parole, d'après Laveaux, qui dit que des passe-parole sont des commandoments où l'on passe la parole.
PASSE-PARTOUT (pâ-se-par tou), t. m. || 1° Clef qui peut ouvrir plusieurs portes. Angélique : J'ai le passe-parlout. — Claudine : Ouvrez donc douoement, mol. G. Dand. ut, 7. jjFig. Si vous n'avez pas la clef des sciences, vous avez un passe-partout à qui il n'y a point de porte qui ne soit ouveite, BALZ. Lett. à Conrart, 28 avril (663. M. de Beauvillier avait le passe-partout du coeur et de l'esprit du Dauphin, st-sim. 306, 9. || 2» Clefs pareilles qui servent à plusieurs personnes pour ouvrir une même porte. Son piieur, avec un pàsse-partout, va ouvrir sa cellule, st-sim. tuO, 63. || 3" Terme de gravure. Planche gravée et découpée au centre, de sorte qu'on y peut placer une autre planche gravée exprès, à laquelle la première sert de bordure et d'ornement. || i" ferme de dessinateur. Cadre avec glace dont le fond s'ouvre à volonté pour recevoir des dessins, des gravures, etc. Curiosités de toutes sortes, plâtres, moulages, esquisses, copies, passepartout rtmplis de gravures, th. Gautier, Moniteur universel, <" et 2 juin (868. || Encadrement de papier, orné de filets, dans lequel ou place un dessin. Souvent plusieurs plantes se trouvaient dans le même tableau peint sur vélm, entouré d'un encadrement que l'on appelle passe-partout, oenus, Mim. t. v, p. 328, dans pougens. |16' Terme d'imprimerie. Ornement de bois ou de fonte, dont le mi: lieu est percé et peut recevoir une lettre quelconque. Il 6° Espèce de scie qui sert à débiter les pierres tendres. || Scie sans dents pour faire des coupes de peu de longueur, dans le marbre. || Forte scie dont les dents sont détournées de part et d'autre, et qui sert à scier les gros arbres dans les forêts. || Espèce de scie à main, dentée des deux côtés, à l'usage des facteurs d'orgues. || Scie avec laquelle on fend et sOpare la glace qui peut entourer un navire.
7* Sorte de ciseau d'ardoisier. jj 8* Sorte de crible à trous ronds. || 9° Balte plaie qui sert, dans les forges de fer, i fouler le sable dans les endroits où la batte ronde ne pourrait entrer. || Proverbe. L'argent est un bon yiasse-parlout, c'est-à-dire l'argent donne entrée partout, jj Au plur. Des passe-partout.
— HIST. XVI' s. Il ouvrit avec son passe-partout toutes les portes qui alloient à la chambre de la reine,- d'aub. Hist. 1, 257. Nostre victoire nous donnera passe-partout jusques à la teste des rivières, ID. th. I, 268.
— ÊTVM. Passer, partout.
PASSE-PASSE (pâ-se-pà-s'), ». m. |i i' Passe-passe ou tours de passe-passe, tours d'adresse des joueurs de gobelets. Le singe, de sa part, disait : Venez, de grâce ; Venez, messieurs : je fais cent tours de pas.se-passe, la font. Fabl. ix, 3. Vous voyez ici un homme [un prédicateur] qui entreprend d'abord de vous éblouir, qui vous débite trois épigramirics ou trois énigmes, qui les tourne ou retourne avec subtilité ; vous croyez voir des tours de passe-passe, PÉN. Dialogues sur l'éloquence, 1. 1| Kig. L'aveugle enfant joueur de passe-passe [l'Amour], L4 font. Quipr. Il i' Fig. et familitTement, tromperie adroite. Vois que fourbe sur fourbe & no» yeux il entasse, Et ne fait que jouer des tours de pa.^se-passe, corn, le Ment. V, ». Me pensez-vous toujours ainsi Faire des tours de passe-passe? scarr. Virg. 1. Les pauvres philosophes sont obligés de faire mille tours de passc-pa.sse pour faire parvenir i leurs frires leurs épUie» canonique>, volt. Lett. d'Alemberl , <3 déc. <763. jK.e n'est pas jeu de pa.S3<'-passe, te n'est pas une uluslnn, une roo(|uerie. {|3' Sorte de jeu où les enfants ilaiisent en rond, se tenant par la main. Il Au plur. Des pas.se-passe.
— KEM. Ce mot ne s'emploie d'ordinaire qu'avec four ou jeu. Pourtant la Fontaine, comme on voit, l'a employé seul,
— UIM. XVI* I Leurs espées attoieot fi court»,
que les basteleurs et joueurs de passe-passe les avaloient facilement en la place devant tout le monde, amïot, Lyc. 39. Ces vanteurs, semblables à joueurs de passe-passe, n'estiment pas qu'il y ail nulle puissance de Dieu, sinon.... calv. Inslit. (I7. Par ung tour de passe pas, palsgrave, p. 833.
— ÊTYM. Passer. Les joueurs de gobelets, en faisantsemblant d'avaler quelque chose, ou faisant quelque autre tour, ont toujours en la bouche ces mots, passe, passe, surtout en parlant de la muscade.
t PASSE-PEINTRE (pâ-se-pin-tr'). s. m. Nom qu'on donne à plusieurs espèces de fleurs panachées, que les peintres ne sont point encore parvenus à rendre gracieusement. || Au plur. Des passe-peintre.
t PASSE-PERLE (pâ-se-pèr-1'), s. m. Fil de fer très-fin qu'on prépare à Libourne pour faire des cardes. || Au plur. Des passe-perles ou passe-perle.
PASSE-PIED (pâ-se-pié) , s. m. || 1° Danse à trois temps et d'un mouvement très-rapide. Après le dîner, messieurs de Locmaria et Coëtlogon dansèrent avec des Bretonnes des passe-pieds merveilleux, sÉv. 73. Ils font des passe-pieds, parce que Mlle Prévôt les courait avec élégance, noverbe, Lett. sur la danse, p. <64,dansPouoENS. || 2° Air de cette danse; il a la mesure du menuet; mais le mouvement en est plus vif. Il Au plur. Des passe-pieds.
HIST. xvi' s. Trois gentils-hommes bretons,
beaux danseurs de passe-pieds et de trihoris, dbs- PEB. Contes, V.
PASSE-PIERRE (pi-se-piè-r'), s.f. Nom vulgaire du crilhme maritime (ombellifères), dit aussi percepierre et christe marine. || Au plur. Des passepierres ou passe-pierre.
— REM. Â curiste marine l'Acadcmie fait passepierre du masculin; c'est sans doute «ne faute d'impression.
PASSE-POIL (pi-se-poil), s. m. Liseré de soie, de drap, etc. qui borde certaines parties d'un habit, d'un gilet, etc. ou qui règne le long d'une couture. Il Ati plur. Des passe-puils ou passe-poil.
t PASSE-POM.ME (pâ-se-po-m'), s. f. Espèce de pomme de table, très-précoce.
PASSE-PORT (pâ-se-por), s. m. || 1° Permission de passer en des lieux où autrement on ne pourrail aller. On le fouiLe et l'on trouve enfin le passe-pon, MAiR. Uort d'Asdntb. m, 3. ||2» Permission donnée par l'autorité, et garantissant la liberté et la sûreté de ceux qui voyagent. C'était un attentat inouï d'arrêter, sans aucun prélexie, un sujet de Charles- Quint [Servet], qui voyageait sur la foi publique, muni de bons passe-ports, volt. Lett. Hénaull . 26 fév. 4 788. M. labbé de Bernis a bien voulu m'envoyer, de la part du roi, un pasee-port dans lequel Sa Majesté me conserve le titre de .son gentilhomme ordinaire, lo. Lett.d'ArgentaWi^ juin (758. Si vous savezuu tel pays [sans gendarmes, maire, procureur du roi, etc.] sur la mappemonde, mort irez- le moi et me procurez un passe-port, p. l, coun. Lett. partie. Il Demander ses passe-ports, se dit d'un ambassadeur déclarant qu'il veut se retirer; cela indique son mécontentement; c'est un commencement de rupture entre les puissances; pourtant la guerre n'est pas encore déclarée. || Fig. Il porte son passe-port avec lui, c'est-à dire son nom seul, son extérieur seul suffit pour le faire bien accueillir. || 8" Terme de marine. Permission donnée par l'État à un bâtiment de commerce, de faire un voyage déterminé. La guerre déclarée avec les Anglais [en 1666] a fait prendre les armes à plusieurs personnes, dont quelques-uns se sont avisés en celte province [Bietagne] d'armer et équiper des vaisseaux sous dos passe-ports du sieur duc de Beaufort, sans commission du roi.... Registre secret, etc. dans jal. j| Nom que les marins donnent à leur feuille de congé. || .Saufconduit délivré â un bâtiment ennemi pour se rendre dans un port désigné. || 4" Permission que le prince accordait de faire entrer dans ses États, ou d'en faire sortir des meubles, des marchandises, sans payer les droits. || &• Fig Ce qui fait passer, accepter quelque chose. Ceux qui reçoivent toutes sortes d'extravagances sous le passa-port des nouveautés, NAUDÉ, Hosecroix, 11, 2. 11 [Villebrune] se loue fort de vos honnêtetés; je crois qu'il avait un bon passeport, en parlant de moi, sev. »»(. Petits écrits rie politique! deJurieu) qui, sans le secours de l'animosité immodérée contre la France, passe-port assuré présentement pour toutes sortes de livres, bons ou mauvais d'ailleurs, auraient eu très-peu d'approbateurs, baïle^ Lett. à Constant, 26 juill. 690. Je vous remercie bien tendrement, mon cher ami, de tant de bons passe-ports (|ue vous avez donnés à cette philosophie de Newlon, volt. Letl. Thiriot, lioùx (738. Le peu de charmes de sou style
servit de passe-port à la hardiesse de ses idées, d'alemb. Eloges, l'abbé de Saint-Pierre. \\ Au plur. Des passe-ports.
— HIST. XV* 3. Un batellier tenant en sa main une passepone, do cange, passare. || xvi* s. Je suis parti en poste de la ville de Paris, -gamy d'un brevet de passeport, signé Dumas, controlleur gênerai des postes, condé, Mémoires, p. 682 Ainsi cette armée se garantit sous le passe-port des rivières, d'aub. Hist. 1, 282. Le mot de passe port, qui nous a esté si familier pendant nos derniers troubles, est une abréviation de passe par tout, qui est un buletin que nous obtenons des gouvernemens, afin qu'il nous soit loisible de passer partoiU sans prix, pasquikr, Rech. viil, p. 745, dans lacurne.
— Rty.m. Passer, port, au sens do passage, issue. PASSER (pâ-sé), V. n || 1° Alh'r d'un lieu à un
autre. {| 2° Passer, en termes d escrime. || 3° Passer, en termes de marine. {| 4 Passer à l'ennemi, 'léserter. Il 5° Se présenter devant des gen^ chargés d'inspecter. || 1° 11 se dit des choses qui ont ou qui reçoivent du mouvement. || 7° Il se dit de personnes dont soit la position, soil les sentiments changent. Il 8* H se dit des choses abstraites que l'on compare à des chose- malériellss quf se meuvent. Il 9° Traverser l'esprit, en parlant d'idées. || 10* En venir à, faire transition, quitter un sujet || 11° Il se dit de nuances qui vont de l'une à l'autre. Il 12° Passer de cette vie en l'autre, ou , absolument, passer, mourir. Il 13" Passer, eiT termes de jeu. Il 14° Hecevoir une sanction. Il 16° Subirun examen. || 16" Être supportable, acceptable. || 17° Être transmis. Il 18" Être introduit, en parlant de certaines choses. Il 19" Être digéré, en parlant d'aliments. Il 20° S'écouler, en parlant du temps. || 21° Ne pas rester dans le même état, diminuer, disparaître. Il 22° Finir, cesser. || 23" S'étendre au delà. Il 24° Kig. Passer plus loin. || 25° Passer outre. Il 26° Passer par. || 27° Pa-ser par-dessus. || 28' Passer sur. Il 29" Passer (our. || 30° Y passer. ||31° Faire passer. || 32° Laisser passer. || 33° Passe. || 34° En passant. || 35° V. a. Traverser. || 36° Transporter d'un lieu à un autre, || 37° Transmettre, remettre de la main à la main, || 38" Faire couler des liquides au filtre ou au tarais, || 39° Aller au delà, en parlant de l'espace ; dépasser . en parlant du temps. Il 40° Devancer. || 41° Il se dit de ce qu'on fait aller d'une place à l'autre. ||42° Faire mouvoir, faire glisser une chose sur une autre. || 43° En parlant du temps, consumer, employer. || 44* Soumettre à l'action de. || 45° Préparer, accommoder, apprêter. Il 46* Passer en revue. || 47° Soumettre à un examen , à un jugement; en un sens opposé, subir un examen, une inspection. || 48° Il se dit des actes qu'on fait par-devant notaire. || 49° Donner pour un certain prix, en parlant de ventes. ||50° Admettre pour, croire. || 61° Concéder, tolérer , accepter. !| 62° Allouer. |{ 53° Pardonner. || 54° Surpasser, l'emporter sur. ||65° Etre au-dessus des forces du cnrps ou des facultés de l'esprit. || 56° Aller plus loin, se ri^pandre, s'ébruiter. || 67° loucher, mentionner adioilcmont. || 68° Omettre. I| 59° Satisfaire, en pailant de certains sentiments. || 60° Y. réfl. Se passer, être supérieur à soi-même. || 81° Avoir son cours, en parlant du temps, || 62° Cesser, n'avoir pas lieu. ||63" Perdre sa beauté, sa force, en parlant de choses. || 64° Arriver, avoir lieu. || 65" Se passer à, se contenter de 1 00 a dit se passer <tc, au uiême sons. 1, 66° Se priver, s'abstenir. || Proverbes. 1° Aller d'un lieu à un autre. Passez, seigneur, dit-il, passez dans cette barijue, cobn, Pomp. 11, a. Et s'il voulait passer de son pays au nôtre.... m. Nicom. m, 2. Quand un autre dragon, qui n'avait qu'un seul chef. Et bien plus d'une queue, à passer se pré3eiil9, li font t'abl. I, (2. Hal mon enfant, que je voudrais bien vous voir un peu, vous entendre, vous embrasser, vous voir passer, si c'est trop que le reste ! SÈv. (9. Je suis passée courageusement de Bretagne en Provence, m. (3 nov. (690. Le petit la l'ruclie a passé des premiers i la unge [au pa.ssage du Rhin]; 011 l'a distingué, m. 24 juin (672. Il [^Valenlinienj envoya ordre à Ëquitius, qui commandait dans rillyiie, de passer jusque dans le pays dos Ou.ades, fléch llisl. de Théodose, 1, 23. Chacun prétend passer, l'un mugit, l'autre jure, uoiL. .Val. VI, Immobile, saisi d'un long étonnement. Je l'ai laissé passer ilans son appartement, J'ai passé dans le mien, iiac. Drit. 11, 2, J'ai visité l'Ëllde, et, laissant le Ténare, Passé jusqu'à la mer qui vit tomber Icare, ID. PMdre, 1, I. Téméraire, où Toulcz-vous pa,sscr? lu. Athal. m, 2. On lui vint dire que trois prrsonncii étaient dans sa chambre, et je me retira/ pendant qu'elle y passait, mari-
PAS
TAi X. Payt. pan', part. ♦. Les persécutions que nos malioméuns ii\és onl failes aux Ouèbres les ont obliges lie passer en foule dans les Indes, montesq. Un. ptrt. »» Les auteurs de ce temps avouent que, quand un Anglais renoonlfait un Danois, il fallait qu'il s'arrêtât jusqu'à ce (jue le Danois eût passé, VOLT. M(turt,M. Il passera sur une planclie étroite, il tombera et se cassera une jambe, diuf.rot. Salon de <7e7, (i'utrei, t. xiv, p. uai, dans pouoens. Charles-Ouint demandait à un Espagnol qui arri- Itit de Mexico combien il y avait de temps entre l'hiver et l'été; autant, répondit-il avec vérité et avec esprit, qu'il en faut pour passer du soleil A l'ombre, batnal, Hiir. phil. vi, ïo. Ce lieu est si désert, il n'y passe personne, grnlis, Thédt. d'éd. ZéUe,l,i. En sortant de table, j'ai senti i|ue j'étais si peu maltresse de moi-mf me, que j'ai pris le parti de passer un instant dans mon cabinet, ID. Adèle « Théod, t. m, p. 371, dans pougens. Les Turcs ont pa.ssé là : tout est ruine et deuil, v. bugo, Orientalfs, I8. || Passer devant, marcher devant une autre personne. N'érine : Vous n'avez qu'à entrer dans ce logis. — Passe devant, mol. Fourber. m, ». Il Passer devant, se dit aussi de la préséance. Hier, M. de Chevreuse, à l'ordre de Saint-Michel, passa devant H. de la Rochefoucauld; ce dernier lui dit : Monsieur, vous pa.sse/, devant moi, vous ne le devez pas. M. île Chevreuse lui répondit ; Monsieur, je le dois, car je suis duc de Luynes. Ha, monsieur, par ce cfité-li, vous avez raison, sev. 60i. A dire la vérité, quoique la fille de M. le duc d'Orléans dût pa.sser devant une fille de branche cadette, M"" OB CAYLtJs, Souv. p. 266, dans PouGENS. Il Kig. Pa.«ser devant, obtenir la piéférence. Ses plais rs passent toujours devant ses devoirs , uaintenon, Lett. à Mme de Sl-Géran, lo sept. i«H3. || ferme de vénerie. Passe le cerf, pisse, passe, passe, passe, terme dont les piqueurs se scnent lorsqu'ils voient le cerf après avoir rappelé les chiens || Passer chez quelqu'un, se rendre chez une personne. Kilea feint de passer chez la triste Ootavie, bac. Bril. v, 8. Figaro : Monsieur passet-il ciiez lui ? — Bartholo : Non, monsieur ne passe point chez lui, bfauhabch. Barbiir de Sév. m, 6. || Passer chez quelqu'un, se dit aussi quand, sa demeure se trouvant sur notre chemin, nous entrons chez lui. Je passerai chez vous ce soir en allant au spectacle. || On dit aussi : je passerai [«r chez vous, pour signifier: je passerai par votre ville, par votre pays. Lorsque je ferai le voyage d'Italie, je passerai par chez vous. || Ne faire que passer, traverser un lieu sans s'y arrêter. Je n'ai fait que passer i Versailles, Boss. Letl. 166. J'ai vu l'impie adoré sur la terre ... Je n'ai fait que passer : il n'était déjà plus, rac. Eslh. lu, ». || Fig. Ne faire <\ue passer, durer peu. L'autorité n'a fait que pa.sscr dans vos mains ; elle vous a échappé comme un songe, vèn. Uittl. des morts anc. Dial. 7. Galba, Othon, Viielluis ne firent que passer, hom- TBSQ. Rom. ib La barbarie dure des siècles, il semble que ce soit notre élément; la raison et le bon goût ne font que passer, d'alembebt, Dite, prélim. Encycl. Œuvres, t. i, p. it», dans pouokns. || Passer BOUS le joug, voy. jouo; et Rg. être réduit à la soumission, à la dépendance. || On dit dans un sens analogue : passer sous les lois, sous l'empire. Kt, le monarque du monde [l'homme] étant surmonté par ce superbe vainqueur [Satan], tout le monde passa sous ses lois, uoss. 4" sermon, Démons, 3. Marguerite en passant soui les lois d'un époux, u. J. CBiN. Chartes II, i, 1. 1| Passer sur le corps de quelqu'un, franchir le corps de quelqu'un qui est renversé par terre. Grothuson , le favori du roi, et le général Dardorf tombèrent morts auprès de lui; Charles, en combattant, passa sur le corps de ce dernier, qui respirait encore, volt. Charles XII, ». Il Par extension. Passer sur le ventre ou sur le oorfis de quelqu'un, le renverser, parvenir à ce qu'on veut malgré lui. Un officier général lui ayant représenté la grandeur du péril : Ouoil vous doutez, dit-il, qu'avec mes huit mille braves Suédois je ne passe sur le corps à quatre-vingt mille Moscovites? VOLT. Charles III, i. Il fallait passer sur le veutte i toutes ces troupes , avant que d'arriver devant le camp, lo. tJ». || Kig. Obtenir un avantage au prt-judice de quelqu'un. Mes amis, qui croyaient le» honnpurs littéraires usurpés par tous ceux qui les obtenaient avant moi, s'impaiientaient de voir «Uuâ une seule année quatre nouveaux académiciens me paswr sur la corps sans que j'en fusse cmu ■AaiionTïL, l<m. VM. Ou nous oublie, on nous un passer uus cadets sur le corps, CARMOirraLLi, la Fromotu», jç t. j) |..„„ ,„ i^,g„ ^.j .,„ ^;,,^. Belles pour obliger c«lui .(ui Vapprothe i cheminer
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à distance de la sentinelle. || k l'ancien jeu de billard et au mail, passer signifie faire passer la bille ou la boule par la passe. J'ai passé, Avez-vous passé ?|| On dit dans le même sens qu'une bille passe, a passé. || Terme de Iriclrac. Passer au retour, entrer dans le jeu de l'adversaire quand il y a passage. || J" Terme d'escrime. Passer sur quelqu'un, avancer sur lui en portant le pied gauche devant le pied droit pour gagner le fort de l'épée de l'adversaire et le désarmer. Bassompierre ne laissa pas de me désarmer, parce qu'il passa sur moi et qu'il était plus âgé et plus fort, rbti, i, ». || Passer en avant, se dit quand on met le talon du pied gauche à la boucle du pied droit. Passer en arrière, mettre le pied droit en arrière du talon gauche et retomber en garde du pied gauche. || 3° Terme de marine. Passer au billet, se dit de l'action d'un équipage qui vient, avant le départ, se présenter devant l'officier. || Passer sur le beaupré, se dit d'un navire qui passe trop près sur l'avant. || Passer à poupe, se dit d'un bâtiment à qui le commandant d'une (lotte, escadre ou division, a des ordres à donner dans le porte-voix, et qui pour cela passe assez près de la poupe. || Passer au vent, c'est, en gagnant un bâtiment en vitesse, se plac'er entre lui et le point de l'horizon d'où vient la brise. || Faire passer à la bande, ordonner que l'équipage monte sur les vergues ou dans les haubans, mais d'un seul cfité du bâtiment, pour saluer un bâtiment ou divers personnages qui quittent le navire. Il Passer sur un bâtiment, s'y embarquer pa.ssager. Il Passer par-dessus le bord, s'y introduire ou en sortir clandestinement. || Passer pour deux, pour trois, etc. se dit du sablier qui se vide pour la deuxième, la troisième fois depuis le commencement du quart. 114° Passera l'ennemi, déserter, se mettre du parti ennemi. Il fit mourir dans les villages plusieurs ilotes, soupçonnés d'avoir voulu passer chez les ennemis, riillin, Hist. anc. Œuvres, t. viii, p. 309, dans pougens. || Par analogie. C'est i vous de passer du côté de l'empire, rac. Brit. ii, 3. Nous rappelons en vain par nos cris, par nos pleurs Des dieux qui sont passés dans le camp des vainqueurs, volt. Sophon. ii, t. Je vois tout le sénat passer à votre avis, id. Brut, i, 1. 1| S* Il se dit de ceux qui se présentent devant des gens chargés de les inspecter. || Passer au conseil de recrutement, être examiné par le conseil de recrutement. || Passer à un conseil de guerre, être jugé par un conseil de guerre. || Celte compagnie, ce régiment a passé en revue, on en a fait la revue. || Fig. Il passera partout, il passera à la montre, se dit d'un homme de belle mine. || 6" Passer, se dit des choses qui ont du mouvement ou qui en reçoivent. La Seins passe à Paris. Quand la lune passe au méridien. Le coup lui a passé entre le bras et le corps. Il passe du vent par-dessous la porte. Sa tête [de Pompée].... Passe au bout d'une lance en la main d'Achillas, COIN. Pomp. II, 2. 11 veut qu'en même jour le corps de mon époux Passe d'entre mes bras dans le ventre des loups, RoiR.-Antig. iv, .t. Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse, la pont. Fabl.v, ». Il faut croire qu il passe autant de vin dans le corps de nos Bretons que d'eau sous les ponts, puisque c'est là-dessus qu'on prend l'infinité d'argent qui se donne à tous les états, sÉv. 76. Vous tenez table, vous bâtissez; mais vous conservez par reconnaissance le portrait de votre bienTaiteur, qui a passé, i la vérité, du cabinet à l'antichambre, la bruv. vi. Ëratosthène et Arislobule tenaient de Patrocleque les marchandises des Indes passaient par l'Oxus dans la mer du
Pont, MONTESQ. Esp. XXI, 8 En passant par une
lyre. Le souflle même du zéphyre Devient un ravissant accord, lamart. Méd. li, 2». {| Il passera bien de l'eau sous les ponts entre ci ei là, c'est-à-dire cela n'arrivera pas de longtemps. || Passer debout, se dit des marchandises muniesd'un passe-deboul (voy. ce mot). Il On dit, par comparaison avec une rivière, qu'une roule, un chemin passe par tel endroit, pour exprimer que cette route, ce chemin a son trajet par là. La route passe non loin du village || Terme do jeu de paume. Pas.ser à fleur de corde, voy. fleur, n' is. Il Passer devant les yeux, se dit de ce qui se présenio à la vue. Les scènes variées qui passent devant les yeux. Il Farnilièroment et fig. Passer devant le nez, se dit de choses qu'on pourrait avoir et qui trompent nuire attente. Se moquer philosophiquement à part soi de tant de choses qui lui passent journellement devant le nez, lahothi! le vater, liial. d'Orat. Tubero, t. I, p. 288, dans pouoens. || ?• Kig. Il se dit de personnes dont, soit la position, soit les sentiments se modifient. Il ne tiendra qu'au roi
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qu'aux effets je ne passe, corn. Sic. i, ï. liens la balance droite à chaque événement. Tiens-la ferme à tel point que jamais tu ne passes Jusque dans la faiblesse et dans l'emportement, m. Imil. m, 25. Adieu, ma très-chère enfant, ne craignez point que je retombe ; je suis passée de l'excès de l'insolence, pour la santé, à l'excès de la timidité, sèv. k mars, t6"6. Puisqu'il [Jésus-Christ] est la voie, passons par lui ; mais celui qui passe toujours n'arrive jamais, malaval, dans boss. Et. d'orais. ii, ». L'n mari qui tour à tour passant du jeu à la débauche et de la débauche au jeu, expose jusqu'à ses fonds, et fait dépendre d'un seul coup la fortune de toute une famille, BOURUAL. S' dimane. après Pdq Domin.l ii, p. 403. Tandis que l'Orient dans le lit de ses reines Voit passer un esclave au sortir de nos chaînesl rac. Bérén. ii, 2. Vous savez jusques à quels excès Cambyse s'est porté, et jusques à quel point d'insolence nous avons vu passer le mage, fën. t. xxii, p 38'^. Je sais ce que c'est que ces états-là ; j'y ai passé, OES- TOvCRts, Fausse Agnès, i, a. Est-il vrai que M. Palier a passé de l'intendance de Moulins à celle de Besançon? VOLT. I.elt d'Argenlal, novembre (734. Mathias Corvin avait passé de la prison sur le trâne; instruit par l'adversité, il n'en fut que plus digne de la couronne, duclos, Œuv. t. vu, p. 52.- Le duc du Maine avait près de huit ans, il passa enfin entre les mains des hommes, grnlis. Maint, t. i, p. 243, dans poUGKNS. || Passer du blanc au noir, aller d'un extrême à l'autre. || Passer à l'état de, être tenu pour. En I«t7.... l'abbé Grégoire, ancien évêque, ancien conventionnel, ancien sénateur, était passa dans ta polémique royaliste à l'état « d'infâme Grégoire o; cette locution que nous venons d'employer, passer à l'état de, était dénoncée comme néologisme par M. Itoyer-CoUard, v. hugo, les Mnérahles, I" part liv. ii, chap. 1. 1| Terme de tactique. Passer de l'ordre en bataille à l'ordre en colonne, de l'ordre en colonne à l'ordre en bataille, se dit d'une troupe qui, étant en bataille, se met en colonne, ou qui, étant en colonne, se met en bataille. Il Terme de musique. Passer d'un ton, d'un mode à un autre, dans un autre, quitter le ton, le mode où l'on est pour en prendre un autre. || Fig. Heureux qui, dans ses veis, sait d'une voix légère Passer du grave au doux, du plaisant au sévère I boil. Jr( p; i. |l 8° Fig. U se dit des choses abstraites i]ue l'on comparée des choses matérielles qui se meuvent. Ce mot a passé de l'italien dans notre langue. Ah I que tu connais mal jusqu'à quelle manie D'un amour déréglé passe la tyrannie I corn, la Vois, d'or, v, 2. Pour bien écrire enoor j'ai trop longtemps écrit, Et les rides du front passent jusqu'à l'esprit, ib. Au roi, («76. Les évêiiues de Constantinople ayant transporté k leur siège l'autorité de ceux de Césarée, d'Eplièse, d'Héraclée, et l'ayant élevé au-dessus de ceux d'Alexandrie et d'Anlioche, ils se hrouillèreul si fort avec celui de Rome, que celle discorde a enfin passé jusqu'à une entière séparation, mEzerai, llist. de France avant Clovis, iv, i2. Le courage de M. de Turenne est passé à nos ennemis : ils ne trouvent plus rien d'impossible depuis la défaite du maréchal de Créquy, sêv. t6 aoiil i«7B. Le sacrifice [de la messe] serait inutile à la reine, si elle n'avait mérité par sa bonne vie que l'eH'et en pût passer jusqu'à elle, boss. Uar.-Tliér. Je reconnais toujours vos injustes mépris : Ils ont même passé sur mon malheureux fils, rac. Milhr. m, 6. Une négligence pour sa personne qui passe dans l'excès, La brut. TMophr. xix. Dans le gouvernement despotique, le pouvoir passe tout entier dans les mains de celui à qui on le confie, montesq. Esp. V, t«. Quelle lumière aflreuse a passé dans mon cœurl volt. Zaïre, m, 7. Cher amant, si mes pleurs, mon trouille et mes remords Peuvent percer la tombe et passer chez les morts, id. Ali. ta, t. Tout ce qui doit passer au cœur doit en sortir, J. j. ROt'ss. Ém. V. Il faut pour tant d'iiorreur, Que tout l'art de Venise ait passé dans son cœur, ddcis, Othello, V, 4. Il Passer en, se convertir en. Je vois tous mes soupçons passer en certitudes, El ne puis plus douter de tes ingratitudes, corn. l'Illus. com. v, 3. D'où vient cette inclination naturelle, si contraire à notre première institution, sinon de la contagion du premier péché, par laquelle la source des hommes étant infectée, la corruption nous est passée en nature? boss. (•• icrm. pour <<» Pentec. t. Toute imputation passe en preuve invincible, J. J. Rouss. 2« dial. Il 9° Fig. Passer, .se dit des idées qui traversent l'esprit. Pour la proi>osilion d'aller à Grignan, au lieu d'aller en Bretagne, elle m'avait déjà passé par la tête, sÉv. 7 août t07r.. Ce sont des doutes qui passent dans l'esprit, boss. Lelt. Corn, loi. Il m»
passe pur II tête cent choses plus bizarres l'une que i'aui'-e, BARON, Homme abonnes fort, u, H. F.ffectiiein»nt, il me passa dans l'esprit qu'il fallait que sa fetnnip nous suivit aussi, mariv. Sarianne, tO' pan. Je voudrais savoir s'il passe quelquefois dans les coeurs des autres hommes des puérilités pareilles à celles qui passent dans le mien, i. j. Rooss. Confess. vi. || Cela lui a passé de la tête, de l'esprit, il n'y pense plus, il l'a ouhlié. Il y a cent choses comme cola qui passent de la tête, mol. PouTC. I, «. Il 10° En venir à, faire transition, quitter un sujet. Et sur ce fondement, seigneur, je passe au reste, corn. Othon, i, 3. Mais passons aux auteurs, et dis-moi quel ouvrage Aujourd'hui dans la scène a le plus de suffrage, hotr. Si Gen. i, 7. J'ai bien envie de.... passer tout d'un coup à ce qui me tient le plus au cœur, s6v. 27 oct. (691. || Passer à, avec un infinitif. Si dans les moindres dons tu passes A considérer leur auteur [Dieu] , c rn. Imit. il, lo. Pour moi, je jette de loin ces paroles en l'air.... je passe ensuite à rejeter tout le mal que vous me dites de votre esprit et de votre corps, sÉv. 2S juiU. »685. Il Passons, se dit absolument, pour indiquer qu'on n'insiste pas. Passons; je ne me puis souvenir sans trembler Du coup dont j'empêchai qu'il nous pijl accabler, CORN, /(odoff. ii, 3. Passons ; que fait le prince f id. Suréna, i, 2. Je ne trouve personne qui ne m'en fasse souvenir [de votre alisencej : on m'en parle, et on a pitié de moi ; n'est-ce pas sur ces pensées qu'il faut passer légèrement? passons donc, SÉv. 3) mai (67&. j| 11° U se dit de nuances qui vont de l'une à l'autre. Sa couleur, quand elle est étendue, passe au jaune doré, roaru, Instit. Mém. scienc. phys. et maihém. sav. étrang. t. Ii, p. 529.1112» Passer de cette vie en l'autre, passer de cette vie à une meilleure, passer de vie à trépas, mourir. || Absolument, passer, mourir. Personne ne sait encore cet accident-là, et je me suis trouvée ici toute seule : il vient de passer entre mes bras, MOL. Kal. imog. m, (8. Je crois déjà les voir [des neveux] au moment annoncé Qu'à la fin sans retour leur cher oncle est passé..., boil. Sat. x. Il lui prit une toux si violente, que je crus qu'il allait passer.... LE Sage, Cil Bios, ii, (.{[Son âme a passé, il est mort. Je sentis ses doigts froids [de Laurence] saisir ma main contrainte; Et, quand à ce transport je voulus m'opposer, Son âme avait passé dans ce dernier baiser, lamart. Joc. ix, 32i. {| Il a passé comme une chandelle, se dit d'un homme qui est mort doucemenl. Il 13' Absolument. Terme de jeu. Ne point jouer le coup. || Au jeu d'iiombre, ne point faire jouer. Il Au jeu de brelan, ne point ouvrir le jeu, ou ne point tenir la vade. || Au jeu de pi(|uet, voulez-vous passer de point? ou simplement passe de point, voulez-vous ^ue réciproquement nous n'annoncions pas notre point? || X différents jeux de cartes, la carte, la main passe, c'est-à-dire aucun des joueurs ne la coupe. {] La main passe, signilie aussi qu'un joueur perd sadonne. || Passer, se dit aussi d'un ' joueur qui gagne plusieurs parties de suite. 11 se moqua de ma délicatesse, me demanda sa revanche, je jouai, il passa sept fois, genlis, Thédl. d'éducation, Les faux amis, il, 2. || 14° Recevoir une .sanction. Le premier président et le président de Mosaies sont absents, et nous ferons passer ce qu'il nous plaira dans la compagnie plus aisément que s'ils étaient présents, reiz, Mém. liv. ii, t. 1, p. «07, dans pougf.ns. L'avis pa.ssa de 63 contre ♦i voix, Boss. far. 7. Le jugement atroce qui ne passa que de deux voix, est mille fois pire que celui des Calas, volt. Lell. à la duchesse d'tJautille, M nov. 1774. Dcmoslli^ne a prévu ses desseins (de Philippe] ; il a fait passer ilans le sénat, dont il est membre, un décret qui ordonne à nos députés de pariir au plus tôt, barthRl. Ànach. ch. 6. Hier la loi a passé, grâce à l'éloquence de celui qui l'avait le plus èinquemment conibattue, c. iielav. ta Poput. V, t. Il Dans un sens analogue, il se dit de ce qui reçoit l'assentiment. On peut croire que cette folie ne pa.ssa pas sans opposition, J. J. rouss. Confett. V. Il Terme de palais. Cette affaire a passéà l'avis du rapporteur, elle aétéjugéesuivant son avis. Elle a passé contre l'avis du rapporteur, elle n été jugée contre le sentiment du rapporteur. || Elle a passe du bonnet, c'est-à-dire elle apasse tout d'une voix, tous les juges ont été du même avis (à cause de l'habitude des conseillers de soulever leur bonnet en signe d'assentiment), jj Locutions vieillies consistant en ce que poster y est pris impersonnellement : A quoi paase-t-il? quelle est la décision des juges? Il passe à tel avis, la décision des juges est telle. En matit:re criminelle, il pas.se in rnitiorem, l'avis le plus doux l'emporte. Il passe au bannUsemant,
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k la mort, il y a condamnation au bannissement, à la mort. Il 15' Subir un examen. Il passe son baccalauréai aujourd'hui. || Absolument. Quand passezvous'? Il Être reçu, être admis, en parlant d'épreuves, ilexamers. Il ne passera pas à l'examen. |1 Passer maître, être reçu maître avec les épreuves et les formalités requises. Il a ^issé maître es arts. Il est passé maître. Qu'il fasse toujeurs son chef-d'œuvre, et que jamais il ne passe maître, j i. rouss. Ém. iif. Il II se dit des monnaies. Cette monnaie ne passe plus. Celte pièce de vingt francs est bonne, elle passera. || Être reçu par l'usage. Le mot a passé. il Passer en proverbe, être dit proverbialement. En plusieurs endroits de la France, il était passé en proverbe de dire : cela est beau comme le Cid, pel- LissoN, Ilist. Àcad. m. La sagesse de Salomon a passé en proverbe ; il écrivit une multitude incroyable de paraboles, didsr. Opi'n. des anciens plâlos. {Juifs). Il était passé en proverbe que deux moussons à Bombay étaient la vie d'un homme, RATNAL, Hist. phil. 111, 22. || 16° Être supportable, être acceptable. Ce vin peut passer. Peut-être que vous mettrez ce petit conte avec celui que je fis malheureusement un soir dans votre petite chambre ; il n'importe, il est tout chiud, il faut qu'il passe, SÉv. u sept, (ftso. Je m'imagine que je vous parle, et tout passe dans la conversation, marjv. Harianne, i" part. Mahomet a bien [lassé; pourquoi les Guèbres ne passeraient-ils pas? volt. Lett. d'Argental, isnov. 1 768. 1| 17° Être transmis. Passer de bouche en bouche, de génération en génération. U y a bien des réflexions à faire sur les restes de ces grands personnages dont les biens sont passés en d'autres mains, sÉv. 2 sept. i687. Tous nos vieux meubles qui sont passés d'abbés en abbés [de Livry], et qui demeureront longtemps en l'état où vous les connaissez, id. 23 nov. i6«9. Quand ils verront que, dans un moment, leur gloire passera à leur nom, leurs titres à leurs tombeaux, leurs biens à des ingrats, et leurs dignités peutêtre à leurs envieux, BOSS. Duch. d'OrJ. El par vous celle lettre a passé dans ses mains, a*c. Bajaz. V, I. Je voudrais bien savoir comment on peut s'y prendre pour mettre c< livre à vos pieds, car rien ne passe; pour celte leMie, elle passera, volt. Lett. Cu/iali/ (alors détenu à Pierre-Encise), 15 déc. <770. Son sceptre et son épouse oui passé dans vos bras, ID. Œdipe, II, *. L'empire grei avait passé, parles assassinats, dans vingt familles dillerentes, m. Mœurs, 83. Le genre d'écrire de cet auteur célèbre [de FontenelleJ e.st absolument à lui , et ne peut passer à un autre .sans s'altérer; c'est une liqueur qui ne doit point changer de vase, d'alemd. Jf^i. lilt. Œuv. t. m, p. 281, dans poogens. Quatre-vingts ans après la rifine de Troie, une partie du Péloponnèse passa entre les mains des Héraclides ou descendants d'Hercule, bahtiUl. Anach. Introd. part, 4. Il Celte nouvelle a passé jusqu'à lui, elle est arrivée, elle est parvenuejusqu'à lui. || Passer à la postérité, se dil d'un souvenir qui se conserveparmi les générations successives, d'un livre ancien qui arrive entre leurs mains. Si ma mémoire eût passé à la postérité, elle n'y eût passé que comme celle d'un malfaiteur dont on se souvient uniquement pour le détester, j. j. bouss. Corresp. du Peyrou, t. m, p. 189, dans pougesS. Vous avez beau faire, mon cher maître, vos vers passeront à la postérité; mais le nom de votre marécbal [le maréchal de Richelieu] n'y passera pas, o'alf..mb. Lett. à Voltaire, 27 avr. 1765. Il En termes militaires, faire pa.ssor la parole, voy. parolk. || 18" Être intrwluit, on parlant de certaines choses. Celte note a passé de la marge dans le texte. Cette lettre si digne de passer dans nos annales, «lAss. Or. fun. VilUroy. || 19" Passer, se dit des aliments qui se digèrent. Il a une afTection de l'estomac; rien ne passe. I..e lait ne lui passe pas. La chair do porc, ainsi que celle de sanglier, dessèche, mais elle fonifie et passe aisément, BAHTiiÉL Anach. ch. 26. || Fig. Je m'excède, disaitelle, de livres de dévotion, je m'en bourre, et rien ne passe, d'alemb. Lell. aurai de Pr. i4 nov. t77o l| J0° S'écouler, en parlant du temps, des années, etc. Ce temps est passé et il a passé bien vile. Avant que le jour passe, On saura ui lies deux doit régner sur la Ibrace. uairet, Solnnan, m, «. Ma vie a passé en un moment comme un nuage, saci, llihle. Job, XXX, 16. Sept temps passeront sur vous, jusqu'à ce quevnus reconnaissiez que le Très-ilaut a un pouvoir absolu sur les royaumes des hommes et qu'il les donne à qui il lui plaît, lO. t'b. Daniel, IV, 29. Vous savez que dans celle [maison] où passa mon bas âge.... mol. le Dép. 11, 1. Avec des livres, le temps pa.sse , sKv (et Un voit passer comme un
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torrent l'empire d'un roi des Grecs : c'était celd d'Alexandre, bo'S. i/i«t. u, 4. La Judée vit passer le règne détestable d'Amon, fils de Manassès, ID. ib. I, 7. Ainsi que mes chagrins, mes beaux jours sont passés, BOIL. ^p. v. Deux années ne passent pas sur une même coterie, la brut. vu. Je puis maintenant dire aux rapides années : Passez I passez toujours 1 j« n'ai plus àvieillir, v. nvGO, Crépusc. 25. || 21° Ne pas rester dans le même étal, diminuer, disparaître, ne pas laisser de trace. Toutes cho.ses ont leur temps, et tout passe sous le ciel après le terme qui lui a été prescrit, saci. Bible, Ecclésiasie, ni, i. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point, 10. ib. Érang. St Mathieu, xxiv, 35. Toutes ces choses sont passées comme l'omhre, et comme un courrier qui court, ou comme un vaisseau qui fend les fiols affilés, id. ib. Sagesse, v, 9. Dans cinquante ans tout sera égal, et les plus heureux, comme les autres, auront passé dans ce grand fleuve qui nous entraîne tous, sÉv. 28 août 1 680. Ne croyez pas, ma fille, que la mort de M. de Tuienne ail passé ici aussi vite que les autres nouvelles; on en parle el on le pleure encore tous les jours, in. 26 août I675. Tout passe, tout glisse.... cl ne fait que de légères traces à mon cerveau, excepté votre souvenir, id. 16 juin 1680. Voilà, ma chero bonne, ce que vous médites; si vous pensez que ces paroles passent superficiellement dans mon cœur, vous vous trompez : je les sens vivement, id. 23 avril 1690. Qu'est-ce à dire, mes frères? quels sont ces fleuves de Babylone? saint Augustin nous l'expliquera : les fleuves de Babylone, dit-il, c'est tout ce qu'on aime et qui passe, Boss. Sermnm, Paix par Jésus-Christ, 2. Madame a passé du matin au soir, ainsi que l'iierbe des champs, id. Duch. d'Orl. Les hommes passent comme les fleurs qui s'épanouissent le matin, et qui le soir sont flétries et foulées aux pieds, fén. Tél. xix. Le silence des vivants est un hommage pour les morts : ils durent et nous passons, stail, Corinne, 11, 3. Ce qu'on dit passe, et ce qu'on écrit reste, c. delav. Princ. Aurélie, iv, 2. || aï° Finir, cesser Cette mode passera. Il est en colère, mais cela passera. Je crains ici pour vous l'évanouissement; Entrez dans cette salle, en attendant qu'il passe, mol. Sgan. n. 11 n'y a jour que je ne vous regrette.... ce goût que j'ai pour vous ne m'a point passé, sÉv. à Mme de Ouitaut, 29 oct. 1692. Laissez à ce torrent le temps de s'écouler; Dans huit jours, dans un mois, n'importe, il faut qu'il passe, rac. Bérén. ui, 4. Le goût passe, la vérité demeure toujours, mass. Avenl, Concept Dieu suspend les Ilots de la création, et le monde a passé comme un fleuve tari, chateai^bh. Génie, 1, iv, 7.||23° S'étendre au delà. Ayant attention de tt?nir la mèche bien unie et sans til qui passe, GENLis, Maison rust. t. 1, p. 3»2, dans pougens. || 24" Fig. Passer plus loin, s'occupir de choses ultérieures. Mais, avant que de passer plus loin, J'ai voulu vous parler un moment sans témoin, RAC. Iphig. 111. •■ Il Passer plus loin aller au delà.
11 n'y a point d'olTres de toutes choses que le roi ne lui ait faites [à Jacques ll| ; la générosité, la magnanimité ne (lasse point plus loin, sÉv. 28 fév. 4 689. Il Passer plus avant, se porter à quelque chose de plus déci.sil. L'Italie passa encore plus avant; l'impiété de l'empereur fut cause qu'on lui relnsa les tributs ordinaires, Boss. Hist. 1, H. || Pa.sscr trop
avant, aller au delà de ce qui convient Vraiment,
en voulant rire, Vous passez trop avant; brisons là, s'il vous plaît, CORN. Mél. iv, 2. || 25° Passer outre, aller au delà. {[ Kig. Ajouter à ce qu'on a dil ou fait. Passons outre : que fercz-vous [vous calvinistes] à ceux que leur aversion naturelle et insurmontable pour le vin exclut de cette partie de la sainte cène ? BOSS. ) '• instruction pasior. XLI. || Terme de procédure. Commencer ou continuer d'exécuter. Défense de passer outre i la vente du bien. Un magistral païen n'ose d'abord passer outre à la condamnation de Jésus-Christ, iiass. Carhne, Passion. \\ii" Pa.sscr par, traverser certains degrés. Passer par tous les grades. Il a passé par les emplois, par les dignités. || Cette afl'aire a passé par ses mains, il s'en est mêlé. H On dit aussi : Tout lui pas.se par les mains. Il lui en a bien passé par les mains. || On dil dans un sens analogue : |iasser par quelqu'un. Tout ce qui passe par mus en devienl meilleur, mainthnon, Lett. au card. de Noaitl.
12 sept. 1698. Il Passer par les mains, être manipulé, manié, préparé, ^i vous examine/ en détail tous les apprêts des vi.iiidcs qui doivent composer le festin que l'on vous prépare, si vous regardez par quelles mains elles pa.ssenl, la bruy. vi. || Fig. Il passera par mes mains, j'aurai occasion d« me vongnr du
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lui..Assommons ce trompeur ; ah ! traître ! ah ! sc<?- Irrat, tu passeras par nos mains, HAL'TKnociiB, Cocher tupp. se. 1». Il l'ans un langage uu peu leste, passer par les mains, se dit d'une femme de qui un hcxme obtient ou arrache les laveurs. Sans l'espérance... qu'au sac de Paris.... vous ne passerez que iiar mes mains, je crois que je déserterais, bussy, (i Mme Je Sévlgné, i6 février i64». || Kig. Il est Hcbcux d'avoir à passer par ses mains, se dit d'un tiomme difficile, cpineui ou peu expéiiitif. || Fig. et familicreinent. Passer par les mains d'un médecin, être traité par lui. Ecoutez, vous faites la railleuse, mais vous passerez par nos mains quelque jour, mol. im. méd. m, 2. || Fig Passer par la main ilu bourreau, être puni corporellement. || On dit de même : passer par les verges, par les baguettes, par les armes. Il se détermine, en vertu du don de Dteu qu'on nomme liberté, à passer trente-six fois par les baguettes, VOLT. Candide, a. H Fig. Passer par, être soumis à. Passer par de rudes épreuves, par de grandes tribulations. En sa faveur déjà la ville se 'ebelle, Ft ne peut voir passer par la rigueur des lois Sa dernière espérance et le sang de ses rois, CORN. Piiiy. II!, B. Pausanias, qui avait été luimême consulter les oracles et qui avait passé par toutes ces cérémonies, nous en a laissé une description fort ample, rollin, Hist. anc. Œuv. t. v, p. 3J, dans pouGENS. M. de Voltaire envoya à Genève les Quand; cette plaisanterie réussit, et j'imaginai qu'il fallait faire passer M. de Pompignan par les particules, je fis les Si et ensuite les Pourquoi... MOBELLF.T, «m. t. I, p. 8», éd. t8i2. ]| Kig.
Cet homme a passé par l'étamine, c'est-à-dire par le tamis, par le criMe, il a été examiné sévèrement. Il On dit dans un sens analogue : J'ai passé par là, je sais ce qui en est. J'ai passé par là, c'est une des plus cruelles choses du monde, sév. I3 avril 4672. Il Passer par le fil de l'épée, par le fer, périr par la main de l'ennemi. Quelques trou[!es, renfermées dans un château, se sont rendues aux ennemis à discrétion et ont passé par le Hl de l'épée, la BHUY. I. Tout ce qui se trouva d'habitants qui n'avaient pu s'échapper passa par le fer ennemi, vehtot, Bévol. rotn. VII, 2ui. || On dit dans un sens analogue : passer par le feu, par le fer et le feu. Vous aviez désolé les pays d'alenlour, Uasé quinze châteaux, aplani Jeux montagnes, Kait passer jiar le feu villes, bourgs et campagnes, cobn. l'Illus. com. u, i. Vous faites passer par le fer et par le feu ceux qui sontd.ins cette erreur si pardonnable, de croire que Dieu aime encore ce qu'il a aimé, uontesq. Esp. XXV, (3. Il En passer par, se résigner, se soumettre. Oui, j'en passerai parce qu'il dira, mol. l'Avare, l, 6. C'est pour vous dire qu'il en faut passer par là, ou ne point écrire, sÉv. 21». Quoil il faudra que Dieu en passe par votre choix! boubdal. t" dim. après TÊpiph. Dominic.l. 1, p. (». Si votre fulu-e s'opiiiiâtre au douaire, il en faudra passer par là, mainten iN,tf((. à U. d'Aubigné, <^ avril i67&. Klle serait bien aise d'en passer par U [se m3rier|, hahilt. Gramm. *. Vous savez que je suis le meilleur maître du monde ; j'en passe par tout où il vous plaît, d'allainval, Éc. des bourgeois, 11, i. || On dit familiirement et dans le même sens : Il faut passer par là ou par la fenêtre. Point de quartier sans la noce ; il faut passer par là ou par la fenêtre, Arlequin Ja-on, dans cuFBARni, Théâtre ita'.. t. 1, p. i76. || 27" Fig. Passer par-dessus, ne tenir compte, éluder, violer. 11 y a d'autres personnes à consulter qui sont bien plus accommodantes, qui ont des expédients pour passer doucement par-dessus la loi, mol. Ual. imag. 1, ». Vous passez par-dessus la possession de ce qu'on désire, pour y voir la sépa^ration, SÊV. 457. Vous avez bien fait de passer par-dessus vos dernières peines, boss. Lell. abb. f>i. Quanl les personnes consacrées à Dieu ont une fois passé par-dessus tes réglos d« leur profession, le retour est presque impo-sible, KLÉciJ. Panég. u, 307. || Passer pardessus toutes les difficultés, ne point être arrêté par les dif.icuUés. || Passer par-dessus les plus beaux endroits d'un livrp, par-dessus les défauts d'un ouvrage, ne point s'y arrêter, ne point les remarquer. || U faut p.itser là-ne^sus, il faut pardonner, oublier cette faute. 11 On dit de même : je veux bien, pour celte (ois, passer là-dessu^ \\3»' Fig. Passer sur, ne pas s'appr^niir sur, laisser de côté. Passez, passez sur le* perfections , U n'e>i pn» question de vanter son mérite, u fowt. Flormt 1, s. il passe sur l'aflaire présent* avec uns adtetst et un esprit admirable, «»v. 107. Je passe Mgtiemant sur imllc choses (out ne point l.-op écrire, in. a7«. Nous passions à la liâle sur Diill^ ctupiues que nous n'avioiU pas le temps d« u-altcr à fond, lo. 3 fèvr. t»l3. J'ai passé rspide-
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ment sur beaucoup de laits, boss Hist. u, s. Le ministre [proleslanl] p.isse sur un fait si esseniiel [la condamnation des ariens au concile de Uiinini]; mais enfin il en convient, id, 2' insir. past. to7. Nous passons sur l'iriégulirilédes manières, pourvu que nous soyons assurés du fonds, mass. Carême, Culte. Il 29° Passer pour, être réputé. Vous avez vu, me dit-il..., avec quel succès nos pères ont travaillé à découvrir par leurs lumières, qu'il y a un grand nombre de choses permises qui passaient autrefois pour défendues, pasc. Prov. x. Moïse a toujours passé dans tout l'Orient, et ensuite dans tout l'univers, pour le législateur des Juifs et pour l'auteur des livres qu'ils lui attribuent, boss. tlist. 11, t3. Toutes les calamités publiques passaient dans son esprit pour des vengeances du ciel irrité, flêcii. Hisl. de Thédddse, m, 2». Je serais très-fàché de passer pour l'auteur de Zadig, qu'on veut décrier par les inierprétalions les plus odieuses.... voyez quelle apparence I volt, iett.d' Argental, lOoct. (74h. '■ Impersonnellement. Il passe pour constant que [chez les Seiks] dans un temple est un autel surlequel est placé le code de leur législation, à côté duquel on voit un sceptre et un poignard, ramal, Ilisl. phil. TV, 22. il 30° Familièrement. Y passer, subir nécessairement une peine, un châtiment, une mortification. Tout le monde y passe, mol. l'Ét. 11, 4. || Y passer, mourir. Celui qui s'empêche de souhaiter que son père n'y passe bientôt, est homme de bien, LA BiiLT. VI. Il Y passer, se dit aussi d'une intervention nécessaire. Ix notaire y a passe , se dit d'une chose constatée par un acte en forme. Oh ! tu as beau dire, il faut que le notaire y passe, picard, Uarionn. 1, 4. || Par analogie, et pour exprimer une sorte de perfection ; La main du maître y a passé. Il 31" Faire passer, introduire, ou, simplement, faire marcher. Il le fit passer dans le salon. Je l'ai fait passer devant moi. La métropole fit passer des forces considérables au nouveau monde sous les ordres de Braddock, baïnal, Hist. phil. XVI, 21. Il Fig. Faire passer la plume par le bec, voy. PLDME. Il Faire passer, faire parvenir, laisser parvenir. L'antiquité n'a rien fait passer jusqu'à nous qui soit si généraleme.it connu que le voyage des Argonautes, cohn. Toison d'or, Argument. Quand on songe à l'avenir et qu'on a de belles vérités à y faire passer, il est naturel de vouloir que ce soit par des canaux qui ne soient pas suspects, sÉviGNR, 20 juin. 1079. S'il s'était donné le malheureux plaisir de faire passer des injures à la postérité, volt. Mél. litt. Mém. sur la sot. Je n'ai que cent louis comptés dans cette bourse ; Je voudrais, s'il se peut, les lui faire passer, colun d'hab- LEV. Vieux célib. iv, 2. || Communiquer. Jusques à votre oreille il l'aura fait passer [ce bruii], corn. Œdipe, m, 4. J'ai voulu que des cœurs vous fussiez l'interprète ; Qu'au travers des flatteurs votre sincérité Fit toujours jusqu'à moi passer la vérité, BAC. Bérén. 11, 2. Partout dans tous les cœurs j'ai fait passer ma rage, c. delav. Vêpres sicil. 1, 1. i| Fig. Transporter. Despréaui a su faire passer dans ses vers les beautés propres à cha^iue genre dont il donneles règles, l'alkmb. Éloges, Despréaux. Il Faire passer, faire paraître court. Les manœuvres de la Cliampmeslé pour conserver tous ses auiahls [racontées en voyage], sans préjudice des rôles d'Atalide, de Bérénice et de Phèdre, lont passer cinq lieues de pays fort aisément, sEv. 24 août loso. Hé, Monsieur 1 peul-on voir souffrir des malheureux?—Dandin : Bon, cela [la question] lait toujours passer une heure ou deux, bac. Plaid, m, 4. li Faire passer, faire admettre, faire accepter. Une morale nue apporte do l'ennui : Le conte fait passer le précepte avec lui, la roNT. Fabl. vi, 4. Qui pense finement et s'exprime avec grâce Fait tout passer; car tout passe; Je l'ai cent fois éprouvé, m. TaLl^ U me semble que j'ai bien des excuses à vous laire du siège de Manheim : on m'assurait si fort que ce ne serait rien, que j'espérais de vous le faire passer insensiblement, sEv. <7 nov. <688. Que ne fait-on passer avec un peu d'encensT flor. fabl. i, (». || Faire passer pour, donner à croire que. Faire passer pour nouveaux des vers déjà passés, on pour bons ceux qui ne le sont guère, ce n est pas un petit miracle, SCARR. Épil. dédie. Œuv. t. 1, p. (62. Elle prévient ma plainte, et cherche adroitement X la faire passer piiur un ressentiment, corn. Nicom. 111, 4. Faire passer sur, induire i ne pas tenir compte de. Un motif si légitime me fit passer sur les pntiti-s formalilés ordinaires, montesq. Lett. pers. 'J8. L'illustration de l'origine fait passer sur l'irrégularité de la naissance, raïnal, //i,v(. phil. iv, 4.
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une tache. La faute qui lui en a fait perdre le droit et l'espérance n'a pu lui en faire pa.sser le désir, HASS. Mystères, Incarn. Tu verras comment je saurai faire passer cet amour prétendu, cette bouffée de jeunesse, pont dk vesle, Somnamb. se <«. il Populairement. Faire passer le goût du pain, donner la mort. || Faire passer par, soumettre à. Il ne lui lesta que deux domestiques [au roi Robert, excommunié] ; encore faisaient-ils passer par le feu, pour les purilitr, les plats où il avait mangé et les vases où il avail bu, saint-foix, Ess. Paris, Œuv. t. m, p. 4«,dans poigens. || 32° Laisser passer, pe> mettre de s'écouler, de passer. Ulysse, en apparence approuvant mes discours. De ce premier torrent laissa passer le cours, bac. Iphig. i, 1 . Laissons passer les fadeurs du jour de l'an et le tumulte du carnaval, après quoi nous verrons à qui appartiendra la tète do cet officier [le jeune d'Elallonde] , volt. Le». d'Argental, 30 déc. 1774. || Fig. Laisser passer, ne pas répondre, ne pas blâmer, admettre, tolérer. On ne peut. lui laisser passer cette proposition. Je le gronderais bien, si j'étais avec lui, el ne lui laisserais jias passer de telles injustices, sév. 27 déc. I6S8 Elle ne faisait pas semblant d'y prendre garde, el laissait tout passer, sous prétexte du plaisir innocent qu'elle prenait à ma naïveté, Marivaux, Pays. parv. part,. 2*. || 83" Familièrement. Passe, soit, j'y consens, je l'accorde. Mais passe pour le croire.... COR."). taSuir. m, <2. Un octogénaire plan» tait : Passe encor de bâtir, mais planter à cet âge.... la font. Fabl. xi, 8 Mais encore passe, elle est jeune et jolie, sÉv. 29. Ah ciel! un jour de noce oublier une femme ! Cette erreur me paraît un peu digne de blâme; Pour le lendemain, passe; et j'en vois aujourd'hui Qui voudraient bien pouvoir l'oublier comme lui, REGNAKu, le Vistr. v, n. Encore passe qu'on m'éclabousse [dans les rues de Paris], mais je ne puis pardonner les coups de coude, montesq. tell. pers. 24. Je ne veux pas me brouiller avec Anitus;c'estun homme trop à craindre; s'il ne s'agissait que des dieux, encore passe, volt. Soa'ate, m, t. j Passe pour celui-là, mais n'y revenez plus; passe pour cette fois-là, mais que cela n'arrive plus, se dit quand une personne a fait quelque chose de mal et qu'on lui pardonne pour celte lois-là. {| 34" En passant, /oc. adr. En suivant son chemin. Je vais être en relation avec un brame des Indes, par le moyen d'un officier qui va commander sur la côte de Coromandel, et qui m'est venu voir en passant, VOLT. Lett. Mme du Deffant, lO oct. *760. ;! En passint, sans faire de séjour. Des hôtelleries où l'on n'était qu'en passant, boss. Hist. m, 3. || Fig. Incidemnienl, sans s'y appliquer. Ce n'est pas en passant qu'on traite cette chose, la font. Coupe. Que cela vous soit dit en passant, mon beau-frère, MOL. Tart. 1, 6. Mais comme ce ne sont que des mots en passant, il ne faut point s'en offenser, SÊV. 80. C'est en passant qu'on aune; on hait plus constamment, dufrénv, Réconcil. norm. 11, 7. Soit dit en passant, c'est au vin de mon pays que je dois le commencement de ma fortune, marivaix. Pays, parv. pari. i. La comtesse : Je vous suis obligée du petit complimcnl que vous me faites en passant. — Le marquis : l'ont du tout , je ne passe jamais, moi, je dis toujours exprès, lo. le Legs, 10. || 35" V.a. Traverser. Que cent peuples unis des bouts de l'univers Pas-ent pour la [Home] détruire et les monts et les mersl corn. Ilnr. iv, 5. Les marchands de Stdon passaient la mer pour venir remplir vos ports, s*ci, Ilible, Isaîe, xxiii, 2. Us passent de la nef la vaste solitude, Et dans la sacnsiie entrant, non sans terreur.... BOiL. Lulr. m Cette femme superbe entre, le Iront levé, Et se préparait même à passer les limites De l'enceinte sacrée ouverte au.\ seuls lévites, HAC. Athal. Il, -2. Vous, dès que cette reine, ivre d'un fol orgueil, De la porte du temple aura passé le seuil, lo. ib. v, 3. Voilà de l'argent pour en prêter à tous les morts qui n'en auront point dans la bouche pour passer la barque de Charon, fEn. Dial. des morts auc. 35. Veut-il passer l'eau visà-vis les Qualre-Nationsî J. J. housseau, i- dial. Alexandre passa le Oranique la deuxième année de la cent-onzième olympiade, trois cent trente quatre ans avant notre ère, levesquk, Inslit. Mém. litt. et beaux-arts, t. i, p. 438. || Substantivement. Au passer de, en traversant. U est vrai qu'hier, au passer d'une rivière, nous aperçûmes venir à nous quatre grands taureaux.... voit. iet(. 8r. || Passer la porte, être obligé de sortir d'une maison. C'est à vous de sortir et de passer la porte, reonard, le Légat, m, 2. || Passer le Ituhicon, voy. nuBi- CON, Il Fig. Passer le pas, fairg une chose malgré
Faire passer, 6ier, faire disparaître. Faire pasi>à> 1 soi. Il a été oblige de passer le pas, on lui a fait
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passer le pas. || Passer le pas, faire quelque chose de liiWcile, d'important, de douteux. Enlin voilà Totre nièce sur le point de passer le pas [se marierj, BussT-R*8 Lett. à Mme de Sév. t» oct. t67S. || Passer le pas, mourir. Le pauvre homme, après avoir langui, a passé le pas, |1 Passer le pa^*, se dit souvent d'une mort forcée. Si on le prend, on lui fera passer le pis. |{ Passer son chemin, le continuer sans s'arrêter. Il [un sanglier] passait son chemin, et il était bon de ne lui rien dire, mol. Am. magn. V, «. Il Fig. Passez votre chemin, se dit à un importun pour le renvoyer. Passez votre chemin, la fille, et m'en croyez, la font, Fahl. m, i. Passez votre chemin, votre visite est faite, tb. corn, l'Amour à la mode, i, (■ Ainsi, lui dit-il d'un ton brusque, passez votre chemin ; les gens curieux jont ici fort ma! reçus, lesage, IHableboit. ch. v, dans POLGENS. || Passez votre chemin, se dit aussi pour exhorter quelqu'un à ne pass'inquicler. Passez Totre chemin sans écouter ces propos, r En pasgant chemin (locution qui a vieilli), e.i chemin, dans le chemin. Je l'ai rencontré en passant chemin. Il Terme de marine. Passer la mer, aller d'un des rivages de la ir.er à un autre rivage. Il 36° Transporter d'un lieu à un autre. Le batelier m'a pa.'^sé à l'autre bord. Et l'on verra Charon passer chez Rhadamante Dans une même barque et ramant et l'amante, cobn. Médée, v, 6. Empêcher que Charon, dans la fatale barque, Ainsi que le berger ne passe le monarque, boil. Art p. m. Et Charon fréter la barque Oui va bientôt me passer, CHAUL. ÉpU. au chev. de Bouillon. Je me garderai bien de vous passer à Buénos-Ayres, dit le patron, VOLT. Candide, xix. || Passer son jeu, se dit au trictrac, quand on est obligé de jouer les dames sans espoir de pouvoir remplir. || 37° Transmettre, remettre de la main à la main. Passez cela à votre voisin. Avec plaisir, dit la prieure toute radoucie, et qui nous passa ce qu'il fallait pour le billet, ma- «IV. Marianne, 3* part. || Terme de commerce. Passer un billet à l'ordre de quelqu'un, lui en transmettre la propriété par un endossement, || Passer une pièce de monnaie douteuse, ou légère, ou fausse, la faire recevoir. || Il lui en a fait passer quinze pour douze, il l'a trompé, il a abusé de sa confiance. || Passer des marchandises en fraude, b s faire entrer sans payer les droits. i| 38° Faire couler des liquides au filtre ou au tamis. Passer un bouillon à travers une étamine. Conducteurs aveugles, qui avez grand soin de passer ce que vous buvez de peur d'avaler un moucheron, et qui avalez un chameau, SACi, Bible, Étang. St Ualth. xxiii, 24. Passez celte sauce dans un tamis, faites-la réduire sur le feu... genlis, Jfaison rustique, t, i, p. 408, dans POUGENS, || Il se dit aussi de choses qui ne sont pas liquides. Passer de la farine. || Fig, Passer les choses au gros sas, ne les point examiner à la rigueur. Il 89° Aller au delà, en parlant de l'espace. La boule a passé le but. || Fig. Tout mari est plaideur, monsieur, ou il se défend ou il attaque; quelquefois le procès ne pa^se pas la maison, UARivAtJX, Pays. port), part. ♦, || Absolument. Qui passe perd, se dit à certains jeux lorsqu'on excède le nombre de points nécessaires pour gagner. Je vous récommande mon panégyrique au bas de mon portrait.,., c'ost là qu'il est daiiKcreux de passer le but ; qui passe perd, et les louanges .sontdes satires quand.,.. sEv. àBussy, «« mai 1677. Il Aller au delà, en parlant <lu temps, ! Elle passait alors cinquante ans, corn, l'ulch. Au lecteur. Mais je crains de passer l'heure du rendezvous, ROTB. Bélis. a, i9. Elle (la comtesse de Bu.ssy] m'a écrit une très-honnête lettre; maisj'ai passé le temps de lui faire réponse, sév. 24 avr. *eTi. Aussi les Êgyp'.iens dcmnent-ils eux-mêmes une si grande antiquité à Osiris, qu'on voit bien qu'ils ont confondu son tomps avec celui des commencements de l'univers, et qu'ils ont voulu lui attribuer les choses dont l'origine passait de bien loin tous les temps connus dans leur histoire. Boss. Hiit. m, 3. J'ai bientôt pa-ssélheureavecpoine accordée, voit. Hrut. IV, <. Il II ne pas'cra pas la journée, l'année, il ne rivra pas jusqu'à la fin de la jourm'je, de l'année, '.^ela lui reprend de moment en moment, et je crois qu'elle ne passera pus la journt'e, mol, Am. méd. i, «. Notre bon curé (de Versailles] (|ue vous aimez tant, se meurt : il ne passera pas miili, maintenon, lett. à Mme de Britum, (680, t. ii, p. ii!6,dan5 poii- GEKS. Il Aller au delà, dépasser, en parlant <lo taille, de hauteur. Cet homme vou.'= passa de toute la tète. Seul, il passe du front leurs fronts audacieux, db- LILLR, l'arad. perd. il. || Fi^. Il nous pa.ssc cent pieds par-dessus la tête, sèv. m. || Aller au delà, en parlai l d'un certain taux. La dépense passe la rocett<^
nir.T. np. t.* canoiiï phançaisb.
Il Fig. Aller au delà, dépasseï . Et les fruits passeront la promesse des fleurs, malh. h, i . Je suis bien aise qu'en cela vous passiez mes souhaits, et que vous me fassiez plus de bien que je n'en saurais désirer, voit. Lett. 30, Des héros fabuleux passer la renommée, corn. Cid, v, 8. Et, comme le succès passait mon espérance, id, Hor. i, 3, Quand Balac me donnerait plein sa maison d'or et d'argent, je ne pourrais pas passer les ordres du Seigneur mon DieUjSACi, Bible, Sombr. xxiv, )3, Votre courage, qui assurément passe de beaucoup vos forces, SÉV, 88. Recevez un présent passant tous les présents passés et les présents; car ce n'est pas trop dire : c'est, ma bonne, un tour de perles de douze mille écus, iD. 9 mars 1872. On dit qu'il [Bourdaloue] passe toutes les merveilles passées, et que personne n'a prêché jusques ici, m. !i6 déc. )67i. Ne reconnaissez-vous pas M. de Chauliies, d'avoir fait écrire le pape à sa chère fille Mme de Maintenon? elle est si touchéede ce bref, qu'elle en a remercié Mme de Chaulnes avec un air de reconnaissance qui passe la routine des compliments, id. 23 avr. <690. La duchesse do Bourgogne est dans une tristesse qui passe la mieime, c'est sa pente naturelle, maintenon , Lettre au duc de Noailles , 9 juin )709. Je sais qu'en vous quittant le malheureux Titus Passe l'austérité de toutes leurs vertus [des anciens RoraainsJ , racine, Bérén. iv, 5. Qu'à bon droit votre yloire en tous lieux est semée I Et que la vérité passe la renommée I id. Phèd.n,i. Le crime de la sœur passe celui des frères, id. ib. IV, 6. Il passe le vrai dans la nature ; il en fait le roman, la bruy. i. Je vous en dis trop peut-être, et je passe ma commission, baron, Ilomm. à bonnes fortunes, iv, 7. Peut-être sa promesse a passé sa puissance, volt. Zaïre, i, t. Le plaisir de l'esprit passe celui des yeux, m. Trois emper. en Sorb. Il [Massillon] remplit la mesure de son ministère, mais il ne la passa jamais, d'alemb. Eloges, Massillon. Il [Tite-Live] est toujours près des limites qui doivent séparer l'historien de l'orateur et du poète, mais il ne les passe jamais, mabmontel, Œuv. t. VIII, p. tu7. Il 40" Devancer. Ce lévrier passe tous les autres à la course. Si léger qu'il passerait un daim à la course, lesage, Diab. boit. || 41° Passer se dit de ce qu'on fait aller d'une place à l'autre. Passer un collier à son cou. Passer .^on doigt dans une bague. C'est peut-être en partie ce ridicule qui a banni l'ancienne coutume des amants de théâtre, qui, dans leur désespoir, [résentaient leur épée à leurs maltresses, et les priaient à genoux de la leur passer au travers du corps, fonten. Béft. poét. Œuv. t. m, p. I9I, dans poogens. Il parle, il presse, il prie, s'arrache les cheveux , il se veut passer son épén au travers du corps, dancourt, Colin-maillard, se. ». Il Fig. Se passer son épée au travers du corps, se disait pour la vendre et en manger le prix. Il me donna, entre autres, une petite épée, dont j'étais fort épris, et que j'ai portée jusqu'à Turin, où le besoin m'en fil défaire, et où je me la passai, comme on dit, au travers du corps, j. j, Rouss. Confess. i. Ij Passer son habit, le mettre. Alors je me levai, je passai prouiptement une robe, et je descendis guidée par le médecin, oenlis, Vœux témér. t. ii, p. i32, dans pouoens. || Passer un habit à quelqu'un , lui mettre son habit. Allons, Finette, venez me passer mon domino, saubin, Mœurs du temps, u. Ouel plaisir j'avais à la parer, à lui poser sur la tète un pctii bouquet de fleurs d'orange, à lui passer .sa robe de noces I genlis, ild. et Théod. t. m, p. !><♦, dans podgens. UTermer de marine. Passer les manœuvres, introduire dans le canal des poulies ou dans les conduii.^ de toutes sortes qui doivent les recevoir, les manœuvrescourantes qui complètent le gréement d'un vaisseau. Passer les torons d'un cordage décummis, les introduire dans un autre cordage, ou bout do cordage, pour les épisser ensemble, || Une manœuvre est bien passée, lorsqu'elle vient à son appel; si elle est passée à contre, on dit qu'elle est mal passée. Il 42° Faire mouvoir, faire glisser une chose sur une autre. Passer sa main sur ses cheveux. Passer des rasoirs sur la pierre. Passer le fer sur du linge. Passer l'éponge sur me toile cirée. Passer la plume, un trait de plume sur une ligne, pour la biffer. Heureux qui vil chez soi avec ses nièces, ses livres, ses jardins, ses vignes, ses chevaux, sas vaches, son aigle, son renard et ses lapins qui se passent la patte sur le nezl volt. Lett. TlUriol, » août ^^l>t. Une main chérie daigne lui passer un mouchoir sur les joues, j. j. rouss. Ém. v. || Fig. Passer l'éponge sur quelque chose, voy. éponge. || Kig. Passer les yeux, promener le regard. Il passait ies
yeux sur ce qui l'entourait. Votre fils plaît extrêmement... on ne saurait passer les yeux sur lui comme sur un autre : on s'arrête, sév. 26 fév, 16»6. Il Fig. Ne faire que passer les yeux sur un ouvrage, sur une chose, ne la regarder qu'à la hâte, l'examiner superficiellement. || Populairement. Passer la jambe, donner un croc-en-jambe, jj Fig. Passer à quelqu'un la plume par le bec, voy. pluhe. || Terme de danse. Passer un entrechat, faire un entrechat. Où trouverez-vous,,,, un jeune homme qui s'élève si haut en dansant et qui passe mieux la capriole (voy. cabriole)? LA BBLY. 111. || 43° En parlant du temps, consumer, employer. Mme Scarron parle contre sa conscience, ou ne sait pas bien ce qui se passe chez un homme avec qui elle passe la plus grande partie de sa vie, quand elle vous dit que je ne vous aimerai que six mois, scabr. Lett. Œuv. t. I, p. 207, dans pocGERS. Quant à son temps, bien sut le dispenser. Deux parts en fit, dont il soulait passer L'une à dormir et l'autre à ne rien faire, LA font. Son épitaphe. Mon Dieu I que vous allez passer une jolie automne! sév. 3i3. Pour mon fils et sa femme, ils sont ravis de passer ici jusqu'au carême avec moi, id, 4 septembre (689. Pour ma vie, vous la connaissez; on la passe avec cinq ou six amies dont la société plaît, et à mille devoirs à quoi l'on est obligé, id, à Bussy, » août (675. Conduisez-vous partout, comme si vous y deviez passer votre vie, maintenon, Lett. à M. d'Aubigné, 28 oct. 1. 1, p. (22, dans pougens. Il se couchait à sept heures du soir en tout temps, et se levait à deux heures du matin ; il passait trois heures en prière, fonten. Morin. Pour lors, je passerai sans trouble et sans affaire La nuit à bien dormir , le jour à ne rien faire, baron, Andrienne, m, 7. Ses agitations ne sont qu'un regret de perdre la vie, et non pas une douleur de l'avoir mal passée, MASS. Aident, Mort du pécheur. On passe sa vie à s'indigner et à gémir, volt. Lett. Grimm, 4 décembre 1768. Il [Charles XIIJ passa cinq jours entiers sans manger ni boire; le sixième, au matin, il courut deux lieues à ciioval , et descendit chez le prince de Hesse, son beau-frère, où il mangea beaucoup, in. Charles Xll, 8. Dans une maladie grave du jeune prince, Mme Scarron avait passé près de lui cinq nuits de suite, genlis, Maintenon, t, I, p. 41, dans POUGENS, Passer sa vie ensemble, et s'écrire régulièrement dix billets par jour; alil c'est plutôt de l'alTectation que de l'amitié, id, Thédt. d'éduc. les Dangers dumonde, i, 1. 1| Pa.sser le temps, se divertir. Il a bien pas^é le temps, son temps. Il II passe son temps comme un roi, il se divertit bien. Il Passer maison temps, le temps, soufTrir, être mal traité. Nos ennemis ne veulent point de paix : les plénipotentiaires ne reviennent point encore, et passent mal leur temps, mainteni'n, Lett. au duc de Noail. (6 nov. (709. Sais-tu que les railleurs et les mauvais plaisants D'ordinaire avec moi passent fort mal leur tempsT hegnard, Màiechm. I, 2. Si vous n'étiez pas son père, avec de tels propos vous passeriez mal voire tomps, CABMONrELLE, le Père avare, se. (3. |{ Passer une bonne nuit, bien passer la nuit, bien dormir. Passer une mauvaise nuit, mal passer la nuit, mal dormir. Je vous ai fait passer de mauvais jours et de mauvaises nuits; avouez-le de bonne foi, fén. Dial. morts anc. 34, Annibal, f'abiiw. || Suffire pendant quelque temps. Ce manteau me passera ce printemps. Il faut qu" ces provisions nous passent l'hiver. || 44' Soumettre à l'action de. Passer du linge à la calandre. Si vo'js écrivez à Lcocadie, je vous conjure de passer vos lettres au vinaigre avant de les lui envoyer, GENLIS, Mères rivales, t. m, p. 66, dans POUGENS. Ulric de Hutten fut lui-même atteint du mal vénérien ; il en souffrit cruellement pendant neuf ans, ayant passé jusqu'à onze fois la cure du mercure sans avoir été guéri radicalement, Kocii, Instit. Mém. se. mor. et pol. t, iv, p. 356, || Terme de couturière el de tailleur. Passer des coutures au fer, les rabattre avec un fer, avec le carreau, || Passer au bleu, passer le linge une fois propre dans de l'eau rendue bleue pour l'empêcher d'avoir une teinte jaune. || Fig, et populairement. Passer au bleu, cITaccr, vendre. || Pas.ser en blanc, parmi les moiinayeurs, mettre les lames de métal entre les rouleaux du laminoir avant do les avoir fait recuire. J| Passer Ici peaux en blanc, les blanchir. Le mégissier est l'artisan qui passe les peaux en blanc pour les mettre en élat d'être employées par les gantiers, Dict. des arts et met. Mégissur. \\ Passer un soldat par les armes, le fusiller. 11 est vrai que d'être au poste où étaient les gendarmes au combat de Senef, c'es'. précisèiiif ul èire passé par les armes, $*v. 4» ori
1674. lion rtlMlt «utrcfbis passer un soiddt par les verge», par les baguelles, f>l, dans la cavalerio, par les courroies, le puiiir en le faisant passer au travers des ruigs d'une compagnie dont chacun le frappait. Il Passer a|i fil de l'épée, massacrer une troupe, une garnison, une population. Tout fut pa-ifsé au RI de lYpée. Il 46- Préparer, accommoder, apprêter certaines choses, comme cuirs, étoffes. Celle peau a élé bien passée. Quand vo« dos [de livres] sont bien secs, passez en colle forte, lesné, la Reliure, p. 67, i820. Il Terme de relieur. Passer en carton, percer la ce* Terture de carton d'un livre pour y passer le fll qui forme les nervure». Passer en parchemin, couvrir le dos d'un livre avec du parchemin. || 46' Passer des troupes en revue, en faire la revue. || Passer une revue, (aire une revue des troupes. || Fig. Passer en revue les action» d'une personne, les examiner les unes après les autres. || Kn un sens analogue. Je passe et repasse toutes ces choses en mon esprit, DESC. Jf^dil. 11, 6. Il 47' Soumettre quelqu'un à un examen, A un jugement. Combien de pécheurs sont ainsi passés au jugement de Dieu, bourdal. Serm. SI» dim. après la PenUc. Dominie. t. iv, p. aoo. Il Passer quelqu'un maître, le recevoir il la maîtrise (voy. le n* *&). || Passer au parlement, se disait autrefois des ducs et pairs qui y recevaient leur consécration. Le roi a fait entendre i MM. de Charosl qu'il voulait leur donner des lettres de duc et pair, c'est-à-dire (.u'ils auront dès à présent les honneur» du Louvre tous deux, et l'assurance d'être passés en parlement la première fois qu'on en passera, sÈv. » mars (672. || En un sens opposé, subir une inspection, un examen. Passer une inspection. Il a bien passé son examen. t| 48° Il se dit des actes que l'on fait par- devant notaire. Passer une procuration, une transaction, un compromis. Ce mariage, dont les articles étaient déjà passés, achevait de la désespérer, scahr liom. corn, i, a. Des articles sont bientôt passés, el ils n'engagent qu'autant qu'on veut, mariv. Sec. tupr. de l'am. m, 10. J'ai loué un hôtel deux mille écus; et j'espôre passer le contrat aujourd'hui, montesq. Lett. pers. 15. Il On dit, dans un sens analogue, passer un décret. Il n'est pas impossible que le conseil d'une démocratie passe de mauvais décrets, J. J. rouss. Écon. Il 49* Donner pour un certain prix, en parlant de ventes. I! m'a passé cet objet à un prix trcs-modéré. Il avait mis que cette boite, qu'il appelait un ballot, pesait onze quintaux, et il m'en avait passé le port à un prix énorme, J. J. Rousseau , Conf. vu. Il BO* Admettre pour, croire. Nous ne sommes qu'un sang; et ce sang, dans mon cœur, A peine 1 le passer pour calomniateur, corneille, Nicom. III, ». Quand on a les qualités principales , il faut passer les gens pour bons, dan» la difficulté de trouver des hommes parfaits, sÉv. mai (690. || 51° Concéder, tolérer, accepter. Ayez l'esprit en repos, passez-nous seulement notre lenteur, sévignè, 2D janv. i<86. Il [Régis] me passe que Dieu agit toujours par les voies les plus simples, malebr. Rech. tir. Rép. à Régis, Ch. a. Ils se passent le» uns aux autres qu'ils sont gens à belles aventure», la BROYËRE, vu. J'entends corner sans cesse à mesoreilles : l'homme est un animal raisonnable; qui voua a passé cette définitionT ID. xii. II fallut bien me passer ce dernier article, hakilt. Gramm. ». Je te passe pour un moment qu'il y ait des prestiges, passe-moi, à mon tour, pour un moment, qu'il n'y en ait point; car cela n'est pas impossible, monteso lett. pers. 4 43. Vous dites que Dieu pouvait vous donner un bon bénéfice, el qu'il pouvait vous rendre plus heureux que vou» n'êtes; il y a de» gens qui ne vou» passeraient pas cette proposition, volt. Oreilles, 4. || Fig. Passer condamnation , avouer qu'on a eu tort. Ce ministre passe condamnation sur Luther et Hélanchthon, nos». 3* avert. § 6. Il Proverbe. Passez-moi la rhubarbe et je vous passerai le séné, se dit, en mauvaise part et en plaisantant, de concessions qu'on se tait mutuellement. 1 Si' Allouer. Passer un article en dépense. |l Passer une somme en compte, la tenir pour reçue. Vous verrez que la Jarie e»t obligé à toutes les réparations qui sont nommées dans le» baux, et que je le» y ai toujours passées en compte, sêv. is août «••7. Il BS* Pardonner, On les poursuit avec chaleur, on ne leur pas»* rien, bourdal. 3« di'm. après ja Poil«. Dominie. t. n , p, »7». Il Jsul être aussi bonne que Je 1« suit, pour vou» passer toutes vos lolte», OAWcouaT, Voult'n dt Jav. »c. ». Les plaisirs n« sont pas faiu pour être examinés à la rigueur, •ton est tou» lesjoun réduit i leur passer bien des ehj«», foKTRii. CmUir. Pauline. Nous devons nous préUr aal lUUesse* dss autres, Uur ptsser leurs
PAS
défaut» comme Us passent les nôtres, begnard, Ui'nec'im i, 'i. Je sais qu'il faut se passer Des bagatelles dans la vie, volt. Ép. l». Elle n'est j);is fille à lui passer des familiarités, j. J. rouss. Em. V. Il souffre, il est malheureux, il faut bien lui passer quelque chose, d'alemb. Lett. à Vohaire, 3 janv. (766. Passez les mots aux rieurs, Les plus gros sont les meilleurs , bérano. Gaudriole. X tant d'esprit passez la négligence : Ahl du talent le besoin est recueil, m. Ém. Debraux. ||B4° Surpasser, l'emporter sur. On vous peut vanter d'avoir mis au monde un ouvrage qui passe tout ce que la Grèce el l'Ilalie ont jamais vu de mieux fail, voit. Utt. b. Si mes amis ne me trompent, celte pièce égale ou passe la meilleure des miennes, corn. Olhon, préf. Le bien et la force du corps élèvent le cœur; mais lii crainte du Seigneur passe l'un et l'autre, saci, Bible, Ecelèsiastiq. XL, '28. Passer quelqu'un en méchanceté, pbrrot d'abl. Tac. *42. Nous avons vu de vous des églogues d'un style Qui passe en doux attraits Théocrite et Virgile, mol. Femm. sav. m, 5. M. de la Feuillade, courtisan passant tous les courtisans passés, sÉv. 20 juill. l«79. Ils [les démons] voient qu'étant leurs inférieurs par nature, nous les passons par la grâce, boss. 2' sermon, Démons, 2. Une princesse dont le mérite passe la naissance, encore que, sortie d'un père et de tant d'aïeux souverains, elle ait réuni en elle.... ID. inné de GoiiX. Passez-les en prudence, aussi hien qu'en courage, volt. Àdél. du Guescl. ii, 7. Il est impossible aux hommes et dilficile à la nature elle-même de passer en richesse mon imagination, J. J. ROUSS. Conf. IV. Il Proverbe. Contentement passe richesse, c'est-à-dire il vaut mieux être content que riche. En mai iage, comme ailleurs, contentement passe richesse, mol. Uéd. malgré lui,u, ». Il 55° Être au-dessus des forces du corps ou de» facultés de l'esprit. Ce sont choses.... qui passent notre capacité présente, pasg. Pens. xii, (2, éd. HA VET. Humiliez-vous, raison impuissante; taisezvous, nature imbécile : apprenez que l'homme passe infiniment l'homme, m. ib. viii, t. Voici ce qui passe toule intelligence, boss. Ilisl. u, 6. Les mystères qui passent les sens, id. ib. ii, 43. Leur figure passait l'imagination , hamilt. Gramm. î. Ce trait passait l'érudition do Senantes, id. ib. 4. Que leur importe une vérité qui les passe? m^ss. Carême, Doutes. Vous direz peut-être.... qje vous ne pouvez pas entrer dans des discussions qui vous passent, ID. Carême, Salut. || Cela me passe, je ne le conçois pas. L'aventure me passe, el j'y perds mon latin, mol. le Dép. Il, 4. Qu'ils trouvent des dupes, c'est ce qui me passe, la brut. vi. Que veux-tu que je fasse? Géronte n'entend rien ; ce que je vois me passe, GRESSET, J/dc/i. m, 4. Il 56° Aller plus loin, se répandre, s'ébruiter. Je vous pria que tout ceci ne passe point vous et Mme de Guitaut, sév. à Urne de Guitaul, u mai 1683. Que tout ce que je vous dis là ne vous passe pas, mariv. Marianne, 0° part. Il Absolument X vous parler confîdemment, c'est d'HacqueviUe qui m'a coulé ce que je vou» écris; il me prie que cela ne passe point, sêv. 9oct. (776. Il 57' Toucher, mentionner adroitement, lia passé cela délicatement. 1| 58° Omettre. Passez cet
endroit, ne le lisez pas Passons les qualités;
Cela ne rendra pas le contrat moins valide, rb- G.NAHD, U Distr. V, 9. Il Absolument. C'est pour vous dire que Je vous conte cela; passez, si cela vous ennuie, MARIV. Marianne, 6* part. H Passer sous silence, ne pas parler de. || Passer quelqu'un, ne pas lui remettre ce qu'on remet au.n autres, l'omettre dans quelque distribution, dans quelque politesse. Ceux qui distribuent des billets imprimés à la porte, ont ordre de le passer avec la plus outrageante affectation, j. j. houss. (•' dial. \\B9' Fig. U se dit de certains sentiments qu'on satisfait II passa sa colère sur son domestique (jui n'en pouvait mais. Nous y vîmes une lois un chat, qui voulut arracher les deux yeux à Mme de la Fayette, et pensa bien en pa.sser son envie, sèv. 64. Je meurs quelquefois d'envie de pleurer au bal , et quelquefois j'en passe mon envie, sans que personne s'en aperçoive, m. 79. || 60* Se passer, v. réfl. Être supérieur à soi-même. Il se passa lui-même, lorsqu'il revint au Palais-Royal ; et il est constant qu'il loucha tout le monde, à l'exception de la reine qui demeura inflexible, iietz, Uém. 1. 1, liv. ii, p. (96, dans POUORNS. H 61* Avoir son cours, en parlant du temps et des choses qui se font dans le temps. La moitié de la vie «e passant enjomnieil, pasc. Pens. VIII, ), édil. BAVIT. La matinée se |>assait dans ce cruel «|X«rcice, boss. Anne de Gons. La minorité de JuKiai3ii t'éuii heureusrment passée, m. Hist. l, ( i .
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II se passa quatre cent trente ans avant que Dieu donnât à son peujile la terre qu'il lui avait promise, ID. ib. n, 3. Vos embrassements... Ne se passerontils qu'en éclaircissements? rac. Itril. i, 2. La vie est courte et ennuyeuse; elle se passe toute à désirer, LA BRUT. XI. La seconde campagne se passa comme la première : Athènes parut sur terre sans défense contre Sparte, comme Sparte fut sur mer sans défense contre Athènes, condillac, Hist. anc. Il, 5. Le temps se passe, el le cours de la vie s'achève sans qu'on s'en aperçoive, diuebot. Salon dt (767, (Euv. l. XV, p. 161, dans pougens. || U se dit, dans un sens analogue, du moment qui se perd. Sire, à trop consulter l'occasion se passe, rotr. Antig. v, 6. Des moments précieux se passaient en reproches et en invectives, batnal, Hist. pkil. iv, 25. Il 62° Cesser, n'avoir pas lieu. Je ris de sa colère, il faut qu'elle se passe, mairkt, M. de Chrispe, m, 6. En marchant cela se passe, sêv. 262. Nous en avons vu [des nuages] de cette manière à Livry, qui se passaient sans orage, m. (" avr. (689. En effet son indisposition se passa, mariv. Marianne, (('part. U lui faudrait du repos et quelques bonnes saignées, el tout cela se passerait, genlis, Théit. d'éduc. U Magistral, ii, 3. |{ 63° U se dit des choses qui perdent leur beauté, leur force, etc. Ce vin n'a plus guère de force, il se passe. Ce qui se passe et vieillit est proch» de sa fin, saci, Bible, SI Paul, Ép. aux Hébr. vlii, is. Tu peux prendre pourtoi celte jupe demain. Je viens d'apercevoir que la tienne se passe, qijin. Mère coq. 11, 2. Elle [la sagesse divine] a fail les Heur» des champs, qui se passent du malin au soir, boss. t •' serm. 2' sem. de carême, i . || On dit dans un sens analogue : Celte mode se passe. || 64° Arriver, avoir lieu. Mais dis-nous comment tout s'est passé, corn. Pcrthar. v, 4. La marquise [d Uxellesl re[)rend tous les ordinaires les nouvelles qu'elle a mandées; appelle-l-on cela savoir tout ce qui se passe? je hais ce qui est faux, sEv. 607. Voici une petite oistoire qui s'est passée il y a trois jours, id. (99. Va voir ce qui se passe et reviens me le dire, bac. Mithr. iv, (. La perte des batailles vient souvent du trop d'ardeur des officiers qui, n'étant occupés que de la poursuite des ennemis, oublient et négligent ce qui se passe dans le reste de l'armée, rollin, Hist. onc. Œuv. t. viu, p. 229, dans pougens. Londres est remplie de négociants et de gens de mer qui s'intéressent beaucoup plus aux succès maritimes qu'à tout ce qui se passe en Allemagne ou en Flandre, VOLT toMiJ JV, 28. Il Impersonnellement. U s'est passé tantôt, entre eux, une scène ici.... lesage, Turcarel, iv, 4. La reine Elisabeth demandait à Cécill: « Que s'est-il passé au conseil? » Quatre heures, madame, répondit le minisire, mabmontel, Œuf. t. vu, p. 469. Telle fut la fin de la guerre de Xerxès, plus connue sous le nom de guerre médique; elle avait duré deux ans; et jamais peut-être dans un si court intervalle de temps il ne s'est passé de si grandes choses, bar- TiiÉL. Aruich. Iiilrod. part, ii, sect. 2. || Comment s'est passée votre dispute? qu'estil advenu de votre dispute? Il Comment s'est passé votre voyage? que vous est-il arrivé dans votre voyage? || Fig. et pa.menace. Celane se passera pasainsi, c'est-à-dire j'aurai satisfaction de ce qui vienl d'arriver Comment! on fait venir un honnête homme de Moulins... ohl cela ne se passera comme cela, picard, l'oy. l'nJerrompu, m, 3. Il Fig. Il se dit des sentiments, des émotions i|ui se forment dans l'âme. Je ne saurais dire ce qui se passait en moi, dans mon cneur, dans mon âme. Un singulier combat se passait en moi. || 65° Se passer à, se contenter de. Il s'est fallu passer à cette bagatelle ; Alors que le temps presse, on n'a pas i choisir, corn. Ment, i, 6. Si l'on dit que l'homme aurait pu se passer à moins pour sa conservation, LA BRUT. XVI. [Cbiiuvclin] content de la médiocrité, se passant à peu de chose, d'argenson, Jf^m. t. u, p. 239 (éd. (8(iO). Il On a dit dans le même sens : 9« passer de. Ce que je trouve admirable, c'est qu'un homme qui s'est passé durant sa vie d'une assez simple demeure, en veuille avoir une si magnilique pour quand il n'en a plus que faire, mol. le Festin, m, 8. La sagesse, qui accoutume les hommes à se passer de peu el à être tranquille», m'a tenu lieu de tous les autres biens, kén, Fabl. 37. 66 Se priver, s'abstenir. Je me passerai de tous les autres biens, tanl (jue je jouirai de ceux-là, voiT. ielt. 23. Nous pourrons nous passer aisément de nous voir, hautehochk. Bourg, de quai, m, ». Celui qui croit trouver en soi-même de quoi pouvoir se passer de tout le monde, se trompe fort; mais celui qui croit qu'on ne peut se passer de lui, se trompe encore davantage, la ROCREFoucAiiLn, Max. 2u(. Quand
PAS
PAS
PAS
je vous voi9 chez tous dans le temps où bous »ommes, j'admire le bonheur du roi de se pouvoir passer de tant de braves gens qu'il laisse inutiles, SÉV à Bussy, 5 sepl. 1874. 11 faudrait que vous TOUS éloignassiez de Saint-Cyr el de moi : et Saint- Cyr et moi nous ne pouvons nous passer de vous, iiAiNTENON, Lett. à l'abM Gobelin, 20 oct. )687. Vous savez bien vous passer des plaisirs ; mais les plaisirs ne peuvent se passer de vous, iD. Lett. à Mme de Caylus, t6 mai 17(8. Esprit que je hais el qu'on aime. Avec douleur je m'aperçoi, Pour écrire contre loi -même, Qu'on ne peul se passer de toi, CHAUL. Conire Vesprit. Il n'y avait en Europe que lui [le grand Condé] et le suédois Torstenson qui eussent eu à vingt ans ce génie qui peut se passer de l'expérience, volt. Louis XIV, i. Tant qu'ils trouvent dos plantes à brouter, ils [les chameamj se passent très-aisément de boire, bdff. Quadrup. X. V, p. 23. |] Se passer que, avec le verbe suivant au subjonctif. Oronte : Je me passerai bien que vous le.5 approuviez [mes vers). — Alcesle : Il faut bien, s'il vous p'aît, que vous vous en passiez, molièrk, Jft's. I, 2. Mon fils se pa^^serail bien que sa femme fût si entêtée de vos perfections, sÉv. 6 févr. <a9ti. Je puis me pusser que vous m'estimiez ; mais j'ai besoin ae vous estimer vous-ni^me, j. j. rouss. Lett. à Mme d'Iloudetot, 25 mars 1758. i| Se passer bien, se passer volontiers, se ditdes choses qui ne plaisent guère. On assure que vous avez raconté bien des ■ choses, dont je me serais passé Tolonliers, fén. Dial. des morts mod. (Louis XI, Commincs). Elle se selait bien passée de cetle distinclion, rahilt. Gramm. (o. Mille choses que de jeunes filles se passeraient bien de savoir, j. i. rouss. Uél. r, «. il Proverbes. Jeunesse est forte à passer, c'est-à-dire il est bien difficile de passer son jeune ige sans faire quelque folie. || 11 faut que jeunesse se passe, il faut avoir de l'indulgence pour les écarts de la jeunesse. Il L'amour passe le gant, se disait lorsqu'on touchait la main à quelqu'un à l'improviste, sans qu'il eût le loisir de la présenter nue. " 11 ne peut non plus s'en passer que de sa chemise, que de chemise, c'est-à-dire il a peine à s'abstenir de quelque chose à quoi il est accoutumé.
— REM. I. Passer, verbe neutre, se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand on > eut marquer l'acte; avec l'auxiliaire être, quand on veut marquer l'état : U a passé en Amérique en tel temps; il est passé en Amérique depuis tel temps ; le cortège a passé parcelle rue; il y a une heure qu'il est passé. Despréaux, parlant à des nobles entichés de leurs aïeux : Savez-vous, dit-il.... si leur sang tout pur, ainsi que leur noblesse, Est passé jusqu'à vous de Luc^^ce en Lucrèce ; je crois qu'a passé valait mieux, b'olivet, Rem. Racine, % 28. ||2. J. J. Rousseau a dit passer instruire, comme on dit aller instruire ; On ne veul pas que mes mémoires passent dans le continent et ailleurs instruire une autre génération des maux que m'a fait soulTrir celle-ci, Lett, à DavenpoTt, 30 avril 1767. Cela n'esl pas bon. Il 3. L'Académie fait deux articles séparés de passer 0. n. et passer v. a. C'est à tort; il n'y a là que deux emplois différents d'un même mot.
— ilisr. XI* s. E s'il passe la devise |la règle] sans le congé à la justice. Lois de Guill. 5. Viendrai li jors, si passerat li termes, Ch. de Roi. iv. Vers Angleterre passat-il la mer salse [.salée], ib. xxvii. Il zii' s. Ainz que l'an past |pa.ssej, Uonc. p. 20. De ei qu'as porz pa.s3anz [d'ici jusqu'aux ports qui servent de passages], ib. p. 34. Kranzois passèrent le jor à grant tristor, ib. p. 37. Outre [il] s'en passe, ib. p. 64. Il ne verra passer le quint mois ne le quart, Que nous lui monstrerons tant espieu et tant dart.... Sax. xxix. || xiii' s. Certes encor n'a pas deus mois pa.s3é, Que li marquis m'envoya son message, ooes.n es, Romancero, p. )o». Et Breut crier par tout l'ost que nul ne fust si hardi qu'il passasl cel ordenement pour noise ne pour cri qu'il olst, viLLEH. cxLii. Parmi le cors [il] lui fait le froil acier
. passer, Berte, m. À St Herbert l'Is] passèrent le Rhin lsnel"inent, ib. ix. [Elle] Ne put outrepas.ser , s'ele n'y passe à no [nagej, ib. xxxii. Lors [elle] se musse au buisson, si lait le temps [le mauvais temps] passer, ib. xliii. Car la nuit qu'ai passée, [j'| ai trouvé moût amere, tb. xliv. Bien entend li messages [messager] que c'est chose passée [décidée], ib. LXVlii. Et Symons passe avant [s'avance], mie oe •'oublia, ib. cxxxi. Et au passer que li rois englois quida faire, li Barrois le saisit par le col, et feii cheval des espérons, Chr. df Ratns, p. 40, Amors qui toutes choses passe, Me donnoit cuer et harde- Dient De faire son commandement, la Rose, <kou. r« loDt les (eof qui «e peuvent défendre par cham-
pion : feme, home mahaignié, ou home qui a passé suissante ans, Ass. de J. I, (78. Se cil cui le [la] beste est, veut jurer sor sains que le besle rompi son lien, et, si tosl comme il le sot. Il l'ala querre, il s'en passe sans amende, beauuan. xxx, 67. Mais qu'ils ne passent [dépassent] pour une querele trente livres, m. v, 3. Il fu jugié... que ce que li ordeneur avoient dit seroil de nule valeur, porce qu'il avoient trqp outrageusement passé mesure, iD. xu, 35. S'il recordent jugement qui a esté fes. Il apiai [l'appel] passe, quand on ne dist riens contre le jugement, id. xxxix, 8, Qu'il reliengnenl tant solemont. des cozes dont il est faute, ce qui lor convient por eus et por lor mesnie à l'anée passer, m. XLix, 2. Et il esloit bien voir [vrai] que il en y ot des noies au passer, jomv. 224, {| xiv* s. U s'ensuit que nous passons oultrP et traiterons briefment de elettion, obesme, Eth. S3. Et doit estre félicité mise en la plus noble chose qui >i)il en nous, et en laquelle nous passons les bestes, lû. ib. v («). J'ay mengié sans faim, et maintes fois je m'en peusse bien passer à moins, Ménagier, i, S. Dame, dist ses mariz, vous estes rassotée ; Il convient, et c'est drois, jeunesce scit passée; Car il faut qu'elle soit, comment que scit, getée, Guescl. 273. Moult est chiux [celui-là] fox [fou] qui jure chose qu'à passer a ; Car Diex est tous poissans, qui tout tist et créa, Baud. de Seb. u, 53. ]| xv« s. Quand cette besogne fut toute passée, le roi d'Angleterre se retraist à Calais, proiss. i, i, 329. Les dessus dits [soupçonnés d'avoir assassiné le sire de Mauny] en furent arresiés ; mais ils estoient adonc là si forts qu'ils s'en passèrent et excusèrent, m. i,i, 240. Je me passerai brièvement d'eux [je finirai en peu de mots ce que j'ai à dire sur eux, lesCaiésiens obligés de quitter leur ville] , id. i, i, 323. Leur usage [des EscotsJ est tel en guerre et leur sobriété, qu'ils se passent [se contentant] bien assez longuement de chair cuite à moitié, sans pain, et de boire yaue de rivière, sans vin, iD. i, i, 34. Si commencèrent les cardinaux à traiter pour avoir trêves à durer trois ans; ce traité passa..,, id. i, i, 2|i. [Le roi d'Angleterre renvoie à rançon messire Hervez son prisonnier] et parmi ce que [i condition que] TOUS ferez ce message, je tous laisserai passer pour dix mille escus que vous paierez.... ID. I, I, 214. Entrementes que ces amours, ces lettres, ces accointances.... couroienl entre le roi de Portingalet le duc de Lancaslre, se passoit le temps, i!>. II, m, 38. Bretons et Bourguignons boutèrent le feu en la ville,... de quoi le roi et le duc de Bourgegne furent durement courroucés; mais amender ne le purent : si l-ur en, convint passer, id. u, u, 232. Bien savoit le roi de Krance.... que les Flamands approchoicnt, et que ce ne se pouvoil passer que bataille n'y eust, iD. ii, u, i»4. J'ay aux esches joué devant amours, Pour passer temps, avecques fauli Dangier, ch. d'orl. Bail. 6». Car angoisse prévue est à demy passée, al. chast. Bspér. des trois verlut. Nonobstant qu'ils disoient partout oii ils passoient qu'ils venoient pour le bien publicq, JEAN DE TBOïBS, C/iroti. 1405. Charles VU ne s'armoit mie volontiers et n'avoit point chiere la guerre, s'il s'en eust peu passer, fknin, 4 422. Pa^ser un traité, comh. i, i3. Nul prince ne le passa jamais [le duc de Bourgogne] de désirer nourrir graiis gens et les tenir bien roiglez, in. v, ». Certes, je sais bien que c'est ; car j'ai passé par là [j'ai été amoureux), LOUIS XI, Nouv. xxvi. Il ivr s. Le monde a bien esté autrement enseigné, passé [il y a] longtemps, CALV. histit. m. Mais quand verrai que tu ie passeras [vieilliras], Je cesseray ceste vengeance citresme, marot, i, 386. Uaislrcsse passée Jdaus la danse], ID. u, HO. Il donna à perpétuité.... et de ce leur passa belles lettres, hab. Garg. i, 61, El est escript en autlieur célèbre, passé ha isoo ans, id. l'ant. m, 22. Je l'ayme desjà tout plein [mon enfant], et jà en suis toutassoly; fascheriedu monde... tant grande el véhémente n'entrera désormais à mon esprit, que je ne passe, seulement en le voyant et l'oyant jargonner en son jargonnois puéril, id. ib. m, 28, .Nous veismes comment elle sassoyt, tamisoyt, beiutoyt, et passoyt le temps, avecques ung beau et grand sas de aoye blanche et bleue, 10, ib. v, 21. 11 n'y a créature en ce monde qui passe en l'amour et affection eaven vous vostre.... etc. MABO. /.«((. <2U. Je n'ay de bien <|ue ce qu'il m'en fuult pour passer mon année, id tb. 163. Hier (ju'elle prist médecine, tout son mal se passa, lu. ib. «a. Le gênerai de leur ordre est passé par icy, el n'a voulu voir l'empereur, id. ib. le s'il vous plest luy commander vous dire la pure venté de toutes choses, comme «llu sont paaséos, à vou.- seul il en
rendra bon conte, id. t'b. 4 23. 0 que ce mot m'a serré le creur, qu il m'a fait rougir de honte, et passer tle jalousie I id. A^oui', lxx. Et lui fut offert de le passer docteur pour rien, ce que toutefois il refusa, BEZE, Vie de Calrin, p. «3. Homme ne doit passer dedans ma barque [de Charonl,S'iln'a pas.sé par les mains de la Parque, du bellat, iv, 60, lerso. U s'y rencontra une fois par cas d'aventure, en passant chemin seulement, amïot, Lyc. 60 . L'accord estant ainsi passé, id. Publ. 36. En passant par !a ville de Sardis, pour passer son temps, il alla visitant les temples, id. Thém. 56. Il [un Gaulois] luy passa [à un sénateur romain] tout doulcement la main par dessus sa barbe, id. Cam. *o. Le commun populaire, qui paravant se passoit à peu, en devint superflu, sumptueux et dissolu, id. Péric. <8. Hz passoidnt de beaucoup en nombre ceux de Maicellus, id. Marcell. 7. Pendant que ces choses passoient en la Grèce, m. Sylla, 47. Ainsi comme Crassus passoit son armée par dessus le pont.... iD. Crassus, 38. Après qu'ilz eurent tous passé le pont, ID. ib. 38. Elle estoit déjà passée et suraagée, iD. Démétr. 34. Passant un jour en revue devant le prince de (k)ndé, entre cinq cens arquebusiers..., d'aub. Vit, xviii. Condamné à estre passé par les armes, ib. i.ixxiii. Ayant passé sa colère sur Baugency... id. Ilist. 1, 142. Pour contrepoison à cette invention, Monbrun passé [maître passé] en diligence fait un fort au dessous de Loriol , id. ib. i, 321. Le temps se passe, et se passant, madame, II fait passer mon amoureuse llame, bons, si 6. Passer en proverbe, mo.nt. ii, 43. Le jugement peult se passer du sçavoir, et non le sçavoir du.... ID.I, H8. Passe [j'y consens], m. i, 20s, Quand Pyrrhus passa en Italie, id. i, 230. L'envie de vomir luy estoit passée, de frayeur, id. iv, 2. Quelques unes passent si avant les termes de raison que leurs pauvres maris s'en gratent la teste, lanouk, t84. Et à plusieurs de nos prisonniers on fit alors passer le pas, ID. 689. Vous l'eussiez fait passer par le trou du chat, COTGRAVE. Le bonheur tost se passe, qui n'en a soin, id. Qui passe un jour d'hiver, il passe un de ses ennemis mortels, id. Qui a des noix, il en casse; ei qui n'en a pas, il s'en passe, m. Semelles et vin passent chemin, id. Il n'y a remède, il faut tous passer par là ou par la fenestre, dupail, Contes d'Eutrap. ch. xvi, fol. 79, dans pougens. Boire, manger, coucher ensemble, c'est mariage, ce me semble ; mais il faut que l'Eglise y passe, LOTSEL, Instil. coût. 108.
— Stym. Prov. passar; espagn. pasar ; ital. passare. D'après Diez, ce mot vient du supin paisum, de pondère, déployer, ouvrir {pandere mctnia) ; ce qui le décide, c'est que, dans les hiigues romanes, le sens de passer est essentiellement transitif. Mais, en étudiant l'historique assez étendu qui se trouve ci-dessus, il ne paraît pas que le sens transitif l'emporte sur le sens intransitif. Alors intervient la considération du sens de passer qui se tire assez mal de pondère; au lieu qu'il se tire sans peine, du moins dans la signification intransitive, de passus, pas ; d'ailleurs d'un verbe intransitif faire uo verbe transitif n'est point fort difficile (voy. descendre),
PASSKBAGE (pa-86-ra-j'/, t. f. Plante crucifère qu'on croyait bonne pour la rage (vo). léimiiierj.
— HIST. XVI* s. Faites avaler au chien un breuvage fait de la décoction de rue, passerage, elebore noir.... 0. DE serres, »i)0. Lejiitiium, passeraige, in Rueltium de stirpihus epitnme, Rnlhotnagi, 163».
— ÉTY.M. Passer, rage: ce qui fait passer la rage.
PASSERKAU (pa-se-rô) , J. m. Moineau. Il ordonnera à celui qui doit être purifié, d'offrir pour soi deux passereaux vivantsdont il est permis de manger, saci, ttib/e, Lévil. tiv, 4. Il S. m. pi. Second ordre de la classe des oiseaux, renfermant un grand nombre de genres qui ont entreeux peu d'analogie; ce qui a fait diviser cel ordre en cinq familles qui pourraient former des ordres particuliers.
— iiisr. XVI* s. Las I II est mort, pleurez le, damoisclles, Le passereau do la jeune Haupas, marot, 111,33. Passereaux et moineaux sont de faux oiseaux, COTOBAVE.
— KTVH. Lat. fictif, passerellut, diminutif de passer, moineau, qui se rattache au sanscrit pak- .iha, aile, et signilie originairement oiseau en général. Le simple se trouve dans les patois : Berry, pasie, l'iase, s. f. ; il se trouve aussi dans l'ancienne langue : Certes la passe trueva à soi meson, Pjoiidir, f" 102. Lexvi* siècle a dit souvent, ai; féminin, passerelle.
PASSKIii:i.l.l-: (pà-se-rè-n, >. f. Sorte de poik étroit qui ne sert qu'aux piétons. || Terme de cUe-
PAS
min.sdefer. Ponts destinés à muiotenir des communications entre les deux parties d'une propriété, eoupée en deui par la voie ferrée.
— ÊT>'ll. Passer, et la terminaison diminulive elU.
t PASSERESSE (pS-se-rè-s'), ». f. Terme de marine. Moyen ou petit cordage servant de supplément aux cargues de certaines voiles d'étai et autres, pour bien serrer la voile contre le mât lorsque le vent est tr&s-fort.
— ETYM. Passer.
t PASSEHET (pa-se-ré), t. m. Emerillon.
— ÊTYM. Autre diminutif du latin passer, moineau (voy. PASSEIIEAU).
t PASSERIE ipâ-se-rie), s. f. || 1* Nom d'une espèce de traité ou de convention pour le commerce, qui s'observe même en temps de guerre, entre les habitant» des frontières de France et d'Espagne, auxquels il est permis en tout temps de commercer ensemble, par les ports ou les passages des Pyrénées, qui sont exprimes dans la convention. Il On trouve aussi passelie, qui semble une corruption. Il 2' Liqueur aigre pour faire enfler les peaux.
— ÉTVM. Passer.
tPASSERIGALLF.S(pa-se-ri-ga-I'),s.m.pLGroupe
d'oiseaux qui ont le corps massif des gallinacés, et les pieds setiblahles à ceux Jes passereaux.
— ÉTVM. Lat. passer, moineau, et gaUus,coq.
t PASSERILLE (pa-se-ri-ll', Zi mouillées), s. m. Tout raisin privé, par une demi-dessiccation, d'une grande portion de son eau. Du passerille de belle espèce. De bons passerilles On fait beaucoup de passerille à Frontignan. || Muscat du Levant séché au soleil.
fPASSERIXE (pa-se-ri-n'), s. f.\\l' Genre de plantes qui sa rapprochent de la lauréole. La passerine dioique, qui se trouve dans les Pyrénées. La passerine thyméIée,DC, dite vulgairement herbe de Mont-Serr,it, et ijui était le daplmé tliyiuélée de Ijnné, LEGOARANT. ||2° Genre d'oiseaux de l'ordre des granivores. La passerine bleue, dont le mile a été décrit sous le nom de bruant du Canada; c'est l'embérize bleue de Latham, dite aussi minisire. La passerine oryzivore, appelée vulgairement ortolan de riz et bruant de la Caroline; c'est l'embérize oryzivore de Latham; d'autres ont employé les mots mangeurs de riz pour traduire le nom spécifique. La passerine des pàturages.-elleest devenue l'embériiedes troupeaux. Lii passerine musicienne (États- Unis) de Vieillot, confondue à tort avec le petit chanteur de Cuba dont elle diffère beaucoup; ce dernier est la passerine lépide (Cuba, Balti) de
Vieillot, LKOOARANT.
+ PASSERINETTE (pa-se-ri-n>-tO, ». f. Espèce de fauvette. Nous adoptons pour cet ois<!au le nom de passerinette, qu'il porte en Provence ; c'est une petite fauvette qui diffère de la grande non-seulement par la taille, mais aussi par la couleur du plumage et par son refrain monotone tip, tip, bupp. Ois. t. ir, p. «7».
1 PASSERNIQDB (pa-sèr-ni-k"), ». f. Espèce de pierre à aiguiser.
PASSE-ROSE (pâ-so-rô-r'), ». f. Nom vulgaire de Vallhxa alcea, njalvactes, ou rose trémière.jl Passerose parisienne , sorte de plante caryophyllée , agroslemma coronaria, L
— HIST. XIV* ». Fleurs vermeilles qui croissent es •biefs, que l'en appelle perceau, ou neelle, ou passe rose juffrojl^mmo gilhayu , L.\, Kénagicr, u, 5. Il ivr s. Le tige de la passe-roze s'esleve jusqu'à dix ou douze pieds et davantage; sa (leur est as.sez grande, de la figure d un» cloche, faite à pnus, de couleur rouge-pasle ; il y i aussi des passe-rozes jaunes et blanches plus espesses que les rozos mesmes, o. de serres, 676.
— ÉTVM. Poster, rose : ce qui passe les roses.
} PASSE-UO.SÈE (pâ-se-ro-zée), s. f. '/ariété de tulipe. ;| Au piur. De» passe-rosée.
t PASSE-SATIN (p»-»6-sa-tin), ». m. Un des noms de la lunaire bi<»nnale, pUnie. j| Au plur. Des pusse-
HtiD.
t PASSB-SOIB (p»-s«-»ol), ». m. Lame de fer percée de troui, par lesquels on ftiil passer la soie, i mesure qu'elle »'étend «ur les aiguilles du méUer à bas. Il Au pJur. Des pt*se-soie.
PA8SB-TBMP8 (pâ-se un) , ». m. Occupation léger» «ligréabie. Et les docte», k les lire amusés Bout d autre passo-lemps, bP.onikh, .Soi ii. u joli l*tH-tempi D'être auprès d'une dame et causer du W»u lemp. oo»«. la Feue», i. i. Hé quoi! vous
S 7 «w!^!l " f"V»»-««'"P» plu» doUXt RAC. Athat.
n,7. (MM donne N-»ucoup dansée pars 14 iLenèval lU •em..lr.«». voit. Uu. l)am,Ux,ilU Savr. I7«7.
PAS
Tu connais des Romains les passe-temps cruels, SAUBIN, Spartae. I, <. La lice à mes loisirs offrait ses pa.^se-temps, p. lebrun, le Cid d'Andal. ii, ».
— HIST. XV" s. De mentir par déduit ou joye, Ou par passe temps, ou plaisir, Ce n'est point mal fait, sans faillir, CH. d'orl. Jlali. loi. Kt no avoil |le Daulphin] aucun passe-temps que de jouer des orgues, JuvÉN. Charles 71,1413 || xvi* s. Ce n'estoient que danses, festes, jeux, banquets, passetenips de chasses, amyot, iyc. 63. Et le plus communément nous nous sentons plus esmcus des trépignements, jeux et niaiseries puériles de nos enfants, que nous ne faisons aprez de leurs actions toute» formées; comme si nous les avions aimez pour nostre passetemps, comme des guenons, non comme des hommes, mont, ii, 7i.
— ÉTYSI. Passer, temps.
t PASSETTE (pâ-;.è-t'), s. f. Petite passoire. || Se dit, chez les ouvriers en soie, d'un fil de laiton en spirale. || Chez les tireurs d'or, portion d'un cercle dont un bout se termine en anneaux coniques pour briser, presser le fil sous les roues du moulin.
— ÊTYM. Passer.
PASSEUR (pà-seur), s. m. || i» Celui qui conduit un bateau pour passer l'eau. Oue le passeur du bac prenne le nom de chaijue Adonis, dancourt, Impromptu de Suresne, se. 20. || On dit quelquefois au féminin passeuse. || 2" Terme de chemins fie fer. Employé qui, sur les chemins i une seule voie, accompagne successivement tons les trains, monté sur la locomotive et portant un signal visible à tous.
— HIST. XVI' s. Ce passeui-ià est appelle Caron, DUBEi:!.. IV, 49, recto. Un passeur d'eau, au port de
Nesie, PARfi, t. III, p. 683.
— ÈTYM. Passer; wallon, patieu d'oitc; ital. passatnre.
PASSE-VELOURS (pâ-se -ve-lour), s. m. Nom qu'on djone à plusieurs espèces du genre célosie, de la famille des amaraiitacées, et surtout à la célosie à crêtes. Il Passe-velours branchu, l'amarante à queue de renard. || Passe-velours jaune, le souci des jardins. Il Au pUir. Des passe-velours.
— HIST. XVI' s. D'une sorte de souci se treuve le pied monter de trois ou quatre pieds, produisant une large et espesse fleur, jaune, grande comme une roze; sans nulle senteur, par d'aucuns appelée passe-velours, à cause que ses feuilles sont veloutées, o. de serbks, 674. Le passe-velours est une (leur qui ne sent du tout rien, mais dont la seule beauté la fait loger au jardin en lieu apparent; elle est fort belle à voir, faite en pyramide, de couleur incarnat esclattant; et qui plus est, secliée, ne deschoit que bien peu de son lustre, dont est par d'aucuns appelée passe-velours immortel. Une autre sorte de passe-velours seslargit en brancheage; dont il porte l'epithete de branchu, lu. 674.
— ÉTVM. Passer, velours.
t PASSE-VIN (pâ-se-vin), ». m. Instrument pour faire pisser une liqueur plus légère à travers une autre plus lourde, sans qu'elles se mêlent. || Au piur. Des passe-vin.
t PASSE-VIOLi:T (pâ-se-vi-o-lè), s. m. Couleur que le fer ou l'acier acquiert à un certain degré de leu.
j- PASSE-VOGUK (pâ-se-vo-gh'), t. f. Ancien terme de marine. Nage forcée. Nous ayant aperçus assez proches d'elles, elles [les galères d'Espagne] commencèrent à fuir à passe-vogue, au plus grand désordre du monde, Corresp. de Sourdis, dans jal.
— ÊTYM. Passer, vogue.
PASSE-VOLAm- (pi-se-vo-lan), s. m. || !• Nom
donné à de faux soldats que les officiers faisaient passer en revue pour tromper les inspecteurs et les commissaires, nuand leurs compagnies n'étaient pas complètes, et dont ils s'appropriaient la solde, l'ar l'ordonnance de leos, Sa Majesté a ordonné que les passe-volants seraient marqués à la joue par le bourreau avec un fer chaud fleurdelisé, riciiblst. Le roi a fait ce matin une revue générale des troupes, et a cassé avec douleur un capitaine de cavalerie que tout le monde estime, et Sa Majesté même ; mais il avait trois pass»-volants, pelusson, Lelt. hist. 1. 1, p. Ï67, dans POUOKNS. || Fig. et par plaisanterie. Pâques vint, et ce l'ut un nouvel embarras, Anne, faisant passer ses péchés en revue. Comme un passe-volant mit i-n uu coin ce cas, la font, t'a» d« consc. H bans la marine. Celui qui est porté en fraude sur le rôle d'un équipage sang être présent. |) Se dit aussi quelquefois des individus cachés à bord. liî" Kig. et familièrement. Homme qui s'introduit dans une partie de plaisir sans payer sa part de la dépense commune, ou qui entre au spectacle sans paver, quoiqu'il n'en ail ni le droit, ni la permisiion. Le* patM-volanU qui l'occupent à voir jouer
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des après-dinées, pour recevoir quelques ducats, venaient tous se placer derrière moi, le sage, Guim. d'Alfar. v, 8. || Il s'est dit aussi pour parasite. Il 3° Cel'ii qui n'est quelque part que passagèrement. Les officiers .se dégoûtèrent de dépendre de ces espèces de passe-volants (les inspecteurs] qui ne pouvaient les connaître, st-sim. 409, (3«. Je laisse Mme Denis donner des repas de vingt-six couverts, et jouer la comédie pour ducs et présidents, inleiidanls et passe-volants qu'on ne reverra plus, VOLT. Lett. d'Alemb. 7 sept. 1 704. || 4° Ancien terme de marine. Nom qu'on donnait à un canon postiche , fait de bois et destiné i figurer à la place d'une bouche à feu. |1 Au plur. Des passe- volants.
— HIST. XVI' s. Les capitaines ne les ponvoyent tromper [deux financiers ou payeurs huguenots] d'un passe-volant, d'adb. Conf. ii, 5. Passe- volants, qui sont valets et gens de boutique, qu'ils arment et desguisent en soldats, pour les faire passer à la monstre, CAra. v. Si. De là sont venus ces horribles monstres de canons, doubles canons, bastardes, mosquets, passe-volans, et pièces de campagnes, PARÉ, IX, Préf.
— ÉTYM. Passer, volant ; celui qui passe volan' comme on dirait : celui qui passe courant.
PASSJBIUTÉ (pa-ssi-bi-li-té), ». f. Qualité des corps qui sont passibles.
— HIST. XVI' s. [Les morts] estant délivrez de toute passibilité et de toute morliililé, mont, ii, 309.
— ÉTYM. Ital. possi'btJi'd ; du lat. passibililatem, de passihiUs. passible.
PASSIBLE (pa-ssi-bl'), adj. || 1° CapaMe (réprouver la douleur ou le plaisir. Il [le Christ] s'est revêtu d'une chair passible et .«sujette à la mort, bour- DAL. Carême, i, Jugrm. ileinier, 224. || 2- terme de jurisprudence. Qui iloit subir, qui a mérité de subir une peine. 11 est passbie d'une amende. Accepter une succession, c'est se rendre passible de toutes les dettes de celui dont on devient l'héritier.
— HIST. xiV s. Et les puissances de l'ame selon lesquelles nous sommes passibles des passions, ORESME, £(h. 4 2, Il XVI' s. Hcrcules et Bacchus, qui par l'excellence de leur vertu despouillerent ce qu'il y avoit de mortel et de passible en eulx, ahyot, Pélop. 30. Suis-je mortV non, j'ay trop de sentiment. Je suis trop vif et passiÛe au maitire, desportes, Diane, i, iu.
— ÉTYH. LaL passibilis, de pa»»um, supin de pati, souffrir (voy. pàtih).
t I . PASSIËKE (pâ-siè-r') , ». /. ïrou par lequel on peut passer.
— UlST. xui' s. Guillaumes dou Cbaisooit estoit entrés el fossé et faisoit passieres à s'espée pour monter amont, u. de valenc. xxxiv.
— ÉTYM. Passer.
t 2. PASSIÈRH: (pâ-8iè-r'), ». /. Nom du moineau femelle en Saintonge.
— ÉTYM. Dérivé de passe, moineau.
PASSIF, IVE (pa-ssif, ssi-v'), odj. || 1' Terme didactique. Qui soutfre l'action, l'impression. L'homme, en venant au monde.... n'apporte que des i|ualités passives, il ne peut que recevoir les impressions des objets et laisser all'ecler ses organes, blff. Quadrup. t. IV, p. 24. Est-il Lien démontré que les sensations et les perceptions soient purement passives, comme l'affirme notre métaphysicien V bonnet, Œuv. méi. t. xviii, p. 160, dans podgens. Si nous étions purement passifs dans l'usage de nos sens, il n'y aurait entre eux aucune commuuicalion, j. j. Rouss. Ém. IV. L'entendement est une faculté froide et passive: il obéit, dans le silence des passions, à la vérité, à l'évidence, marmontel, Œuv. t. ix, p. aC4. ||2" Actif el passif, qui agil et qui subit. Le seul remède dont je me sers [dans un mal du poitrine] est de
parler le moins que je peux je renonce à toutes
visites actives et passives, et j'ai fail goûter cela à mes meilleurs amis, bavle, Lelt. à Mme Baricave, au oct. 1706. y at-il une autre ressource [que la médisance] contre l'ennui actif et passif dout votre inutile beau monde est accablé sans cesse? volt. Lett. Mme du Deffant, tï juiU. 1761. || 3" Par extension, qui n'agit point. Votre rôle est tout passif. Il faut dans cette circonstance se tenir passif. Il Obéissance passive, obéissance absolue, qui rejette tout examen des raisons du commandement. Les torys étaient pour les épiscopaux, qui favorisaient la maison de Stuart, et qui voulaient établir l'obéissance passive envers les rois, parce que le» évêques en espéraient plus d'obéissance pour euxmêmes, VOLT, iouis ilV, 2ï. Il Citoyen passif, s'est dit, dans la Kévolulion, par opposition à citoyen actil, de ceux qui n'avaiout pas droit de suffrage dans ta» assemblées oiimaires H Terme de dévotiou Or«i-
Pas
PAS
PAS
«on passive, suspension totale de* facultés intellectuelles, par laquelle l'âme demeure impuissante à produire tous lesacles, ou de propre industrie, ou de propres efTorls. || 4' Commerce passif, se dit, dans la théorie de la balance du commerce, des achats faits à l'étranger, des importations, ou de l'excès des importations sur les exportations. {{ 6° Terme de grammaire grecque et latine. Verbe passif, verbe où le fujet subit une action du régime exprimé ou non. Voix passive, la forme de conjugaison des verbes passifs. Notre langue ne peut rien substituer à de pareils éléments [les finales passives dj latin]; elle n'a donc point de verbe passif; en effet c'est avec les participes du passé, joints aux différentes formes du verbe être, que nous traduisons les verbes passifs du latin, condill. Gramm. il, (0. || Signification passive, celle qui marque l'action reçue par le sujet. En latin et en grec, le géniiif a une signification active ou passive : omor Dei, c'est l'auiour de Dieu pour... (Dieu aime), ou l'amour de Dieu par.... (Dieu est aimé). || Oui appartient à la voii passive. Participe passif. || 6" Terme de médecine. Affections passives, afiections «pji dépendent d'une faiblesse ou d'un relâchement organique, par opposition à celles qui se rattachent à une augmentation d'action, et qu'on appelle actives. {| 7° S. m. Terme de commerce Le passif, ce qu'on doit. L'actif surpasse le passif. |{ 8° S. m. Terme de grammaire. La voix passive. Ce verbe est au passif.
— HIST. xiv* s. Tant comme l'actif et le passif sont disposés et appliqués, oresme, Eth. 305. Passif est chose qui souffre, m. Thèse de meunier.
— ËTYM. Lat. passivus, de passum, supin de pati, soufTrir (voy. pAtir).
t PASSIFLORE (pa-ssi-flo-r'), s. f. Nom de genre de plantes delà famille des passillorées de l'Amérique tropicale. La grenadille passiflore (passiflora cierulea) .
— tlYM. Passion, et fleur; plante ainsi dite parce qu'on avait cru reconnaître dans ses organes floraux l'image des instruments de la passion de Jésus-Christ.
t PASSIFLORÉKS (passi-flo-rée) , s. f. pi. Famille de plantes différant des cucurbitaiiees par la présence de deux stipules à la base des pélioles, et à laquelle la passiflore a donné son nom.
t PASSI FLORIN E (pa-ssi-llori-n'), s. (■ Alcaloïde trouvé dans la racine de la passiflore.
t PASSIM (pa-ssim'), adv. latiu employé parfois en français avec la même signification : çà et là, en différents endroits. Tel mot se trouve réiiélé pages 20, 60 cl passira.
— ÉTYM. Lat. passim, de passus, pas : en manière de pas, çà et là.
PASSION (pà-sion; en vers, de trois syllabes), I. f. Il 1° Souffrance, en parlant de Jésus-Christ et des martyrs. La passion de Nolre-Seigiieur. L'illustre Grotius a mis sur la scène la p.ission même de Jésus-Christ et l'histoire de Joseph, et le savant Buchaiian a fait la même chose de celle de Jephté etde la mort de saint Jean-Baptiste, cOHN.J'oiy. £'zamen. [ù Jésus] remplissez-moi de vous et de votre esprit.... pour commuer d'endurer en moi ce qui vous reste à souffrir de votre passion, que vous achevez dans vos membres jusqu'à la consommation parfaite de votre corps, pa.sc. Prière pour le bon usage des maladies. Il n'y a personne qui ne soit louché quand on les voit (les martyrs], dans leur passion, entre les mains des persécuteurs, boss. k* aiert. t2. \\ Fig. et familièrement. Souffrir mort et passion, éprouver de grande.s douleurs, ou, simplement, éprouver de vives contrariétés, 'fous les cheveux coupés sur la tête, et frisés naturellement par cent papillotes qui lui font souffrir mort et passion toute la nuit, SÉV. 29. Quoiqu'il souffrit mort et passion de ce qu'il fallait se contraindre, tandis qu'on se contraignait si peu devant lui, iiàuilt. Gramm. s. || La semaine de la Passion (avec une majuscule), celle qui précède la semaine sainte. Nous attendons et entendons le P. Ma.ssillon, le lundi de la Passion, maintpnon, Leil. au card. de Noaillei, 3 mars I7U8. {| Le dimanche de la Passion, le dimanche qui ouvre cette semaine. || Terme de liturgie. Nom sous lequel on dé.signait autrefois tout le carême. ;' S" Par extension, sermon sur la passion, qu'nn prêche le vendredi saint. Je veux demain aller à la pas.sioii du P. Bourdaloue ju du P. Hascaron; j'ai toujours honoré les belk/i passions, sév. st. J'ai entendu la passion du i'. Mascaron, qui en vérité a été tps-ijulle e> irèstutiubaule ; j'avais grande envie de me jcf dans le Uourdaloue; mais l'impossibilité m'en a âté le goût : les laquais y étaient dès mercredi, et la presse était à
mourir, m. st. |1 3" La partie de l'Évangile oii est racontée la passion de Jésus- Christ. La passion selon saint Jean. Chanter la passion. ||Se,dit, parmi le peuple, de la sonnerie qu'on fait à l'Église pendant l'agonie d'un mourant, ou au milieu de la messe vers la consécration . |{ Oratorio. La Passion deJ. Sébastien Bach selon saint Matthieu. 114" Confrères de la Passion, association de jeunes clercs qui, sous le règne de Charles VI, entreprirent de jouer publiquement des mystères, et qui devinrent finalement les comédiens de l'hôtel de Bourgogne.
Filles de la Passion, nom que l'on donnait quelquefois aux capucines. |{ 5' Terme de blason. Clous de la passion, se dit de clous d'une forme particulière. Il Croix de la passion, croix dont la barre est placée vers le haut. || 6" Ancien terme de médecine. Certaines maladies douloureuses. Ainsi on appelait l'hystérie, passion hystérique, l'iléus , passion iliaque. Il 7° Mouvement de l'âme, en bien ou en mal, pour le plaisir ou pour la peine. Us ne peuvent tirer de leur âme leur raison toute simple et toute pure, sans la mêler dans leurs passions, baiz. De la cour, 5' dise. Suis moins ta piission, règle mieux tes désirs, corn. [for. iv, 5. La durée de nos passions ne dépend pas plus de nous que la durée de notre vie, la rochefouc. Ilax. 6. De toutes les passions violentes, celle qui sied le moins mal aux femmes, c'est l'amour, lo. Réft. mor. n° 406. La santé de l'âme n'est pas plus assurée que celle du corps; et, quoique l'on paraisse éloigné des passions, on n'est pas moins en danger de s'y laisser emporter, que de tomber malade quand on se porte bien, ID. tb. n" 188. En sachant la passion dominante de chacun, on est sûr de lui plaire, PASC. Pens. vil, i4, éd. havet. Cette guerre intérieure de la raison contre les passions a fait que ceux qui ont voulu avoir la jiaix se sont partagés en deux sectes • les uns ont voulu renoncer aux passions, et devenir dieux; les autres ont voulu renoncer à la raison, et devenir' bêtes brutes, m. ib. VIII, 8. I^es passions dominées sont vertus, in. ib. XXV, 104. Ce n'est pas la raison qui se sert des passions, mais ce sont les passions qui se servent de la raison pour arriver à leur fin, Nicole, Ess. n,or. I" traité, ch. tt. Nous pouvons définir la passion un mouvement de l'âme qui , touchée du plaisir ou de la douleur ressentie ou imaginée dans un objet, le poursuit ou s'en éloigne, BOSs. Conn. i, 6. Le juste.... persécuteur irréconciliable de ses propres passions, ID. Heine d'Anglet. Le plaisir d'être maître de soi-même et de ses passions doit être balancé avec celui de les contenter, et il emportera le dessus, si nous savons ciraprendre ce que c'est que la liberté, in. Pensiis chrét. 40. Aussi est-il constant que d'arracher du coeur une passion, c'est de toutes les entreprises la plus grande et celle où l'homme éprouve plus de combats et plus de contradictions, BOL'iDAL. Pensées, t. i, p. 368. Quand Dieu a voulu punir les hommes sur la terre, et les plus grands hommes, il n'y a point employé de plus terrible ch.îtiment que de les livrer à leurs passions, iD. Exhort. sur la trahis, de Judas, t. i, p. 431. On lui dit mille fois qu'il fallait, pour réussir à la cour, savoir selon les temps ou déguiser ses passions, ou Catter celles des autres, ïlkch. Duc de Uont, Leur condition (des princessat) les oblige à se pn'ler quelquefois au monde.... poux calmer et suspendre par d'honnêtes et nécessaires divertissements les passions secrètes qui le di ^ore^l, ID. Dauphine. Chaque passion parle un différent langage, boil. Art p. m. Je crois pouvoir dire que toiittis les passions se peuvent rapporter aux trois primitives: savoir, au désir, à la joie et à la tristesse, halebh. ttcch. vér. V, )0. Il ne faut donc pas multiplier le nombre des passions selon le nombre des objets qui sont infinis, mais seulement selon les principaux rapports qu'ils peuvent avoir avec nous, iD. ib. v, 7. De cette manière on reconnaîtra que l'amour et l'aversion sont les passions mires, ID. ib. Il n'a point de passions, il n'a ni amis ni ennemis, personne ne l'embarrasse, tout le monde lui convient, la bhuy. XI. Tout ce qu'elle [la profession de M. Itollé] pouvait lui laisser de loisir, tout ce qu'il pouvait dérober aff sommeil, la passion dominante [l'ardeur pour les mailiémalijuesl le prenait, et l'on .sait que les pa.ssi(ins font toujours leur part assez, bonne, fomr.n ■ holle 11 reprit, à qualrevingts ans, des forces, de la jeunesse pour revenir dans nos a.ssemblces, où il parla avec toute la vivacité qu'on lui avait connue, et qu'on n'attendait plus; une grande passion est une espèce d'âme, immortelle à sa manière et presque indépeudautu des organes, lu. du
Verney. Les paMions fout tout eo tuux tant que
nous sommes , negiuns-Ies seulement, ne les étouffons point, filles ont tout appris aux hommes, i.a- M0TT2, Fabl. V, 9. Il faut l'avouer à la honte de la raison, le plus sûr moyen et presque le seul que nous ayons pour nous guérir de nos faiblesses et de nos passions est de leur opposer des passions contraires, MAiRAN, Éloges, Uunauld. La passion fait sentir et jamais voir, montksq. Rom. ti. La raison sans les passions serait presque un roi sans sujets, DIDER. Claude et Nér. u, 49. On déclame sans fip contre les passions; on leur impute toutes les p* nés de l'homme, et l'on oublie qu'elles sont aussk la source de tous ses plaisirs, lo. Pens. philos, n' 4. Nos passions sont les principaux instruments de notre conservation, i. }. bouss. Ém. iv. || Demi-passion, passion sans force et sans durée. |i Lâcher la bride à ses paissions, s'y abandonner entièrement. 118° 11 se dit quelquefois pour une passion en particulier. Il La colère. Malgré la passion dont elle était émue, HOL.VÉt. v, 14. || Le plus souvent, il se dit de la passion de l'amour. J'ai tendresse pour loi, j'ai passion pour elle, corn. Nicom. iv, :i. Il n'a pas fait vo.r assez de passion pour Camille, in. Hor. Examen. Par un honneur qu'on se fait d'être constant, on entretient, plusieurs années, les misérables restes d'une passion usée, st-ëvri:mono, dans RICHELET. Dans les premières passions les femmes aiment l'amant j dans les autres elles aiment l'amour, la BOcnEF. Max. 471. Les morts sont donc heureux? ce n'est point mon avis; Je veux des passions, et, si l'état le pire Est le néant, je ne sais point De néant plus complet qu'un cœur froid à ce point, la PONT. Filles de Minée. Je vois les lettres de cette comtess", que je trouve toutes pleines do passion pour son mari, sév. 442. La qualité de nièce du vidame rendait Mme de Clèves plus obère à Mme de Martigues, et Mme de Clèves l'aimait aussi comme une porsoiinequi avait une passion aussi bien qu'elle, et qui l'avait pour l'ami intime de son amant, la FAT. Princ. de Clèves, Œuv. compl t. ii, p. ai'i, dans POUGENS. Demandez à ceux qui ont dans le cœur (|uelque passion violente, s'ils conservent quelque orgueil ou quelque fierté en présence de ce qu'ils aiment : on ne se soumet que trop, on n'est que trop humble, boss. la Vallière. U [Henri VIII] s'égara dans les passions qui ont perdu Salomon, id. Reine d'Anglet. 11 arrive quelquefois qu'une femme cache à un homme toute la passion qu'elle sent pour lui, pendant que, de son côté, il feint pour elle toute celle qu'il ne sent pas, la bruy. m. U semble qu'une passion vive et tendre est morne et silencieuse, iD. m. Cette infortunée créature qui avait allume tant de passions injustes, mass. Arent, Mort du péch. On veut plaire, et l'on ne plaît (jue par les passions ou qu'on reçoit ou qu'on inspire, 1». Prof. rel. Serm. i. Elle se sentit saisie tout à coup par la passion, par celte griffe de vautour sous laquelle le bonheur et I indépendance succombent, STAKL, Corinne, .iv, 6. || Une grande passion, les grandes passions, un amour qui s'empare de ;out le cœur et qui se subordonne toute cho.se. Ceux qui ont eu de grandes passions, se trouvent toute leur vie heureux et malheureux d'en être guéris, labo- CHKF. Max. 485. C'est une chose presque reçue, qu'on doit dans lo cours de sa vie éprouver une grande passion; il n'y a point de jeunes personnes qui n'aient entendu parler do cette fatalité chimérique, OKNLis, Ad. et Tliénd. t. i, p. 249, dans poigens. Il Une passion malheureuse, un amour qui n'est pas partagé. 11 m'assure que, de tous les sentiments dont il a essaye jusqu'ici, celui qui occupe le plus l'imagination et qui remplit le mieux le cœur, o'o«t une passion malheureuse, genlis, IHi)res rivnh'S, t. 1, p. 342, dans pougens. || Fig. cl par plaisanterie. Une passion malheureuse, une élude, un goût où l'on ne réussit pas. Il aime à faire des vers; mais ses vers .sont bien médiocres; c'est une passion malheureu.se. || Faire une passion, une grande passion, exciter vivement l'amour. U y avait à Marseille une madame Arnoul, qui, laide comme le péché, a fait les plus grandes passions, ST-siu. 6H, 124. Laure était assez belle pour faire une passion, J. ]. houss. Ilil. vi, 14. || Aimera la passion, aimer extrêmement. Il aime cette femm* a la pas.sion. || Au xvn* siècle, on a dit, en ce sens, passions au pluriel, lille remarque eu lui tant de perfections, Que les moins éclairés venaiimt ses passions, corn. Mél. u, i. Je ne vous tiendrai plus me» pa.ssions secrètes, m. Pomp. iv, .'i. Mes faveurs ont toujours irrité ses mépris; Toutes mes passions n'ont fait que lui déplaire, thistan, Jforianne, ii, o. i!;lle me donna tant de preuves de son gentil et^tii, que je repris mes première* pa»
PAS
•ion», FrancioH, ▼. I| »• Belle passion, tendre attaehemenl, soit d'amitié, soit d'amour. Elle me manda la jolie action du chevalier de Pompoiie, parce qu'elle sait bien la belle passion que j'ai pour le père, sSv. fin de juillet l «90. M. et Mme de Trudaine m'ont pris dans une belle passion, Dii'EROT, Uém. t. III, p. 77, dans pouoens. Quoil pour uo inconnu.... que je crois estimable, Se prendre tout à coup de belle passion! picard, Entrée datu l* monde, 11, 7. |! Belle passion, se dit souvent, en un sens ironique, d'un amour inattendu pour quelque chose. $e prendre d'une belle passion pour la musique," pour les médailles. Il 10* Vive affection pour quelque chose que ce soit il a la passion des richesses, de la gloire, des beaux-arts. De tous les biens du monde la liberté est celui pour qui les hommes ont une plus forte et plus véritable passion, malh. Le xxxili' lii're de Tile Lire, ch. a. La passion qu'elle ressentait pour la gloire de Monsieur n'avait pas de bornes, boss. Duch. d'Orl. Il aimait extrêmement la musique, et avait pris en passion celle de Ramnau, i. ]. Ronss. Conf. v. J'ai plus que jamais la passion de la botanique, m. Lett. à du Peyrou, 29 avr. wss. Il 11* Vif désir. Pour ce qui est de vous, vous ne sauriez douter de la passion quej'ai à vous honorer, VOIT. Letl. 48. Monseigneur, la fortune n'a pu souffrir que les passions que j'ai de vous plaire fussent plus longtemps inutiles, uaihet, Ép. à Richelieu, entête des A'our. œur. de Théophile. Pouvaient-ils mieux marquer la passion qu'ils ont d'agir en maîtres et en souverains inquisiteursT pasc. Prov. xix. Je souhaite ivec une grande passion d'être hors d'ici, sfiv. ««7. Mon fils est toujours dans la même passion de vendre, m. te l'év. i«80. L'aveugle passion de retourner dans sa misérable patrie lui fit rejeter tous ces avantages, p8n. Tél. i. Je priai Louville de n'oublier rien pour servir utilement la passion que j'avais de ce mariage, st-siu. *b, n2. || 12» Objet de l'alTeclion, en parlant d'une personne ou d'une chose. Cette femme est sa passion. Une avidité de savoir, une assiduité et, si j'ose le dire, une intempérance de lecture ont été les passions de la jeunesse, fléch. Due de Mont. Une si heureuse naissance la rendit la passion de tout ce qu'il y avait de vertueux, m. Jfme de Mont. Mes chars et mes coursiers, mes lltches, mon carquois, Voilà mes passions et ma seule science, volt. Orphel. m, ♦. Il 11 s'est dit au xvii* siècle en ce sens au pluriel Pour moi qui ne commence pas d'aujourd'hui i faire mes passions de vos intérêts, balz. liv. i, lett. 7. Il 18° Prévention forte pour ou contre quelqu'un ou quelque chose. La passion inspire toutes ses paroles. Je me dépouillerai de toute passion, BOTR. Yencesl. iv, 6. Je commençai à me délier que TOUS agissiez avec passion, paso. Prov. xvii. L'intérêt et la {^sion corrompent les hommes-, ta loi est sans intérêt et sans passion, boss. Polit. 1, iv, ♦. Nous n'avons rien que de faible & leur opposer [aux vérités de l'éternité] ; c'est par passion, et non par raison, que nous osons les combattre, id. Duch. d'Orl. [La savante] Pèse sans passion Chapelain et Virgile, boil. Sot. x. || 14' Terme de littérature. Chaleur, expression vive, sen^ibilité. Les passions sont bien entendues dans ce poème, dans cette pièce. Que dans tous vos discours la passion émue Aille chercher le cœur, l'échauffé et le remue, boil. Art p. m. Je me sens déjà pris de compassion; Ce que c'est qu'à propos toucher la passion I rac. Plaid, m, 3. Il Cet orateur, cet acteur, etc. entre bien dans la passion, il se pénètre bien du sentiment qu'il doit exprimer. || Il se dit, dans le même sens, de la musique et de la peinture. Les passions sont bien rendues dans ce tableau. Il y a beaucoup de passion dans cet air. || 18° Terme de philosophie. Impression reçue par le sujet ; se dit par opposition a action. Il IS'Termede grammaire. Impression reçue par un sujet. Le verbe actif marque l'action, le oassif marque la passion du sujet. |1 17* De passion, loe. ode. Passionnément. Votre frère est tiès-per- •uadé de votre amitié ; il vous aime de passion, i M qu'il dit, ri je le crois, s4v. 8 janv. i«7i.
— luST. iii* s. Et ton saint cors livras à passion, «on* p. 48. Al quart an qu'ot sulTcrt li martyrs passion. Th. le matt. l»9. ||xiii' s. Passions est •usi corne «mor, leesce, miséricorde, et toutes cho- »«• de quoi ensleut jensuil] volenté et moleste
■•WULATINI, TV^lOr, p. M». Hxn^s. VoUi COD-
«"«•«•eï, comme ouvrit-re, l.e menledela matière • car agent im prent action Qu'en disposée passion tAlch. d nol. 130. Il luy print une irès forte passion qu'on appelle l« (lux de ventre, Chron. d« St- Onu, L II, f. ÎC7, dans lacorh». (iiv* s. lU pris-
PAS
drent i spéculer sus plus occultes cboses si comme des passions [phases] île la lune, chbist. db pisan, Charles V, m, 87. La patience qu'il [Louis XI] a portée en ses passions a esté semblable i celle qu'il a fait porter aux autres, (xmM. vi, 12. Le roy Ferrand porta grande passion en son cœur de voir venir sur luy ceste armée, et qu'il n'y pouvoit remédier, m. vu, M. Aucune nature n'est exempte de passion, et tous mangent leur pain en peins et douleur, id. VIII, II. Je suis tout seur d'ouïr la passion; plust à Dieu que ma femme fust mute [par allusion à l'Évangile de la passion qui est fort long] 1 louis xi, Nouv. xcvii. Il xvi* s. Les passions de Christ [ses souffrances], calv. Instit. 535. Le despit dune passion envieuse, mont, i, 5. La tristesse, cette pas sion.... ID. I, 6. Esprins d'une exlresme passion (* .s honte, iD. I, 11. Si on verse de l'eau dessus |la 'yrpille], on sent celte passion [engourdissement] qui gaigoe contremonl jusques à la main, id. ii, I8I. La mort n'est qu'un quart d'heure de passion, sans conséquence, m. iv, aia. Elles donnent à leurs maris infinité de passions [tourments], maro. Nouv. XLVi. Les passions et affections de nostre ame, AMTOT, De la vertu morale, 8. Tous les autres gentilz hommes se tourmentoient de sa fortune, luy seul monstroit au dehors n'en sentir passion aucune, ni avoir compassion quelconque de soy mesme, id.
Cor. 3a Dont s'ensuist la colique passion, parr,
Introd. ». Le verbe est une partie du langage signifiant action ou passion, avec temps et modes, MEIORP.T, dans LivET, la Gramm. franc, p. 82.
— ÊTYM. Prov. passio; espagn. pasion; portug. paixdo ; ital. passions ; du lat. potst'onem, de pasjum, supin de pâli, souffrir (voy. pin»).
t PASSIONNAIUE (pa-»io-né-r'). || 1* S. m. Livre qui contient l'histoire de la passion. || î* S. ^. La passionnaire, la passiflore.
— tnsT. Passionnaire, c'est livre des passions des saints, du cange, passionnarius.
— ÉTYM. Passion.
PASSIONNÉ, ÊE (pa-sio-nc, née; en vers, de quatre syllabes), part, passé de passionner. || l* Rempli de passion. Ce sont les.caractères passionnés bien plus que les caractères légers qui sont capables de folie, STAKL,Cor. I, 3. Il Oii règne la passion, en parlant des choses. Ahl que voilà un air qui est passionné! MOL Prie. 10. Aussi les femmes disaient-elles que les élologus les flattaient moins que les injures passionnées et véhémentes de Rousseau, marmontel, Ifi'm. XI. Cette ode, à mon gré le chef-d'œuvre d'Horace dans le genre passionné, qui est le premier de tous les genres, id. Œuv. t. ix, p. 23. Un sentiment passionné rend à la fois plus pénélrante et plus crédule, STAEi , Corinne, 2. Un babil innocent, varié, railleur ou tendre, traversé d'éclairs passionnés, SAINTE-BEUVE, Portrailt de femmes, L i, p 24, édit. de I84i.||2° Qui a de l'affeciion pour. 11 en fut touché, parce que dans la vérité il était bien intentionné et passionné pour la personne du roi, rf.tz, Kém. t. m, liv. iv, p. 146, dans pougens. L'Académie, qui voulait répondre en corps [à Boisrobert].... ne devait pas en apparence le traiter d'égal ; et, de l'autre, le mot simple de irès-alfeciionnés serviteurs, par l'usage, semblait être trop peu civil.... on prit le milieu do signer coi très-passionnés serviteurs, comme étant un peu plus civil que trèsaffectionnés el moins que très-humbles, pellisson, Hist. del'AeaA. iv. || Il se dit des choses, l'n homme passionné pour la gloire. Passionné de faire plaisir à tout le monde, sév. 19 févr. i890. Nous étions liés avec deux ou trois Anglais, pleins d'esprit et de connaissances, passionnés do la musique aussi bien que nous, J. 1. rouss. Confess. vu. || Néologisme des ateliers. Un passionné de peiiiture, de musique, un homme passionné pour la peinture, pour la musique. || S" Qui est épris d'un vif amour. Sa femme, dont je le fais encore si pa.ssionné, corn. Sertor. Au lecteur. Un homme fort passionné d'une dame, mèhè , Œuv. pnsth. p. I49. 11 y a ici un prince, frère du roi (de Danemark].... qui est passionné, de la princesse [de la Trémouille], sEv. ï oct. 1875. Celte pauvre BertiUac est devenue passionnée, pour ses péchés passés, de l'insensible Caderousse, m. 24 janv. isso. n était pa.ssioifhé pour une autre femme, fém. Tél. m. Un cœur passionné voit un autre univers Que le cœur qui n'est pas sensible, fonten. Poésies div. Œuv- t. iv, p. 379, dans pouGKNS. Il 4* Rempli d'une forte prévention, d'une chaleur immodérée |iour ou contre. Un doil tenir pour suspect un historien visiblement passionné, FLÉcn. Ilist. de Théodose, 11, 29. Le duc de Saxe Zeilh, évêque de Savarin, était passionné au- .triebien, st-sim 4s, 67.
PAS
t PASSIONNKL, ELLE (pa-sio-nèl, nè-l"), adj. 'Ferme didactique. Qui tient aux passions. Les états passionnels de l'âme. || Attraction passionnelle, se dit, flans le système de Fourier, de l'impulsion qui porte chacun vers le but de sa passion dominante, antérieiiremf'nt à la réflexion.
PASSIONNÉMENT ( pa-sio-né -man ; en vers, d« cinq syllabes), adi'. Avec beaucoup de passion. J'aime pour la première fois de ma vie, et j'aime passionnément, genus. Vœux témér. t. i, p. 139, dans pouoens. Il Avec beaucoup de désir. Cela donna d'eitiêmes inquiétudes à la reine, qui souhaitait pas. ■lunnémenl sa guérison, voit: Hist. Alcidalis, (Euv. t. Il, p. 280. Le maître [Vauban], passionnément amoureux du bien public, ne demandait qu'à liiire des -îlèves qui l'égalassent, fontbn. Henau.
— Rtvai. Passionné, elle suffixe ment.
PASSIONNER (pa-sio-né; en vers, de quatre syllabes), V. a. Il i° Exciter la passion, un vif intérêt chez quelqu'un. Il est vrai néanmoins que les personnes passionnées nous passionnent, el qu'elles font dans notre imagination des impressions qui ressemblent à celles dont elles sont touchées, malebr. Rech. vér. 11, m, l. Il fallait tous les artifices de la rhétorique pour passionner des juges indifférents el étrangers à la cause qu'on porte à leur tribunal, [iabth. Anach. çh. 58. || 2" Inspire un vif attrait. La musique le passionne. || S" Désirer (sen» vieilli). Si je passionnais moins le succès de cette affaire, mascaron, Letl. à Mlle de Scudéry, 5 sept. (675. Mme de Mainlenon crut que Câpres viendrait à bout de la chose du monde qu'elle passionnait le plus démesurément, st-sim. 344, 2. || Passionner quel'iua chose n'est pas un bon mot, bien qu'on dise se passionner, cuifplet, Gramm. p. 98. Cet emploi de passionner, qui est maintenant bois d'usage subsiste encore dans quelques provinces, à Genève, par exemple, où Humbert le condamne dans son Glossaire. || 4° Donner un caractère animé, et qui marque de la passion. Passionner sa voix, son chant. Passionner se dit depuis quelques années pour réciter avec ardeur, mettre de la passion dans ses paroles; on dira : Il est froid, il ne passionne rien, d'un mauvais comédien; elle passionne tous les airs, d'une personne qui chante, bouhours, Hemarques. Vous embellissez et vous passionnez toute la nature, fén. Dial. des morts anc. *s {Horace, Virgile). La voix de Mentor n'avait aucune douceur efféminée; mais elle était flexible, forte, et elle passionnait jusqu'aux moindres choses, id. Tél. viii. Il est vrai que l'un de ses charmes était ce naturel brûlant i|ui passionnait son langage, marmontbl, Mém. VII. Il 5° Se passionner, v. réfl. Se préoccuper par l'effet de quelque passion. Quoi ! les noms de Descartes et de Newton deviendront des mots de ralliement! et on se passionnera toujours quand il ne faut que s'instruire! volt. Physique, DéfensT du newtonian. || Avoir une passion pour quelque chose. Tous les amusements dont nous nous passionnions successivement nous tenaient ensemble occupés dans la maison, j. j. rouss. Confess. i C'est ainsi qu'aveugle et confiant dans mes espérances, je me suis toujours passionné pour ce qui devait faire mon malheur, id. ib. xi. jj S'éprendre d'amour. A laquelle je ne fis pas alors une grande attention, mais dont je me passionnais huit ou neuf ans après, et avec raison; car c'était une charmante fille, in. 16. IV. Il Se laisser aller à la colère. Ne vous passionnez donc point, mol. Mal. imag. 1, 6.
— HIST. XV* s. [La jeunesse] de laquelle tout sen» bien ordonné doit avoir compassion comme de chose pa.ssionnée de divers désirs el assaults natureulz, chhist.de pisan, Charles F, 1, 11. Dont, passionné en cucr, ne s'en est peu taire, et a osé mettre la campane au chat [attacher le grelot], G. chastklain. Expos, sur vérité mal prise. Notre Seigneur fut mort et passionné. Petit Jeh. de Saintré, p. "3, dans LACURNE. A quoy le conte de Charolois par plusieurs fois voulut respondre comme fort passionné de ceste injure qui se disoit de son amy, comm. i, i. Les plus sages errent très souvent pour estre passionnez aux matières de quoy l'on parle, id. 11, 2. Il xvi« s. Les anciennes accointances et araitiez saisissent nostre imagination, et la passionnent pour l'heure, mont. i. 272. Aines actives qui embrassent tout et se passionnent de toutes choses, m. 1, 28U. Celte vieille Rome m'intéresse et me passionne, id. 1», 140. Ne le passionne point [ne te tourmente pas], ma femme, pour ce que lu uo me peus donner ce que je te demande, la boôtie, i7o. Mais quoy, diront quelques («issionnez catholiques, comment pourrions-nous exteriiiiner ccui delà nouvelle opinion? lanoue, 8» Le tout représenté si yifve-
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m«nt , que nous nous en trouTon» paKs!onneï de joye, de pitié, de peur et d'espérance, ne plus ue moins presque, que si nous estions sur le faict, AMTOT, Préf. xiv, 42. 11 reputoit ceux-là seuls estre moquez, qui se passionnent et se troublent pour des moqueries, id. Fab. 23. Concluant pour blasmer l'injustiie de ceux qui, estans sans passions, vouloient régler toutes les démarches d'un homme passionné, d'aubignB, Vie, xci. Et n'y a pas un de ceux-là qui ne se soit monstre aussi passionne que Paul Jove, tous-jours en protestant contre la passion, id. lltst. préf. 6. Vous me dites un sdir comme passionnée : Je vous aime, Ronsard.... HONS. 2«5. Avec exiresmes douleurs, et principalement la nuit, qui passionnent et font quasi désespérer les pauvres verollés, paré, xxiv, 32.
— Etym. Passion; prov. pasiionar, tourmenter; liai, passionare.
t PASSIONNISTE (pa-sio-ni-sf). || !• S. m. Nom donné à des sectaires chrétiens qui croyaient que D eu le l'ère avait soulTert sur la croix, || 2' Adj. Oui est auteur de mystères sur la passion. Ce prédicateur infatigable de Jésus crucifié [saint Yves] avait, dans les poètes passionnistes de son temps, des confrères qui prêchaient aussi à leur manière, viLLEMABQuÈ, Je Grand mystère de Jésus, p. lxxïix.
t PASSIS (pa-ssi), s. m. Nom donné aux vers à sole afleclés de gattine.
PASSIVKMK.VT (pa-ssi-ve-man), adv. D'une manière passive. Il n'a figuré que passivement dans toute cette affaire. || Conformément à la voix passive. Il y a plusieurs verbes qui se prennent activement et passivement.
— Hisr. xvi* s. Par ce moyen il exprime que les fidèles besongncnt passivement, s'il est licite d'ainsi parler : c'est qu'ils s'esvertuent d'autant qu'ils sont poussez, et que la faculté leur est donnée du ciel, CALV. Instit. 210.
— ÈTYM. Passive, et le suffixe ment.
t PASSIVETfi (pa-ssi-ve-té) ou PASSIVITÉ (passi-vi-té), s. f. Ëtat de l'être passif. La cabale devient de jour en jour plus grande et plus hardie; je n'y vois ni simplicité, ni passiveté, baintenon, Lett. au card. de Noailles, 16 mars 1897. Il y aunemaniôre de s'exprimer sur l'âme qui no me paraît pas bonne, c'est quand on dit que l'âme est passive lorsqu'elle aperçoit ou qu'elle sent; la passivité, si je puis me servir de ce mot, est directement opposée à l'activité, BONNET, Ess anahjt. dme, ch. <i. || Terme de mysticisme. Etat d'une âme contemplative et passive sous l'opération de Dieu. C'est leur ôter [aux prières) cet effort du libre arbitre que saint Augustin et tous les saints y reconnaissent ; c'est introduire la passiveté, comme on l'appelle, dans l'oraison la plus commune, Boss. Instr. tur les et. d'orait. m, i2. Des désirs actifs, qui vont toujours diminuant jusqu'à ce que la passiveté 3oitcon.sornmée, m. Nouv. myst. X, 2. La passiveté ainsi expliquée [par l'exercice paisible du pur amour] est la perfection de l'amour de Dieu, pén. dans boss. Préf. sur l'instr.pasi. 86.
— ETYM. Passif.
PASSOIIIE (pâ-soi-r'),«. f. Vaisseau de terre ou de métal percé de petits trous, dans lequel on écrase des légumes, des fruits, pour en tirer la purée, le jus. Les, passoires seront marquées et conlreuiarquéesau corps ; le manche :>era marqué du poinçon du maître, Rigl. orfév. 3u déc. <S7a. |{ Ustensile de laiterie et de fromagerie, qui sert à séparer du lait les matières étrangères qui pourraient s'y être Introduites. Il Terme de jardinage. Ustensile pjur épurer les gr^iines. || Chez les teinturiers, sorte de pi-tit chaudron percé de trous, dont ils se servent pour la préparation du bain de rocou. || Ressort oblung en usage dans I horlogerie.
— RTYM. Passer.
t PASSOT (pa-so) , ». f. Bpée de passol, arme d'estoc intermédiaire entre l'épée et la dague.
t PASSURE (pâ-su-r'), s. f. Terme de relieur. Il y a quatre maniùrnsde passer en carton.... la passure k un trou et celle des camelotlers; ils percent un seul trou à chaque nprf, y passent la ficelle et rassemblent les deux nerfs en dedans en les nouant ensemble, lrssé, la Heliure, p. <«a.
— KTYM. Passer.
i. PASTKL (pa-stèl), (. m. || 1* Nom donné i des crayons composés de différentes couleurs broyées et réduites en pâte avec de l'eau de gomme; peindre en pastel, c'eit peindre avec ces couleurs, qu'on Diéle suivant les diverses teintes qu'on veut faire. Hast' I en puuilr>i d'écarlato, le cent pesant estimé i ilix livres, Péaar. du roi, nov. («4o, tarif. Dans la peinture au pastel, les crayons font l'office des piLkcaux; le nom de pastel qu'on a donné i cette
sorte Qe peinture, vient de ce que les crayons dont on se sert sont faits avec des pâtes de différentes couleurs, Dirt. dfs ans et met. Peintre. Là je trou val le célèbre Ramon Latour, le plus célèbre peintre eu p.istel que nous ayons eu, m.^bmontel, Mnn. IV, Il i' Se dit d'un tableau peint au pastel. Un beau pastel. Les pastels de la Kosalba.
— ÉTYM. Ital. pastcUo, du lat. pastillus, petit gâteau (voy, pastuxe).
2, PASTKL (pa-stè-l), f. m. Hl" Nom de Visalis tinclona, Linné, plante crucifère contenant de l'indigotine, et aussi appelée gucde ou vouède. Le mauvais, qui est un pastel bâtard , qu'on nomme pastel bourg ou bourdaigne, a la feuille velue, Insiruct. gén. pour la teinture, 18 mars (671, art. 265. Autrefois on cultivait plus abondamment le pastel qu'aujourd'hui; avant là découverte de l'Amérique, elle était la seule plante dont on pût obtenir une teinture bleue solide, genlis, Maison rust. t. m, p. (43, dans pouoens. ]| 8° Nom donné àla substance bleuequ'onen relire. Le pastel est une pâte bleue faite par la putrélxtlon et la réduction en espèce de fumier des liges hachées de Visalis linctoria, ou de Visalis lusilanica, de Linné, FOURCROY, Connais, chim. t, vin, p. «8, dans pougens. On dil (jiic les boules de pastel qu'on appela dans quelques endroits florée et cocagne, augmentent toujours en qualité pendant l'espace de dix ans, genlis, ifaisnn rust. t. m, p. I60, dans pougens. Il S» Orangé-pastel, sorte de couleur orang'o, qui lire un peu plus sur le brun que l'orangé oïdinaire.
— Hlsr. xvi* s. Naturellement sans moien le pastel fait la couleur bleue, et, par meslange avec d'autres drogues, la noire, la tanée, la violette, la grize, la verte, o. de serres, 736.
— ÉTYM. Voy. le précédent. La guède fut nommée pastel, parce qu'on en faisait de petits gâteaux (pastillus).
f PASTELIKR (pa-ste-lié),î. m. Moulin à pastel.
— f.TYM. Pastel 1.
PASTBNADE (pa-ste-na-d'), t. f. Ancien nom du panais.
— iriST. XVI' s. Les pastenades et carrotes ne différent par-eutre-elles presque en autre chose qu'en la couleur ; celle de l'une estant rouge et l'autre blanche.... à Paris, où sans distinction l'on appelle ces racines paslenades et carrotes, o. db sEKitF.s, 629. Une espèce de pastonade est la betterave, ID. 530.
— ÉTYM. Génev. patenailU (en languedoc, postenailles, dit o. db serres, 620). l.e latin a paslinaca ; mais paslinaca peut-il donner pasienade ? D'ailleurs le sens ancien.de pastenade est carotte; il est donc plus probable que c'est un dérivé de p<u<i'nar«, fouir, faouer.
t PASTENAGUE (pa-ste-na-gh') , ». f. Genre de poissons qui ressemblent à la raie.
— HIST. ivi* s. Les besles venimeuses sont a.spics, pastenaqucs, Tives, torpédos, araignées, PAn8,xxni, 9.
— ÉTYM. Lat. paslinaca.
PASTÈeUE (pa-slè k'), ». f. || 1° Nom vulgaire et spécifique de lacucurbite pat^léquo (cucurbita ci- IruUus, t.). ||!° Nom du fruit lie cette plante, app>dé melon d'eau, qui est sans cavité au centre, de saveur fraîche, aqueuse et agréable.
— ÉTYM. Mot corrompu de l'arabe halicha, courge, et aussi melon d'eau; port, patcca et albudieca; calai, albudeca.
PASTEUR (pasteur), ». m. || 1° Celui qui possède ou qui garde le.* troupeaux. Tel que le vioux pasteur des troupeaux de Neplune, l'rulùe, à qui le ciel , père de la fortune. Ne cache aucuns secrets, ). B. rouss. Ode au comte du Luc. Au-dessous de la contrée des Samoièdes est celle des Ustiales, le long du fleuve Oby ; ils ne tiennent en rien des Samoièdes, sinon qu'ils sont , comme eux et comme les premiers hommes, chasseurs, pasteurs et p6clieurs, VOLT, llussie, i, (. || Le paslearde Uantoue, Virgile. Quelques imitateurs, sut bétail, je l'avoue, Suivent en vrais moutons le pasteur de Uantoue, LA FONT. Poésies mêlées, Lxx. jj Les Pasteurs, nom qu'on donne à un peuple qui envahit l'Egypte vers tiv'j ans avant l'ère chrélienne. jj Àdj. Les peuples
fiasteurs ont une subsistance bien plus assurée que es peuples chasseurs, montuq. /(ont. i7. Les Scythes éuient des peuples pasteurs, qui, sans demeure fixe, erraient dans de rastes pays incultes. co.-iuiLi.AC, Hisl. anc. i, (8. || !• Kig. Celui qui ex( rc« une grande autorité sur une réunion d'Iiuinnies. ô vous, pinteurs des peuples, qui êtei< sans doute asiiem blés ici pour défendre la patrie contre ses aonamis, ou pour laire Qeurir les plus justes
lois, écoutez un homme que la fortun* a persécuté, PÉN. Tél. XXI. Sceptres sur lesquels Évandre et Nestor, pasteurs des peuples, s'appuyaient en jugeant les peuples, chateaubr. G('nie, i, i, 78. I 8° Homme qui a reçu de Dieu mission et caractère pour enseigner les fidèles, et leur administrer les moyens de salut que Dieu a élablis (bergier). La régularité de Mme la Dauphine dans les observances de l'Église, dont elle ne se dispensa jamais qu'après avoir examiné ses besoins et rendu à ses pasteurs les déférences nécessaires, pléch. Dauphine. Que de tableaux i tracer, depuis le pasteur du hameau, jusqu'au ponlifa qui ceint la triple couronne pastorale I CHATEAUBR. Génie, ii,ii, 9. {{ On dit aussi : pasteur des âmes. Ne pensons pas qu'il n'y ait que les évêques et les supérieurs ecclésiastiques qui entrent avec Jésus-Christ en communication de cette qualité de pasteurs des âmes, bourual. »• dim. après Pâques, Dominic. t. ik p. *.||Le bon pasteur, le pasteur qui, dans l'Evangile, retrouve et rapporte la brebis perdue. Je suis le bon pasteur; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis, SACl, Bibk, Év. St Jean, x, d. Quand on voit dans l'Évangile la brebis perdue préférée par le boa pasteur à tout le reste du troupeau, boss. Mar.- Thér. Il 4" Titre chez les protestants de celui qui a charge d'âmes. || 6» Genre de poissons des mers d'Anaérique.
— SYN. PASTEUR, MINISTRE. Ces termes de l'Église protestante ne sont pas synonymes. Le pasteur a charge d'âmes , il a un troupeau qu'il visite, tandis que le ministre n'en a pas. Pour être ministre, il suffit d'avoir fait ses études théologii|ues, subi des examens satisfaisants et reçu la consécration. Pour être pasteur. Il faut de plus avoir été nommé à la direction spirituelle d'une paroisse, pautex.
— HIST. XII' s. Malstre e père e pastur sunt li proveire [prêtres] en lei X trestuz cels qui vivent en cristiene fei, Th. le mart. 73. || xiii* s. X mal pastor chie lox (le loup) lair", Proverbes du vilain, ms. de St-Germ. f" 75, dans lacurne. la sainte Escripture Qui commande au pastour honeste Cognoistre la vois de sa beste, la Rose, (i39&. Il xiv s. Aussi comme le pasteur a cure de ses ouailles et les aime, obesme, Eth. 24g. || xvi* s. Car des brebis que pa.stour abandonne. Souvent le loup en dévore àl'escart, j. marot, v, 75.
— ÉTYM. Berry, pâtour ; norm. pastou; provenç. pastor; ital. pas(orf; du latin pastorem, de pastum, supin de pctscere, paître. Pdire vient du nominatif pastor, avec l'accent sur la pénultième,
PASTICHE (pa-sti-ch'), I. m, || 1' Nom donné à des tableaux d'imilation, dans lesquels l'auteur a contrefait la manière de quelque peintre, ses touches, son dessin, son coloris, etc. On appelle communément pastiches les tableaux que fait un peintre imposteur en imitant la main, la nrianlère de composer et le coloris d'un autre peintre, sous le nom duquel il veut produire son ouvrage, dubos, lUfleiions sur la poésie et la peinture, ii, 7, Vous êtes comme ces connaisseurs nouvellement venus d'Italie, tout remplis de leur Raphaël, de leur Carache, de leur Paul Véronèse, et qui démêlent tout d'un coup les pastiches de lioulogne, volt. Ittt. le Franc, 30 oct. <73g. Je suis bien tichévmtre ce mot de pastiche qui marque du mépris et qui peut décourager les artistes do l'imitation des meilleurs maîtres anciens, dider. Sulon de nei , (Kuv. t. XIV, p. 329, dans pouorns. |{ 2" Imitation mélangée de la manière et du style de différents maîtres. C'est un [lasticlie des anciens maître s. || 3" Terme de Util rature. Ouvrage où l'on a imité las idées et le style d'un grand écrivain. Un talent rare et fort au-dessus du mérite de celte singerie, qu'on appelle |iastiche, c'est de savoir réellement s'assimiler à un grand écrivain, mahmontel, Œuv. t. ix, p. (90. Cette pièce |du P. Porée] ressemble à toutes celles du môiueauteur, qui ne sont que des espèces de pastiches, des copies maladroites de nos plus bulles tragédies françaises, laiiarpr. Cours de littér. t. XI, p, ((S, dans pocokns. || i° Nom donné à ud opéra formé delà réunion de morceaux de musique pris dans différents ouvrages et ajustés lanl bien que mal à un nouveau poème. La lorét dt Sénarl lie Caslil-Blaxe est un très-sgréiible pastiche. 0:i faisait autrefois de cci pastichas eu Italie, lorsque l'opéra préparé pour la saison dans une ville no réussissait pas; presque toujours ils étalent bien accueillis, parce que chaque chanteur y faisait introduira les morceaux qui étaient les plus favorables à suii talent, Kf.iis, Dirl. art pastiche.
— £tvm. liai, pailiccto, pastiche, proprement pâU, du lat. pa^la, pâte.
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t PASTIcnKR (ps-8ti-ché), V. a. Néologisme laire le pisiiche du style, de la manière d'un écri- Tdin, du faire 'l'un peintre.
t FASTIIJJlGK (pa-sti-lla-j' , II mouillées), t. m. Terme de conliseur.^ Imilalion d'un objet , faite d'une pâte de sucre, de gomme adragante et d'ami<lon, pour les desserts. Les pastillages sont composés de sucre en poudre, et d'un peu de mucilage de gomme ariragant que l'on aromatise.... et ilont on forme une pâte.... Dict. detarls et m. Con^seur. tTVM. Fastille.
t'ASTILLE (pa-sti-ir, <I mouillées, et. non pasli-ye), t. f II 1* l'etits pains composés de subslances odorantes qvi'on brûle pour parfumer l'air. || l'astilles du sérail, pastilles qui viennent de Coiistantinop!e. qui répiiiiient une odeur agréable e; dont on fait différents bijoux. || 2* Petits pains fats avec du sucre, des aromates et des sucs, et que l'on mange comme agréables au goiit. || l'astilles à h goutte, pa-stiUes que l'on obtient en versant goutte à goutte sur des feuilles de fer-blanc la pâle chauffée légèrement. Il Paslilles au bijou, pastilles à la goutte qui sont transparentes d que l'on fai l avec du sucre entièrement liqu^-ii*. || Fig. et familièrement. Mettre une p:istille dins la bouche de quelqu'un, lui dire ou lui faire quelque chose qui lui est agréable. Il 3° Terme de pharmacie. Médicament solide, de forme hémisphérique, qu'on obtient en coul.int goutte à goutte, sur un corps froid, du bucre aromatisé, préalahlemcnt réduit en pâte avec de l'eau et liquéfié par la chaleur.
— RTVM. Lat. pattillus, petit gâteau, pastille, diminutif de ptutiu (voy. PAT).
t PASTILl.EUR(pa-sti-lleur, II mouillées), s. m. Ouvrier qui met eu pastilles certaines pâtes.
t PASTISSON (pa-sli-son), t. m. Voy. pâtisson.
1 PASTOPUORE (pa-sto-fo-r"), s. m. Terme d'antiquité. Sorte de prêtre porteur de statuettes et de petits temples des dieux. || Fig. Pasiophores est une des expressions sous lesquelles Voltai.e déguisait le nom des prêtres. Le grand référendaire doit réprouver cette brochure et être piqifé contre l'auteur indiscret; les pastophores vont s'assembler, et tout est â craincke, volt. Lttt. d'Alemb. s avr. (776.
— iilsT. xvj* s. Onelles tragédies sont excitées par certains pastophores, bab. iv, noHV. Prol.
— ÊTYM. IlaiTToçôpoç, de TtaoTO;, petite cha(ieUe, et çopo;, qui porte.
PASTORAL, ALE (pa-storal, ra-1'), ad;. ||t°Ou' appartient aux pasteurs ou bergers. Habit pastoral. Des chants pastoraux. Après Ai raham on trouve' Isaac son fils, et Jacob son petit-fils, imitateurs de sa foi et de sa simplicité dans la même vie pastorale, BOss. Ilist. I, 3. Une loi pastora'e venue de quelque petit peuple breton, ou poilée par quelque peuple germain, hontesq. È'^p. ïviii, 2t. Je vois (|ue tous les poètes ont eu raison de faire l'éloge de la vie pastorale, que le bonhe r attaché aux soins champêtres n'est point une chimère, volt. lett. Mme du Deffant, n sept. 1759. Iji" Qui peint la vie champêtre. Poésies pastorales. Le poEme pastoial, dont on prétend qu'il [Daphnis] conçut la première idée, fort perfectionné dans la suite par deux poêles de Sicile, Stésichore d'Ilimère et Diomns de Syracuse, barthEl. Anach. ch. 8o. || Genre pa.<!toral, nom donné aux compositions en vers ou «n prose, où l'on fait parler des bergers, dans le langage qui leur est propre. Il y en a [des parties de VAstrée de d'Urfé] qui sont de la dernière perfection dans le genre pastoral, pont en. Disc, sur l'f'glog. Il S. m. Terme de littérature. Le pastoral, le genre pasloial. Le pastoral tombe facilement dans U fadeur. Presque tout le pastoral de ces églogues (do RonsardI consiste à avoir appelé Henri 11, Henriot, Charles IX, Carlin, et Cath'Tine de Médi- •is, Catin; il est vrai qu'il avoue lui-même qu'il n'a pu suivi les règles, fonten. Dise, sur l'éylog. Il S. f. Pastorale, pièce de théâtre dont les persunoagfS sont de» bergers et des bergères. Les Italiens, en imitant les tragiques grecs et les comiques latins, ne les l'galèrent pas ; mais ils firent de la pastorale un genre nouveau, dans lequel ils n'a- Taieni i oint de guide» et oii personne ne les a surpayés, VOLT. Mœurs, m. Lamotle donna peu d» lemp^apiis avi.x De.<luuches U i astorale d'Issé, qui u'eul pas moins d'atiplaudissements que l'Europe galante, daleiib Eloges, Iximolle. \\ Petit roman «pi*rt«nant tu même genre. Us'-z Daphnis et ChloA, madame, c'est la meilleure pastorale... p t. cor» UU. I, ï7». Il Pastorale t »lgnifiè assez longlempj coro*.lie J'aj connu une daiae, dit Serrais. ICI ne pouvail »'eœpt«iief d'appeler les comédie» «e» pa»ioralPï, longlemp» après qu'il n'en était
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plus question, clSk^nt et delapoute, inerdottes dram. mot Clorise. Il Terme de musique. Une pastorale, morceau de musique instrumentale, dont le chant imite celui des bergers. La pastorale de Beethoven, dite aussi symphonie pastorale. || Sorte de danse dont l'air est à deux temps, et dans le caractère de la musette, sur des paroles relatives à iélat des bergers, Dicl. de danse, <787, || 3' Fig. Qui appartient aux pasteurs spirilu.vlS. Des discours tenus en chaire ou des écrits pastoraux publiés et distribués. Sa sainteté, jointe i sa vigilance pastorale, est une chose qui ne pek.i se comprendre, SÉV. îi sept. 1684 II Instruction {.astorale, se dit de certains ouvrages de religion i,ue les évêques, en qualité de pasteurs pirituels, wihlienl pour l'instruction de leurs diocésains. || Substantivement. Une pastorale. M. Jean Georges le Franc, évêque du Puy en Velay, dit, dans son immense pasl «raie aux habitants du Puy.... volt. OicI. p/vtt. Superstilion. '\S. m. Pastoral, titre d'un ouvrage de saint Grégoire sur les devoirs du papeet desévèqucs. || Terme de liturgie. Pastoral, livre où sont contenues les prières, les cérémonies, les fondions qui tiennentà l'épiacopat. || 4" La pastorale, grosse poire d'automne, assez longue, cendrée et tachée de roux.
— REM. L'Acadîmie dit que pastoraux au pluriel n'est pas usité. Faux scrupule; rien n'empêche d'employer ce pluriel.
— IllST. XVI' s. Ou à dicter quelque chanson ruralle, Pour la chanter en moile pastourale, marot, I, 218. Qu'à son regard la Muse p.astoraile.... m. i, 223. Elle [Marguerite, reine de Navarre] composoil souvent des comédies et des moralitez qu'on appelloit en ce terni s là des pastorales, qu'elle faisuit jouer et représenter par les tilles de sa cour, brant. Dames ill. p. 308, dans lacurne.
— ÉTYM. Lat. pasioraliî, de pastor, pasteur.
PASTORALEMEXT (pa-sto-ra-le-mîn), odt?. Comme les pasteurs. ' Vivre pasloralement. || Fig. En pasteur spirituel. Prêcher pastoralemeiit.
— IllST. XVI* s. Les champestros chalumeau.'c , Pastoralement ruraux, jao. tahureau, Poésies, p. 244, dans I ACiRME.
— ÉTYM. Pastorale, et le suffixe ment.
t PASTORAT (|)a-slo-ra), s. m. Dignité de pasteur.
t PASTOKlCIIiES (pa-sto-n-si-d'), s. m. pi. Nom qui fut donné dans le xvi* siècle aux anabaptistes d'Angleterre, parce qu'ils exerçaient principalement leur fureur contre les prêtres, les tuaut partout où ils les trouvaient.
— ETYM. Pasteur, elle lat. eoedere, tuer. PASTOUREAU, ELLE (pa-stou-rô, rè-l' ; au xvi*
siècle, Bèze remarque que \'s ne se prononce pas dans pastoureau, et se prononce dans pastourelle), s. m. et f. Il 1" Petit berger, petite bergère. Si nous ne voyons plus, dans les jeux funéraires, Les fleurs s'entrelacer aux urnes cinéraires, La pastourelle encore en forme ses bouquets, delille, Trois règnes, VI. Deshoulières m'endort aux chants des pastoureaux, iD. Éptt. à la duchesse Devonshire. \\ i° Les pa.stoureaux , villageois fanatiques qui se réunirent vers 4251 sous la conduite d'un moine de CSteaux, nommé Jacob, se dismt envoyé de Dieu pour délivrer Louis IX des fers des Sarrasins. {| Se dit aussi de certaines gens de la campagne qui se rassemblèrent en 1320, Â l'efiet de di livjer la terre sainte. Il 8" Pastourelle, sorte de poésie, au moyen âge.
— HIST. xn* s. Respundi Oaviil : pasturel ai eslé del fuie [troupeau] mun père. Rois, p. 65. Biau sire Aliaumes, à test giu [jeu! vous rapel; Ne me tenns huimais [vous ne me tiendrez désormais) porpasiorel; Que par la plaie vous saillent 11 boel [les boyaux], Raoul de C. *83. || xnf s. Ge sai contes, gé sai flablc.-ix [fabliaux], Ge sai conter beax diz noveax, Et serventois et pastorcUes, Fabliaux, ms. de St-Germain, f" 70, dans Lauukne. || xiv s. L'an mil deux cens cinquante et un, Cheminèrent li pastoulel. Qui à eus vanter s'atiroicnt Oue S. Loys veogier iroient, du canue, pasiorcUi. Il aviut l'an 1330, qu'il fut en France si grantmcnt de pastuu rcaux et de menu gent, qui disoient qu'il vouloient aler en la sainte terre contre les Sarrazins, que ce fut merveille, iD.t'b. Pour conquerrela ville estoient moult isnel, Uais à clie pont garder n'ierent point pastourel, fiaud. de Seb. ii, I66. |i xvi* s. Le grand dieu Pan avec ses pastoureaux, hakot, i, lOB.
— ÉTYM. Lat. pai(ore/IiM, diminutif de pastor, pasteur.
t PASTOURELLE (pa-stou-rè-l"), ». f. || !• Terme de danse. Figure d'une contredanse française. C'est lu quatrième du quadrille ordinaire, qui se compose ainsi : (• Le cavalier et la dame en avant et en arrière (4 mesures). »• Les mêmes en
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avant, la dame passe au vis-à-vis qui lui donne la main gauche, tandis que son cavalier recule i son point de départ (» mesures). 3° En avant trois et en arrière le vis-à-vis et les deux damfes (4 mesures). 4° En avant trois de nouveau, le cavalier remet les deux dames à son vis-à-vis, et recule à sa place (4 mesures) . f>° et 6° Ce vis-à-vis fait à son tour les mêmes mouvements et, à la tin du deuxième en avant-t'eux, les quatre danseurs se prennent parla main (s mesures). 7° Petit rond des quatre danseurs suivi d'une demi-chaîne anglaise, et chacun à sa place (8 mesures). La pastourelle se joue quatre fois. Autrefois, le cavalier, après avoir remis sa dame à son vis-à-vis, faisait tout seul en avant deux, en arrière, en avant deux et reprenait sa dame (8 mesures). On a renoncé à ce pas d'un homme seul qui paraissait souvent un peu ridicule. Il i' Sorte de comédie spirituelle ou religieuse qui se jouait aux laudes de Noël. || 8" Espèce de poire d'hiver.
— ÊTYM. Pastoureou, pastourelle.
PAT {pat'), t. m. invariable. Terme d'échecs. Coup où l'iLfl des joueurs, n'ayant plus que son roi qu'il puisse jouer, et ne l'ayant pas en échec, ne peut le jouer sans le mettre en prise; cette position témoigne chez l'adversaire une si grande maladresse qu'on le regarde comme ayant perdu la partie.
t PÂT (pâ), s. m. Terme de fauconnerie. Aliment que l'on donne aux oiseaux. || On trouve aussi écrit past, mais prononcé pà. Il faut alors le rappeler promptement en lui jetant son past, BUFr. Ois. t. i, p 132. Il Terme de vénerie. Mélange de farine et de son que l'on détrempe dans des lavures pour nourrir les chiens.
— IllST. *xiii* s. Por son abuvrement et por son past, Liv. des met. 366. ||xvi' s. La coustume de laver les mains avant le past, bas. Panl. v, 23.
— ÉTYM. Lat. pastus, repas, de pastum, supin de pascere, nourrir, paître.
PATACUE (|ia-la-ch') , s. f. || 1" Anciennement, petitvaisseaude guerrequi suit ordinairement un plus grand, ou qui mouille à l'entrée d'un port pour aller faire la découverte, et reconnaître les navires qui viennent ranger la côte, ouillet. Les patathes d'avis ou frégates d'avis étaient des barques dont la mission était de porteries dépêches. Il Vieux navire approprié pour la police d'un arsenal maritime. {| 3" Bâtiment de la douane et du fisc en général. Il En quelques villes, petit bâtiment ancré dans les fleuves ou les rivières pour la perception des droits sur les marchandises. Ce bâtiment s'est aussi nommé autrefois maltôte. || Les fermiers généraux avaient des pataches qui se tenaient à l'entrée des ports pour avoir inspection sur ceux qui entraient. Pataches des fermes. || 3* Barque qui porte des lettres ou des passagers sur quelques fleuves, sur quelques rivières. {{ 4° Par extension, voiture de transport, non suspendue et coûtant peu. Voyager par les pataches. || 5" Espèce de varec dont ou fait de la soude.
— IllST. XVI' s. La construction de douze galères ou pataches des plus grandes, des mieux équipées et des mieux fournies de gens de guerre qu'il estoit possible, quele roy d'Espagne fit construire et fournir en Sicile, sullï, Jfc'm. t. v, p. 246, dans
LACORNE
— ÉTYM. Espagn. patache; portug. patacho; ital. patacchia, pataggio, palascia , patachio ,patas.ia; M. Patasche; lioll. petas. Origine inconnue. Jal dit que, d'après un passage de la Chronique d'Aboulfeda, les cliréliens avaient une sorte de navire que l'auteur arabe nomme balâs.
t PATACHON (pa-ta-chon), i. m. || 1" Celui qui garde la palaclie aux droits. || 2° Celui qui conduit la voiture qu'un iiumme patache.
fPATAFlOLER (pa-ta-lî-o-lé), v. a. Terme populaire qui n'est guère usité que dans cette phrase : Que le bon Dieu te patafiole,que le diable le patafiole, c'est-à-dire te confonde. Adieu, dit M. da Maillebois, et que le bon Dieu vous patafiole I — Patafiolel reprit M. de Vaugelas, abasourdi du souhait ctdu mot; patafiolel répéta t-il sans trouver rien à répondre, tant l'expression était eiorbitantel PR. souiiÉ, la Nièce de Yaugelcu, § 2.
— CTYM. l'aiaflerie a signifié sottise dans le XVI* siècle. 11 csi possible qu'il y ait dans ce mot l'onomatopée de patatras, patapouf.
PATAGO.N pa-ta-gon), s. m. || 1° Nom d'une ancienne monnaie d'argent île Flandre, frappée sous l'archiduc Albert, avec son nom et celui de l'archiduchesse Elisabeth pour légende, et un écusson couronné qui contenait de petits lions. Après avoir valu d'abord ijuaranle-huit sous, les patagons montèrent à cinquaute-huit. || 2* Monnaie d'argent estitr
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gnole, râlant à peu près 3 francs. Il alla plusieurs fois en course, et amassa quatre cents patagons; il en employa une partie au rachat de sa nièce, le SAGE, Diable boit. cU. <5, p. 306, dans po'jgens.
— ÊTYM. Dérivé de patac ou patard, sorte de monnaie ; picard, patacon, argent monnajé ; espagn. patacon, sorte de monnaie (voy. patard).
t PATAPOOF (pa-ta-poul), s. m. Terme populaire. Gros homme respirant à peme.
— ÉTYM. Onomatopée.
t PATAQCE (pa-ta-k), s. f. Monnaie de Batavia, du Brésil, de Turquie et de Barbarie.
— ÉTYM. Le même que patac ou patard (voy.