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PIM

t PIMAR ou PIMART (pi-mar), s. m. Le pifui médius, t. || Un des noms du loriot.

— ÉTYM. Wallon, pimdie, bouvreuil. Pimart est pieui martius, dont le nom latin a été transporté au loriot et au bouvreuil.

t PIMARIOUE (pi-ma-ri-k'), ttdj. Terme de chimie. Acide pimarique, acide qui entre dans les résines des conifères.

PIMBÊCHE (pin-bê-ch'), s. f. Terme familier. Femme impertinente qui se donne des airs de hauteur. Quelle pimbêche! Haute et puissante dame Yolande Cudasne, Comtesse de Pimbescbe, Orbescbe et cKtera, r*c. Plaid, ii, ♦.

— HIST. XVI* s. Pimhesche, cotgrave.

— ÊTYM. Génev. primbèche. Richelet écrit pntnbéche, et entend une femme fainéante à qui il faut mettre le pain "au bec. D'après Delâtre, pxmbfche vient depi'mpe, nom de la cornemuse chez les Provençaux, et signifie une mauvaise pimpe, une mauvaise cornemuse. Tout cela n'est que conjecture. Mais espimbeche, que Génin, Récréations, t. ii, p. 42, signale dans le Henagier de Paris, doit intervenir, ainsi nommé, dit-il, du verjus qui entrait en ce ragoût, parce qu'il faisait pincer le bec. On connaît un nom de famille Pinchebec. Cela donne raison à la conjecture de Génin.

t PIMÉLATE (pi-mé-la-f), t. m. Sel formé par l'acide pimélique.

t PIMfiLlÎES ( pi-mé-Iée ), ». f. pi. Genre de plantes de la famille des daphnoïdées, ainsi dit du nom d'une nymilhe compagne de Daphné.

t PIMÉLIQUE (pi-mé-li-k), ad). Acide pimélique, acide obtenu en faisant bouillir poids égaux d'acide oléique et d'acide nitrique.

— ÉTYM. fliiieXo;, gras.

t. PIMÉLITE (pi-mé-li-f), ». f. Terme de médecine. Inflammation du tissu adipeux.

— ÉTYM. nip.eÀ6;, gras, et la finale médicale t(e indiquant inflammation.

t PIMÉLOSE (pi-mé-16-z') t. f. Terme d'anatomie pathologique. Transformation d'un tissu en graisse. Pimélose du foie.

— ÉTYM. riiiiEXà;, gras.

PIMENT (pi-man), t. m. || 1" Boisson composée de miel et d'épices, qui était très-usil e et très-estimée dans le moyen âge. Après le dîner on servit le piment, l'Iiypocras et toute sorte de liqueurs savoureuses, MARCHANGY, Tristan le eoj/agctir, ch. 80. \\ 2* Genre de la famille des solanées. || Plante dont le fruit est rofuge et d'un goût très-ftcre {capsicum annuum, L). || Le fruit même de cette plante. Poivre long, le too pesant payera lO livres; poivre de brezil ou piment, 3 livres. Tarif, 18 sept. (684. Il Terme de cuisine. Beurre de piment, beurre dans lequel on a incorporé du piment en poudre. || 3° Piment de la Jamaïque, dit aussi toute-épice, nom donné aux fruits desséchés, avant leur maturité, du myrtut pimenta, t. ||t* Piment royal ou piment aquatique, polygonum hydropiper, L, (voy. galk). Il 6" Piment des abeilles ou des mouches, mélisse officinale. || 6* Piment d'eau ou aquatique, renouée.

— ÉTYM. Kspagn. pimienln, poivre. Mais l'espagnol pimienWesl congénère à l'ancien français pi men< ou piumenl (prov. piment ou pigment), boisson, lequel vient du lat. pigmcntum, sorte de composition pour peindre (voy. pigment). La composition épicée a passé au sens d'épice, de poivre, de poivre de Guinée.

t PIMENTADE (pi-man-ta-d'), t. f. Sauce au piment.

t PIMKNTIQUE (pi-man-li-kl, adj. Terme de chimie. Acide pimentique, partie constituante de l'essence du girofle, corj/op/it/Hus aromaticus, L, de celle des fruits du piment, myrtus pimenta, L, et de l'essence éthérée de cannelle blanche.

PIMPANT, ANTE (pin-pan, pan-t'), adj. Terme familier. Qui est d'une toilette élégante, recherchée, attirant l'œil. Un enfant de ville bien pimpant vint à passer ; il avait le pourpoint de satin blanc et le bas de soie liammette, Francion, vi, p. 2Î3. Voussoufl'rez que la vôtre aille leste et pimpante, MOL. Éc. des mar. i, 2. X faire le pimpant n'a-t-il pas bonne grâce? baron. École des pères, v, 7. Il 11 se dit aussi des choses. Une toilette pimpante. Des reliures pimpantes.

— HIST. XVI* s. Uamoiselles bien pimpantes et atournées, rab. p. 44, dans lacurnb. Les vieilles quand elles se font si pimpantes et gorgiases,... BRANT. Dames gai. 1. 1, p. ao8, dans lacurne.

— ÉTYM. Prov. pimpar, pipar, rendre élégant, do pi'mpa, pipeau (voy. pipe,, pipeau). La langue du XVI* siècle avait pimper, pimpeloter, pimpelocher, et aussi pip<;r ; piper en une chose, y eicel-

liar. OODIH. ''Hsf

PIN

PIMPESOrÉE (pin-pe-sou-ée), ». f. Femme è manières prétentieuses et ridicules (terttie qui a vieilli). Voilà une belle mijaurée, une pimpesouée bien bâtie, pour vous donner tant d'amour, mol. le Bourg, m, ».

— HIST. XVI* s. Item doulx yeulx pipesouers, l'Amant rendu cordelier, p. 686, dans i.acurne, au mot morte.

— ÉTYM. D'après Auger, pimpesouée vient de pimper (voy. pimpant), et l'adjectif îoue/', doux. Cette étymologie est probable.

t PIMPINELLE (pin-pi-nè-1'), ». f. Nom donné par Adanson à la pimprenelle. || Nom donné au genre boucage, omhelliféres.

— ÉTYM. Voy. PIMPRENELLE.

PIMPRENELLE (pin-pre-nè-l'), ». f. \\ 1° Genre de la famille des rosacées. On y distingue : la petite pimprenelle, potertwm sanguisorba, L., et la pimprenelle des prés, sanguisorba officiualis. || 8° Pimprenelle d'Afrique, melianthus major, i. zygophyllées.

— HIST. XVI* s. La pilozelle, la pimpinelle, la garence ... paré, xvi, 36. Pimpemelle, in. xx, H. Sans artifice es champs non-labourés, croist la pimprenelle.... elle s'affranchit par la culture, o. de

— ETYM. Pic. pimpcrneî/e ; wall. pinpurnell; catal. pampinella ; espagn. pimpirwJo; ital. pi'mptnella. Les étymologisles y voient une corruption de bipennelta, bipennula, à deux ailes ; mais le cat. pampinella indique un diminutif du lat. pampinus, pampre. Cela va assez bien avec le vieux français pi'npernete, élégante : xiii* s. Quant l'acointa la jovincele, Qui estoit jone pinpernele, dd cange, pipemella,

PIN (pin). ». m. || 1" Genre de la famille des conifères. Il Grand arbre toujours vert dont on lire la résine. C'est spécialement du pin sauvage, pi'nu» sylvestris, t., et du pin maritime ou pin de Bordeaux, pinus marilima, Millar, que l'on relire la térébenthine commune, la poix de Bourgogne, le g.ilipot, etc. Nous avons mesuré des pins de six pieds de diamètre et de cent quarante pieds de hauteur, la pérodse, Voy. t. ii, p. (87, dans pougens. ||i* Espèces nommées le plus seuvent : pin commun, pin de Genève, de Russie, de Riga, de mâture, pinasse, ptn«» syheslris, L. || Pin d'Ecosse, pinut rubra, Mill. || Pin laricio, pin de Corse, pt'nus laricio. , L. || Pin maritime, pin de Bordeaux, des Landes, sauvage, grand pin, pin pinastre, pinus maritima, DC. Il Pin pinceau, des Pyrénées, pin nazarou, ptnu» pyrenaïca, Lapeyrouse. || Pin cultivé, de pierre, pin pinier, bon, doux, pinus pinen, L. \\ Pin mugho, créen, torche-pin, pin de montagne, de Briançon, pin nain, ptnu» pumilio, Hœnk. Il Pin d'Alep, de Jérusalem, pin blanc, pinu» alepensis. Ait. || Pin à l'encens, ptnu» t,rda, L. Il Pin à trochets, ptnu» rigida, Micli. j| Pin à gros fruits, pinus Coulteri, Don. || Pin pleureur, pinus excelsa, Wall. || Pin cembro, pin cembre, pi'ntj» cembro, L. Il 8* Pomme de pin, la pigne ou fruit du pin.

— HIST. XI* s. Dessouz un pin, delez un églantier, Ch. de Roi. vin. || xvi* s. Les pins s'iiv mcent très bien, sous quel aer que ce soit, comme les pinettes de la Provence et du Languedoc le prouvent,

— ÉTYM. Provenç. pin, pinhe; catal. pi; esp. et ital. pmo i du lat. ptnu».

t PINACE, s. f. Voy. PINASSE I.

PINACLE (pi-na-kl'), ». m. Le pinacle du temple, et, absolument, le pinacle, la partie la plus élevée du temple de Jérusalem, celle où Jésus-Christ fut tian?porté quand il fut tenté par le démon (usité au propre seulement en cette locution). Il (Satin) transporte le Fils de Dieu sur le pinacle du temple fioss. 4*' serm. Démons, ï. || Fig. et familièrement. Être sur le pinacle, être dans une position Irèsélevée. l.a consolation de Maulevrier fut de trouver la princesse des Ursins de plus en plus au pinacle, ST-SIM. 447, (47. || Fig. Mettre quelqu'un sur le pins cle, le mettre, l'élever au-dessus de tous les autres. M. de Lauzun, qu'elle [la comtesse de Fiesque] voulait mettre sur le pinacle, sév. il janv. t689.

— HIST. XVI* s. Tant y estoit venu grande multitude ...que toutes les fenestres, les arceaus et les gaileries, voire tous les pinacles et faistes des muraille» estoient chirgez de gens, /( Hector, romon, p. <3«.

— ÉTYM. Espagn. pinaailo; ital. pinacolo ; haslat. pinnaculum; du lat. pinno, sommet; comparei

PIGNON t.

t PINACOTHÈQUE (pi-na-ko-tè-k'), ». f. Cabinet de peintures. || La galerie de tableaux du roi do Bavière.

— ÉTYM. IlivoC, tableau, et Hin, dépôt.

i. PINASSE OU PL>ACE (pi-na-s'), s. f. \\ i' Anciennement, petit vaisseau long, étroit, fort et léger, propre à faire course ou descendre du monde en une cfite, le p. foubnieb (<643), dans jal. Le cardinal de Richelieu fit son possible pour secourir la place [l'île de RéJ, envoya en Espagne du Chalard pour hâter une armée navale promise au roi par Sa Majesté Catholique, et lui donna ordre, passant par Rayonne, d'acheter trente pinaces, et de les envoyer promptement bien armées et équipées, ID. ib. Je dois vous dire que les Anglais ont vingtquatre petits bâtiments pontés et fort vites à la voile pour les défendre des brûlots ; il nous faudrait au moins dix ou douze soit pinaces de Rayonne ou autres bâtiments des côtes de Normandie qui pourraient être propres pour cela, Croissy à Colbert (1692), dan» JAL. Les pinaces de Riscaye avaient moyennement, selon Saverien (t78)), 50 pieds de long, ta pieds de large, 5 pieds 8 pouces de creui,

10 pieds de hauteur derrière et u devant, jal.

11 2° Nom donné à la fin du ivm' siècle à certaines embarcations légères, longues, armées de huit ou dix avirons, et destinées, comme les chaloupes, au service des vaisseaux ; c'était un canot analogue au grand canot actuel des vaisseaux, jal. I| 3° Dans l'Inde, nom donné à quelques bateaux dont quelques-uns n'ont pas moins de 80 pieds, et qui servent à transporter voyageurs et marchandises sur le Gange, jal.

- — HlST. XV' s. Arrivèrent en douze vai.iseaux nommés espinaces avec une grande nave, berby, Chron. depuis U02 jusqu'en U6), p. 485, dans

POUGENS. Il XVI* s Ravy et gasté certains petits

navires nommés espinasses, Ordonn. 8 fév. lan.

— ÉTYM. Espagn. et portug. pinaça; ital. pinaccia, pinaiia; ancien angl. spyne, spynace; angl. mod. pinnace ; hoUand. pinas; du lat. pinus, pin.

f 2. PINASSE (pi-na-s'), s. f. Nom donné dans les Vosges au pin commun, voy. pin, n° 2.

— ÉTYM. Dérivé de pin.

PINASTRE (pi-na-str'), *. m. Pin sauvage; c'est le pin maritime.

— HIST, XVI' s. Pinastre, cotoravb.

— ÉTY.M. Lat. pinaster, péjoratif de pintts, pin. t PINÇXDE (pin-sa-d'), s. f. Action de pincer.

Il Fig. Je ne saurais me mettre en état d'appréhender ses pinçade» pour notre faculté [de médecine], gui PATIN, Nouv. lett. t. :, p. »2, dans pougens.

— HlST. XVI" s. Souvent il advint qu'aux proyes que leurs griffes avoyent atrapées, les ongles de la picorée terrestre donnassent de terribles pinçades,

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