‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 316 sur 389 · II. — Vik · texte numérisé non relu

II. — Vik

PËR

chimie. Composé qui contient la plus grande proportion [)ossible d'iode.

— ETYM. Per..., eXiodure.

PÉRIOECIKNS (pé-rl-è-sl-in) , l. m. pi. Dans la géognpliie des Grecs, les habitants de notre zone tempérée, par opposition aux antœciens ou habitants de l'autre zone ttimpérée. || Dans la géographie moderne, habitants de la terre qai sont éloignés entre eui de cent quatre-vingts ôegrés de longitude, mais qui sont dans la môme latitude. La seule différence qu'il y ait entre eux. c'est qu'il est malin d'un cdlé tandis qu'il est soir de l'autre, minuit pour les uns tandis qu'il est midi pour les autres. \\Adj. Les peuples périceciens.

— ETYM. lUpiotxo;, de ntpl, autour, et oT- B0(, demeure : ceux qui habitent autour.

t PÉRIOPLE (pé-ri-o-pl'), t. f. Terme de vétérinaire. Lame épidermique, continuation de l'épiderme de la peau recouvrant l'ongle.

— ÊTYM. Péri 3..., et b-al^, sabot du cheval.

t PÉRIORBITE (pé-ri-or-bi-f), *. m. Terme d'analumie. Périoste qui revêt la fosse orbitaire.

— ÊTYM. Péri... 3, et orbite.

t PÉRIORTHOGONE ( pé-ri-or-to-go-n' ) , adj. Terme de minéralcigie. Se dit d'un prisme rhomtwldalqui s'est converti en un prisme rectangulaire.

— ETYM. Péri »..., et orthogone.

PÉRIOSTE (pé-ri-o-st"), t. m. Terme d'anatomie.

Membrane fibreuse qui forme une enveloppe aux os. Duhamel a prouvé que le périoste seul opère la réunion des os, sennebier, Est. urt d'observ. t. l, p. 34C, dans podgens.

— Hisr. xvi* s. Les os sont faits sensibles par certaines fibres nerveuses que leur périoste leur communique, pahr, i, Préf.

— £TYM. lIcpiôatEo; , de nspl , autour , et JoTéov os (vov. os).

t PERIOSTÈITE (pé-ri-o-sté-i-f) , t. f. Terme de médecine. Inllammalion du périoste.

— ËTYM. Périoste, et la finale médicale ite indiquant innammation.

i PÉRIOSTÉOPHYTE (pé-ri-o-sté-o-fi-f), ». m. Terme de médecine. Productions osseuses partant du périoste.

— ETYM. Périoste, et çvTÔv, production.

t PCltlOSTÉOTOMIE (pé-ri-o-sté-o-to-mie),ï. f. Terme de chirurgie. Opération qui consiste à couper une partie du périoste d'un os, en faisant pénétrer dans les tissus un instrument tranchant et à pointe mousse, avec lequel on opère la séparation du périoste et de la tumeur osseuse qu'il recouvre.

— ETYM. Périoste, et t'.|ii?i, section.

PÊRIOSTOSK (pé-ri-o slô-z') t. f. Terme de médecine. TuniéfHCtion du périoste.

— ÊTYM. Périoste.

t PÉRIOSTHAOCB (pé-ri-0-stra-k'), s. m. Terme de zoologie. Ëpidermeou drap marin des coquilles.

— 6TYM. Perii..., et inTpaxov, coquille.

t PÉRIOVDLAIRE (pé-ri-o-vu-lô-r ), adj. Terme d'anatomio. Qui entoure l'ovule.

— ETYM. Péri a..., et ovule.

PfiRlPATlïnciEN, ENiNB ( pé-ri-pa-té-ti-siin ,

sié-n'], adj. Oui suit la doctrine d'Aristote. La philosophie péripatéticienne. || Substantivement. Un péripatéticien. t.icéron envoya son fils i Athènes sous le péripatéticien Cratippua, dideb. Opin. des anc. philos. [Romaira).

— HIST. XIV' «. Et ce fu l'opinion d'Aristote et des l'erypatliPticiens, orksme, Eih. 34.

— ETYM. lUoiitaTTiTixè;, de irtpinoTeîv, se promener, de ftl^{ItaTo?, promenade dans le Lycée, et, de là, leçon philosophique, de nept, autour, et itaTtcv, aller, marcher : Arisiote donnait ses leçons en se promenant dans le Lycée.

t PÉRIPATETIOUE (pé-H-pa-tê-tl-k'),adj. Se dit de la philosophie d'Ari<:loie, de ce qui appartient au pé- Tipatétisme. |i S. m.S'estdit pour péripatéticien. Oui, mais l'autorité du péripatétique.... rac. Plaid, m, 3.

— ETYM. voy. pemPATÉTtciïN.

rP«lUPATÈTK)L'E.MENT(pé-ri-pa-té-ti-ke-man),

•dt>. A la façon des péripatéticiens. Ainsi, péripatétlquement parlant, ctla composerait neuf âmes, T01.1. Hél. hist. Un chrétien contre six juifs, 48.

PfiRlPATf:TIS.ME (pé-ri-pa-té-li-sm'), t. m. Philosophie ptripaléticienne.

— fTVM. Voy. PÉRIPATgTICIBN.

t Pf.RlPRTAUE (pé-ri-pé-u-lie), » f. Terme de hounique. Classe qui renferme les pUntes dicotyl.donps polyp<i|ale» i éumines périgyne».

~ ETYM. Péri*..., H pétale.

Pf.RIPftTlF <p*-ri-p*-Me), ,. f. || 1- Terme de litt«r»lure Evénement dans un poème épique, dans »>•• pièce de théâtre, etc. qui change (a face des

PÉB

choses et qu'on nomme aussi catastrophe. De pareils dénoûments sont toujours froids et vicieux, parce qu'ils n'ont point ce qu'on appelle la péripétie ; ils n'excitent aucune surprise; il n'y a ni comique ni intérêt, volt. Comm. Corn. Rem. Menteur, v, 6. Il J" Dans le langage gvnéral, événement imprévu qui change l'état des choses. Ce qui me fiche, c'est que voilà la czarine morte.... nous verrons quelle sera h face du Nord.... en ma qualité de faiseur de tragédies, j'aime beaucoup les péripéWes, VOLT. Lelt. d'Argental, i" févr. 1762.

— ETYM. UEp'.itcT6i«, changement subit, de itepinfnTeiv, survenir, de ncpi, indiquant révolution, et KiTiTEiv, tomber.

PÉRIPHÉRIE (pé-ri-fé-rie),t. f. Terme de géométrie. Contour d'une figure curviligne. Kepler essaya de faire les orbites elliptiques ; il plaça le soleil au foyer, et fit parcourir à la terre la [lériphérie de l'ellipse, rivaAMBRE, Abrégé d'astron. leçon to. || Il se dit aussi de la surface externe d'un solide. Toute la périphérie de ce minéral est couverte de points blanchâtres.

— ETYM. ITcpif^psta, de irspl, autour, et çépsiv, porter.

t PÉRIPHÉRIQUE (pé-ri-fé-ri-k'), adj. Terme didactique. Qui est situé A la périphérie. || Terme de botanique. Périsperme périphérique, celui qui, au lieu d'être entouré par l'embryon, l'environne et le cache.

t PÉRIPHORANTIIE .(pé-ri-fo-ran-f) , *. m. Terme'Je botanique. Assemblage de bractées qui entourent la réunion des fleui-s, dans les synanlhérées.

— ÊTYM. Péri 3..., et phoranthe.

t PÉRIPHORE (pé-ri-1'o-r'), s. m. Terme de botanique. Corps charnu qui supporte l'ovaire de certaines plantes et fournit une attache aux pétales et aux étamines.

— ETYM. Péri s..., et çopè;, qui porte. ■ PÉRIPHRASE (pé ri-fri-z') , s. f. Figure de style

par laquelle, au lieu d'un seul mot, on en met plusieurs qui forment le même sens: par exemple, Voiseau de Jupiter, pour Vaigle ; les portes du matin, pour le levant. Il n'y a rien dont l'usage s'étende plus loin que la périphrase, pourvu qu'on ne la répande pas partout sans choix et sans mesure, BOIL. /,o)igtn. Sublime, ch. xxiv. La règle est que, quand on veut exprimer une même chose par plusieurs périphrases, il faut que les images soient dans une certaine gradation, qu'elles ajoutent successivement les unes aux autres, et que tout ce qu'elles expriment convienne également, non-seulement à la chose dont on parle, mais encore à ce qu'on en dit, conoil. Art d'écr. ii, i,

— SYN. 1. PÉRIPHRASE, circonlocution. Périphrase est littéraire et relatif seulement à la forme du discours, au lieu que circonlocution est de la langue commune et se rapporte au sens, aux idées. On se sert de périphrases pour embellir le discours, et de circonlocutions pour adoucir ce qui blesserait, pour écarter des idées désagréables, basses ou peu honnêtes. De plus la périphrcise est proprement un terme de rhétorique et un moyen d'ennoblir le discours, de l'orner, de le rendre plus frappant et plus pittoresque. La circonlocution est plutôt un terme de grammaire, et un moyen de faciliter l'intelligence, une expression substituée à l'expression ordinaire, moins par art et avec une intention oratoire ou poétique, que par nécessité, pour la commodité et l'utilité, lafate. ||a. pehi- PHRASR, PARAPHRASE. La périphrase ne fait que tenir la place d'un mot ou d'une expression; au fond elle ne dit pas davantage; au lieu que la .laraphrasa ajoute d'autres pensées, elle explique, elle développe.

— ETYM. llEp(ipp«Criç(VOy. PÉRIPHASER).

PÉRIPHRASER (pé-ri-frâ-zé), v. n. || 1» User de périphrases. Allons au fait, je n'ai pas le temps de périphraser. {| Il se conjugue avec l'auxiliaire ai;oir. Il S* Il se dit aussi à l'actif. Il [Lamotte] ne fait que périphraser ce que SaintSorlin a dit, u" nAciEH, Corruplion du goût, p. 2(0,éd. de 17(4. Les auteurs latins ont-ils besoin d'être périphrases par des équivalents perpétuels? dumabs. (Euvr. 1. 1, p. (22. Il ne se prend qu'en mauvaise part.

— HIST. XVI' s. Périphraser, cotorave.

— ETYM. ntpiç[,â!;siv, de ittpi, autour, et çpii- Uiv, dire (voy. phrase;.

t PÉRIPHRASTIQfË (pé-ri-fra-sti-k*), adj. Oui tient de la périphrase. || Oui abonde en périphrases. Style périphrastiqup. {{Terme de grammaire. Se dit de tous les temps des verbes qui se forment i l'aide d'un auxiliaire.

— msT. XVI' s. Tes exemples ne sont antonomasticz, mais periphrasticz, esquels, voire en sro-

PER

se, tu es redondant, ch. fontaine, Qu'util Hora- (tan, p. 209.

— ETYM. nepispaoTixà;, de «ept^pôCtiv, périphraser.

t PÉRIPHYLLB (pé-ri-fi-r), adj. Terme de botanique. Dont l'ombelle est découpée en folioles. Il S. m. Écaille située au pourtour de l'ovaire dan» les graminées.

— ETY.M. Péri »..., et fûXXov, feuille. PÉRIPLE (pé-ri-pl') , s. m. Terme de géographie

ancienne. Navigation autour d'une mer, des côtei d'un pays; relation d'une navigation de ce genre. Dans la plupart des mémoires que j'ai communiqués à l'Académie, je me suis attaché à éclaircir les difficultés que pouvaient offrir les périples, c'est-àdire les journaux des navigateurs anciens, gosselin, Instit. Mém. acad. inscr. t. ix, p. 86. || Titre de quelques ouvrages anciens. Le Périple d'Hannon.

— ETYM. llepiit).ou«, de uepi, autour, et nXtîv, naviguer.

t PÉRIPLOQCE (péri-plo-k'), s. f. Genre de plantes où l'on distingue la périploque grec^|ue, dite vulgairement arbre à soie, arbre de soie, et bois de soie; et la périploque scammonée, qui fournit la substance appelée scammonée de Smyrne (famille des asclépiadées).

— ÊTYM. IlepiTtXoxr), enlacement, de irepi, autour, et njoxr), pli.

PÉRIPNECMONIE (pé-ri-pneu-mo-nie), s. f Terme de médecine. Inflammation du poumon. I! Les médecins disent d'ordinaire pneumonie. Il Saint-Sioion a dit péripulmonie, qui n'est pas usité ; Luxembourg tomba malade à Versailles d'une péripulmonie, 26, 43. ||a' Terme de vétérinaire. Sorte de maladie pestilentielle qui attaque les bêtes i cornes.

— HIST. XIV' S. Peripleumonie, c'est ung apostume chault du polmon, Bernard de cordon, Traduelion, iv, B.||xvi" s. La fistule de la jambe est judicatoire de la peripneumonie, paré, xi, 22.

— ETYM. nepinv='j|j.ovia, de «Epi, autour, et 7rvE0|iMv, poumon (voy. ce mot).

f PÉRIPNEUMONIQUE (pé-ri-pneu-mo-ni-k'), adj. Qui est relatif à la peripneumonie.

— HIST. XVI' s. Ils ne les appeloient pas febricitans, mais pleuretiques, peripneumoniques, hépatiques, PARÉ, XX, 36.

— ETYM. IIspHCvtun,ovixÔ« (voy. PÉRIPNIUMONIB).

t PKRIPODE (pé-ri-po-d'), t. m. Terme de botanique. Involucro des mousses.

— ETYM. Péri »..., et itoOç, itoîàç, pied, t PÉRIPROCTITE (pé-ri-pro-kti -t'), s. f. Terme

de médecine. Inflammation du tissu qui entoure le rectum.

— ETYM. Périi..., itpioxti,-, rectum, et la finale médicale iie indiquant inflammation.

PÉRIPTÈRE (pé-ri-plè-r'), s. m. Terme d'architecture. Édifice qui a des colonnes isolées dans tout le pourtour extérieur. || Aâj. La Bourse de Paris est périptère. Les temples périptères îles Grecs ont tous, plus ou moins, depuis un huitième jusqu'à un cinquième en longueur au delà du double de leur larpeur, quatrkmèrb de quinct, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. m, p. 259.

— ETYM. llepCnicpot, de Kfpl, autour, et itTtpôv, aile.

PÉRIR (pé-rir), V. n. || 1° Prendre fin. Elle [Mme de Soubise] avait une de ses dents du devant de la bouche un pou endommagée; ma foi, elle a péri, sfiv. 21 oct. 16 7». Lui (Dieuj, aux yeux de qui rien ne se perd.... verra-t-il périr .sans ressource ce qu'il a fait capable de le connaître et de l'aimer T boss. Duch. d'Orl. Les corps peuvent donc changer, mais ils ne peuvent pas périr, malebr. Rech. vér, iv, a. Il est trop clair par l'expérience, que Dieu a fait des machines pour être détruites ; nous sommes l'ouvrage de sa sagesse, et nous périssons; pourquoi n'en serait-il pas de même du monde T ID. Phil. Ncvit. I, 6. Il Fig. J'ai de l'ambition, mais plus noble et plu» belle : Cette grandeur périt, j'en veux une immortelle, corn. Poly. iv, s. Le psalmiste a dit qu'à la mort périront toutes nos pensées, BOSS. Duch. d'Orl. \\ 2° Être détruit, en parlant d'un pays, d'un royaume, d'un prince, etc. Oue s'il se trouve quelque province ou quelque ville qui ne veuille point prendre part à cette fête solennelle, nous voulons qu'elle périsse par le fer et par le feu, saci, Rible, listher, XVI, 24. Mithridate n'aurait point péri, si, dans les prospérités, le roi voluptueux et baibare n'avait pas détruit ce que, dans la mauvaise fortune, avait fait le grand prince, monte.sq. Esp. XXI, «2. Il 8' En pariant des personnes mourir, avec l'idée que la fin es' ^ématuré» ou violente. U «st

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beau de périr pour éviter un crime, corn. Attila, IV, 0. Vous périssez d'un mal que vous dissimulez, 8AC. Phèdre, i, i. Souvenez-vous que celui qui commande doit être le modèle de tous les autres.... ne craignez donc aucun danger, ô Télémaque, et périssez dans les combats plutôt que de faire douter de votre courage, fén. Tél. xii. Il y périt [dans le Languedoc, lors de la révocation de l'édit de Nantes] près de cent mille hommes, dont dix mille moururent psr la corde, par la roue ou par le feu, sous l'administration de l'intendant Lamoignon-Bàville, VOLT. Mél. Iiist. Observ. sur les mém. de Noailles. C'est après l'hiver et au commencement de la nouvelle saison que les hommes, comme les plantes, périssent en plus grand nombre, buff. Prob. de la vie, Œuv. t. ï, p. 5(4. Il est prouvé par des registres d'une autorité certaine que, depuis (714 jusqu'en 1778, il a péri [à Batavia], dans rhôpital seulement, 87000 matelots ou soldats, ràynal, llist. phil. II, I». Il Par exagération. Périr d'ennui, en être excédé, y succomber. || X périr, de la façon la plus ennuyeuse du monde. Notre maître est sombre à périr, beaumarch. Mère coupable, ni, (. Je vous ai beaucoup d'obligation de me retirer de cette Allemagne où je m'ennuyais à périr, stabl, Corinne, I, s. Il 4" Terme de dévotion. Se damner, mourir de la mort spirituelle. Il entra dans le monde avec tout ce qu'il faut pour y plaire et pour y périr, MASS. Or. (un. Conti. Tant de victimes infortunées renoncent à ia pudeur pour servir à vos plaisirs, et Tiennent sur des théâtres criminels chanter des passions pour flatter les vôtres, périr pour vous plaire, iD. Pet. carême, Vices el vert, des grands. \\ B* Terme de marine. Se dit d'un navire qui est détruit et démoli dans un naufrage, ou qui a sombré en mer et dont la perte est complète. Un navire périt corps et biens lorsque, de son équipage, de son chargement, de ses agrès, rien n'échippe. |{ 6° Tomber en ruine, en décadence, en pariant des choses. Les maisons inhabitées périssent plus promptement que les autres. Il Fig. La liberté périt par la licence. Cette branche de commerce a péri. Votre bon droit ne peut jamais périr, sÉv. 30 juin (68(. Tout l'Étal périssant n'a pu t'encourager 1 bac. Alex, m, 2. Tout pouvoir, en un mot, [lérit par l'indulgence, V0I.1. Ali. l, (. Il Être effacé, anéanti. Je conserve le sang qu'elle veut voir périr, corn. Cinna, m, *. Je [Spaminondasj ne compte point mourir sans enfants; Leuctres et Mantinée sont pour moi deux filles illustres qui ne laisseront point périr mon nom, ROLLiN, Ùist. anc. Œuv. t. v, p. 445, dans pouGENs. [ô Dieu] J'ai vu tomber ton temple et périr ta mémoire, volt. Zoire, ii, 3. Le nom de mon époux.... a donc péri pour vous! id. Mérope, i, 2. L'esprit qui l'anima ne périra jamais, lu. Orphel. IV, 4. Il 7" 11 se dit en un sens vague de ce qui cesse l'avoir son effet, de valoir. Le jour que je vis périr dans ce nuage épais le soleil qui avait brillé tout le jour, sèv. («janv. <6»u. Je vois le bon usage que vous faites de ce conte.... il est vrai qu'il périt entièrement entre mes mains; vous l'avez ressuscité, ma chère belle, et vous l'avez fort bien appliqué, id. 3u mars leso. Ce qui n'est que noble et fier, ce qui ne demande qu'une voix sonore et assurée péril absolument dans sa bouche [de Lekain], volt. Lett. dArgental, 2 avr. <76&. || Être inutilement dépensé. .Sauvez quelque chose de l'excessive dépense ....ayez une vue générale de ne rien laisser périr, et de ne vous relâcher sur rien, g£v. 6 avril 1672. IIS" En terme? de jurisprudence. Synonyme de périmer, lia laissé périr son appel. || 8* Par imprécation. Périsse mon amour, périsse mon espoir, Plutôt que de ma main parte un crime si noir! corn. Cinna, m, ». Périsse le Troyen auteur de nos alarmesl RAC. Iphtg. ii, 3. Périssent enfin ces jalousies fatales qui rendent les hommes ennemis des hommes! que le sang humain, ce sang qui souille toujours la terre, soit épargné! monteso. Duc. récept. Acad. fr. || 10" Périr, construit d'ordinaire avec l'auxiliaire avoir, se construit aussi avec ^fre. Ktce cheval ailé fût péri mille fois. Avant que de voler tous un indigne poids, cohn. indrom. m, 4. Ainsi 3st péri devant nos yeux cet homme si aimable et si illustre [le cardinal de Retz], sEv. 26 août (679. L'héritage promis à Jésus-Christ était péri et ses prome.s»cs anéanties, Boss. Yar. i6. Que si l'Etat [juif] à la fin était péri sous ces rois qui avaient abandonné Dieu , in. 6" avert. 48. Ne cherche! plus, ni votre père qui doit être péi i lians les (lots. . ni votre mère.... fên. rrt. xxi. Mes espérances sont pérics, moi-même je me «jiis périr, id. t. xxi, p. 3«4. Des organes qui sont péris fauie d« pouvoirs* coii- •«rvor, i. i. «ouu. Ém. iv . Si, tu momeal de la

vente, ia chose vendue était périe en totalité, la vente serait nulle, Code Kap. art. 4601. || Avec l'auxiliaire (Ire, périr exprime plus particulièrement l'état; mais cette nuance n'est pas toujours observée.

— HIST. xn's. Li peccheiir périront, Liber psalm. p. 48. Beaus services ne sera jà péris A fin amant qui en bon lieu l'emploie, Couci, p. i24. D'un seul mesfait ne deit nuls hucm [nul homme] dous feiz [deux fois] périr; Quant li clers pert sun ordre, nel puet hum plus hunir. Th. le mart. 28. jj xiu' s. Ha, seigneur, pour Dieu, ne périssons mie la granthoneqr que nostre sire nous a faite, villeh. lxxxix. Un an enter e plus [il] langui; Trestuz le tenent à péri. Lai del désiré. [Les avares].... les povres dehors regardent Defroit trembler, de fain périr, ia Rose, 6(42. Cil qui en est férus [de l'épée spirituelle] est péris en l'ame espirituelment, beaum. XLVi, *i. Se je proeve l'une de ces choses, le [la] querele est perie au demandeur, id. lxi, 48. Sire, ces seigneurs qui ci sont, arcevesques, evesques, m'ont dit que je vous deisse que lacrestienté se périt entre vos mains, joinv. 200. A l'aler que nous feismes outre mer, une nef en semblable faitavoit esté perie, lo. (92. ||xiv' s. C'est li bons qui nul bien ne fait, Ne em paroUe ne en fait; Mais tous boins fruis en li perist, J. DEC0NDÉ,t. 11, p. 88. Il XVI' s. Saint Paul nous advertit d'estre pèlerins au monde, à ce que l'héritage descieux ne nous périsse [ne se perde pas pour nous], calv. /rut. 64 1. Ne laissons périr l'occasion : empoignons la vistement, LANGUE, 3». Toute humanité estant i)erie en eux, il ne font pas moins de ravage dans leur propre pays, ID. (3. Ces petites chenilles noires, appellées babotes, périssent la luzerne, la faisant dessécher, 0. de serres, 27:i.

— ÉTYM. Provenç. périr; espagn. perecer; iXal. perire ; du lat. perire , de per, et ire, aller.

PÉRISCIENS (pé-ri-ssi-in), s. m. p{. Terme de géographie. Habitants des zones froides ou glaciales; comme le soleil reste sur l'horizon depuis un mois jusqu'à six, el tourne ainsi autour d'eux de trente à cent quatre-vingts fois, leur ombre tourne aussi, suivant la signification du mot. Les habitants des zones glaciales, qui, dans un temps de l'année, jouissent de la présence du soleil pendant vingt-quatre heures et plus, voient cet astre tourner autour de leur horizon et tracer leur ombre dans tous les sens; ce qui les a fait nommer périscions, MALTE-BRUN, Précis de la géogr. universelle, xxiii.

— ÉTYM. lleoi(jxioî, de itepl, autour, etoxià, ombre t PÉRISCOPIQUE (péri-sko-pi-k'), adj. Verres

périscopiqiies (voy. verre).

— ÉTYM. IltpKneoiMïv, de ic«pl, autour, et sxo- Keîv, examiner.

t PÉRISCYPHISME (pé-ri-ssi-fl-sm'), ». m. Ancien terme de chirurgie. Opération qui consistait dans une incision autour du ci âne, et qui se faisait pour remédier à des fluxions sur les yeux, lors- (ju'elles viennent de vaisseaux trop profonds.

— ETYM. nepioxu<fioiii{, de ■ne.fi, autour, etaxO- ^ov, crflne.

t PÉRISPERME (pé-ri-spèr-m'), ». m. Terme de botanique. Masse de tissu cellulaire placée, quand elle existe, autour, à l'intérieur ou à côté de l'enabryon, et destinée à lui fournir les premiers matériaux de son accroissement, legoarant.

— BrVM. Péri a..., et <i7tép|t«, graine.

t PÊRISPER.MÉ, ÉE (pé-ri-.^pèrmé, raée) , adj. Qui est muni d'un pcrisperme. Graine pi'^rispermée.

t PÉRlSPKR.M10(JE(pé-rispèr-mi-k'), adj. Quia rapport au péiisperme.

f PERISPO.MÈNE (pé-ri-spo-mé-n'), s. m. Terme de grammaire grec.|ue. .Se dit des mots qui ont l'accent circonflexe sur la dernière syllabe.

— ÉTYM. nepiaitûpivo;, accent circonflexe, de itepi, et oniw, je tire.

t PÉRISPOBANGE (pé-n-spo-raD-J') ou PERI- SPOHK 'p-' ri-spo-r'), s. m. Terme de botaniijuc. Membrane qui enveloppe les corpuscules reproducteurs des fougères.

— f.TYM. Péri *..., el sporange ou spnr». pChissaulE (pé-ri-.sa-bl'), od>. Sujet à périr,

peu durable. Pour sauver une vie, apré,^ tout, périssable. En rendrais-je le reste infâme et détestable î CORN. Attila, IV, 6. De sorte que nos (vensée.s, qui devaient être incorruptibles du côté de leur principe, deviennent p"rissabl>ts du côté de leur objet, Bogs. Vuth. d'Orl. Oniliile dit A Cacamlx) : Mon ami, vous vojrez comme les riclicsses de ce monde sont périssables, volt. Candide, ■•.

— lllST. xv's. Périlleuse esel pens^-ilile, s. descii. PoUits mu. f* (7. jlxvi' s. La boauté n'ast ainsi,

car elle est périssable, despobtes, Diverses amours, iLiii, pour mettre devant un Pétrarque.

— ÉTYM. Périssait, part, présent de périr.

t PÉRISSANT, ANTE{pé-ri-san, san-t'), adj. Qui périt, qui passe. Elle [l'âme] considère les choses périssables comme périssantes et même déjà péries, PASC. Coîiti. du pécheur.

t PËRISSEHENT (pé-ri-se-man), t. m. Ëtat de c« qui périt.

— HIST. XVI* s. Mangeons, beuvons, et prenons toute resjouissance; car peut estre demain nous mourrons; qui est une tacite approbation du perissement de l'ame avecques le corps, lanoue, 604.

— ÉTYM. Périssant.

i PÉRISSOIRE (pé-ri-soi-r'), ». f. Embarcation très-légère, mise en mouvement i l'aide d'une pagaie à double palette que l'on plonge aliernativement à droite et à gauche.

— ÉTYM. Périr, ces embarcations chavirant facilement.

t PÉRISSOLOGIE (pé-ri-sso-lo-jie), ». f. Terme de littérature. Vice d'élocution qui est une espèce de pléonasme et consiste à ajouter aune pensée déjà suffisamment exprimée d'autres termes qui sont surabondants. Dans cette piirase : ouvrage rempli de beaucoup de beau.t traits, beaucoup est une périssologie.

— ÉTYM. IlepiaooXoYla, de ïcepiffoè;, superflu, et yôl»;, discours.

t PÉRISSOLOGIQ0E (pé-ri-sso-lo-ji-k') , adj Se dit d'une phrase ou d'un discours entaché de périssologie. Style périssologique.

1- PÉRISTACHYON (pé-ri-sta-ki-on), s. m. Terme de botanique. Enveloppe extérieure des fleurs des graminées. ,

— ÉTYM. Péri S..., et <rcax^<i, épi.

PÉRISTALTIQnE(pé-ri-stal-ti-k'), odj. Terme de

physiologie. Mouvement péristaltique, dit aussi mouvement vermiculaire, contraction successive des fibres circulaires de la tunii|ue musculeuse de l'estomac et de l'intestin, quand elle s'exécute de haut en bas; il a pour but de faire marcher les substances Ingérées tout lo long de l'intestin, jusqu'à l'expulsion. Les personnes qui ont de l'embonpoint, les entrailles veloutées, le mouvement péristaltique aisé et régulier, volt. Oreilles, 7.

— ÉTYM. IIeoi3Ta)iTixà;, qui contracte, de ittpioTsXXeiv, contracter, de ntpi, autour, et iriXXeiv, disposer.

t PÉRISTAMIKW (pé-ri-sta-mi-nie), ». f. Classe de la méthode de Jussieu qui renferme les plantes dicotylédones apétales à étamines périgynes.

— ÉTYM. Péri .1..., et étamine.

tPÉRISTAPHYMN(pé-ri-sta fi-lin), odj. m. Terme d'anatomie. Oui entoure la luette. Muscle pértstaphylin externe, ou, substantivement, le péristaphylin externe, muscle qui s'attache en haut à la base de l'aile interne de l'apophyse ptérygoMo et à la trompe d'Kustache. Péristaphylin interne, ou, substantivement, le péristaphylin interne, muscle attaché supérieurement à la face inférieure du rocher et au cartilage de la trompe d'Kustache, et se terminant dans l'épaisseur du voile du palais.

— f.TYM. Péri... 3, et oxaçuXi^, luette.

f PÉRISTÈRES (pé-ri-stè-r'), ». m. pi. Tribu de gallinacés renfermant les pigeonset les tourterelles.

— ÉTYM. llîpnTec/à, pigeon.

t PÉRISTÉTUION (pé-n-sté-ti-on), ». m. Terme de zoologie. Une des pièces de la poitrine des insectes, celle qui est placée entre les bras el les pattes moyennes.

— f.TYM. P^rt S..., etwr^Boi;, sternum.

t PÉRISTOI.E (pé-ri-sto-l'), ». f. Terme de physiologie. Action péristaltique du canal intestinal.

— ÉTYM. IUpi<rto)i^, de ntfiaxiXUiv (voy. PÉRI- STALTIQ! f).

t PÉRISTOME (pé-ri-sto-m'), ». m. Terme de r.oiiloKle. Êiwiisseur d'une coquille univalve à l'endroit de son ouverture. || Cavité de la tête d'une mouche, où la trompe se retire pendant le repus. Il Ternie de botanique. Garniture de lanières qui borde l'orifice de l'urne des mousses.

— ÉTYM. P<!rt3..., et otôna, bouche.

t PÉRISTOME, ÉE (péri-sto-mé, mée),adj. Terme de bolaniqiio. Qui est muni d'un périsloine.

t PÉRLSTOMIEN, lENNE (pé-ri-slo-niiin, miè-n"), adj. Terme de zoologie. Se dit des mollusques dont la coquilloa des bords continus

— l-.Tm. Périsinme.

t Pi^Rl.siOMiyUE (pé-ri-sU)-mi-k'), odj. Terme de botanique. Uui est eu rapport avec l'orittce du tul<e du c«li'-(«.

— btYU. Péritlomt.

PER

PERISTYLE (pé-n-sti-D, adj. || f Terme d'arelii- Uctiiro. Oui est garni d'uiiB rang/'o ilo colonnes. U plïce qu'il» (les l^Inypliens] leur (lonii.iicnl (aux Colo»»e»| souvent k l'entrée <lfs grandes cours p6ri- •tylo», LBrHOitmt, Sur le motiument it'OmjmauiUa', U.(| Temple péristyle, celui qui est orné, à l'intérieur, de colonne» parallèles aux Diur», à dislance d'un entre-colonnement. |l 11 est aussi substantif en ce sens. I.e temple est tout de marbre ; c'est un parfait p<Sristyle, rts. Tél. IV. || »» S. m. Lieu «nvironné intérieuroiDcnl de colonnes, comme les cloîtres monastiques; ca qui le rend dilTùront du périptiire, où les coloimei «ont on delior». Les maisons grecques avaient souvent un péristyle autour du lo^ls des femmes tt autour de celui des lioninics. || 8 " l.'cn- «emblq de colonnes isolées qui orne la façade d'un monument. Le péristyle du l'anlhéon.

— ETYM. ntp(<;TuXoi;, de mpi, autour, et otv>o;, eolonnn (voy. stylk).

t PfiniSTyi.iyUK (péri-ati-li-k'), adj. Terme do bQtani(|Uc. Qui est situé autour du style. L'insertion péristyliquo des étaminos.

— f.TYM. l'M ;i..., e.lHyl».

PÉlll.SVSTOLK (pé-ri-si-Hto-r), ». f. Terme do

physiol</gie. Intervalle do temps entre la systole i:t la diastole, c'est-i-dim unlro la contraction et la dilatation du cœur et dos arti'ros.

— KTVM. l'dri »..., et systole.

t rf.RrrillîCION (pé-ri-lù-»i-on) , t. m- Terme de botanique. Knvoloppo des corpuscule» ropro<iuctours, dans certains cbampigiions et lichens.

— F.TYM. l'i'ri »..., et Ôrixif), logo. PfiHITOINE (|>é-ri-toi-n'), ». m. Terme d'unalo-

mio. Mombrane sérouie qui tapisse tout le ventre à l'intcricur.

— lllST. xvi« (. La tunique ou membrane nommée péritoine, pnurce qu'ullo est tcndiio tout à l'entour de tout le ventre infcueur, i'aiiâ, i, *i.

— CTVH. riipiT&vaio;, de Ripl, autour, etttCviiv, tendre.

■f VP.nnONÊAL, ALK ( pé-ri-to-ni'-al, a-l"), adj. Terme d'anatouiie. Qui a rapport au p&iitoinu. Les replis ji''rit(jnéaux. ,

t l'ElilTONITK (pé-rito-ni-f), ». f. Terme de médecine. Inllaïuniation du périloinc.

— ÉTY.M. Pfnliiitie, et la linulo médicale ite indiquant iiiflaiiimation.

f I>r.UllltA<:Ui!:KN, KNNE (pû-ri-tra-obé-in, h-D'), adj. uui cntouru les lraclj(Jos dus insoclus, Uembrane péritracb^enne,

— ETYM. Péri... ;i, cl trachée.

t PP.KITIIKMB (pé-ri-trè-m') , s. m. Terme de loologio. l'alite pièce qui entoure les stigmates des insectes.

— f.TYM. Péri a..., et xf,1\\ia, portiiis.

I PËRiTKUPE (pé-rl-tro-p'), adj. 'l'orme do botanique, uui so dirige de l'axe du fruit vers las oAtés du p/^ricarpe. Graines périlropcs.

— ÉTYM. Péri 3..., et tpiniiv, tourner.

t PÊRITYPHLITK (pè-ri-ti-ni-f), ». m. Terme de médecine. Inllammation du tissu cellulalra.qui entoure te ciBuuni.

— f.TVM. Péri 3..., Tuç)ié;, aveugle, cnii;um, et la finale nii''dlcalu ite indiquant Inllammation.

t PÊRI-UTÊRIN, INE(péri-u-tô-rin, ri-n'), adj. Terme d'anaiomie. Qui siège autour de l'utérus. Pblegmons ou abcès péri-utérins.

— r.rvM. Péri :!..., et utérus.

PERKALE, PEKKALINK, ». f. Voy. peiicale,

riHCAUNK.

i PKRKINS (p^r-klns'),». f. Machine & vapeur à pression illimitée, ainsi appelée du nom de son inventeur. Il On dit plus souvent roai:bino à la l'orkins. Il Canon k la Porkins, s'est dit d'une macblne |iro|)osée par le même Inventeur, qui devait luncor du» projectiles & l'aide de la vapeur.

t PERLAIRI';» (pèr-lé-r'), ». m. pi. Famille d'insectes névH)|ii.'Me4 qui a pour type le genre perle.

t PKRI.ASSK (p.V-la-»'), ». f. Nom donné, dans le ooiiiinerui!, aux potasses les plus pures et les plus blanclies.

».TY«. Allem. P*rla»ehe, de Ptrk, perle, et Àichr, rendra.

l'KHi.l-: (|)tr-l'), ». f. m» Globule d'un blanc ar- (l'iiiin .{III «! forme dans Mrlainos coquilles; c'est "111. 1. iiiolluxpin mima, ou au moins sous son "uiiienii, „ue ,c foi ment )e* perle» par une sura- ■""lnn.edela maiiire nacr/ie desilnéa k rcvélir I ml^t eur .le u co.|uilln. Kn vieillissant les perle» i«un, >«..,!. i;n Jour un coq diUmrna Une perle ■I • i 'i..i.iia Au b.-«u premier la|.idalru : Je la cniis ! 1 ■•. "ilil; Matis le moindre grain de mil Ferait i««o aitaui mon «rr^ire, u roiir, labl. i, »o. U

PKR

perfection des perles, selon Pline, est lorsqu'elles sont d'une blancheur éclatante, grosses, nmiles, polios et d'un grand poids, qualités qui se trouvent laremeiil réunies, hoi.lin, llist. ont. Oiuvr. t. x, p. 640, dans pouoKNS. La perle est comme la nacre, dont elle ne dilfi'ro que par un tissu plu» fin, un composé do inatitiro gélatineuso et de carbonato de chaux, houbchhv. Connais», chim. t. x, p. aa», dans pouoKNS. On recueille les perles les plus régulifirr» dans l'aviculo peilièro, uricuta tnarfiaritifera; les plus bellos nous viennent aiiiuurirbiii do la mer dos Indes, et particulièiemeiit do l'ile <le Coylttii, HE mioHiiK, limant, p. 4;i7. || Perles haro qiics, voy. luiuiyuK. || l'crie oncnlale, voy. ohikn TAL, n"«.||Kig. Joler dos perles devant les pourceaiiJt, offrir à quelqu'un dos chose» dont il no sont pas lo prix; faire à ipielqu'un un compliment, une giaciouseté dont il no sent pas la délicatesse. Il Cela 03t net comme une perle, .so dit do quelque chose de très-net. || Perles fines, les véritables perles. Il Semence de perles, perles Iroppotiies pnur les compter, qui so vendent au poids ut qu'on emploie en «rando alioiidanco dans la brodorio. || l'orlns de compte, perles assez gios.cs pour être comptées, trop petites pour être estimées selon leur grosseur, DR i.ABOHiiK, Émaux, p. 4;tH. ||(,ri8 de porlo, couleur semblable à coUo do la perle. || 8" Nacre de perles, ou mÎ!re de porles, la substance iiitéricuro (le la coquille des moules à porlus. || Loupes de perle, croissances en forme de demi-perles, (|ui s'élèvent dans l'intérieur dis nacres, et que le» joaiUier.s scient adroitement pour les meltre on uiuvre. 118° l'erlos fausse», imitation des vraies peilos; il y en a do deux sortes ; les unes en boules de vorre creux, remjilies d'essence d'Orient; les autres composées d'une substance pleine, sorte de cri t.il coloré. I.e plu» ingénieux usai,'o auquel sont consacrées les é<:ailles do poissons, est cnliii qui a pour objet la fabrication des perles ailillcielles, FOiiicitOY, Connais, chim. t, x, p aao, dans poiiokns. || Ensenco do purles, essence d'Orient, voy. i;sskni;b, n" H. Il 4" l'arles d'or, d'acier, cuivre doré, ou acier travaillé en forme de perlos do diverses grandeurs qui servent à de jolis ouvrages tel» (|U0 sacs, bourses, calolle»,etc. tJne bourse on perle». || Perles du verre de loules couleur», mate» et tran8|iareiitis, qui «'emploient aux mêmes ouvrages et avec los(|uelles les eiil'aiils s'amusent. Celte |ietite Mlle uiililo des perles pour faire un collier à sa poupée. || Kig. et faiiiilièroment. Jo no suis pas ici pour eiilllor des perles, c'est-fi-dire pour perdre mon temps, ou l'employer k des cbiiaos do peu li'importanco. || Perles défilées, perles eiilijées qui ont quitté leur (11. Los disgrâce» souvent sont du ciol révélées; J'ai songé, cetio nuit, do porles clélllées Klil'iEufscttSsé» ... moi.. />(!piJ, v,7.]| 5" Perlos do Home, petit» grains d'alblttre plongés dans une i>iUe do nacre. || Porles de Venise, émaux leints en rouge, qu'on exporte surtout en Arrii|ui'. Il 6" l'ig. Ce qu'il y a do niioux dans sou genre. Mais quoi, c'est un cbef-d'iiMivruuù tout mérite abonde, lin miracle du ciol, une porlo du monda, mai.h. vi, 'ii>, Jo vais vous montrer la pcilo dos manuscrit», i.k saor. Diable lioit. ch. xv. Ces amis font de vous la perlu des neveux, nKSTOicii. Dissipai. IV, 4. Ou'esl devenue Mlle Cunégondo, la [lerle des fille», lo chef-d'œuvre de la n.itiiro? volt. (Candide, 4. Ce marquis ('racconi] vaut de l'or, c'est la perle du» hommos, v. t.. couii. Ml. i, ao4. Isocrate, la plu» iiotlo peile du liingago atlique, tn. ib. 4N oct. )HUH, Ecoutons la lé^oiido de saint Léonor, l'une dus perles les plu» flne» du précieux écrin do la tradition celtique, moKtalkmii. Muims d'Oecid. t. u, p. ibu. Il 7" Kig. Nom donné aux gouttes do liquide, ei, particulièrement, aux goutte» de rosée qui sont sur la pointu de.'i herbe». L'aiibo... sème sur les monts les porhssde l'aurore, lahadt. Kéd. i, 16. Il Faire la perle, so dit do l'eau-de-vie, lors(|u'«lle se couvre de bulle», après qu'on l'a igitéu. || 8" Kig. Dr belles dents. Sa bouche est garnie d'un double rang de perles. || 8° .Se dit des cadences du la llûte, quand chaque son est plein ut qu'il a une sorte do rondeur et dn nettoie, comme les porlo». || Se dit aussi de certaines notes da chant détachée». |i 10° Grain de plomb passé dans un (il, i|ui sert à divers instrumonts de mathématique ut à guider l'œil quand on tire de l'arbalète. || 11* Terme d'iuipriDiorle. Le plus petit caructùru. || 18" Terme d'architecture. Suite de petit» grains ronds qu'on taille dans les moulures appelées baguett«is. I{ 13" Ternie de lapissier.' Putitu boule du bois, dite aussi coulaiil, Couverte de suie ou de laine, dans laquelle pussent lus (ils d'une (range i quadrilla ou auiru. || Petit globa d'imall parce, dont sa sert la fabricant de

PER

ga7,e. Il 14* Un des noms vulgaires de l'alliugo ou lâche hlanclie de la cornée. || IB* (ienro d'insectes névi'optéies. Il lOspéce do coi|uillu univalve.

— HIST. xiit' S. Des merciers : nus ne nulle du dit mestier.... ne puet mètre aucune» liniies pelle» faiis.se», pelles blanches ne dorées, s'elles no sont d'argent: car toiles ouvres sont fausses, uklaiioriik, Éiiiaur, p. 4:t8. Ilxiv* ». [on llst) Ll clialnture do perles à carniere» fremor, Daud. de Seh. v, 77u. Il xvi' s. Seulement quant je veux toucher le, loz de celle Oui est de nnstre siècle et la perle ut la Dcuf , nuiiRi.L. VI, S4, recto. Il e.st net coiiiino une perle, tiKspKit. Contes, i.xvi. La ro.se blanchit tout autour Au matin de perhis petites Qu'eUo emirunte ilu poiiict du jour, R0N8. 61 a. Fenouil, jierles préparées, candie, paiiï, xxi, 9. Ce n'est pour enfiler du» jiorles. Ce n'est pas pour chasser aux merles, Ou'on voit ce niarliii! army, lkkodx iik i.incy, Prot». t. il, 177. Encoro disons-nous en commun proverbe d'i.n honinio illiisiro ou d'une chose belle par oxcelli-nce : c'est une perle, boijciikt, Seré.es, m, p. ai7, dans I.ACU11NR. Du grand baril de serpentin, garny d'argent dnié, avec do petites perles do haroci|uos «t des ro.se» de petits sapbirs, pk lahomok, fc^iiaus, p. 4.17. A Jolian llouKsi'Iuy, nutrchand llorentin, pour son paiement d'uni) bien grosse perle pucelle et non percée (|uu le roy a acliapté do luy, lu. ib. p. «as.

— f.TYM. Wallon, jitet ; piov. c»p. et iUil. prrla ; portug. perola; anc. haut-alloni. perala, bcralai angl. peari ; bas laL j)(Tu/u», et aussi jx.'nio. Origine très-incertaine. l° On l'a tiré du latin perna, piiino manno, sorte do coquillage, par lu changement d'n en (; il est cortniii ipt'il y a dos textes du xiii* siôcio ml penia signifie perle, et quu dans le» dialoctes napolitain «t sicilien perna a ce même sens. 3* Du latin pi'rum, poire, |iar une assimilation, à cause des forme» perulus en bas latin, et perola en portugais ; Dinzcite aussi lo vénitien perulo, peinlant d'oreille, a" D^i lai In «/ih.(Tu/a, petite lioule; mais les formes des doux mots sont bien éloignée» l'une lie, l'autre. 4* Du latin ;)(7uJa, globule, avec permul ation lie 1'/ en r, pur muta lion i|iii se trouve en efiet dans le vénitien, et le véronais pirola pour piiit/u. 6" De l'aiii'. haut-allem. periila ou lierala, que Grinini rallaclieù(irif/j».o;, béryllu. Dioz regarde coinnii' plus probable, ou perula, petite poiru, ou piluLa, globiilr.

PKRI.P., I^IK (per-lé, lée), adj. \\ l"Or:ié du purles. Il Kn luriuos du blason, croix perlée, couronne per ién. Il Terme de diploinatiijue. Lettres perlées, lettres dont les parties sont formées du porlus ou d« petits cercles, rangés le» uns k la suite dos autres. Il 8" l'erine d'histoire naturelle. Oui a l'éclat ou la couleur do la purlo. || Oui est parsemé de |iulitos lacbos tilancbes ou de granulations arrondies. || 3* Orge perlé, grains d'orgo entièrement dépouillés de leur tégument. Il 4* Sucre perlé, ou cuit à perlé, sucre auquel on a donné un second di'Kré do ciiis.sun. Il Sirop piw'lé, sirop que la cuisson a rendu asauz épais pour retomber en perles do i'écumoir. || Bouillon perlé, bouillon blanchi don lait d'amandes broyées avec de bon jus do inoiilon, qu'on a mis sur le potage. Il nu manquerait pas.... de vuu.s parler.... d'une soupe à bouillon perlé, souleiiuo d'un jeune et gros dindon, moi.. Hiturg. genl. iv, ). ilB* Kig. Se dit des petits oiivragos de main, faits avec uiigodt, un soin extrême. || Kamihèrenieiit, c'est perlé, c'est très-bien. || S" Terme du muHii|ue. Cadence perlée, trille brillamment exécuté. On dit dans le mémo sens : e'ust perlé, ' n parlant d'ut passage (rés-rapiilu exécuté dans la perfsction

7* S. m. Perle-roux, petit agaric.

— Hl'.M. L'Acadéiiile a perlé adjectif, mais n'a pas lo verbe pcrlrr.

t PF:RI.I':R (pèr-lé), I). a. Il 1* Arrondir les grains de l'orge. 118" Donner au sucra une consislince telle qu il su réduise facilumeiit on pelils globuli-i ou en perlos. || Kaliriijuer du pulitus dragées en foriiio de perles. Il Couvrir certaine» friandises du petites dragées qui ont la forme d'une perle. H 3" Kig. Kairu dans la perfection, en parlant de pelils ouviages du main. Celto ouvrière perle tout 00 iju'ellu lait. Il 4* Terme de musiipie. Donner un grand fini k ses trilles, A ses roulades, et, en général, il tous les passages chargés de note» trés-rapldu»

II18T. XV* s. Lus damos furent orfrisies, Drut perlé s I paréos de perles] et bien croisius, khoihs. Pm'sivs mss. p. IB, dans i.ai uhnk. || xvi" ». Le» eeris qui oui la teste haute, ouverte et bien perlée, ciiAhi.Ks II, Chaste royale, xxiii Un poi-

f;iiiird.... Au pomniuuu ti'or, k liuupe» biun perlées, iioNs oai).

— Rtvm l'rrle.

t PEItLKri'E (pir-14-t'), ». f Petite peria.

— HIST. xvr B. Kl l'iniho riicor, (In «r» trossns l.iiit lilomloH, Faisant Kcesler mile |iorlolUis roixlu.s,

t)V IIKI.I.AY, II, ÏH, ('«rjO.

t PKni.lliKS (|i6r-li-(r), ». m. pi. Nom d'une f»-

inillii >lt< iiKiiiclu'.i.

t PKKI.IKNS (|>>r-liin), s. m. pi. Trilm do l'ordrn ili» iiiscr.lfs iK'vroplérnii (voy. pkiilk, m" li>).

\ PKIU.IHR, IF.UK (|ii"^r-li*, lic-r'), orf). ïiuiii"' de rouhiKiu. Um rciiriTim» do» ppil0.s; i|iii on \iwdiiit Moule, liwttro porliéro. Soiih Io nom vulxairn do nimde perliôre, on d(*»i({no Inii niiiUillns «t lo» «iiodontos <|tii contloiiiuMit dos pprlo», Iniidis (|u'on appidlo liutlre pnriièru la pintiidiiio niùro pcrlo, dito HiiHHi liiiliro h porles, leooaiunt.

— f.TYM. l'rrlr.

PKHI.IMI'IM'IN (p^^-lin-pin-pln), : m. Poudio de pnriiiiipiiipiii, poudro inin|/intiiro qui dontio »iix '^<ircl(;i'!i un K^und pouvoir, ot, ll(;ur('iiii.'nt, uiùdiouiiif>nt MO» viMtu.

— F.TYM. Mot de funl;iisin; il n'est pisdan.s l'Acailéniin à non rang; mais II y est au mot i-iiiuiiiK.

t PKBI.ITK (p(T-lif). «. f. Variété do foldsp.illi Tilrcux H noyaux sphi^rolduux.

f PKHI.OIH (pî'rloir), s. m. ||1° Inxlrumont do risidour pour fairn des ornoiiicnts on forma do 1" rio. Il i' Kntonnoir à travers Icciuol lo sucre llle sur les draK'"'-'' qu'on veut porlor.

— fTYM. l'nltr.

I PKKI.ON (pi'r-lon), ». m. Un dos nom» vulgaires (In Kroiidin, poisson.

PKULIIUK (pèr-lu-r'), i. f. Nom donné & do» RruniuBux (jul font une croiUo ralHJlcuse lo long des p(<rch(iH et dos andouillor» du bois d'un corf.

— HIST. XVI* s. Il jiiKOiiit un vioil cerf.... K la gri)8.so porleuro.auxgoultiuros, aux cor», koms. aiu.

— El vu. PrrU.

I PKHM AINK (pftr-m6-n'),f. f. Nom d'une pomme, 'Il Noruiandio.

— l'iYM. I.at. pnmaQna, tr^»-gr.1ndo.

PKUMANKNCK (p('r-mn-nttn-s'). ». /•. || !• Duri'io

constuiilo, Lo tomps ont la n^iK^l'on d'une cliosu tr(is-r<5ullo et »ouvorain(<mont piinillvo, qui est la pijimiinonce do l'filrn, kiIn. Exist. Il, a, liternilé. l,a pcrmanencp de» »nie», voi.ï. Un ehn't. wnUe tix l'iift, XLViii. La pcrmanonco dn l'iniprossion peut <i(^ plus longuo que la pvrmaiienvndu l'olijcl (pu l'a produiUi, sKNNKiUi'B, K».«. art d'olittrv. t. i, p. (74, dans l'oni.KNH. \\ i" Klat d'une porsonno (|ui rosU^ consliimnKMit dnndo niémo liiHi. Il ne (|uilt« pas son caliincl, il y (wlen piriuanonco. || L'assciuliU'io scdôilariicn pormaiioncc c'est A-dirc ollo dôclara qu'olln i ' lèverait pa» la s(ianco, jusqu'il ce: que telln chose lit tormini^i^. || Ijipitrnianoncfl dusarni6rs,coiidiliun il>-s armées (|ui diimouronl toujours orgnnisAos, à la (lilTiironce dos arm6a> du moyen Age qui, l'otpédition finie, rentraient dans la population. {| 8* Kn tliéolugin, présence continun du corps dn Jésus- Christ dans l'cucliaristio, aprls ta consi'icration.

— HIST. XIII* ». Iji ilcraillanl nature do toutes lerionnoi choses et la purmenoncn de la vie du niel, eiil i>K CAMiiHAi, Harl. et Jot. (Irailurlitin en prii.ir), p. lin. Il XIV' s. Nous avon» parlé do la pornianence et cnnstanco de félicité, ohkrmk, KtU. 34.

— KTYM. l'ermnnent ; provon{. et espagn. permanencia ; it.il. ^jermaneniu.

PIJIMAMNT, KNTK (pir-raa-nan, nan-f), adj. Il t* Oui dure sans ctiangur. Voi»-lu, passant, couler celte onde, Kt s'écouliT incuntinont T Ainsi hiil la gliiirodii miiiidfl, Kt non que Dieu n'o'il poriiwinent, MAi.ii. VI, ]». l.'honimn n'a point ici dn cité pi^rnianonle, cohn. Imit. de J. C. ii, (. L'honinie sa^e "st pnrinaiiont comme le soleil ; le fou ohang»

coinmo U lu no»». /'oli'iiV/ue, v, i, i. U hou-

lieur est un état permanent, ni il difTéro ainsi du plaisir, qui n'est qu'un étal passager, «o .ni'.t, (liuvr. mél. t. xviii, p. itn, dans pooukn». Ou voit par là combien il |l<i(dielieu1 »avalt sonmeltre l'Insolencu dn seii I ' "S à l'Intérêt permanent dn *a piilii 'tri, IVe. Il 1' Oui est A demeure, r I inanenle, par iipposllion &

fortification riirtilic.aliun qui a (Hiiir oh-

jel Me ii'nriH : , lllOIIS (|u'un Ëtat i un Inté-

f I |>nrinaiieiil à Kordnr. || Qui est con-

si.i I fonctions, on organisalion. A>«einblén4

peroisiiiuiies. Aroiéo permanente, || I* TiTino de chlniii!. He dit d'un g"'- qui conserve l'Atal «ériforine k t(Mitn» les tempériture» et Mu» toute» les pressions.

-' NIHT. xiii* S. Ll contaiilx |le coiiseill I)eu est (itrinenans, l'iaumn en vrri, dann /.i/irr juntm. p. tni. Il XIV* s. I.t pour ce ipin il ciiideiil hien iiuo nlinilé fust clioso [lurmaneiite et non pas iiiuaiilu •U variable de Icgier.... uat.tu», Hth. iï. || xvi* *.

PIîR

I.'lionnestn est stable et pernianont.... Jlilo se pord ot (!.scbappe facilement, mont, ii, 7o.

— RTVM Provonç. penuanrn ; calai, pmnaiitnt ; ospagn. ot liai, prrmimentc ; du lat. j)f;-iiirt/i(T«, de prr, ot iiKiiicri?, donieuror (vov. manoib).

PKilMn.vuiLllP, (pormé-a"-bi li-ié) , ». f. Propriété i|u'iint cnriains corps d'on laisser passer d'autres A travers Inuis poro<. La porniéalnlilé non nhsoliio, Inni.irfailc et inégale d« loulo nmtiùro solide, nuKK. H'st. min. tntrod. t. vi, p. lie,

— f.TY.M. l'nindnbU.

PKnMr.\lll,K(pér-nié-a-bl'), atlj. Terme do phy-

sbpiiv Oui jouit do In porméalillité. Si Un corps étaient entièrement ot pnrl'aiteîiiont perméable», HUFK. Ilist. min. iiilriMi. t. vin, p, 41,

— IIIST. XVI* s. l'ortneililo, COTOUAVK.

— f.TYM. I.at. permitiilmis; dn jirr, & travers, cl mmre, passer (voy. mRai).

PKlt.MKSSK (pér-m^ s'), i. m. .Sourco do la Héolie, Consacrée aux Mines, || I.o dieu du l'erino.HSo, Apollon. Il Lo» nuopho» du l'cniiesso, lo» Muses, Il Los bords du l'orninsso, la poi'iHio, les vor» ....Par un coup du sort au grand jour amené, Kt du bord du Pennesso A la cour oiUiaIné, non.. l'pitr« x.

— f.TYM. Ilipiirinité;.

pr.nMiaTIU'; (pér-mé-tr'). II. n. II te conjugue coinnu) nu^ttro. || 1" Honner liberté, pouvoir d« iliro, do faire. Porinelle/. ipiA mon tniir jo parle avec franeliiso, coim. Scrtor, m, v. Jo vous dis que vos autours peniK-tlent do luer pour iinn puiiiinn, quand il est honteux do la laisser perdre, l'Asc. l'rov. xvii. On no leur laissn plus [aux peuples) rioii A ménager, (pianil on leur ]iorniet do »o rendro maîtres do leur rnligion, nos». Wrinn d'Ani/l/'t. II no faut pas pnrmollioA l'bommo dose mépriser tout enticT, m. Ptich. d'Orl. Kn l'igyltfo, II n'était pas permis d'ùtre iniilile A ri'llat, ll>. Ilisl. m, a. Kt du loinple bieiitét on permettra l'entrée, R\c.Athnl. l, 8. Klle no loin pi^rniet rien dn en (|ui pisse l'aniilié, i.a iiHliY. lîi Il l'orinettrn, avec quf, veut lo verho au subjonetil', ('.i^pondant llossuol a mis le futur de riiiilu'ulif : Dieu parmellia que l'union so rétablira, .SVrmon.<, Char. frai. a. || Vous mu periiioltrox ou peniiottezinoi do vous dire, ou, simplemonl, [lermoltez, fiirniiiln do pdliUisso r{uand un dit une clmse contraire A l'opininn i|no (pielqu'iin vient de manil'ustor. l'erineltez-moi, nioieieur 'l'rlssiilin, do vous dire Avec tout In ru»pect(pie votrn nom nrinspiro,llot.. é'coiiii,

sur. m, ♦ Mais pirnieltez, — Jo no veux rien

perineltro. — Ou n'est pis un ovpluit. — Ch.msonl iiAC. l'Iaid. Il, i. Il l'ernjettu/., se Mil aussi i{uandon dérange queli|u'un pour fairu ipielquo clio.e. || S'il m'est permis de pasieruinsi, su dit i|uand on su sert d'une locution ipii n'est pas usitée, ou qui paraît Imp foitodans unu cin^onstanco donnée. || II est permis, lus convenances no s'epposent pas A ce (jint. Mai» comino il est permis Contre qui i|uu ou soit do servir des amis, coni». Nie. ii. s. Kl vous pauvre» ... s'il m'était permis do vous introduire dans cette augiistn nssniiiMée. .. iioss. Mar.-Tliér. || II m'est permis, on nio pirildiiiiera, on in'oncusnra, Klle euiiviniit ipi'il n'est pas permis A un corlain Age du faire la jeune, i.A iiiiiiY. m. Il II m'est permis, II est en mon pou voir. (lerte» Il [Charles I") ■ nionlré (|u'il n'est pas pnrmis aux rebelles do fairo perdre la inaje.té A un roi (|ui s.iit so connaître, nos», lli'inn d'.^l^gl«t. || Il m'est permis, j'ai la f.icililé, lu faveur, le loisir do. Knlln nllu arrive i Dresl, oii II lui fut pnrmil dn rospiror un pou, nos», /((•i'nr(<'/tMf//(f(. || II ii'ost pas permis A loiil le monde iln, loiit In iiioinle n'a pas l'avantage do. il n'est pas pnrmi» atout le momln du parloi ans»! bien (|ue vous, Dict. d(i t'Acnd. Il n'e«t piui permi» d'avoir aiitiiil d'esprit (|ilo lui, II a buaucoup d'esprit, favon de parler do la cour, ik oail- Lifiims, looo. Il (juo no m'est-ll pnrmi»? est nmplnyé pai leh uriklcurs dans la flgiiro do rbétoriqiiu dlto prétérition. || lo vous permels de, se dit, par iiidlffériînce ou par mépris, pour : vous poiiveï fiirn ou diro co <|u'il vous pl.ilra, jo ne mon soucie pas. Il On dit de mémo : peiiseyi-en co i|u'll vous plaira, Jo Voil» le permit!. Il •• Se |iOrniotlre, perinelire A sol, s'accorder, »u donner la iiln.rlé do. Ii^foiidonsninis pliiiét en qui nous est permis, que do nous mellre «n danger de non» parmeiire en qui nous est défendu, MouanAi.. 3* dim. aprti la PotittctUr, ll(,miiiir. t. Il, p. .'IHh Ces abus que tniit le inonde se p< ' rari)m«, k(m«. Il Jo ni

lin vi voua lepresenler, fou

lité on M . I "iti.'iit, ||8' Aiiloiisnr , o„,n.

il iinn I lio <- I' li d"clii» lui ont permis le c.ifi^. La loi de ,M ili iiii' I pcrinnt U polygamio i i" loli'i rer. II f.iut bien perMiattra ce qu'un no peut empé olier. i| II ligiiillu tatti tolérer c« iju'un pourrait

vm

nnipéolicr. Quand, pour punir lo» scandales ou pour éveiller les peuples et Ins pasteurs, il |l)ieu] permet A l'esprit desiVluclion de tromperies Ames baillaine», 1108». llrinii d'Aiiylrt. Va, dis-leur qu'A ce prix jo leur perinot» do vivre, lue. Athal. v, ». II |l)icu| punit les finfails (pie leur» mains jdos prince»! ont commis, Ceux qu'ils n'ont pinnl vengés, «l ceux ipi'ils ont permis, volt. Ilenr. vu. Akl j'ai quille lins dieux dont la iHinlé facile Mu pernieltait la mort, la mort, mmi seul asile, m. Ali. v. S, Il Dieu a permis que, l'ordre de la Providence, d* la justice divine a voulu qiio. || Si Dieu lu pormel, sorin d'exclamation qui condanino, réprouve, exprimant i|u'il faudrait iinn periiiission de Dieu pour auo.oplor en dont II s'agit. Avec cela |le» bassossn» do Craninor A l'égard des princns], si Dieu lu [lurinet, on nous vantera oncoru la viguour dn ce purpituol llailourdcsrol», nos». Yar. vu, inii. ||6"l'oiilier lo moyen, lo loisir do, avec un nom do chose poiirsujet. Le» alïairesdii roi ne ponnett ni pas que coltiisago régeiilo [A iiiie d'Autriche) prtl proporlioii. ner le remède au mal, nos». Ileinr d'Aiii/lil. Ni le» conseils do la Providioice, ni l'ilat du la princos-o no permutlnionl qu'elle parlageftt tant suit peu son ciT-ur, m. i4nii« df Hont. Vanité desYanitiS», ot tout est vanité.... c'est la seule réilexion i|uu me permet, dans un accident si élrange, unu si jiislo ut ai sensible douleur, iii. /)i((/i. d'Ort. I.'amliilion ne perininiait pas A la ,ii»licn dn régner d.ins leurs eoiiselli (des lloniainsj, in. f/i«(. m, ii. |)6" Se pennellre, v. ri'/l P.tre [lermis. CoscboseslA nu »« pormoltont pas. RI<;m. 1. Quand purmettre a un régimn indirect, il diiinanilod« ot l'inllnilif ; On nous permet de korlir. S'il n'a pas do régime, il dem.indu i/iie et lo subjniii'lir : Votre père a puniiis (juo vini» surlissiul. lit. Kégnier a dit pernuiltio sans d« : l'a vertu.... tu pei niiit écouler les chansons, .fat. vi,

— HIST. XIV* », Kt onsi perinetons nou» ot avons

en couvent .1 tenir «t 6 faire tenir uakiiaiix,

/(17/rncc d'.inlifrt de lluvidie, p, h:i. ||xvi* ». Nous non» roeomnianderoiis ni permettrons A la sages.s* do Dieu, A co qu'elle nous cnndiiise druiteineiit, cAi.v. Insl. 168. Christ leur permet [livroj son mlracln A ospi'oiiver, m ih. 4nk. II est permis aux uschoie» de siip|Kiser îles similitudes i|ii,uid..,. MONT, I, 10:1. t.ai'ondilion dosa furlunn le liiy pormeliull, 10. I, 3NI. Il s« piTmi'ltuil ordinaireinenl du dira plusinurs pandu» folles et imliscrutte» à l'eneonlrt du roy, amvot, /(/cr. hii.

— l.TVM. Iioiirguig. jJorHieKrr; liai, pfrmcltcrti du bu. jHT»ii/(crf,ili> lier, et Hii(/(T«(voy.Mi<Triii!).

I PKIIMIKIV, II'.NNH (pér-miln, nilé-n'), rtdi. l'ermu de giologin. Lo terrain pnrmion, ou, »uuslanlivumunl, lo purinien, In calcaire magnésien dus géolngiins anglais, ou nouveau gré» rouge infuriour, ainsi dit du goiivnrnnmiMit dn l'erm, on Huasin, uû il occupe non tri s grandn étendue.

1. PKIIMI.s, IHK(per nil, ml n'I, part, patii A» permeltru. Qu'il est loisible, aocorilé de faire, dédire. Les choses permises. Mais c'est un jeune fou i|ui s« croit tout |ierini», Kt (|ui pour un bon mot va perdre viniïtamis, iioii...Vul. ix. ||'loiit usi permis, u'osl Adire la liconoo de tout faire ostdonin'O. Vous Aies souverain, ot tout vous est pormi», (.ouN. Nicom. iv, k. Il Klliptii|uemont. Permis A vous, h vous porinis, vous avex la porinissioii, la licunce de. Marlaiiu : Hélas I permis A vous d'avoir celle pensée. — Valérn 1 Oui, oui, permi» A moi, moi,. Turl. 11, t. Dniisoes Circonslaiirns, Tliirlot mndoltdli lignes; s'il veut faire ini"in,A lulpnriiiis, voi.T. Lrll llciv. jaiiv. 4 7311.

a. PKItAtlS ^"1 mil .« .11. l'rinM.,.ion écrite. OIh lunirun purih ion, lellet gra-

tuit que les < , . du fer aeiiir-

ilnnt A quelques peiaïuiiies. |{ i'inmis dn olitsso, poimisshiii de idia»sur sur un certain lorrain.

— RTYM. l'ermil t.

I Pl':liMl^<stP, IVK (por-ml-uir, ssl-v'), adj. Oui doniio la permission, la llcnncn dn. || 'lerme de grammairn. Voix perniiasive, vulx fiirmén avno It

vinlin laiisrr. Dans liiisser faire, fao' ' '\ !■ voix

pormisdvn. l.a vulx pni missive n'a |>

IIIHT XIV* s. Colin loy est appel . ivn,

pour l'o qu'elle laisse celle clioso ostre luictu smm )iugnitioii, le .Soiiqe du Vergier, 1, \Ti.

— f.TYM. ut. permiuMum, supin de pirmiliir»,

perinnttre.

i'ii!MIHWON (pér nil-sioii; «n ver», dn (pialr* I, t. f. Il t" Aulorisalloii do dire, dn fairo. O ' ivanri {la inigAdinde Clllanihoj n'elIt lamuis iisA vous aller enlnlenir do ma part, si vidie permission ne l'en mit autorisé et conims assurai qijn vous l'avlox en qii< lipin soi in d'nsllmn, ooiiN. ('(il. /'!;>(( Saint t'terrn demande pormiasiou de frapper Mai

PER

cbus, PASC. Jiius-Chrisi, n, édit. faugère. Comme les femmes ont permission d'être faibles, sèv. î» oct. <«H3. Mol prelenilanl que 1» permission tacite était impossible à obtenir, impiudenle même i demander, J. J. «ouss. Conf. X. Je n'ai laissé voir aucune de vos lettres; mais, par la permission que vous m'en donnez, l'ai montré la dernière, m. Lett. à Piclet, 1» jan». )76&. || Fig. Lorsqu'ils (les Anglais] ont fait des ouvrages sans la permission de la nature, lorsqu'ils ont imité le théâtre français, ils ont fait de pauvres tragédies, vili,emain, Littér. Tabl. du xviii* siècle, a* partie, » leçon. || Fig. Abuser de la permission, se dit de celui à qui on peut reprocher un excès en quelque chose que ce soit. H est depuis six semaines logé chez moi; c'est abuser de la permission. Guilleragues disait hier que Pellisson abusait de la permission qu'ont les hommes d'être laids, sÉv. B janv. 4b74. || Avec votre permis-ion, formule de politesse. Avec votre permission, il n'a pas dit la vérité, mol. Fourber. ii, B. Il Avec votre permission, se dit aussi quand on veut adoucir quelque reproche. Mais, avec votre permission, de quel droit me parlez vous ainsi? C'est, avec ou sans sa permission, assez mal raisonné, mirab. Lett. orig. t. m, p. 304, dans pougfns. || 2° Permission de chasse. Obtenir une permission de chasse. On dit aujourdhui permis de chasse. |)8' Permission de Dieu, ordre de la Providence.

— Rtym. Ital. pcrmf'ssione; du lai. permissionem, depermissum, supin de permiltere, permettre.

t PERMISSIONNAIRE (pcr-mi-sio-nê-r') , ». m. n 1" Celui qui a reçu une permission, ou qui est porteur d'un permis. Ce permis [de circulation sur un chemin de fer] ne donne pas droit aux places de coupé et de luxe ; si le permissionnaire occupe une de ces places, le présent permis sera considéré comme nul. Permis de la comp. du ch. fer d'Orl. Il 2* Militaire porteur d'une permission, d'un congé temporaire. || 8* Autrefois, celui qui avait permission, à Paris, du chantre de Notre-Dame, de tenir de petits pensionnaires et de leur enseigner la grammaire.

— f.rvM. Permission.

t PKKMISSIONXER (pèr-mi-sio-né) , v. a. Terme d'aiiministration. Accorder la permission, l'autorisation d'exercer un métier sur la voie publique. U est permissionné de la police.

t PERMIXTION (pèr-mik-sli-on), ». f. Terme de chimie. Mélange complet.

— HIST. XVI' s. Le sang est composé d'une égale per- Bislion et meslange des quatre humeurs, paré, xx, ts.

— ETYM. Lat. permixtionem, de per, et mixiionem, mixtion.

t PERMUTABILITÉ (pêr-mu-tahé-li-t(5) , s. f. Qualité de ce qui est permutable, de ce qui peut être échangé.

+ PERMUTABLE (pcr-mu-ta-bl'), adj. Oui est susceptible d'être permuté, changé ou échangé. Il Terme de grammaire générale. Oui peut être permuté. Lettres permutables. Vf et le t; sont permutables dans pensif, pensive.

— ÊTYM. Provenç. permuMMe;ital. permutabite; du lat. permulabilis, de permutare, permuter.

PERMUTANT (pèr-mu-tan) , s. m. Celui qui permute. Les deux permutants ont passé un acte.

PERMUTATION (pèr-mu-ta-sion; en vers, de tint] syllabes), t. f. || 1* Changement de l'un pour l'autre. Il ne se fait dans ce cas, comme dans les mouvements contraires, qu'une permutation réciproque des mouvements, à cause de l'égalité des masses, MALrBR. Rech. rér. Lois des mouv. part. i. Il 2' Terme de mathématique. Transposition de choses, par rapport aux divers arrangements dont elles sont susceptibles. La théorie générale des permutations, POiNtor, Instit. U('m. scietic. 48)3, I8i4, »8iB, p. 38*. Il 8* Terme de grammaire. Changement d'une lettre en une autre. || 4° Echange d'un emploi contre un autre. De là les simonies palliées et déguisées, les permutations plus sordides encore que la simonie même, bouroal. Sévérité évang. a* avent, p. «3».

— HIST. XVI* s. Jb pense qu'il ne tat jamais fait chose plus cruelle que ceste permutalion-Ià [Octav» et Antoine donnant une tête pour une autre]; car en eschangeant ainsi meurtre pour meurtre. AirroT, intrm. n.

. " *^^^,"- ffo»enç. permutatio; espag. permutanon; lUl. ptrmutaiione; du lat. permiUationem, oe prrmulare, permuter.

PERMirrft, P.K (pfcr-mu-té,té€), part, passé de n T!rj!^'\i^u"* P«"°"lée3. Emploi» permuté». nTerme de bounique. Fleur» permutée», celle» dans lesquelles l'aTortement de» organe» sexuel» atUrmme uo changement uotahla.

PER

PERMUTER (pèr-mu-té), v. a. || 1* Faire une transposition de choses qui forment un tout, une série. Il 2" Faire une permutation d'emploi. On échange les ratifications d'un traité; on troque des marchandises ; on permute des bénéfices, d'alemb. Synon. Œuv. t. ni, p. 3io, dans pougens. || Absolument. Il voudrait permuter avec son confrère. Permuter se dit, dans l'année, de deux officiers de même grade qui changent de régiment ou de corps. Il 8° Se permuter, v. réfl. Se substituer l'une à l'autre, en parlant des lettres. Les règles suivant lesquelles les consonnes se permutent dans la conjugaison grecque. || Eprouver la permutation d'emploi. Un bénéfice se permute pour on autre.

— HIST. XIV* s. Et se exposent haidiement as perilz, et permuent leur vie à petit gaing, orksme, Elh. »l . Il XVI' s. s. Il vouloit permuter son evesché avec M. le cardinal de Lorraine, carl. vi, 35.

— ÉTYM. Provenç et espagn. r""mu(or; portug. pernmdar ; ital. permutare ; du lat. permutare, de per, et mutare, changer (voy. muer).

f PERMUTEUR (pèr-mu-teur) , s. m. Celui qui fait un échange, un iroc. Lf s permuteurs [ceux qui avaient troqué leurs femmes] ne pouvaient bonnement Exécuter un pareil changement Dans ce village à moins que de scandale, la font. Troq.

— f.TYM. Permuter.

t PERNE (pèr-n'), ». f. Genre de coquilles bivalves, minces et plates.

— ÊTYM. Lat. pema, jambon; jambon est aus.si le nom de cette coquille.

t PERNET (pcr-nc), s. m. Terme vieilli. Faire le pernet, être assis comme un pernet, faire l'entendu, le glorieux, Valesiana, p. 202.

— ETYM. Suivant le Yalesiana, pernet esl baronetiw, petit baron.

t PERNETTE {p^r-nè-t'), i. f. Support d'une forme à sucre. || Support des poteries encastées.

PERNICIEUSEMENT (pèr-ni-si-eû-ze-man), adv. D'une manière pernicieuse. C'est savoir presque toujours inutilement, et quelquefois pernicieusement, que de saveir superficiellementet sans principes, VAUVEN. Ilax. ccxvii.

— F.TYM. Pernicieuse, et le suffixe ment. PERNICIEUX, EUSE (pèr-ni-si-eû, eû-z'), adj.

Il 1' Oui cause la mort, la maladie. Cela est pernicieux à la santé. Renvoyez-lui, seigneur, ce don pernicieux, corn. Mtdêe, iv, 4. Cette plante a souvent cau?é des accidents à des enfants et à d'autres gens qui ignoraient sa pernicieuse vertu, j. j. rouss. Corresp. t. iv, p. 65, dans pougens. || Terme de médecine. Fièvre pernicieuse, fièvre intermittente ou rémittente dont chaque accès est accompagné des symptômes les plus graves, et qui, si elle n'est pas coupée, emporte le malade très-promplement. Il 2' Fig. Qui cause la ruine, le mal. En voyant vos pernicieuses maximes, pasc. Protî. xui. Par le travail... on guérissait la langueur de la paresse et les pernicieuses rêveries de l'oisiveté, bo.ss. Anne de Gon%. La gloire, qu'y a-t-il pour le chrétien de plus pernicieux et de plus mortel? iD. DucA. d'Orl. Les sociniens, dans les articles les plus pernicieux de leur doctrine, lo. <•• avert. 89. ( Le diplomate] muni de pouvoirs particuliers qu'il ne découvre jamais qu'à l'extrémité et dans les moments où il lui serait pernicieux de ne les pas mettre en usage, LA BBUY. X. Vous DO trouvez pas le monde si noir et si pernicieux que nous le disons, mass. Carême, Élus. Il II se dit aussi des personnes. De ligues, de complots pernicieux auteur, rac. Ath v, 5. Un roi incapable de gouverner est encore plus pernicieux à un État qu'un prince malheureux ou qui fait des fautes, DiCLOS. Œuv. t. 11, p. t8. Il C'est une langue pernicieuse, c'est une personne fort médisante.

— HIST. XIV* 8, Toutes ces lésions, les unes sont plus pernicieuses, les autres mains [moins], h. de MONDEVii.LR, f" 8t. Homme pernicieus et cruelz contre le pueple, félons conlj-c la deité, injustes contre lesloyshumaines,ontSMK,7'/ié«edeMEUNlER. || xvi's. Les Athéniens, s'ap|iercevanta combien son usage [do la rhétorique), qui avoit tout crédit en leur ville, estoit pernicieux, mont, i, 380.

— ETYM . Provenç. pemicios, pamicios, pemecins ; espagn. pemicioso; ital. peniiiioso; du lat. pemieiosus, de pemicies, ruine, perte, qui vient de nex, nicit, mort. La nouvelle critique a reconnu aussi en latin pcrmiciet; mais il vient d'un autre radical.

t PERNICIOSITfi (pèr-ni-si-ô-7.i-té), J. f. Caractère de» fièvre» pernicieuses. Iji nouvelle ville [Rocbofort fondé par Louis XIV] s'éleva sur la rive la plus basse, la plus marécageuse et en conséquence la plus insalubre; il en résulta que la population appelée à dusservir l'arsenal fut décimée par tou»

PER

les types de fièvres intermittentes «t réroiltenles, par toutes les formes de la perniciosité, simonot, BuUet.de la soc. d'anthrop. t. v, p. 795.

t PERNITREUX (pir-ni-treù), adj. m. Terme de chimie. Acide pernitreux, synonyme d'acide hypoarotique.

— ETYM. Per..., et nitreux.

PER OBITUM (pèr-o-bi-tom'), loc. od«. Terme de pratique, qui signifie : par mort; il esl adopté en style ecclésiastique. Un bénéfice vacant per obitum.

— ETYM. Lat. per, par, elotilum, mort (voy. obit). PÉRONÉ (pé-ro-nô), *. m. ferme d'anatomie. Os

long et gièle, placé à la partie externe de la jambe.

— HIST. XVI' s. De la luxation et disjonction de l'os péroné, autrement dit petit focile de la jambe,

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