PARÉ, XVIII
— ÊTYM. Ilîpîveo; OU itepîvaio;.
t PÉRINÊOCÈLE (pé-ri-né-o-sè-1'), f. f. Hernie par le périnée.
— ÉTVM. Périnée, et xt^Xïi, hernie.
•f PÉRINÉORRHAPHIE (pé-ri-né-0-rra-fie), s. f. Terme de chirurgie. Suture du périnée, dans le cas de déchirure de cette parti?.
— f.TYM. Périnée, et fst»^, suture.
t PÉRl.VÉPHRITE (pé-ri-né-fii-f), ». f. Terme de médecine. Inflammation du tissu qui enveloppe le rein à l'extérieur, par opposition à la néphrite, qui est l'inflammation du rein lui-même, et à l'eiidonéphrite, qui est l'indammatlon de la membrane du bassinet.
— Rtvm. Péri 3..., veopôs, rein, et la finale médicale ite indiquant intI;immation.
t PÉRINKT (pé-ri-nè), s. m. Un des noms vulgaires du coq huppé. Il Périnet vierge ou biiou, espèce de résine.
t PÉRIXETTE (pé-ri-nè-f), s. f. Nom de la lavamli; re, motacilla alha, dans la Guyenne.
t PÉRINÈVRE (péri-nè-vr), s. m. Terme d'anatomie. Tissu disposé autour des faisceaux primitifs des tubes dans les nerfs de la vie animale et dans les filets blancs du grand sympathique.
— fiTY.M. Péri 3..., et vEùpov, nerf.
t PÉBINGLE (pé-rin-gl') ou PÉRISGUE (pé-ringh'l, s. f. Nom vulgaire d'une mésange.
t' PÉRINYCTIDE (pé-ri-ni-kli-dT , s. f. Ancien terme de médecine. Exanthème qui ne se montre ijue la nuit.
— ÉTYM. nepivuxTÎ;, de ittpi, et vi5, nuit.
t PËRIOCUK (pé-ri-o-k') , s. f. Nom qu'on a quelquefois donné aux périodes grammaticales, particulièrement à celles qui ont plus do quatre membres, comme celle qui commence le discours pro Mitone.
— ËTYM.ntpioxr,, deitEpi, autour, ellyeiv, avoir. PÉRIODE (pé-ri-o-d'),î. /'.|| l°Temps qu'un astre
met à faire sa révolution. La période solaire. La période lunaire. La période de Vénus. La terre fait sa période en ses jours et un quart. || 2" Révolution d'un nombre déterminé d'années, au moyen duquel le temps est mesuré de différentes manières par différentes nations. || Période de .Méton, voy nombre, n" 7. Il Période cb.ildaîquc, voy. sabos. Il Période victorienne, voy. victorien.ne. i| Période julienne, voy. JULIEN (. Il Périodes géologiques, divisions de l'existence de la terre. || Périodes de la vie sociale, dans le système des fouriéristes, subdivisions de l'existence du «enre humain. || 3" ïtrme de médecine. Chacun des espaces de temps qu'une maladie doit successivement parcourir. La pneumonie est dans la période d'augment, de déclin. Il Dans les fièvres intermittentes, l'espace de temps qui comprend un accès et une intermission, le temps qui s'écoule, par con.séquent, de l'invasion d'un accès à l'invasion de l'accès suivant. 114° Terme de grammaire. Assemlilage de propositions liées entre elles par des conjonctions, et qui toutes ensemble font un sens fini, dit aussi sens complet. Période à deux, trois, quatre membres. Ce fut surtout Isocrate, né 4,30 ans avant Jésus- Christ, qui recommanda et pratiqua la recherche des périodes. Pour produire un ouvrage régulier, il fallait. .. partager la matière.... il fallait d'une période en faire plusieurs, et songer plus à l'ordre qu'à labondance, bai.z. Socr. chrél. x Chaque mot dans les traductions de d'Ablancourt est mesuré par la Juste.s«e des pério<les, et un motde plus ou de moins en niineraitje nes.iisquelle harmonie, qui plaît autant à l'oreille que cel!e des vers, st-évremond, Disc. tuT les iraducteun. La période est longue, il faut reprendre haleine, la font. Fabl. ii, t. Que ferez-vous ici , faibles discoureurs? dissiperez-vous ces onseils cachés en chatouillant lesoieilles'^cioyez- Tous que CCS superbes baut'iurs tombent au bruit de »ospério<les mesurées? boss. Bourgoing. Que ne lui laissiez-vous finir sa pério'le? rac. Plaid, m, 3, Us (des esprits trop vifs] conçoivent une période par le mol qui la commence, et, par une période, toiii un chapitre, la brut. l. Le commun des hommes aime les phrases «t les périodes, in. xv. Je trouve qu'il Mt fort indigne du prêtre qu'il passe saviedanssoD
cabinet k arrondir des périodes, f8n. t. xxi, p. lot. Il y a telle de mes périodes que j'ai tournée et retournée cinq ou six nuits dans ma tête, avant qu'elle fût en état d'être mise sur le papier, j. J. iiouss. Conf. m. Bossuet connaissait parfaitement la coupe du style; quelquefois il va rapidement par une suite de phrases très-courtes; d'autres fois ses périodes .sont d'une grande page, et elles ne sont pas trop longues, parce que tous les membres en sont distincts et sans embarras, condillac, Art d'écr. m, 3. Dans une période, tous les membres doivent être distincts et liés les uns aux autres; quand ces conditions ne sont pas remplies, ce n'est plus qu'un assemblage confus de plusieurs phrases, m. ib. 1, ». Une période bien faite est appelée une période arrondie, lo. ib. || Période carrée, période à quatre membres dont les membres sont à peu près égaux. Je sais mieux ranger les soldats quo les paroles, et mieux carrer les bataillons que les périodes, SCUDÉRY dans pellisson, Hist. de l'Acad. iv, Scudéry. Cela est bon pour Frédéric le Grand; il Iu^ faut des armées le matin, et Apollon l'après-midi; il a tout, il carre des bataillons et des périodes, VOLT. Leit. tfargr. de Baireulh, dans Rev. Française, février )8G6, p. 202. || Période ronde, se dit, par opposition à période carrée, de celle dont les membres sont tellement joints, qu'on aperçoit difficilement l'endroit où ils s'unissent. || Période croisée, celle dont les membres sont opposés et forment antithèse. || Période rhopalique, voy. rhopalique. Il Période poétique, période faite avec des vers. |!5° Période musicale, phrase musicale composée lie plusieurs membres. Le motde période en fait de musique est aussi usité qu'-în parlant d'éloquence : les bons écrivains et les hommes instruits n'apj^ellent pas autrement le cercle quedécrit un chant dont les parties se développent et se renferment dans un dessein régulier et fini, marmontel, Œuv. p. '240. ;| 6° S. m. Le plus haut point où une chose, une personne puisse arriver. Pui.sque les sciences et les arts ne sont jamais à leur période, il m'est permis de croire qu'ils [les anciens] n'ont pas tout su, corn. dit. Préf. Il [un rhumatisme] a son commencement, son augmentation, son période et sa fin, sÉv. 2 févr. 1670. Strait-il possible que vos incommodités fussent venues à leur période? m. 47 mai *68o. Ce période de développement des facultés humaines, J. J. RûHSS. Orig. 2. || Aujourd'hui, où ce sens de période n'est plus aus.si bien compris, on y joint ordinairement l'adjectif haut. Le plus haut période de la gloire. || Le dernier période, la fin. La puissance de cet empire tourhait à son dernier pi-riode. il 7° S. m. Espace de temps indéterminé. Un long période de temps, Dict. de l'Acad. Les temps (ieatinés à cette attente sont dans leur dernier période, noss. Hist. il, 4. Les princes ont, dans leur vie, des périodes d'ambition; après quoi, d'autres passions et l'oisiveté même succèdent, montf.sq. liom. I. Il En ce dernier sens, beaucoup fontpériode féminin. Les périodes du temps auxquelles toutes les choses parviennent tôt ou tard à leur perfection et maturité, NAt)DE,7((isecroti,v, 3. Pourquoi, disaiton, s'effrayer d'unepériode de deux millions d'années? il y en a probablement de pluslonguesentre les positions réciproques des astres, volt. Phi/ Newt. Diss. chaitgem. globe. Le texte hébreu fait cette période [l'intervalle entre la création et le déluge] de <660 ans, le samaritain de <307, et la version grecque des Septante de 224a, condillac, Hist. anc. I, «.
— SYN. PÉRIODE, Bpoque. Êpoque venant de èiti, sur, et lyti-', s'arrêter, désigne précisément un moment déterminé, particulier de la durée; et ce n'est que par extension ou par abus qu'on lui attribue le sens de grand intervalle de temps. Au contraire, période, à cause de la préposition itcpi qui entre dans fji composiiicin, désigne proprement un grand intervalle de temps, une grande durée.
— HIST, XIV' s. Peryode «»t le temps et la mesure de la duracion d'une chose, oresmr. Thèse de «EiNiER. Il XV' s. Le cours de la durée des .seigneuries et des citez que les natu riens appellent période, AL. ciiAiiTiEH, Quadril. in», p. 403. || xvi' s. Nature met fin et période à toutes choses par elle produyctes, bah. Garg. 1, 2U. Puis, quand la ;:uari8on fut faicle, conimenlse peut il |lo médecin] nsseurer que ce ne feust quo le mal fousl arrivé à sa période? HONT. m, 2.10. Nous ne sommes pas pourtant à nosire dernier période [ruine], ID. iv, 84. Lesmatilx ont leur période comme les biens; à l'advenlureesl cet accident à «a fin, ID IV, 273. Je luy appris encorcà dire maxime d'Estat, maladie d'tst.it, période d'affaires... el mille autres termes de cetke façon, i quoy on con- Doil au|Ourduy une belle (me. d'aiîb. Conf. 11, 1.
— ÊTYM. nepioSoi;, de icspi, autour, et 48ôç, chemin, voie.
t PÉRIODEDTE (pé-ri-o-deu-f), s. m. Nom que l'on donnait dans l'ancienne Grèce aux médecins qui allaient de ville en ville pour traiter les malades.
— ÉTYM. DiptoSeOTiti;, de itepi, autour, et ôêeOsiv, cheminer, de ôSô;, chemin.
PÉRIODICITÉ (pé-ri-o-di-si-té) , s. f. Qualité de ce qui est périodique. Dans les montagnes composées de couches de différente nature ou do différentes épaisseurs, voir s'il n'y a point de périodicité dans leur retour, saussube, Voy. Alpes, t. vui, p. 274, dans pouGENS. Les belles observations de Newton sur les anneaux colorés font connaître 1« périodicité de leurs variations, fbfskel, Instit. Ilém. sciences, i82i et (822, t. v, p. 346. || Terme de médecine. Aptitude qu'ont certains phénomènes physiologiques ou pathologiques à se reproduire à des époijues déterminées, après des intervalles plu» ou moins longs, pendant lesquels ils cessent complètement.
— REM. Périodicité n'est point dans les anciennes éditions du Dictionnaire de l'Académie; il ne se trouve que dans celle de 4 836.
— ÊTYMi Périodique.
PÉRIODIQUE (pé-ri-o-di-k') , adj. \\ i° Qui revient à des temps marqués. Les vents alternatifs ou périodiques dont nous venons de parler sont des vents de mer; mais il y a aussi des vents de terre qui sont périodiques, bdkf. Hist. nat. prcuv. théor. terr. Œuv. t II, p. 261. || Terme d'astronomie. Mois périodique de la lune, espace de temps que ce satellite emploie pour revenir à la même étoile. Il 2" Terme d'arithmétique. Fraction périodique, se dit des fractions décimales dont tous les chiffres, ou certains chiffres seulement, se reproduisent dans le même ordre, à l'infini. || Fraction périodique composée, celle qui, avant les chiffres périodiques, en a un ou plusieurs qui ne se répètent point (exemple : o,45O3O303, etc.). |1 3° ferme de botani- (jue. Oui s'ouvre et se ferme à des heures fixes el réglées. Fleur périodique. 114° Terme de médecine. Maladies périodiques, celles qui se reproduisent par accès réguliers. Les fièvres inlerinittentes sont des maladies périodiques. || 6° Ouvrage périodique, ouvrage qui paraît à des temps marqués. Les journaux, les revues sont des ouvrages périodiques. L'ouvrage périodique auquel vous avez dessein de travailler, peut très-bien réussir, quoiqu'il y eu ait déjà trop de cette espèce, volt. Uél. litt. Cont. à un journ. || On dit dans le même sens : écrivain périodique. Ouels ouvrages que ceux dont plusieurs de nos écrivains périodiques ne rougissent pas de faire l'éloge 1 d'alemu. Uél. litt. Œuv. t. m, p. 276, dans POUGENS. Il Lu presse périodique, c'est à-dire l'ensemble des publications qui se font à des époques revenant périodiquement tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, etc. || 6° Terme d« grammaire. Abondant en périodes, qui a le caractère de la période. Un arrangement de mots nombreux et périodique, bollin. Traité des Et. m, 2. Il y a des écrivains qui, aflTectant lo style périodique, confondent les longues phrases avec les périodes ; leurs phrases sont d'une longueur insupportable; on croit quelles vont finir, et elles recommencent sans permettre le plus léger repos, condillac, A rJ d'écr. m, 3. Il Vers périodique, hexamètre couiposé alternativement de dactyles et de spondées, comme les t' et <o* vers de la première églogue de Virgile. Il 7' Périodique, se dit aussi de la période musicale. Cette forme d'airs périodiques dont Vinci était l'inventeur, et que Léo, Pergolèse, Galuppi, Jc.melli avaient poi'.ée à un aussi haut degré d'expression ou de mélo(l.<!, marmontel, Œuv. t. xx, p. tt.
— fTYM. Ii'.pioôty.à;, de TSEpioSo;, période. PÉRIODlOU.KMKNf (pé-ri-o-di-kc-man) , ad»
Il 1" D'une manière périodique, & intervalles réguliers. Ce recueil paraît périodiquement. || 2° En un style périodique. Parler périodiquement (Il se dit en mauvaise part).
— flVM. Périodique, et le suffixe ment.
f PÉRIODISTK (pé-ri-o-di-st'), *. m. Celui cjui fait des ouvrages périodiques, qui travaille à un écrit périodique. Ouel(|iie périodiste plein d'esprit, car il y en a plus d'un (jui entend à demi-mot, d'alemb. Art. du card. Ouboit, (liuv. t x, p. <20, not. », dans pouoens.
i PÉRIOUONTITE (pé-ri-o-don-ti-f), s. f. Terme de médecine. Infiammation du périoste alvéolo-denlaire ou membrane qui entoure la dent.
— ErYM. Péri 3... i8"0«, éoôvio;, dent, et la finale médicale ite indiquant innammution.
t PERIODCRB (pè-ii-o-du-r') , 1. m. Terme de