LOYSEL
— ÉTYM. Provonç. peremptori; espagn. perentorio; ital. peretitorio ; du lat. percmptorius, du supin pcrcmptuni, de perimere, périmer.
PÉREMPTOIREMENT (pé-ran-ptoi-re-man), adv.
D'une manière péremptoire, décisive. Répondre péremptoirement.
— ÉTYM. Péremptoire, et le suffixe ment; catal. peremptoriament ; espagn. et ital. perentoriamente.
t PJSRENNE (pé-rè-n'), adj. Terme didactique. Qui dure toute l'année. Les cultures pérennes. Une source pérenne. Un arbre à feuillage péreniie.
— HIST. XVI' s. Le houx est plaisant à la veue, pour la verdeur luisante et percnne de ses fueiUes. o. DR SERiiEs, 744. Le monde n'est qu'une bransloire perenne, mont, m, 250.
— ÉTYM. Ital. perenne; du lat. perennis, deper, et annus, an.
t PÉRENNIBRANCHE (pé-rè-nni-bran-ch), adj. Terme do zoologie. Dont les branchies persistent pendant toute la vie. ||S. m. pi. Pérennibranches, batraciens à branchies persistantes.
— f'TYM. Péreune, et branchies.
t PÉRENNITÉ (pé-rè-nni-té), s. f. Terme didactique. État de ce qui dure longtemps. Appelleronsnous postérité deux ou trois siècles? il nous faut une pérennité bien duement constatée, diuer. Ifem. t. m, p. 22', dans pougens. Partant du siècle de Caton et de Varron, et m'étendant jusqu'à nos jours, j'ai reconnu la pérennité des époques de la nature ou des phénomènes périodiques de la vie végi'talOjZANTEDEscui, Acad. des se. Complesrendus,
t. LVI , p. 2«4.
— HIST. XVI' s. Pérennité d'arrouscment, bab. i, 5.
— ÉTYM. Lat. luTcnniiaiem, de perennis, pérenne. t PÉRÉQUATION (pé-ré-kou i-sion), *. f. Terme
d'administration. Action de rendre égale une chose entre plusieurs personnes. La péréquationde l'impôt.
— ÉTYM. Lat. per,rquationem, deper, et o'quare, rendre égal (voy. éqcation).
t PER FAS ET NEFAS (pèr-fâs' et* né-f»s'), par tous les moyens possibles, justes ou injustes, honoralilesou déshonorants, l'riste succès que celui qu'on obtient per /■(M et n('/'a.f,commedit forl hionSalluste, Cicéron ou Tite-Live, picaiid, les Oisifs, se. 25.
— ÉTYM. Lat. pcr, par, fas, ce qui est permis, et, et, nrfas, ce qui n'est p;is permis.
PERFECTIBILITÉ (pèr-re-kti-bi-li-té), s. f. Oualiiédo ce qui est perfectible. Perfectibilité indéfinie de l'homme (expression de'i'urgut i vingt-trois ans),
dansCHABMA, Condorcet, p. 6». Telle est l'influence des grands États et surtout de l'empire français, que chaque progrès dans leur constitution, dans leurs lois, dans leur gouvernement, agrandit la raison et la perfectibilité humaine, Mirabeau, Collection, t. Il, p. 2(t. Comme homme et comme savant, M. Le Clerc eut en lui le double signe des natures d'élite : la perfectibilité constante de l'esprit, l'incessante amélioration de l'âme, guigniaut, Éloge de Le Clerc.
— REM. Perfectibilité et perfectible sont des néologismes du xviii' siècle, que l'Académie n'a inscrits que dans son édition de (8î6.
— ÉTYM. Perfectible.
PERFECTIBLE (pèr-fè-kti-bl') , adj. Susceptible d'être perfectionné. Si nos prédécesseurs n'avaient rien fait pour nous, et si nous ne faisions rien pour nos neveux, ce serait presque en vain que la nature eût voulu que l'homme fût perfectible, dider. tiém. t. III, p. 360, dans popgens. Ils [certains peintres] étudient la nature comme parfaite et non comme perfectible, ID. Salon de 1767, (Eu», t. xiv, p. 22, dans pougens. Cela prouve que, dans l'espèce humaine, la multitude est perfectible; que son caractère primitif fut sauvage et non pas féroce, marmontel, (EUV. t. XVII , p. 218.
— ÉTYM. VOV. perfection.
PERFECTION (pèr-fè-ksion ; en vers, de quatre syllabes), s. f. \\l° Achèvement. Cet édifice approche de sa perfection. Comme leur perfection [des sciences] dépend du temps et de la peine, pasc. Fragm. d'un traité sur le vide. Je crois que vous serez obligés de venir achever ici la cérémonie de ' chevalier dans le cours de l'année prochaine, prendre le collier, prêter le serment, et achever ainsi la perfection d'un chevalier sans reproche, sÉv. i:>déc. 1688. Ce sage législateur [Moïse], qui ne fait pas tant de merveilles que conduire les enfants de Dieu dans le voisinage de leur terre, nous sert lui-même de preuve que sa loi ne mène rien à la ;ierfection, iioss. Hist. II, 3. Il 2* Par extension, état de ce qui est parfait dans son genre. Jo sais que la perfection ne se trouve pas du premier coup, balz. liv.iv, lett. t7. Je m'avisai de considérer que souvent il n'y a pas tant de perfection dans les ouvrages composés de plusieurs pièces et faits de la main de divers maîtres qu'en ceux auxquels un seul a travaillé, DESC. laéth. II, I. Vous me parlez de M. de Beauvilliers et de l'abbé de Fénelon, et de la perfection de tous ces choix, comme je vous en ai déjà parlé : ils sont divins, SËV. h sept. <689. Elle connaissail si bien la beauté des ouvrages de l'esprit, que l'An croyait avoir atteint la perfection quand on avait su plaire à Madame, uoss. Duch. d'Orl. Elle [la mort] a effacé, pour ainsi dire sons le pinceau même, un tableau qui s'avançait à la perfection avec une incroyable diligence, m. ib. Je suis, dit-il, celui qui suis; l'être et la perfection m'appartiennent à moi seul, ID. Hist. II, S. La poésie latine fut portée à sa dernière perfection par Virgile et par Horace, m. i6. I, 10. Ronsard et les auteurs ses contemporains ont plus nui au style qu'ils ne lui ont servi ; ils l'ont retardé dans le chemin delà perfection, la brut. i. Ils [les stoïciens] lui ont tracé [à l'homme] l'idée d'une perfection et d'un héroïsme dont il n'est point capable, ID. XI. Le législateur so fatigua ; il fatigua la société, pour faire exécuter aux hommes par préceptes ce que ceux qui aiment la perfection auraient exécuté comme conseil, montesq. Espr. xxiv, 7. Je suis difficile pour moi-même et pour les autres; il est dur de sentir la pe'rfcction, et do n'y pouvoir atteindra, volt. Lett. d'Argenlal, ii févr. <76:i. Encore un coup, nu cherchons point la chimère de la perfection, mais lo mieux possiMe selon la nature de l'homme et la constitution de la société, j. i. Ro'jES. Lett. à d'Alemb. Tout s'accorda [dans le siècle de Louis XIV] pour porter notre idiome i celte perfection qui se sent elle même et n'est autre chose que le plus grand degré de justesse et de force heureusement réunies, vili.emain, Dictionnaire de l'Académie, Préface. || En perfection, loc. adv. Parfaitement. 11 a en perfection le don do décrire et de contrefaire, balz. liv. vi, lett. r^ Elle [Mlle de ScudéryJ fut remercier Sa Majo°l* un jour d'appartement; elle fut reçue en touK perfection, sêv. 6 mars l«»3. Parménioii, dam la lettre qu'il écrivit & Alexandre, marque qu'il avait trouvé à Damas trois cent vingt-neuf concubines de Darius, qui sav.iienl toutes la niiisiquu en |ierfcction, flOi.LiN, Hist. anc. Uiuv. t. vi, p. 268, dant pouoiNs. Il En perfection, se dit aussi, par ironie, en un sens défavorable. Kaçonnière et roquette en perfection, s4v. »4 ]] On dit de niôine :daiis la perfection. J'ai quasi envie de ne vous rien dire sur
PER
ma sanlé; elle est dans la perfection, sftv. I6 nov. i«H4. Coméilienne qui jouait dans la perfection, HAMiLT. Cromm. ». ||0n dit encore dans le même jent : d'une perfection, mais toujours avec quelque déterminatif. Il dansa... les folies d'Esp.igne... d'une perfoction. d'un agrément qui ne se peut représenter, sÊv. s* juin. i««9. Parlons de ma santé... Dieu me' ta donne jusqu'à présent d'une perfection qui me surprend moi-même, id, » janv. i690. || 8' Terme de spiritualité. La perfection chrétienne, la perfection le la vie religieuse, et, absolument, la perfection. J'appelle perfection chimérique celle qui nous porte i faire le bien que nous ne sommes pas obligés de faire, et k omettre celui que nous devons faire, •oURDAL. Il'' dim. aprèf '41 Pentec. Dominic. t. m, p. 225. Une uigote altière Qui, dans son fol orgueil aveugle et sans lumière, X peine sur le seuil de la dévotion, Pense atteindre au sommet de la perfection, BoiL. Sat. X. 114» Au plur. Oualilcs excellente» .le r»me et du corps. Et dans l'objet aimé tout leur Jevient aimable; Ils comptent les défauts pour des perléclions, mol. Mis. ii, 5. Cette éloquence n'était pas seulement de la clarté, de la justesse, de l'orilre, toutes les perfections froides que demandent les sujets dogmatiques, fokten. Uu. Yerney. Il 11 se dit aussi des choses. J'étais présent quand on lui "■■•iseilla d'y aller (aux eaux de BularucJ, après II en avoir dit les perfections, sêv. i" juin «68». Il En termes de spiritualité. Les perfections divines, les qualités qui sont en Dieu. Pour connaître la nature do Dieu autant que te mienne en était capable, je n'avais qu'à considérer, de toutes les choses dont je trouvais en moi quelque idée, si c'était perfection ou non de la posséder; et j'étais assuré qu'aucune de celles qui marquaient quelque imperfection n'était en lui, mais que toutes les autres y étaient, df.sc. Métk. iv, 4.
— RKM Elle chante à la perfection ; il faut en perfection, et non à la perfection comme on dit i la
tour, IjE CAILUÈRES, 1690.
— iilST xiir s. (Un moine] De grant perfection estoit, Et el désert parfont manoit, oui nE cambrai, Barl. el Jus. p. 30. || xiv* s. Adont regiirda Hues d'amoureuse fachon. De tous les biens du monde avoit perfection, Hugues Capet, y. i79i. Quatre vertus de moult grant pris. Par coi amans puet estre apris, Et à perfection venir, j. de condb, t. m, p. 7. Il XV» s. Ib ne pouvoient, ce leur sembloit, venir à perfection de leur besogne fors que par bataille, FBOiss, II. m, 70. Il xvi* s. J'excuserois volontiers en nostre peuple de n'avoir aullre patron et règle de perfection que ses propres moeurs et usances; car c'est un commun vice, mont, i, se». Car les perfections du duel sont de faire Un appel sans raison, un meurtre sans colère, d'aub. Tragiques, Misrret.
— ETYM. Provenç. perftctio; es(iagn. per/'cccton; itâl. perfezione; du lat. perfectionem, de perfectum, supin de perficere (voy. PAnfAiT).
t PEBFECTIONNANT, ANTE ( pôr-fè-ksio-nan, nan-t), ad;. Qui perfectionne. Ces humbles et bienheureuses simplicités aussi purifiantes et perfectionnantes que les oraisons les plus passives, boss. Et. d'orait. IX, « I .
PERFECTIONNÉ, ÊE (pèr-fè-kslo-né, née; en ver», lie cinq syllabes), part, passé da perfectionner. Rendu plus parfait. Je lus Locke, et j'aperçus des traits de lumière; je lus le traité de Colliiis, qui me parut Locke perfectionné, volt. Phil. Philosophe ignorant, I8.
PERFliCTIONNEMEîn" (pèr-fé-ksio-ne-man; en vers, de si» syllabes), s. m. Action de perfectionner; effet de cette action. On aurait apporté un grand nombre de perfectionnements aux lois, l'aubé DP. ST- piKBRE, Kém. pour dimin. les procès. || D.ins l'industrie, brevet de perfectionnement, par opposition à brevet d'invention.
— ETYM. Perfectionner.
PERFECTIONNER (pfcr-fi-ksio-né; en vers, de
cinq syllabe»), v. a. \\ !• Ren'Ire parfait, plus parfait. Je me promettais de p' rfectionner de plus en plus mes jugements, pesc. Méth. m. ». Le vin est très-fort et tr's-lion cette année; les grandes chaleurs l'ont exlri'memeiil perfectionné; mais elles en ont de beaucoup diminué la quantité, oui pati.n, r.eUr«i, t. u, p. 6»s. Je suis ravie de votre bonne santé ; elle me donne du courage pour perfectionner la mienne, »«y. s mars ie76. U fin de Ibisioire est de perfpctinnner la vie civile, flêcii. Vie de rommtndon, Préfuet. Je ne sais rien de plus utile pour se perfectionner l« goûi que la comparaison de» tinnd* ^èniei qui se sont exercé» sur les mêmes m.-it.Arci, volt. Diti. phil. Rochester. L'homme reçoit l'éducation de tou» le* siiclet, recueille toute»
PER
les institutions des autres hommes, et peut, par un sage emploi du temps, profiter de tous les instants de la durée de son espèce pour la perfectionner toujours de plus en plus, buff. Ois. t. xi, p. «3. Il 2° Se perfectionner, v. réfl. Devenir plus parfait. On ne se perfectionne que bien peu, à moins que d'être aidé par un ami intelligent et sincère, ou à moins qu'on ne s'observe soi-même < bien sévèrement, MÉRÊ, dans le Did. de hichelf.t. Demandons à Dieu humblement quel est ce dessein, quel est ce mystère : pourquoi a-t-il ordonné que la force [vertu] se perfectionne dans l'infirmité [le péché]? BOSS. 3» sermon, Pâques, 3. La [ihysique, la médecine, les maihématiques sont composées d'un nombre infini de vues, et dépendent de la justesse du raisonnement, qui se perfectionne avec une extrême lenteur, et se perfectionne toujours, FONTEN. Œurr. t. IV, p. fSi, dans pouGENS. Alors ces expressions familières étaient tolérées; elles ne sont devenues des fautes que quand la langue s'est perfectionnée, volt. Comm. Corn. Rem. llor. m, 3.
— ÊTYM. Perfection.
t PEUFECTIONNEUR (pèrfè-ksio-neur), s. m. Celui t|ui perfectionne. Mécanicien, sinon inventeur, du moins perfectionneur de quelque sysième à mouvement rotatif ou continu, poncelet, Rctpport sur lesmachines, t. n, p. 491.
t PERFECTIONNISTE (pèr-fè-ksio-ni-sf), s. m. et f. Nom donné à une secte américiine fondée par John Noyés, où régnent la communauté des biens et celle îles femmes, sous la surveillance de la Bible, le libre amour n'étant possible, suivant eux, que dans la vie chrétienne.
PERFIDE (pèr-fi-d'), adj. \\ 1" Qui manque de foi. Ce perfide ennemi de la grandeur romaine, corn. OTcoMi. 11.3. Jecrois, en vérité, comme vous, que le roi et la reine d'Angleterre sont bien mieux à Saint-Germain que dans leur perfide royaume, sév. 5ii. Fabrice renvoya au roi [Pyrrhus] son perfide médecin, qui état venu lui offrir d'empoisonner son maître, BOSS. llist. 1, H. Une femme infidèle, si elle est connue pour telle de la personne intéressée, n'est qu'infidMe; s'il la croit fidèle, elle est perfide, la bruï. lU. (I Être perfide à quelqu'un, lui manquer de foi. Ceux dont vous observez les discours et les pas. Ou sont vos ennemis ou bien ne le sont pas; S'ils sont vos ennemis, la passion vous guide; Si ce sont vos amis, c'est leur être perfide, boubsaui.t, Ésope à la cour, I, B. Il 11 se dit aussi des choses. El me jurer enfin, d'une bouche perfide, Tout ce que tu ne sens que pour ton Atalide, bac. Bajaz. v, 4. Le perfide intérêt, l'aveugle jalousie, lo. Esth. Prologue, ô douleur! dans ses mains [d'Eve] il ]Adam] voit les pommes d'or. Et la branche où pendait ce perfide trésor, DELiLi.E, Parad. perdu, n. \\ i-S. m. et f. Celui, celle qui a^it avec perfidie. Perfide généreux, hâte-toi d'embrasser Deux princes impuissants à te récompenser, CORN. Ilcracl. v, ». Je lui donne ma fille et tout le bien que j'ai; Et, dans le même temps, le perfide, l'infAnie l'ente le noir dessein de suborner ma femme, mol. Tart. v, 3. En vous nommant à moi la perfide a tremblé, volt. Adcl. du Cuescl. II, 7. Il Familièrement. Un petit perfide, un homme qu'on accuse d'une petite perfidie. Est-il possible que Le Brun, qui m'adressait de si belles odes pour m'engagera prendre Mlle Corneille, et m'envoie souvent de si jolis vers, ne soit qu'un petit perfide? VOLT. Leit. Damilaritle, a» janv. I70a.
— ÉTYM. Lat. perfidus, de per, indlcjuant transgression, cl fides, la foi (voy. foi).
PERFIDEMENT (pèr-fi-de-man), adv. Avec perfidie. Parler, agir perfidement.
— ÊTYM. Perfide, et le suffixe ment.
PERFIDIE (pèr-fi-dic), ». f. Manque de foi. Créou
seul et sa lille ont fait la perfidie, corn. Médée, n, I. La ruse la mieux ourdie l'eut nuire i son inventeur. Et souvent la perfidie Retourne sur son auteur, la font. FabL iv, 1 1. C'est le coup, scélérat, par où tu m'exj édies ; El voilà couronner toutes tes perflilies, mol. Tart. v, 7. La perfidie, si j'ose le dire, est un mensonge de toute la personne, la BBUT. m. On tiie ce bien de la perfidie des femmes, qu'elle guérit de la jalousie, ir.. ib.
— ÊTYM. Ut. per^dia, de perfidus, perfide. fPI'RFIDIF.R (pèr-fidi-é), t). a. Terme vieilli.
Traiter quelqu'un avec perfidie.
— Hisr. xvi's. Cela ne fit point changer d'avis aux habilans; repliquans.... qu'eux aians esté perfidiez, irouvoient douleu.ses les choses seurcs, et vouloicnt qu'on traitast par escrit, u'aus. llist. n, 43.
t PERFLATION (pèr-lla-sion) , s. f. Terme didactique. Action d'un vent qui balaye.
— BIST, tvi* *. L'air qui est pourri sans aucune
PÊR
perflation, humide, enclos entre œontaigne», PAnt, Introd. 13.
— Etvm. Lat. pcr/IntioMPm, de per, et /lore, souffler.
PERKOI.lfi, P,E ipèr-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Feuilles perfoliées, feuilles qui, entourant la tige, semblent traversées par elle. |{ Terme d'entomologie. Antennes perfuliées, celles dont les articles aplatis du sommet à la base paraissent comme enfilés par le milieu.
— ÉTVM. Per, et reitille.
\ PERFORANT, ANTE (pèr-fo-ran, ran-t'), adj. Oui est susceptible de perforer, de pénétrer le» corps. L'extrémité perforante d'un trocart. || Terme de botanique. Se dit de certaines plantes qui s'enfoncent dans les pierres. || Terme d'anatoraie. Artères perforantes, artères qui traversent certiiins muscles. Muscle perforant, le fiéhisseiir profond des doigts.
t PERFORATEUR, TRICE (pèrfo-ra-teur, tri-s'), adj. Qui perfore. Tube perforateur.
t PERFORATIF, IVE fpèr-tora-tif, ti-v'), adj. Qui sert à perforer. Trépan perforatif.
PERFORATION (pèr-fo-ra-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f. Action de perforer. || Terme de diplomatique. Se dit de l'action de percer avec un poinçon des actes accusés de faux, pour signaler la présomption élevée contre eux. || Terme de médecine. Ouverture accidentelle dans la continuité des organes, produite par une lésion externe, ou résultant dune affection interne et sans le concours d'aucune cause vulnéranle; ces dernières perforations dite» sponlanées s'observent surtout à l'estomac, i l'intestin, au poumon, à la .suite de diverses afTectionA.
— mST. XVI» 8. Puis, s'il est besoin, soit continuée la perfoMtion [trépanation] entière des deux tables [du crâne], paré, viii, 20.
— i:TYM. Prov. perforacio; ital. per/"oroiion« ; du lat. perforare, perforer.
PERFORÉ, ÉE (pèr-fo-ré, rée), por«. pois^ de perforer. || 1" Qui est percé d'un ou de plusieurs trous. Il ne faudrait chauiïer.... des matières susceptible» de laisser dégager du phosphore, dans des vases de platine; ils seraient h l'instant perforés, thf.nabd, Traité de chimie, l.\, p. 32), dins pougens. || On dit aussi quelquefois : trou perforé, au lieu de trou pratiqué. X quatre pieds de terre on ouvre dans le tronc de l'érable deux trous de trois quarts de pouce de profondeur el perforés de haut en bas, cha- TEAUim. Amer. Récolte du sucre d'érable. || 2" Terme d anatomie. Muscles perforés, muscles dont les fibre» s'écartent dans un point de leur longueur pour donner passage aux tendons des muscles dits pcribrants. Il Substance perforée postérieure ou moyenne, espace triangulaire situé à l'angle de séparation des deux pédimcules cérébraux qui le limitent sur les côtes.
PERFORER (pèr-fo-ré), r. a. Terme d'arts. Pratiquer un trou.
— HlST. xii* s. X un bou [avec un anneau] perforras sa masselle [mâchoire]. Job, p. 506. || xvi» ». Celse veut qu'on perfore les os vermoulus el altérés, PARÉ, xvi, 32.
— ETYM. Prov. perforar; ital. perforare; du lat. perforare, de per, et forare, forer.
t PERFORMANCES (pèr-for-man-s'), ». f. pi Mol anglais employé dans la langue du turf pour indiquer le tableau des épreuves subies dans l'hippodrome par un cheval *e course.
— ÉTYM. Angl. performance, exécution, accomplissement, mot de forme française fait du lai. per, el formare, former.
t PERFRIGf5RATI0N (pèr-fri-jé-ra-sion), s. f. Terme ilidactique. Refroidissement considérable, en parlant du corps vivant.
— HIST. XVI» 8. [Ouses de gangrène] perfrigerations ou grandes morfondures faites par l'air qui nous environne, paré, x, is.
— ÉTYM. Lat. perfrigerationem, de per, et frigus, froid.
t PERGUE (pèr-gh'), t. f. Genre d'inseclw hyménoptères.
I. PERI, IE (pé-rl, rie), par», passé de périr. Qui n'existe plus. Ne considérons plus son flme [d'un homme mort] comme périe et réduite au néanv, mais comme vivifiée et unie au souverain vivant, PAsc. Lett. sur la mort de son père. H y a eu une flùle [sorte de navire] périe devant les yeux du prince d'Oiange, sév. 8 nov. 1688. Sans parler de ce nombre prodigieux de seigneurs du sang royal, de pairs ilu royaume, d'illustres citoyens poris sur un échalaud en place publique (en Angleterre!, VOLT. Dict. phil. Supplice.<, u. || Terme de blason. Se dit des pièces qui sont raccourcies de manière à ne pas toucher les bords de l'écu.