‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 319 sur 389 · II. i:iH · texte numérisé non relu

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MOWT.n, »6».Vou» verre» su long aller ce beau nom de poète Tenir au nonchaloir du peuple, ainsi que ccluT de philosophe que l'on adapte maintenant à ces tii-purs lie quint-essence, pasquier, ie». t. i, p. 26.

Stym. Prov. philosophe; espagn. et itil. lUo-

lo/o ; du lat. pWJo*op/ius ;grec,fiX6<io?o;, composé de f Oo:, qui aime, et aosia, sagesse, lequel eslde même radical que le lai. sapus, habile, tapere, savoir.

t PniI.OSOPHfeMK (fi-lo-zo-fè-m'), s. m. Proposition philosophique. Des traditions religieuses, [ihilosophèmes antiques qui représentent les pre- Viiers essais de la sagesse primitive.

— ETYM *i).o'jo»ii(ia,de çi>o(Toçtîv, philosopher.

PUILO.SOPHER'(fi-lo-io-fé), i'. n. || !• Traiter, ratsonnner des choses qui regardent la philosophie. Bernier, après avoir philosophé cinquante ans, avoue qu'il doute des choses qu'il avait cru les plus vraies, s. évrem. dans ricrelet. Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher, pasc. Pens. VII, :i4, édit. HA VET. On avait philosophé trois mille ans durant sur divers principes, et il s'élève dans un coin de la terre un homme [Descartes] qui change toute la face do la philosophie.... Nicole, Ess. de mnr. i" traité, ch. 7. Si j'avais quelqu'un pour m'.iider à philosopher, je pense que je deviendrais une de vos écolières [en cartésianisme], sév. 432. ....Oes hahillements, des armes, des instruments, curiosités qui, quoiqn'elles ne soient pas sorties imniëiliatement des mains de la nature, ne laissent pas de devenirphilosophiquespour qui sait philosopher, FONTEN. Tournefort. Quand Descartes voulut philosopher, il quitta la France, volt. Utt. DamilMiUe, I* mars (784. On dit : vivre d'abord, ensuite philo.sopher; c'est le peuple qui parle ainsi; mais le sage dit : philosopher d'abord, et vivre ensuite si l'on peut, DIDER. Claude et Nér. ii, 2. {| 8" I^aisonner, discuter sur diverses matières de morale ou de physique. Le médecin vous donnant des jours et des heures qui ne sont pas en sa puissance, et toujours prêt à philosopher admirablement de la maladie après la mort, boss. Bourgoing. Dans la prison même et lorsqu'il buvait la ciguë, il (SocrateJ philosophait, dit Plutarque, et instruisait le genre humain, «OLLiN, hist. anc. Œuv. t. iv, p. 369, dans poiiGENS. N'ayant plus de maltresse et n'ayant pas un sou. Nous philosopherons maintenant tout le soûl, HEGNABD, /ou«ur, IV, <». Que sont devenus nos anciens projets de philosopher un jour ensemble dans cette grande villes! peu philosophe [Paris]? VOLT. Lett. Formant, < 734. j'espère cependant que cette santé et cette machine me permettront de jouir des bontés de Votre Majesté, et d'aller philosopher avec .elle sur les grands maux et les petits biens de la vie, d'alemb. Lett. au roi de Pr. 27 fév. 4777, Il 8" Argumenter, disputer trop subtilement. Mais sans être savant et sans philosopher, malh. v, «6. Ce n'est point k vous de philosopher sur les abaissements et la croix de votre Sauveur, boubdal. Dim. delà Quinquagés. Dominie. t. i, p. 454. Après avoir philosophé toute votre vie, n'apprendrez-vous jamais à raisonner? j. 1. rouss. ÉmiU, v. ||4* Raisonner sur, tirer des inductions. Enfin il [le lièvre] se trahit lui-même Par les esprits sortant de son corps échaufTé; Mirant, sur leur odeur ayant philosopht:. Conclut que c'est son lièvre, la font. Fabl. y, il. On philosophe pourquoi celle augmentation [surcroît de dignité accoixlé au chancelier d'Aligre] , SÉV. 43 janv. IB74. ||6°S. m. Le philosopher, l'action de philosopher. Mais n'en déplaise aux vieux : ni leur philosopher Ni tant de beaux écrits qu'on lit en leurs écoles . Pour s'afiTrancbir l'esprit ne sont que des paroles, rKonibr, Sat. m. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. xvi» fc. Un ancien, & qui on reproehoit qu'il faLsoit profession de la philosophie, de laquelle pourtant en son jugement il ne tenoit pas grand compte, respondit que cela c'estoit vrayement philosopher, MONT. II, 243.

— f.TYM. Provenç. philotophar; espagn. filosofar; ital. filosofare; du l&l. philosophari, de philo- (ophiu, philosophe.

t PHILOSOPEERIB (fl-lo-20-fe-rie), f. f. Mauvaise philosophie.

— HIST. xvi* s. Philosopherie, Moyen à» parvenif, p. M», dans lacubnf..

\ PniLOSOPHK,soijp,(a-lo-zo-ft-sk'),euJ;. Terme de mépris. Qui appartient à une mauvaise philosophie. De là est venu ce bel adage de morale, si rebaiiu pat la tourbe philosophesque, que les hommes •ont partout les mêmes, j. j. «01)5.1. ]nég. Nntet

PIIILOSOPmB (fi-lo-io-fie), ». ^.I|f Étude des principes ft des cauiies, ou systèiac des notions générale» «jr l'ejnemble des clioses. Je ne dirai rien

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de la philosophie, iilnon que, voyant qu'elle a été cultivée par tes plus excellents esprits qui aient vécu depuis plusieurs siècles, et que néanmoins il ne s'y trouve encore aucune chose dont on ne dispute et par conséquent qui ne soit douteuse, je n'avais point assez de présomption pour esjiérer d'y rencontrer mieux que les autres, desc. Kéth. i, ii. Ces neuf années s'écoulèrent avant que j'eusse pris aucun parti louchant les difficult<''S qui ont coutume d'être di.sputées entre les doctes, ni commencé à chercher les fondements d'aucune philosophie plus corlaine que la vulgaire, m. ib. m, 7. La foi lient lieu de philosophie aux chrétiens, boss. 6* avert. to". Kt comment puis-je me fier à loi, ô pauvre philosophie? que vois-je dans tes écoles, que dos conlentions inutiles qui ne seront jamais terminées ? on y forme des doutes, mais en n'y prononce point de décisions, id. Sermons, Quinquagés. i. Les barbares sont bien loin d'avoir même une fausse philosophie, VOLT. Russie, 1, 4. La philosophie, ou la portion de la connaissance humaine qu'il faut rapporter i la raison, est très-étendue ; il n'est presque aucun objet aperçu par les sens dont la réflexion n'ait fait une science, d'alemb Explic. Conn. hum. Œuv. t. i, p. Î34. La philosophie est un océan, et les philosophes ne sont souvent que de» pilotes, dont les naufrages nous font connaître les écueils que nous devons éviter, condil. Art de rais. IV, 2. Cicéron a défini la philosophie la science des choses divines et humaines et de leurs causes; l'école de Leibiiitz a dit que la philo.sophie est une science des raisons suffisantes ; selon Wolf, la philosophie est une science de toutes les choses possibles, comment et pourquoi elles sont possibles ; suivant Reinhold, la philosophie est la science de la liaison déterminée des choses, indépendamment de l'expérience, viLLERS, Kant, p. 29. || Philosophie première, s'est dit, dans l'école péripatéticienne, de la partie qui depuis a été appelée métaphysique. Il 8° Système particulier de philcsophie. Jamais ph>ilosophie ne fut moins entendue et plus calomniée que celle d'Épicure, dider. Opin. des ane. philos. (Épicurisme), Le défaut de la philosophie d'Aristoie était d'employer comme causes tous les effets particuliers; celui de Descartes est de ne vouloir employer comme causes qu'un petit nombre d'effets généraux, en donnant l'exclusion i tout le reste; il me semble que la philosophie sans défaut serait celle où l'on n'emploierait pour causes que des effets généraux, mais où l'on chercherait en même temps à en augmenter le nombre, en tâchant de généraliser les effets particuliers, bufp. Nal. des anim. ch. m. || 3° Philosophie naturelle, par opposition à philosophie morale, ensemble des sciences astronomique, physique, chimique et biologique. Il faut dire en gros : cela se fait par figure et mouvement.... mais de dire quels.... cela est ridicule... et, quand cela serait vrai, nous n'eslimons que toute la philosophie vaille une heure de peine, pasc. Pens. xxiv, 400 bis, éd. bavet. La mort de Tycho mit Kepler en possession de la collection précieuse de ses observations ; et il en fit l'emploi le plus utile, en fondant sur elles trois des plus importantes découvertes que l'on ait faites dans la philosophie naturelle, la place, Exp v,4. Toute la philo.sophie naturelle, dit Newton, consiste en trois choses : trouver et déterminer d'abord les phénomènes, puis leurs lois, puis enfin les forces qui les produisent, biot, Instit. Hém. acad. scienc. t. m, p. 478. Il Philosophie corpusculaire, synonyme de philosophi» mécanique (voy. mécanioiie, n° 2). Il 4" Système des idées générales qui appartiennent à une science, à un art. La philosophie de la chimie, de l'art de la guerre. |l Philosophie de l'histoire, théorie des faits historiques telle qu'elle fasse saisir l'enchaînement des phases de la civilisation et des époques du genre humain. Nous tftcliâmns, dans un discours préliminaire [à l'Kssai sur les mœurs] qu'on intitula philosophie de l'histoire, de démêler comment naquirent les principales opinions qui unirent des sociétés, qui ensuite les divi.sèrent, qui en armèrent plusieurs les unes contre les autres; nous cherchâmes toutes ces origines dans là nature, elles ne pouvaient être ailleurs, volt. Mél. hist. Fragm. hist. x. La philosophie de l'histoire néglige les changements eux-mêmes, et ne voit que le lait général de la mobilité humaine dont ils sont la manifestation ; elle cherche la cause et la loi de cette mobilité, joupkrot, Prem. mél. || Nom donné à desouvrages composés sur la philosophie d'une science (avec une majuscule ). La l'iiilosuplne de la Ixitanique. Il B* Cours de philosi^diie qui .se lait dus l«s I collèges. Professeur de philosophie. || La elaase eà

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l'on enseigne la philosophie. Filre sa philosophia. Quand il fut en philosophie, il prit peu de goût pour celle qu'on lui en.seignait; il n'y trouvait point la nature qu'il se plaisait tant à observer, mais des idées vagues et abstraites, qui se jettent, pour ainsi dire, à côté des choses, et n'y touchent point, fonten. Tournefort. \\ 6" Nom donné aux doctrines d'un certain nombre de penseurs du xviu" siècle qui attaquaient les opinions traditionnelles en religion et en politique. Une affreuse philosophie se répand en secret, mass. Carême, -4remr. La superstition met le monde en flammes; la philosophie les éteint, VOLT. Dict. ifihil. Superstition. On aura beau faire, cette chienne de philosophie sera, comme le prince d'Orange, souvent battue et jamais défaite, d'alemb. Lett. à Volt. 5 nov. (776. Dans ce pays-là, on dit à toutes les sottises qui se font : c'est la philosophie; comtne Crispin dit : c'est votre léthargie, ID. ib. 42 janvier I763. || 7° Étude de la société et de la morale. Un ministre.... étant appelé au gouvernement en ces temps fâcheux.... doit passer de la philosophie des paroles à celle des actions, balz. Des ministrfs et du ministère. Écoutons donc la philosophie qui prêche dans le désert une petite troupe d'auditeurs qu'elle a choisis, parce qu'ils savaient déjà une bonne partie de ce qu'elle peut leur apprendre, ponten. Bonh. Œuv. t. m, p. 249, dans POUGENS. Socrate est regardé comme le fondateur de la philosophie morale chez les Grecs, ROLiiN,Wïs(. anc. liv. xxvi,i, 1. Défions-nous d'une philosophie en paroles, défions-nous d'une fausse vertu qui sape toutes les vertus, et s'applique à justifier tous les vices pour s'autoriser à les avoir tous, J. J. Rouss. Hél. m, 48. Il 8° Fermeté et él -vatioq d'esprit par laquelle on se met au-dessus des événements et des préjugés. La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux avenir; mais les maux présents triomphent d'elle, la bochf.fouc. Uox. 22. Et, comme vous dites, ma belle, toutes les philosophies ne sont bonnes gue quand on n'en a que faire, sÊv. 26 mai 4 680. Il y a de certaines philosophies qui sont en pure perte ei dont personne ne nous sait gré, m. 28 juillet 4677. Il y a une philosophie qui nous élève au-dessus de l'ambition et de la fortune, la bhuy. xii. Bonne ou mauvaise santé Fait notre philosophie, chaul. La première attaque de goutte. La philosophie est bonne à quelque chose, elle console, volt. Utt. à Mme du Dejjant , 24 oct. 4770. II croit être un sage, parce qu'il prend son mécontentement pour un nolile détachement des grandeurs humaines, et son humeur pour de la philosophie, gf.nlis, Mi'res riv. t. 1, p. 4, dans POUGENS. || Philosophie païenne ou naturelle, philosophie fondée sur les lumière» naturelles. F.Ue [sainte Catherine] n'emploie sa science que pour faire connaître la vérité ; mais, afin qu'elle paraisse comme triomphante, elle met à ses pieds la philosophie [païenne], qui est son ennemie capitale, boss. Panig. Ste Calher. 2. || Philosophie chrétienne, philosophie fondée sur les croyances du christianisme. || Philosophie naturelle, se dit aussi d'un certain caractère naturel de raison, de modération et de force d'âme. ||9° Système p;irticulier qu'on se fait pour la conduite de la vie. Sa philosophie consiste à ne se tourmenter de rien. F.st-il permis de s'abandonner à une philosophie sauvage, de se préférer à tout le reste du genre humain? FÊN. Tél. xiv. Il est bon d'être philosophe, mais il est triste d'être toujours obligé de se servir de sa philosophie, volt. I.elt. Damilavilte, ï7 mars i"«7. La vraie philosophie est de voir le» choses telles qu'elles sont, bufp. De ta vieill. et de la mort. Il 10° Terme d'imprimerie. Caractère de dix points entre le cicero et le petit-romain.

— HIST. XIII' s. Philosophie est verais encerchemenz des choses naturels et des divines et des humaines, tant comme à homme est pooir d'entendre, BiiUN. LATiNi, Trésor, p. 4. Ki de ce.^t siècle se coiisire [se sépare] , 11 estde l'autre rois et sire ; C'est I» vraie phylosophye, gui de cambrai, llarl. et Jos. p. 88. Elle [la théologie] laisse la droite clergie, Kl tourne à- la philosophie, llalaille des sept arts. Il xiv" s. Car, selonc la philosophie, Gentilleche (noblesse) ne senefie Fors que bien ouvrer et bien (aire,

J. I)E COND6, t. III, p. «8.

— RTYM. Prov. p/ii7o.5opfcio; esp. et ilal. /îlavo/ia ; du grec o.Xoffoqsia (voy. philosophe).

PHILOSOPIIIOt'E (fi-lo-zo-ti-k'), adj. || !• Qui appartient à la philosophie. Il en est delà plu|«rl des livres philos<jphiques comme des Contes de la Fontaine : on commença par les brûler, on a fini par les représenter à l'upéra-f'.omique, volt. Mil. hist. Comm. svr Vétitgt du Aouphm. Si noua ■• nettoni

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pas l'homme en harmonie avec les lois, nous aurons fait un beau songe philosophique, nous naurons pas fait une constitution, Mirabeau, Collection, t. m,p. 20. Il 2* Habituel aux |)hilosophe5. Le sérieux philosophique. Ce génie philosophique, répandu dans tous les livres et dans tous les états, est l'instantde la plus grande lumière d'un peuple, d'alemb. Ets. surlaioc. des g. de lett. (Euv. t. m, p. '28, dans pou- GKNS. Il Esprit philosophique, esprit plein de clarté, (le méthode; exempt de préjugés, dépassions. L'esprit philosophique est un esprit d'observation et de justesse, qui rapporte tout à ses véritables principes, DUMARS. Œuv. t. VI, p. ao. 11 faut l'avouer : Tycho, quoique grand observateur, ne fut pas heureux dans la recherche des causes; son esprit peu philosophique fut même imbu des préjugés de l'astrologie judiciaire qu'il a essayé de défendre, la place, Exp. V, 4. Il 8° Se dit de certains ouvrages composés dans un dessein philosophique. Grammaire philosophique. La Nosographie philosophique de Pinel.

— msT. xiv s. Comment oses-tu m'oultragcant. Sans congnoistre mon vif argent. Qu'est mon principe vivilique, Tenter l'euvre philosophique V JVo». à l'alch. en. <04. ||xvi*s. J'ai veu de mon temps faire plaincle d'aulcuns escripls, de ce qu'ils sont purement humains et philosophiques, sans meslange de théologie, mont, j, 4uo.

— feTVM. Lat. phtlosophicus , de. çiXoaoçtxb;

(voy. PHILOSOPHE).

PHILOSOPUIQCEMENT (fi-lo-zo-fi-ke-man), adv. D'une manière philosophique. Vous devez vivre à Paris gaiment, librement et philosophiquement : ces trois adverbes joints font admirahlement, volt. Lett. Thiriot, <9 déc. I754.

— ETYM. Philosophique, et le suffixe ment. PHII-OSOPHIS.VIE (H-lo-zo-fi-sm') , s. m. L'étude,

la manie de la philosophie. || En un sens péjoratif, l'esprit philosophique considéré conpme perverti ou mauvais. La liberté que je me suis donnée d'inventer les mots philosopbismes, philosophistes et advertance, arsauld, dans batls, art. Poqueliti, note s. 11 vient de publier une cinquième dénonciation contre le philosophisme ou péché philosophique, qui n'est pas moins forte que les précédentes, BATL«, lettre 8B, 6 déc. i6»o, t. m,p. 29S.

— ETY.M. Philosophe.

t PIULOSOPHISTK (fi-lo-ïO-fi-sf), «. tn. Faux philosophe. Les droits de la religion si audaoieusement attaquée par les pliilosophistes du jour, rit&Rott, Année litt. i7«o, t. t, p. 82. Les philosophistes modernes qui se sont arrogé avec tant d'audace le nom respectable de philosophes, lo.

ib. t. II, p. 335.

t l'HlLOSOPUO-THÉOLOGIQCE (fi-lo-zo-fo-té-olo-ji-k'), adj. Qui a rapport ila philosophie et à la théologie. Ils foni tous les jours imprimer des fatras de théologie philosophique, des dictionnaires pliilosopho-théologiques, volt. Dict. phil. Philosophe, m.

— REU. Le mot serait meilleur sous la l'orme : philosopbico-lhéologique.

PHILOTECUNIQUE (fi-lo-tè-kni-k'), adj. Qui aime les arts. Société philotechnique.

— ErvM. Phil..., et TéxvT), an.

PHILTRE (fil-tr'), s. m. Breuvage qu'on supposait propre à inspirer de l'amour. Pour venir à ses fins, l'amoureuse Nérie Employa philtres et brevets, LA FONT. Coupe. On lui avait donné [au poëto Lucrèce] un philtre qui le fit tomber en fureur, bollin, llist. anc. liv xxv, i, ii, 2. || Fig. La jeunesse et la santé sont les véritables philtres, volt. Dict. phil. Knc/ianlemcn». ...Voilà l'impie! llabudeslaux biens l<f philtre empoisonneur, v. hugo. Odes, iv, 9.

— ETYM. 4>i>Tpov, de fiXeiv, aimer.

t PHU-YQUE (fi-li-k'), s. f. Genre de plantes du lap do Bonne-Espérance, famille des rhamnées, où l'on distingue le phylica cricoides, L. cultivé dans nos jardins sous le nom de bruyère du Cap.

— f.TVM. <I>i).OxT), alalerne.

PHIMO.SIS (li-mo-j!is'), s. m. Terme de chirurgie. P.troitesse naturelle ou resscrrcipent accidentel qui empêche le prépuce d'être retiré en arrière.

— HIST. XVI' s. Phymosis, quand le gland est couvert du prépuce, et qu'on ne le peut retirer contre-mont et descouvrir, paré, xv, 33.

— ETYM. •t>ipi<>iiTi{ , do çtjio;, lien.

t PIII-ÉBECTASIE ( llé-b; -kta-zie ), t. f. Terme de pathologie. Dilatation d'une veine.

— ETYM. <!>>(<{;, veine, et ixTaai<, dilatation, de Ix, et tàuic, tension, de xeiveiv, tendre.

{ PMLËBK.N Tf^RISME ( llê-ban-té-ri-»m' ), s. m. Terme d'histoire naturelle. Théorie analomique £an4 laquelle on supprjse qu'en certaine être» le t)iU''uie circulatoire ditpaiall til cul icai^lacc- par

le tube digestif qui s'y substitue pour accomplir la circulation, non plus du sang, mais directement des substances alimentaires chymifiées.

— ETYM. <l>)iÈ<j(, veine, et èvTSfov, intestin.

t PHLÉBITE (flé-bi-f), s. f. Terme da médecine. Inflammation de la membrane interne des veines.

— ÊTYM.*Xèi|;,veine,etla tinale médicale «f« indiquant l'inflammation. 4>>È-êi: tient à la racine tpÀs, çXe, qui a fait un grand nombre de mots, et dont l'idée génératrice est la plénitude bouillonnante.

t PIILÉBOGRAPHIE (llé-bo-gra-fie), ». f. Description des veines.

— ETYM. <l>Xèv{i, veine, et ypâçeiv, décrire.

t PHLfiBOLITHE ( flé-bo-li-t'), s. ^.Concrétion calcaire qu'on rencontre dans l'intérieurde quelques veines variqueuses des jambes, du rectum, des ligaments larges

— ETYM. <t>X£i)/, veine, etXÎ6o«, pierre.

f PHLÉBOMALACIE (né-bo-ma la-sie), t. ^. Terme de médecine. Ramollissement des veines.

— ETYM. <1>XÈ<J/, veine, et (taXoxoç, mou.

t PULËBOPALIB (flé-bo-pa-lie), ». f. Terme de médecine. Pouls veineux, battement des veines.

— ËTYH. <I>>£6oitaXîa, de ipXè<|), veine, et itàXXeiv, agiter.

t PHLÉBOPTÈRE (flé-bo-ptè-r'), adj. Terme de xoologie. Se dit des insectes qui ont les ailes veinées.

— ETYM. <l>)è'V, veine, et -nTepov, aile.

t PHLÊBORRUAfilE (flé-bo-rra-jie) , ». f. Terme de médecine. Rupture d'une veine; hémorrhagie veineuse.

— ETYM. *Xè<)/, veine, et ^lYtïv, faire éruption. PHLÊBOTOME { Hé-bo-to-m' ) , ». m. ||1* Terme

de chirurgie. Nom donné à la flammette dont on se sert, surtout en Allemagne, pour saigner. H %° Espèce de petite boite de métal, renfermant une lame tranchante que l'on fait sortir au moyen d'une bascule à ressort.

— ETYM. <I>Xc6oTq|jioç, de çXliJi, veine, ettéinveiv, couper.

PHLÉBOTOMIE (flé-bo-to-mie), s. f. Terme de chirurgie. Synonyme de saignée, en tant qu'il s'agit de la saignée d'une veine, et non de la saignée d'une artère ou de la saignée par sangsues ou par ventouses.

— HIST. xvp S. Phlebotomie est incision déveine évacuant le sang avec les autres humeurs, comme l'Incision de l'artère est dite arteriotomie , p&bë,

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