FER
« depuis appelé persiflage.... qui consiste i dire plaisamment la* choses sérieuses, et sérieusement les choses frivoles, id. Cours de iitt. t. ix, p. 48t, dans pouGENS. Il faut donner une dénomination nouvelle aux départements; je ne pense pas qu'il puisse exister une opération plus grande, plus imi>ortante et moins digne de persillage, malgré l'esprit du préopinant [l'abbé Maury], mibabeaw, Cot- Uctinn, l. ni, p. Ï30.
PERSIFLE, ÉB {pèr-si-flé, fiée), port, passé de per>iner.
PERSIFLER (pèr-si-flé), c. o. || 1» Railler quelqu'un, en lui adressant d'un air ingénu des paroles qu'il n'entend pas, ou qu'il prend dans un autre sens. Dites-moi si Racine a persiflé Boileau, si Bos- »uet a persiflé Pascal, volt. Mél. iilt. à VabM d'Olivel sur la prosodie. C'est de l'usage de tout dire iur le même ton qu'est venu celui de persifler les gens sans qu'ils le sentent, J. J. Rouss. Ém. i. 11 vous persifle même en gardant le silence, collin d'harleville, Kalice pour malice, l, 2. ||2* Parler avec ironie et moquerie. Entendre soupçonner ou persifler ses intentions dans une assemblée politique où l'on a fait ses preuves, est une tolérance qu'un homme qui a le sentiment de sa dignité personnelle ne connaît pas, hihabeau. Collection, t. II, p. 40. (I Absolument. Vous persiflez, je vois, leunes gens que vous êtes ; C'est le Ion d'à présent, c'est le talent du jour, collin o'arlevillb, Le vieill. el leis jeunes gens, i, 6. Ij S" Se persifler, o. re/ï. Se railler soi-niùnif. .Xprès avoir coniraeacé par me pei>iller iiioi-mômc, j'aurai tout le temps do persifler les autres, i. i. rouss. /« Persifleur.
— HEM. Ce mot, composé avec siffler, devrait s'écrire comme siffler.
— ÉTYM. Per, el siffler. Persifler et ses composés se sont accrédités tout d'un coup à Paris vers le mi lieu du .wiii' siècle, comme on le voit à ]iersiflage.
PKUSIFLKUR (pèr-si-deuri, .v. m. Celui qui a l'habitude de persifler, yuciquefois aussi s engageait dans la querelle uo certain .Monticourl, railleur iidioit el (in et ce qu'on appelait alors nn persifleur de la première force, makmontel, ilém. vi. Je lui trouve de l'esprit et de la gaieté, mais il est caustique et persifleur, gemlis, itères rivales, t. I, p. 9, dans pouoens.
PERSIL pèr-si ; 1'/ ne se prononce et ne se lie jamais), s. m. Il 1" Plante potagère, apium /lelroselinum, L. Deux as.siettos suivaient, dont 1 une était ornée d une langue en ragoût de persil couronnée, Boii.. .S'a/, m. il Fig. Grêler snrie persil, vovguêler. Il Popnlairument. Airaclieiirs de persil, liateliers >|ui remontent les bateaux à l'aida de cordes, parce i|u'ils se baissent comme s'ils voulaient cueillir quelque plante. {| S* Persil de Macédoine, nom vulgaire du bubon macédonien (ornbellitéres}. || Persil des marais, un des noms vulgaires du sium angustifolium. Il Faux persil, voy. éthiise. H Persil d'âne, nom vulgaire du cerfeuil sauvage, artthriscns silvestris. || Persil bâtard, nom vulgaire du turgatia latifolia.
— HiST. iiv* s. Ainsi s'en vont saaz portier rien, Comme gens poureset nus.... Et leur convient vivre en exil. Et aller cuillir pierresill, le Liv. du bon
Jeh. '260. Il XV' s Use porées Qui soianl faictes
au persil, Pour ce qu'il est de pierre essil, Et qu'il descomlire les conduis, e. deschamps, Noble etiseignement. Verdure comme porée, choulx, navets, persin, cerfeuil.... Journ. d* Paris tous Ch. VI et VII, p. 80, dans làcuhne.
— ETYM. Wallon, pleizin; picard, perji»; esp. perexU; ital. peiroselltno. petrosemolo, prexxemolo; du lat. pelroselinum ; grec, iKtfooéÀivov, ache des rochers, de ictrpa, pierre, et «réÀivov, aclm.
PERSILLAUK (pèr-si-IU-d', U mouillées, et non pèr-si-ya-d'), s. f. Ragoût fait de traucliei de bœuf iLs.saisonnées de persil
— ETYM. Persil.
PKHSILLC, ÉE (pér-si-Ué, liée, U mouillées, et non pér-si-yé), adj. Oui est semé, à l'intérieur, de petits points verdâtres, dusi des esp{.'Cos de moisissures. Les bonne* qualités des frouiagcs de Roquefort sont d'être frais, d'un goût agréable et doux, bien per.sillés, c'est-à-dire parsemés eu dedans de veines bleuâtres, Dicl. des ans et met. Laitière.
— ETYM. Persil.
t PERSILLt:RK (pi-r-si-llè-r', U mouillées), ». f. Vase pyramidal p»rcé de trous et rempli de terre, avec Icifuel on se procure du persil en toute saison.
PEH.SI0L'E (pèr-si-k'), ad). Oui appartient aux ancieuH Herses. || Terme d'aichilicliire. Ordre peruque, ordre (l'arobit*«ti>rt, où e* sont dus figures
de captifs qui servent de colonnes; tout le reste appartient d'ailteurs à l'ordre dorique. On fait remonter l'ordre persique à Pausanias, général lacédémonien, qui, ayant délait les Perses, se fit une espèce de trophée de cette représentation de ses captifs. Il Ancien terme de médecine. Feu persique, nom de iiérysipèle
— ETYM. Lat. persicus, de Persis, la Perse. PERSISTANCE (pèr-si-stan-s'), ». f. Qualité de
ce qui est persistant. || Action de persister.
— HIST. ivi* s. Persistance, otiMN, Diet.
— tcru. Persistant: ital. persistenia.
PERSISTANT, ANTE (pèr-31-stan, stan-f), 0(%'.
il 1° Terme de botanique. Se dit, par opposition à caduc, des organes dont la durée se prolonge au delà de l'époque qui semble fixée pour leur chute. Les feuilles des orangers, des arbres verts sont persistantes. 1| Terme d'entomologie. Pattes persistantes, celles que l'insecte conserve dans tous les états par lesquels il passe. || I* Qui a de la persistance, en parlant des personnes. Il est persistant.
PERSISTER (pèr-si-sté), t). n. Demeurer ferme dans ses résolutions, dans ses sentiments. Dans son aveuglement pensez-vous qu'il persiste ?coBN.Poii/. III, 3. 11 persista dans la piété, boss. Hist. ii, *. Ils ont la parole, président un cercle, et persistent dans cette hauteur ridicule et contrefaite. ...la brut. VTii. 11 [Mazarin] avait sur elle (Anne d'Autriche] cet empire qu'un homme adroit devait avoir sur une femme née avec assez de faiblesse pour être dominée, et assez de fermeté pour persister dans son choix, volt. Louis IIV, *. \\ 11 se construit avec à et l'infinitif. S'il persiste à demeurer chrétien.... coRW. Poly. m, 5. S'en éloignera-ton [de la cour] avant d'en avoir tiré le moindre fruit, ou persisierat-on à y demeurer sans grâces et sans récompenseî LA BRUY. VIII. Il Absolument. Être toujours du même avis. Tous me conseillèrent unanimement de ne me point mêler d'une si mauvaise affaire (l'affaire des Calas] ; tout le monde me condamna, et je persistai', VOLT. Polit, et législ. Lett. à d'Alembert sur les Calas. Il Impersonnellement et au passif. Et par ledit Prudhommeau a été persisté en ce qu'il a dit cidessus.... furetièbbJ Hom. bourg, liv. u. Jugement des bûchettes. || 11 se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— Hi.ST. XIV* 3. Demeurer et persister en faulse opinion, oresme, Elli. ifli. || xvi* s. L'ire de Dieu est préparée & tous ceux qui persistent d'estre pécheurs, calv. Instit. ise. Elle persistant, le
juge.... KONT. II, ♦».
— ETYM. Lat. persistere, de per, et tistere, fixer, arrêter, fréquentatif de stare (voy. stable).
PERSONNAGE (pèr-so-na-j'), 4'. m. || 1° Dignité ecclésiastique, cure, etc. (sens du bas-latin pefsonaticum, perdu complètement en français, et conservé dans l'anglais ^lorsonoje, cure) , ». m. Il i' Aujourd'hui, par extension, personne considérable, célèbre, en parlant des hommes. Vous dirai-je les noms de ces grands personnages? corn. Cinna, I, 3. Se croire un personnage est fort commun en France, la font. Fabl. viii, <8. Je vous dis que mon fils n'a rien fait de plus sage Qu'en recueillant chez SOI ce dévot personnage, mol. Tart. I, t. Que faites-vous, grand homme d'afl'aires, homme qui êtes de tous les secrets, ef sans lequel cette grande comédie du monde manquerait d'un personnage nécessaire T BOSs. Sermons, Impénit. 2. Vous ne me parlez point de M. le cardinal de Nerli; on dit que c'est un personnage, lo. Lett. quiét. tM. La princesse des Ursins tftta, autant qu'elle put, tout ce qui était ou pouvait devenir personnage, ST-siM. «22, »i. Il En mauvaise part. Voilà un impudent, un plaisant personnage. Je ne sors pas d'admiration et d'étonnement à la vue de certains personnages que je ne nomme point, la bbuy. m. Le peuple a souvent le plaisir de la tragédie : il voit périr sur l« tliéàlre du monde les persowiages les plus odieux, in. vi. M. du Maine faisait le bon personnage en plaignant une sœur avee qui la haine de l'autre sœur l'.uail étroilement lié, ït-sim. :t()9, *». Pourquoi donc m'invilar avec ce personnageî c. DEI.AV. la Popular. I, «. ||8" Personne Active, homme ou femme, mi.ie en action dans un ouvrage dramatique. Tout les personnages qu'il [UolièrsJ représente sont des personnag(w en l'ait, mol. Impromptu, '*. D'un nouveau personnage invontezvous l'idée, boil. >4rl p. m. H l:iut que tous ceux qui a^sislcIlt à une pièce de théâtre coiiiuis^ent tout d'un coup les pcri^onnages qui se présentent, excepté ceux dont l'intérêt est de cacher leur nom, voi.T. Comm. Corn. Hrm. Iléracl. i, i. Dans cetle tragédie d'un patriote el d'un philosophe [Addi>ou|, la râla d* Catou lat parait surtout u^^
des plus beaux personnages qui soient sur aucun théâtre, id. Mél. Iitt. Trag. angïoise. || 11 .se dit aussi des personnages d'un poëme narratif, d'un roman. X peine ai-je parcouru quelques pages de Clarisse, que je compte déjà quinze ou seize personnages; bientôt le nombre se double, didbb. k loge de Richards. On imprimerait aujourd'hui le chapitre de Gii Blas sur les comédiens, que chacun voudrait reconnaître tous les personnages, c. dblav. les Coméd. Prolog. || Par extension, rOIe que joue un acteur, une actrice. Pour moi, je vous déclare que je ne me souviens pas d'un mot de mon personnage, MOL. Impromptu, i. Je voulais vous envoyer la Champmeslé pour vous réchauffer la pièce ; le personnage de Bajazet est glacé... sev. <26. Il 4* Rôle que l'on Joue dans la société, dans le monde, dans la vie. Il sut jusqu'à la fin jouer son personnage, hégnikr, Sa(. xiv. L'intérêt parle toutes sortes de langues, et joue toutes sortes de personnages , même celui de désintéressé, la bochk- Fouc. liéflex. 39. Cn loup qu* commençait d'avoir petite part Aux brebis de son voisinage, trut qu'il fallait s'aider de la peau du rei.wd. Et faire un nouveau personnage, la font. Fc^l. ni, 3. Qua vous jouez au monde un petit perscKiage De vous claquemurer aux choses du ménage I k.'OL. F. sav. i, t. Par la chaleur de montrer ses ouvrages, On s'expose à jouer de mauvais personnages, id. Ifi». I, 2. Souvenez-vous, dit-il [Êpictète], que vous êtes ici [dans la vie] comme un acteur, et que vous jouez le personnage d'une comédie, tel qu'il plaît au maiire de vous le donner, paso. Entretien avec M. deSaci. C'est en vérité [Mme de Chaulnes] une très-aimable amie, et qui s'acquitta divineiient de tous les personnages que la Providence lui fait faire, sêv. 26 m»i 4689. Il [M. de Marsillac] remplit parfaitement la personnage du meilleur fils qui fut jamais, id. 6avr. 4680. Songez au plaisir qu'aura votre fils... d'avoir été à la première occasion où Monseigneur a commencé le personnage de conquérant, id. J nov. (688. Il ne fit qu'un seul personnage dans sa vie, c'est le personnage d'un saint, flëch. Panég. ii, 602. Il est encore fort délicat d'en soutenir longtemps le personnage [d'un bon plaisant], la bruy. v. Il a dessein d'élever auprès de soi un fils naturel, sous le nom et le personnage d'un valet, id. xi. Crésus ne fait pas ici un beau personnage : il n'est pas dit un mot de lui dans le combat, bollin, Hist. anc. Œuv. t. u, p. 22<, dans pouoens. Le personnage d'une femme n'est que de se défendre, fonten Diai. i', morts ane. mod. Dans le cours ordinaire des actiorfl de la vie, l'homme est, pour ainsi dire, rendu à lui-même; c'est lui qu'on voit; il quitta le personnage et ne montre plus que sa personne, MASS Or. fun. Cortti. Nous nous disposions à faire nos personnages, lbsaoe, Gil Blas, l, b. Craignons, monsieur, les gens qui font si volontiers deux personnages, dans la même affaire; il est rare que ces deux en fassent un bon, j. i. Rooss. Lett. à M. I). Corresp. t. l, p. 279, dans pouoens. || S' Personnage allégorique, êire métaphysique ou inanime que la poésie ou la peinture personnifie. || 6* Terme da peinture. Se dit des tigures, dans un tableau historique. Il 7' Tapisseries à personnages, tapisseries où il y » des figures d'hommes et de femmes, et des histoires représentées. ."Manufacture de toutes sortes de tapisseries de verdures et personnages de haute et basse lisses, Lett. pat. août <ae4.
— HIST. xiii' s. Nul clerc, s'il n'est prélat ou establis en personnage ou dignité... ou cange, personatus. Il xiv* s. Patronsde plusieurs cures, chappeleries, personnages et autres bénéfices, id. ib. || xv s. Comme la veille da la St-Fremin les jeunes gens de la ville d'Amiens ont accoustumé de soy joue^ et esbatro et faire jeux do personnnges, utj cange, personoj/ium. Un homme assez puissant de persouuago 1 de corps, de stature], monstrel t. i,ch. ~iV, p. (33, dans LACUBNr. C'est grant dommalgo; car il avoit hien personnaigc d'iiomme qui eust peu encorcs monter à très grant liunneur, '^ancelol du Lac, t. m. l" iiH. <lans lacuhns. Pulnque Noé, un si grnnd pcrxonhagc. Do boire bien nouH a npprU l'UKiige, iiASHKLi», I.IV. Il usoit de cenln pnrolle au persiiniinge propre [il disoit à In personne même], couvi. I. lo. Des deii.T prince» il advient souvent (jue liing n le personnage plus honneste et plus agreahle nui gens que l'Butre, m. u, 8. Le seigneur Diirlé. l'iinret et Ilivier»! el plusieurs mitre- [letils (Mrsoniiages. m. m, 8. 1| »vi» s. yiivique peisiniiiagn ipie riioniiiii' l'iilrrpreiinu, il Joue tousjours le sien pnrmy, monî. i. ftp.
-- I-; TYM. Prnveiu;. liemontilgt' : espagn. //crso/mf/e ; ital. personugyio; du liuslal. immonalioum, qui
PER
Tient de persona, personne. Bien que persdna, signifiant masque, tienne d'aliord au théâtre, néanmoins le premier sens que la langue française en ait tiré est celui île personne ecclésiastique.
t PERSONNALISER (pèr-sivna-U-zé). || l"F.a. Prêter une existence personnelle à une abstraction ou A un être inanimé. ||I* V. n. Dire des personnalités. Stanislas, qui était généreux et qui n'aimait pis la satire, fut indigné qu'on osât ainsi personnaliser en s* présence [il s'agit des attaques de Palissot contre Rousseau], J. t. bouss. Confess. vm.
— 6TYM. Ut. personalit, de persona, personne. PERSO.NNALMÉ (pér-so-na-li-té),». f. || 1° Terme
didactique. Ce qui apiiartient essentiellement à une personne, ce qui faitqu'elle est elle et non pas une autre. Elles [les ftmes) ne sont pas non plus détruites à la mort; mais, cbacune continuant à être unie à son premier corps, elles conservent leur personnalité, et paasent à un état plus parfait que celui qu'elles quittent, condii. Traité des syst. ch. 8. On sait que la personnalité repose essentiellement sur la mémoire ou la réminiscence, bonnet, Contempl. IV, 4 3. Il 1* Caractère, qualité de ce qui est personnel. Il y eut au xu* et au xiii* siècle (qu'on me passe l'eipressionj une immense personnalité municipale que les siècles suivants mitigèrent et amortirent de plus en plus, aug. tricrry, Coruiidér. SUT l'Bist. de France, ch. m || Au plur. Détails personnels. Mon plus grand malheur est de n'avoir pas les livres qui me seraient nécessaires, et de ne trouver ici personne qui aime cette recherche exacte des personnalités, des dates et des circonstances, BAYLE, Lett. à Le Duchat, 6 janv. 1697. Vous connaissez amplement mille particularités, mille personnalités qui sont inconnues à la plupart des auteurs, id. Lett. à Marais, 2 oct. 1698. Il 3* Attachement à sa propre personne. La dame est d'une personnalité intolérable; le mari d'une soumission aveugle, plus par paresse et par imJilférence que par excès de passion, m" du deffant, dans le Dict, de DocaEZ. Ah ! mon ami, la personnalité, ce sentiment «i naturel, devient atroce dans un homme public, sitôt qu'elle est passionnée, HARUONTEL, Bélii. VII. Une telle absence de per- ■onnalité ne s'était peut-être jamais rencontrée : ■a Journée se passait sans qu'il en prît aucun moment pour lui-même, stael, Corinne, i, <. Il 4* Paroles qui attaquent personnellement quelqu'un. Une personnalité offensante. Toutes ces personnalités, toutes ces calomnies que répandirent contre ce grand homme [Corneille] les faiseurs de brochures et de feuilles... volt. Comm. Corn. Rem. Sertor. Préf. du comment. Je ne suis point flatteur, il est vrai; mais aussi je ne suis pas trompeur; et ma franchise n'est point satirique; toutes personnalités odieuses sont bannies de ma bouche et de mes écrits, j. j. rouss. Lett. à Mlle de Créqui, Corresp. t. iv, p. 283 , dans podokns. j| S* Néologisme. Une personne, un personnage. Cette fête.... empruntait un nouvel éclat à la présence des hautes personnalités britanniques venues en France pour visiter l'Exposition universelle, Jfoniteur universel, <s juin («67, p. 734, 2- col.
— SVN. PERSONNALITÉ, ÊGOIsuB. La personnalité est un sentiment excessif de sa personne, l'égoïsme est une impulsion excessive à se satisfaire exclusivement.
— ETYM. Provenç. personalitat ; bas-lat. personalitaiem, du lat. p«rstinai»s, de persona, personne.
PERSONNAT (pêr-so-na), t. m. Sorte de bénéfice dans une église cathédrale ou collégiale qui donnait préséance sur les simples chanoines.
— UIST. XVI' g. Le pape ne peut créer chanoines d'église cathédrale ou collégiale... sinon afin seulement de pouvoir retenir en icelles dignité, pcrsonat
ou office... p. PiTHOU, 62.
— ÉTTM. Bas-lat. personattu, de penona, dans le sens de prêtre, curé.
PERSONNE (pèr-so-n'), J. f. I| !• Un homme ou nne femme. Hais l'art d'en faire des couronnes [du laurier d'Apollon] N'est pas su de toutes personne».... HALB. ui, i. La modération des personnes lipureuses vient du calme que la bonne fortune «l'Miiii' fi leur tiiitiii'iir, lahui lu f. A/nr. dansniHAii.Ti.i nvitn. Kiilre la vriivi' il iiiio oiiiu-c lit la veuve ■ I uni- joiiriii'i; l,<i.ilifr»Ttii.:i.- <-l ::i'nni|p; on lie rroiniil Jiiiiiiii<t yue ce fût la niéinu j^orminnc ; l.'imc fait fuir le« Rcns, cl rnulr»- a mille atlriiils, la kiint. /•'iW ri. ai. En aaRC et discrète pcrw>nne .Mnilre lit cc« jeux. Il), ih. XII. 2. Monsieur est 'lui veutvoimempruntcrlKsquin/.t'iiiille •I..II1 )o vou« ni parli';. moi,. tAvnre, ii, II. iJc» 1 1 HUM que je vuulai» vou» doooer pour tuaris,
PER
ID. Préc. 6. Confondre l'apparence avec la vérité, Estimer le fantôme autant que la personne, id. Tart. 1, 6. Ce qui forme le bonheur des personnes de grande condition.... pasc. Pens. iv, 2. édit. havet. Ce rire dédaigneux qu'excitentles personnes simples lorsqu'on leur voit croire des choses impossibles, Boss. Anne de 6oni. Elle donnait non-seulement avec joie, mais avec une hauteur d'âme qui marquait tout ensemble et le mépris du don et l'estime de la personne, id. Duch. d'Orl. Nouveau genre d'étude et presfjuo inconnu aux personnes de son âge et de son rang, ajoutons, si vous voulez, de son sexe, elle étudiait ses défauts, id. ib. Les personnes d'étude ne veulent pas se donner la peine de philosopher par ordre, malebr. Rech. vér. m, i, 3. C'est une expérience faite, que, s'il se trouve dix personnes qui effacent d'un livre une expression ou un sentiment, l'on en fournit aisément pareil nombre qui les réclame, labroï. i.Cettegrande prinjesse, qui, fût-elle personne privée.... J. j. bouss. Lett.àKluppfel, mai 1 765. || Fig. Et c'est là encore où gît la gloire, elle aime le remue-ménage, et elle est personne d'un grand fracas, la bbuy. xii. Que je vous suis obligé, monsieur, de m'écrire du séjour de la gloire et du bonheur! ces deux personnes sont rarement ensemble, VOLT. Lett. Delisle, ta oci. <773. Il II y a personne fit personne, c'est-à-dire il y a grande différence d'une personne à l'autre. || Acception de personnes, préférence que l'on donne i une personne plutôt qu'à une autre. || Familièrement. Il est bonne personne , c'est-à-dire cet homme est d'humeur facile. Georgettemamignonne, Tu me parais si douce et si bonne personne, mol. Ëc. des fem. IV, 4. La Feuillade ne laissa pas que d'être fortaise que Albcrgotti se montrât si bonne personne, st-sim. <64, «65. Il Être personne à.... être capable de.... Nous sommes personnes à traiter les choses dans la douceur, mol. Mar. forcé, i6. Ah! si cela était, je serais personne |femme| à me désespérer 1 ID. Prrnc. dÉl. iv, 7. Ce n'est point une personne [Madame] à donner cette marque de faible-sse, sét. 28 sept. <680. 118" Il se dit avec première, seconde, au sens de personnage. L'archevêque d Upsal étau la seconde personne du royaume; quiconque est la seconde veut toujours être la première, volt. Mœurs, H». Il 8* Absolument. Une personne se dit pour personne faite. Elle [la princesse de Couti] apprend à chanter, à danser, elle lit, elle travaille, enlin c'est une personne, sêv. i2 avr. tesu. Je l'ai trouvée [la jeune marquise de Sévigné] toute pleine lie raison, entrant dans nos affaires du temps passé comi^ie une personne, ID. 8 oct. <684. 1| 4" Particulièrement. Il se dit des femmes dans certaines phrases où cette acception est déterminée par le sens total. Il [le ciel] ne vous a pas faite une belle personne, Afin de mal user des choses qu'il vous donne, mol. Éc. des fem. ii, a. Certes pour un amant la fleurette est mignonne. Et vous me traitez li de geniille personne, ID. Mis. u, I. Il Une jeune personne, une jeune fille. Vous jugez bien que le choix d'une jeune pei-sonne tombera sur le fils plutôt que sur le père, MOL. Av. v, 6. Quelques jeunes personnes ne connaissent point assez les avantages d'une heureuse nature, la brut. m. || 6° Un homme ou une femme considérés en eux-mêmes. Envoyez-moi cet habit et ces bijoux de Philémon, et je vous quitte de la personne, la bhuï. ii. |i 6* En droit soit civil, soit public. Celui qui a des droits. Les lois disent qu'il [l'esclave] n'a point d'état, n'a point de tête, c'està-dire que ce ne n'est pas une personne dans l'Etat, BOSS. 6« oi-ert. 50. || Personne civile, être moral qui, en raison de ses droits actifs ou passifs, a une existence civile; se dit de l'État, des communes, de certaines associ.i lions, etc. || 7° Il admet quelquefois le masculin «près lui ; du moins plusieurs auteurs s'en sont servis ainsi ; mais, pour cela, il faut qu'entre personne et son relatif masculin il y ait quelques mots pour faire oublier que ce relatif se rapporte à personne qui est féminin. J'ai eu cette consolation en mes ennuis, qu'une infinité de personnes qualifiées ont pris la peine de me témoigner le déplaisir qu'ils en ont eu, malh. dans richklet. Les personnes consommées dans la vertu ont en toute chose une droiture d'esprit et une attention judicieuse qui les empêchent d'étro médisants, vaugel. dans Ol- RAULT-noviviRB. Jamais je n'ai vu deux personnes être si contents l'un de l'autre, hol. D. Juan, i, 2. Des manières de vers libres, tels que la passion et la nécessité peuvent faire trouver à deux personnes qui disent les choses d'eux-mêmes et parlent surle-champ, 11). Mal. im. ii, s. Il y a des personnes si pou raisoniialile» que, de quelque maninre iju'on a^iiM avec mu.,., pasc. Ftov. xi. Le mot de p«r-
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sonne, qui ^rîiniinallraleinenl est du genre l'ominin, se ti-nuve sonvonl suivi de // ou de ih, parce qu'on a dans l'esprit l'homme ou les hommes dont on parle, dumahs. ilEuu. t. v. p. 271. || L'étendue lie la phrase et la signiiicalion plus ou moins préeise tlu mot personne sont les motifs de décision lions tous les cas analogues, il 8" Précédé d'un adjectif possessif, il désigne celui ipii parle, celui à qui l'on parle, et celui liont ou parle. Je chéris sa personne, et je liais son erreur, cohn. l'oli/. 111, 2. Mois un ordre est donné contre votre personne, mol. Tari, v, 6. S'il arrivull quelque malheur à sa personne, ù sa famille, à l'Etat, boss, Slitr.-Th. L'on juge, en le voyant, qu'il n'est occupé que de sa personne.... la bbuy. 11. Rien de plus chaînant que sa personne, hamilt. Gramm. ti. Votre personna seule est le liien qui me flatte: Et tous les vains brillants dont la fortune éclate. Ne sauraient éblouir un cœur comme lemien, regnard, le Légal, v. 1. Le cardinal [Richelieu].... se fait nommer f;énéralissinie de l'armée qui inarche en Italie, et le roi ordonne, lians ses provisions, c]u'on lui obéisse coinine à sa propre personne, volt. Mœur.f, 176. Il Je ne réponds que de ma personne, je ne réponds que de moi. || On s'est assuré de sa personne, on la arrêté, on lui a donné des gardes. i| Kamiliérement. Aimer sa personne, sa petite personne, aimer ses aises, avoir un grand soin de s» santé, de son corps. || Etre content de sa personne, de sa petite personne, être satisfait de soi-même, des avantflges que l'on possède. Il n'a pas mauvaise o|iinion de sa petite peisonne, dancourt, la Parisienne, se. 14. Il De sa personne, soi-même. Vauberourt y voulut courir [sur la droite] de sa ()ersonne, si-siM. 29, (i-j. U [Vandiinime] était allé s'élahlir sur la droite, et s'était logé de sa personne dans une maison de campagne assez diflicllc à découvrir, THiERs, Ilisl. de l'Empire, t. xx, p. 30. || Payer de sa personne, voy. paveh, n° 12. || Cet liomme est liieii fait de sa personne, il est bien proportionné. Il est fort joli de sa personne, sÉv. 5,5o. J'ai mandé 11 iieaulieu de me bien conter tout ce qu'il dira. fcro. et comme il est de sa petite personne, m. Cio. || En personne, en propre personne, moi-même, vousinênie, lui-même ou elle-uiême (expression qui se rapp(»rte toujours au sujet du verbe qu'elle modifie). Oui, tandis que le roi va iui-inème eu pei-sonne Jusqu'aux pieds de César prosterner sa couronne, CORN. Pomp. III, 1. Mademoiselle de la Rapinière eut envie d'aller où les rois ne peuvent aller qu'en personne, scabb. fiom. com. 1, 4- Je pense pourtant, marquis, que c'est toi qu'il joue dans la critique. — Moi? Je suis ton valet; c'est toi-même en propre personne, mol. Impromptu, 3. Othon IV, qui disputait à la fois l'empire au jeune Frédéric II et l'Italie au pape; c'est le seul empereur d'Allemagne qui ait jamais donné une bataille en personne contre un roi de France, volt. Mœurs, »o. Il Fig. C'est la prévenance en personne, il est trèsprévenant. C'est l'honneur en personne, c'est un homme plein d'honneur. |l En la personne de, en sa personne, se disent dans le même sens. Le premier crime a été un homicide en la personne du premier juste, PASC. Proc. xiv. Il se crut outragé en sa personne, BOSS. Hist. I, it. Celle [monarchie] des Assyriens finie en 1» personne de Sardanapale, celle des Modes finie en la personne d'Astyage, grandpère de Cyrus, et celle des Perses commencée par Cyrus et détruite par Alexandre, iv. Hist. i, 7. Il Terme de procédure. En la personne. Assigner une commune en la personne du maire. || Dans le discours ordinaire, ofîenser, louer quelqu'un en la personne d'un autre. Jamais souverain ne fut plus offensé dans la personne de ses ministres que le czar de Hussie.,.. volt. Russie, 11, t. |j Terme de pratique. Parlant à sa personne, parlant à sa propre personne, c'est-à-dire parlant à lui-même. {| On dit encore : signifiera personne ou domicile. || Dans le langage ordinaire et familier, je le lui ai dit parlant à sa personne. X moi, parlant à ma personne, RAC. Plaid, u, &. Il 9° La personne du roi, la personne royale, le roi. Aucun d'eux du tyran n'approche U personne, corn. Uéracl. il, 7. liais souvent il [l'empereur] m'appelle auprès de sa personne, i». Cinna, i, 4. La personne du roi ne m'en est pas moins chère, bac. Thé]). l, 6. Attachés de plus près à «a personne sacrée, mass. Pet. carême. Triomphe. Il 10" l'eruie de théologie. Les personnes diïine», la Trinité. Que fais-je, chrétiens, quand je crois un ' Dieu en trois personnes? je lui fais un sacrifice, et de quoi? de la plus noble partie de moi-même qui est ma raison, bourdal. Jft/.s-(. rri;ii(P, i. 1, p «»». Il 11* Terme de grauimàire. Personnes, tes diver»
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■es situations des êtres par rapport k l'acte de la i parole : la première personne, celle qui parle; la seconde personne, celle à qui l'on parle; la troi- i «i'me personne, celle de qui l'on parle. En ce sens, 1 personne s'applique aussi aux choses: tout ob>et i dont on parle est à la troisième personne. Les trois j personnes sont désignées par les pronoms ;;e, nous i sont de la première personne; tu, vous, de la se- 1 conde ; il, elle, ils, elles et soi, de la troisième. LeSj désinences des verbes désignent aussi, dans beaucoup de langues, la première, la deuiième ou la troisième personne ; et l'on dit par la métonymie du signe pour la chose signifiée, que amo est la première personne, amas la seconde, amat la troisième, etc. Il Lettre, billet à la troisième personne, lettre, billet où celui qui écrit parle de soi à la troisième personne. || 12» Personne, substantif abstrait, qui e.st toujours du masculin et du singulier, et qui signifie quelqu'un. Personne croira-t-il jamais...? Je doute que personne y réussisse. Personne a-t-il raconté plus naïvement que la Fontaine? Je suis plus étonné que personne, lui dis-je.... U-* DE LA FAYETTE, Zayde, Œuv. t. 1, p. 315, dans pouGENS. || Avec la négation, nul, pas un. 11 [Dieu] ne veut pas que personne périsse, boss. Sermons, llunlii, i. Nous n'avons pas le poiivnir de faire mourir personne, m. Hist. n, lo. Le don de notre foi ne dépend de personne, hac. Phèdre, V, 1. Il ne daigne pas attendre personne, la bruy, Théophr. xv. Il n'y a personne qui n'entre tout neuf dans la vie; et les sottises des pères sont perdues pour les enfants, fonten. Dial. Socr. el Monl. Qui n'est pour ainsi dire personne pour vous, quoiqu'il n'y ait personne qui vous soit plus nécessaire, MARIVAUX, Marianne, lo* part. Personne n'est sons dessein; on a toujours quelqne vue, lu. l'Heur, siratag. m, i. Quant aux amis, crois-moi, ce vain nom qu'on se donne Se prend chez tout le monde et n'est vrai chez personne, ghksset, Méch. ii, i. Mon cœur est à vous; mais lo destinée n'est à personne, elle se moque de tous, voir. Lell. Richelieu, 8 nov. 1769. .l'oime les seuls biens qui ne sont à personne qu'au premier qui sait les goûter, j. j. rooss. Conf. 1. C'est un homme d'un grand mérite, et qui écoute comme personne [^sous-entendu : n'écoute), uider. S. les caractères. \\ Absolument. Personne sert de réponse négative. Uranie : Quoi ! cousine, personne ne t'est venu rendre visite? — Élise : Personne du monde. Mot. Critique, i . Qui reste-t-il pour pleurer Logan quand il ne sera plus? Personne, BAYNAl.,flts<. phtl xvai, (2. Il Avec ellipse de la négation. Personne dans les rues, personne aux portes de la ville, cha- TEAUBB. dans FEtjGÈRE, Recueil, p. H7. || Il est rare qu'en ce sens p^rionn e reçoive un q uali fi catif ; cependant en voici des exemples : Il n'y a personne raisonnable qui puisse parler de la sorte, pasc. Pens. ix, 1, éd. HAVET. Celamç console un peu de ce laicin où personne de bon sens ne peut reconnaître mon ouvrage, j. j. Rouss. Lett. à Lalliaud, <7 mars )709. Il Fig. et familièrement. Il n'y a plus personne au logis, ou, simplement, il n'y a plus personne , se dit de quelqu'un qui a perdu la tête, et aussi de quelqu'un qui vient de mourir.
— KEM. Pris comme nom abstrait et signifiant un seul homme, personne est masculin; et l'on dira ; Personne n'est parfait. Mais, même en ce cas, doitil être toujours masculin? Si l'adjectif est de genre commun à l'un ou à l'autre sexe, il n'y a point de difficulté, et l'on dira : Je ne sais personne plus propre que vous à conduire cette affaire. Si, au contraire, l'adjectif varie pour la masculin et le féminin, Chifllet, Gramm. p. 60, condamne la tournure; il ne veut pas qu'on dise & un homme : je ne vois personne si beau que vous, ni i une femme : je ne vois personne si belle que vous; mais que l'on dise à l'homme : je ne vois point d'homme si beau que vous; et à la femme : point de femme si belle que vous. Au contraire, M. Jullien : • Même dans le sens abstrait, il ne faudrait pas hésiter à le faire du féminin si la signification l'exigeait. On dirait, par exemple : Personne n'était plus belle que Cléo[p."itre. En eltcl, personne veut dire ici aucune femme, et Bon pas aucun homme, Gramm. p. "33. » lie même une femme dirait : Personne n'est plus que moi votre servante, votre obligée, etc. F.n somme, le «erupulede Chiffiet est exagéré; et il n'y a aucune rais<jn pour ne pas obéir, suivant le besoin, au MDs, dans l'emploi de personne.
— hisT. iir s. Là erent del pal» li barun asemblé, Ueieo, arcediachne, persones [cUrés] e abé, Th lemart. (26.)|xjii' s. Mainte haute pf sonc les enfants adestra [conduisit], Arcbevesque et cvcsfue.... Berte, lzxviil il pot aler eo m [mJ propre
persone par devant le seigneur sor qui il est couquans et levans, beaUm. ii, (6. [| xiv° s. Quant poux nous deux faudra avoir tel destourbier. Et morir et navrer, abattre et mahaignier Tant de bonnes personnes et tant bon escuier, Guescl. 6487. Que par lui sont tué en cel jour mil persones, Gnart de Ross. v. 3851. Il XV' s. Et pour estre leur capitaine, esleurent un nommé Jacques Artevelle, qui estoit une belle personne, juvén. Charles VI, t38(. Il ne trouva personne nulle ne i l'ung costé ne à l'aatre, et vit qu'il n'y avoit sur la tour ne huys ne fenestre, Perceforest, t. i, f° «6. || xvi* s. La langue grecque, sans laquelle c'est honte qu'une personne se ilie sçavant, rab. Pant. 11, 8. Soubdain vindrent vers nous en ung esquif quatre personnes diversement vestuz, m. ib. iv, 48. Dieu prend envers nous la personne [rôle] d'un bon père de famille, calv. Inst. U193. Entreprendre en personne, «ont. i, 15. J'ai veu des personnes reprins d'avoir obeï.... id. i, 60. Ha maison n'est close à personne qui y hurte, ID. m, 8. Près du parc oii les jeunes hommes se dressent aux exercices de la personne, amtot, Thésée , *5. l'arquinius respondit fièrement, qu'il ne vouloit point que personne fust son juge, et moins encore Porsena que tout autre, id. Publ. 34. Si se retira à la fin pour la seureté de sa personne devers Tisaphernes, id. Aie. 47. Cela le contraignit de se rendre et mettre aussi sa personne propre entre les mains de ceulx qui avoient ses enfans, lu. P. ASm. 43. Homme de bon jugement pour bien cognoistie les semences de vertu naissante en une jeune personne [jeune homme], id. Caton, «. U I Henri IV] a eu quatre personnes [personnages] à sonstenir; celle de Henri, celle du roi de .Navarre, etc. d'aub. Hist. préf. 7. Et surtout ne baillez jamais charge pour la guerre à jeunes personnes [jeunes gens] inexpérimentées, cabl. i, 23. De quoy personne, de quelque qualité qu'elle fust, n'estoit exempte, ID. v, (. Faire succer la playe par quelque personne, lequel ne sera à jeun, pabiî, ix, 23. Peu de personnes sont morts ausquels on ait dili^'emment pourveu, id. xxiii, 4 8. On l'enferme [le pe-siilèré] dedans sa maifon sans qu'il puisse sortir, ny que personne y soit admise pour le secourir, id. xxiv, 62. N'aimant pei'sonne et de personne aimé, bons. 649. Personne, c'est une specialle différence du nombre verbal laquelle est triple en l'un et l'autre nombre, p. HAMUs, dans livet, Cramm. franc, p. m.
— ÊTYM. Bourg, porséne; Berry, parsoune; prov. esp. et ital. persona; du lat. persàna, proprement masque de théâtre, qui, jusiju'à preuve meilleure, ne parait pas venir de persônare, où l'o est bref.
PERSONNÉE (pèr-so-née), adj. f. Terme de botanique. Corolle personnée, celle qui se compose d'un tube plus ou moins long, à gorge dilatée et fermée, et d'un limbe à deux lèvres inégales représentant grossièrement le mufle d'un animal, exemple : le muflier. || Personnées, nom sous le'juel Linné comprenait les scrofulariées, les orohanchées, gcsnériacées, pédalinées, sésamées, acauthacées, bignoniacées et verbénacces.
— REM. Il vaudrait mieux écrire personées, du lat. perionata ; et c'est ainsi en effet qu'écrivent plusieurs auteurs.
— ÉTYM. Lat. personoto, grande bardane. Comme les fleurs de la grande bardane ne ressemblent pas à un masque (pcrsonalo, de persona, masque), et que la grande bardane se dit aussi pertolata, on pense que personata est une corruption de perSolala, de sol, soleil, ainsi dite parce que ses larges feuilles peuvent protéger comme un chapeau la tête contre le soleil.
PKKSONNEL, ELLE (pèr-so-nèl, nè-l'), adj. Il 1" Qui est propre et particulier à chaque personne. L'Intérêt personnel. Ce ne sont pas les sentiments de M. Arnauldqui sont hérétiques; ce n'est que sa personne : c'est une hérésie personnelle, PASC. Prov. m. J'admire comme on se rend pcr- .sonriel tout ce qui regarde ceux auxquels on s'est enlièrenient dévoué, staal, Uifm. t. u, p 4i. Qui se souvient aujourd'hui des querelles du père Ilouliours et de Ménage?... presque tout ce qui n'est que personnel est perdu pour lo reste des hommes, volt. I.ett. à un jésuite, (750. Voulezvous que je vous raconte un fait qui m'est personnel? niDER. Pensées sur la peint. Œuv. t. xv, p. 406, dans pougens. || liitréc personnelle, droit d'entrer dans un lieu public qui ne peut se céder k d'autres. || Critique personnelle, celle où l'on attaque moins l'ouvrage que l'aulfur lui-même. Nous croyons! que la démocratie de la république des lettres doit s'étendre à tout, jusqu'à permettre et i I souffrir Im plus mauvaise! critiques quand «Ue*
n'ont rien de personnel ; il suffit que cette liberté puisse en produire de bonnes, d'alemb. Préf. 3* roi. Hncycl. (kuv. t. i, p. 388, dans pougens. || Terme d'astronomie. Correction personnelle, la différenca obtenue en retranchant du temps réel le temps estimé. Équation personnelle, voy. équation. || S" ferme de jurisprudence. Action personnelle, action par laquelle on poursuit contre une personne l'exécution d'une obligation, par opposition à action réelle, par laquelle on réclame des droits de propriété sur une chose. || Droits personnels et droits réels se disent dans le même sens. Une créance est un droit personnel; une propriété, un usufruit soai des droits réels. || Droit personnel, droit tellement attaché à la personne, qu'il ne peut être transport» à un autre. || Loi personnelle, loi qui régissait une certaine catégorie de personnes. Les lois des Franc» étaient personnelles, non territoriales. Les causes générales qui firent paitout disparaître les lois personnelles des peuples barbares, hontesq. Esp xx> m, 5. Il 3° Terme de finances. Contribution personnelle, celle qui frappe la personne et non pas les biens. Il 4° Terme de grammaire. Pronom personnel, pronom qui représente une des trois personnes. {I Verbe personnel, celui qui est employé aux personnes du singulier et du pluriel. || Mode personnel, voy. mode. Il 5° Qui est plein de personnalité, d'attachement i sa propre personne. M. de Gand élait un homme tellement personnel, qu'il ne se soucia jamais de ' pas un de sa famille, ST-sm. 485, 21. Les injustices que Fontenelle avait essuyées dans la carrière des lettres auraient tait sentir bien vivement les peines de l'amour-propre à un homme qui aurait été moins philosophe ou plus personnel , COndohcet, Ualouin. ''e caractère si dur, si personnel, si ha> neux, STAËL, Delphine, l, 6, || 6" S. m. L'ensembl» des bonnes ou mauvaises qualités physiques ou morales (vieux en ce sens). U. de Keiel a cent mille livres de rente et un très-beau nom; mais il a trente-sept ans et un personnel qui peut déplaire à une jeune personne, genlis. Ad. et Théod. t. m, p. 305, dans pougens. || 7° Ce qui est personnelà quelqu'un. Le roi fut outré de cette aventure [la conduite de M. du Maine à l'armée] qui influa tant sur ses aflaires, mais que le personnel lui rendit infiniment plus sensible, st-simon. 30, 98. || Terme dejurisprudence. Le personnel est opposé au réel. || 8" Personnes attachées i un service public. Les dépenses relative» au personnel. || La partie d'une administration qui s'occupe de la nomination et de l'avancement des fonctionnaires, des employés. Directeur du personnel. Il Proverbe. Toutes fautes sont personnelles, c'està-dire on n'est pas responsable des fautes d'autrui.
— HIST. xiu* s. Trois manières de demandes sont : les unes sont apelée» personix, queli clerc apelent action personele.... beaum. vi, 82. ||xvi*s. Les rentes sont réelles et immobiliaires; les arrérages, personnels et mobiliaires, loïsel, 60». Tous délits sont personnels, et en crime n'y a point de garant [le répondant n'est tenu que civilement], id. 7u7.
— KTYM. Provenç. et espagn. personal ; portug. pessoat; ital. personale; du lat. personalis, de persona, personne.
PERSONNELLEMENT (per-so-nè-le-man), adv.
D'une manière propre à la personne. Personnellement, je n'ai pas de reproche à lui faire. Je ne le connais pas personnellement. Quant aux reproches qui le regardaient personnellement, Alcibiada répondait que.... BABTUÉL. Anoch. introd. part. 3«, sact 3<. Il Ternie de pratique, l'ersoniiellciuent établi, se dit pour présent en personne.
— HIST. xiii" s. Celui à qui l'escheete [héritage] sera escheue... ne sera mis persouament en saisine... Ass. de Jérus. 1, 267. || xiv s. En donnant caution de soy comparoir et soy rendre personnelement à toutes les journées qui mi.ies H suroient, Bxbl. des chartes, 4* .séiie, t. u, p. 6». || xv< s. bien veulent entre eux les Normands par les bannières, que le roi d'Angleterre y estoit personnellement, si en estoient muplt joyeux, car trop le desiroieal à combattre, proiss. i, i, m.
— Ktym. t'emonnelle, et le suffixe meni: piovoiii;. penoniilmenl ; espiiyn- et itol. prrHttnalnii'nli'.
+ Pi;ilS()NMFI('.ATEl)lt ipùr-so-ni-ll-Uo-U-iir), t. m. Olul qui personnifie. l'Iiilarqiic, en persoiinilloiilc'iir de l'hiHtnire, peint plus qu'il no riiconte, LAMAKi. dans le IHr.t. de i'nn>:viN.
l'i;US().NNII'U;ATI()Npèr-soni-ll-kn-sion),, ■!./•. Acliuii do pcrsoniiillcr; résiillal de cette «ctinn. Il Terme do lillérutiire. Figure qui roiisislo 11 fiiire d'un être iniinimé ou d'une abstraotiun un porsoii- OUKe réel.
— ÉTYM. Ptrioniiifttr.
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PERSONNIPIÉ, f-E (pèr-so-ni-fl-ô, ée), part, peusi ie pBrwniiilier. || Ffft. Cette femme ne vous déplaira pas, c'est le unlauiarre personnifié, W' t>v dkf- FANT, Utt. à H. Walpole, t. I , p. '32, dans ruUtiENS. Gaiiitiii, qui >lebulait alors et qui était la l>eautépersonniAée,DiDEH. Mém. U IT, p. ei, dans
POOGBNS.
PEBSONNiriËR (për-so-ni-fi-é), je personnifiais, nous personnifiions, tous personnifiiez ; que je personnifie, que nous personnifiions, que tous personnifiiez, V. a. Ill" Attribuer & une chose inanimée les sentiments, le langage, etc. d'une personne. Il n'y a point de figure plus ordinaire dans la poésiej que de personnifier les choses inanimées, et de leur donner du sentiment, delà vie et des passions, BoiL. Lofigin, Subi. Héft. tl. Quelques fabulistes ont même personnifié des êtres abstraits; nous avons une fable connue où l'auteur fait parler le jugement avec l'imafiination, dumabs. Œuv. t. iv, p. 205. Il 2" Personnifier en soi, offrir en soi la réalité de.... Elle personnifie en soi toutes les grâces de la femme du monde. |j 3° Se personnifier, v. re/l. Être personnifie. Tout se personnifie sous la plume des poêles, sous le pinceau des peintres. ||4° Toutes les qualités de l'honnête homme se personnifient en lui, il a toutes les qualités de l'honnfite homme.
— 6TYM. Personne, et le lat. faeere, faire. PERSPECTIF, ITK (pèr-spé-klif, tli-v'), adj. Qui
représente un objet en perspective. Traité des pratiques géométrales et perspectives enseignées dans l'Académie de peinture et de sculpture, titre d'un traité de a. bosse, Paris iS66. La diminution perspective et le fuyant des objets, batnai., Hist. phil. V, SB. Il Plan perspectif, plan qui, après avoir été tracé tiéométralement, est mis en perspective.
— ETYU. Provenç. pertptctiu ; da lu. pertpecium, lupin lie perspicere, voir i travers, de p*r, et spittre, voir (voy. spectacle).
PERSPECTIVE (pèr-spé-kli-v'), t. f.\\i' Scienc» lui enseigne à représenter les objets sur un plan, de la manière qu'ils paraissent à la vue, en gardant les ilislnnres et les situations. Frère du Breiiil o foil liirl du In perspective, M. de mabou.ks, Le lie. lies fieinires, p. 57. Il n'y a qu'un point inilivisilile qiii soit le véritable lieu [poiu' voir un labli'iMi .... lu perspective l'assigne dans l'art de la p<>iulure, pasc. Pens. ni, a. M. lalibé Sallicr prouve par plusieurs passades que la perspective n'était point inconnue au.t anciens, uoi-LIN, Hisl. anc. (tiuv: l, XI. 1" part. p. 127. dans pouoEss. Dans ce mauvais tableau, il y a pourtant de la perspective, et les tit{nrcs fuient bien du côté de la porte du fond, i>ii>Eii. .S<i/on de 1767, t. iz, p. ^2, éd. ixai. n Perspective linéaire, celle qui se fait par les linne» seules. || Perspective aérienne, celle qui se fait par la dégradation des coulenis ou de's teintes. Il Perspective spéculative, la théorie optique des différentes apparence» des objets suivant les positions de l'uiil qui les re^^arOe. || Perspective pratique, l'art de représenter les objets sous une forme semblable à celle que nous leur voyons. || Terme de heanx-arUi. Perspective sentimentale ou pers|)eclive de sentiment, se dit de celle qu'on applique aux objets qui n'offrent point île lignes droites, comme les nuages, certains accidents de. terrain, etc. Il 1° Peinture qui représente des janlins, des bâtiment.* en éloignement et qu'on met au bout d'une galerie on d'nne allée de jardin pour tromper af-réablement lu vue. l, 'exemple des tableaux de perspective montre combien il est facile de s'y tromper, iiEsc. l Homme. || 3"" Aspect de» objets vus de loin. On peut contempler flome de tous les cAtés, et voir toujours un tableau frappant dans la perspeclive opposée, stael, Corinne, iv, A. ]| Fif;. l.cs hommes et les affaires ont leur point de perspective, LA Ror.ii«pnuc. Hépex. loi,. Les vérités que contient le cwur sont du nombre de celles qui demandent le demi-jour et la perspective, chateaùbii. (l^nie, II, m, 1. f »• FIk- n se dit d'un événement éloigné mai» probable, .le m'en irai avec cette douce espérance (le von» revoir l'hiver, c'est une perspective ^ Ditréable, siiv. Sa*. Vous me donnez des perspectives cbarmnnles pour m'<"iler l'horreur des séparation», m. a6 août 1O76. Ma chère enfant, je ne vous dhi pea que vous êtes 'mon bal, ma perspective; vous kj savez bien, m. i5 janv. 169O. ]1 Inl faut de grande» chimères, uoe immense iH'rspective do icb.ir.-. ««VI1AL, Hi.r phil VIII, 3',. Ilenreusement la i<»ii»s»nce df I» vM)é qui m dévoile et la perv|»-.iiv.. .1.. In : ,,.1^ fi reconiiaissanle lu
""' '''•"' 'I' V de »c» conlemporains.
'' ' ' 'I J *>ii a souvent donné dans
'• ' 'i'r* de perapeetive aux ouvrages
du, . . Pamptclive, coipiille univnhc plus
souvent nommée cadran. || 7" En perspective, loc. adv. Dans un certain éloignemeni. Je suis entre le lac de Genève el le mont Jura, ayant en perspective les neiges éternelles des grandes Alpes, VOLT. Lett. Mme^de $t-Julien, 15 nov. (77«. Vous faites ici l'amour en perspective, Beaumarchais, Barb. de Sév. i, 4. Et qu'ai-je faitî... J'ai vu ma femme en perspective, c. delav. École des vieiU. II , <. Il Fig. Dans l'avi-nir. J'ai en perspective d'aller vous voir, et cette pensée me fait subsister, sEvignS, (•' nov. <688.
— ETYM. Perspectif; provenç. perspecliva. PERSPICACE (pér-spi-ka-s') , adj. Qui a de la
perspicacité. Zadig lui-même de perspicace mémoire n'eût découvert dans cette démai-the aucun indice.... cb. de bebn. la Peau du liot. § i.
— ÉTYM. Lat. pprjpt'cacfm, de per,ettpi'(;er«, voir. PERSPICACITÉ (pèr-spika-si-lé),î. f. Pénétration
d'esprit. M. de Bouillon, qui, avec la physionomie d'un bœuf, avait la perspicacité d'un aigle, hetz, Hétn. t. II, liv. lu, p. 13, dans pougens.
— HlST. XV* s. Depainctz les tablettes de ta haulte perspicacité de couleurs précieuses et immortelles, 1. LEMAIHE, Pallas parlant à Paris. Il XVI' s. La pureté et perspicacité de nos esprits, MONT, iri, 87.
— 8TYM. Lat. perspimcitalem, de perspicas, perspicace.
PERSPICDÏTÊ (per-spi-ku-i-té) , s. f. Qualité qui fait quel'espritvoit à travers une pensée, le style, etc. Il n'y a personne qui ne sache que, par ce mot un« elarlé dans l'entendement, on entend une clarté ou perspicuïië de connaissance que tous ceux-li n'ont peut-être pas qui pensent l'avoir, desc. Rép. au» trois, objeet. « ». jj Qualité d'une pensée, du style, qui fait que l'esprit voit à travers. La perspicuïté du style.
— REM. L'Académie, qui met un. tréma à perspicuïté, n'en met pas à promiscuité.
— HIST. XVI* s. C'est [la foi) une vision de ce qui ne se voit point, une perspicuité des choses oli- cures, CALV. Inslil. .V">0. La fin de son art oroloii-e [d'Épicure], qui csloit perspicuité de langage seulement, MONT. I, 192.
— KTYM. Provenç. penspiciiilal; espagn. perspicuilad; du lat. perspicuilnlem, qui vient de persiiicau.s, (le perspicere (voy. perspectif).
+ PEliSPlKARLE (pcr-spi-ra-br), adj. Terme didactique, yui laisse passer la perspiration. La peau est perspirable.
— HIST. XV' s. Vents enclos sous une terre non perspimlile, paré, ix, 2* discours.
— ÉI'VM. Voy. PEllSPIRATlriN.
PKRSl'IRATION ipèr spi-ra-sion), s. f. Terme de
méilecinc. E.xli,n]t>lioii insensible à la surface de la
peau ou d'une membrane séreuse.
' — HIST. xvi*^ s. Le vinaigre ferait ubslruction des
porcs et empescheroit la perspiration, paré, xxiv, 9.
— KTYM. Lat. perspirare, de per, A travers, et spirare, soufler.
f PIÎH.SPIUATOIRE ipcr-spi-rn-toi-r), aJj. Terme de médecine, yui est le produit de la perspiration. Vapeur perspiratoire.
— KTYM. Voy. PERSPIRATIO.N.
+ PERSTUICTION (pèr-stri-ksion;, s. f. Terme de médecine. Applicalion de ligatures très sériées sur le trajet des gros vaisseaux de» membres, pour eippéchcr le rclour des' maladies d'accès.
— liTYM. Lat. perslriclionem, de per, et slringere (voy. étbeim>re). "^
f PERSUADANT, ANTE (per-su-a-dan, dan-l'), adj. yui persuade. Plus ce que vous écrivez est fort et persuadant el ingénieu.v... voit. I.ett. 17O. Il II se dit aussi des personnes. {L'argent] Fait taire chiens, «I, quand il veut, servantes. Et, quand il veut, les rend plus élo((uentes yue Cicéron, et micu.t persuadantes, la pont. Faucon.
PERSUADÉ, ÉE (pèr-su-a-dé, dée), pari, pnsxé de persuader. Que l'on a porté à croire telle ou telle chose. On n'a qu'A voir leurs livres |des pyrrlio- "^iens], si l'on n'en est pas assez persuadé [de l'incertitude des choses]; on le deviendra bien vile et peiit-filrc trop, pasc Pens. viii, éd. havet. Persuadé de la religion par sa philosojiliie, et incapable d'être fuiblemi^nt persuadé, piumten. Uetutu. B Subslantivcincnt. II avait toiile la simplicité el l'enthousiasme d'un persuadé, volt. Oial. 37.
PERSUADER pfcr-RU-a-dé), v. n. || 1° Porter A croire, décider A faire. Vous croiii'z nous persuader de votre respect envers lui, pasc. Prov. xiii. Elle veut me persuader de passer l'été, et qu'il est ridicule d'aller plus loin, »*v. i,%S. Je ne veux persuader personne. Je n'ai que faire d'élre persuadé, pis. Uiilogut lits morlt ano. E. Il lui était Impossible
de me convaincre, mais elle m'a persuadé, mah- MONTEL, Con(. mor. IfisantAr. corr. || Absolument. L'art de persuader a un rapport nécessaire à la manière dont les hommes consentent à ce qu'on leur propose, et aux conditions des choses qu'on veut faire croire, pasc. Géom. 11. Et peut-être déjà sait-il persuader, kac. Bril. 11, 2. Les anciens ont défini l'éloquence le talent de persuader, et ils ont distingué persuader de convaincre, le premier de ces mots ajoutant t l'autre l'idée d'un sentiment actif excité dans l'àme de l'auditeur et joint à la conviction, d'alehb. Mél. Utt. (Euv. t m, p. 237, dana POUGENS.'^ Il Se persuader, persuader à soi-même, croire, s'imaginer. Elle s'est persuadé, ils se sont persuadé qu'il fallait partir. Je faiblis, ou du moins ils se le persuadent, corm. Aurai, (676. Nous nous persuadons souvent d'aimer les gens plus puissaiita que nous, et néanmoins c'est l'intérêt seul qui produit notre amitié, larochkp. Réflex. Nos ennemis 4 jaloux de nos prospérités peuvent i peine se persuader nos malheurs et nos pertes, uass. Carême, Mot. de conv. \\i' Faire croire, en parlanl des choses qu'on persuade. Vous serez ébahi, quand vous serez au bout. Que vous nem'aurezrien persuadé du tout, MOL. Éc. des femmes, i, 1. Les unas [propositions] sa tirent, par une conséquence nécessaire, des princijies communs el des vérités avouées; celles-là peuvent être infailliblement persuadées, pasc. (ifomclr. 11. Vous voulez me persuader la dureté de votre cœur, pour me rassurer sur la perle de votre enfant, sÉv. à Mme de (irignan, 3 jiiill. 1677. Ce grand orateur fCicéron], voyant .\iiloine près d'envahir la Gaule, persuada au sénat de lui opposer les troupes du jeune César, vertot, liévol. rom. xiv, 323. Ce don, cet heureux don de tout persuader, volt. Ah. i, 1. Il 3» Se persuader, v. rép. Donner A soi-même la croyance. On se persuade mieux, pour l'ordinaire, par les raisons qu'on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l'esprit des autres, pasc. Pens. VII, 10. .Se persuader les uns les autres [les luthériens et les zwinglicns] était une chose jugée impossible et déjà vaiiiemeiil tentée à Marbourg, Boss. Var. iv. || 4" Devenir l'objet d'une persuasion. La religion se persuade el ne se commande point, PLÉCH. Hist. de Théodose, 11, 22.
— HEM. En 1798, l'Académie mettait dans son Dictionnaire cet exemple : Ils s'étaient persuadés qu'on n'oserait les contredire ; el faisait accorder le participe passé. En iSJâ elle écrit persuadé sans .?. On peut le faire accorder ou ne le pas faire accorder à son gré ; si ou supprime Vs, on s'appuie sur ce que l'on dit : persuader une chose à quelqu'un: si on met r.s-, on s'autorise de ce que l'on dit également : persuader quelqu'un d'une chose.
— HIST. xvr s. Le peuple romain se persuada es- Iro désormais assez puissant pour conquérir la monarchie du monde, amvot, Ca/on, 29. S'estanl essayé de persuader aux Indiens de laisser leur fa(;ouel prendre celle des Grecs, mont, i, 117. Si ces soties arguties lui doibvent persuader un mensonge, m. 1, 191.
— ÉTYM. Lut. persuadere, de per, et suadere, conseiller.
f PERSUADEUR (pèr-su-a-denr), ,s. m. Celui qui persuade.
— HIST. XVI" s Mais assez bon persuadeiir [je]
me lii'ii, MAROT, 11, 192.
•i- PERSUASIBLE (pcr-su-a-zi-hl'), adj. Se dil d'une personne que Ion peul persuader, Dicl. r/e l'Acad. de 1762.
— HIST. XIV" s. -Se au coinmencemeul celui qui a concupiscence et l'eufant ne sont persiiasibles et obeissans A raison, oresme, lilh. 99. || xvi' s. C'est une chose eslrange de voir les hommes au régime de leurs semblables, ijui ont une nme raisonnable et sont persiiasibles, ne se vouloir aider que do cruauté, lanoue, 83.
— KTYM. Voy. PEHStlASION.
PERSUASIF, IVE (per-su-a-zif, zi-v'), ad';. i; 1" yui a la force, le pouvoir de persuader. Dans le genre persuasif. Il faul se servir des mots avec plus de choix, balz. liv. vu, lell. 49. Mais madame
a une éloquence si persuasive qu'il faut ("lie de
son senliinent, quoi qu'on en ail, moi i'.riliqiie, ;t. C'était avec un regard persuasif qu'elle me disait cela, MAHiv. Pays. paru, part, ». lia» Eu parlant des personnes, qui a le talent de persuader. M. Pellisson fait des prodiges [pour la conversion des protestauls]: M. Itossuel est plus savant, mais lui. il est persuasif, maintenon, Lell. à Mme de Sainl- Oiran, i.3 nov. i683.
— 1':TYM. Voy. persuasion; prov. pertuasiu; esp. et liai, persuasitio.
PERSUASION (pèr-su-B-zI-on). s. f. 1| 1° Action de oemuader. Ouc si les pcrsunsio^is de ces trompeurs
PER
ont pu trouver place dans la trop précipitée imagination de quelques-uns, naddé, Rosecroix, vu, t. Je ne crois point qu'aux plus belles paroles du monde il y ait assez de persuasion pour adoucir une nécessité si amère, màlh. Lettres, i, 1 1 . La reine emplova des persuasions très-puissantes, i savoir des larmes et des paroles assez tendres, larochep. Hi^m. 61. Noui pouvons dire à l'égard de la persuasion, que, pour l'ordinaire, elle n'a sur nous qu'autant de puissance que nous voulons, boil. Longin, Sublime, i. || Il a la persuasion sur les lèvres, il est très-éloquent. La douce persuasion coulait de ses lèvres comme un ruisseau de miel, p6n. Tél. x. ^ Lançant des traits ailés en sons harmonieux, La persuasion, fille de l'éloquence, Assise sur sa bouche, éclate dans ses yeux, masson, Helv. yi. Il J° Détermination de l'esprit à croire, causée par la force, la vérité, la beauté des raisons. Attaché à ses sentiments par persuasion, et non par caprice, FLÉCH. M. de Kontausier. Rien ne ressemble plus à la vive persuasion que le mauvais entêtement, la iHUT. III. La persuasion artificielle de la philo.sophie, quoique formée lentement par de longs circuits, égalait en lui la persuasion la plus naturelle et causée par les impressions les plus promptes et les plus vives, ponten. Carré. La partie de cette xjnnaissance ijui a pour objet le présent et le passé (l'histoire], quoiqu'elle ne soit fondée que sur le simple témoignage, produit souvent en nous une persuasion aussi forte que celle qui natt dos axiomes, n'ALRMB. Disc, prélim. encyel. Œuv. t. i, p. 229, dans pouGF.NS. || S" Ferme croyance. J'ai agi dnns la persuasion que vous m'approuveriez. Tout cela Il l'hianla pas ma persuasion, J. J. Rouss. Conf. xii. - IllsT. .XVI" s. D'autant que lame est plus viiiile cl ~.i lis conti'cpoifls, elle se Unisse pins facilement soubs 1.1 charge de In première persuasion, mot. i. 200.
— KTYM. Prov. persua.sio; esp. persuasion; ital. l'frsuasione ; du Int. persuasionem, de fiersuasum, ^iipin lie persufuiere, persuader. '
vl'KKSULl'OCYANHYDRigUE fpcr-snl-fosi-ani-dri-k';. adj. Terme de chimie. Acide pindiiit par la métamorphose de l'acide siilfocyanhydiiqne sons riiifluence des acides minéraux.
-;• PERSl LFOCVANOCiKNE (pèr-sul fo-si-a-nojé-n') J. m. .\cide persulfocyanhydriqiic dans le<|iiel un équivalent cyanogène a été remplacé par un i'i| ni valent d'hydroj^ène.
f'PlîR.SULKL'RE (pèr-siil-fu-r), s. m. Terme de chimie. .Sulfure qui contient la plus grande proportion possible de soufre.
— ÉTÏM. Per..., et sulfure.
+ PERSULFUnÉ, ËE (pèr-sul-fu-ré, réc), adj. Terme de chimie. Qui est à l'état de persulfure.
PERTE (pèr-f), ». f. || 1° Privation de quelque chose d'avantageux, d'agréable. La perle de nos liii-ns et de nos libertés, corm. Ciriiia, i, 3. Nous sommes très-sensibles à la perle que vous allez faire de votre aimable Comtai. si':v. 584. à homme, ne te trompe pas... les perles et les ruines entrent ]iar trop d'endroits dans la fortune des hommes pour pouvoir être arrêtées de toutes parts, uoss. Sermans, Amliiliiin. 1. A la vue de la perte prochaine <l'iin grand bien, il se forme naturellemenl sur le visage des caractères de rage et de désespoir, mai.krr. Itech. vt'r. v, 3. Il n'y a qu'une aflliclion qui dure, <|iii esl celle de la perle des biens, i.a bruv. vi.
l'rivalion parce qu'on a égaré, perdu. Celui qui 1 perdu ou auquel il a été volé une chose, peut la revendiquer pendant trois ans, à compter du jour de la perle ou du vol.... Code Nap. art. 2^79. || Il se dit aussi de In privation de l'esprit, du sommeil, etc. I.a perte de» forces. La perle totale du sonjmeil me livre aux plus tristes idées, j. j. noi.ss, l.ill.'i .1/. </<■ Mtilesherhes. Corresp. t. vi, p. 286. dnns I'Oiokns. ? ■ l'arlirulièiement, il se dit des personnes dont on
I privé par la mort. La perle d'un époux no va , lut sans soupirs, i.a ko.nt. Fnhl. vi, 21. Je ne pou-
is faire dans I amitié qne plus grande perle [que ' Ile do .Mme Lavardinj', je In sens Irèsviveiuenl, sKv. 10 avr. iiiyi. Vou» parlerai-je de se» perles et de In mort île se» chers enfants? boss. Mar.-Thér, Qui peut, avec le» plus rnres talent» el le plus excellent mérite, n'iMre pas convaincu de* son iiiiilililé, quand il considère qu'il loisse, en niouriinl, un monde qui ne se sent pn» de sa perte, et 011 tnnt ■ \i- gens ne trouvent pour le remplacer? la bki.y. 11. ■ 'S père» ont été heureux de pasiMîr leur vie «ou» 10 si bon roi; pour nous, non» no lavons vu que pour sentir sa perle, fkn. T^I. 11. Mme CeolTrin e»t réellement une perte; je ne crois pa» qu'elle »oil du mon âge; moi» la mort consulte rarement le» exlrail» bnplistaires, volt. Leil. d'Alemherl,
PER
»a oot. I77«.|| Ma perte, la perte que j'ai faite. C'est tout ce que je puis, seigneur, après ma perte. Elle est irréparable, cet». Sertnr. v, 7. || Je prends part à la perte que vous avez faite, Toy. paiit s. il 3° Terme de marine. Destruction. 11 y » perte d'un navire, lorsque ce navire fait naufrage, se perd ou péril. || 4" Portion perdue en cheses, en argent, en espace, etc. Il y aura de la perte dans la coupe de cet habit, dans la taille de ce bois, de cette pierre, de ce marbre. Quand on range, on dit aussi qu'il y a de la perte, quand on perd de la place. Il est, dans ce commerce, tous les ans en perte de tant. Ce qu'on a le plus désiré diminue de prix dès qu'on l'obtient, et les choses ne passent pas de notre imagination à la réalité sans qu'il n'y ait de la perte, FONTEN. niai, des moris ntod; 9. || Être en perte d'une somme, l'avoir pei-due. || Absolument. Depuis longtemps il était toujours en perte. |1 5" Se dit, au jeu, de ce qui passe entre les mains de l'adversaire. Une pertede dix mille francs. Ces petites pertes fréquentes sont comme les petites pluies qui gâtent bien les chemins, s8v. 3». Un jeu effroyable, continuel.... oii l'on est transjiorté du désir du gain, désespéré sur la perte... . la bbuy. n. || Se retirer sursa perte, quitter le jeu quand on perd; el fig. Se retirer du monde ou des affaires apii's un mauvais succès. Il S" On le dit de^ houiiiios tués el blessés lians les batailles. Le Maure voit sa perte, et peitJ soudain courage, corn, le Cid, iv, S. La vue des pertes de l'ennemi ne consolait pas; elle n'était pas double de la nôtre, et leurs blessés seraient sauvés ; on se rappelait d'ailleurs que, dans une pareille position, Pierre I", en sacrifiant dix Russes contre un Suédois, avnil cru non-seulement ne faire qu'une perte égale, mais même gagner à ce terrible marolié, sÉGiiB, llisl. de- Nap. ix, 2. || Etre repoussé avec perle, en parlant d'une troupe, reculer en Inissnnl des morts, des blessés; et fig. avoir le désavantage dans une discussion. || 7" 11 se dit de ce qui s'échappe et se perd par des pertuis. [Dans un canal] les perles d'eau dues aux lillralions, oiraro, Instil. Mém. scienc. 1821 el 1822, t. v, p. 27. || I>a perle du Rhône, le lieu oii il s'enfonce dnns un trajet souterrain, pour reparaître plus loin; on dit aussi perdition. Il 'le Rhône) a pénétré dans ces rochers beaucoup phis avant que dans les terres; il les a nu'unc rrcusés au point de se cacher el de disparaître entièrement: c'est là ce qu'on appelle la perle du Rhfine, salsslrk, Voy. aux Alpes, t. 11, p. Co, dans pougens. || 8" Perte de sang, ou, obsoliinienl, perle, écoulement de sang, chez les femme», irrégiilier el abondant (en termes lechni(|ues, métrorrhagic, hémorrhagie utérine). Vous savez tout ce que là fortune a soiifllé sur la diicliessi: de Foiitanges; voici ce qu'elle lui garde : une perle de sangsi considérable qu'ellecslencorei'i Matibiiisson, dans son lit. avec la fièvre qui s'y est' mêlée; elle commence même à enfler, sév. ^22. i| Perte blanche, la leucorrhée. || Pertes séminales, émission involontaire du sperme. |i 9' Ruine en ce ipii regarde le gouvernement, la forliine, la répiilntion. les mœurs, etc. Ce serait la perte des affaires, de l'Élnl. La perle de son crédit, de sa forliine. J'attends la liberté qu'ici lu m'as offerte. Afin de l'employer tout entière ii ta perte, corn. Poifip. iv, /,. .Misérable, tu cour» à la perte iiifaiHible, haï;, l'htdre, IV, 3. Le» jeunes gens quelquefois se passionnent pour l'élude; c'est la perle assurée de quiconque aspire oui emploi» de la lilléraliire, c'est la mort A tout avancement, p. l. cour. Lt'tl. à }tM. de l'Arademie. j|.lurer, résoudre la perle de quelqu'un, jurer, résoudre sn mori, sa mine. Les dieux oui résolu tui perte, pkn. Tél. 1, || 10' Terme de théologie. La perle de l'Ame, la daniiialifin éleriielle. Que devonsnous éviter avec plus de soin que la perle entière de noiismênies et une perte irréparable/ KutRiiAL. Serm. i^' dim. aprèx Pentecôte. Oominic. t. iv, p. iH.'>. Il y u de» iiomme» qui sont mal logés.,., plus mal nourris.... et qui mil ainsi Iroiivé le secret d'aller A leur perte par le chemin le plus pénible : ce «ont les avares, i.a brut. xi. Il U " Mauvais succès, issue rdrbeuse d'une afTalre. etc. La perte d'une gageiiri*. d'une part le de jeu, d'il II procès, d'une ha taille; El nos deux fri-res mort».... Sont trop payés de sang pour exiger des larmes : Qunnd la perle est vengée, on un plus rien perdu, corn. //or. iv, .">. Perle sur perle c«l imporluiie, m. jtyéHil. 11. 8. roule» le» foin qii une hérésie In diminuée jrKglisej, elle » réparé ses perle», eleii s'élenilniil au de|ior»,et en augmeii- Innl nu dedans In lumière el la plélé. iin»s, lli 1. 11, 12. H 12" Mauvais ou Inutile emploi d'une rlioso. Volln nue grande perle de temps. I.n p.rle des occnNions. I) 13' .\ perle, (or. adv. Avec perle, en perdant. Ven-
PER
dre à perle. || Travailler à perte. <:c dit d'une usine dont les pindiiils ne siifrisenl pas à paver iiii intérêt pour les actions, et à créer un fonds d'amortissemenl. 14 " .V perle de vue, lor. adv. voy. vik. || 15° A perte d'haleine, jusqu à ne pouvoir plus respirer. Cniilll' à perle d'haleine. || 16" En pure perle, loc. adv. K 113 utilité, sans résultat. Il y a de certaines philosophie» qui sont en pure perte, et dont personne ne nous sai4 gré, sf.v. 28 juill. 4677. Ils n'aiment pas à donner en pure perte des louanges, maSS. Pet. carême, Grandeur de J. C. Qui l'aurait dit en ces jours pleins de charmes, Qu'en pure perte on cultivait ses mœurs T GHESSET, Ver-vert, ch. 1. 1| On dit aussi à pure perte. Ce que je dirais dans une adhésion aux censures.,., je le dirais à pure perte, PÉN.t«H. aucard. de Noailles, 8 juin l«97. La prévoyance a toujours giîté cher moi la jouissance, j'ai vu l'avenir à pure perle : je n'ai jamais pu l'éviter, j. i. hodss. Conf. m.
— HIST. XI* s. De cest message nous avendr» grant perte, Ch. de Roi. xxv. || xii* s. Dont jà la perte ne sera restorée, Rone. p. 91. |i xiii' s. Por eu est cil fouz qui done à perte Bone aventure quant il l'ol, Ren. i»772. Le (laj seconde manière de melTèsdoit eslre yengie par longue prison et perte d'avoir, bkaiii. xix, i. De tûtes part?, le benz [blens^ ai perte, Malade sui e en poverte, Edouard le conf, V. 4UI6. Il XV* s. Qu'il ne convient humilier sa face en perte [en pure perte], puisque ainsi va, o.cBASTPLi Expos, s. rerité mal prise. ||ivi*s. Aussi y a il de» pertes (défaites] triumphantes à l'envy des victoires, MONT. I, 243.
— ÉTYM. Wallon, pieti; Bcrry, parde, parte; provenç. perda, perdea, perdoa; cal. perduo;esp.
petdida; port, pcrda; liai. anc. pcfda; ilal. iiiotl. perdila: du pari, passif /)e/-di/ii.s, pcrdita. de perdere, perdre.
f PERTÉRÉRRANT,ANTE{pèr-téré-bii>ii,braul'). adj. Terme de médecine. Se dit d'une douleur vive faisant éprouver une sensation cniiqinrnble à celle que délerniinernit un insU'Ument vulneraill qui perceiait une partie : telle est la douleur causée par le panaris.
— in YM. Lat. per, et lerehrare, perforer.
t PERTINACITÉ (pèr-li-na-si té), s. f. Opinifltreté eh quelque chose. J'admirai les cavillalions de ses réponses Idu père le Tcllicr] et In perliuacilé de son altachenienl ù introduire ce» hoireurs |du livre de JouvèncyJ, st-sim. 3/,o, Qaçf.
— HISÏ. XVI* ». Et où la pertinaeilé el rébellion de ladite ulcère viendioienl de la véhémence du virus,... PARK. ivi, 1,5.
— lîtYM. Lat. perlinaT, de per, el lenax, tenace; pi-oveni;. perlinaein (voy. tkinace).
PEIlTI.NEMMENT (ppr-li-na-nian), adv. Dune mnnière pertinente, en louchant préeiséiiieiil le point en question. Il parle, ce me semble, assez pertinemment, rai:. Plaid. 11, i3i
HIST. XVI" s. La Iheoioéie Irailc amplement et plus pcilinei^enl ce snbjcci, moivt. m, m
— KTYM. Mrlinenl. et le siil'fl.xe menl. PERTINENCE (pèr-ti-nan»'), s, !. Qiialilé de ce
qui est pertinent. I.n pertinence de se» raisons. || En terme» de procédure, la pertinence de» moyen», de» fait» et art.icles.
HLsr. xvi« s. Qu'on le rende [le jeune homme] délicat au chois et triage de ses raisons, et aymant la pertinence et par eonsei|iient In briefvelé, mont.
— ÉTYM. l'erlinenl; provenç. perlenensa ; e»|i. perlinenria; port, perlença; itfll. perlenenia.
PERlINKNr, ENTE (pèr-ti-nnn, naii-l'), ailj. Ternie de pratique. Qui se rnpporte 11 la qiiesliun, qui a trait n In question. Le» reproche» seront proposé» par In partie ou par son avoué nvnni la déposition du ti'-midii, qui sera tenu de s'expliqiii'r sur iceiix; ils seront circonstrtnciés el perlinenls, et non en lerme» vagues el généraux, Code de prnr. art. 270. Il Dan» le langage général, misons perti ncnles, raison» r.onvennliles A co ipi'on veiil prniivcr. A^^ec ces rai»on» lrè»-pprtlnertlo», Loiivllle convainquit le roi d'Enpagiie, qui ordonna d oler le» deux rnuleiill», st.-oim. 107, i^o.
— lllhT. XV' ». El e.« seroil cbo»e tifcs convenable el pertinent aux causes deseasdlversel pitrliciiller», uiaisT. DE PI»AM, Charles J'. 1, ti. {| xvi' s. Lu gascon [lin pnrler gnseoiil,... aiiltniit nerveux, piiissatil et perllnenl, eomnie ti* frjiiiijoi» est grneieilx, détient et nbondant, kioit. m, 3ij.
— l'.rvM, Lnl. perlinenlem, de perlinere, de per, et leiiere. tenir, ,
+ PERTIIAIJ (pèr-lu-rt), ». m. Ecorce de bol» endiiile de résine qu'on brftie pour éclnlrer l'ardoisier dans la carrière.
nso
PER
l'KRTnS (pèr-tu!; T» se Ile an pluriel : «les p6r- Inl-z étwil'^ . s. m. S i' Trou, vide qu'on fail en per- ^;»nt, forniil . Dnns le pertiiis mcttnnl un lon;{ romet, I.* ro.NT. Ilenn. |1 I» Trou d'une iilière. |{ Terme de serrurier. L'ouverture qui est au panneton d'une clef, tl y riou pur où se pord l'eau d'un hassi». d'une fontaine, il'un réservoir. || 4" Ouverture pratiquée à une diyue pour le passage des bateaux. || Ouverture par laquelle l'eau passe d'une écluse dans un coursier, pour faire mouvoir une roue. || 5° Tonne de gcograpliie. Détroit resserré entré une lie cl la terre ferme, ou eidrc deux Iles. Le perluis de Maumusson. I! Dans le Jura, passage d'un versant à l'autre. Il 8° Nom donné sur la Seine aux rapides. Au passage des portuis (c'est ainsi qu'on appelle sur la Seine les rapides formés par les nauts-t'ônds), la na vigation était quelquefois arrêtée pendant des jours enliers, e. obakgez. Voies navigables lie France p. 627. Il Nom donné, dans une rivière navigahie par éclusées. à un endroit resserré où l'on établit le barrage mobile de planches pour retenir l'eau.
— IltST. XII" s. De tote vertul fait à guarnir li entrcie del cuer, kc li aguaitant anemi ne la Ircspercenl parmi lo pertuihs de le neglicie pense [pensée négligée!. Job, p. t,t,!,. || xni' s. Moult a soris povre sccors, yui n'a c'ung partuis à refuge, Ben. i.'i35V Levés tost sus, et si bouchiés Tous les parlais de ceste haie, 16. 8708. || xvr s. Le premier bonjour qu'eut son maisire, fut que son hilairet avoil fait un pcrtuis en l'eau [un trou à la lune], et au déçu de chacun avoit gagné pays, vver, 0^3. Les pores cl petits pertuis invisible» de tout le corps, pake, XI, i5. À tel perluis telle cheville, cotgbave.
— liT'ÏM. Picard, perlais, chas d'une aiguille; Berry, parlas, perlas; bourguig. potu; provenç. perlas, perlais; ital. perlaso, perluyio; du lai. perlasus. participe de iierlandere, percer, de per, et tundere, battre.
PEItTlJlSANE (por-lui-za-n'), s. f. Ancienne arme d'hast, dont le fer présente une pointe à la partie supérieure, et, sur les côtés, des pointes, des crocs, des croissants. Avant l'ordonnance de 1670, qui ordonna l'usage de la pique, chaque compagnie d'infanlerie avait quelques soldats armés de perluisanes, pour arrêter les efforls de la cavalerie. La pcrtuisanc diffère de la hallebarde, en ce que le fer de la pertiiisane est long de dix-huit à dix-neuf pouces, tandis que celui île la hallebarde a neuf à dix pou ces, Ordonn. de iCScj (sur la marine), xvii, titre 3.
— HIST. XV" s. Un bastoii appelé javeline ou pour lisaine. du canoë, perlixana. Son Itaston appelé perluisegne, id. 16.
— KTY.M. Ane. dialecte de Valence, /ïar/^.sana,* ital. pnrligmna; bas-lat. parlesana, perlixana: angl. partisan: suédois, bardisan. Ces formel? repoussent la dérivation par perluis. Diez. approuvé par Scheler, le tile de partisan, comme qui dirait arme des partisans: mol altéré par les Français en i>erluisane â cause d'une fausse analogie avcc^terluis. Mais est- il siir que partisan, au sens militaire, soit aussi ancien que perlaisane qui, en français du moins, remonte au xv" siècle? On serait tenté d'y voir un dérivé de l'anc. haut-allem. parle ou bari, hache: mais alors comment expliquer la finale ane? Lo mol reste donc indéterminé.
•t PEHTUISANIER (per-tui-za-nié), .s. m. |U» Anciennement, soldat armé d'une pcrluisane. Il y a eu des compagnies de pcrtuisaniers. || 2" .\ujourd'hui. se dit. dans les bagnes, du gardien des hommes condamnés aux fers.
^ l'ElVI'LISER (pèr-lui-zé), v. a. Terme vieilli. PeiTcr. Fut aussitdl scandalisé De se voir le corps pertuisé, scah. Virg. vu.
— IIISï. xii* ». En un vaisscl de aralm ki ert [était; perluised, Hois, p. 4ai. || ivi" s. Un mesehaiit chauldron tout pertuysé, bab. Panl. 11, 27.
~ fcT'VII. Perluis; bourguig. potasai; Berry. parluser, fterlater.
P E I tr U K UATEUn, TRI CE (pèr-lu-ba -leur, Irl-s'),
« m. et f. g 1" Celui, celle 'qui cause du trouble.
Ennemi de l'autorité, de la justice, du repos et de
la réputation de Sa Majesté, perturbateur du bien
pnblir... le Pacifique oa lanlisoldnt (brochure
publiée vers i&io». Il valait cent fois mieux être le
priilerleurdc In philosophie que le pcrtnrbatinir de
ILuiiipe (il sa«lt du roi de Prusse), volt. Lrlt.
'IMemlirrl, a5 avr. 17&). Pourricz-vous nous Irou-
^ er de ec» perturbateurs Du repos du parterre et des
...luvr... «Mlour^. Contre les nouveauté» signalant
■ M se raisant un jeu de In chute des
m. IV, 10. Je mo dois d'autant
I ,11, . • ,..: j..~iit.- que J'ai été dénoncé comme p«r
lurUaleur de la paix, ceslà-dlre comme perliirbn-
iM':ii
leur des abus, miiiaiuau. Collection, t. i, p. 511. La déclaration ipn' Napoléon, s'étanl constitué ennemi et pei'lurb.ileur du repos public, n'était plus sous la protection d'aucun traité ni d'aucune loi, viLi.EMAm, Souv. conlemp. les Cenl-Jours, ch. 3. Il 2" Adj. Qui tionble. Le fanatisme de religion et l'esprit de conquête, ces deii.x causes perturbatrices du globe, ne sont plus ce qu'elles étaient. nAYNAi., Hisl. phil. VI, 1. || Terme de mécanique. Forme perturbatrice, force qui trouble la régularité des mouvemonis. Les variations auxquelles peut être sujet le grand axe d'une nlnncte par les forces perturbatrices provenant de l'action des autres planètes. LAGitANOE, Instii. Mém. scienc. 1808, p. 6. Il .Méthode OU médecine perturbaliice, méthode de traileinent consistant dans l'emploi de moyens actifs qui tendent à troubler et à abréger la marche des maladies.
— IIIST. xvi" s. Coulpables de Icze-majesté et perturbateurs du repos public de ce royaume, condé. Mémoires, p. 6^6.
— É1'YM. Lat. perturlialorem, de perturbare, de per. et turbare, troubler.
PERTURBATION (pèr-tur-ba-sion : envers, de cinq syllabes), .9, f. || i" Terme d'astronomie. Dérangement dans les mouvements des corps célestes. Les planètes ne sont pas seiilenienl attirées par le soleil: elles s'attirent encore iniitiiellenient, et l'effet lie cette action mutuelle est de déranger leur mouvement elliptique, et d'y produire des irrégularités qu'on nomme perturbations, i.agrangi:. Instii. Mém. .'icienc. i8i;»8. p. 3. (Juand une planète n'a pas de satellite, on ne peut en déterminer la masse que par les perturbations qu'elle produit dans le mouvement des autres planètes, dei.a.mbiie, Abrégé J'asiron. leç. xi. || Terme de physique. Mouvements brusques et en apparence accidentels que l'aiguille aimantée éprouve quelquefois. || 2" Trouble, émotion à l'occasion de quelque mouvement dans le corps. || 3" Bouleversement dans un État. Il y a ici une perliirbatioii critique dans l'État: la reine et messieurs nos princes sont fort aheurtés l'un contre l'autre, gui pati.n, I.ell. t. 11, p. 70. Il 4" Entraves mises à la marche d'une maladie par les agents thérapeutiques.
— Ilisr. XIV" s. Ceulx qui sont sans paoïir et sans perturbacion es choses terribles qui viennent soudenement, obesme, Elh. 88. || xvi" s. Les perturbations de l'âme font grande mutation en noslre corps, PARÉ, Inirod. 18.
— ÉTYM. Provenç. pertarbacio; cspagn. perturbacion; ital. perturbazione; du lat. perlarbalionem (voy. pebtubbateur).
■i- PERTUS, USE (pèr-tû, lii-z'), adj. Terme de botanique. Feuille perluse, feuille qui est percée de trous larges cl dislribués irrégulièrenienl.
— trrYM. Lat. perlusus (voy. pertuis).
+ PERTUSAIRE (pèr-tu-zè-r), ». f. Genre de champignons, de la famille des hypo.\ylés, ainsi dit de ses pertuis.
f PÈRULF; (pè-ru-le), s. f. Terme de botanique. Enveloppe des bourgeons d'un arbre.
— liTYM. Lat. perula, diminutif de pera, poche. t PÉRUVIENNE (pé-ruviè-n'i, ,s-. /'. ÉlolTe tissue
avec des fils de deux couleurs, de telle manière que les deux côtés soient différents, mais aussi beaux l'un que l'autre.
+ PÉRUVINE (pé-rii-vi-n), s. f. Tcrn^f de chimie. Produit obtenu en chauffant la cinnaméine au contact d'une solution de potasse.
PERVENCHE (pèr-van-ch), s. f. Genre de plantes de la famille des apocynées, dont |es espèces vinca major, L. et uinca ?ninor, L. sont quelquefois employées en Ihérapeulique, à petite dose, comme t^^niques et astringentes, à plus forte dose comme légèrement purgatives et diaphorétiques. Guérissez-vous avec votre bonne pervenche bien verte, bien amère, mais bien spécifique à vos maux, et dont vous avez senli de grands clTels, sÉv. 5 nov. i684- l'rès de trente ans se sont écoulés, sans que j'aie revu de la pervenche.... en montant et regardant parmi les buissons, je pousse un cri de joie : Ah! voilà de la pervenche! J. J. bouss. Confess. vi. Il Pervenche de Madagascar, joli arbrisseau droit et roide, ninea ro.iea, L.
— IIIST. iiii" s. Home q^ veut autre aider, ^nanl il le veit del nés seigner. Pervenche li doinl iji tenir En sa bûche, s'il veut garir, Ms. SI Jean.
— KTYM. Lat. pervinca, probablement de pervincere, vaincre, 6 cause qu'elle vainc les maladies.
PERV ERS. ERSE (pèr-vêr, vèr-s'), adj. \\ 1» Dont
l'i'ime est tournée ver» le mal. k. eus mots l'animal
I pervers l'C'est le serpent que je veux dire, El non
PER
rimmme : on fiourrait aisément s'y tromper), i.a- KONT. /■'«(>/. X, 2. Il se dil aussi des choses. Des doctrines perverses. Siècle pervers, rotb. llerc. mour. III, 5. Et je rentre un moment dans ce monde pervers Pour venger mon époux, ton hymen et tes lers, votï. Ohjmp. m, 6. || 2" S. m. Homme pervers. Prince, l'espoir des bons el lelTroi des pervers, BOTR. liélis. V. 5. Les injustices des pervers .Servent souvent d'excuse aux nôtres, \.k font. Fabl. VI, i5. Je ne sais ni pardonner aux pervers, ni abandonner les malheureux, volt. Leil. Damilal'itle, 22 juin. 1767. Abandonnons le pervers à sa houle secrète, diuer. Claude el Nér. 11, 3.
— HIST. XII" s. Od [avec] les purvcrs n'aiez mais nul comunemenl. Th. le mari. 80. || xui* s. Et por ce qu'ele |la fortune] esl si perverse, yue les bons en la boe verse, la /fo.ve, 6iRy. .Ses meurs pervers, ib. i6538. Il avient que un enfes de dix ans ou de douze estsiporvers ou si plains de malice, qu'il ne se veut aloiner à nul Jiien ferc, reau.m. xvi. 10. Il xvi* s. Il lumbii en une griefve, estrange el perverse maladie, amyot, Numa, .36. Ces inclinations perverses el desnnliirées, momt. iv, 227.
ÉTYM. Provenç. peroer.s,- espagn. et ital. perverse; du lat. perversus, qui vient de per. el versus, tourné.
. f PERVERSEMENT (pèr-vèr se-man), ndv. Avec perversité.
— HIST. XVI" s. Il en abuse perverseinent, kalv. Insl. 190.
— ÉTYM. Perverse, et le sullixe ment; proven-;. perversamenl ; espagn. et ilal. perversnmenle.
PERVERSION (pcr-vèr-si-on), ,s-. f. || t" Changement de bien en mal. La perversion des mœurs. Il 2" Trouble, dérangement. 11 y a perversion de l'appétit dans le pica. de la vue dans la diplopie.
— HIST. XVI" s. Tournemenl des yeux, el perversion de toute la face, paré, vii, 9.
— ÉTYM. Lat. perversionem , de perversum, supin de perverlere. pervertir.
PERVEHSl rÉ (pèr vèr-si-^lé), .v. f. Élal de ce qui est pervers. Trop de perversité règne au siècle où nous sommes, mol. Mis. v, 1. Bientôt la perversité générale lui servira moins de leçon que d exemple: il se dira que, si l'homme est ainsi, il ne doit pas vouloir être autrement, j. j. bouss. Km. iv. luette perversité de principes, déguisée et comme adoucie par le masque des bienséances, d'alemb. i'/o;/. Créb.
— HIST. XII' s. Mainte genl de si granl perversiloil, ST BEBN, p. 558. li XIII" s. Il [NabuchodonosorJ deslruist Jherusalem, el emprisona tous les Juis, et maintes autres perversilez fisl il, brun, latini. Trésor, p. 36. B xiv" s. La perversité el malice des bestes est d'autre manière que n'est malice humaine, ORESME, Elh. 192.
— ÉTYM. Provenç. perversilat, perversedat ; espagn. perversidad; ital. perversità, du lat. perversilalem, de /ierversus, pervers (voy. pervers).
PERVERTI, lE (pèr-vèr-ti, lie), pari, passé de pervertir.
PERVERTIR (pèr-vèr-tir), v. a. || 1» Faire changer lie bien en mal, en matière de morale. Les mauvaises compagnies ont perverti ce jeune honiuie. Ce furent les femmes élr.-miièn's ipii pei-verlirenl Salomon, FLEURY, Mu-iirs des Israël, lit. xxii, 2" part, p. 291, dnns poiGE>s. || 2" Déranger, troubler. Je dis que c'est pervertir l'ordre des choses; pourquoi? parce que, dans l'ordre des choses, le repos n'est pas pour lui-même, mais pour le travail, uouHnAL. Dim. de la Seplnaii. Dominic. t. 1. p. 876. Les honneurs sont insliliiés pour récompenser le mérite.... mais l'esprit du monde en. a i>erverti le véritable usage, FLÉciiiEB, Mme de Monlausier. || Pervertir le sens d'un passage, lallérer, le dénaturer. Il 3° Se pervertir, v. réjl. Devenir perverti. Ce jeune homme s'est promptenienl perverti.
IIKM. Saint-Simon a, suivant les idées intolérantes de son temps, dit se pervertir au lieu de se convertir, en parlant d'une religion qu'il regardait comme fausse : Riperda avait été catholique, mais il s'était perverti pour entrer dans les charges do son pays, st-sim. ^78, 48.
— HIST. xii* s. Cil qui se poinent de pervertir les saintes Escriptures, st bebn. p. 573. || xiii" s. Tu es riclies el sires: mes en seignorissant... Vas ton ordre el les autres nuques parverlissanl, J. UE meunc, lest. 67C. Il xiv" s. Frop est li siècles pervierlis, El 11 biens en maus couviertis, J. nK condé. t. ii, p. 91. Ce que lu feras de bien, les anciens ennemis le pervertiront ou amenuiseront, Ménngier, i, 9. Il XV s. Vous qui voulez du jour faire la iiuict. Pervertissans par dormir la clarté Du beau soleil gui pour besongner luit, E. desch. Vie dissipée.
PES
PES
PES
— ÉTTM. Proy. ei esp. pervertir; port, perver- Ur; ital. pervertere; du lat. pervertere, de per, et vertere, tourner.
t PERVERTISSEMENT (pèr-vèr-ti-seman), s. m. Action de pervertir. Pervertissement de la religion naturelle, volt. Philos. Sermnn des cinquante.
— HIST. XVI* s. Qu'il y ait pervertissement de tout ordre ecclésiastique ou séculier, Sat. Uén. p. 6.
PESADE (pe-za-d'2, s. f. Terme de manège. Air relevé, dans lequel le cheval, sans que les pieds postérieurs quittent le sol, s'élève du devant, comme s'il voulait sauter. {{ Pesade de chèvre, parade dans laquelle le cheval ne plie pas les jambes de devant.
— ÉTYM. Peser.
t PESAGE (pe-za-j'), ». m. Action de peser. || Terme de sport. L'action de peser les jockeys qui vont courir. L'enceinte du pesage. |1 Fig. Je vis sans balancer rejeter maint ouvrage Que je pensais au moins mériter le pesage, Anonyme, Mercure de févr. <749, p. 64.
— HIST. XVI' s. Les poids, balances et mesures à grain appartiennent à icelle ville, dont le fermier a pour le pesage deux deniers de chacun cent, Nouv. coust. génér. t. i, p. 38».
PESAMMENT (pe-za-man), adt>. || 1° D'une manière pesante. Près de leurs sommets, des nuages erraient pesamment parmi des arbres funèbres, BARTHÉL. Anach. ch. :)5. || Pesamraent»armé, se dit de ceux qui, dans l'antiquité ou le moyen âge, étaient armés de toutes pièces. Les Alains étaient pesamment armés, hontesq. Rom. 20. Ces peuples sont, au nord, nos plus fermes remparts; Ils s'arment pesamment, et, rangés dans la plaine, Us affrontent la lance et le choc des chevaux, masson, Helvét. III. Il 3" Fig. D'une manière qui semble alourdie par un poids. M. de Chaulnes parla bien aussi, un peu pesamment, mais cela n'était pas mal à un gouverneur, sÉv. 92. Il [Rousseau] travaille lentement, pesamment, fait beaucoup de fautes, efface ou recommence sans cesse, J. J. Rouss. 2* dial. Il Fig. Sans facilité, sans grSce. Ce que bien des gens aujourd'hui appellent écrire pesamment, c'est dire uniment la vérité, vaoven. Nouv. max. 72.
— HIST. un' s. Li nostre furent desconfit, car il furent pesamment armé, villkh. clvu. ||xiv* s. Le magnanime se meut et va pesaument et lentement, ORESME, Eth. (24. ||xvi« S. Champion ferme, armé pesanlemeni. Pour l'ennemi attendre ouvertement, AMTOT, Cicér. et Démoslh. 3.
— ETYM. Pesant, et le suffixe ment.
PESANT, ANTE (pe-zan, zan-t'), ad;'. |ll' Qui
pèse. Laissez-là ces mousquets trop pesants pour vos bras, boil. Épltre iv. || Fig. Plier'latête sous le pesant joug de la nécessité, i. i. ROUss. Letl. à M. V. Corresp. t. ii, p. lo, dans pougens. || Terre pesante, ancien nom de la baryte. || 2° Terme de physique. Qui est doué de la propriété de tendre vers le centre de la terre, et qui, même lorsqu'il est retenu par quelque obstacle, exprime encore sa tendance à tomber par la pression qu'il exerce contre cet obstacle, c'est-à-dire par son poids. On sait par toutes les expériences que les corps pesants tombent de quinze pieds dans la première seconde de leur chute, fonten. Newton. || 3" Qui est du poids réglé par la loi. Espèces pesantes. || i" Terme de marine. Un grain est pesant, le vent est pesant, quand leur violence est dans le cas de faire incliner le navire outre mesure, ou, seulement, quand 11 y a danger pour la mâture et la voilure. ||La mer est pesante, quand la lame retombe sur elle-même ave fracas. ||Un navire est pesant, lorsqu il a des formes trop renflées, ou qu'en général il marche mal ou se meut malaisément. || 6° Terme de manège. Cheval pesant, celui qui ne s'enlève pas facilement du devant. || Ce cheval est pesant à la main, Il porte la tête bas.se, il s'appuie sur le mors. || Fig. Cet homme est pesant à la main, il est ennuyeux, incommode dans la conversation. || 6° II se dit des coup» qui tombent avec poiAi, qui sont violents. Des coups pesants ébranlèrent la porte. || Avoir la main pesante, le bras pe.sant, être fort et robuste, donner de grands coups. iU n'était que ses mains sont un peu trop pesantes, J'en serais fort satisfait, HOL. Arnph. 11, I. || Fig. 11 a la main pesante, se dit de relui dont la vengeance est 4 craindre. ||7' Oui manque d'agilité, de l.gëreté. || Ce chirurgien, ce mat'.re d'écriiure, ce peintre a la main pesante, il oj.prc, il écrit, il peint sans légèreté. || Un pied pe- »anl, une marche, une danse sans légèreté. Tous entonnent un hymne ; et, couronné de chêne. Chacun
d'an pied pesant frappe gaiement la plaine, nKLii..
tjénrg. 1. 1| 8" Lent, tardif. Il «'avança avec toute U
BtCT. OS LA LAMttuc rii*Mg*m&
diligence dont était capable une iurmée aussi pesante que la sienne, taugel. Q. C. m, ''. Elle [Irène] lui demande [à Esculape] pourquoi elle devient pesante, LA BRDT. XI. Comme Catulus était âgé et pesant, tout roulait sur Sylla, vertot, Révol. r'om. i, p. 20. Le tétras a le^ ailes courtes, et, par conséquent, lé vol pesant, bdfp. Oit. t. m, p. ses. Il 9" Fig. Qui engourdit. Sommeil pesant. Ivresse pesante. |{ Avoir da tête pesante, éprouver un sentiment comme d'un poids dans la tète. || 10° Fig. Oui manque de grâce, de prestesse, de vivacité, en parlant des personnes. U n'est pas sans esprit ; mais, né triste et pesant, Il veut être folâtre, évaporé, plaisant, boil. Éptt. ix. La Fontaine, si connu par ses Fables, et toutefois si pesant en conversation, ST-siM. 28, 73. Les grâces qu'il [Fontcnelle] répandait sur la philosophie semblaient une profanation à ceux qui ne se croient solides que parce qu'ils sont pesants, duclos, Œuv. t. ix, p. 349. || Il se dit aussi des choses. Style pesant. Il n'oublia pas la fiole de Roland, qui était le sujet du Toyage; il eutassez de peine à la porter, car l'esprit de ce héros était de sa nature assez pesant, ponten. les Mondes, 2' soir. Il méprise Racine, il insulte à Corneille, Lulli n'a point de sons pour sa pesante oreille, volt. Ép. 60. Il 11° Fig. i charge, qui semble peser, en parlant des personnes et des choses. Ne considérez point cette grandeur suprême. Odieuse aux Romains et pesante à moi-même, corn. Cinna, ii, I . La garde de deux filles est une charge un peu trop pesante pour un homme de mon âge, mol. Prée. 6. Il n'y a personne qui ne connaisse quelque douleur d'estomac; celle que vous sentez est plus piquante et plus pesante, sév. 24 janv. <«8o. Je ne crois point vous avoir été pesante, m. 7 juin («75. Il me souvient encore comme il faut viTre pour n'être pas pesante, id. 2) juin I67i. Sa croix a été plus incommode que pesante, pléch. Mme de Mont. Soit qu'en le conjurant de ne rien dire je lui eusse rendu mon secret plus pesant et plus diriicile à garder, MARIVAUX, Marianne, 6° part. Le fardeau de la vie est trop pesant pour moi, volt. Sémiram. i, 5. Ou les douleurs du corps si pesantes à l'âme, A. CHÉN. Élég. xxxili. Vivant, du rang suprême on sent mal le fardeau; Mais qu'un sceptre est pesant, quand on entre au tombeau ! nucis, Hamli t, u, 3. Il H* Onéreux. Je comprends fort Lien.... la dépense de votre voyage ; je l'avais dit à notre abbé commf une chose pesante pour vous, sÉv. 20 mai 1672. Il 13° Substantivement. Valoir son pesant d'or, avoir d'excellentes qualités, en parlant des personnes, une grande valeur, en parlant des choses, ôtezvous vitem/nt, je tiens une pensée Oui vaut son jiesant d'or.... scarr. Jodelet ou le maître valet, m, 7. Il est vrai que les femmes [d'une certaine société] valent leur pesant d'or, sév. « mai <67«. Cet hommelà yaut son pesant d'or, dancouht, le Chev. à la mode, IV, 2. || 14° S. m. Morceau de fer ou de plomb que les tailleurs mettent sur leur ouvrage pour l'assujettir; on dit aussi plomb. || 15° Espèce de verroterie, qui sert à la traite, sur les cfltes d'Afrique, et dont on distingue deux espèces, la jaune et la verte. || 16° Adverbialement. Mille livres pesant.
— HIST. xi* s. La bataille est merveilluse et pesant, Ch. de Roi. cix. Li adoubé [armés de toutes pièces] en sont li plus pesant [lourds], ib. clxxvi. Il XII* s. Li cous fu moût pesant, le fit agenouiller, llonc. (98. Il XIII* s. Du mautemps ert [était] sa robe un peu pesant et sale, Berte, xxvii. Et vcoit que il estoit pesant et vius, et flst par conselgs que ses fius [son fils] fu coronés à Rains, Chrmt. de Rains, p. lo. || xiv s. Toute eau pesante est mal Vf se, oresmf, Blh. (82. ||xv' s. Vous avez mort le filsducomle de Stafford; pesantes nouvelles seront au père quand il le saura, pnoiss. ii, ii, 236. Le comte Guy de Blois, quoiqu'il ne fust pas bien haitié, mais tout pesant pour la forte et longue maladie qu'il avoit eue en l'esté, id. u, ii, 2<i. Si fut la chose moult bien discutée, comme ilaffiert [convient] isi pesante besongne, Bouciq. m, 4. Il [un vin) vaut bien vrayemcnt Son pezant d'argent, basselu», Yau de Vire, 3». || xvi* s. Il renvoya à Rome la plus pesante partie de ton armée, retenant avec luy les plus disptjs et léger», amyot, Cam. «4. X pesant beuf il faut dur esguillon, j. hahot, v, 177. Une chaisne d'or pesante 26 oes marcz d'or, rar. Garg. i, ». U ne trouve rien de trop cbaud ny trop posant, COTORAVR. Que si Dieu prend à gré coj prémices, je veux. Quand mes fruicls seront meurs, lui payer d'autre» vœux. Me livrer aux travaux de la peyanle histoire, d'au». Trag. feux.
PESANTEUR (pe-zan-tcur), s. f. || 1* Qualité de c« oui est pesant. La pesanteur naturelle du corps
ne nous pousse pas si naturellement vers la terre que le péché dans l'enfer, aoss. Pensées chrét. ». Lt's anciens avaient soupçonné la pesanteur de l'air; Torricelli etPascall'ont démontrée, marmontel, Œuv. t. VI, p. 227. Il 2" Terme de physique. La tendance de tous les corps à tomber vers le centre de la terre On ne sait point en quoi consiste la pesanteur, et M. Newton lui-même l'a ignoré, fonten. Newton. Newton découvrit celte vérités! admh-able et si iaconnue jusqu'à lui, que la même force qui opère 1» pesanteur sur la terre fait tourner les globes célestes dans leurs orbites, volt. Phil. Newton, instit. phys. Expos. On a cru pendant longtemps que la pesanteur et le poids étaient synonymes, et que les corps avaient une tendance à tomber d'autant plus grande qu'ils avaient plus de masse, brisson, Traita dephtjs.t. ], p. (76. Ce fut, dit-on, en laae, c'està-dire à l'âge de vingt-quatre ans, que.... Newton commença ses recherches sur la cause de la pesanteur; des corps qu'il vit tomber attirèrent ses regards et fixèrent ses idées sur ce phénomène, baillt, Hist. astr. mod. t. ii, p. 473. La pesanteur des corps est moindre à l'équateur qu'elle n'est à Paris et vers le pôle dans les contrées septentrionales où noua avons pénétré, id. ib. t. m, p. 26. jj Pesanteur universelle ou attraction, tendance de tous les corps planétaires les uns vers les autres. La lune pèse sur la terre à la manière des graves ; c'est ce calcul qui a conduit Newton à la loi de la pesanteur universelle, delambre. Abrégé cCastr. Leçon (4. La loi de la pesanteur universelle a le précieux avantage de pouvoir être réduite au calcul, et d'offrir, dans la comparaison de ses résultats aux observations, le plus sûr moyen d'en constater l'existence, laplacb, Expos. IV, (. Il Pesanteur spécifique, voy. spécifique. Il 3* Impression que fait un corps grave par sa chute ou par son choc. 11 resta étourdi de la pesanteur de sa chute. La pesanteur du coup souvent nous étourdit, corn. Rodog. m, s. C'était vousmême, Seigneur, qui.... faisiez sentir.... à votre fils unique la pesanteur de votre bras, bourdal. Myst. Pojts. deJ. C. t. i, p. (66. || 4* Malaise en quelque partie du corps, comparé à une sorte de poids. Pesanleur de tète, d'estomac. Je me senlis même une assez mande difficulté de respirer, enfin des pesanteurs et un accablement total, Marivaux, Mctrianne, '' part. Cependant il [Socrate] continuait à se promener [après avoir pris la ciguë] ; dès qu'il sentit de la pesanteur dans ses jambes, il se mit sur son lit, et s'enveloppa de son manteau, BAiiTiiÉL. Anach. ch. 67. ||6" Lenteur, défaut d'activité et de célérité. Quand l'âme se trouve dans les pesanteurs et dans les assoupissenients, balz. Socrate chrétien, vi. Mon cher oncle avait quatrevingts ans; il était accablé de la pesanleur de cet âge, SÉv. 2 sept. (687. C'«st cet état malheureux de l'âme asservie sous la pesanteur du corps, qui a fait penser aux philosophes que le corps était à l'âme un poids accablant, une prison, boss. Élivat. sur myst. vii, 6. || Fig. C'est une chose plaisante à observer que le plaisir qu'on prend à parler, quoique de loin, à une personne que l'on aime, et l'étrange pesanteur qu'on trouve à écrire aux autres, SÉV. (6 mars (67(. ||6° Fig. Défaut de légèreté, de vivacité, de pénétration. La pesanteur ilu style. La pesanteur d'esprit. Pour la triste ville où je suis. C'est le séjour de l'ignorance. De la pesanteur, de» ennuis. De la stupide indifférence, volt. L»tl. en vers et en prose, «6.
— HIST. xii* s. La terre od [avec] sa grant pesantur, [Dieu] Funda de lung et de laece [largeur], Chr. de Norm. v. 23897. || xiir s. Li firmamenzc<iuft de orient en occident si roidement, que sa posaiitoi et sa grandor feroient tout tressaillir, se no fu<seitt les sept planètes, bri'n. latini. Trésor, p. (27. La première sentence est de grignor [plus grande] pesantor [poids, importance], ID. i6. p. 475. || xv* ». Et aussi la grande pesanteur de» gens d'arme». .. les faisoit ployer et rompre, Bouciq. i,ch. 32. || xvi* ». La pesanleur des maulx dont il se sentoit accablé, amyot, p. Mm. 56. Ayant assez longlcmp» appréhendé la pesanteur do l'histoire et redouté ce labeur.... d'aub. Ilist. préf. 3. L'om['ercur, par quelque pesiintcur que les Allemans appellent prudence, ne fit pas un pas à leur secours, i». Hist. I, 238. La poisanteur de teste que m'apporteroient les cheminée», M'iNT. IV, 265. ,
— RTYM. Pesant.
t PESAT (pe-ra), t m. Terme rural. Nom qu'on donne aux tiges de |)ois sécbées, dont on fait usage pour garantir les jeunes arbres du froid.
— P.TYM. Poit, légume.
PESÉ, ËE (pe-zé, zée), part, posté de peser. Fig.
PES
juKC, apprécié. Bien loin de conilamner les expressions innocentes, il [le théologien sincèrej est prêt même d'excuser celles qui, pesées dans l'eitrême rigueur, pûurroientquelt|ue(ois sembler rudes, Boss. Réful. catécli. ferry, prèfambute. || Tout bien pesé, après examen de toutes les circonstances. Tout bien pesé, j'ai cru devoir.... bolun, Hitt. anc. Œuv. t XI, i" part. p. 488, dans pougens.
tPfeSE-ACIDE (pè-7.a-si-d'), ». m. Terme de physique. Instrument qui indique la densité d'une liqueur acide. |i Au plur. Des pèse-acide ou acides. PESÉE (pé-zée), s. f. \\i' Action de peser. Faire la pesée d'un ballot de laine. || 2° La quantité de ce qui a été pesé en une fois. Une pesée considérable. Il 3' Effort qu'on fait avec une pince pour forcer une porte, un Tolet, etc. || Faire une pesée, pousser ou soulever un corps à l'aide d'un levier. || Effort (les machiiws ou des bommes qui tirent de haut en bas un cordage, etc. || 4° Massif de plomb sur lequel l'épinclier frappe les têtes d'épingles.
— f.TYM. Pesé; wallon, peiait.
f PftSE-ESPRlT (pè-zè-spri), ». m. Terme de physique. Instrument pour éprouver les liqueurs 5piritiieu<;es. || Au plur. Des pèse-esprit ou esprits, i t PÈSE-LAIT (pè-zelè), ». m. Voj. qalactomè- TRK. Il Au pluT. Des pèse-lait. I
PËSE-LIQUKUR(pè-se-li-keur), ». m. Instrtiment par lequel on détermine la pesanteur spécifique des : liquides. || Au vlur. Des pèse-liqueur ou liqueurs. ' t PÈSE-MOCt (pè-ze-mou), t. m. Instrument à ' peser le moiit. || Au plur. Des pèse-moût. 1
PESER (pe-zé. La syllabe pe prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je pèse, je pèserai), v. a. || 1* Comparer la pesanteur d'une chose avec un poids connu et certain. Peser du pain, de la viande. C'e>t une chose bien étonnante qu'on soit parvenu à peser en quelijue sorte les corps célestes; mais croiriez-vous qu'on détermine î peu près le poids qu'auraient sur la surface de Saturne et celle de Jupiter les corps que nous pesons sur noire globe? condillac, Art de rot», m, 10. |] i° Fig. F.xaminer une chose attentivement pour en connaître le pour et le contre. Pesez bien les effets qui suivront mes paroles, botr. St Gen. a, 8. Vous voulez tout peser avant que de faire le premier pas, MASs'. Panégyr. Sainte Kagdel. Comme il [Louis XIV] était sage, et qu'il savait combien les parolrs des rois sont pesées, li~ de catlos, Souvenirs, p. H4, dans pooGENS. Connais tes intérêts, pèse-les et choisis, volt. Olymp. iv, î. On ne pardonne rien aux bommes d'un certain ordre : on pèse leurs plus indifférentes actions dans une balance rigoureuse, uinER. Claude et flir. i, »5. |{ Absolument. Pesez, examinez, j'ai résolu d'attendre, Et j'approuverai tout, DKSTOUCH. Irrésolu, II, (0.|| Peser les mots, les paroles, en apprécier les conséquences. Jepèse mes discours, je me trouble et m'étonne, Tant j'ai peu d'assurance en la foi de personne, malh. V, 23. Personne ne pèse plus ses paroles que vous sur les choses importantes, sév. 24 janv. 4 689. Tous les mots sont à peser, boss. Lett. i«. Pesez votre réponse avant de la faire, j. j. Bouss. Ilél, vi, 6. Jj Peser toutes ses paroles, peser tout ce qu'on dit, parler avec lenteur, avec circonspection. Tous. pesant leurs paroles, tous embarrassés de leurs voisins et d'eux-mêmes, volt. Prine. de Babyl. *. Il pèse tous ses mots, mesure tous ^es pas, DBsiiAHis . dmpertinera , se. 6. |{ 3° Apprécier, en parlant des personnes. Il pesait les esprits, et donnait i chacun le rang qu'il méritait, flKch. Duc de Kontausier. Il tient la balance éternelle Qui doirpeser tous les humains, j.b. bouss. Odes, i, M. El Dieu nous pesa tous dans la même balance, volt. •" dite II On dit dans un sens analogue : peser ■•■s voix, les raisons, etc. Je ne compte pas les voix, je les pîse, balz. liv. vi, lett. (. Elle (l'Académie] «••«1 j»r;uadé qu'il fallait plutôt peser les raisons que compter les hommes qu'elle [la tragédie du Cidl avait de son côté, Acad. teniim. Cid. Acante, le public i vos vers applaudit; C'est quelque chose, mais la gloire Ne compte pas toujours les voix, Elle le.s pèse quelquefois, la fort. Lett. xiu. Il 4* F. n. Avoir un certain poids. Tous le» corps connus pèsent, et il y a longtemps que la légèreté absolue a él'' comptée parmi les erreurs d'Aristole et de«« sectaieur», volt. Phil. Newt. ni, i. Dans l'année itm), un Anglais mourut Agé de vingt-neuf »ns, 1 Mader en Essex ; il pesait eo9 livres, poids »ngUi«, Bi rr. SuppJ. d Ihitl. nat. Œuv. t. xi, < ( K I ,, . ,,i que, volume pour volume, la terre - '"' plu» que le soleil, BUPK. tfUt no«.
'• duc 'J-.ur. t. 1, p. luo. On bateau placé sur la Uirifti* lUpUc* un* ijuaiuili d'e^u qui p«w pr4ci>«-
PES
ment autant que le bateau et toute sa charge, BBissoN, Traité de phys. t. i, p. 289. || Celte pièi;e dor ne pèse pas, elle n'a pas le poids légal. || Cela ne pèse pas plus qu'une plume, se dit d'une chose très-légère. || Fig. Il ne pèse pas une once, se dit d'un homme que la joie rend vif, alerte. ||Fig. Ce que ()èse son bras, sa force, sa vaillance dans les combats. Tu l'as vu tant de fois au milieu des combats Montrer à tes pareils ce que pesait son bras, COBN. Perth. m, 4. || Par menace. Tu sauras ce que pèse ma main, tu éprouveras les effet» de ma colère. Si je te vois jamais regarder cette porte. M'entendstu T tu sauras ce que pèse ma main, la font. CEunuque, v, 6. Je vous ferai sentir ce que pèsent mes coups, boursault, le Jferc. gai. i, 3. || Terme de marine. Le vent pèse, il fait incliner le navire. Il Terme de chasse. Se dit en parlant des bétes fauves qui enfoncent beaucoup leurs pieds dans la terre. || 5° Graviter. Tous les corps, selon M. Newton, pèsent les uns sur les autres , ou s'attirent en raison de leurs masses, fûnten. Newton. Les satellites de Jupiter pèsentsurJupiter, comme la lune sur la terre, lessatellitesde Satiirnesur Saturne, toutes les planètes ensemble sur le soleil, id. ib. Nous ne pouvons douter que les corps ne pèsent les uns sur les autres en raison directe de leurs masses et inverse du carré de leurs distances, bhff. Hist. rtat. Preuv. théor. tarr. Œuv. t. 1, p. 226. Il 6° Fig. Avoir la valeur de. L'un et l'autre [le héros et le grand homme] mis ensemble ne pèsent pas un bomme.de bien, LA BRur. 11. La vie de l'ignorant le pèse pas une heure de l'homme qui sait, dioer. Opin. des anc. phil. (Sarrasins). || T Faire sentir un poids. Que ces vains ornements, que ces voiles ma pèsent I BAC. Phèdre, i, 3. Sur lui pèse d'en haut une invisible main, delille, Parad. perdu, iv. !| Terme de manège. Ce cheval pèse à la main, il s'appuie sur le mors de manière à lasser la main de son cavalier. Il Fig. Peser à la main, être à charge et ennuyeux. 1| 8° Appuyer fortement sur une chose. Peser sur un levier. Passer ainsi la vie à chamailler. o'e.5v paser sur le collier sans relâche comme les malheureux chevaux de la remonte des fleuves, bbaumabchais, jfar. de Figaro, m, «s. || Fig. Peser sur, exercer une pression, de l'intimidation. Les ennemis se sont rendus puissants, on a pesé lourdement sur la Bretagne et sur le gouverneur, sév. &90. Que l'Asie, pour peser sur l'Europe, eût acquis un nouveau poids, montesq. Bon». 47. || Terme de marine. Agir sur les cordages par son propre poids, les roidir en les tirant de haut en bas. {| 9' Fig. Causer un malaise comparé à la pesanteur. Celte viande pèse sur l'estomac. Son déjeuner lui a pesé toute la jouuiéu. || Causer un malaise moral. Cela lui pèse, i quel!|ue esprit léger ou de votre heur jalQu.t, À qui ce grand secret a pesé comme à vous, cobn. Héracl. ii, 4. Rien ne pèse tant qu'un secret; Le porter loin est difficile aux dames; Et je sais même sur ce fait Bon nombre d'hommes qui sont femmes, la font. Fabl. vui, 6. Pleur&les-vous longtemps? ne dormiez-vous point? aviez-Tous quelque chose qui vous pesait sur le cœur? mon Dieu I comment faisiez-vousî sév. I63. Cetaveu me pesait, quoiqu'il fût nécessaire, langue, Coquelle corr, iv, i . || L'argent lui pèse, se dit d'un prodigue qui a hâte de dépenser. Cet argent-là lui pèse; il veut s'en, dessaisir, destouch. Dissip. i, ). Il On dit aussi : l'argent ne lui pèse guère, il le dépense facilement. || 10* Fig. Être soutenu, comme est soutenu un poids, en parlant de choses importantes. Tout le fort des combats pèse aujourd'hui sur mol, OELILLE, ^n. xii. Il 11° Être à charge. Tout ceci ne me pèse et l'espril ne me trouble, bégnieh, Sat. vi. Je ne sais comme on peut inhumainement peser sur les gens qu'on doit aimer, sêv. 26 sept. t687. M. de Rennes vous garde votre appartement.... c'est un \ homme admirable; Une pèse rien, ni sesgensaussi, 10. 26 janv. <68o. Ha funeste amillé pèse à tous mes amis, BAC. Hithrid. m, ^. Il cioll peser à ceux à qui il parle, la bhuy. vi. One dépense qui cbmmen- , çait à peser, hamilt. Gramm. 6. Dans l'état oH je : suis, on pè.se à l'amitié, gbesset, Sxdrt. ii, 6. A présent les vingt-quatre heures me pèsent beaucoup, STAËL, Corinn«, l, 3. || Peser sur les épaules, être ennuyeux, fatigant. Que sa présence me pèse sur les épaules ! mol. Bourg, gent. m, ». L'abbé Testu est parti, disant que Pans lui pèse .sur les éfiaules, sév. 62. Il On dit dans le miUne sens : peser sur. la poitrine. Ce Figaro pèse sur ma poitrine, ui ai'March. Mère coupable, iv, 3. || Peser sur les bras, être ft charge par la dépense. || 12* Demeurer plus longtemps sur. Il faut peser suf cette syllabe. || Peser sur, faire remarquer. Je pèse sur t'agréinent et sur l'utilité même de celle surlû de vivacilé [la présence
PES
d'esprit], stv. 4o déc. 4688. Pesons davantage sur celte parole, boss. f" sermon, Ànnonc. *. || 13° 8« peser, v. réfl. Être pesé. Cela se pèse à la balance.
— REM. Pour l'accord du participe passé, il faut bien distinguer peser, v. a. et peser v. n. Ainsi on écrira sans difficulté : Des trente kilogrammes que j'ai pesés un à un pour en déterminer le poids exact; mais on écrira : Des trente kilogrammes que cet enfant a pesé, il en faut retrancher pliKieurs pour avoir son poids après la maladie dont il sort ; car ici peser n'est qu'en apparence verbe actif.
— HIST. xi* s. Que mon |il] l'abat, cni qu'en peist ou cui non [qui que ce soit qui en ait du cnagrin ou non], Ch. de Roi. xcvi. Et d'Oliver lui peisa moût forment, ib. clxxx. || xn* s. La nuit tiai-il sa chape unefelz recouper; À peine la poeit, issi pesout [tant elle pesait], porter, T'A. le mart. 48. |{ xiii* s. Kt le fist moult honorablement sevelir comme empereour, et mettre en terre, et fist grant semblant que ill'en pesast [d'en être affligé], villeh. xcviii. [Je] Ne vous feroie mal pour mil mars d'or pesé, Berte, cxiv. Nus bateur d'estain ne doit rien de chose que il vende ne achate apartenant à son mestier, se la chose n'est pesée ou pois le roy, Liv. des met. 75. Si doit on peser en cascune [chacune] vile au pois qui y est acoustumés, beacm. xxvi, (6. || xiv* s.... Je tien pour le meillour Qu'à tout compter et bien penser à drape [peser a drachme]. Je voi assez puisque je voi ma dame, machaut, p. 1 32. Celui à qui il en poise est appelé nolens en latin, et celui à qui il n'en poise pasest a])pe!énonno<«»is, oresme, Elh.et. Il XY" s. Or d'une corde d'une toise, Sçaura mon col que mon cul poise, villon, Qualt'. \\ xvi* s. Et qu'ainsi soit, le moindre de tous ceulx Pesoit [valait] ung duc, ung marquis ou un conte, ). mabot, v, 477. Ce que j'eusse passé à un aultre sans m'y arrester, je l'ai poisé et remarqué en.... mont, i, 68. Parce que ces événements nous poisent (semblent importants], il semble qu'ils luy poisent aussi [à Dieu], 11). n, 268. Entre deux pareils ouvrages je poiserois tousjours contre le mien, lo. m, 32. Je serois d'opinion que nous pesissions nos escus, despeb. Contes, civ. Des vases pesans chacun trois talents, AMvoT, P. JEm. 66. Il pesoit trop toutes choses pour ne rien perdre, et ne meure rien en hasard, lu. Marcell. i2. La leste d'un chef en peze plusieurs milliers, d'aub. Hist. m, 286. X un chacun son fardeau poise, cotgbavk. Mal poise qui ne contiepoise, id.
— ÉTYM. Picard, epser , poiser ; bourguig. poisé; provenç. peisar, pexar ; espagn. pesar ; ital. p«sare; du lat. perisare, peser, fréquentalif de pendtre (voy. PENDBE et penser). Dans le moyen âge, peter, verbe neutre, avait le sens d'êire pénible à l'âme.
t PÈSE-SEL (pè-ze-sèl), s. m. Terme de physique. Instrument qui indique la densité d'une dissolution saline. !| Au plur. Des pèse-sel ou sels.
t PÊSE-SIROP (pè-ze-si-ro), s. m. Instrument indiquant la densilé du sirop de sucre.
fi. PESETPE (pe-zè-t'),i.^ Petite balance 1 .,*précise dans laquelle on pèse les pièces de monnaie.
— ÉTYM. Peser.
t 2. PESETTE (pe-zè-f), ». (. Un des noms pro. vinciaui de la vesce. Du mil, du tournesol, des pesettes, j. j. Rouss. Hél. iv, h.
— ËTYM. Dérivé de pois, qui s'écrivait aussi pei». PESEOR, EUSE (pe-zeur, zeû-z'), s. m. et (. Celui,
celle qui pèse. || Fig. Kaffineurs de locutions, Pe.seurs de brèves et de longues. De voyelles et de diphlhongues, uâNAGS, Requête des dict. à l'Acad. Il était juré peseur d'œufs de mouches dans des balances de toiles d'araignées, gbimm. Correspond. 1. 1, p. 7*.
— HIST. ivi' s. Peseur, rob. est. Dict.
— ÊTYM. Peser ; provenç. pe»atr« ; espagn. pesador ; ital. pwajore.
t PÈSE-VIN (pè-ze-vin), ». m. Voy. ŒNOMàTRi. Il Au plur. Des pèse-vin ou vins.
PESON (pe-zon), ». m. || 1° Peson à contre-poids, instrument qui sert à peser, et qui est composé d'un néau ou d'une verge, d'une masse ou contre-poids, et d'un crochet pour lasuspcnrlre. Il 2° Nom de la masse ou conlrc-poids. Si le parti populaire faisait le bilan des afiich'es satiriques, des libelles dont on l'a entouré, il trouverait le peson de s^ balance aussi chargé qu'un autre, miraueau, Colleclion, t. IV, p. 306. Il 3" l'esoii à res.sort, sorte de pesun où le contre-poids est remplacé par un ressort, et qui n'est pas si juste que le peson à contrepoids. Il 4° Morceau de plomb que les femmes mettent au bout de leur fuseau, lorsqu'elles filent, afin de le tourner plus facilement. J'ai perdu mon re*on.
— HiST. XIV' s. Et est le pezon [poids en plomb] attaché au laz, par t»lle mesure que, quaol le i^s
PES
»»t fermement clos, le pezou est à terre, Modus, ^ cxxi, verso. Il IV* s. De prendre fuseau sans, pezon....cOQUiL. Blcuon des armes et des dames. || ivi" s. Leur peson [des Parques] se henssoit D'un fer estoilé de
rouille, RONS. 369.
— ÊTYM. Peser.
PESSAIRE (pè-sê-r'), J. m. Terme de chirurgie. Instrument dont on se sert pour maintenir la matrice en sa situation naturelle. || U s'est dit, dans l'ancienne chirurgie, des médicaments introduits à l'aide du pessaire.
— HIST. XV* s. Lequel apoticaire baille à diverses foiz des pouldres, ysserops , breuvraiges et plusieurs passaires, du cangk, coUatum.
— ÊTYM. Lat. pessarium, dérivé de pessum, grec «£(Toô;, pes-saire, proprement sorte de pièce d'un jeu.
t PESSE (pè-s'),s. /'.Nom vulgaire du sapin. Le picea, nommé aussi pesse, ou pece, picea, serente, sapin de Norvège, faux sapin, dhalet, Tiraité des arbres résineux, p. ft.
— ÉTYM. Lat. picea, de pix, poix (voy. poix).
t PESSEREAU (pè-se-rô), s. m. Nom vulgaire de Yhippias luijari'ï, plante ainsi dite parce qu'elle a les feuilles imbriquéereo apparence comme celles d'une petite pesse.
t PESSIMISME (pè-ssi-mi-sm'), t. m. Néologisme. Opinion des pessimistes.
PESSIMISTE (pè-ssi-mi-sf), ». m. Celui qui croit que tout va mal. || Se dit quelquefois de ceux qui, dans les temps de dissensions politiques, n'attendent ce qu'ils regardent comme le bien que de l'excès du mal.
— REM. Pessimiste n'est dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de (835.
— ÊTYM. Lat. pessimus, très-mauvais, d'où l'ancien français pesme.
PESTK (pè-st';, s. f. Il 1° Il se dit, en général, de graves maladies contagieuses ou épidémiques. La fièvre jaune est une peste originaire d'Amérique. Le Seigneur envoya la peste dans Israël, depuis le matin de ce juui -là jusqu'au temps arrêté; et depuis Dan jusqu'à Bersabée il mourut du peuple soixante et dix mille personne», saci, Bible, Hois, II, sxiv, (5. :; Peste d'Athènes, maladie fébrile trèsgrave qui sévit à Athènes d'une manière effroyable pendant la guerre du Pé'opontièse, dans le v* siècle avant l'ère chrétienne; elle était caractérisée par une éruption. || Peste antonine, maladie fébrile qui sévit dans l'empire romain, et particulièrement à Rome, sous l'empire d'Antonin; les ravages en furent affreux. || Peste bovine, maladie très-contapieuse qui attaque l'espèce bovine et qui cause de très-grands ravages. Ij Par extension. Vois combien de serpents, à mon commandement, D'Afrique jusqu'ici n'ont tardé qu'un moment. Et, contraints d'obéir à mes clameurs funestes. Ont, sur ce don fatal, vomi toutes leurs pestes, corn. Méd. iv,. s. Il 1" Particulièrement, en termes de médecine, maladie fébrile, généralement contagieuse, endémique dans le Levant , souvent épidémique, caractérisée pardes bubons et des anthrax. M. Musnier, de Gênes, m'a écrit que la peste a été si grande à Naples, qu'il y est mort, outre une infinité de monde, ((uarante-quatremédecins, GUI PATIN, Lettres, t.ii, p. 260. Un mal qui répand la terreur. Mal que le ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, I.a peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom), la r»MT. Fahl. vil, 1. MM. Chicoineau et Verny, arrivés à Marseille, trouvèrent la peste accompagnée de toute la désolation, de toute la consternation, de toutes les horreur.s qu'elle a jamais traînées après elle, PONTEN. Chirac. Vous avez vu des tremblements de terre; mais, mademoiselle, avez-vous jamais eu la peste? —Jamais, répondit la baronne, VOLT. Candide, xii. || Peste noire, la plus formidable épidémie dont l'histoire ait conservé le souvenir, et qui r'-gna dans le niilipu du xiv* siècle; c'était une vraie peste. || Fuir quelqu'un ou quelque chose comme la peste, s'en écarter le plus possible. Je m'aperçois tous les jours que tous ceux qui me connaissent me fuient comme la peste, disant que je suis trop médisante, LF.aRANu, ie Fleuve d'oubli, se. 3. Il Fig. et familièrement. Dire peste •t rage de quelqu'un, en dire tout le mal possible. Il i" Kig. Chose pernicieuse, funeste, qui corrompt fc cœur ou l'esprit. La Discorde aux crins de couleuvre, l'esté fatale aux potentats, malb. m, 2. Tous les livres semblables (à ceux d'Escobar, de Sanchez, etc.] que Nosseigneurs les évêqufs appellent la peste des consciences, pasc. s* faelum pour les curés de Paris. Plusieurs n'étant m eicilés à leur salut ni instruits de leur devoir, frappés de la maladie et du péché, renfermaient dans leur sein
PES
deux pestes ensemble et mouraient d'une double mort, PLÉCH. Panég. ii, 33). || 4° Il se dit aussi àaa personnes qui peuvent faire beaucoup de mal. Il ne manquait pas de flatteurs, peste fatale qui renverse plus d'États que les armes des ennemis, vauoel. Q. C. 6. Quelques gens d'Israël qui étaient des hommes couverts d'iniquité, et comme des pestes publiques, saci Bible, Uachab. I, x, Ci. Mainte peste de cour fit tant, par maint ressort, Que la candeur du juge, ainsi que son mérite, Furent suspects au prince... la font. Fabl. x, 10. Vous avez là, ma fille, une peste avec vous. Avec qui, sans péché, je ne saurais plus vivre, mol. Tart. ii, 2. C'est une peste dans une famille bourgeoise qu'une Mme Patin, dancourt, Chev. à la mode, v, i. Il regrette sincèrement le temps qu'il a perdu avec les grands et les femmes, ces pestes du talent, didp.r. Salon de 4767, (Eut), t. iiv, p. 3i8, dans pougf.ns. Il II se dit aussi des animaux nuisibles ou incommodes. Les loirs sont la peste des jardins. Nous fûmes extrêmement incommodés des moucherons, qui sont la peste de ce pays, regnard, Voyage de Laponie. \\ Familièrement et par exagération. C'est une méchante peste, se dit d'un méchant petit garçon, d'une jeune fille très-malicieuse. || Des pestes de.... des gens très-désagréables. Des pestes de valets j'admire l'insolence, hauteroche, App. tromp. I, 4. Cela me raccommode avec ces pestes de femmes, et puis c'est le diable de me refâcher contre elles, MARIVAUX, Surp. de l'amour, i, 2. || B° Adj. C'est un petit peste, se dit d'un petit garçon qui est malicieux. || Il est un peu peste, elle est un peu peste, se dit d'un homme, d'une femme qui a de la madice , de la malignité. Qui se sent prude et précieuse, Pour toujours est en sûreté; Kt fût-elle peste et rieuse. Les rieurs sont de son cSlé, m"*dela vigne, dans RicHKLET, J?t'ct. Il L'emploi de peste comme adjectif a vieilli. || 6° Par imprécation. La peste du... Peste soit du.... La peste Soit du causeur! mol. le Dép. II, 7. Peste soit des cirognes qui me laissent dans l'inquiétude! ID. Ifor. forcé, xi. || La peste soit le.... Peste soit le.,.. La poste le.... La peste soit la bête! mol. l'Ét. i, *. La peste le coquin I m. festin, m, «. Peste soit le co(iuin de battre ainsi sa femme lin. Méd. malgré lui, i, 2. || la peste soit fait le.... La peste soit fait l'homme, et sa chienne de face I m. Ec. des f. iv, 2. || La peste m'étouffe! La peste m'étouffe, monsieur, si je-le .sais ! mol. /mpromptu, se. 3. || 7° Par exclamation, peste ou la peste! Peste! oii prend mon esprit toutes ces gentillesses? MOL. Amph.i, i Peste! comme l'utilité vous a bien tAt rapproché les distances! beauharch. Barb. de Sév.'i, 4.
— HIST. xvi' s. Il se leva à Rome une peste si violente, que les hommes en mouroient tout subi-^ tement, amyot, Rom. 37. Il s'alla accointer de Curio, l'amitié et acointance duquel luy fut une peste, m. Anton. H. La peste n'est pas tousjours d'une mesme •orte ; qui a esté cause que l'on lui a donné divers noms, à sçavoir fleuvre pestilente, caquesangue, coqueluche, suette, trousse-galant, bosse, charbon, pourpre et autres, par*, xxiv, i. Remède contre. la peste par art : fiiir tost et loing, retourner tard,
COTGRAVE
— ETYM. 'Wallon, pest; du latin pestis, fléau en général, et, particulièrement, nialadie dangereuse et commune à beaucoup. Coresen, Beitr. p. 396, pense que pestis est pour perdiis, de perdere, perdre, ruiner.
PESTER (pè-sté), r>. ». Terme familier. Témoigner de la mauvaise humeur par des paroles aigres et emportées. Pour venir au chartier embourbé dans ces lieux. Le voilà qui déteste et jure de son mieux. Pestant en sa fureur extrême Tantôt contre les trous, puis contre ses chevaux, Contre son char, contre lui-même, la font. Fabl. vi, )8. Ce sont vingt mille francs qu'il m'en pourra coûter; Hais, pour vingt mille francs, j'aurai droitde pester Contre l'iniquité de larnature humaine, mol. Mis. v, i. Je suis parti, les cieux d'un noir crêpe voilés, Pestant fort contre vous dans ce fâcheux martyre, Et maudissant vingt fois l'ordre dont vous parioz, lu. Amph. II, I. Elle crie, elle peste, elle jure, elle bat, elle mord, elle égratigne, elle estropie même en cas de besoin, mais, dans le fond, c'est une bonne enfant, rkgnard, .Sérénade, l». || Pester entre cuir et chair, être mécontent sans oser le dire, jj II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— ÉTV.VI. Peste.
PE.S'riFËRE (pè-sti-fé-r*), adj. Terme didactique. Qui communique la peste. Un air pestif!:re. || Fig. Les pestiférés maximes et l'odieux gouvernement du cardinal Maxarin, st-sim. 3»n, isu.
PET
— HIST. xri* s. Pestiféré alaine {ie la mort], ua- RûT, m, 291. Aposteme pestiféré, paré, xxiii, 25.
— ÊTYM. Lat. pestiferus, de pestis, peste, et ferre, porter.
PESTIFÉRÉ, ÉE (pè-sti-fé-ré, rée), adj. || 1" Infecté de peste. Un lieu pestiféré. || S» Atteint de peste. Mme de Mainienon.... lui cria [à la duchesse de Bourgogne] : Où allez-vous, madame? N'approchez pas; nous sommes pestiférés (elle sortait de chez !e Dauphin mort de la petite véroiej, st-sim. 293, 240. Il Substantivement. Un pestiféré, une pestiférée. La peste ravagea la Hollande, et il se dévoua aux pestiférés de la Haye, sa patrie, début qui, quelc|ue glorieux qu'il soit, ne sera pas envié, fonten. Ruysch. il Fig. et familièrement. Qu'on évite comme s'il avait la peste. Suis-je pestiféré? que veut dire ceci? HAUTEROCHE, Deuil, se. H. Il Fuir quelqu'un comme un pestiféré, éviter tout commerce avec lui.
— HIST. XVI* s. Par une seule inspiration d'un pestiféré on prend la peste, paré, xxiii, *0.
— ETYM. Pestiféré; provenç. vestiferat.
t PESTIFÉRER (pè-sti-féré. La syllabe fé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je pestiféré ; excepté au futur et au conditionnel : je pestiférerai), V. a. Communiquer la peste. || Fig. S'il faut que vous soyez obligé continuellement, voua et II. le contrôleur général, de réformer tous les mémoires dont la cupidité humaine vous pestijtre VOLT. Leti. Trudaine, H déc (776. T
PESTILENCE {pè-sti-lan-s'), î. f. || 1° Peste ou ma ladie contagieuse répandue dans un pays (vieilli en ce sens). En un temps de pestilence. || 2° Fig. Terme de l'Ecriture et de théologie. Chaire de pestilence, chaire où l'on professe une mauvaise doctrine.
— HIST. XII* s. Boneùré baron chi... en la chaer« de pestilence ne sist, Liber psalm. p. I. E nostre sires out merci de la terre, e la pestilence cessad en Israël, Rois, p. 219. || xiv* s. Si en voit on (de U convoitise] mainte doleur Venir et mainte pestillence, J. de condé, t. 11, p. ou. || xv" s. Je parleiai d'un grand commencement de pestilence qui se bouta en l'Eglise, froiss. ii, h, (9.
— ÊTYM. Provenç. peslilenlia, peslilensa; esp pestilencia; ital. pestilenzia, pe.ttilenia ; du lat peslilenlia, de pestilentus, pesiilent.
PESTILENT, ENTE(pè-sli-lan,lan-t'),odj'. || l'Qui tienide la peste. Une fièvre pestilente. || i°Oui donn» la peste. Il [Satan | ressemble' à une vapeur pestilent» quisecou'eau milieu de l'air par une contagion insensibleet imperceptible à nos sens, Boss. 1*' iCrmim, Démons, 2. || Fig. Des doctrines pestilentes, dit-il IGcrson], se sont élevées dans des provinces illustres, BOSs. Réfut. caléch. Ferry, 11, f>. Quand noui leur témoignons, Proserpine et moi, que cela [le mauvais style de la galanterie] nous cbo<|ue, ils nous traitent de bourgeois, et disent que nous ne sommes pas galants; on m'a assuré même que cette pestilente galanterie... boil. Héros de romans.
— SYN. PF.STILKNT, PESTILENTIEL. Pestileilt Veul
dire qui a le caractère de la peste, l'estilence en vient et signifie maUulie ayant le caractère de Is peste! Pestilentiel vient de pestilence. On voit donc que ces deux mots rentrent à très-peu près l'un dans l'autre. Seulement la médecine aujourd'hui n'emploie plus pesiilent, elle emploie pestilentiel.
— HIST. XVI s. Vous voyez ici la malicieuse et pestilente finesse de .'^atan, calvin, Instit. Xflo. Un air pe-stilent, pabB, Inirod. 10.
- ETYM. Provenç. pestilent; e.sp. et Ital. pettilente; du lat. pestilentus, de pestis, peste.
PESTILENMEL, ELLE (pi-sti-lan-si-el, é-1'), nrfj. Il 1° Qui a le caractère de la peste. || Kièvfe pi'slilentielle, toute fièvre dans laquelle il survient i\n charbons, des bubons. || Maladie pestilentielle, la pesto , et, par extension, les maladies conlagieiiseï de mauvais caractère. || i' Qui donne la pesto. Vapeurs pestilentielles. || Fig. Ce germe pestilentiel qui avait si longtemps infecté la terre, voLT.^Jfneurt, Rem. VII.
— HIST. XVI* 1. Il se leva une maladie [lestilentielle, AMTOT, Numa, 23. Fièvre pestilentielle PAHIt, XXIV, 10.
— ÉTYM. Peslilenc*; provenç. pestilencial ; Ital
ppsiilenziale.
t PESrUM(pè-slom'),x.in. Termed'architecture Le pcstum se dit quelquefoii du véritable dorique ou du dorique grec, dont le modèle a été retrouvé, au siècle dernier,- dans les ruines du temple de Pestum, et où la colonne n'a que douze modules et n'a pas de base.
PKT (pè), ». m. Il 1* Vent qui sort par en bas avec bruit (on évite de se .servir de ce mot). Faire un pet. iJicber un pet. || On tirerait plutOt un pet d'un
PEl
toe mort qu'un sou de sa bourse, s« dit dun «Tare doLt on ne peut rien obtenir. |{ Faire un pet de maçon, où il y a du mortier après. || V Pet de oonne, petite pâte sucrée et aromatisée, frite de telle sorte qu'elle est pleine d'air au milieu. || 8° Pet à vingt ongles, un enfant dont une fille tst accouchée. Il 4" Pet d'âne, synonyme d'onoporde, plante.
— msT. xiii* s. Tant s'esforce, tant s'esvertue , Tant se torne, tant se remue, C'uns pet en saut qui m desroie, ruteb. 5S2. || xit* s. Et avint que, en soy testant [se chauffant dans une cuisine], il fit une vilenie appelée pet ; pour laquelle vilenie ainsi faite, le valleton saillant de la ditte cuisine sonna «ne paele, comme accousiumé avoit esté et estoit i faire au dit hostel en tel cas, dd cangb, pettus. Tiers mets ; doreures de pommeaulx et de pets d'Espaigne (sorte de pâtisserie], Uénegier, u, *.
I XVI' s. Si le paysan est malade, il prendra tout le contraire de ce que vous ordonez; au bout de quelque temps, vous lui verre? faire un pet à la mort [guérir, revenir à la vie], cholièhes. Contes, t. I, malin. S, p. 47, dans polgens. Soudain Epistemon commença respirer, puis ouvrir les yeulx, puis baisler, puis esternuer, puis feit un gros pet de mesnage, bab. ii, 30.
— ETYJl.Provenç. pet, peit; cat. pet; esp. pedo; port, peido'; ital. pela; du lat. pêdituj, de pèdere ; sanscr. pard; l'r est conservée dans le grec itspSeiv, et dans l'allem.Furz, mais perdue dans le latin et remplacée par la longue pê.
t PÉTALAIBE (pé-ta-lê-r'), t. m. Couleuvre des deux Indes.
P&TALE (pé-ta-l'), f. m. Terme de botanique. Nom qu'on donne à chacune des pièces qui composent une corolle polypétale, quand elles sont absolument distinctes les unes des autres et libres de toute adhérence à la base.
— REM. 1. Si cette corolle est d'une seule pièce, on l'appelle corolle monopétale ; mais cette pièce unique ne se nomtne pas un pétale. || 2. Pétale a été féminin ; Richelet lui donne ce genre.
— ÊTYM. nÉTa).ov, feuille, itÉTalo; , étendu, «tTivvu(ii, étendre ; lat. patulus, ouvert, déployé. Fabio Colonna est le premier qui, dans un livre imprimé â Rome en (649, s'est servi du mot p^(oJ« pour différencier les feuilles des fleurs des feuilles proprement dites, richelet.
t PfiTALÊ.ÉR (péta-lé, lée), odj. Qui a des pétales.
PÉTALISME (pé-la-li-sm'), I. m. Sentence populaire par laquelle les Syracusains condamnaient à l'exil, pour cinq ans, ceux d'entre leurs concitoyens dont la puissance paraissait dangeieusf- pour la liberté publique; c'était l'analogue de l'ostracisme (tes Athéniens.
— f.TVM. FIfT«),io|iô;, de itt'taXov, feuille, parce que l'arrêt s'écrivait sur une feuille d'olivier.
t PÉTAUTB (pé-ta-li-t'),t. f. Silicate d'alumine et de liihine qui forme des veines dans certaines pepmatites.
t PftTALOCÈRE (pé-ta-lo-sè-r*), adj. Terme de zoologie. Dont les antennes sont terminées par une masse feuilletée.
— ÊTYM. Pitale, et xipac, corne, antenne.
t PÉTALODÉ, ÉE (pé-l;i-lo-dé, dce), adj. Fleurs pétalodées, fleurs qui doublent, par transformation en pétales, certains organes des verticilles autres que la corolle.
— ETYM. Pétale, â l'aide du grec itfTaXwSnc, qui est en forme de feuille.
t P&TALOÏDE (pé-u-lo-i-d'), adj. Terme de boUnique. Qui ressemble à un pétale ou à unecorolle. 'I Demi-pétalolde, se dit des calices dont les divisions alternées ressemblent è des pétales par leur eoloration, ou de ceux qui sont verts et herbacés extérieurement, colorés et pétaloldes intérieurement.
— f.TVM. Pétale, et t'Un, forme.
PftTARAnK (pé^ta-ra-d'), f. f. || 1» Suite de pets
que font certains animaux en ruant. Moitié de ce
fardcus oe vous sera que Jeu ; Le cheval refusa, fit
«ne p^laMde, la ïobt. Pabl. yj, ♦«. || »• Bruit qu'on
lat de la jMvcbe, par raépris pour quelqu'un.
i.orsque, bouleve/wst barnir*», palis.sades. Je vais
fiirc aux dragons cornes «t p-Urades. oherardi,
nm. ital. i. I, p. (73 (Arù^i-iin j3,on). || Il m'a
répondu par une pétarade, il n'a fan aa>nn cas de
mes discours. || 8- Par plaisanterie, explosion, eoups
de canons inutiles, feux d'artifice. Cet Etna.... fait
•ntMdre des péUrades, «carr. Virg. m. Les prin-
eewe» [elles du roi] se mirent â se promener en-
•«Dble les nuits, et i s« divertir la nuit i quelques
pétarades, «r-sm ï4,ie. Retirez-vous, vieux assié-
geanu (de GiLtalUr en «Tee)... Le tranquille An-
Vtt» *!rt •>• bruit De vos nocturnes péUrades,
PET
PARUT, cité dans lahahpe, Corretp. t. m, p. M», dans pouGENS.
— HIST. XVI' S. La roide ruade. Prompte pétarade.... MAROT, III, 235.
— ÉTYM. Péter.
t PÉTARASSE (pé-ta-ra-s"), s. /. Nom d'une espèce de hache à marteau, dont on se sert pour pousser l'étoupe dans les grandes coutures, eu calfatant les vaisseaux.
PÉTARD (pé-tar; le d ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, 1'» ne se lie pas : des pé-tar enflammés ; cependant quelques-uns la lient : des pétar-z enflammés), s. m. || l°Terme d'artillerie. Boîte en bois ou en métal, remplie de poudre, employée pour faire sauter les portes , les barrières, etc. || Fig. Mairan disait que cet ouvrage était un pétard que j'avais mis sous la porte de l'Académie fiour la faire sauter si on me la fermait, marmontel, Mém. vu. il 2' Terme d'artificier. Pièce d'artifice composée d'un cylindre en carton rempli de poudre tassée. Il Les pétards qu'on vend aux enfants sont faits de papiers mis bout à bout et collés avec de la poudre fulminante, qui s'enflamme au frottement quand on les tire en sens inverse.
— HlST. XVI' s. Voici les premières nouvelles de cBs petars (t 580), qui ont tant fait parler d'eux, et qui n'avoient encores esté e.ssaiez sinon en un meschant chasteau de Rouargue, qui n'a pu nous donner son nom, d'aub. Hist. u, i4».
— ÊTYM. Peler.
PÉTARDÉ, ÉE (pé-tar-dé, dée), por». passé de pétarder.
PÉTARDER (pé-tar-dé), v. a. Enfoncer, faire sauter, en faisant jouer un pétard. Pétarder une porte. Souvent le roc est si dur qu'on ne le peut faire éclater qu'en le pétardant avec de la poudre, buff. Jfin. t. V, p. 1«8. l|Fig. Friponne, sais-tu bien lorsque tu me regardes.... — Quoi! je te tiens au cœur. — Ma foi, tu le pétardes, th. corn, le Charme de la vois, iv, 4.
— HlST. xvi* s. Agen fut escalée et petardée sur la reconnoissance et sous la conduite de Favas, d'aub. Hist. m, ;i9«.
— ÉTYM. Pétard.
PÉTARDIER (pé-tar-dié ; l'r ne sft prononce pas et ne se lie pas ; au pfuriel, l'î se lie : des pé-tar-dié-z habiles), ». m. || l'Cehii qui fait ou qui applique les pétards. Il 2' Terme de zoologie. Espèce de carabe, insecte dont l'anus lance des jets d'une matière acre et blanche.
— HIST. XVI' s. J'ai oui dire aux premiers petardiers, qu'ils avoient inventé cette machine en contemplant des tapisseries .. b'aub. Hist. ii, 349. Un quartier de pierre rompit la planche, et envoia petardier et pétard dans les fossez, m. ib. m, 38«.
— ÉTYM. Pétarder.
PfiTASK (pé-ta-z'), *. m. Sorte de chapeau en usage chez les anciens ; il était à larges bords, et protégeait contre la pluie et le soleiU
— ÉTYM. FléToioc.
PÉTAUD (pé-tÔ ; plusieurs disent pe-tô) , s. m. Usité dans cette locution : la cour du roi Pétaud, un lieu de désordre et de confusion et où tout le monde est le maître. On n'y respecte rien, chacun y parle haut. Et c'est tout justement la cour du roi Pétaud, MOL. Tart. i, ».
— HIST. XVI* s. Mouflarde, petaude, vessue, Retirez-vous, le nez vous sue, des accords. Descriptions, p. 21, édit. de »6i4.
— ÉTYM. Leroux, Dict. comique, écrit : C'est la cour du roi Pelo; il ajoute qlie ce proverbe se dit de l'assemblée des gueux, et que peto signifie ici je demande. Une même idée est avancée par Scheler, qui dit que pétaud est un terme burlesque formé du latin petere, demander, mendier. Mais l'historique paraît montrer que pétaud est synonyme de péteur; et l'on comprend comment la cour du roi Pétaud a pris le sens qu'a cette locution.
PfiTAUDIÊRE (pé;tô-diè-r'; quelques-uns disent pe-tô-diè-r') , s. f. Assemblée confuse, où chacun fait le maître. Après une longue pétaudière, il fut résolu que le roi serait informé de cette insolence, sT-sm. 36, leo. Genève est une pétaudière ridicule; mais du moins de pareilles horreurs [l'exécution du jeune la Barre] n,'y arrivent point, volt. lett. D'Alembert, 7 août «Te».
— ÉTYM. Pétaud. <
t PÉTACRISTES (pé-lô-ri-sf) , s. m. pi. Genre de phalangers (mammifères), pourvus de membranes sur les flancs propres A les soutenir dans leurs sauts. || Genre otniectes de l'ordre des coléoptères.
— fiTYM. nn^upioT^K . dansHUi <le curd*.
PÉT
PÉTÉCHIAL, ALE(pé-té-chi-aI', a-I'), xdj. T.ernn de médecine. Oui ressemble à des pétécliies. || Qui est accompagné de pétéchies. || Fièvre pétéchiale, nom donné quelquefo>s au typhus.
— ÉTYM. Pétéchù's.
PÉTÉCUIES (pé-té-chie) , *. f. p{. Terme de médecine. Taches pourpj-ées, semblables à des morsures de puces, qui se manifestent souvent sur la peau durant le cours des maladies aiguës les plus graves.
— ÊTYM. Ital. peteccliie; latin du xV siècle pestichiœ, de pestis, peste, parce que la peste s'accompagne souvent de pétéchies.
PET-EN-L'AIH (pè-tan-lêr), ». m. Robe de chambre qui ne descend que jusqu'au bas des reins, et qui est en étoffe légère. Plus ginguet qu'un pet-enl'air. Plus étourdi qu'un éclair, Plus méchant que Lucifer, M"' du deffant, Êpigr. contre le duc d* Choiseul. Le roi n'eut que le temps de mettre son pet-en-l'air et ses pantoufles, et d'accourir encore tout endormi, comte de caylus (gbosley). Féeries, Prince Courte -botte, Œuv.i. v, p. 206, dans pougens. Il Au plur. Des pet-en-l'air, c'est-à-dire des robes de chambre en pet en l'air.
t PET-EN-GUEULE OU PÈTE-EN-GUECLE (pètan-gheu-l'), s. f. Sorte de jeu de soldats et de gamins, où deux individus, se tenant à bras lecorps, mais dans une position renversée, de inanière que chacun ait la tête entre les cuisses de l'autre, se renversent alternativement sur un ou deux autres qui se tiennent & terre à quatre pattes ^t sont ainsi tour à toiir sur leurs pieds, portant l'autre qui a la tête en bas, ou ont la tête en bas et sont portés par l'autre. Quoi! je n'ons pas joué ensemble à la madame, à la colin-maillard, à la pet-en-gueule ! dancoubt, I« Jfart retrouvé, se. h.
PÉTER (pé-té; quelques uns disent pe-té. La syllabe pé prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette : il pète ; excepté au-futur et conditionnel : il pétera), ». n. || 1° Faire un pet. Il Fig. et bassement. Il ne faut nas péter plus haut que le cul, il ne faut pas entreproudre au-dessus de ses forces. || 2" Faire un bruit subit et éclatant. Ce Tin fait péter les bouteilles. Le sel pète dans le feu. Il Son fusil, son pistolet lui a pété dans la main, il lui a crevé dans la main en faisant explosion. || Fig. et trivialement. Péter dans la main, faire défaut, manquer au moment nécessaire (par allusion au mousquet qui éclate entre les mains). Ne comptez pas sur cet homme, il tous pétera dans la main. L'affaire allait si bien, et voilà qu'elle nous pètedans la main. || Faire péter dans la main, faire manquer. Avez-vous le diable au corps de me faire péter dans la main une telle affaire? st-sim. 464, i3l.||Fig. La gueule du juge en pétera, voy. gukule, n' 2. Il La tète en pète, se dit de quelque chose qui trouble fortement. Mlle Aroould disait qu'ils étaient si troublés par l'arrivée de M', le duc de la Vauguyon, que la tête leur en pétait, grimm, Correip. 1. 11, p. 202. Il 11 se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— ÊTYM. Pet; provenç. pefor; portug. peidar. La forme ancienne était poirre, du latin peder« : S'ore puet poirre, si est gariz, buteb. 282.
PÉTECR (pé-teur) ou PÉTEUX (pé-teû), PÉ- TEUSE (pé-teû-z'),î. m. et f. Celui, celle qui a l'habitude de péter. || Proverbialement et bas.sement. On l'a chassé comme un péteur d'église, ou simplement, comme un péteur, comme une péteuse. L'un, avec prudence, au ciel s'impatronise. Et l'autre en fut chassé comme un péteux d'église, régnibr, Sut.
— ÊTYM. Péter.
PÉTILLANT, ANTE (p*-ti-Ilan, llan-f, Il mouillées; quelques-uns disent pe-ti-llan), odj. || 1" Qui pétille. Partout alors est en campagne Le pétillant vin de Champagne ; Le maître ne l'épargne pas, PERRAULT, Chasse, dans richklet. Et la mousse pétillante D'un vin délicat et frais, chaulieu, à Lafare, Œuv. t. I, p. »8, dans pougens. De ce vin frais l'écume pétillante De nos Français est l'image brillante, volt. Mondain. \\ 2* Oui brille avec éclat. Le feu sort de vos yeux pétillants et troublés; Votre pouls inégal marche à pas redoublés, boil. Êpil. m Elle est fraîche et rondelette; Son œil noir osi pétillant, BËRAN6. Jeannette. \\ 3* Fig. Qui aune vivacité comparée â un pélilleaient. Un écrit, un style pétillant. Avec cette aimable figure, elle était toute pétillante d'esprit et de vivacité, hamilt. Cramm.».
— REM. Et en regardant ilec [ilj vit mons. d'Orléans [assassiné] ou [au] ruisseau de la rue, pétillant encore d'une main, Bibl. des ch. «'série, 1. 1, p. 242. Il est très-probable qu'ici pétillant ne vient pas de pétiller; il devrait être écrit pestillant . et vient d'un verbe ptêhiltr, frapper souvent, de peslei.
PÊT
pilon. On dit encore en Normandie pétiller pour piétiner.
— HIST. ivi* s. Ce sont les moyens de dompter doulcement une jeunesse pétillante, amtot, Comm. nourrir les enfants. 39. Amour donc, de soy foible enfant, qui de nos âmes Est contraint desrober ses pétillantes (lames, Pour maintenir vivant le feu de son flambeau, desportes. Tombeau de Desportes.
PÉTILLKMENT (pé-ti-lleman, JJ mouillées; quelques-uns disent pe-ti-Ue-man), s. m. || 1° Action de pétille». Le pétillement du sel dans le feu. Le pétillement du vin de Champagne. L'empereur.... s'avança au travers du pétillement de ces brasiers [dans l'incendie de Moscou], au brijt du craquement des voûtes.... SÊGUR, llist. de Nap. vm, 7. || 2° Par extension, bruit répété de coups de feu. La fusillade continuait; son pétillement, redoublé par l'écho des murailles, paraissait de plus en plus vif, ségur, Hist. de Nap. vi, 1. 1| 3° Fig. Mouvement moral qui fait comme pétiller. Avec quel battement de cœur, avec quel pétillement de joie je commençais à respirer en me sentant libre I ). j. rouss. 3' lett. d J(. fl« Halesherbes.
— ÉTYM. Pétiller.
PÉTILLER (pé-ti-llé , Il mouillées, et non pé-ti-yé; quelques-uns prononcent peti-Ué), v. n.|| l'Éclater avec un petit bruit réitéré. Le sel pétille dans le feu. Dès que le vin commence à briller et à pétiller dans la coupe, Soss. Élevât, sur myst. .xi, 4. D'autres sur des trépieds placent l'airain bouillant, Que la flamme rapide entoure en pétillant, deulle, En. 1. Il Fig. J'avais senti pétiller mon argent au moment qu'il avait lâché le mot de cartes et de dcz, HAHiLT. Gramm. m. || 2° Par extension, se dit de coups de feu. Dix mille vaillants Alcides D'éclairs au loin homicides Font pétiller leurs remparts, BoiL. Ode 1. 1|8° Jeter un vif éclat. Les yeux lui pétillaient d'un désir langoureux, bégnieb, Élég. iv. Elle accompagna cet adieu d'un coup d'œil passionné , où pétillait le vin de Champagne, marmon- TEL, Conl. mor. Philos, soi-dis. Un chambellan qui de clinquant pétille, bérang.B. fille. Ses cheveux pétillaient de mille diamants, v. nvao, Voix. int. )2.
I Terme de peinture. On dit que deux couleurs éclatantes placées l'une auprès de l'autre sont ennemies et pétillent trop ; telles sont le vermillon et le bleu. Il 4° Fig. Être plein de vivacité. Quand à cette humeur naturellement gaillarde il se joint encore de nouveaux motifs de gaillardise, Dieu sait comme on pétille, mariv. Pays. parv. 2' part. jjLe sang lui pétille dans les veines, il est plein d'ardeur, d'impatience,, d'irritation. Le sang pétille dans mes vieilles veines en vous parlant de lui [le traducteurde Shakspeare], volt. Lett. d'Argental, i9 juill. (776.
II Pétiller d'e«prit, avoir l'esprit vif et brillant, || On dit aussi que l'esprit, le sentiment pétillent. C'est peu qu'en un ouvrage où les fautes fourmillent. Des traits d'espritsemésde tempsen temps pétillent, boil. Art p. I.- Comme ici le sentiment pétille! imbkrt, JaJouz tans amour, m, <. || Pétiller de joie, d'ardeur, etc. manifester beaucoup de joie, d'ardeur, etc. Entendelle un carrosse, elle pétille de goût pour quiconque estdedans. LA BRUT. vn. Pétillant de joie d'avoir enfin triomphé de moi, J. J. Bouss. Ém. n. || 6" Familièrement. Pétiller de faire une chose, avoir uneextrême impatience delà faire. U.de VendAmea pourtant une très-belle armée en Flandre, et pétille de faire quelque chose, MAINTENOH, Lett. d Mme des Ursint, (3 sept. 1700. M. du Haine voulut mettre son aile en ordre, qui y était depuis longtemps et qui pétillait d'entrer en action, st-sim. 30, 94. || Absolument. Être impatient. Je ne sais où j'en suis, à cause de la maladie de ma tante; l'abbé et moi, nous pétillons; et nous sommes résolus, si son mal se tourne en langueur, de nous en aller en Provence, sêv. (311. Leduc d'Estrées poussait un peu loin les reproches.... le duc de Charost pétillait, et lui dit.... 10. is man (sss.
— HIST. xvi« s. Dans l'arbre espez cest or ainsi brilloit. Sa feuille ainsi d'un doux vent petilloit, DUBiiLL. IV, 46 , vtTto. Plus dm que ne cbet la gresie. Oui en pétillant se mesle Aux ondoyans tourbillons, iD. vu, (8, verso. Si une goutte de telle bulle jettée dans le feu ne crépite point et ne pétille avec bruit, paré, xzv, 24.
— f.TYM. l'iier.
t PÉTILLER F5 (pé-ti-Ilè-r' , «mouillées), t. f. pi. Se dit, chez les gantiers, des parties d'une peau dont les pores sont moins serrés.
t PÉTIMTE {pé-ti-ni-t'), s. f. Substince orgaaique découverte dans les fabriques de noir animal parmi les parties les plus Tolalilea qui passent i la dixiUatioa des os.
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t PÉTIOLAIRE (pé-si-o-lê-r'), adj. Terme de botanique. Qui croît sur les pétioles ou à côté. Inflorescence péiiûlaire. || Qui doit sa nai--sance à un pétiole.
t PÉTIOLATION (pé-si-0-la-sion), j. f. Terme de botanique, l^tat des fleurs qui sont munies de pétioles.
PÉTIOLE (pé-si-ol"), s. m. ||1» Terme de botanique. Partie rétréoie de la feuille, et qui lui sert de support; quand il manque, la feuille est dite sessile. || Pétiole commun, celui qui porte toutes les fulioles d'une feuille composée. || 2° Terme d'entomologie. Partie droite par laquelle l'abdomen de quelques hyménoptères est uni avec le tronc.
— ÊTYM. Lat. petiolus, petit pied, diminutif de pes. pied.
PÉTIOLE, ÉE (pé-si-o-lé, lée), adj. Terme de botanique. Porté par un pétiole, par opposition à sessile. Feuille pétiolée. || Cotylédons pétioles, ceux qui, dans une graine en germination, se rétrécissent à leur base de manière à former une espèce de support ou pétiole.
t PÉTIOLÊEN, ENNE (pé-si-o-lé-in, è-n') , adj. Terme de botanique. Qui provient de la dégénérescence d'un pétiole.
t PÉTIOLULAIRE (pé-si-0-Iu-lè-r') , adj. Terme de botanique. Qui natt sur un pétiolule. Stipules pétiolulaires.
t PÉTIOLULE (pé-si-o-Iu-l') , s. m. Terme de botanique. Pétiole particulier de chaque foliole d'i.ne feuille composée.
— ÊTYM. Diminutif de pétiole.
t PÊTIOLULÉ, ÉE (pé-si-o-lu-lé,lée),a<i;. Terme de botanique. Qui est muni de pétiolules ou qui est porté sur un pétiolule.
I PETIOT, lOTE (pe-tio, fio-t'), adj. Terme familier. Diminutif de petit. Sa femme, en s'en moquant tout bas. Me dit : petiot, ne vieillis pas, bé- BANG. Nourrice.
— HIST. xv s. Pourquoy larron me faiz nommer? Pour ce qu'on me voit escumer En une petiote fuste; Si comme toy me peusse armer, Comme toy empereur je fusse, VILLON, Grand testament.
— ÉTYM. Diminutif de petit; picard ptiot, quiot, p'chot; piot, p'quiot; bourg, petiô, petignô.
PETIT. ITE (pe-ti, ti-f ; le ( se lie : mon pe-ti-t ami), adj. \\ !• Oui a peu d'étendue, peu de volume, par opposition à grand, gros, étendu, volumineux. Comme c'est dans les plus petits vases que l'on enferme les essences les plus exquises, il semble que la nature se plaise à mettre dans les plus petits corps lésâmes les plus précieuses, von. Lett. 62. Entre nos ennemis Les plus à craindre sont souvent les plus petits, LA FONT.FabJ. 11,9. Petit poisson deviendra grand. Pourvu que Dieu lui prête vie, id. ib. v, 3. Nous [rats] ne nous prisons pas, tout petits que nous sommes, D'un grain moins que les éléphants, in. ib. VIII, ( s. Aux enfants tout paraît grand, les cours, les jardins, les édifices, les meubles, les hommes, les animaux; aux homme» les choses du monde paraissent ainsi, et j'ose dire par la même raison, parce qu'ils sont petits, la bbuï. xi. Tout doit être pour le philosophe un sujet de méditation, et rien n'est petit à ses yeux, volt. Phil. Newt. ii, (o. Lycurgue, qui n'a été le législateur que d'une petite ville, CONDILL. Et. hist. m, 5. On est jusqu'à vingt ans petit pour sa nourrice, c. delav. les Enf. d'Éd. I, (. Il Porter de petits cheveux, porter les cheveux courts. Il Porter le petit collet, un petit collet, être habillé en ecclésiastique. || Un petit homme, une petite femme, un homme, une femme dont la taille est au-dessous de la moyenne. 11 parai.ssait vain, et il avait l'esprit décisif comme l'ont la plupart des petits hommes, lesaoe, Gil lil.iv, 8. Il est plus permis à une petite femme d'être bella qu'à un petit homme d'être beau, dioer. Rech. philos, sur le beau, Œuv. t. i, p. 468, dans pouoens. Ce petit homme [la Harpe] à son petit compas Veut sans pudeur asservir le génie; Au bas du Pinde il trotte h petits pas, E. lzbhu.s, Épigrammes. || .Se faire petit, se ratatiner. Se fait petit, se serre, la pont. Gasc. Le paavre auteur est tapi dans un coin, Se fait pclit, tient à peine une place, volt. Éptt. lxxxii. |1 Fig. Se faire petit, être petit devant <|Uflqu'un, s'abaisser devant lui par respect ou par crainte. Jamais il ne parut plus liumble, ni plus pntit rl<>vant Dieu, BOunoAL. »• dim. après la Penlec. Pnwinic. t. m. p. (66. Il Se faire petit, éviter l'éclat, ne point chercher à attirer sur soi lus regards. || Être petit devant quel-iu'un, perdre beaucouji i lui être comparé; ne paraître rien au prix de lui. || Petite maison, voy. MAISON, n* (4. || Terme d'imprimerie. Petit canon, patil parangon, petit romain, petit texte,
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voy. CANONi parangon, etc. Il Terme de marine. Se dit des mâts, vergues et voiles qui surmontent le mât de misaine. || Petite voûte, surface courbe qu'on remarque à la poupe. || J" Qui est dans lebasâge.Je vousl'aidil cent fois, quand vous étiez petit, MOL. Tart. v, 3. || Familièrement. La petite une telle, la fille encore enfant d'uu tel. Elle [Mme de Maintenon] prit pour prétexte la petite Heudicourt, et la demanda à madame sa mère, m"' de caylus, Souvenirs, p. S3, dans pougens. || La petite table, voy. TABLE. Il 3° Il se dit aussi d'une quantité numérique, et alors il est opposé à nombreux. Une petite somme d'argent. D'adorateurs zélés à peine un petit nombre Ose des premiers temps nous retracer quelque ombre, rac. Alhal. i, (.||4° Qui est moindre que d'autres dans le même genre, soit au physique, soit au moral. Petit bruit. Un petit vent Vu petit feu. X ces raisons qui ne sont pas petites, hairet, Soliman, ii, 2. D'un insolent discours ce juste châi timentNelui servira pas d'un petit ornement, corn. Cid, 1,6. Pour te récompenser ma force est trop petite, ID. ib. IV, 3. Mais près de ces grands noms [les anciens] notre gloire est petite, la font. Épttre à HueJ. Voilà quelle est notre créance et la foi que nous professons; et je crois qu'en voilà plus qu'il n'en faut pour aider vos consolations par mus petits efforts, PASC. Lett. sur la mort de son prre. Je pars demain... cette séparation, quoique peiite, lui coûte beaucoup[à l'abbé deCoulangesJ, sêv. (o mai (676. Bonjour, ma très-chère; je ne sais que vous dire de mon amitié ; les paroles me manquent, je les trouve trop petites, lo. 20 oct. (688. De quelque superbe distinction que se flattent les hommes, ils ont tous une même origine, et cette origine est petite, Boss. Duch. d'Orl. Il éprouve les inconvénients où tombe un Etat lorsqu'il est gouverné par des gens d'un petit mérite, le p.catrou, dans des- FONTAINES. On joua, Lusane fit remarquer à Hortense que tout son monde jouait petit jeu; c'est, dit-il, le moyen d'entretenir l'union et la joie, «ar- MONTEL, Cont. mor. Bon mari. || Familièrement Avoir son petit mérite, n'être pas sans mérite, sans qualités. Je ne crois pas en [des Lois d» Minos) faire jamais une pièce qui soit aussi touchante que Zaïre; mais il se pourra faire qu'elle ait son petit mérite, volt. Lett. Argental, s juillet (772. || En un sens analogue. Quand on lui offre son petit savoirfaire, son bien et sa vie, bussy, Lett. t. m. p. (42, dans POUGENS. J'ai un petit mot à vous dire, c'est que presque toutes vos tragédies [à vous FrançaisJ sont froides, volt. Lett. d'Argental, 8 oct. (760 Il Avec ironie. Je suis ravi de savoir vos petites intentions; vous voyez les miennes, lamotte, Calendrier des vieill. se. a. || Petite vérole, voy. variole. Il Les petites choses, les cho.ses peu importantes. Ce bonheur que vous dites que vous avez en toutes les petites choses, voit. Lett. 22. Ceux qui s'appliquent trop aux petites choses, deviennent ordinairement incapables des grandes, la RociiErouc. Uax. 4i. Il [Xénophon] avait tout à la fois le courage des grandes choses, et celui des petites, beaucoup plus rare et plus nécessaire que le premier, barthkl. Anach. ch. 39. Il Uii- petite chose, une chose basse, vile. Une chose hideuse me blesse moins qu'une petite chose, DiDEB. Salon de (766, Œuv. t. xiii, p. (07, dans POUGENS. Il Une petite compicxion, une petite constitution, une constitution faible. || 5* Il se dit des personnes petites par leur conditiun, par leur fortune, par leur naissance. Tous coururent à «lie [Judith] depuis le plus petit jusqu'au plus grand, SACi, Bible, Judith, xiii, (t. Tout petit prince a des ambassadeurs, la font. Fabl. 1, a. On a souvent besoin d'un plus petit que soi, lO. ib. n, ri. El vous petits hommes revêtus d'un petit emploi qui vous donne une petite autorité dans un petit pays, vous criez contre la philosophie... volt. Oict phil. Philosophe, II. Il Los petites gens, les personnes qui n'ont pas de fortune. Un tel emploi n'est bassesse Que chez les pi'tites gens, mol. Amph. Prologue. j{ Petit marchand, marchand en détail, qui a une petite boutique. || Le petit peuple, les gens des classes inférieures, jj Le petit monde, les personnes de condition inférieure, par opposition au grand monde qui comprend les personnes élevées en dignité ou en richesse, || 1.8 petit monde se dit pour les enfants par oppo.sition aux grandes personnes. Le pâtit monde sera à la petite table. || Petits frères liis, frères mineurs, cordoliers. || Petites s(curs dos pauvres, congrégation destinée à recueillir et à soigner les pauvres vieillards. || 6* Qui est de peu do valeur, en parlant des personnes. Marie, humble, retirée, petite à se> yeux, ne pensait pas seulement qu'ur ange pût la saluer, boss. Élivat. sur myst. xii, *.
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Tel, connu dans le monde par d» grands talents, honoré et chéri partout où il se ' rouve, est petit dans son dom95lique et aux yeux de ses proches, qu'il n'a pu réduire à l'estimer, la bbuï. «n. On est toujours petit quand on n'est grand que par la vanité, mass. Pet. carime, Tent. des grands. Sénéque un petit auteur! par Jupiter ! si je le disais, je croirais faire un blasplième littéraire, Marivaux, Sec.surpr. de l'am. ji, 8. 11 n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits, beaumarcb. ifar. de ligaro, t, 3. Il m'appelle petit auteur : Eh bien! c'est un petit malheur; En attendant que l'on me dise De quelle taille est mon censeur. Je le mesure i sa sottise. Et suis frappé de sa grandeur, pabien piLLET, Épigr. contre l'abbé Féletx. || Un petit esprit, une personne qui a peu d'idées, des idées peu étendues. Les petits esprits, avec toute leur vivacité et toute leur délicatesse, ont la vue trop courte pour Toir tout ce qui est nécessaire à l'établissement de quelque système; ils s'arrêtent à de petites difficultés qui les rebutent, ou à quelques lueurs qui les éblouissent, malebh. Rech. vtr. il, il, 7. || C'est un petit esprit, c'est un homme dont les idées, les ientiments sont peu élevés, peu généreux. {| C'est un petit génie, se dit d'un homme dont les facultés iirtellectuellessont très-bornées. Crispin : Apprendsmoi de quel caractère est M. Oronte. — Labranche: C'est un bourgeois fort simple, un petit génie, LESAGE, Crispin rival de sonmaitrt, 3. {| Une petite âme, une personne sans noblesse ni générosité. Laissons, seigneur, laissons pour les petites âmes Ce commerce ram[>ant de soupirs et de flammes, CORN. Serlor. i, 3. J'éprouvai que les petites choses trouvent encore dans de petites âmes une envieuse malignité, mabmontel, Mim. x. |17° 11 se dit de ce qui manque de noblesse, dedignité. Il est bien grand de décider des fortunes des hommes sur son tribunal ; il est bien petit de vouloir avoir des malheureux dans son antichambre , voi.t. 2' dial. || Terme de beaux-arts. S'oppose à hardi, large, noble, grandiose. Ce palais immense [Versailles] dont la façade du côté des jardins est ce qu'il y a de plus beau dans le monde, et dont l'autre façade est dans le plus petit et le plus mauvais goût, volt. Fragm. sur Vkist. art. xxviii. H 8" Oui a le caractère de la recherche, de la minutie. 11 [Louis XIV] ne goûta les petits vers de Benserade que parce qu'ils avaient rapport aux fêtes magnifiques qu'il donnait, volt. Mil. litt. lett. de la Viselède. Comment les vifs et continuels élans que fait hors de lui-même un cœur sensible, peuvent-ils le laisser s'occuper sans cesse de tant de petits soins pour sa petite personne ? 1. 1. Rouss. Conf. IX. Il En être aux petits soins avec quelqu'un, être rempli pour lui d'attentions et de prévenances. ||9°0uiest comme le diminutif d'une autre chose. Cet hôtel est un petit Louvre. Je plains la personne que vous savez, dans l'inquiétude... où je ne m'étonne pas de la voir ; c'e-^t un petit jour du jugement, pasc. Lett. à Vile de Roannet, 8. Notre orgueil aveugle, nous remplissant de nous-mêmes, nous érige en de petits dieux; eh bien t 6 superbe, ô petit dieu, voici le grand '>ieu vivant qui s'abaisse pour te confondre, Boss. «" sermon, Nativ. de S. Seigneur, 3. Il [Thiriot] fait le médiateur, le petit ministre, volt. Lelt. d'Arge.nial, b fcv. nda. Il La petite guerre, voy. oueube, n° 6. || Petit soldat, s'est dit pour pionnier, non combattant. Serait Sa Majesté bien aise que desdits huit mille hommes de pied, il y en eût six mille de guerre, et deux mille en qualité de petits soldats pour servir de pionniers, viLi.KROT, Uém. t. IV, p. 208. || Populairement, le 'petit caporal. Napoléon I", || 10* Qui est tout au commencement . en parlant de temps. La petite pointe du jour. Je ne souhaite au monde que de guérir, afin de partir dans le très-petit commencement de septembre, sëv. ■i2 juill. <e86. |{ 11° Il se dit dans plusieurs arts et métiers. || Petites bouchées, espèces de ïol-au-vent en miniature, qu'on appelle aussi pe- Cls pités à la reine. || Petit vin, vin fait avec le Marc du raisin à sa sortie du pressoir. || Petit coup, •apèce de vis dont la tête a une éminence sur laquelle on dirige le bout d'un crochet inférieur de l'abattant du métier i bas. || Petits coups, mouvements dirigés pour égaliser les nouvelles boucles dans les bec» des aiguilles du métier à bas. || Terme lie menuiserie. Petit bois, les montants et traverses de» chlssis de croisée, etc. || Terme de métallurgie. l'c'it- masse, l'ensemble des étalages de l'ouvrage ndc t-eusct. Il Terme de minéralogie. Petit granité, \.(rii te de marbre dont le fond noir est parsemé de parties plu» claire», dissiminées d'une manière A peu pr*s ré«u(ière, «t d'un aspect analogue à celui d'un granit *. grain fin. Petit gri», marbre de Mon».
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Il Épithète ajoutée i beaucoup de noms de plantes. Il Petit bois, le chèvre-feuille des Alpes. i{ Petit cèdre, le genévrier oxycèdre {| Petite centaurée, Verythr<ra centaurium. jl Petit chêne, le leucrium charritTflrys. |{ Petite consoude, le pied d'alouette consoiiile. || La petite douve, le ranunculus flamnula. Il La petite flambe, l'iris pumila. || Le petit lif)ux, le ruscus aculeatus. || Petite orge, la cévadille. Il La petite oseille, le rumexacetosella. || Épithète ajoutée au nom de plusieurs animaux. || Petit bœuf, le roitelet. |{ Petit coq doré ou petit doré, le roitelet. || Petit deuil, mésange du Cap. {| Petit hibou, la chevêche. || Petit moine, mésange charbonnière. Il 12° On emploie petit comme terme d'affection, de compassion, de familiarité. Mon petit mari. Ma petite femme. C'est lui seul qui bannit ces petits malheureux, corn. Vidée, i, 3. Voilà le vrai discours d'un petit glorieux, d'un petit ambitieux, d'un petit téméraire, d'un petit impétueux, d'un petit maréchal de France, sÉv. \b nov. (67<. Hélas! petits moutons, que vous êtes heureux! deshoui.. Idylle i. Il Substantivement. Use dit des enfants, des jeunes gens, des jeunes filles. Vos lettres me plaisent au dernier point; pourtant, ma petite, ne vous incommodez point pour m'écrire, sév. 2< juin <«7i. Vous voilà donc, petite, me criat-elle, comme en soupirant sur moi ; hélas! je songeais tout à l'heure à vous, MABiv. Marianne, 9° part. Je vois que la petite est fille à sentiment, boisst, Deh. tromp. v, a. Pauvre petit, tu dois aller où Dieu t'appelle; mais, ruand tu seras grand, tu te souviendras de moi, j. J. Bouss. Conf. II. Est-ce à votre pauvre petite. Qui vous aime si tendrement. Que ce cœur devrait un moment Cacher le trouble qui l'agite? marmontel, Zém. et Azor, ii, 2. || Ma petite : c'est un jargon d'amitié qui ne mérite pas d'être compté entre les expressions de la langue et qui n'entre point dans le discours, bouhoups. Remarques sur la langue (La locution est familière sans doute, mais elle entre fort bien dans le discours). || En mauvaise part ou en ironie. Mais, mon petit monsieur, prenez-le un peu moins haut,— Ma foi, mon grand monsieur, je le prends comme il faut, mol. Mis. i, 2. Vous n'en croyez que votre petite tête, et voilà, ce qui voua arrive, mariv. Marianne, 3* paru Cessez de me parler pour ce petit Valère ; Il ne sait ce qu'il veut, mais il sait me déplaire, grksset, Uéch^ v, 5. Avec son petit air langoureux et discret, collin d'harlevili.e, malice pour malice, ii, (.|| Substantivement. En efl'et. c'est d'un orgueil.... vous vous oubliez, ma petite,- picard, Marionnettes , ni, 7. l! 13° Petit se con^bine avec diflérents noms. || Petit four, voy. F0URl,n°t. || Petite-fllle,voy. petite-fille. Il Petit-fils, voy. petit-pils. || Petit-gris, voy. pf.tit- ORis. Il Petit-lait, voy. lait, n° i. || Petites-maisons, voy. MAI.S0N. Il Petit-maître, voy. maItme, n"23. || Pelite-maîlresse, voy. maîtresse. || Petit-neveu, voy. neveu. Il Petite-nièfe, voy. nièce. || Petite-oie, voy. OIE. Il Petits pieds, voy. pied. || 14* S. in. pi. Ceux qui sont de petite taille. Les petits furent placés ilans les compagnies de voltigeurs. i| 15" S. m. Animal nouvellement né. Dieu laisse-t-il jamais ses enfants au besdln? Aux petits des oiseaux il donne leur pâture, racine, Athalie, il, 7. Alors je me sentis comme une lionne i qui on vient d'arracher ses petits, FÉN. Tél. XV. Vendôme était plein de chiens et de chiennes dans son lit, qui y faisaient leurs petits à ses côtés, st-sim. 156, 38. Elle [l'ànesse] ne fait qu'un petit et si rarement deux qu'à peine en a-t-on des exemples, buff. Quadrup. t. i, p. tas. Les petits des abeilles doivent n.aître, croître et se transformer dans des cellules, bonnet, Contempl. nat. XI, 8. Il Fig. Ses écus ont fait des petits, se dit d'une somme qui s'est accrue parce qu'on l'a fait valoir. {| S. m. pi. Dans la sériciculture, les petits, les vers qui, dans une chambrée, accomplissent mal leur mue, mangent peu et ne grossissent pas. Il 16° S. m. et f. Il se dit familièrement d'un enfant encore petit. Notre petite a été malade. Consolez-vous du petit; il n'y a de la faute de personne, il est mort des dents, sév. ta juillet 1677. || 17° A'. m. pi. Il se dit des hommes sans naissance, sans fortuiie, sans crédit. Descendre jusqu'aux petits est le plus sûr moyen de s'égaler aux grands, retz, ii, 82. Ne touchez point aux bornes ile.s petits, et n'entrez point dans le champ des orphelins, saci, Btble, Prnv. de Salomon, xxiii, lo. Hélas! on voit que de tout temps Les petits ont pâti des sottises des grands, LA font. Fabl. Il, «. Les grands sont entourés, salués, respectés; les petits entourent, saluent, se pmsiernem, et tous sont contents, la bruy. ix. Les petits sont quelquefois chargés de mille vertus inutiles, ils n'ont p*s de ^oi les mettre en œuvre, id.
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XI. Il faut bien en porter la peine, etalfer suivant ma taille; aux petits les corvées, dit-on, mariv. Pays. parv. part. 3. || il se dit aussi au singulier. Vous ne mettrez aucune difi'érence entre les personnes : vous écouterez le petit comme le grand, saci. Bible, Deuléron. i, n.\\ 18° S. m. Ce qui est petit. || Les infiniment petits, les êtres les plus petits, qu'on ne voit qu'avec les plus forts microscopes. Notre vue obtuse ne découvre que les Cordillères des infiniment petits, bonnet, Consid. corps organ. t. vi, p. 8«, dans pouGENs. || Le calcul des infiniment petits, la géométrie des infiniment petits, nom qu'on a quelquefois donné au calcul intinitésimal. || Du petit au grand, par comparaison des petites choses aux grandes. || On dit de même : en comparant les choses du petit au grand. || Un petit, un peu, tant soit peu (locution qui a vieilli). Ne lui donnez plus rien qu'un petit de panade; Car il est mort, autant vaut, LA FONT. Songe de Vaux, 4* fragm. Je commence à mon tour à le croire un petit, mol. Amph. i, 2. NotrebonaUbé.... se portefort bien; il s'amuse à bâtir un petit : car nous n'avons point d'argent, sÈv. 17 juill. 1680. 1119° Fig. Le petit, ce qui a le caractère mesquin, sans noblesse. Il [Louis XIV] n'aimait le petit en aucun genre, quoiqu'il eût dans l'esprit autant de délicatesse jjue de grandeur, volt. Mél. hist. Lett. de la Viselède. Parfaits dans le petit, sublimesen bijoux, Grands inventeurs de riens, nous faisons des jaloux, id. Voy. à Berlin. || 20° En petit, loc. adv. Kn raccourci. C'est l'effet d'un art consommé de réduire en petit tout un grand ouvrage, Boss. Duch: d'Qrl. On veut que l'univers ne soit en grand que ce qu'une montre est en petit, et que tout s'y conduise par des mouvements réglés qui dépendent de l'arrangement des parties, vonten. Mond. I" îoi'r. || 21° Petit à petit, loc, adv. Peu i peu. Petit à petit l'Europe adopta son système [de Descartes], malgré les protestations de Gassendi, qui fut moins suivi parce qu'il était moins hardi, VOLT. Philos. Newt. m, 3. |{ Proverbe. Petit à petit l'oiseau fait son nid, c'est-à-dire on fait peu à peu sa fortune, sa maison.
— HIST. xi° s. A bien petit que il ne pert le sens, Ch. de Roi. xxii. Car de Franceis i ad assez petit [peu], ib. xciii. Sun petit pas [il] s'en turne chancelant, «b. CLXiii. De l'altre dei qui porte l'anel; del petit dei. Lois de Guill. IS. fl xii° s. Un petit se pensa, Ronc. p. 7. En haut s'escrient li petit et Ii graiit, ib. p. H 9. Quant Felipes vit que il petite petit aloit avant, Machab. ii, 8. Niés Vivien [neveu Vivien], ce n'est pas jeus petiz ; Que tant i a Sarrazins et Persis, Contre un des noz en ont soixant» et diz, Li covenans Vivien, v. 386. Un petiz bien» vaut mieux, si Diex me voie. Qu'on fait courtoisement. Que cent greignor [plus grands] fait eniousement, Couci, xvi. Petit me vaut mes pourchas, tb. p. 122. Le fol homme ocit irors [la colère], et le petit oeil envie. Job, p. BI3. Tant que tu fus petiz en ma baillie, Te norresiraes par molt grant signorie, R. de Cambrai, p. 74. || xui' s. Se j'avoie mon jouvent [ma jeunesse] tout usé. Si sui-je riche et de moult haut parage, Qu'on m'aimeroit à petit de beauté, quesnes. Romane, p. (09. Etsachiés que ce fu une des grans dolors que avenist en l'ost ; quar petit s'en failli que toute l'os [l'armée] n'en fust perdue, villeh. l. Petit mangierent et burent, car petit avoient viande, m. Lxxiiii. Atani une arme [âme] vint al lit, Pas por pas, petit et petit, Portonop.v. 4(21. De son pais Jil] i fut menés moût très
petis, Berte, v. || xiv s X le fois voit on Que
chius [celui] qui a le tort mate son campion [dans un duel judiciaire]; Li souffissant eschapent, et les petis penl on. Je Basinrd de Bullion, v. 6607, dans Uist. litt. t. XXV, p. «te. Operacions petit à petit, H. DE M0NDEVILLE, f° 1 1 , rerjo. Et ce sachiés tant de nies drois. Que tout tel droit ha li petis Comme li baus et li gentils, machadt, p. 22. Petit gouvernement et mauvais, Ordon. des rois de Fr. t. m, p. 1 25. Il XV s. Le deable court au long, de petit en petit, pour voir comment il peut venir à ses ententes, FROiss. II, H, 52. El ce que je vous dis, je le vous reniontie pour bien, car je suis tenu de vous conseiller et adresser, selon mon petit sens, in. il, m, 78. Madame, dit le comte, je suis un petit homme et un povre bachelier, m. u, m, &. S'en tira en France, où il trouva petittes [mauvaises] nouvelles; car le sirede*'la Rivière avoit mis dissension entre le roy et le bon conestable. Hist. de Louis lll due de Bourbon, p. (35, dans lacurne. Or faictes mettre les selles à nos petitzchevauli [ceux qu'on montoit pour la chasse]; car je veux aller chas-ser.... Perceforest, t. vi, p. (os. Il n'y avoit si petit labo* reur qui ne voulust faire son fils homme d'eglia^
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•t bailler arpent pour avoir une graee expectative, jtjvEN. Charles VI, UU. Es grans gaages [il] ne mist provision, Ne sur les gens dont l'ostel a grevance ; Sur les petiz fist la restrinclion [l'économie] Ouimonleàpou....E. desch. Mauvaise admin. Etrfe ce peiil q\iej'ayveu, ne veis jamais gens qui eussent meilleur vouloir (ie combattre, comm.i, 3. L'empereur estoit de très petit cueur, et enduroit toutes choses pour ne despendre riens, ID. iv, l.j|xvi- s. Le principal est de sa santé ; puisque Dieu la luy donne bonne, je vous prie, ne craignésd'ung petit temporiser, MARG. Lett. 36. Je neveois si petit apprenti qui ne... MONT. I, «90. Alors il beuvoit de quelque petit Tin, AMYCT, Caton le censeur, 3. Nourrtr les chiens quand ilz sont petits [jeunes], id. ib. H. Etnem'estoii de toute ma richesse Rien demeuré qu'un petit rie jeunesse, dubell. vu, 60, recto. De petit petit, et d'assez assez, cotgbave. De petite chose peu de plaid, ID. De petit enfant, petit deuil, m. Du petit vient on au grand, id. Homme incogneu ou de petite réputation, Coust. génér. t. ii, p. "Oi.
— ETYM. Bourguig. peJî; wallon, piti; provenç. et catal. pelil; anc. ital. petetto, pelilto; bas-lat. pitito cUlare, de l'an 776, dans Mabillon, Diplom. p. 498. Diez cite : espagn. pito, petit bois pointu; wallon, pelion, aiguillon d'abeille ; provenç. pitor, becqueter; sarde, piticu, petit; wallon, piltc, nain; de lÀ il conclut l'existence d'un radical pit, qui signifie quelque chose de pointu, d'étroit : d'où le sens de petit. Nonius cite un vieux mot latin petilus qu'il rend par tenuis et exilis et qui se trouvait dans Plaute et dans Lucile ; il paraît être de même racme que les mots réunis par Oiez.
t PETIT-DEUX (pe-ti-deii), t. m. Nom qu'on donne, dans les raffineries, aux pains de sucre pesant un kilogramme.
PETITE-FILLE (pe-ti-te-fi-U', Il mouillées), s. f. Fille du fils ou de la fille, par rapport à l'aieui ou à l'aïeule. Voudriez-vous avoir la charité de vous informer s'il est vrai qu'il y ait une mademoiselle Corneille, petite-fille du grand Corneille, âgée de seize ans? volt. Lett. d'Àrgental, i" nov. I760. !) Au plur. Des petites-filles.
PETITEMENT (pe-ti-te man), adv || !• En petite quantité, pas beaucoup. Xanthippe.... ne pouvait supporter l'économie de son père, qui ne fournissait que bien petitement à ses plaisirs, boixi», Hist. anc. Œuv. t. in, p. 6i3, dans pocoens. Le marquis: Êtes-vous un peu de nos amis? — Lépine : Petitement, mabiv.I' t«ff»,4. || Êtrç logé petitement, être logé i l'étroit. ? suis logé si petitement! picard, Provine.à Pai •, ui, 9. || 2° Mesquinement, chétivement. Il vit petitement. Notre docteur régalait sa moitié Petitement; enfin c'était pitié, la font. Calendr. || 3" Avec petitesse , sans grandeur. Cela est petitement fait, mal agencé, didehot. Salon de 1767, Œuv. l. XIV, p. 373, dans pohgens.
— HlST. xiu* s. Car en leur couvent vivent assez petitement, j. de iieung. Test. (035. || iv* s. Ceux de dedans estoient peu de gens et petitement armés, FROiss. I, I, 466. La première parolle que le roy lui dit [au connétable de Clisson assassiné], ce fut : connestablc, comment vous sentez-vousT 11 respond : petitement et foiblement, id. li». iy, p. 14», dans LACUHNE. Il xvi* s. Vivre petitement et ba.ssement, amtot, Tiwol 34.
— ÊTYM. Petite, et le suffixe )n«nl; provenç. petitement.
t PETITE-OLONNE (pe-ti-to-lo-n'), t. f. Sorte de toile de chanvre écnie, propre i Taire des voiles de navire.
— KTYM. Petit, et Olonne, localité de Bretagneoù l'on fabrique ces toiles.
PETITESSK (peti th-s'), t. f. || 1* Peu d'étendue, peu de volume, de taille. Ma petitesse, qui m'a été reprochée tant de fois par Mlle de Rambouillet, VOIT. Lett. 62. L'infinité en petitesse, pasc. Pem. i, < , éd. BAVET. Qu'il se perde dans ces merveilles aussi étonnantes par leur petitesse que les autres par leur itendue, lu. ib. [Philosophes] ne présumez pas, ne croyez pas être quelque chose plus que les airtres, parce que vous savez les propriétés et les raisons des grandeurs et des petitesses, Boss. Élevât, sur myrt. XVII, 3, Nous ne scnton.» point notre petitesse ; et, malgré qu'on en ait, nous voulons être comptés dans l'univers, y figurer et y être un objet important, hontï.so. Lett. pf.rs. 76. Nous sommes écra.'és par tout ce qui nous environne, quoique nu ire infinie petile.isc, si voisine du néant, sertiblit devoir nous mettre à l'abri de tous les accidents, VOLT. Jenni, 9. La planète Uranus avait échappé par sa [letitetse aux anciens obscrvateur.'i, laplack, tsf>o$. i, ». Il 2* Modicité. La petilest« de ce doo ter»
pour vous un motif de l'accepter. || 3' Fig. Condition, rang très-inférieur. Être aujourd'hui grandeur et demain petitesse. C'est le commun destin des grands par cas fortuit, boursault, Ésope, dans Bi- CHELET. Rome, née dans la petitesse pour arriver à la grandeur, montesq. Esp. ii. 2. Heureuse la nécessité Qui nous condamne à la sagesse, Et qui de notre petitesse Nous fait une sécurité, LEBBfN, Poés. t. ii, Rép. de St-Morin. \\ ^' Fig. Faiblesse, bassesse. Il ne faut pas tomber dans la petitesse de croire que... Boss. Avert. sur le reproche de l'idolâtrie, *. Telle a été la foi des saints; était-ce dans eux petitesse d'esprit? était-ce superstition? BOURD. Serm. <9' dim. après la Pent. Dom t. iv, p. 482. Une exactitude où il entrait plus de petitesse que dé vertu, mass. Prof, relig. Serm. i. Orgueil et petitesse ensemble, Voilà toutl'homme, ceme semble, lamotte, Fab. i, i3. Sa Hautesse [le sultan] payera les frais du procès -que sa petitesse vous a intenté, volt. Lett. à Catherine, 35. Faites sentir à notre siècle toute sa petitesse et tout son ridicule; renversez ses idoles, id. Lett. à d'Alemb. 7 mai )7«i. Pratiquer la religion sans petitesse, ou la prêcher sans fanatisme, d'alemb. Éloges, ifassillon. Il [le cardinal Dubois] avait plus de vices que de défauts; assez exempt de petitesse, il ne l'était pas de folie, duclos , Œuv. t. vi , p. (73. Ainsi se décorait et croyait s'ennoblir la petitesse de la vengeance que l'on exerçait contre moi, MABMONTEL, Hém. yii. Il B" Actions qui dénotent la bassesse du cœur ou de l'esprit. Des héros de roman fuyez les petitesses, boil. Art p. m. L'on eiigerait de certains personnages ....qu'ils ne tombassent point dans des petitesses indignes de la haute réputation qu'ils avaient acquise, la beuï. xi. Il ne faut point que les lois favorisent les distinctions que la vanité met entre les familles, sous prétexte qu'elles sont plus nobles ou plus anciennes; cela doit être mis au rang des petitesses des particuliers, MONTESQ. Espr. v, 8. Les petitesses de la vie privée peuvent s'allier ayec l'héroïsme de la vie publique, VOLT. Mœurs, (76. Mon esprit se remplissait, malgré moi, de petitesses, staïl, Corinne, xiv, i.
— HIST. xiv s Que le liement soupliast [que le ligament suppléât] la petitece du nerf par sa quantité, H. de MONDEviLLE, f" 21, t'o'so. || xV S. Chier sire, honneur me faites grant, Qui n'avez pas ma petitesse Regardé, mais à la largesse De vostre grant beninité, Myst. Barlaam et Jos. dans gui de cam- BBAt, p. 388. Quelle chose pouvoit-il lors dire ni imaginer, quand matin il pouvoit bien dire ; je suis un des grands princes chrestiens du monde, et la nuit ensuivant il se trouvoit en celle petitesse? PROiss. Il, II, «47. Il XVI* s. Son père, le voyant ainsi vicié, le recommanda, dès sa petites;se [enfance], au vicaire de Saint-Didier, despeh. Contes, xLVii.
— KTYM. Petit.
PETIT-FILS (pe-ti-fl), s. m. Le fils du fils ou de
la fille, par rapport à l'aïeul et à l'aïeule. J'avais fini mes jours avant qu'Ulysse, mon petit-fils, partit pour aller au siège de Troie, fén. Tél. xix. || Au plur. Des petits-fils.
— iilST. xiii* s. Et à mon petit filz Rouscl Lairai l'essart Martin Lavel Et le corlil deriers la grancbe,
Bm. 4)729.
— ÉTYM. Petit, et fils; prov. peti'f /îJh.
f PETrr-FO.VB (pe-ti-fon) , s. m. Voy. fond, n' ♦.
PETIT-GRIS (pe-ti-gri) , s. m. \\ 1° Sorte do fourrure, dont la couleur est grise, et qui est faite de la peau d'un écureuil du Nord. Mes yeux fichés, collés sur ces bourgeois superbes, parcouraient tout ce grand banc à genoux ou debout, et les amples replis de ces fourrures ondoyantes, ...vil petit-gris qui voudrait contrefaire l'hermine en peinture, stsiu. 616. Les petits-gris classés en psiits-gris blancs, petits-gris communs, petits-gris bleus, et petits-gris noirs, Monit. univ.*ocl. 1807, p. 4»7», 2- col. Il Nom
chefs du parlement de 4 8î8, et adoptée par Charles 1*'. Il Terme de jurisprudence. Pétition d'hérédité, action par laquelle l'héritier légitime ou le légataire universel demande que celui qui détient une portion de l'héritage soii obligé de la délaisser. Actions en pétition d'hérédité et d'autres droits, Code Nap. art. i37. (La pétition ne s'applique pas seulement à l'hérédité; c'est un des noms donné* par le droit romain à l'action rfelle en général, par opposition aux actions personnelles.) || Pluspétition, voy. ce mot à son rang. || 2° Terme de logique. Pétition de principe, sophisme qui consistée supposer, comme certain ce qui ne l'est pas et qui a besoin de preuve. Dans la pétition de principe, on répond en termes différents ia même chose quecequi est en question, du«ars. (Bue. t. v, p. 343. Il 3° Ancien terme de géométrie. Demande claire et intelligible dont l'exécution et la pratiquene requièrent aucune démonstration. La géométrie est établie sur les définitions, les axiomes et les pétitions.
— HIST. XII' s. Aemplisset li sire tûtes les tues [toutes tes] peticiuns. Liber psalm. p. 23. || xiu' s. Et doivent fere que les peticions as genz soient oies jostemcnt, iiv. dejust. 72. ||xiv' s. Par souhait ou par pétition de la bouche. Jeu des tables, dans Hist. litt. delà Fr. t. xxv, p. 57. ||xvi" s. Eu matières de pétition de dot, séparation de mariez quant aux biens, crimes d'adultère.... p. pitbou, si.
— ÊTVM. Provenç. peticio; esp. peticion; ital. petizione ; du lat. petitionem, de petire, demander, proprement aller vers; sanscr. pat, aller vers, voler, tomber.
PÉTITIONNAIRE (pé-ti-8io-nê-r'),«. m. et^ Celui, celle qui présente une pétition.
— ÊTYM. Pétition.
t PÉTITIOSNEMENT (pô-ti-sio-ne-man) , s. m.
Action de pétitionner. Le pétitionnement contre cet impôt devint universel.
t PÉTITIONNER (pé-ti-sio-né), V. n. Présenter une pétition. Cet inconvénient est certainement lâchoux, et je ne doute point que le parlement [d'Angleterre] n'y remédiât, si vous vouliez bien pétitionner, ST-ÉvREM. Sir Polilick, m, 2. || 11 se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
t PETITISSIMK (pe-ti-ti-ssi-m') adj. Très-petit. S'est employé par plaisanterie. Une afl'aire de parti dans la petiiissime république [Genève], volt. Lett. d'Alembert, 48 janv. 4763.
— ËTYM. Forme du superlatif latin appliquée à l'adjectif ppd't.
PÉTITOIRE (pé-ti-toi-r"), ». ro. Terme de pratique. Action en revendication de la propriété, opposée au possessoire, lequel n'a pour effet que de se faire maintenir ou réintégrer dans la possession de fait, en laissant de cfitëla question de propriété. Le possessoire et le pétltoire ne seront jamais cumulés, Cod. procéd. art. 26. || Adj. Action pétitoire, colle par laquelle on réclame un droit de propriété ^ur une chose possédée par un autre. || Demande pétitoire, demande qui était faite pour être déclaré titulaire d'un bénéfice.
— HIST. xvrs. En pétitoire ne gist provision,
LOÏSEL, H85.
— ETYM. Lat. petitorium, de peler*, demander (voy. pétition).
PETITS-ENFANTS (pe-li-zan-fan), s. m. pj. Les enfants du fils ou de la fille, par rapport au père ou & la mère de ce fils ou de cette filto. Ce vieillard, celte grand'inère leunit ses petits-enfants. || En ce sens, il n'a |>as de singuUer.
— ÉTYM. Petit, et enfant.
t PETIT- VENISE (fie-ti-ve-ni-z'), ». m. Espèce d«
linge ouvré qui so fabrique en Basse Normandie.
t PÉTIVERIE (pé-ti-ve-rie), *. ^. Genre de plantes dont une e.spèce a odeur d'ail {j)etiveriaalliarea, L.) dite herbe aux poules de Guinée,. recherchée des
donnéà l'animal lui-âème.pKisieurs auteurs préten- bestiaux, mais donnante leur lait une légère odeuf
dent que les petits gris d'Europe sont diiïércnts de ' d'ail.
ceux d'Amérique, que ces polits-gris d'Europe sont! fPÉTOOHE (|ié-tCM*'), «. f. Nom, en Normandie,
des écureuils de l'espèce commune, dont la saison change seulement la couleur dans ie climat de notre Nord, BUFF. Quadrup. t.iv, p. 3«. ||2*Nom donné aux plumes grises que les autruches ont sous le ventre.
— KTYM. Fait, et gris.
PÉTITION (pé-ti-sion; en vers, de quatre syllabes), j. ^. || 1" Demande par écrit à une autorité. Présenter une pétition. La chambre a renvoyé la pétition au ministre. Il y avait plaisir alors à gouverner : point lie pamphlets, point de journaux, point de pétitions pour la charte., p. l. cour. Leltreti au cnueur, 9. || Dans l'histoire d'Angleterre, pétition des droits, célèbre requête formé* par les
des chandelles de résiue, ainsi dites à cause du pétillement qui en accompagne la combustion.
t PÉTOFFË(pé-to-r), s. f. Terme vieilli. Alfaire ridicule, petite affaire. Le Charmant sait toutes nos pétofTos: il entre admirahlementdans tous ces tracas, sÉv. (79. Votre santé, votre famille, vos moindres actions, vos sentiments, vos pétolfes de Lambesc, c'est là ce qui me touche, lu. 226. Le parlement.... veut désunir l'Angleterre de la France ; c'est présentement la grande pétoffo de l'Europe, in. 47 nov. ie7i>.
— ÉTVM. Provenç. mod. petofias, patofias, sornette», HONNOiuT, Dictionn. Il ne se trouve no français que dans Mme de Sévigné.
PK'rOM (pe-toB), t. m. Turme fatuiUsr. Pvtiiviw)
PÉT
(ne se dit que des enfants ou, par exagération, des femmes cliez qui c'est une beauté d'avoir des pieds fort petits}. Ahl que j'en sais, belle nourrice, et qui ne sont pas loin d'ici, qui se tiendraient heureux de baiser seulement les petits bouts de vos petons! s«ûL. Uid. malgré lui, m, 3.
— HlST. XVI' 8. Peton [petit pied], oddin, Viet. Mon peton [mon mignon], cotobavb.
— ETYM. Diminutif de pted.
PÉTONCLE (pé-ton-kl'), s. f.\\l° Nom de plurieuis coquillages bivalves. Palissy a cru que les mines calcaires de Touraine étaient des couches de pétoncles, volt. Colim. 3. 1] 2° Espèce d'agaric.
— HIST. xvi* s. Sur la grande nécessité des Rochelois, le havre fut rempli d'une monstrueuse quantité desourdons et pétoncles, ce qu'on n'avoit jamais veu en ce lieu, d'aub. Hitt. ii, t,i.
— ETYM. Lat. pectxmcuXus, diminutif de ptcten, peigne (voy ce mot).
t PÊTRAC (pé-trak), «. m. Un des noms vulgaires du [liquet.
t PETRACEAU (pé-tra-sô), ». m. Un des noms vulgaires de la petite outarde.
t PÉTRARQUISER (pé-trar-ki-zé), V. n. Imiter Pétrarque, faire des compositions dans le genre de celles de Pétrarque.
— HIST. XVI* s. Je ne sçauroy, veu ma peine si forte. Tant lamenter ne tant petrarchiser, rons. 67.
— ÉTYM. PetTOTca, poète italien du xiv siècle, célèbre par ses plaintes amoureuses.
1 PÉTRAS (pé-lrâ), s. m. Homme lourd et borné. C'est un pétias.
— ETYM. D'après Ch. Nisard [lier, de l'Instr. publ. «5 nov. <860), ce mot vient de petrar, qui signifie, dans Colgrave, moineau; d'où il suppose qu'on aurait nommé un moine petrar, puis un homme lourd et grossier un petrar ou petras. Cette élymologie n'est pas appuyée. D'après Villemarqué, Victionnaire , p. xxxi.\, c'est le bas breton pelra , qui signifie quoi? Ce mot interrogatif fréquemment répété aurait été donné aux Bas-Bretons et par suite i tout homme lourd, peu dégourdi; à l'appui il cite une chanson où pélra est appliqué aux Bas-Bretons : C'est un pétra Que je tiens, que je mène, C'est un pétra Que je tiens par le bras; Tu danseras, bara-segal [mangeur de pain de seigle], Tu danseras, vilain pulra.
f PÉl'READ (pé-trô), t. m. Ancien terme de jardinage. Sauvageon qui repousse du pied d'un arbre. Les pruniers repoussent beaucoup de pétreaux, la
OHINTINYE, dans RICBELET.
PÉTBÉE (pé-trée), adj. f. || 1* Couverte ^.c pierres, de rochers. L'Arabie Pétrée. |{ i° Oui ressemble à la pierre ou qui en a la dureté. La substance du bézoard occidental est plus duré, plus sèche et, pour ainsf dire, plus pétrée, bofp. Quadrup t. v, p. î7J. Il Terme d'analomie. Partie pétrée du temporal, portion de cet os renfermant dans son intérieur les diverses cavités et ouvertures de l'oreille moyenne et de l'oreille interne. || Apophyse pétrée, synonyme de rocher.
— ETYM. Lat. petrxus; grec, re^poto;, de KéTpo
(voy. PIBHBE).
PÉTREL (pé-trèl), ». m. Oiseau palmipède de haute mer. De tous les oiseaux qui fréquentent les hautes mers, les pétrels sont les plus marins, du moins ils paraissent être les plus étrangers à la terre, les plus hardis i te porter au loin, bopt. OU
t. XVII, p. ♦»».
— ETYM. « Je pense qu'il faut écrire pétrels et non pas pétéreU, d'autant qu'il est dit en deux endroits (lifTérenU que pitrel vient dé Peter (Pierre) qui se prononce pftre, » buff. Correspond. Lett. 287, 4782, d fahbé Bexon, t. ii, p. a». Lepétrel,qai se nomme en effet en allemand Petersvogel, oiseau de Pierre, a été ainsi dit de la faculté qu'il a de se soutenir sur les ondes soulevées et d'y marcher en frappant de (es pieds la surface de l'eau, par comparaison à $amt Pierre marchant sur les eaux, peter ou peteville, petit Pierre.
tPI^REL'X, EUSE (pé-treû, treù-z'), od;. Terme d'analomie. Oui tient de la pierre. Os i)étrcux, le rocher. || Sinus pétreux, nom donné à quatre sinus veineux de la dure-mère : deux à droite et deux ii eauclic, distingués en supérieur et en inférieur, de chaque cAté.
— mST. XVI* s. L'ouir a pour instrument le conduit ou trou de l'os petreux, nommé mamillaire, PA»*, Intrnd. ».
— ETYM. Lat. pttrotuM, de prtro, pierre. PfiTBl, IK (pé-lri, trie), part, patte de pétrir.
)\ i* Dont on a fait de la pile. De la farine pétrie W«C du lait. Il Par extension. ...La nature a mis
PÉT
dans chaque créature Ouelque grain d'une masse où puisent les esprits ; J'entends les esprits-corps et pétris de matière, la font. Fabl. x, <5. ||Se croire pétri d'un autre limon que le reste des hommes, se croire d'une nature supérieure à celle des autres. Sont-ils pétris d'une autre boue que nous? MASS. Panég. Ste Agnèt. \\ Fig. C'est un homme tout pétri de salpêtre, c'est un bomme vif et bouillant. Il 2"' Fig. Composé de. Comme il [le maréchal de La Meilleraie] était tout pétri de bile et de contre-temps, il se mit en colère jusqu'à l'emportement, RETZ, liv. 11. Cette droiture, cette naïveté dont il [le cœur de Turenne] était pétri, sêv. 242. Ils sont comme pétris de phrases et de petits tours d'expressions, concertés dans leur geste et dans tout leur maintien ; ils sont puristes, la bruy. V. Il y a des Sraes sales, pétries de boue et d'ordure, éprises du gain et de l'intérêt, comme les belles imes le sont de la gloire et de la vertu, id. vj. Romainville.... était pétri d'honneur et de vertus, sT-siM. 26, 34. Je vois un visage pétri de grâces, de beaux yeux bleus pleins de douceur.... J. J. Bouss. Confess. ii. || Familièrement. Je suis toute pétrie de Grignans, sêv. b oct. <673.
t PÊTRICHKRIE (pé-tri-che-rie), s. f. Terme de pêche. Se dit de tout l'appareil qui sert pour la pêche de la morue, chaloupes, hameçons, couteaux, lignes, etc.
— ETYM. Espagn. petrichos, équipage de guerre ou de chasse.
tPÉ'FRICOLE (pé-tri-ko-l'), ad;'. Terme de zoologie. Oui habite dans l'intérieur des pierres.
— ETYM. Lat. pelra, pierre, et colère, habiter. PÉTRIFIANT, ANTE (pé-lri-fl-an, an-l' }, adj.
Il 1° Qui a la faculté de pétrifier. Suc pétrifiant, uuFP. Afin. 1. 1, p. .""BO. Il II se dit abusivement pour incrustant. La fontaine pétrifiante de Saiiite-Allyre, ;\ Clermont. || 2» Kig. Qui rend immobile d'étonnement, de crainte, etc. Cela est pétrifiant.
PÉTRIFICATION (pé-tri-fi-ka-sion; en vers, de six syllabes), .«. f. \\ 1° Formation de la substance pierreuse. C'est dans la mer même que s'est opérée la pétrification des marbres et des pierres, buff. s* époq. nat. Œuv. t. xii, p. i'O, dans pougens. Il %' Conversion en pierre des substances végétales et animales. ||3° Corps dans, lequel la matière organique a été remplacée par une substance minérale, telle que la silice ou le calcaire. La pétrification des bois, dont on a tant abusé en histoire naturelle, n'est pas, comme on l'a cru, une conversion des fibres ligneuses en pierre, mais un véritable dépôt de la substance terreuse, FOUBCROY, Connaiss. chim. t, I, p. cm, danspouGENS.
— HIST. XVI* S. Tu n'as pas dit la cause de la pétrification des coquilles, palisst, 275.
— ETYM. Pétrifier.
PÉTRIFIÉ, ÉE (pé-tri-fi-é, ée), porJ. possède pétrifier. || 1» Converti en pierre. Morceaux pétrifiés, coquillage,croissance, Caprices infinis duhasard et des eaux. Reparaissent aux yeux plus brillants et plus beaux, la FONT.Pit/c/i^, i, «8.11 n'y a rien de nouveau en Ru.ssie, sinon un rhinocéros pétrifié qu'on a trouvé dans les sables, au 65* degré de latitude, von. Lett. Coiistantde Rebecque, 29 sept. (772. On a trouvé, auprès de Rome, en 1772, une tête de bœuf pétrifiée, buff. Noie justif. Ép. nat. Œuv. t. XIII, p. 276. Il 2" Fig. Rendu immobile par quelque sentiment intense. Pour moi, mon cher duc, j'ai été étonnée, frappée, abattue, indignée, pétrifiée dans le premier moment, maintenon,!»». au D. de Noaill. <B juin )706. Je suis pétrifié d'étonneaient et de douleur, volt. Lett. Christine, i mars (778.
PÉTRIFIER (pétri-fi-é), je pétrifiais, nous pétrifiions, vous pétrifiiez ; que je pétrifie , que nous pétrifiions, que vous pétrifiiez, v.a. || 1" Changer en pierre. Ja suis persuadé qu'on pourrait par notre art imiter la nature et pétrifier 1^ corps avec de l'eau convenablement chargée de matière pierreuse; et cet art, s'il était porté à sa perfection, serait plus précieux pour là postérité que l'art des embaumements, buff. Min. t. VII, p. 232. Il Absolument. On parled'un lac en Islande qui pétrifie, buff. Hist. nat. Pr. théor. terr. Œuv. t. Ii, p. 1 78. || 2° Fig. Rendre infertile comme la pierre. Ai-je par un écrit Pétrifié sa veine (de Chapelain] et glacé son esprit? boil. Sat. ix. 113° Fig. Rendre immobile par l'eflél de quelque sentiment intense. Jugez de ce qu'il devint i cette vision : elle le pétrifia, Marivaux, Marianne, v part. Tout ce que vous me dites là me pétrifie d'admiration, voi.t. Dial. xxix, 7. || 4* Se pétrifier, t. réfl. Se convertir en pierre. || Fig. Sa philo-sophie [du stoïcien I était une espèce de profession religleuaa... où l'on faisait voeu d'apatbifl «tt sont
PÉT
laquelle on restait de chair, avec quelque zèle qu'on travaillât à se pétrifier, dioer. Claude et Nér. u, 64.
— HIST. XVI* s. Pourquoy ne pourra estre aflfoiblie la chaleur de mes reins, si qu'ils ne puissent plus pétrifier mon flegme [former des calculs]?
— ETYM. Lat. pelra, pierre, et facere, faire. PÉTRIN ( pé-trin ) , s. m. Cofi're dans lequel on |
pétrit le pain. || Pétrin mécanique, sorte de cylin- î
dre armé de dents et qu'on fait mouvoir pour pétrir la pâte. Il Fig. et populairement. Être dans le pé- ;
trin, être dans l'embarras.
— HIST. xii* s. Evoz filles, les unes frunt les uignemenz, les altres le mangier, les altres ierent [seront] al pestrin, flots, p. 27.
, — ÉTYM. Wallon, prustein; du lat. pistrinum
(voy. piTRin).
t PÉTRINAL (pé-tri-nal) , ». m. Ancienne arme portative, à rouet, intermédiaire entre l'arquebuse et la pistole; elle était principalement employée par la cavalerie.
— HIST. XVI* s. Les capitaines de picorée et de petrinaux, d'aub. Hist. ii, 487. Les mousquets poitrinals, que l'on ne couche en joue, à cause de leur calibre gros et court, mais qui se tirent de la poitrine, fARfi, IX, Prdf.
— ÉTYM. Suivant M. O'Penguilly, ce nom vient du mot espagnol pedernal, pierre à fusil; mais ce que dit Ambroise Paré semble décider la question en faveur de ceux qui pensent que cette arme est ainsi nommée parce qu'on en appuyait la crosse contre la poitrine ou peitrine.
PÉTRIR (pé-trir; du temps de Ménage on prononçait pétrir, écrit souvent paistrir), v. a. \\i° Détremper de la farine avec un liquide, la remuer, et en faire de la pâte. Péti ir du pain. || Absolument. Ce boulanger pétrit bien. || Par extension. L'un pétrit dans un cois l'embonpoint des chanoines, b aL. Lutr. u. Je songe que les sucs alimentent l'abeille, Elleen pétrit son miel, en bâtit son palais, delil./to. I. Il 2° Presser l'argile pour en lierles difl'ércntes parties et leur donner de la consistance. || Fig. Mourir sans vider mon carq uois, Sans percer, sans fouler, sans pétrir dans leurfange Ces bourreaux liarbouilleurs de loislA.CHÉN. ïambes. || Fig. Dieu nous a tous pétris du même limon, il nous a tous faits semblables et égaux. On dirait que le ciel est soumis à sa loi [du noble infatué], Et que Dieu l'a pétri d'autre limon que moi, boil. Sat. v Soit.... Que d'une débonnaire et généreuse argile On ait pétri uion âme innocente el facile, A. CHÉN..^p((. 4. || Svpcesser avec les mains comme on fait pour la pâte. Cet usage où l'on est de plier l'esprit de nos enfants, comme les femmes caraïbes p'étrisient la tête des leurs, volt. WioJ. xxiv, 9. On dit que plusieurs sages femmes prétendent, en pétrissant la tête des enfants nouveau-nés, lui donner une forme plus convenable : el on le souffre! ]. l. BOUSS. Êm. 1. Il 4° Fig. Composer, former. De vous et de Mme du Fresnoi, on en pétrirait une personne dans le juste milieu : vous êtes aux deux extrémités, sÈv. 4 mars 1672. Qui ne croirait que la tendre nature. En pétrissant l'homme sa cnature.... ;. n. Rouss. Atlég. II, 3. X mon plaisir j'ai pétri sa jeune âme, volt. l'Enf. prod. i, 4. || B* Se pétrir, v. réfl. Être pétri. Cette argile se pétrit facilement.
— HIST. xiii* s. Et tout fusl escapés, se ne fussent boulenghier qui esloient relevé pour peslrir, Chr. de/lotns, p.,96. || xiv* s. D'un père et d'une mère sommes D'Adan, que Diex fist, et d'EvainjToul sommes presti d'un levain. Et tout ouni selon la char, J. DECONiJÉ, t. m, p. 98. || xvi*s. U jricheumon) enduict son corps de limon bien serré et paistri, MONT, u, <64. llz trouvèrent sa femme qui paistrissoit elle mesme, amyot, Phocion, 26.
— ÉTYM. Wallon, prusti ; bourg, preuli ; provenç. pestir, prestir; bas-lat. pisirire, du lat. pi.v(«m, su pin de pinscre, piler; sanscr. pt'sh, piler, broyer.
fPÉTRISSABLE (pé-lri -sa- bl'), adj. Qui peut être pétri. Les terres fortes pétrissables, les terres légères el sablonneuses.... buff. Exp. sur les végét. a* mém.
PÉFRISSAGE (pé-tri-sa-j'), ». m. Action de pétrir.
— F.TYM. Pétrir. , t PÉTRISSEMENT (pé-tri-se-man) , ». m. Synonyme lie pétrissage. || Fig. Votre baron Rullo est parti celle semaine pour aller voir le pélrissement qu'on fait à Rome d'un pape nouvellement fait.
GALIANl, Lett. t. II, p. 335.
— HIST. XVI* B. Pestrissemenl, cotgrave.
— ETYM. Pétrir.
PÉTRI.SSEUR (pétri-seur),». m. || 1° Celui qui. chef
un boulanger, pétrit la pâte. || 2" Pétrissour mécanique, mécanisme destiné à remplacer les gindre.>.
— Hi£', XIII* a. Se U sergant au talemelier [bou-
PET
PEU
PEU
langer], soit joindre, soit autres vallés, ou aidans i talemelier, c'est à savoir vaneres, buleteres ou peslriseur.... Liv. des met. i3
— £TYM. Pétrir.
t PÉTROBRCSIENS (pé-tro-bru-ziin) , ». m. pi. Nom de sectaires du xu' siècle, qui rejetaient le baptême des enfants, le sacrifice de la messe, et ne considéraient l'eucharistie que comme un signe commémoratif; ainsi nommés d'après Pierre de Bruis, auteur de cette secte.
f PÉTROGNOSIE (pé-trogh-no-zie) , j. f. Partie de l'histoire naturelle qui traite des minéram.
— ETYM. néxpa, pierre, et fvwffiî, connaissance, t PÉTROGRAPHIE (pé-tro-gra-fie), ». f. Traité ou
description des pierres.
— ETYM. fléTpa, pierre, et fpâçeiv, décrire.
t PÊTROGRAPIIIQUK (pé-tro-gra-fi-k"), adj. Terme de géologie. Qui est relatif à la descnpiiun des pierres ou roches. || Se dit surtout d'une carte indiquant les roches qui se trouvent dans un pays.
P&FROLK (pé-tro-l'), S. m. || 1* Huile minérale fournie par des sources naturelles qui se trouvent urtout dans l'empire des Birmans et en Pensylva- (ie; c'est une sorte de bitume moins liquide que le naphte, et plus que le malthe. En Perse, depuis Mossul jusqu'à liagdad, le peuple ne s'éclaire qu'avec du pétrole extrait de Kerkoulc, al. bhon- GHUHT, Traité de miner, t. u, p. »*, dans pougens. Il 2° Huile de pétrole, ancien nom donné au pétrole.
— HlST. ivi* s. L'huile de petroUe, qui sort des rochers, palisst, H8.
— ÊTYM. Bas-lat. pelroJ«w, du lat. petra, pierre, et bleum, huile.
t PÊTROLËNE (pé-tro-!è-n'), s. m. Terme de chimie. Carbure d'hydrogène qui se trouve combiné avec l'asphalte dans plusieurs sortes de résines fossiles.
t PÉTROLERIE (pé-tro-le-rie) s. f. Usine à pétrole. Le leu s'est déclaré dans une pétrolerie du Canada par suite de la négligence avec laquelle on le servit d'une lampe à huile de pétrole, Uonil. univers. 2« août )807, p. « us, 5" col.
t PÉTROLIFÈRE (pé-tro-li-fè-r") , adj. Qui contient du pétrole. Les satiles pétrolifères du Bas- Rhin, cil. HARTINS, Monit. unit», du )0 août <867,
p. «093, 6« col.
t PÉTRON (pé-tron) ou PÉTROT (pé-lro), *. m. Un des noms vulgaii-es du genévrier.
t PÉTRO- OCCIPITAL ,ALE (pé-tro-o-ksi-pi-tal, ta-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient â l'apophyse pierreuse du temporal et à l'occipital. Suture pétro-occipitale.
— ElYM. Pétreux, et occipital.
t PÉTRO-SALPINGO-STAPHYLIN (pé-tro-salpin-glio-sta-fi-lin), adj. Terme d'anatomie. Synonyme de péristaphylin interne.
— ETYM. Pétreux, aàXmfl , trompe d'Eustache, et staphylin.
PÉIROSILEX (pé-tro-si-lèks'), j. m. Pierre qui tient le milieu entré le jaspe et le silex. Sous ce nom on a désigné Vorthose, la labradorite, etc. mais surtout VaWite et l'curit^, legoahant.
— ETYM. Lat. pe(ro, pierre, et silex.
t PfiTROSILICEUX, EUSE (pé-tro-si-li-seû, seii-z'), adj. Qui a les caractt'^res du pétrosilei. Un sable pétrosiliceux, Saussure, Voy. Alp. t. vi, p. tôt, dans POUGENS.
t PÉTKO-SPHÉNOÏDAL, ALB (pé-tro-sfé-no-idal, da-l'), adj. Terme d'anatomie. Suture pétro-sphénoidale, petite suture formée par les bords antérieur du rocher et postérieur du sphénoïde.
— ETYM. l'élreux, et tpkénouie.
t PÉTRO-STAPHVLl.\(pé-tro-sta-fi-lin), adj. Terme d'anatomie. Synonyme de péristaphylin interne-
— ETYM. Pétreux, et staphylin.
PETTO (IN) (in'-pè-tto), hc. adv. À part sol, intérieurement, en secret; se dit proprement du pape, quand 11 nomme un cardinal, sans le proclamer ni l'instituer. Créé cardinal le <o mai 47<3, il [l'abbé de Polignac] fut réservé in petto jusqu'au 30 janvier 1713, où il fut déclaré, hairah. Éloge du eard. de Poliynac. || De là la locution a passé dans l'usaKe général Nouvelles coquetteries de ma part avec le p;ipe ; je lis ses livres, j'en fais un petit extrait, je versifie, et le pape devient mon protecteur in petto, VOLT. I.elt. d'Argenson, 30 mai, (746.
— lllST. Ital. in, en, et petto, poitrine : dans le «œur (voy. pis, ». m.).
PÉTULAMMENT (pé-tu-la-man), adv. D'une manière pétulante.
— ETYM Pétulant, et le «uffiia ment.
PÉTULANXE (pé-tu-lan-s'), ». f. Vivacité impétueuse. C'était un autre Lucien par ws bons mots,
BICT. 0> LA LiUNUUK rHAMCAiat.
par sa raillerie et par sa pétulance sans pareille , MAUCROix, Sc/ii»nv« d'Angùt. ii, 294, dans riche- LBT. 11 [cet oiseau, la pintade] se fait craindre des dindons mêmes, et, quoique beaucoup plus petit, il leur en impose par sa pétulance, buff. Ot». t. m, p. 259. Je n'étais pas encore accoutumé à cette pétulance française, J. J. Booss. Confess. v.
— SYN. pEtulancb, turbulencf.. La pétulance est une vivacité impétueuse ; la turbulence, une vivacité désordonnée, et à l'idée de désordre se joint celle de quelque chose de bruyant.
— HIST. XVI* s. Les indiscrétions et pétulances des fols ne heurtent point les grandes et hautes âmes, charron, Sagesse, i, 3o.
— ETYM. Lat. petulantia, de petulaTU, pétulant. PÉTULANT, ANTE (pé-tu-lan, lan-t'), adj. Qui
a de la pétulance. Quand un moineau du voisinage S'en vint les visiter, et se fit compagnon Du pétulant pierrot et du sage raton, la font. tahl. xil, 2. Il me suffira de dire en gros que son langage était moins pétulant que celui de sa mcre, parce qu'il y entrait plus d'art, mar:v. Pays. pore, pari. 6. Sixte-Quint était né pétulant, opiniâtre, altier, impérieux..., volt. Dict. phil. Caractère. Le pétulant Saint-Simon l'interrompit en disant... Duci os, Œuv. t. T, p. 308. Les geais sont fort pétulants de leur nature, buff. CHs. t. v, p. (48.
— ÉTYM. Lat. petulantem, fréquentatif de petere, aller, attaquer (voy. pétition).
PETON (pe-tun), ». m. Terme tombé en désuétude. Tabac. Pour Mars, il prenait du petun. Méprisant tout autre parfum, scarr. Typh. ch. i. On consulte le manitou [pour la chaisej, on fait des sacrifices de petun, chateaub». Alala, Prologue.
— HIST. XVI' s. Tesmoin m'en sera l'herbe appellée des anciens petum, à présent catlierinaire, ou medicée, ou herbe à la royne, paré, Préface.
— ETYM. Nom brésilien de la nicotiane tabac. Il est resté en usage dans le bas-breton sous la forme de butun.
PETUNER (pe-tu-né), «. n. Terme vieilli. Prendre,/'umer du petun, du tabac. Nul ne pourra petuner, soleil couché, sur peine d'être calé trois fois et battu devant l'équipage, Ordonn.de 1634, dans jal.
t PÉTUNIA (pé-tu-ni-a), ». m. Plante devenue très-commune dans les jardins; elle appartient à un genre originaire d^ l'Amérique du Sud, famille des solanées.
— ÉTYM. Petun, tabac, d'après le Nouveau Jardinier.
PÉTUNSÉ (pé-tun-sé), ». m. Nom d'une variété du feldspath commun composé de silice et de chaux, dont ofl se sert en Chine pour faire la porcelaine. On écrit aussi pélunzé et pétuntzé.
PKU (peu), ». m. Il l'Une petite quantité. || Peu construit avec l'article dùfini.ouavec l'adjectif possessif, ou un pronom démonstratif. Si je t'abandonnais i ton peu de mérite, corn. Cinna. y, t . Quand je dis point, je veux dire très-peu ; Encor ce peu lui donnait de la peine, LA FONT. CaJendr. Vous le voyez; sans moi vous y seriez encore; Et vous aviez besoin de mon peu d'ellébore, mol. Sgan. 82. Le peu de sûreté que j'ai vu pour ma vie à retourner àNaplcs, iD. Avare, y, 6. le peu du juste vaut mieux que l'abondance du pécheur, fléch. Serm. i, 2(3. Je ne croyais pas que j'eusse besoi» de cet exemple pour justifier le peu de liberté que j'ai prise, iiAC. Andr. Pré(. Le peu qu'il avait appris d'histoire naturelle, de chimie et d'anatomie au collège de Beauvais, MAiRAN, Éloge de Petit. \\ Excusez du peu, se dit Ironiquement i celui qui se plaint qu'on no lui donne pas a.ssez, bien qu'on lui donne beaucoup; il se dit aussi quelquefois par celui même qui trouve qu'on lui donne trop. || Excusez du peu, sedlt encore quand on énonce un gros cliiffre. Ella a un million de dot! excusez du peu. || Le peu, le petit nombre. Le peu qu'il on restait, n'osant quitter son trou. Ne trouvait à manger que le quart de son soûl, LA font. Fabl. u, 2. Il Le peu, le peu de temps. Le peu que nous avons à les posséder [les choses de ce monde), Mass. Carême, Emploi du temps. || Lo peu que je suis, le peu qu'il est, c'est-à-dire mon peu, Sun peu de rang, de mcnlu. S'il faut percer lo n.inc d'un prince magnanime, Oui du peu que je suis fait une telle estime. ...cORN. Cinna, m, 3. Kt nialgié tout le peu que le ciel m'a fait naître.... id. Snlor. Il, 2. Il 1° Peu, avec l'article un, une petite quantité, construit avec un substantif. Je vous recommande, ma chère enfant, un peu de repos, un peu do tranquillité, un peu de résign.ition aux ordres de la Providence, un peu de pliilosophie, SÉV. 28 nov. (68S. Après avoir fait un pou plus de bruit les uns fue lc> autres, BOU. DucA. d'Ort. û murt, éluigiio-
toi de notre pensée, et laisse-nous tromper pour un peu de temps la violence de notre douleur, id. «6. Je vois ce qui se fait, j'entends ce qui se dit ; On devine le reste avec un peu d'esprit, picard, Entrée dans le monde, i, 7. || Construit avec un verbe oi" un autre mot. Comme j'aime beaucoup, j'espère encore un peu, CORN. Rodog. m, 6. Je crois que j'arriverai à Grignan un peu après vous, sÉv. <34. Mandez-moi quand vous aurez cette lettre; elle es» un peu comme celles de Cicéron, id. 4)8. U m'ai>> coste, me salue, mo demande si je sais la musique; je réponds un peu, pour faire entendre beaucoup, J. J. Rouss. Confess. iv. || Explétivemeut. Donnezmoi un peu lo pot de chambre, dit la Rancune, SCARR. Rom. corn, i, 6. Dites-moi un peu, messieurs, de quel côté de la forêt est le rendez-vous de la chasse, collé. Part, de chasse de Henri l Y, i, a. Il Populairement. Un petit peu, très-peu. || Ironiquement. Un peu, se dit pour beaucoup. Vous pounriez un peu loin pousser ma patience. Seigneur.... CORN. Pulch. 1, 1. Je crains que le pcndard, dans se» vœux téméraires, Un peu plus fort que jeu n'ait poussé les affaires, mol. Ée. des f. u, e. || Un peu bien ou un peu beaucoup,, très, trop, beaucoup trop. Je larde un peu beaucoup pour votre impatience, CORN, l'illus. 1, 2. C'est en votre laveur être un peu bien crédule, m. Œd. i, 3. L'une [femme] encor verte, et l'autre un peu bien mûre, LA font. Fabl. I, «7. Je t'ai fait cette confidence avec franchise, et cela m'est sorti un peu bien vite de la bouche, mol. Festin, i, «. Mais, mon oncle, il me sembla que vous vous jouez un peu beaucoup de mon père, id. Mal. imag. m, 23. || Un peu bien du, suivi d'un substantif, beaucoup trop de. Vous montrez cependant un peu bien du mépris, corn. Pomp. II, 3. C'est pour un grand monarque un peu bien du scrupule, m. Œd. i, 3. jj Un peu bien du... n'est pas français, dit Voltaire. Il faut dire simplement qu'il est archaïque et peu usité. || Un peu, se dit, dans un langage très-familier, comme une affirmation dédaigneuse. Vous vous mariez, ma sœur. — Un peu, mon frère, dahcouut. Prix de rarquebuse, se. 6. Il Populairement, on dit, pour la rime : un peu, mon neveu. || 3* Peu sans article, peu de chose. Dans les choses de peu si tu et ta commandes. Dis, quand te pourras-lu surmonter dans les grandes? coRM. Imit. 1, 41. Peu, avec la crainte da Dieu, vaut mieux que de grands trésors qui ne rassasient point, SACi, Bible, Prov. de Salom. v, 4i. Vivre de peu et presque de rien, boss. Hist. ii, 6. C'était bien fait assurément de compter pour beaucoup la communion des fidèles; mais ce n'était pas bien fait dé compter pour si peu leur sûreté, leur liberté, leur vie, 1. 1. rouss. Lett. de la Kont. v. Peu dit beaucoup à qui sait écouler, dslillr, Convers. 1. Son roi va le payer [Colomb] des maux qu'il a soufferts : Des trésors, des honneurs en échange d'un monde, Un trOne, ahl c'était pau! que reçutil? des fers, a dblav. Messéniennet. [\ Dans cet emploi, peu se construit avec les verbes actifs, et il en est le régime. U boit peu. Il a peu bu. || Être peu, être de peu de valeur, en parlant des ctioses. Tout votre sang est peu pour un bonheur si doux ! CORN. PoJy. IV, t. Comme si c'était peu que mes ressentiments, mol. Psyché, iv, 6. || Un homme de peu, un homme de basse condition. Une femme ds peu se présente à ma vue, haib. Soliman, i, < . ...un personnage Lourd et de peu... la FONT.lfandr. Saint- Laurent était un homme de peu, sous-introducteur des ambassadeurs chez Monsieur, st-sih. <, 4I. || Familièrement. Il n'y en a pas pour peu, il y en a beaucoup. || Populairement. Peu ou prou, ni pou ni prou; peu ou beaucoup, ni peu ni beaucoup. Je n'en ai ni peu ni prou. H Peu ou point, presque point; ni peu ni point, point du tout. U a peu ou point de santé. Je n'en ai ni peu ni point. {{ Mettra peu pour son compte, mettre peu dans la commerce de la vie, contribuer faiblement au bien-être commun, ou à la conversation, ou à l'amusement. || C'est peu de, suivi d'un substantif, signifia que la chose dont il s'agit ne suffit pas, ou qu'on ne s'y arrête pas, qu'un ne s'y borne pas. C'est trop peu de Jaiun que ton oeil me dérobe, C'est trop peu do mon lit ; tu veux oncor ma robe. Rivale insatiable.... cuhnkille, Médée, IV, t. Pour ébranler mou cœur Est-ce peu de Camille? y joignez-vous ma soeur? id. IIot. u, e. C'e.st peu ds quatre jours pour un tel sacrifice, ID. Ttteel Bérén. v, 2. C'était peu de nos maux; nous y joignons nos vices, collin h'iiari.bvilli. Optimiste, m, ». Encore est-ce peu du talent, ce don précieux de la nature, si le travail ne lo développe.... MARMONTKL, OEuV. t. IX, p. 448. || On dit quelquefois: c'est peu... que do.... Pour en venir à
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bout, c'est trop peu que de vous, COBN. Ciil, iir'ast i>«ii (ie... avec un veibo à rinfiiiitif.
Il C'est peu (le.... avec un veibo à rintiiulil. Pauline : C'est peu de me quitter, tu veux <lonc me séduire? — Polyeucte : C'est peu d'aller au ciel, je TOUS y veux conduire, corn. Poly. iv, S. C'est peu d'être pliilosophe, il faut étro dirétien, baINTEN. Lett. AU. trAubigné,** juiU. <«84. i| C'est peu que.... avec le verbe au subjonctif. C'est peu que, le front ceint d'une mitre étrangère, Ce lévite i Baal prête son ministère, bac. Àihal. i, <. || C'est peu fait à vous de..., ç'est-à-dire vous aurez fait peu >|uand vous aurez.... Apprenez de mon prince, 6 monanjups vainqueurs, Que c'est peu fait i vous de reprendre une place, Si vous ne trouvez l'art ie regagner les cœurs, cobm. Inscript, mises sous des estampes, xiv, la jiaix d'Alet. || 4° Peu, peu de gens, avec le verbe au pluriel. Beaucoup par un long ige ont appris comca» vous, Que le malheur succède au bonheur le plus doux ; Peu savent «omme vous s'appliquer ce remède, corn. IIot. v, a. J'ai permis & fort peu da lui rendra visite, id. Perthar. iv, 3. Il régna dès l'enfance et régna sans jaloui. Estimé d'assez peu, mais obéi de tous, ID. Pulch. IV, 2. Assez de gens méprisent le bien , mais peu 'savent le donner, la rochep. Matiimes, J08. Mais, dit Machiavel, peu sont corrompus par peu, MONTESQUIEU, Bspr. VI, 6. Combien peu ont assez de vie pour v«ir toute leur gloire et toute leur influence I la habpe, Éloge de Voltaire. Il 6* Peu, sans article et construit avec un substantif, en petite quantité. Trop peu d'honneur pour moi suivrait cette victoire, corn, le Cid, ii, 2. Si wous avez beaucoup de bien, donnez beaucoup ; si vous PU avez peu, ayez soin de donner de ce peu, même de bon cœur, saci. Bible, Tobie, iv,«. Il y a peu de familles dans le monde qui ne toucjient aux plus grands princes par une extrémité et, par l'autre, au simple peuple, la brut. xiv. Le tribunat sagement tempéré est le plus ferme appui d'une bonne constitution; mais, pour peu de force qu'il ait de trop, il renverse tout, j. J. eouss. Contrat, iv, 5. 'Tout ce qui doit finir est de peu de durée, p. le- «BiiN, Poésies, t. I, p. 2». Il Un homme comme il y en a peu, un homme rare en son e pèce. Les autours d'entre les modernes... un médecin comme il J en a peu, dider. Lett. t. la chirurgie. (| Peu de chose, une chose petite. Pour mériter ce sort, je suis trop peu de chose, yoL. MHic. i," 5. Peu de chose nous console, parce que peu de chose nous afilige, PASC. Pens. vi, aa bis, éd. havkt. || C'est peu de chose se dit d'une personne, d'une chose dont on ne fait point de cas. Quand on l'ignore [qu'une femme est infidèle], ce n'est rien ; Quand on le sait, c'est peu de chose, la pont. Coup» encliant. Je TOUS exhorte à jouir, autant que vous pourrez, de la vie qui est peu de chose, sans craindre la mort qui n'est rien, volt. Lett. Hme du Oelfant,- 13 oct. 1769. Il C'est peu de chose que de nous, se dit pour exprimer que la condition liumaiiie est bien précaire. || 6* Pris adverbialement et construit avec un verbe, ou un adjectif, ou un adverbe, en petite quantité. Fort peu. Bien peu. Dieu les épargne li peu (les grands] , qu'il ne craint point de les sacrifier i l'instruction des hommes, boss. Duch. dOrl. Aussi peu capable de commettre une injustice que de la soulTrir, rticu. Duc de MotU. J'ai honte de me voir si peu digne de vous, bac. Mithr. 111, «.Jeunes, pleinsde la première ardcurde savoir, fort unis, et, ce que nous ne comptions peut-être pas alors pour un assez grand bien, peu connus, font. Yarigmin. Il est vrai que je suis un peu sourd, un peu aveugle et un peu impotent, volt. Lett. d'Àrgental, 30 juin 4T~4. Peu ou point détournés de leurs travaux, j. ;. bouss. Gouvern. de Pologne, ch. 12. Cette lettre, qui est si peu celle d'un roi, et qui t'en est pour moi que plus précieuse et plus chère... d'alemb. Utt. auroi de Pr. *s août «776. || Acheter ^u, acheter i bon marché. De me nourrir de viandes saines, et de les acheter peu, la bbut. z. || Peu «ouvent, assez rarement. 11 arrive peu souvent que l'amitié qui eat entre les hommes soit de longue durée. Il Le peu souvent que.., le peu de fois que... ...Le peu souvent que ce bonheur arrive, Piquant notre appétit, rend sa pointe plus vive, cobn. Veuve, I, «, <•• édil. Il Peu... que, u'est-à-dire peu .. si ce n'est. La nation moscovite peu connue que de ses plu» proche» voisins, pobteh. Ciar Pierre. || 7 Peu i peu, Idt. ade. Leniement, insensiblement. Si on pouvait observer une Uogiie dans tes progrès successif» on verrait les régies «'établir peu i peu, condillac, tromm. ),« || Peu * peu sedit eo vers sans hiatus. Son reinrd fM>u a iwu ralentit ta fierté, desmarkt» daiit UAUi. cdii. oe ukMAOt, p. »74. || g' Uuà
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peu, sous peu, loc. adr. Dans peu de temps. Il arrivera sous peu. Je reviendrai dans peu conter de i>oint en point Mes aventures à mon frère, la FONTAINK, Fabl. IX, 2. Dans peu tu le maries, BO!i Sa(. X. Il Substantivement. .Mais dans peu.... Ce dans peu pour eux n'est qu'une fable, iiaute- BocME, le Soup, mal apprêté, se. <. || Il y a peu, depuis peu de temps. Il y a trop peu que je suis dans un pays où... sÉv. 2i juill. tes». 11 y a si peu que la Pentecôte est passée, ID. 22 juin 1689. !l y avait fort peu que mon père avait fait une retraite à Saint-Lazare, st-sim. 6, 78. || Depuis peu, depuis peu de temps. Votre frère son fils, depuis peu de retour... CORN. Nicom. I, -t. Il Peu après, peu de temps après. Il •• Quelque peu, un peu. Un païen qui sentait quelque peu le fagot, la font. Fabl. iv, <9. Est-il ju.ste qu'on meure Au pied levé? dit-il [le centenaire] : attendez quel(|ue peu, id. ib. viii. I. J'en avais fait à sa mère quelque peu d'ouverture, mol. l'Atare, iv, 3. i. vous le dé; vous méritez la place Oueli]iie peu mieux que messieurs tels et tels, MiL- LEV. itpigr. Le fauteuil académique. || 10° Tant soit peu, très-peu. Rt si j'ai sur ce point Acquis tant soit peu d'hatiitude, la pont. fobi. xi,4. Ne croyez pas que ces excessives et insupportables douleurs aient tant soit i>eu troublé sa grande &me, uoss. Duth. d'Orl. \\ Substantivement. Un tant soit peu, très-peu. Ne m'en don nez qu'un tant soit peu. Douce monnaie, un tant soit peu légère. Marquée au coin des volages amours, hillsv. la Femme. || 11° X peu près, à peu de chose près, presque, environ. Depuis la guerre de Troie, la Grèce fut barbare, ou i peu près, jusqu'à Solon,coNnn . .ffùt. anc. m, 12. || Substantivement. Cet i peu près est admirable I boss. Variât, xii, 24. Nous ne sommes guère faits pour avoir une notion exacte des choses, l'a peu près est not'e guide, volt. Bss. mœurs. Hem. xjx. Vous me demandez si je suis i peu près heureux? il n'y a en effet en ce genre que des à peu près; mais quel est votre à peu près, madame? id. Lett. Mme du Deffant, 21 oct. (770. Il n." Si peu que rien, une très-petite quantité. Je promets à Monsieur d'Orléans, et i ceux que vous emploierez auprès de lui, de l'immortalité selon mes forces; c'est-à-dire si peu que rien, scabb. Lett. (Eue. t. i, p. <86, dans pougens. Il Si peu que, toc. conj. avec le subjonctif, en quelque petite quantité que.... Dieu sait combien cette inquisition croîtra en peu de temps, si peu qu'elle puisse prendre racine, pasc. Pro». xix. Si peu qu'on ait con.sidéré les anciens monuments de l'Eglise, Boss. Hist. II, «3. Si peu qu'on excitât la vivacité rie Pliiloctète, on lui faisait dire ce qu'il avait résolu de taire, fén. Tel. xvi. || 13° Pour peu que, toc. con;. avec le subjonctif, pour quelque petite quantité que. Et pour peu qu'on le pousse, il est prêt d'éclater, corn. Pomp.iv, l. Pour peu de réflexion que vous fassiez sur la manière dont on se gouverne i la cour, bodbdal. Mytt. Pass. de J. C. t. l, p. 177. Dans un pays où, pour peu de grandeur qu'on ait, on en a ti ujoursplus que de bonheur, maintenon, Lett. à Mme de St-Ciran,l.i\,p.*oi, dans pougens. Il Proverbes. Paix et peu, c'est-à-dire la paix, la tranquillité avec peu de bien est préférable à beaucoup de bien sans la paix. || Peu et bon signifie qu'on se contente de peu pourvu que ce peu soit bon. || A grands seigneurs peu de i^roles, c'est-à-dire il faut leur expliquer en peu de mots ce qu'on veut leur faire entendre.
— REM. 1. Le peu d'eau que j'ai bu ou bue : cela dépend du mot auquel on fait rapporter que ; si c'est à peu, mettez 6u; si c'est à eau, mettez bue. Mais auquel faut-il le faire rapporter? Cela dépend entièrement de la pensée de celui qui parle. Le peu de confiance que vous m'avez témoignée m'a rendu le courage ; en cette phrase on veut dire que la confiance témoignée, quoique petite, a rendu le courage. Le peu de confiance que tous m'avez témoigné m'a été le courage; en celte phrase on veut dire que peu de confiance a été témoigné. Le peu d'habitants que la guerre a laissés dans cette ville ne sont pas à craindre : ce sont les habitants laissés dont il s'agit; mais le peu d'habitants que la guerre a laissé empêche de garder les murailles, c'est le peu laissé qui empêche. ||1. Peu joint à la préposition., de et suivi d'un nom au singulier régit le verbe au singulier : Peu de monde a su mon arrivée; mais il régit le verbe au pluriel, quand il est suivi d'un substantif pluriel : Peu de paroles suffisent au .sage. || li Si peu est déterminé avi>c un nom au pluriel, on peut mettre le verbe au pluriel ou bu sinfrulicr, suivant l'idée qu'on aura ; Ce peu de mois suffira ou suffiront. || 4. Il faut te ganier de confondre peu et guère. Guère veut dire beaucoup ;
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seulement, comme il ne se construit qu'avec la l-*gation, ainsi construit il signifie peu.
— HIST. XI* s. Ainz i ferai un poi de leperie, Ch. de Roi. XXI. Donc [il] at tel duel [deuil] pour poi d'ire ne fent, il>. xxii. De nos Kranceis me semble avcir mult poi, ib. lxxx. || xii's. Fors qu'un seul pou lui messiet, ce m'est vis : Ce que trop [elle) tient ses iens de moi eschis [éloignés], Couci, ix. Poi aime son seigneur.... Qui par fausse achoison [imputation] de lui servir se part, Sax. iix. Tuit sevent qu'il [le roi] vus ad durement honoré, Del poi ù vus trova hautement alevé, Th. lemart. 83. Et jà soit ce que la pense [pensée] ait alcune poie chose comprise de lui |Dieu),/ob,p. 479. ||xiii°s. Rois, vous savez que Diex a pou d'amis, Ne onques mais n'en 01 si grant mestier [besoin pour la croisade], qufsnfs. Romancero, p. 40<. Lors a la maie vieille un poi avant passé, Berte, xv. Vous en avez assez et je en ai trop po, ib. zxxil. [Il] A la chasse laissie ; X ceste heure lui fu moût pou de chasserie [la chasse lui soucia peu], ib. cxix. Mes l'entrée ert d'estroite manche, l.e coi si fort li estraingnoit, K par un pou ne l'estrangloit, Ren. 762«. Que por Dieu 11 doint.... Ou poi ou grant de sa viande, ib. 986. Sovaigne vos que li apostre N'orent pas paradix por pou, butes. 1, p. (23. Après la bataille mons. Gautier, estoit frère Guillaume de Sonnac, mestre du Temple à [avec] tout ce pou de frères qui li estoient demeurez de la bataille du mardi, lomv. 232. || xiv* s. Aucun peu différent les bons elles malvais en.... oresme, Elh. 30. Il XV* s. S'il l'eu.st tant soit peu tenue, la ville de Meleun eust été mieulx advitaillée qu'elle ne fut, AL. cnARï. Hist. de Charles fil. Et ne mengpoient seulement que chair de cheval; qui est une chose peu ou néant nourrissant, juven. Charles F/,U20 Kt division se mist entre eulx, qui a duré jusques au jourdhuy ou peu s'en fault, co.mm. i, -i. || xvi* s. Elle estoit poy plus poy moins [environ] grosse comme le pile St-Mars, bab. Garg. i, le. Vray est que ce peu [la moelle] plus est délicieux que le beaucoup de toutes aullres, ID. ib. i, proj. Peu de temps aprez, le bon Pantagruel tumba malade, iD. Pont. 11, 33. Certains pelitz boucliers legiers, sonnans et bruyans quand un y toucboyt tant peu feust, id. ib. v, 3». Vray est qu'il y en avoit peu [de vin], et ne vous plaist ce que l'on dist communément : un peu et du bon, iD. IV, anc. prol. Ainsi peu près au juge devisay, marOT, i, 260. a peu que je ne leur fay !a response, que feit Virgile à un quidam Zoile, qui.... nuuELL. u, 5, reclo. Mais pour venger l'injure d'un empire. Si peu de sang pourroit il bien suffire? ID. V, 52, verso. Ainsi de peu à <peu creut l'empire romain, m. vi, 59, verso. En si peu que de i'n [en un instant], id. vi, «2, reclo. Sa fureur pour un temps cachée Sembloit quelque peu lelaschée, id. vu, 47, verso. J'ay des premiers de ceux du mestier dont je suis. Osé vous estreiier de ce peu que je puis, id. vui, 67, iprso. Pour ne perdre peu de [quelques] corps morts, mont, i, t». C'est peu de chose.... ce n'est pas chose de peu, id. I, 107. Ils tous estiment de peu |ils font peu de cas de vous], 10. I, (40. Il n'est rien plus gay, et, a peu que je ne die, foUastre, id. i, (75. Pour peu que nostre raison se destourne de la voye tressée, lo. i, S56. Mais je m'en voys un peu bien à gauche de mon thème, id. m, ((7. Un homme de peu, id. iv, 63. Ceci doit suffire, pour faire conoistre que le peu ^'augmente et le beaucoup s'entretient par le moyen de la concorde, lanoue, 53. 11 les faut bien remarquer, et n'imputer pas à tous la faute de peu, id. 86. Peu de choses lui plaisent et beaucoup lui déplaisent, ID. **». ... Se soucient peu ou point de la misère des affligez, lU. ï(5. Le trop ou le peu apportent difformité, ID. 2«l. Poco y bueno : qui est à dire peu et bon, id. 273. Vous aurez pour agréable l'affection que j'ay eu d'enrichir nostre langue, selon la foiblo portée de mon peu de sens et de littérature, AUïOT, Éptt. Ilz s'y assembloient par quinzaines en chasque sale, peu plus ou peu moins, id. Lyc. 4S. Brennus prit Home peu plus de »flO ans après sa première fondation, id. Cam. 3». Là les capitaines complotèrent pour empescher à leur chef l'es.sai de ce logis avec son pou, en lui reprochant St-Mandé, d'aih. Ilist. m, ». Si pou que tu vivras, lu vivras en moleste, hons. 870.... Dites moi im peu, escoutez un peu, h. est. Conform. p 7». Peu de bien, peu de souci , lbboux de uncy, Prov. t. II, p. 37 1 . Peu parler, bien ouvrer, ro. ib. Je pense, sans estre deceu, Que ce n'est rien, ou c'est bien peu,AM. JAMIN, Po(*siei, p. i5),rerso, dans lacuhne. — ÉTYM. Wallon, pd, pok; bourg, pec/to; picard, ptike à pnke: piovenç pauc; cal. poc : port, pouco; etp. et liai. }>uiio( du lat. yauiui; grec, icoiùpei«,
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comparer le goth. /ors; anc. haut-a!!em. foht: angl. few.
t PECCÉDAN (peu-sé-dan), *. m. Genre d'ombellifères. dans lequel on distingue le peucédan dit aussi fenouil de porc {peucedanum offirinale, L).
-— ETYM. neuxéSavov, de itsuxiSavoc, amer, dérivé de itEÛxm, pin, résine.
t PEUCÉDANIN (peu-sé-da-nin), s. m. ou PEC- CftDANITE (peu-sé-da-ni-f), s. f. Terme de chimie. Substance crislallisable, extraite de la racine du peucédan au moyen de l'alcool bouillant.
I FEUILLE (peu-ir,H mouillées), t. f. Ancien terme de monnaie. Petit morceau de l'espèce monnoyée ou du métal sur lequel on fait l'essai du reste. À chacun des juges gardes, trois deniers tournois pour leurs droits de peuilles.... boutons et ppuilles d'essai, Arrêt du Cons. d'État, i oct. 1670.
— ÊTVM. Lat. petalum, feuille, du grec n£Ta).ov (voy. pRtale).
PEUPLADE (peu-pla-d") , s. f. || l* Nombre d'hommes et de femmes qu'on envoie dans un pays pour le peupler. Lorsque nous envoyâmes une peuplade en lonie, d'ablanc. Lucien, dans le roux, Diet. com. \\ Faire une peuplade dans un pays, y établir une pppulation, Une colonie. \\i° Petites sociétés, petits groupes d'hommes, dans les pays non civilisés. On trouva presque toute l'Amérique partagée en une multitude de petites peuplades qui toutes avaient leur dieu protecteur, volt. Dicl. phil. Religion. |{ Par eiteiision. Le combat des Titans et des Typhons ne fut que celui de deux peuplades de génies, BAHTHÉL. Anach. ch. «4. || 3* Action de peupler. Le but, le devoir d'un gouvernement sage est évidemment la peuplade et le travail, volt. Viat. 4. Nous y portâmes en pompe des lapins pour la peupler; autre fête pour Jean-Jacques; celte peuplade me rendit la petite Ile encore plus intéressante, I. J. Bonss. Confes. xii. || Population. [Les Suisses] fiers de leur abondance, de leur peuplade, de leurs richesses, d'abgenson, Mém. t. Il, p. ««S. Il Se dit aussi du frai de l'alevin, et de tous les petits poissons dont onesipoissonne unétang, un vivier.
— HIST. xvr g. Villegagnon s'adressa à l'admirai (ColignyJ, luy exposant soi désir d'aller faire peuplade en Amérique, se couvrant du zèle d'y planter la religion reformée, d'a'jb. Uist. i, t«.
— ÊTYM. Peupler.
t. PEUPLE (peu-pl'), ». m. || l' Multitude d'hommes d'un même pays et vivant sous les mêmes lois. Ces peuples si braves et si belliqueux, et que vous dites qui sont nés pour commander à tous les autres, fuient devant une armée qu'ils disaient être composée de nos cochers et de nos laquais, voit Letl. "4 Chaque peuple a le sien (gouvernemeiitj conforme à sa nature. Qu'on ne saurait changer sans lui faire une injure, corn. Cinna, ii, i. Il est dangereux de dire au peuple que les lois ne sont pas justes; car il n'y obéit qu'à cause qu'il les croit justes, PA.SC. Pens. VI, 40 bis, édit. havet. On énerve la religion quand on la change, et on lui 6te un certain poids qui .seul est capable de tenir les peuples, boss. Reine d'Atiglet. Les peuples ne souffrent que par les fiutes des puis, qui devraient veiller pour les empêcher de souffrir, fén. Tél. xxiv. Ce sont les peuples qui assurent toujours la gloire et la grandeur du souverain, Mass. l'etit carime, Caract, grand, de J. C. Il y a des |>euples sans physionomie aux({uels Il ne faut point de peintres, ). i. bouss. Hi'l i, li. Peuples, formez une sainte alliance. Et donnezvous la main, sf.RAiia. Sainte-Alliance. Tout trompe.... Gloire, amKié, travail, repos. Le monde et ses enclianteresses. Les héros comme les maîtresses, Les peuples comme les héros, p. i.kbrun, Koy. de Grèce, m , 2. || Fig. Comme il [Dieu] se sert «le se» anges, peuple naturellement sujet et créé, boss. (* avert. as. || La souveraineté du peuple, docirine politique d'après laquelle tout pouvoir réside dans le peuple, par opposition i la doctrine du droit divin. Après tout, où veut-on aller par cet empire du peuple? ce peuple i qui on donne un droit souverain sur les rois, en a-t-il moins sur toutes les aunes puissances? buss. b' avert. 6B. |{ Mon peuple, son peuple, le peuple auquel j'appartiens, il appartient. Eslher n'avait point encore découvert ni son pays ni son peuple, selon l'ordre que Mardochée lui en avait donné, SAC), Bible, Either, il, 2«. || ir Auplur. Peuples se dit quelquefois des habitants d'un Etat composé de diverses provinces qui n'ont pas été réunies en même temps et qui sont régie» par des lois différentes. Les peuples qui comijosaifut l'empire romain Il 8' Multitude d'hommes i|ui, bien que n'habitant pas le même pays, ont une même religion ou une mime o' gine Le peuple juif est dis[)ersé
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par toute la terre. Tout le peuple chrétien. „ K' Dans le style biblique, le peuple de Dieu, ou, absolument, le peuple, le peuple juif. J'imprimerai ma loi dans leurs entrailles, et je l'écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, et eux ils seront mon peuple. sAci, Bible, Jérémie, xxxi, 33. Tandis que les prophètes ont été pour maintenir la loi, le peuple a été négligent; mais, depuis qu'il n'a plus eu de prophètes, le zèle a succédé, pasc. Pens. xv, 13 bis. Il Au plur. Les peuples, les nations en dehors du peuple juif. Dans le style de l'ficrlture, le peupiejuif est appelé, en nombre singulier et par excellence, le peuple, ou le peuple de Dieu ; et, quand on trouve les peuples, ceux qui sont exercés dans les Écritures entendent les autres peuples qu'on voit aussi promis au Messie dans la prophétie de Jacob, boss. Uist. 11. 2. Il Peuple se dit aussi des chrétiens, en tant que peuple de Dieu. Dieu voulant se former un peuple saint qu'il séparerait de toutes les autres nations, PASC. Pens. XI, 5 ter. Il fJésus-Christ] devait lui seul produire un grand peuple, élu, saint et choisi.... iD. ib. xviii, 16. Nous qui nous vantons d'être le peuple choisi, nous qui nous regardons comme la nation sainte, mass. Carême, Mot. de conv. Il Le peuple-roi, l'ancien peuple romain, ô Romains, disait-il, peuple-roi que je sers, volt. Ifort de César, m, s. || 5" Peuple se dit par rapport au gouvernement d'un roi, d'un évêque, etc. Je m'écarte, je vais détrôner le sophi ; On m'élit roi, mon peuple m'aime, la font. Fabl. vn, tu. Bieiuôl chéri de son peuple, il [le cardinal de Fleury] l'édifie par ses exemples..!, il le garantit des fureurs de la guerre par sa prudence, uaihan, Éloges, cardinal de Fleury. Belzuns, ce pasteur vénérable, Sauvait son peuple périssant, volt. Odes, 3. Il 6° Habitants d'une même ville, d'un même village, etc. Tout le peuple du buurg. Le même peuple [de Paris) ()ui avait fait treize mois auparavant des feux de joie pour leur emprisonnement, en fit tous ces derniers jours pour leur liberté, retz, Mém. t. II, liv lu, p. 326, dans pougens. || Il y a beaucoup de peuple dans Paris (locution vieillie), c'està-dire la population de Paris est très-grande. || 7° Le peuple, considéré dans les républiques comme le souverain. Le peuple, dit-il [Platon], est un animal inconsiant, ingrat, cruel, jaloux, incapable de se laisser conduire par la raison, hollin, Hist. ar^c. (Euv. t. iv, p. 7.1, danspouoENS. Le peuple, qui a la souveraine puissance... montesq. Ssp. u, 2. Il y avait un grand vice dans la plupart des anciennes républiques, c'est que le peuple avait droit d'y prendre des résolutions actives et qui demandent quelque exécution, chose dont il est entièrement incapable, id. ib. XI, 8. Mais le peuple, indigné que la loi le contraigne', Voudrait être séduit et flatté comme un roi, masson, Helvél. vi. || Il se dit d'une partie de la nation considérée au point de vue des divisions établies en politique. Le sénat et le peuple romain. On dit toujours qu'il n'y a point d'assurance au peuple, on en a menti : il y a mille fois plus de solidité dans le, peuple que dans lé cabinet, betz, Mém. t. ii, liv. m, p. 439, dans pougens. || Orateur du peuple, s'est dit, pendant la Révolution, des chefs des attroupements populaires qui, admis à la barre de laConvenlion, y prenaient la parole au nom du peuple de Paris. Il 8° 11 signifie quelquefois la multitude, le public considéré en son ensemble. Le peuple raisonne ordinairement ainsi : une chose est possible , donc elle est , pasc. Pens. xiii, 23. Encore que les opinions du peuple soient saines, plies ne le sont pas dans sa tète, car il pense que la vérité est où elle n'est pas, m. ib. v, 2 ter. Le peuple honore les personnes de granJe naissance, les demi-habiles les méprisent... les habiles les honorent, non par la pensée du peuple, mais... id. tb. v, ). Kt l'archiduc, forcé d'avouer qu'il n'avait pas de pouvoir [pour traiter], fit connaître lui-même au peuple ému, si toutefois un peuple ému connaît iiuelque chose, qu'on ne faisait qu abuser de sa crédulité, BOSS. le Tellier. Le peuple appelle élo<|uence la facilité que quelques-uns ont de parler seuls et longtemps, la brut. i. En fai.^ant semblant d'être les protecteur» du pauvre peuple qui n'est que le sot peuple, volt. I.ett. Condorcet, tu juiU. <774. Koprochcs que nous avons entendus île nos jours, tant cette énorme bête qu'on appelle le peuple s'est toujours ressemblé, dider. Claude et Nir. I, 76. Le peuple est sang doute un animal imbécile qui se laisse conduire dans les tcncbrcs, quand on ne lui présente \>as quelque chose de mieux, u'alkmii Letl. au roi de Pr. 3« nov. «770. Kt le peuple inconstant n'a qu'un jour de courage, c. dki av. ytpr. tieil. ni, «. À Home, Varron trouvait que.
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pour le langage, comme pour le reste, le peuple ne dépendait que de soi-même, et que chacun dépendait du peuple, villrmain, Dict. de l'Ac. fr. Préface. |i Populairement. Se moquer du peuple, insulter à l'opinion. || 9° La partie de la nation, considérée par opposition aux classes où il y a soit plus d'aisance, soit plus d'instruction. M. le Prince était si las de tout ce qui s'appelait peuple, qu'il n'y faisait pas seulement de réflexion, hetz, Mém. t. m, liv.iv, p. 355, dans POUGENS. Il y a le peuple qui est opposé aux grands, c'est la populace et la multitude ; il y a l« peuple qui est opposé aux sages, auv habiles, aux vertueux, ce sont les grands comme les petits, la bruy. IX. C'est déjà trop d'avoir avec le peuple uuô même religion et un même Dieu ; quel moyen encore de s'appeler Pierre, Jean, comme le marchand ou le laboureur? lo. ix. 11 [un gramd] s'enivre de meilleur vin que l'homme du peuple; seule différence que la crapule laisse.... entre le seigneur et l'estafier, in. ib. Louis XI : Ces misérables-là l'ont du bonheur 'de tout! — Olivier : Bonheur qui sent le peuple, c. nELAV. Louis XI, ui, 3. || Le petit peuple, le menu peuple, le bas peuple, les classes tout à fait inférieures. Je fus averti que l'abbé Fouquet cabalait contre moi chez le menU peuple, RETZ, Mém. L II, liv. m, p. i4b. Dans le gouvernement même populaire, la puissmce no doit point tomber entre les mains du bas peuple, MONTESQ. Espr. XV, (8. Le petit peuple est pauvre dans le riche pays de l'Inde, ainsi que dans presque tous les pays du monde, volt. Mœurs, i »4. || Familièrement. Le petit peuple, les enfants. Je n'aime ce petit peuple [ses petits-enfants] que pour l'amour de vous, sÉv. 26 août l«76. Pauline [fille de Mme de Grignan] me paraît digne d'être votre jouet... le petit marquis [son fils] est fort joli... parlez-moi souvent de ce petit peuple et de l'amusement que vous y trouvez, m. 3o juin (677. || 10" Par extension, foule, rassemblement. En quelque endroit que j'aille, il faut fendre la presse D'un peuple d'importuns qui fourmillent sans cesse, boil. Sat. VI. Je n'ai percé qu'à peine Les flots toujours nouveaux d'un peuple adorateur, bac. Bérén. ii, 3. Tout un peuple autour d'eux pleure et frémit d'elVioi, VOLT. Orph. m, 6. || Un grand peuple, une grande foule. Un grand peuple, seigneur, dont cette cour est pleine , Par des cris redoublés demande à voir la reine, corn. Pomp. v, 6. Un grand peuple les suit, bac. Bérén. iv, s. || Particulièrement, grand nombre de personnes considérées par des côtés qui leur sont communs. Qui pourrait cependant texprlmer les cabales Que formait en ces lieux ce peuple de rivales...? rac. Esth. i, ). On peut bien dire que les Romains étaient un peuple de soldat-, né et formé pour la guerre... rollin. Traité des Et. m, l . Où le maître apparent d'un peuple de valets N'en est en effet que l'esclave, la- MOTTE, Odes, t. I, p. 3»o, dans pougkns. Faire du genre humain un peuple de frères, volt. Dir.t. phil. Religion. Je ne jugeai pas à propos d'aller chercher des Dianes et des Sylvandres chez, un peuple de forgerons, i. j. Rouss. Confess. iv. Ouels hommes devaient être alors les Portugais, et quels ressorts extraordinaires en avaient fait un peuple de héros! raynal, Hitl. phil. l, 48. Et d'un peuple d'élus la demeure étemelle, uki ille. Par. perdu, xi. Il U* Petits poissons qui servent à peupler un étang. Mettre du peuple dans un étang. || 12 Rejeton au pied des arbres, des plantes. || 13° Adj. Qui tient du peuple, qui en a le caractère, qui ne s'élève pas au-dessus de lui. || En un sens défavorable. Ils [les princes lorrains] avaient si bonne mine, qu'auprès d'oui les autres princes p.iraissaient peuple; l'expression est de Mme la maréchale de Hais; cette façon de parler est un peu hardie, et un grammairien scrupuleux dirait ; paraissaient bourgeois, bai.z. t. il, p. 491, éd. in-f. Il faut être bien peuple pour se lals'^er éblouir par l'éclat qui environne les grands, B0i!H0URS, Nouv. Tcm. L'Ëglise ne vous a pas demandé alors [au baptême] si, par votre naissance selon la chair, vous étiez grand ou peuple, mass Carême, Immulab. de la lot. Il yen a |iles8iècles] où tout le monde est peuple ; et ceux-là sont sans comparaison les plus favorables à rétablissement des erreurs, pontrn. Oracles, i, 4t. Comment, s'écriat-elle, appelez-vons peuple les ileux hommes qui sortent d'ici? ils ont bien del'esprit, répliquai-je, mais Us no raisonnent jamais, lu. Mondes, a* soir. Oui, il a de l'esprit si peuple! d'ailainval, École des bourg, i, 3. || Air peuple, air commun, vulgaire. U lOn un sens favorable. Le peuple n'a guère d'esprit, et les grands n'ont point i 'une... faut-il opter? je ne balance pas, je veux être peuple, la bhuy ix. 0
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(le peuple de Paris] est moin» canaille et plus peuple que les autres peuples, mahiv. Marianne, part. ir. Oue^UB.'! afTeclatioii je fusse peuple à laguinguette, I. ». Bouss. Ém. lï. Bras, tête et cœur, tout était peuple en lui. bébang. Manuel. || Proverbe. La voix du peuple est la voix de Dieu, c'est-à-dire ordinairement le seotiment général est fondé sur la vérité.
— HiST. ix* s. Pro Deo amur et pro cristian poblo, Sermen». || xui* s. L'endemain parlèrent li baron, et distrent qu'il montreroient Alexis z\i peuple de Constantinoble, villeh. utviii. Là ot moult grant pueple assemblé de son lignage et de ses gens, ID. xxiu. Veués avant, mes pules [mon peuple] . qui mes comans fesis. Quand tu me veîs mort et tu m'ensevelis, Ch.d'Anl. ii, 60*. || xv s. Volrement, il n'est nul sire chrétien... qui hors de leur pays puissent trois ni quatre ans tenir tel peuple de gens d'armes... que il ne fust tout usé et miné de chevance et de finance, pboiss. ii. II, <36. Kt le peuple esmeu par les ennemis dudit frère [Savonarolej, COMM. viii, te. {{ xvi' s. Le peuple [le vulgaire] disoit en ma jeunesse, que... mont, i, 22. Le menu peuple, AMYOT, Cor. si. Ung de noz truchemens raeontoyt à Pantagruel comment ce peuple guaignoyent leur vie en faczon bien estrange, bab. Pant. IV, ( 2. Peuple sans blé mal assemblé, leroux
DE LINCT, PrOV. Il, p. »li.
— ÉTYM. Prov. pobol, pohle ; catal. poble; esp. pueblo; portug. povo; ital. popolo; du lat. pôpulus, forme à redoublement dérivée du radical pla, emplir, sanscr. par : proprement, la foule.
t î. PEUPLE (peu-pl'), s. m. Nom populaire du peuplier. {{ Terme de menuisier. Bois blanc de France, très-mou, avec lequel on fait te plus sourent les voliges.
— HIST. xvr 8. X l'entour de l'isle je planteray certains pibles ou populiers, palissy, 7a. Les feuilles de chesne,de sauls, de peuple, 0. de serres, 395.
— f.TYM. Lat. pôpulus, forme à redoublement qu'on peut rapprocher de nàXXu, agiter, à cause de l'agitation des feuilles de cet arbre.
PKUPLÉ, ÊE (peu-plé, plée) , part, passé de peupler. Il l'Garni de peuple. Les pays habités par les sauvages sont ordinairement peu peuplés, par l'éloignement qu'ils ont presque tous pour le travail et la culture de la terre, montesq. Lelt. pers. ^ 20. || 2° Empli d'un certain nombre de personnes. Les déserts, autrefois peuplés de sénateurs. Ne sont plus habités que par leurs délateurs, rac. Brit. 1, 2. Le corridor où je logeais était le plus souvent peuplé de filles de spectacle, marhontel, Xém. iv. |{ Il se dit aussi d'arbres, d'animaux. Il [le riche] peut dans son jardin, tout peuplé d'arbres verts, Receler le printemps au milieu des hivers, boil. Sot. vi.
•(• PEUPLEMENT (peu-ple-man), *. m. Action de peupler. Le peuplement de l'Amérique. {| Action de peupler un étang, une basse-cour, un colombier. Il II se dit aussi de la production des arbres. Les essences qu'on choisit de préférence [pour le bois de Boulogne] furent le chêne et le bouleau, qui aujourd'hui encore forment la base du peuplement, CLAve, Bev. des Deux-Mondes, <866, p. 789. || Développement d'infusuires dans an liquide. Le peuplement d'une macération.
— HlST. XVI* 8. Et pourvoyeroit-on au peuplement d'icelle [ville] et à la bonne police, lanoue, tit. Ce renouvellement diffère du premier peuplement du colombier, o. dk serres, 403.
— ÉTYM. Peupler; ital. popolamento.
PEUPLER (peu-(ilé), e. a. || f Emplir un lieu d'ha-
Àtants, en les y menant. Rebâtissez son temple, et peuplez vos cités, bac. Esth. m, 7. Peut-être un jour, t'il y a des millions d'habitants de trop en France, sera-t-il avantageux de peupler la Louisiane; mais il est plus vraisemblable qu'il faudra l'abandonner, VOLT. Jfœurt, ttt. Il En parlant des animaux, peupler un pays de gibier. || Se dit aussi de plantations. Peupler un bois, une vigne, y mettre du nouveau plant Les bois les plus Apais, surtout ceux oiï il y a des fontaines, et qui sont peuplés d'arbres toujours verts, Bonr. Ot». t. vi, p. io. || t» Emplir un lieu d'habitants (hommes, animaux ou végétaux), par voie de génération. Le gibier eut b'entdt peuplé ce parc Ceruin» arbres renferment leurs semences dans des matières légères que le vent emporte; la race s'étend bien loin par ce moyen et peuple les monugnes vobines, boss. Connaiss. v, a. Et les aîné» tnut seuls peupleront-ils le monde? drstodch. Irrfsnlu, n, <o. 1|8' Attribuer une certaine population. Il faut avouer que d'ordinaire nous peuploas et déf^upKiDs la terre un peu au hasard , volt. DiVl. pha. Pi^ulatum, ». Ceux qui U peuplent avec 4a> calculs n'uni pu songé qu'il (allait pourvoir à la
nourriture des habitants, conoil. IJist. anc. 1, *. Il 4° Emplir d'un certain nombre de personnes. Les marâtres font déserter les villes et les bourgades, et ne peuplent pas moins la terre de mendiants, de vagabonds, de domestiques et d'esclaves, que la pauvreté, la bruy. v. |] 11 se dit aussi des personnes qui remplissent. Pour échappera tanld'essairas divers D'âpres censeurs qui peuplent l'univers, J. B. BOUSS. Ep. Il, 4. Il Terme de peinture. Peupler un tableau, y faire e«trer beaucoup défigures. |16° Kig. Emplir de choses qui n'ont point de corps. Pauvres enfants I de fantûiues funibres Quelque nourrice a peuplé vos esprits, bérano. Suicide. |1 6- Terme de construction. Garnir un vida iti! pièces de bois espacées ■» égale distance. Peupler do poteaux une cloison. Peupler de solivos un plancher. || 7° V. n. Se multiplier par la géni ration, en parlant des hommes et des animaux. Le rustique [paysan], une fois marié, peuplera indifféremment, soit qu'il soit riche ou qu'il soit pauvre, montksq. LcU. pers. <22. Ces lapins commençaient à peupler avant mon départ,}, j. BOUSS. Prom. 5. Ces petites gens peuplent piodigieusement, d'allainv. Ée. des bourg, m, 12. il 8" Se peupler, v. rt/?. Devenir rempli d'habitants. Malgré la tyrannie, h Chine, par la force du climat, se peuplera toujours, et triomphera de la tyrannie, MONTESQ. Esp. VUl, *«.
— HIST. XII' s. Pensum [pensons] de la terre poppler, BENOIT, V. 6412. Il xm' s. Et vinrent à l'Espigat, une cité qui sour mer seoit et estoit pueplée de Latins, villeh. cxxvi. De haus loriers et de haus pins Refu tout pueplés li jardins, la Rose, t362. Et le tertre qui monte ou chastel est peuplé de grosses roches, ;oinv. 27). ||xiv' s. Berton [Breton] en ville nul lerron [nous ne laisserons] ; Ains pupliron tout leur paîs Des subgiz à la fleur de lis, Leliv. dubon Jehan, 3209. jj xV s. De gens lapeuploye [la France], La foy augmentoye. Justice gardoye. Science y mettoye, a. chart. Vers à la noblesse de France. Il XVI* s. Dionysius, estant capitaine d'une trouppe de gens que l'onenvoyoit pour peupler en Italie, y fonda la ville de Thuries, amyot, Ntcias, 8. Naturellement se peuplent les cygnes dans la Charente, o. DE serres, 380. Quoy que l'empereur Tacitus son parent en eust peuplé [d'exemplaires des ouvrages de Tacite] toutes les librairies du monde, mont. 111, 80. Les bestes y peuplèrent incontinent, id. iv, 209.
— ÉTYM. Peuple i ; provenç. et espagn. poblar ; portug. fovoar; ital. popolare. Peupler avait aussi, dans l'ancienne langue, le sens de publier.
t PEDPI.ERAIE (peu-ple-rê), ». f. Lieu planté de peupliers.
— HIST. XVI* s. Peupleraye, cotgrave.
— ÉTYM. Peuplier.
PEUPLIER (peu-pli-é;rrneseprononceetnese lie jamais; au pluriel, l'i se lie : des peu-pli-é-z élevés), *. m. Genre de la famille des salicinées. Peuplier d'Italie. Peuplier suisse. Le peuplier, cet arbre régulier comme l'architecture, stael, Corinne, xv, 7.
— HIST. XIII* s. Sous ung poplier en l'erbe cstoient Jouste ung vivier, oi^ s'ombroioient, la Rose, 15887. Il XV* s. Il se mue et tourae plus que feuille de pouplier, gebson. Harangue au roy Charles VI, p. 1 7. Il ivi* s. En trois espèces est distingue le peuplier : populus alba, nigra et libiea : en françois appelles aubcau, peuplier et tremble.... tou:i lesquels arbres montent hautement , plus toutesfois l'aubeau et le tremble que ni le peuplier ni le saule,
— ÉTYM. Dérivé de peuple 2 ; Berry, popelier, et aussi poupe, pouple; picard, peuple.
t PEUPUËRE (peu-pli-è-r') , s. f. Espèce da champignons qui vivent sur les peupliers.
— ÉTYM. Peuplier.
PEUR (peur), s. f. ||1" Passion pénible qu'excite en nous ce qui paraît dangereux, menaçant, surnaturel. Nos prières sont ouïes. Tout est reconcilié ; Nos peurs sont évanouies, ualh. u, 2. Es-tu si las de vivre? — As-tu peur de mourir? coun. le Cid, II, 2. Je sentis je ne sais quoi qui pouvait être une peur, je le pris pour un scrupule, retz, Me'm. t. 1, liv. I, p. 34 , dans pouoens. Nous éprouvâmes en cette rencontre qu'il est bien plus naturel à la peur de consulter, que de décider, m. ib. liv. 11, p. i73. Corrigez-vous, dira quelque sage ceiTelle. Eh la peur se coriige-telle ? la font. Fabl. 11, u. Nous pensâmes verser mille fois.... ce qui vous surprendra, c'est que je n'avais point de peur, sÉv. 21 août 1877. Il n'y a pas moyen d'être si mal et si brouillé avec soi-même ; il faut tâcher d'établir la peur dans son cieur et dans sa conscience, ii>. mai iSlio (t. ix, p. S0R,éil. rEonieb).X travers les rochers la peur les précipite Ides chevaux], bac. P/ièdrr, v, ». En corri-
geant une peur par une peur, la peur de la mort par celle de la hontejDiDEB.Œut). t. m, p. 448, dans pougens .La peur est une passion dont l'animal est susceptible, quoiqu'il n'ait pas nos craintes raisonnces ou prévTies, buff. Disc, nat.anim. Œuv. t. v. p. 351 . Fi donc, trembler! mauvais calcul, madame; quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur, beaum. Barb. de Scv. n, 2. La haine a sop courage, et la peur sou audace, p. lebrlin, Voy. de Grèce, ch. vi, l. jjN'avoirque la peur, en être quitte pour la peur, n'éprouver pas le mal que l'on redoutait. Ne vous étonnez pas, vous n'aurez que la peur, RACAN, Bergeries, 11, 4, Polistène.\\le lui ferai la moitié de la peur, c'est-à-dire je ne le crains pas, je lui rends menace pour menace. || Avoir peur de son ombre, être très craintif, très-poltron. Tout l'agite, l'inquiète, le ronge ; il a peur de son ombre ; il ne dort ni nuit ni jour, fén. Tél. m. || Par exagération. Mourir de peur, craindre extrêmement. Je mourais de peur que cela n'arrivât. || 2" Divinité qui avait des autels en Grèce et à Rome (avec une majuscule en ce sens). 11 [Alexandre] immola secrètement des victimes à la Peur : il invoqua Jupiter, Minerve et la Victoire, condil. Bist. anc. n, 10. \\3° Peur se dit, par exagération, en des cas où il s'agit non de péril, mais de ce qui nuit, de ce qui est désagréable, de ce qui inquiète, etc. J'ai eu peur de vous déranger. Julie, on nous renferme, on a peur de nos larmes, CORN. Uor. in, 2. Est-ce là tout ? dit-il, vous m'avez fait peur, pasc. Prov. v. J'avais peur que ce mouvement n'en empêchât un autre ; j'avais peur de vous quitter, j'avais peur de vous suivre; enfin, ma flUe, je craignais tout de ma tendresse et de ma faiblesse, sÊv. 287. Mon fils me conseille toujours de faire arrêter la Jarie pour ces treize cents francs.... et de faire un peu de peur à Pasgerant, ID. 4 janv. 1687. J'ai peur que l'univers, qui sait ma récompense, N'impute mes transports à ma reconnaissance, boil. Épiire vin. Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire, m. Art p. 1. 1| Faire peur de quelqu'un, faire croire que quelqu'un peut nous nuire, nous faire du ma!. ]| Faire peur de quelque chose, menacer de quelque chose. Je veux m'imaginer qud cette colique dont on m'a fait peur, se sera noyée dans les fontaines de Pougues, dalz. liv. i, lett b. Ose plus, fais-lui peur d'une prison sévère, cobm. Ai tila, III, 1. Il Faire peur, se dit de quelqu'undont la physionomie s'est beaucoup altérée, hlle est changée à faire peur. || Familièrement. Être mis à faire peur, être vêtu d'une manière bizarre et ridicule. Il Faire peur, se dit d'une personne très-laide. La noire à faire peur, [est dite] une bruneadorable, mol. Mis. a, 6. Comment le garçon le mieux fait s'était coiffé d'un visage à faire peur,HAMiLT. Gramm. 10. Oui, je voudrais qu'elle [ma maîtresse] fût laide, Mais laiile à faire peur, bêrano. Laideur. || Faire peur aux petits enfants, se dit de celui qui excitç de vaines terreurs. Je suis surpris, mon cher Socrate, de voir que vous ayez tant de goût pour ce misanthrope qui fait peur aux petits enfants, FÉNtx. Dial. des morts anc. dial. 17. Il Faire pour à quelqu'un, lui causer une peur, en sortant subitement d'une cachette, ou de toute autre façon. Il leur cria d'un ton à faire peur.... LA FONT. ï/erm. || Faire plus de peur que te mal, se dit de ceux qui sont plus redoutables en ipparence qu'en réalité. Ces Messinois, qui font plu • de peur que de mal aux autres, vous font, comme vous dites, bien plus de mal que de peur, sÉv. 460. || Absolument. Avoir peur, éprouver une certaine peur, une certaine inquiétude. La défense, j'ai peur, sera trop tard venue, ».0l. Mélic. i, 5. |] 4* De peur, loc. adv. Par l'effet de la peur. U a consenti de peur. || 5° De peur de, loc. prép. En craignant que. Je me vaincrai pourtant, non de peur d'aucun blâme, Mais pour ne troubler pas une si belle flamme, corn. Ctd, V, 4. Il faut rire avant que d'être heureiu, de peur do mourir sans avoir ri, la bbuv. iv. || Molière a dit elliptiquement peur, ce qui était blâmé par Vaugelas: J'empêche, peur du chat, que mon moineau ne sorte, Éc. des f. 1, 2. || 6° De peur que, loc. conj. avec le subjonctif, en craignant que. (Chez les Perses] on y marquait [sur un registre] les services que chacun avait rendus, de peur qu'à la honte da prince et au grand malheur de l'Etat ils ne demeurassent sans récompense, BOSs. Ilist. 111, f). || Proverbes. On ne saurait guérir de la peur, c'està-dire les impressions que fait la peur sont insurmontables. Il II ne faut point aller au bois quand on a peur des feuilles, ou n'aille au liois qui a peur des feuilles, c'est-à-dire quand on craint un danger, il ne faut point aller où il se trouve. || On peut bien guérir dL mal, mais on ne saurait guérir de la peur. || Tel menace qui a grand peur. || La peur grossit hs ob-
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Jets, on s'exagère ce que l'on craint. H La peur n'est bonne à rien, la peur^ne guérit de rien, elle est toujours inutile.
— RF.M. 1. Avec avoir peur que, de peur que, on met ne dans le membre de phrase subordonné : J'ai peur qu'il m vienne ; De peur qu'il ne se blessât. Mais en vers on supprime quelquefois ce ne: Mon désespoir n'osait agir en sa présence, De peur que mon tourment aigrit ses déplaisirs, cobn. la Suiv. IV, (0. Et tu trembles de peur qu'on t'ôte ton
galant, mol. Sgan. 22 Les pieds nus, de peur
qu'on m'entendît marcher, J'ai descendu la pente, LAUART. Joe. m, 88. Il 2. Ife d'abord exprimé, puis supprimé après avoir peur que. J'ai peur qu'elle ne soit mal payée de son amour, que son voyage en cette ville produise peu de fruit, et que vous eussiez autant gagné à ne bouger de là, mol. D.Juan,i , i. De peur que d'un coup d'oeil cet auguste visage Ne fit trembler son bras et glaçât son courage, volt. Henr. II.
— SYN. 1. PEUR, CRAINTE. Crainte est le terme générique pour toutes les nuances de cette sorte de •entiments; elle peut être raisonnée et lointaine. La peur est instinctive et présente. || 3. peur, FRATEi'R. La frayeur ressemblé assez à la peur, si ce n'est qu'elle est toujours plus forte, et moins dépendante du caractère de celui qui la ressent que des apparences de ce qui menace.
— HIST. xr s. Nen ont pour ne de mûrir doutance , Ch. de Roi. lxv. || xii* s. En amer [aimer] gist hardemenz et paors. Coud, vn. Plus ont poor de mort que n'aient de prison, Soi. xxii L'enfant Jesu.... Que li angles del ciel fist en Egipte aler. Pur la pour d'Erode, Th. le mari. 65. || xiii* s. Quant li empereres Kyrsac oï que ses fils estoit pris et Morchufles couronnés, si ot grant peour de lui, et li prist une maladie dont il morut, villeh. xcviii. Il ni ot si hardi qui i osast aler, pour paour de sa vie, Chr. de Rains, US. Certes, fet-il, je me gabai; Ce fis-ge por vos peorfere, Ren. (7»7. Poor est tremblement çle pensée por cause de perill qui est présent ou qui est à venir. Digeste, f° 4S. || xiv s. Aucuns maulx sont les quiei il convient craindre simplement et est bien de avoir en paour, oresme, Eth. 78. Il IV* S. Versez de rechief, armez-moi, De paour que quelqu'un ne m'assaille, basselin, i. Le roy futadverty de l'arrivée de tous ces gens dessus nommez, si entra en grant paour [à Péronne], COMM. II, B. Il XVI' s. J'ay grant paour que toute cesle entreprinse sera semblable à la farce du pot au laict, rab. Garg. i, 33. Ils n'ozent faire tort à autruy, de peur que l'on ne leu» en face à eulx mesmes, amyot, Thésée, 6. Comme ceulx qui de peur du précipice s'y lancent eulx mesrués, mont, il, 'iH. Puisque vous y estes [en Espagne auprès de François 1" prisonnier], je n'ai point de peur que tout n'aille bien, sinon que vous ne le puissiés garder d'aimer les dames espaignoles, marquer. I.elt. 73.
— ÊTYM. Wallon , pai/Jou ; bourg, pfi ; provenç. poror, paor ; anc. catal. paor; cat. luod. /tor, pavor ; espagn. et portug. paror ; du lat. pavorcm. Dans l'ancienne langue, paor, peor, pour est toujours dissyllahique.
t PEUBEllSEMENT (peu-reû-ze-man), adv. D'une façon peureuse.
— HIST. XII" s. Li permanables jugicres [juge| apparrat paurosemenl [de manière à faire peur], et les légions des angele» seront presens à ccst spectacle, Joh, p. 491. Il XV' s. Et aussi ce qu'ils faisoient, ils le faisoient paoureusemeot; car en trahison faisant nul n'est hardi, froiss. m, iv, 28,
— f.TYM. Peureuse, et le suffixe menl ; prov. paorosamfn; cat. parorosam«nt ; esp. pavorotajnente ; ital poHfOîomente.
PEIRKIIX, ECSE (pau-refl, reû-z'), adj. Oui a peur facilement. I.es gens de naturel peureux Sont, disait-il, bien malheureux, la font. Fabl. ii, U. Comme le faon peureux de la biche sauvage, SE- OBAis, l^gUiytie iv. E.sl-il peureux? demandait-on à un homme en parlant de son nouveau cheval. — Oh ! point du tout, voilà trois nuits qu'jl couche seul dans mon écurie, mahmontei-, Ùiuv. t. ix, p 280. ||. Substantivement. C'est un petit peureux. V.jus êtes une peureuse.
— HIST. XIII s. E dista.s paoros que il se torna»- Mnt chascon [chacun] en sa meson, Kachab. l, 3. Il xiir s. Oiianl l'arlonopeus est montés , PeOros est et trespensés; N'e.sl mervnllc s'il est pcisis; Ne •«it û est n'en quel pais, Parlnnop. v. "Hl. || tiv* s. Il est fait, par ce, peureux et couard, obksme, Eth. »7. Il xvi' 9. Bc.ste fort p.ioureuse, amyjt, Can. 47.
— ÊTYM. Peur; bourg, pôreus; wallon, pai,\aureu ; prov. paroroi, paorot; esp. pavmroio; i,al. pawoso.
PHA
PEUT-ÊTRE (peu-tê-tr*) , adv. || 1* Marque 1» doute, la possibilité. Mais peut-être au défaut de la fortune, les qualités de l'esprit, les grands desseins, les vastes pensées pourront nous distinguer du reste des hommes, boss. Duch. d'Orl. Pour la dernière fois je vous parle peut-être, bac. Andr. iv, 5. La mort, c'est le sommeil; c'est un réveil peutêtre.... Peut-être ! ah ! c'est ce mot qui glace épouvanté L'homme au bord du cercueil par le doute arrêté, DUCis, Hamlet, iv, 2. || %' Quand peut-être est placé en tête de la phrase, on peut mettre le sujet après le verbe, si ce sujet est un pronom. Peut-être irons-nous. || 3° 11 est souvent suivi de que. Peut-être qu'il prétend, après la mort d'Octave, Au lieu d'affranchir Rome, en faire son esclave, corn. Cinna, III, I. Peut-être que, parmi tous ceux qui m'entendent, il ne .se trouvera pas dix justes, peu:-ètre s'en trouvera-t-il encore moins, massu.lon, Carême, Élus. Il Quand peut-être doit être répété dans deux membres de phrase, on peut dans le second le remplacer par que. Peut-être a-t-il dans l'àme autant que moi de crainte. Et que le drôle parle ainsi Pour me cacher sa peur sous une audace feinte, mol. Amph. 1, 2. Il 4* Peut-être pas, sûrement non. J'ai mon champ à labourer, je n'irai peut-être pas employer mon temps à terminer vos différends, et à travailler à vos affaires, tandis que je négligerai les miennes, MONTESO. Lett. pers. n.\\S' S. m. Un peut-être, une chose fort douteuse. Peut-être qu'il ledit, mais c'est un grand peut-être, corn. Uent. iv, 8. Je regarde ma postérité et mou nom. — Mais peut-être que ta postérité n'en jouira pas. — Mais peut-être aussi qu'elle en jouira. — Et tant de sueur, et tant de travaux, et tant de crimes, et tant d'injustices, sans pouvoir arracher de la fortune, à laquelle tu te dévoues, qu'un misérable peut-être! boss. Sermons, Ambition, 2. X peine il est sorti, tous les peut-être les plus sinistres s'emparent de mon imagination, marmontel, Mrm. vi. || il n'y a pas de peut-être, se dit à quelqu'un qui vient de se servir du mot peut-être, pour lui déclarer que la chose est très-certaine.
— REM. C'est une négligence de style de mettre le verbe poueoir avec 7)eut-('<rc, parce que ce mot, exprimant une idée de possibilité, ne saurait modifier un verbe qui l'exprime également , ou, si l'on veut, parce que, comme le dit Lemare, ce mot n'est qu'un temps du verbe pouvoir à l'impersonnel avec être. Cependant une telle coiiilamnation n'est pas absolue ; et, dans la première phrase de Bossuet citée ci-dessus, si peu<-5(re y eût été supprimé, l'auteur eût affirmé le pouvoir de distinguer, ce qui .serait contraire à la pensée, puisqu'il n'a voulu faire qu'une objection dubitative. Des cas de ce genre abondent dans les auteurs.
— HIST. xii* s. Puet cel estre, s'il fuissent à cele hure jiassé. Il eussent fait el [autre chose] qu'il n'unt puis demunstré, Th. le mart. 436. ||xvi's. Peut-eslre engarde les gens de mentir, lehoux ob
LINCY, Prov. t. II, p. 371,
— ÊTYM. Peut, 3' personne du présent du verbe pouvoir, et être : cela peut être (ce qui fait comprendre qu'on dise peul-itre que) ; bourg, petétre. L'ancienne langue disait espoir pris adverbialement au lieu de peut-être. On peut aussi employer po.'^sihle en ce sens.
t PEOTINGERIENNE (peu-tin-jé-riè-n'), adj. f. Carte ou table pcutingérieime, se dit d'une carte fort ancienne qui représente les routes militaires de l'Occident sous Tbéodose, ainsi dite de Peutinger, savant antiquaire, né en t4<6, dans les papiers duquel on la trouva.
t PEZIZE (pe-zi-z') , s. f. Genre de champignons.
— ÊTYM lUC!;, champignon sans tige.
t PHACOCHÈRE (fa-ko-chè-r'), s. m. Genre de manimifiMCsd'Afrii|ue,quise rapprochent du cochon.
— ÊTYM. <l>axo;, lentille, verrue, el x"'?*?» '^f'" chon : cochon portant une verrue.
t PIIACOIIVDROPI.SIE (fa-ko-i:dro-pi-zie), *. f. Terme de mcdccino. Hydropisie da la capsule du crist;Jlin.
— KTYM. •taxa;, lenlill", et hydrnpiiie.
t PUACOÏKK (fa-ko-i-d'l, adj. Terme didactique. Qui a une forme lenticulaire. || Corps phacoiile, nom donné quelquefois au cristallin, à cause do sa forme lenticulaire.
— KTVM. 4>axo;, lentille, et «IJoç, forme.
t PHACO.MALAC.IE (fa-ko-ma-la-sie), s. f. Terme de inéileciiie Kamollissenient liu cristallin.
— ÊrVM. <l>ax6c, lentille, et (lalax'a, iBOllesse.
t PHACOSCI-fiROSE (fa-ko-sklè-rô-z'), t. /.Terme de médecine. Kiidurcis.seinent du cristallin.
— ÊTVM, <l>axi:;, lentille, et <mXt)p6n>, endurcir. t 4 . PU AfiTHON (fa-é-ton), (. m. i| f Terme de la
PHA
mythologie. Fils du Soleil et de Clymène, qui, ayant demandé à son père de conduire son char, ne put maîtriser les chevaux, risqua d'embraser le monde et fut foudroyé, par Jupiter. || Kig. [Gouverner sane avoir appris à gouverner] c'est bien faire le Phaéthon en ce monde, et dispenser inégalement la lumière et la chaleur sur la face de la terre ; c'est courir fortune d'en brûler une partie et de laisser geler l'autre, balz. De la cour, 2' dise. || 2° Terme d'astronomie. Chez les Grecs, la planète de Jupiter; chez nous, la constellation du (pocher. |{ 3° Genre d'oiseaux,
VOy. PHAÉTON.
— ÊTYM. 4>aé6i.iv, brillant, çasBo), briller, çaivM, paraître; sanscr. 6h3, bhâs, briller.
2. PHAÉTON (fa-é-ton), s. m. || 1° Par plaisanterie et par allusion à Phaéthon, fils du Soleil, cocher, charretier. Le phaélon d'une voiture à loin Vit soo char embourbé, la font. Fabl. vi, is. ||2° Petite voiture à quatre roues, légère et découverte, ainsi dite, parce que, menée d'ordinaire rapidement, elle fait courir des dangers et à ceux qui la conduisent et à ceux qui passent. Mon pliaéton est à la porte ; je puis mener deux dames, vigée, la Malinée d'une jolie femme (1792), se. 2l. || 3° Genre d'oiseaux palmipèiles^dans lequel on distingue le pliaéton phénicurede Gmelin dit vulgairement paille en queue à brins rouges; on le trouve dans les mers tropicales, LKG'iARANT.
— ÊTYM. Phaéthon.
f PHAGE... (fa-j'), suffixe qui signifie manger et qui vient du grec çuysîv, lequel répond au sanscrit bhaj, obtenir une portion, d'oii bhaksh, manger.
PHAGÉDÉNIQUE (fa-jé-dé-ni-k'), adj || 1" Terme de médecine. Qui ronge, en parlant des substances qu'où emploie pour conSLimer les chairs fougueuses. Il Eau phagédénique, solution de deutochlorure mercurique dans l'eau de chaux. || 2" Se dit aussi des ulcères qui rongent les parties voisines. Ulcère phagédénique.
— HIST. xvr s. Ulcère phagédénique, douloureux, sordide, virulent, PARÉ, xi, i.
— ÊTYM. <l>arE6aivixoç, de ^laYeôaiva, faim vorace (voy. pn*GF.).
tPHAGÉI)ÉNISME(fajé-dé-ni-sm'),i.m.Termede méilecine.Qualitéouétatdecequi est phagédénique.
}■ PHALACROSE (fa-la-krô-z') , s. f. Terme de médecine. Chute des cheveux, calvitie.
— ÊTYM. <l>a).axpoî, chauve.
t. PHALANGE (fa-lan-j'), s. f. || !• Nom que les Grecs donnaient à leur infanterie. ||2° Plus particulièrement, phalange macédonienne, bataillon formé de huit mille hommes armés de piques et de boucliers, qui se composait de seize files en profondeur; les cinq premières files croisaient leurs piques, et les onze dernières appuyaient les leurs sur les épaules des hommes placés devant eux. La phalange macédonienne, qui n'était qu'un gros bataillon carré, fort épais de toutes parts, ne pouvait se mouvoir que tout d'une pièce, bos';. Ilist. m, «. Les Macédoniens, si jaloux de conserver l'ancien ordre de leur milice, formée par Philippe et par Alexandre, croyaient leur phalange invincible, ID. ïb. Il IPolybe) fait voir les avantages el les inconvénients de la phalange el de la légion, montesq. Rom. 6. !| 3° Par extension, dans le style élevé, toute espèce de troupes. Ces vieilles phalanges Qui virent tant de mers et de terres étranges, maibet, Snphnn. m, I. Il 4' Toute espèce de multitude considérée roinine orj^aiiisée niilitalri-iiient. I"H ce ti-ésiir à pnrl créé lldmcj Suivrait piirnii lesiiiiH les célestes plialanges, i.a font. Fabl. x. i. L'on voit avec elTroi arriver ces uun^'es é|i»is. ct.'s pbalnnues iiili'-es tl'iii sectes affamés qui .semblent menacer le globe entier, BUFF. Lièvre. || 6" Se dit, dans le système de Kourier, de la commune sociétaire, comjiosée de familles associées pour les travaux do ménane, de culture, d'industrie, d'art, de science, etc. Kourier nous dit.... Peuple... Travaille, groupé par phalange, Dans un cercle d'attractions, bkhang. Foui. i; 6" Terme d'anatomie. Les petits os longs qui concourent à former les doigts et les orteils; on en compte quatorze à chaque main, et autant i chaque pied, en tout cinquante-six. La coutume de se couper les deux phalanges du petit doigt est aussi répandue chez ces peuples qu'aux Iles des Cocos et des Traîtres, et cette marque de douleur pour la perte d'un parent ou d'un ami est presque inconnue aux ilcs des Navigateurs, la pShousb, Voy. l. m,
p. 214, dans POUGKNS.
— HIST. xiii' s. I.es Hachedoniens, les Grecs et les Dardeniens orent, en leii de légions, eschcllei [l>alaillons| que il appeloiant phalenges, i. de heun,}, Végèee, u, l.
PHA
— ÉTYM. ♦ôXayt, phalange, ordre de bataille, articulations aux mains et aux pieds, proprement raurceau de bois servant à difTérents usages, d'où os. rang, troupe militaire.
t a. PHAIjVNGE (fa-lan-j*), s. f. Terme de zoologie. .Synonyme de faucheur 2, araignée.
— HIST. xvj* su En la Rouille il y a une espèce "I •iraipni'e que ceux du pays nomment tarentule, P. Rho'lien la nomme phalange, pare, Indod. 24.
— ÊTYM. Lat. phalangium, de çaXaYT"»'' sorte d'a'-aignée, de ifai-àfi, bâton à cause de la longueur de ses pattes.
\ PIIALANGGR (fa-lan-jé), s. m. Genre de mammifères propre aux îles d'Asie et de la Nouvelle- Hollande. Il Phalanger volant, phalangermuni d'une sorte de parachute.
i PIIALANGËRE (fa-Ian-jè-r'), «. f. Genre de la famille îles asphmlélées.
— Ktym. <l>a)ciTyiov, nom donné par Dioscoride à une plante qui guérissait de la morsure des araignées.
i l'HALANGKTTE (fa-lan-jè-f), s. f. Terme danatomie. Nom donné aux dernières phalanges des doigts et des orteils, celles qui portent les ongles.
— Ctym. Diminutif de phalange t.
t PIIAI.ANGIDES ( fa-lan-j i-d') ou PHALAλ- GIENS (fa-lan-jiin), s. m. pi. Cinquième ordre de la classd des arachnides, dont le type est la phalange ou faucheur.
t PHALANGINE (fa-lan-ji-n'), «. f. Terme d'anatomie. Nom donné aux secondes phalanges des doigts et des orteils qui en ont trois.
— ÈTYM. Diminutif de p/ialonge «.
t PHALANGISTE (fa-lan-ji-sf), t. m. Scarabée qui vit dans les bouses.
PHALANGITE (fa-lan-ji-f), s. m. Soldat de 1» phalange. Les légions romaines l'attaquèrent [la phalange] avec avantage, les phalacgiies ne pouvant faire usage de leurs longues piques, rolun, Ilist. anc. Œuv. t. vin, p. tli), dans poL'Gens.
— ETYM. *3iXa-ifYiTTi<;, de çoXa^Ç, phalange l .
t PHALANGOSE (fa-lan-gô-z'), ». /■. Terme de chirurgie. Maladie des pau[)i(res, consistant en une ionhle ou triple rangée de cils, dont les postérieurs, dirigés vers la conjonctive, irritent l'œil et déterminent le larmoiemimt.
— ÉTYM. <l>à)iai|<, dans le sens de pieu (voy.
PHALANGE t).
t PHAFANSTÈRE (fa-lan-stè-r'), «. m. Habitation de la comicune sociétaire régie par le système de Fourier ou dp la (ihalange.
— fiTY.M. Phalanne.
t PUALANSTfiHIEN, lENNE (fa-lan-sté-riin, riè-n'), s. m. Celui, celle qui habile un phalanstère. Il Partisan des doctrines qui doivent être mises en pratique dans le phalanstère.
t PHALARIDE (fa-la-ri-d'), *. f. Voy. piialaris.
tPHALABIQUE (fa !a-ri-k'), t. f. Voy. falabiqub.
— ÉTYM. Lat. phalarica ou falarica.
t PUALABIS (fa-la-ris'), s. m. Nom latin du genre alpiste, où l'on distingue le phrUaris arundinacea, vivace, a.sscz commun dans les lieux marécageux, au bord (les étangs ; et le phalaris canariensis , annuel, commun dans le midi de la France, où il est cultivé pour la nourriture de l'homme ; ses tiges et ses feuilles sont recherchées par les bestiaux.
— ÉTYM. lA.1. piialaris, du grec faXopiç, compçaXïoo:, brillant.
t PHALÊCIE\ (fa-lé-siin), adj. Terme de métrique grecque et romaine. Le vers phalécien tire son nom de Phalènue, son inventeur, ooiciiehat, Traiti de versifie, latine, ch. xxx( voy. pbalruce).
PUAI.ÈNE (fa-lè-n'), s. f. Terme d'histoire naturelle. Nom d'un genre parmi les lépiiloptères nocturne-i. || I.a phalène sambucaire ou du sureau, dite Tulgairement alongere.sse. || V. Hugo l'a fait, à tort, ma.<culin : Si j'avais, 6 Madeleine, L'œil du noctumç phalène, BolJ. 9.
— ÉTYM. «tàXaivï, [lapillon de nuit.
t PIIAI.r.RES (falè-r'), i. f. pi. Terme d'»nti-
3uilé romaine. Collier composé' de bulles d'or et •argent, ornement des patticiens et récompense nulitaire. 1
— f-rvM. Ut. phalerm.
PHAI.El'CE (!f,i-leu-s'), adj. Vers phaleuce pu, «uh-iintivcmenl, le phaleuce, sorte de vers de cinq [M. s. formé d'un sponilée, d'un daclvlo, do deux 1I.C1..M ei d'un »|ond.^p. Ouelques-ins disent à tort Vin phaleuque, QUiciiEnNT, Traité de versifie. totr", eh. ixxi. On l'appelle plu» souvent vers hendéranyllabe.
— fTYM. Lat phalacium ou phaleueium (toy.
t PHALISOCH (h-li-skO, ,. m. Terme de poésie
PHA
latine. Verscomposédequatrepieds.dontlestroispre- 1 miers sont des dactyles, et le quatrième un spondée.
— ÉTYM. Lat. faliscus ou phaliscus, de <l>aXi(ixo<, nom d'un poêle grec inventeur de ce m^tie.
t PHAI.LAGOGIE (fal-lago-jie). s. /. Terme d'antiquité grecque. Procession dans laquelle on promenait le phallus.
— ÉTYM. *o).XoYo>Yia, de çaXXoç, phallus, et âY£iv, mener. ,
t PHALLIQCE (fal-li-k'), adj. Terme d'antiquité grecque. Qui appartient au culte du phallus, ou au phallus. Il S. f. pi. Los phalliques, fêtes en l'honneur de Bacchus ou d'Osiris.
— ÉTYM. 4>aXXixoc, de çaXXôç, phallus.
t PHALLITE (fal-li-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation du pénis.
— KTYM. Phallus, et la finale médicale ite.
t PHALLODYiVIE (fal-lo-di-nie), s. f. Terme de médecine. Douleur de la verge.
— ÉTYM. Phallus, et 6Sj<T|, douleur.
t PHALLOPHORE (fal-lo-fo-r'), s. m. Terme d'antiquité grecque. Se dit des ministres de Bacchus, qui portaient le phallus le jour des fêtes phalliques.
— ÉTYM. 4>aXXo^épa;, de çoXXo;, phallus, et çéptiv, porter.
t PHALLORRHAGIE (fal-lo-rra-jie) , ». f. Terme de médeciue. Hémorrhagie qui a lieu à la surface du gland.
— ÉTYM. Phallut, et ^ayiïv, faire éruption. PHALLUS (fallus'), s. m. || 1° Terme d'antiquité.
Représentation du meiiihre viril, que l'on portait dans les fêtes de certaines divinités comme emblème de la fécondité de la nature. || 2° Genre de champignons voisins des morilles.
— ÉTYM. *3/X6:.
■f PHANfiRANTHE (fa-né-ran-f) , adj. Terme de botanique. Oui a des Heurs apparentes.
— ÈrYM. Phaniro..., et â.ijoç, fleur.
t PHANÈRE (fa-nè-r'), t. m. Terme d'anatomie. Production apparente et persistante à la surface de la peau, comme les poils, les crins, les cornes, etc. Ce mot est opposé à crypte.
— ÉTYM. Voy. PHANÉRO....
t PHANÉRO... Préfixe qui signifie manifeste, apparent. Il qui est le grec «pavepô;.
t PHANÉROCARPE (fa-né-ro-kar-p'), adj. Terme de botanique. Oui a des fruits ou des corpuscules reproii licteurs apparents.
— ÉTYM. Phanèro..., etxapnà;, fruit.
PHANÉROGAME (fa-né-roga-m'), adj. Terme
de botanique. Oui a, en parlant des plantes, les organes sexuels apparents. || S. f. La classe des phanérogames. Cette plante est une phanérogame. - ÉTYM. Phaniro..., et Y(X(jio;, mariage.
t PHANÉROGAMIE (fa-né-rogaraie), s. f. Terme de botanique. État dune plante chez laquelle on aperçoit les deux sexes, jj Grande division du r'gne végétal, comprenant toutes les plantes à organes sexuels apparents.
t PHANÉRONEORE (fa-né-ro-neu-r'),od). ferme de zoologie. Oui a des nerfs distincts.
— ÉTYM Phanéro..., etveùpov, nerf.
f PHANÉROPHORE (fa-né-ro-fo-r'), adj. Terme d'anatomie. Oui porte des phanères. || On dit aussi phanérifére.
— ÉTYM. Phanhe, et çopoç, qui porte.
t PUANÉROPNEUMONES (fa-né-ro-pneu-mo-n") , ». m. pi. Ordre îles gastéropodes pulmonés, oii pulmonés operculés, moUus'iues ^
— ÉTYM. l'hanéro..., eln'iJ\i.u>-i, poumon.
t PHANTASIASTES (fan-ta-zi-a-sf), s. m. pi. Voy. FARTA RIASTES.
PHANTAS-MAGORIE, PHANTASMAGORIQUE , PUANTASMASCOPE, voy. fantasmagorie, fantas-
MAGO^IÛll'^. FaNTASMASCOPE.
t PHANTASME (fan-ta-sm*), s. m. Terme de médecine. Lésion du sens de la vue, ou quelquefois de» facultés mentales, dans laquelle les malades croient voir des objets qu'ils n'ont réellement pas devant les yeux.
— ÉTYM. <l>àvTa(T(ji«,vision, de eatvtaôot, paraître, t (. PHARAON (fa-ra-on), ». m. Nom commun
ou litre par lequel on désigne les souverains de l'ancienne Egypte; il ne .se dit ni des Hiksos ou Pasteurs, ni des Perses, ni des Lagidcs. ii Fig. Il n'y aura point de mal d'ajouter encore un mot & l'histoire du christianisme sous l'empire de Diodlétien; cet ennemi du peuple de Dieu, ce pharaon de son siècle.... BALZ. Socr. chrét. rv.
— ÉTYM. Egyptien, perSa, le roi, proprement la demeure grande, d'après M. de Kougé.
1. PHARAON (fa-ra-on), t. m. Jeu de hasard qui se joua avec des cartes ; le banquier y joue seul con-
PHA
tre un nombre indéterminé de joueurs, dont chacun met son enjeu sur une des cinquante-deux cartes dont se compose un jeu entier. Le banquier a un jeu pareil; il en tire deux cartes, l'une pour lui k droite, et l'autre pour les joueurs à gauche; il gagne tout l'argent sur la carte de droite, et double les sommes placées sur celle de gauche. 11 n'y a rien aujourd'hui de plus solide que le produit du lansquenet et du pharaon, dancourt. Déroute du pharaon, se. 3. Le pharaon où le banquier n'est (|u'un fripon avoué, et le ponte une dupe dont il est convenu de ne pas se moquer, buff. Ess.arilh. mor. Œuv. t. x, p. loo. 11 ne me restait plus qu'à voler; je me fais banquier de pharaon, beaumahch. Mar. de Fig. v, 3.
t PHARAONE (fa-ra-o-n') , ». f. Mollusque (voy. troque 'J).
t PHARAONIQUE (fa-ra-o-ni-k') , adj. Oui appartient aux pliaraons. Sous le rapport de la perfection comme de la grandeur des travaux, le dernier siècle de l'empire pharaonique paraît avoir eu peu de chose à envier au temps de Rhamessès, lethonne, Sîir la civilisation en]f}>tirnne, i" part. § 11. Les dynasliijues pharaoniques gisaient depuis bien longtemps dans la poudre d^s tombeaux, cournot, D« l'enchainement des idées, n" 4io.
PHARE (fa-r'), ». m. || 1° Tour dressée sur un cap, sur un point éminent d'une côte, sur la jetée d'un port, et portant à son sommet une lanterne où s'allume, pendant la nuit, un feu connu des navires qu'il guide au milieu des ténèbres, jal. || Phare (l'Alexandrie, une des sept merveilles du monde. Il 2" Le fanal placé sur le phare. Phare à éclipse. 113° Fig. Dans le style élevé, ce qui guide. Louis, permets-moi de le dire : Tu reçus un grand don des cieux. Lorsqu'ils le donnèrent l'empire Qu'avaient pos.sédé tes aïeux ; Mais c'est une grflce plus rare D'avoir aujourd'hui pour ton phare Un Richelieu d^ns tes Étals, goufau. Ode à Louis MU. Ce phare [les marbres capitolins) qui luit encore aujourd'hui au haut du Capitule, nous sert à guider nos pas au tra.ers des si('cles de la république, lb p. CATROU, dans i.esfontaines. Vois-tu ce feu lointain trembler sur la colline? Par la main de l'amour c'est un phare allumé, lamabt Médit, a, 2. |{ i° Li phare de Messine, nom du détroit qui sépare la Sicile de l'Italie. K Naples et aux environs, on dit pro vinces en deçà du Phare pour le continent, e provinces au delà du Phare pour la Sicile, ces pays étant les uns en deçà, les autres au delà du détroit. Il 5° Terme de m*rine. Nom donné à l'elisemble de» vergues et de leurs voiles. Le phare de l'avant lient au mât de misaine. On dit les phares de l'arrière, en parlant de ceux du grand mât et du mât d'artimon; mais, quand on emploie celte expression au singulier, on entend, par le phare de l'arrière, celui du grand mât, lego*bant.
— ÉTYM. •^â^)o;, lie pri's d'Alexandrie, qui donn; son nom au phare célèbre qu'on y avait bâti.
t PHARILLON (fa-ri-llon, U mouillées), s. m. Terme de marine. Réchaud dans lequel les pécheurs font un feu de llanime, la nuit, pour attirer les poissons. Il Se dit également de la pêche mêm» qu'on fait au feu avec une fouane (voy. fouine 2).
— ÉTYM. Diminutif de phare.
PHARl.SAÏQUE (fa-ri-/a-i-k'), adj. Qui tient du
caract' rc des pharisiens. La justice pharisaïque tant réprouvée par saint Paul, Boss. 2« avert. (7. Uésus- Ciirist] fit toujours paraître plus d'indignation et un zèle plus amer contre celte prétendue sévérité pharisaïque que contre les désordres les plus énormes des puhlicains, bourdal. Sévérité évang. »• avent, p. 420. La sincérité de sa foi mérite la préférence sur une vertu pharisaïque, mass. roré;ne, Pécheresse.
— HlST. xvi* s. Une superstition et opinion plia risaique, calv. Instit. hh!>.
— ETYM. Voy. PHARISIEN.
PHARISAÏSME (la-ri-za-i-sm'), ». m. Caractère des pharisiens. |{ Fig. Hypocrisie. |{ Voltaire a dit p'aarisianisine, l.elt. Walpole, ift juill. (768.
— HIST. XVI* s. Il» allèguent que sainct Paul • esté irrépréhensible dans son pharisaisme [avant fa conversion], calv. Instit. 78i.
— KTYM. Voy. PHARISIEN.
PHARISIEN (fa-ri-zi in), s. m. || 1* Secte de Juifs i;ui afléclaient de se distinguer par la sainXeté extérieure de leur vie. J'ai vécu en pharisien, faisant profession de celtesecte, qui est la plus approuvée de notre religion, saci. Bible, Act. des apfil. xxvi, i. [Devant les miracles de Jésus] L'incrédulité de» pharisiens est l'effet d'un endurcissement surn»liir»i PASC. Pent. zui, 8,éd. havet. Les pharisiens vitamui
PHA
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au milieu du monde fort unis entre eux, menant une vie simple et sévère au dehors : mais la plupart attachés à leurs intérêts, ambitieux et avares, FLEURï, Mœurs des Israël, lit. xxxiu, 3» part. p. 405, dans pouGENS. Le fameux rabbin Hillel, précurseur de Gamal.el, fut l'auteur de la secte des pharisiens, c'est-à-dire des distingués, volt. Philos. Ilist. itabl. christ. 4. || J° Fig. Celui qui n'a que l'ostentation de la piété ou de toute autre vertu. Ils [les jésuites] traitent de perturbateurs du repos public ceux i|ui ne se rendent pas complaisants i leun desseins, et qui ne peuvent souffrir que ces pharisiens de la loi nouvelle, comme ils se sont appelés eux-mêmes, établissent leurs traditions humaines sur la ruine des traditions divines, pasc. 4* factum pour lesciirés de Paris. Pour le mari [M. d'O], on l'aurait pris pour un pharisien ; il en avait l'air, l'austérité, les manières, stsim. 39,202. ||3Mdj. Pharisien, pharisienne, synonyme de pharisaîque. Qu'était-ce que cette piété pharisienne? une piété hypocrite, une piété fausse et vicieuse, bouhdal. 5* dim. après la Ptntec. Dominic. t. ii, p. 43». Je fus presque embarrassé d'une distinction qui me parut quelque peu pharisienne. en. de bebn. Un acte de vertu, § ii.
— ETYM. Perouschim ou pemcht'n, mot araméen, qui signifie les séparés, ainsi nommés parce qu'ils se distinguaient des saducéens par l'exactitude de leurs observances et leur zèle religieux.
PHARMACEUTIQUE (far - ma - seu - ti - k") , adj. Il 1° Qui a rapport à la pharmacie. Préparations pharmaceutiques. {| Emploi pharmaceutique, mise en usage de certains corps dans les officines. Il 2° S. f. La partie de la matii're médicale qui traite des effets et de l'emploi thérapeutique des médicaments.
— Hisr. — xvi's. La troisième partie de la médecine est dicte pharmaceutique, laquelle par medicamens guarit les iiilirmités, paré, Préf.
— ETVM. «tofiiaxcuTixo?, de ifap(ji,axeùtiv, administrer des médicaments (voy. phabmacie).
PHARMACIE (far-ma-sie) , s. f. L'art de reconnaître, de recueillir, de conserver les drogues simples, et de préparer les médicaments composés. n saTait combien de connaissances demande la pharmacie embrassée dans toute son étendue ; il l'aimait et par goût, et parce qu'elle lui réussissait fort, FOKTKN. Geoffroy. || Écales de pharmacie, écoles où l'on apprend ce qui est nécessaire pour être pharmacien. Il Autrefois, pharmacie galénique, celle qui avait pour objet les opérations que l'on faisait avec les médicaments sans les analyser, par opposition à pharmacie chimique, celle qui s'occupait de la préparation des médicaments fondée sur l'action chimique de leurs principes. || 8° L'officine ou le lieu où les médicaments sont préparés ou débités. Il 3* La profession même de pharmacien. L'exercice de la pharmacie. La police de la pharmacie. || *• Collection de médicaments. Il porte avnc lui en voyage une petite pharmacie. Pharmacie de poche. Pharmacie de voyage.
— HIST. xjv s. Farmacie [purgation] ne soit faite devant que trois jours soient passés, ne flobothomie, h. db mondeville, f^ 85, || xvi" s. Quant à la pharmacie, Henjphile dit que les medicamans ont esté inventés de la main d'Apollo, pahA, Préf.
— ETYM. <l>op|iaxeta, de çàp|juxxoï , médicament et poison.
PHARMACIEN (far-ma-siin ; en vers, de quatre syllabes), ». m. Celui qui exerce la pharmacie. Heureu.scs infirmités qui rassemblent autour de vous 'ant d'habiles pharmaciens fournis de plus de dro- (.'ues que vous n'avez de maux, j. j. bodss. Lettre à PhilopoUt. Il Adj. Kaites-moi la faveur de m'indiquer quelque auteur pharir.aclen qui les ait décrites [les pilules (le Francfort), oui patin, Lett. t. u, p. f»t.
— ETYM. PharmarU.
t PHARMACOUVNAMIQUE (far-ma-ko-di -n«mi-k"), adj Qui a rapport à la dynamique, à la force active des médicaments. Rtude pharmacodynaœique des principes actifs des ellébores. || S. f. La pharmaco<ljrnamique, l'action dynamique des médicaments.
Etv,m. <l>«o(iaxov, médicament, el dynamique. PHARMACOLITHK (far-nia-ko ll-t'), i. /•. Chaux arséniatèe d'Allemagne, désignée sous ce nom par Werner.
t PHARMACOLOGIE (far-raa-ko-lo-jie) , i. f. Partie de la matière médicale ^ul a pour objet de faire connaître les médicaments et d'en éclairer l'emploi.
—ÉTVM.<l>ip|i,axov, médicament, et X^o;, doctrine.
t PHARMACOI.or.IQUE {(ar-ma-ko-lo-ji-k'), adi. Oui u rappurie i la pUui macologie.
PHARMACOPÉE (far-ma-ko-pée), t. f. Livre qui enseigne la manière de préparer et de composer les médicaments. ValeriusConlus fit la première pharmacopée chimique en 1542, fourcrot, Connais*. chim. t. I, p. 19, dans pougens.
— Etym. <l>3pjiaxoKoita, de çâp(iaxov, médicament, Pt TCO'.eîv, faire.
PHA«MACOPOLE (far-ma-ko-po 1'), *. m. Tenue qui ne se dit que par plaisanterie. Apothicaire, vendeur de drogues, charlatan.
— Etym. Lat. pharmooopoîa, de çapiiaxonwXnç, composé de 9àp|i.axov , médicament, et jiuXeïv, vendre.
t PHARMACOPOSIK (farma-ko-po-zie) , s. f. Terme de médecine. Action de boire un médicament liquide quelconque, et particulièrement un médicament purgatif.
— ÉTYM. 4>ap(xaxonoti(a, de tpdlpfiaxov , médicament, et Tcéffi;, action de boire.
t PHARMACOSIDÉRITE (far-ma-ko-si-dé-ri-t') , s. f. Fer arséniaté associé aux filons d étain.
t PHARSALE (far-sa-l'), s. f. Titre d'un poème de Lucainsurlaguerrecivileentre Césaret Pompée.
— ETYM. Pharsale, ville de Thessalie, où César vainquit Pompée.
f PHARYNGIEN, lENNE (fa-rin-jiin, jife-n"), adj. Qui a rapport au pharynx.
t PHARYNGITE (fa-rin-ji-f), t. f. Inflammation du pharynx.
— ETYM. Pharynx, et la finale médicale ite, indiquant inflammation.
t PHARYNGOCÈLE (fa-rin-go-sè-l') , ». f. Terme de médecine. Sorte de tumeur résultant du prolapsus ou d'une dilatation anomale du pharynx.
— ETYM. Pharynx, et xr|/»), tumeur.
t PHARYNGOGRAPHIE (fa-rin,go-gra-8e), *. f. Description du pharynx.
— ETYM. Pharynx, et ypéaitn, décrire.
t PHARYNGO-LARYNGITE (fa-rin-go-la-rin-ji^f), s. f. Inflammation du pharynx et du larynx.
t PHARYNGOPLf;C.IE (fa-ringo-plé-jie), ». f. Paralysie du pharynx.
— inYvi. Pharynx ,e.lT^'>r\<7'yui, frapper, paralyser, t PHARYNGO-STAPIIYLIN (fa-rin-go-sla-fi-lin',
s. m. Muscle qui, du bord postérieur de la voûte palatine, s'étend au pilier postérieur du voile du palais et à la partie postérieure supérieure du cartilage Ihyréolde.
— ETYM. Pharynx, el staphylin.
t PHARYNGOSTOME (fa-rin-go-sto-m'), adj. Terme de zoologie. Se dit des animaux dont les liords de l'œsophage constituent la bouche.
— ETYM. Pharynx, et <TTÔ(ia, bouche.
t PHA RYNGofOME (fa-rin-goto-m') , î. m. Instrument de chirurgie qui sert à ouvrir les abc^s situés dans le fond de la gorge, et à scarifier les amygdales.
— ETYM. Pharynx, et to(ii^, incision.
t PHABYNGOTOMIE (f»-rin-go-to mie) , ». f. Terme de chirurgie. Incision qu'on fait au pharynx pour en extraire un corps étranger, ou pour ouvrir les ahccs qui s'y sont formés.
PHARYNX (fa-rinks'), s. m. Terme d'anatomie. Cavité musculoinembraneusc faisant suite à la bouche, dont elle est séparée par le voile du palais, et se continuant avec l'oesophage.
— IIIST. XVI' s. Par le pharynx ou fauces, nous est signifiée la partie postérieure de la Iwnchc, ....ainsi appelle pource que c'est un lieu auguste et estroit, pake, iv, (4.
— ETYM.*ipuY5,f'°"TT''<'. comp. çàpay?, gouffre. t PUASCOLO.ME (fa-sko-lo-m'), ». m. Genre de
marsupiaux formé pour un animal nocturne, fouisseur, herbivore, habitant le détroit de Hass.
— ÉTYM. <t>â<jxo)iov, bourse, et (lO;, rat. PHASE (fa-z'), ». f. H 1* Apparences divene» de
la lune et de quelques planâtes, suivant la manière dont elles roroivenl la lumière du soleil. Si cela était [si la terre tournait autour du soleil], lui disaient [à Copernic] ces savants, Vénus et Mercure devraient vous montrer des phases semblables à celles de la lune; aussi en ont-ils, répondait-il, et vous les verrez quand vous aurez de meilleurs yeux, voi.T. Dial. XXIX, 7. ||J* Fig. Changements successif» qui se reman(iioiil dans curlaiins choses. A.ssI» sur la ba,se immuable De réleriielle vérité, Tii vois d'un œil inaltérable Les phases de l'humanité, LAMART. Héd. I, 4 9.
— ETYM. 4>à9i(, action de briller, de fat'vtiv (comparez piiF.NOHàNK).
PHASfiOLK, ». f. Voy. rAlROLB.
t PHA.sfiOl.fiKS (fa-zé-o-l*c), ». f. pi. Tribu de la famille ch .s léguiuineusen.
t PUASËULIUUK (fa-u-b h-k'), adj. Terme de
chimie. Acide phaséolique, acide qui existe dana certaines espSees de haricots.
t PUASIANÉS (fa-zi-a-né), ». m. p.. 'Iribu de 'l'ordre des gallinacés, renfermant ceux dont les tarses sont nus et garnis d'un ergot, le pouce articulé plus haut que les autres doigts, et la queue très-développée ; genres principaux : faisan, coq, paon, etc.
— ETYM. Lat. phasianus, fiiisan.
t PHÉ (fé), t. m. Sorte de hamster, criutu* phceus, nESM.
— ETYM. «^alàl:, brun.
t I . PHÉBÉ (fé-lié),î. jf.Nom de la sœur de Phébus, Diane ou la lune. Le soleil va porter lejour àd'»itres mondes; Àl'horizoDdésert Phébèmonte sans brui^
LAMART. Méd. Il, 2.
— ETYM. *oi6iri (voy. PHÉBOS).
t a. PHÉBÉ (fé-bé), ». m. Détails circonstanciés avec une sorte d'emphase (mot vieilli, répondant à phébus). Et les encore, enfin tout lephébô^LA pont. Comment tesprit.
— HIST. XVI' s. Ils furent si bien battus qu'il ne falloit point dire Phœbe domine; car ils sçavoienl bien pour qui c'estoit, bouchet, Serées, liv. m,
p. 278, dans LACURNE.
— É rvM. Lat. Phabe, vocatif de Phœbus, comme on le voit par Bouchet.
PHÉBUS (fé-bus'), ». m. Il 1° Apollon, dieu du soleil. Kh bien I gageons nous deux [le soleil et le vent], Dit Phébus, .sans tant de paroles, X qui plus tôt aura dégarni les épaules Du cavalier que nous voyons, la font. Fahl. vi, 3. || Apollon, dieu des vers. Il est vrai que du roi la bonté secourable Jette enfin sur la muse un regard fdvor.ible, F.t, réparant du sort l'aveuglement fatal, Va tirer désormais Phébus de l'hôpital, noiL. .S'o(. i. Pour lui Pht'bus est sourd, et Pégase est rétif, id. Art p. i. 112° Fig. Nom ilu gali matias prétentieux (avec un p minuscule). Que, sans parler phébus, je ferai le discours De mon gtte.... REGNIER, ^Sat.x. 11 faut feindre des maux, demander guérison, Donner sur le phébus.... corn. Util. i, t. Une chose vous manque, Acis, à vous et à vos semblables, les diseurs de phébus; vous ne vous en défiez point; et je vais vous jeter dans l'étonnement; une chose vous manque, c'est l'esprit, la bbuï. y. La magnificence de paroles avec de faibles idées est proprement du phébus, vauvên. T>e t'éloq.\\9° K,n parlant des personnes, homme faisant le beau parleur. Qu'un t)Pau phébus lui débile ses gentillesse», j. J. Rouss. Éin. V. Pour m'apprendre à faire le phébus avec les dames, vn. Conf. v.
— ETYM. ♦oîSoi;, celui qui brille
] PHÉCI (fé-si), ». m. C'est le képi, mieux écrit féci, qui est le fpz.
t PHELLANItRE (fellan-dr'), ». m. Genre d'ombellilères. || Planle qu'on nomme vulgairement ciguë aquatique.
— ETYM. <l>eX)ovSptov.
t PHELLOPLASriQOE (fel-lo-pla-Sti-k') , ». /. Art de représenter des objets en liège.
— ÉTYM <l>t)Xo«, liège, et nXàffisiv, former.
t PHÉNAKITË (Ic-na-ki-f), ». f. .'Silicate de glycine, qu'on avait pris pour du quartz.
— ETYM. «l'évaÇ, trompeur.
t PUÉNATK (fé-iia-f), ». t». Genre de sels formés lar l'acide phénique.
f PIIÉNE (fe-n'), ». f. Espèce de vautour, le gypaète barbu.
t PHENGINE (fan-ji-n"), s. f. Topaze.
t PHÉNICINE (fé-ni-si-n'), ». f. Terme de chimie.
Voy. snLFO-PURPl RlODE.
PIIÊMCOPTÈRE (fé-ni-ko-ptè-r'), ». m. Synonyme (le flamant.
— ETYM. <l>oivix6it«po«, de çoivuà;, rouge (voy. PHENIX), et ^iTtpov, aile.
f PHÉNIGME(fé-ni-gm'),».m. Terme de nié<leciae. Rubéfaction à l'aide des sinapismos. des orties.
— HIST. ivi* s. Vesicatoire, ou ruhrifiant .selon les Latins, selon les Grecs phenignie, paré, xxv, 33.
— ETYM. *oivif|io:, de foivij, rouge.
t PHÉNIQUE (f«-ni-k'), adj. Terme de chimie. Qui a rapport au phénol. || Acide phénique, produit de la distillation de la houille , dit aussi alcool phénique, hydrate de phénylo.
PIIÉnIx (fé-niks'),». m. || l'Oiseau fabuleux, unique en son espi'oe, qui, disait-on, vivaitplusii'iirs siècles, et qui, brOlé, renaissait de sa cendre. Héroiloteesl le premier écrivain qui ait parlé du phénix, larchek, /n>tt(. Mt'm. hisl. et lin. anc. t. i, p. 488. Lorsqu'ils [les égyptiens) voulaient représenter l'Âme, dit Hnrapollon, ils peignaient un phénix, parce que cet oiseau, ajoute-t-il, est do tous les animaux celui qui »it le plu» longtemps, m. ib. p. :m... Il Fig. Un tribunal impuissant Au bûcher Uvn
PHK
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l'Fjnile, Phénix toujours renaissant, bkhang. Mu\e en fuite. !' Le pîiénii ne se montrait qu'une fois, quand il venait se brûler pour renaître. C'est [une actrice qui avaitfait unevisiteà Ferney]lephénix à jamais regretté, On ne le Toit qu'une fois dans sa vie, VOLT. Utt. en vers et en prose, f26. 112" Fig. Personne unique dans son genre, supérieure aux autres. Prête de posséder le phénix de la Grèce, La (leur de nos guerriers, le sang de tant de dieux, rORN. Médie, II, &. Sans mentir, si votre ramaRe Se rapporte 4 votrepIumageyVous êtes le pliénix des hôtes de ces bois, la font. FaU. i, 2. Diana appelle Vasquez le phénix des esprits, papc. Prov. v.' Le phénix de la poésie chantante JOuinaiilt], la BRUT. XII. Il II se dit aussi des choses. Voilà enfin qupl est ce phénix des dictionnaires [le diciioiinaire de l'Académie française] qui veut être seul en son espèce et n'avoir point de pareil, fdhetièbe, Factums, t. 1. p. lit. Un sonnet sans défaut vaut seul un long poëme ; Mais en vain mille auteurs y pensent apriver, Et cet heureux phénix est encore à trouver, koil. Art p. II. Il 3° En astronomie, le Phénix [avec une majuscule], constellation de l'hémisphère austral qui n'est pas visible dans nos climats.
— HIST. xin* s. Fenix est uns oisiaus en Arrabe, dont il n'a plus que un sol en trestout le monde, BBUN. LATiNi, THs. p. Ht. Piode famo, par saint Denis, Dont il est mains [moins] que de fenis, la Rose, 2728. Tu iez l'aigles et li fenisces Qui dou «oleil reprent jouïente,RUTEB. n, <4.
— ÊTYM. *ohtÇ, le phénix, proprement le rouge, de çotviÇ, phénicien, à cause que le» Phéniciens avaient découvert la pourpre.
t PHÉNOL (fé-nol) . s. m. Terme de chimie. Sulislance extraite des huiles lourdes que fournissent les goudrons des gaz; c'est le meilleur désinfectant connu.
— ETYM. *aîvetv, briller.
t PHÉNOMÉNAL, ALE (fé-no-mé-nal, na-l'Kad/. Néologisme. Oui tient du phénomène. |{ Familièrement et par plaisanterie, surprenant, étonnant. Voilà qui est phénoménal.
t PHÉNOMÉNAIISME (ffrno mé-na-li-sm'), s. m. Doctrine dans laquelle on ne s'attache qu'à ce qui peut tomber sous les sens.
M'HÉNOMÉNALITÉ ( fé-no-mé-na-li-té) , *. f. Terme didactique. Caractère de phénomène, de fait extérieur.
PHÉNOMÈNE (f«-no-mè-n'), t. m. || 1* Terme de science et de philosophie. Tout ce qui tombe sous les sens, tout ce qui peut affecter notre sensibilité d'une manière quelconque, soit au physique, soit au moral. M. le chevalier de Louville eut deux accès de fièvre léthargique qui ne l'éton- Dèrent point; il avait coutume de regarder ses maux comme des phénomènes de physique auxquels il ne s'intéressait que pour en trouver l'explication, FONTEN. Lnurille. Je regarde les grands événements de ce règne [de Louis XIV] comme de beaux phénomènes dont je rends compte, sans Femonter au premier prtncipe, volt. Lett. aupr.roy.de Prusse, 20 mai (738. Pour découvrir des phénomène-i, il ne suffit pas toujours d'observer; il faut encore employer des moyens propres à les rapprocher, à les dégager de tout ce qui les cache, à les mettre à portée de notre vue, condillac, Art de rais, i, ». Expliquer an phénomèse, c'est en trouver les rapports avec les êtres qui agissent sur lui ou sur lesquels il a quelque influence. Est. sur l'art d'observ. t. II, p. 73, dans POUGENS. Tout est lié dans la nature, et ses lois générales enchaînent les uns aux autres les phénomènes qui semblent les plus disparates, LAPLAce, Sxpos. IV, 4 3. || En médecine, tout changement, appréciable par DOS sens, qui survient dans un organe ou une fonction. Les phénomènes de la circulation. Les phénomènes de la respiration. Il 2" Tout ce qui parait d'extraordinaire dans l'air, dans le ciel. Les comètes, les météores sont des phénomènes. Il 8* Ce qui est rare et surprenant. Le fond ^u système [de l'Eglise anglicane] elTraye'le théologien : un roi pape, une papesse Elisabeth, quel phénomène! Kém. de Trévoux, «726, t. i, p. 333. L'établissement de l'Académie et le phénomène du Cld, VOLT. LeU. Mairan, *» août (76(. || Familièrement. C'est un phénomène que de vous voir ici. Il i* Il se dit des personnes qui surprennent par leurs talents, par leurs actions, etc. Uhocion était à la foi» grand eapitaine et grand homme d'Etal, phénomène auquel dans ce siècle on n'était plus accoutumé, condillac, flirt, anc. 11, ». ||B' Chose ou personne extraordinaire qu'on montre à la foire. Phénomène vivant. La foire au pain d'épice a conservé le privilégt d'ttre le reodei-voui aimé de tout
ce que Paris et la province comptent de saltim- Iwnques, de physiciens, de montreurs de phénomènes et de curiosités de tous genres, Uoniteur univ. ♦ avril (868, p. 479, )" col.
— f.TYM. <l>atvô(i6vov, ce qui apparaît, de jaiveiv, briller, apparaître.
t PHÉNOMÉNOLOGIE (fé-no-mé-no-lo-jie),ï. f. Traité sur ce qui peut frapper nos sens. {| Dans la philosophie de Hegel, la science des idées qui viennent par la perception sensible. ^
— f.TYM. Phénomène, et Xoyo;, doctrine.
t PHÉNYLE (fé-ni-l'i, s. m. Terme de chimie. Radical hypothétique du groupe phénique.
t PHÉRÈCRATIEN (fé-ré-kra-siin), adj. Terme rie métrique ancienne. Vers pliérécratien, trimètre dactylique, composé d'un dactyle entre doux spondées.
t PHI (fl), s. m. La 21' lettre de l'alphabet grec
t PHIALE (fija-l'), s. f. Terme d'antiquité. Sorte de vase à mettre l'eau ou le vin, et qui servait souvent comme cadeau ou offrande.
— ÉTYM. *là)Tl (voy. FIOLE).
t PHIL.... ou PHILO.... Préfixe signifiant qui aime-, c'est le grec ofto;; comp. sanscr. prî, aimer.
i PIIILADELPHE (B-la-dèl-f), adj. || l'Qui aime son frère ou sa sœur; surnom de Ptolpmée II. roi d'Egypte. Il 2 " S. m. Nom des membres d'une société secrète formée au commencement du xix* siècle, en France, suivant certaines personnes. {| 3° S. m. pi. Famille de polypes renfermant ceux qui sont réunis en une masse commune.
— r,TVM.<l>i).iS£.'«oç,deç(Xoi;,ami,elà8eX9o;, frère.
t PHILADELPHÉES (fi-la-dèl-fée), s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones voisine des saxifragées. Le seringat, philadelphus coronarius, L. appartient à cette famille.
t PHILANDRE (fi-lan-dr"), s. m. j| !• Nom vulgaire et spécifique du didelphe philandre. || 2° Un des noms vulgaires du macrope de Lebruyn (marsupiaux), dit aussi kanguroo d'Aroé et lapin d'Aroé. Il 3* Grand philandre, un des noms vulgaires du didelphe cancrivore.
PHILANTHROPE (fi-lan-tro-p') , ». m. || !• Celui dont le cœur est porté à aimer les hommes. Ce faux philanthrope est comme un pêcheur qui jette un hameçon avec un appât : il par^t nourrir les poissons, mais il les prend et les fait mourir, fén. Dial. des morts anc. dial. t7. |{ 2° Particulièrement. Celui qui s'occupe des moyens d'améliorer le sort de ses semblables. Tu méconnais, Comtois, ses bonnes qualités; Lui, c'est un philanthrope; il est des comités De secours, d'indigence; il régit les hospices, La maison des vieillards, !o l^reau des nourrices, ETIENNE, les Deux Gendres, i, \.
— HIST. xiv s. Et pour ce nous loons ceulz que l'en appelle philanthropes, c'est à dire ceulz qui aiment les hommes, obf.sue, Elh. 229.
— ÊTYM. <l>i>âv6p<tfno;, de ipiXo;, qui aime, et ôvOpwTtoç, homme.
PHILANTHROPIE (fi-lan-tro-pie), s. f. Amour de l'humanité. Le langage de Caîn se répand partout : est-ce à moi de garder mon frère? la philanthropie se perd; tout est en proie au plus fort, FKN. t. xxii, p. 454. La justice, ou cette vertu qui règle le sentiment que les Grecs ont désigné sous le nom de philanthropie, didebot, Opin. des anc. philos. [I.eibnitiianisme).
— REM. Philanthropeet philanthropie nesonl dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de 1762. 11 paraît que philanthropie est dû à Féuelon. Ouant à philanthrope, il remonte au xiv" siècle.
— ETYM. <l>iXavOpfc)7iîa (voy. philanthrope). PHILANTHROPIQUE (fi-lan-tro-pi-k'), od). Qui
a rapport à la philanthropie; qui est inspiré par la philanthropie. Comme système philanthropique, vos principes [des quakersj obtiennent notre admirationj Mirabeau, Collection, t. v, p. 3o3. || Ironiquement. Il a poussé si loin l'ardeur philanthropique. Qu'il nourrit tous ses gens de soupe économique, ÉTiKNNE, les Deux Gendres, i, 4.
I PHILANTHUOPISME (fi-lan-tro-pi-sm'), s. m. Fausse philaiithropie,a8'cctation de la philanthropie.
tPHlLAl!TIE (B-lô-tie), ï. A Terme didactique. Amour de soi-même, complaisance vicieuse pour soimême. Nous ne nous faisons point justice. Et la philautie est un vice Dont le plus sage est entaché, Fùt-il sans tout autre péché, scarr. Pois.dio. Œuv. t. vu, p. 185, dans pougkns.
— REM. I>e Oictiounaire de l'Académie de i»9», qui a ce mot, dit qu'on le prononce philaftie; c'est en effet la prononciation des Grecs modernes.
— HUT. XVI* s. Philautie, présomption et fol
amour de soy mesme, charron, Sagesse, p. Mt, dans LACURNB.
— ÊTYM. 4>r/auTÎa, de çtXo;, qui aima, et aÙToc, soi-même.
t PHILÉDON (fi-lé-don), ». m. Genre établi par G. Cuvier dans l'ordre des passereaux et dans la famille des dentirostres.
PHILHARMONIQUE (fi-lar-mo-ni-k'), adj. Qui aime l'harmonie, la musique, en parlant de certaines sociétés musicales. Société philharmonique.
— ÉTYM. PWl..., et/iormonie.
PHILUELLÈNE tfi-lèl-lê-n'), ». m. || 1° Anciennement, ami des Hellènes, de leurs arts, de leur civili.sation, en parlant d'hommes qui n'étaient pas Grecs. Il 2" Aujourd'hui, ami des Grecs modernes, favorable à leur indépendance. || Volontaire au service de la Grèce moderne.
— ÊTYM. •l'iXéWTiv, deçîXoî, qui aime, et •EXXriv, grec.
t PHILUELLËNISME (fi-lèl-lé-ni-sm') ,». m. Amour des Grecs modernes; intérêt qu'ils inspirent. On a fait usage de ce mot surtout par opposition à la domination turque.
t PHILIATRE (fi-li-a-tr'), ». m. Celui qui se livre par goût à la pratique de la médecine, de l'art de guérir.
— ÉTYM. Phil..., et laxptJa, médecine.
t PHILIN (fi-lin), ». m. Espèce de volute (coquille).
t PHILINTE (fi-lin-f), s. m. Nom d'un personnage de la comédie du Mùsanthrope, et qui est devenu l'appellation de ceux qui demeurent les amis de tout le monde, en acceptant les défauts et les vices de chacun.
i PHILIPPE (fi-li-p'), t. m. Il !• Médaille de Philippe, roi de Macédoine. || Ancienne monnaie macédonienne. Il 2° Ancienne monnaie d'Espagne.
— ÊTYM. ♦«XinTto;, de çîXoç, qui aime, et înitoç, cheval.
t PHILIPPINE. Bonjour, Philippine, se dit, en forme de jeu , pour réclamer de quelqu'un de connaissance un petit cadeau (ail. i>ielliebchen,bienaimé, altéré en Philippchen, d'où Philippine).
PHILIPPIQDE (fi-li-ppi-k'), s. f. || 1° Harangue de Démosthène contre Philippe, roi de Macédoine. Il 2° Par extension, nom donné aux discours de Cicéron contre Marc- Antoine. LesPhilippiquesdeCicéron sont des libelles ; mais les proscriptions des triumvir» furentdes libellesplus terribles, VOLT. CtcL phil. Libelle. Il 3°Nom de violentes satiresécrites contre Philippe d'Orléans, régentde France, par Lagrange-Chancel. Chacun les lit, ces archives d'horreur. Ces vers impurs, appelés philippiques. De l'imposture efroyables chroniques, volt. Épttre 3B. || 4° Discours violent et injurieux. Le livre du Système de la nature qu'on nous a donné depuis peu.... c'est une philippique contre Dieu, volt. Systèmes, note.
— ETYM. <l>iXiititixo{, sous-entendu Xovoç, discours relatif à l'hilippe, roi de Macédoine.
t PHILIPPISME (fi-li-ppi-sm'), s. m. Parti, opinion des philippistes.
t PHILIPPISTE (fi-li-ppi-sf), s. m. S'est dit des partisans du roi Louis-Philippe, par analogie et opposition avec carliste et bonapartiste.
t PHILISTIN (fi-li-stin), ». m. jj 1» Nom d'un peuple qui occupait une grande partie de la terre promise, lors de l'arrivée des Israélites || Fig. Il va faire la guerre aux Philistins (par allusion à la mâchoire d'âne dont Samson s'arma contre les Philistins), il se tient la mâchoire, il tient sa mâchoire appuyée sur sa main; c'est une manière de dire à quelqu'un qu'il est un âne. || 2'' Fig. Se dit, parmi les étudiants allemands, de toutes les personnes étrangères aux imiversités, et particulièrement des marchands (avec un p minuscule). Vous n'êtes, ne fûtes et ne serez jamais que ce que les étudiants allemands appellent un philistin, et les artistes français un bourgeois, th. Gautier, dans Hevue des Deux-Mondes, l. xjx, p. 88», («47. X propos, qu'est-ce qu'un philistin? autrefois, en Grèce, il s'appelait béotien ; on le nomme cockney en AngUrten e, t [.icier ou Joseph Prud'homme à Paris, et les étudiants d'Allemagne lui ont conféré l'appellation de philistin, L. DE NEUVILLE, dans Exeentricttés du langage.
t PHILISTINISME (fil-li-sti-ni-sm'), s. m. Caractère du philistin. Le philistinisme anglais.
t PHILLYRÊINE (fi-li-ré-i-n'), s. ^. Terme de chimie. Principe retiré des écorees de phillyrea média et laiifolia, L. '
— ETYM. *iX)upéa ou çiXup^a.
t PIHLOGÉNITUKE (fi-lo-jé-ni-tu-r'),.s. ^. Terme didactique. Amour qu'on porte à ses enfants.
— £TtN. Mot hybride fait de philo..., eigéntturi
PHI
PHÎ
PHT
t PHILOSYNE (fi-Io-ji-n') , adj. Terme didactique. Oui aime les femmes.
— ÉTYM. 4>iXoTfiivTiç, de çiXo;, ami, et -(iyn], femme.
f PHILOGYNIE (fi-lo-ji-Die), ». f. Terme didacti- «jue. Amour des femmes.
— ÉTYM. <J>i>o-ryvia (voy. philogtne).
. PHILOLOGIE (fi-lo-lo-jie), s. f. || f Sorte de savoir général qui regarde les belles-lettres, les langues, la critique, etc. On entend par philologie une espèce de science composée de grammaire, de rhétorique, de poétique, d'antiquités, d'histoire, de philosophie, et quelquefois même de mathématiques, de médecine etde jurisprudence, roilin, Uist. anc. Œuv. t. ii, p. 6i3, dans podgens. || 2* Particulièrement. Étude et connaissance d'une langue en tant qu'elle est l'instrument ou le moyen d'une littérature. Arnauld et ses amis aidaient plus sensiblement encore à ce progrès [du langage] par leurs travaux sur la grammaire générale et sur l'analyse comparée des langues ; pour ht première fois depuis la Renaissance, la méthode philosophique dirigeait la philologie, et tout l'artifice de la pensée était cherché dans l'artifice du langage, villem.*in, Vict. de l'Acad. Préface. WS" Pliilnlogie comparée, élude appliquée à plusieurs langues, que l'on éclaire par la comparaison entre les unes et les autres.
, — ÉTYM. *i),o),oYio, de 91)10;, qui aime, et Xoyot, discours, doctrine.
PHILOLOGIQUE (fi-Io-lo-ji-k") , adj. Qui concerne la philologie. Crenius vient de publier un second recueil de pièces latines qui n'avaient guère paru que dans les académies d'Allemagne; elles roulent sur des maticre.5 en partie théologiques et en partie philologiques, BAYLE, Lett. à If***, :tl mars 4688.
— ETYM. *;).o)iOfixoi;(voy. i hilologie). tPHILOLOGIQCEMEXT (fi-lo-lo-ji-ke-man), «du.
D'une manière philologique.
PHILOLOGUE (fl-lo-lo-gh') , s. m. Homme qui s'occupe de philologie. On appelle philologuei ceux qui ont travaillé sur les anciens auteurs pour les examiner, les corriger, les explirjuer et les mettre au jour, ROLUN, Hist. anc. Œuv. t. xi, 2" part. p. 613, dans pouGENS. Suétone dit qu'Êratosthène fut le premier qui porta le nom de philologue; il était de Cyrène, et devint bibliothécaire d'Alexandrie, ID. ib. p. 6(4. M. du Rondel, le plus grand philologue qui soit .sorti de France par la dernière persécuiion, bayle, Lett. d Aomonnoye, 20 janvier <«98. Il Aujourd'hui, on donne le nom de philologue» à ceux qui s'occupent de philologie comparée.
— ÊTYM. 4>i>o)6-:o; (voy. philologie).
PHILOMATHI0UE(fi-lo-ma-ii-k'),adj. Qui aime
les sciences. Société philomathique.
— ÉTYM. Phil..., et |ia9eïv, apprendre.
t PHILOMËLE (fi-lo-mèl'), s. f. || 1" Terme de mythologie. Steurde Procné; les deux sœurs furent changées, Philomèle en rossignol et Procné en hi rondelle. || i° Se dit poétiquement pour le rossignol. Des forêts où chante en tout temps Philomèle, honneur des bocages, De qui le règne, en nos ombrages, Naît et meurt avec le printemps, la font. Psyché, 1, p. «7. Telle sur un rameau, durant la nuit obscure, Philomèle plaintive attendrit la nature, DELiLLE, Géorg. iv. Mais pourquoi chantaistu» Demande à Philomèle Pourquoi, durant les nuits, sa douce voix se mêle Au doux bruit du ruisseau sous l'ombrage roulant, lamart. Méd. 11, B. Il Par extension. Si l'océ-in a sa flore, il a aussi sa Philomèle : lorsqu'au coucher du soleil le courlis siffle sur la pointé d'un rocher, et que le bruit sourd des vagues l'accompagne , c'est une des harmonies les plus plaintives qu'on puisse entendre, CHATKAUB. Génie, I, V, h.
— ÉTYM. I^t. Philomela, du grec <l>t>o(i)ii).o, où Tt) exclut (liXo;, chant
t PHILOSOPHA ILLE (filo-zo-fA-ll', « mouillées), >. /. Terme de mépris. I..a tourbe des philoso|>ties, particulièrement au zviii* siècle. Le mot plnlosopliaillc a été inventé contre les philosophes, comme le moi prêtraille contre les prêtres.
— RTVM. Mol créé, dit-on, par Fréron. •
t PIIILOS<JPHAILLER (fi-lo-zo-ri-ller , H mouillées), r. n. Néologisme. Faire de la philosophie à ton et à travers ; se targuer de philcjsophie.
— RTVM. PhiloiophaiUe. Ce verbe se trouve dans Mercier.
PHILOSOPHALE (fi-lo-zo-fa-ll, adj. f. Pierre pbilosophale, pierre qui, composée selon le» ri'glos des philosophes ou alcliimi.stes avec de petites quantité» d'or ou d'argent devenues, grâce à certain» procédés, alchimiquemenl vivantes et capables de communiquer cette vie, devait avoir I» propriété de
DICT. DE LA I.ANOUB rHANÇAlSC.
transmuer les métaux inférieurs en or ou en argent, suivant que c'était l'or ou l'argent qui avait été soumis à la confection de la pierre. Il est vrai qu'on ne peut trouver la pierre philosophale, mais il est bon qu'on la cherche ; en la cherchant, on trouve de fort beaux secrets qu'on ne cherchait pas, fonten. IHal. 2. JforJi anc. mod. Un autre m'envoie un paquet de rêveries; il me mande qu'il a trouvé la pierre philosophale, et qu'il no veut dire son secret qu'au roi ; je lui renvoie son paqui t, et je lui mande que c'est le roi qui a la pierre philosophale, voi.t. lett. Mme Denis, 2» déc. i75i. || Il ne trouvera pas, il n'a pas trouvé la pierre philosoph.ile, se dit d'un homme dont l'esprit est borné. || Il faut qu'il ait trouvé la pierre philosophale, se dit d'un homméqui fait des dépenses fort au-dessus du revenu qu'il paraît avoir. || Fig. C'est la pierre philosophale, c'est une chose impossible à trouver. J'ai consumé environ quarante années de mon pèlerinage dans deux ou trois coins de ce monde à chercher cette pierre philosophale qu'on nomme la vérité, volt. Dicl. phil. Philosophie, iv.
— HIST. iiv s. Trop poure est mercure vulgal Pour devenir philosophai. Traité d'alch. 276. || xv's. C'est ici que je vueil chercher La pierre philosophale, EASSKLiN, XI. Il XVI* S. Cette ridicule poursuitte de la pierre philosophale, mont, ii, 316.
~ ÉTYM. Philosophe.
t PHILOSOPHALLSTE (fi-lo-zo-fa-li-sf), i. m. Celui qui cherche la pierre philosophale, alchimiste.
PHILOSOPHE (fi-lo-zo-f) , s. m. \\ i° Dans l'ancienne Grèce, ami de la sagesse. Il [Pylhagore] est le premier qui se soit fait appeler philosophe ; avant lui, les hommes qui se livraient à la contemplation de la nature portaient le nom de sa,ges; il prit celui de philosophe par modestie, baillt, Uist. astr. anc. p. 209. Il 2° Celui qui s'applique à la recherche des principes et des causes. Nulle religion que la nôtre n'a enseigné que l'homme naît en péché, nulle secte de philosophes ne l'a dit; nulle n'a donc (lit vrai, PASC. Pens. xi, 4 ter, édit. havet. La vanité est i' ancrée dans le cœur de l'homme qu'un soldat, un ^0"j*t> "n cuisinier se vante et veut avoir ses admiiAteur»; et les philosophes mêmes en veulent, id. ib. ii, 3. Que je méprise ces philosophes qui, mesurant if conseils de Dieu à leurs pensées, ne le font auteur c,'ie d'un certain ordre général, d'où le reste se développe comme il peut ! boss. Mar.-Thér. Kn fait de découvertes nouvelles, il ne se faut pas trop presser de raisonner, quoiqu'on "en ait toujours as.sez d'envie, et les vrais philo.sophes sont comme les éléphants, qui, en marchant, ne posent jamais le second pied à terre que le premier n'y soit bien affermi, fonten. Mondes, 6' soir. Il y a eu des philosophes de cabinet en France; et tous, excepté Montaigne, ont été persécutés, volt. Dict, phil. Philosophe 1. Ce sentiment [que les bêtes ont de l'intelligence] est celui du vulgaire : il n'est combattu que par des philosophes, c'est-à-dire par des hommes qui d'ordinaire aiment mieux une absurdité qu'ils imaginent, qu'une vérité que tout le monde adopte, condii.. Traité des anim. part. s. Il Fig. Je crois qu'il faut un peu modérer notre enthousiasme pour le Nord; il produit d'étranges philosophes [à propos ie l'assassinat d IvanJ, voltaire. Lettres, d'Alembert, 1 septembre <784. || Absolument. Au moyen âge, le philcsophe, Aristote. Il Au féminin. X propos, monsieur le conseiller, vous saurez que cette philosophe (Mme du Chatelet] a gagné un préliminaire de son procès, fort important et qui paraissait désespéré, volt. Letl. en vers et en prose, 72. || 8° Particulièrement. Celui qui s'applir|ue à l'étude de l'homme et de la société, à l'effet de rendre ses semblables meilleurs et plus heureux. Le philosophe consume sa vie à observer les hommes, et il uje se» esprits à en démêler les vices et le ridicule, la broy. i. Il est bon d'être philosophe, il n'est guère utile de passer pour tel, in. lu. Je n'accorde le titre de philosophe qu'à celui (|ui s'exerce constamment à la recherche do la vérité et à la pratique de la vertu, dider. Claude et Ni'r. II, «. 114* Celui <|ui cultive sa raison, conforme sa conduite aux règles de la saine morale, et alTermit son âme contre lescoupsdu son. Pour détromper ma sœur, et lui faire connaître Ce que son philosophe à l'essai pouvait être, mol. Femm. sav. v, 6 Voilà tout ce que les hommes ont pu invcnti'r pour se rendre heureux (les iliverli8.sements] ; et ceux qui font sur cela les philosophes.... ne connaissent guère notre nature, pasc. Pens. iv, i. Rcoutcz i ce propos [la vanité des choses humaines] le profond raisonnement ncm d'un pliilo-^ophe qui dispute dans une école, ou d'uo religieux qui médite dans
un cloître... boss. Dtich. d'Orl. Qu'il y a de différence entre être philosophe etparler de philosophie I VOLT. Lelt. Mme Denis, -i* août i75(. || Au /i'nimtn. ....X votre fille aînée On voit quelque dégoût pour les nœuds d'hyménée ; C'est une philosophe enfin ; je n'en dis rien, mol. F. sav. 11, 8. J'apprends que l'on vient d'imprimer deuz nouveaux mémoires sur la vie de cette philosophe [Ninon], volt. Mél. litt sur Mlle de Lendos. J'imagine que votre grand'maman [la duchesse de Choiseulj est une vraie philosophe, ID. Lett. à Mme du Deffant, 25 mai 1770. Il 5* Celui qui mène une vie tranquille et retirée, hors de l'embarras des affaires. Il n'y a rien qui coûte moins à acquérir aujourd'hui que le nom de philosophe : une vie obscure et retirée, quelques dehors de sagesse, avec un peu de lecture, suffisent pour attirer ce nom à des personnes qui s'en honorent, DUHARSAIS, (EUV. t. VI, p. 25. || 6* En UH
sens particulier, celui qui ne reconnaît pas la révélation. Ce royaume autrefois le soutien de la foi, "et la plus pure portion de son Église, devenu par la licence des discours et l'impiété des sentiments, le théâtre d'honneur des philosophes et des incrédules, MASS. Carême, Mot. de conv. TroisviUes fréquenta les toilettes ; le pied lui glissa; de dévot il devint philosophe, st-sim. « 33, 222. {j Nom donné, en particulier dans le xviu* siècle, à des hommes qui cultivaient la philosophie et la faisaient servir au renversement des anciennes opinions. On avait assuré le roi de Danemark que les philosophes étaient mauvaise compafçnie, d'aleiib. Lelt. au roi de Pr. 19 déc. i788. Je suis quelquefois tenté de dire du titre de philosophe ce que Jacques Rosbif dit de celui de Monsieur, dans la comédie du Français à Londres : Je ne veux point de ce titre-là, il y a trop de faquins qui le portent, id. ib. 8 juini"7o. Il y avait à l'Académie quatre hommes désignés sous le nom de philosophes, étiquette odieuse dans ce temps-làjMABMONTEL, Jf^m. vu. Il 7" Dans les collèges et lycées, étudiant en philosophie. ||8° Alchimiste. Los principes des philosophos sont le sel, le soufre et le mercure. || Huile des philosophes, huile d'olive dont on imbibe des briques rougies au feu. || Poudre des philosophes, la poudre de projection. Il 9° Adj. Qui est philosophe. La religion seule fait quelquefois des conversions surprenantes et des changements miraculeux, mais elle ne fait guère toute une vie égale et uniforme, si elle n'est entée sur un naturel philosophe, fonten. Des Billetles. La plupart des femmes et des courtisans n'observèrent autre chose dans cette reine philosophe [Christine], sinon qu'elle n'était pas coiffée à la française, et qu'elle dansait mal, volt. Louis .ÏIF, 6. ^e désirerais de voir cette question proposée à tous les philosophes de l'Europe par le plus philosophe des souverains, d'alkmb. Lett. au roi de Pr. 27 nov. (777. Le grand défaut de ce siècle philosophe est do ne l'être pas encore assez, lu. Lett. d J. J. Rouss. Et sur le même plan l'amour nous voit rangés; C'est un dieu philosophe, il est sans préjugés, db biévre. Séducteur, I, 5. Il 10* Il se ditquclijuffois pour philophique, mas en ce sens il vieillit. Et je crois qu'à la cour, de même qu'à la ville Mon flcgmo est philosophe autant que votre bile, mol. Mis. 1, i. Qu'il a bien ilécouvert son âme mercenaire I Et que peu philosophe est ce qu'il vient de faire I m. F. sav. v, 5. Quand ils [Platon et Aristote] se sont divertis à faire leurs Lois et leur Politique, ils l'ont fait on se jouanl; c'était la partie la moins philosophe et la moins sérieuse de leur vie; la plus philosophe était de, vivre simplcmciitet tranquillement, pasc. iv»*-. VI, 52. Il [Mazarin] mourut au bois de Vincennes avec une fermeté beaucoup plus philosophe que chrétienne, »i"* iiE lafaïettr, lUst. de Mme Henriette, • '• part. Il me semble que la mort du roi d'Angleterre [Charles Il| devient plus philusopho et anglaise que chrétienne et catholique, si'.v. 7 mars 4686. D'un œil philosophe et tranquille lu vois les intrigues des cours, iiniNls, Ép. 2, Jffrurs.
— IIIST. XIII* s. Et si a en ccsto cité moult de philosophes et moult de mires [médecins], harc POL, p. 48», Il XIV* s. Le philosophe [Aristote] dist ou [au] premier des Elenches, h. de monokvillk, (* 7. Il XV* s. Jà tant ne montera la nicnté du peuple, que nom de philosophe très honorable et très saint ne demeure, christ, ds pisan j Uist. de Ch. Y, m, 54. Ce bon marcschal se peut Mon appeler philosophe d'armes, c'est à dire amateur de la science d'icolle, llist.de Bouciq. iv,6. jj jvi* s. Voistes vous oiic'iues chien rencontrant quelque os modulaire T c'est, comme dict Platon, la beste du monde plus philosophe, BAR. Garg. Prol. I^es femmes phllosophis qui m; iiiiisloivnt i leur sccti- (dis c vnii|iii'..;,