‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 330 sur 389 · LANGUE · texte numérisé non relu

LANGUE

— ÉTYM. Pincer.

t PINÇAGE (pin-sa-j'),î. m. Action de raccourcir les sarments de la vigne, les pousses des arbres fruitiers, en les pinçant ou cassant, au lieu de les couper.

— ÉTYM. Pincer.

PINÇARD (pin-sar), adj. Terme de maréchalerie. Cheval pinçard, et, substantivement, un pinçard, cheval qui marche sur la pince. || Pied pinçard ou rampin, pied dont l'appui se fait principalement sur la pince, qtii est presque verticale.

— ÉTYM. Pince.

PI.NCE (pin-s'), t. f. Il l'Action de pincer, de saisir avec force. || Avoir bonne pince, la pince forte, la pince rude, avoir un poignet vigoureux. Du doigt les serre, il avait bonne pince, la pont. Juge. Il Populairement Craindre la pince, être menacé de la pince, craindre, risquer d'être arrêté. Il Cet argent est sujet à la pince, il est sujet à être pris. L'argent des communautés est ordinairement sujet à la pince. |i Être sujet à la pince, se dit d une personne qui a l'habitude de chercher à faire des gains illicites. Il Mesurer pince à pince, mesurer juste. L'ouvrage se doit faire pince à pince, c'està-dire bois & bois, justement, sans pouce ni évent, Insirucl. aux jurét drapiers, aovit i«69. {| 1° Longues tenailles qui servent à remuer les bûches dans une cheminée. Et comme ces pinces ddèles. Oui de3li?onsde mon ardent foyer, De temps en temps, pour m'égayer. Font pétiller les vives étincelles, DELir.LK, Convers. prologue. || 8' Tenailles servant à différents usages, dans les métiers. || Terme de relieur. Petite tenaille dont on se sert pour pincer comme il faut, c'est-à-dire pour accommoder le.s nerfs «les livres. || 4' En anatomio et en cliirurKie, instruments dont on se sert dans diverses opérations pour saisir, attirer ou Hier certaines parties. Il Pince à pansement, ou pinceàanneaux, instrument composé de deux brancbes semblables à calles des cise.iuj ; au lieu d'être tranchantes sur la parti* oppoiée aux anneaux, e'.'es tout opposées l'une

PIN

à l'autre et aplaties; le bec est taillé d'engrenures superficielles. || Pince à dissection, à artère, à ligature, pince formée par deux lames soudées à l'une de leurs extrémités, s'écartant par leur propre ressort à l'autre bout, et ne pouvant se fermer que par la pression des doigts, |{ Pince de chirurgien, coquille univalve. || 6* Pinces d'une écrevisse, d'un homard, parties de leurs grosses pattes avec lesquelles ils pincent quand on veut les saisir. On en a vu une [piej se jeter sur un merle pour le dévorer, une autre enlever une écrevisse qui la prévint en l'étranglant avec ses pinces, bufp. Ois. t. v, p. (18. Il Fig. Jean Rousseau... Vitémousser dans ce pays Le tranchant aigu de sa pince, volt. Ép. 53. Les pinces mordicantes de l'esprit de Champfort, HÉBvuLT DE sECHELLES, Sur là Conversation. Il 6° ^u plur. Les pinces, les dents incisives des animaux herbivores. Ce cheval a mis bas les pinces, il a trois ans. || 7° Extrémité antérieure du pied des animaux ongulés. |1 Terme de vétérinaire. Partie inférieure antérieure du sabot du cheval. || Devant d'un fer de cheval. || 8' Terme de chasse. Les pinces des bêtes fauves, l'extrémité de l'ongle. J'ai beau lui faire voir toutes les différences Des pinces de mon cerf et de ses connaissances, mol. fïtc/i. II, 7. Il 9° Terme de tailleur et de couturière. Pli large à sa base et se terminant en pointe aiguë, ou bien large au milieu et finissant en pointe en haut et en bas. || Les plis qui forment la taille des corsages plais s'appellent pinces. || 10* Pince, se dit du bord inférieur d'une cloche où frappe le battant. Il 11° Pince à blaireau, espèce de piège. Il 12' Rarre de fer aplatie par un bout qui sert de levier. Il En marine, levier de fer pointu par un bout et coudé par l'autre bout, qui est aplati et fendu comme le pied fourchu d'une chèvre. Il 13* Genre d'arachnides.

— HlST. xv s Tous boutent dedens [le plat]

Leurs mains jusqu'aux pinces des doys, e. desch. Poés. mss. f" 354. Il XVI* s. Car vostre argent, trèsdebonnaire prince, Sans point de faute est sujet à la pince [à être volé], marot, 11, 95. Des pieds de devant ilz [les chevaux] ne pouvoient toucher en terre qu'un petit de la pinse du pied tant seulement, AUïOT, Eum. 22. Une longue barre de fer, d'un costé en pince et l'autre en pointe ronde, d'aub. Ilisl. II, 372. Si, avec le grand pied, il [le cerf] a les pinces grosses et larges, qu'il ait les os longs et creux, la jambe large et bas jointe, c'est signe de vieillesse, chables ix. Chasse royale, xxi. La médecine est fort sujette à la pince [à prendre], cuolièrks. Contes, f ♦», dans lacubne.

— ÉTYM. Voy. pincer; espagn. pinxat ; vénit. pizsa, piqûre."

PINCfi, ÉE (pin-sé, sée), part, passé de pincer. Il 1° Serré entre les doigts ou autrement. Cet enfant pincé par un perroquet. Doigt pincé dans une porte. Il 2° Qu'on fait vibrer avec les doigts, en parlant des cordes d'un instrument de musique. La corde pincée rendit un son. || Kig. Ce qui toucha le plus le roi d'Espagne, ce fut la corde de ses grands droits en France adroitement pincée par Stanhope, qui produisit le plus doux son à ses oreilles, si-sm. 438, HO. ||3*Fig. Qui a subi quelque dommage à la suite d'une imprudence. Pincé au jeu. Les jésuites ainsi pinces sur leur morale d'Europe et d'Asie, st- SIM.78, 9. Il 4* Rendu plus mince enserrant Une taille pincée. || Fig. Être à la fuis et Midas et Narcisse, Enné d'orgueil et pincé d'avarice, volt. Bn^. prod. i,4. Il Lèvres pincées, lèvres minces et tenues serrées l'une coutre l'autre, ce qui donne à la physionomie quelque chose de sec ou de hautain. Durant les contrariétés que j'éprouvais, Mme Geoffrin était mal k son aise; elle m'en parlait quelquefois du bout de ses lèvres pincées, marmontel, Mém. vu. || On dit aussi : bec pincé. Ne confondez point les minaude* ries, la grimace, les petits coins de bouche relevés, les petits becs pinces, et mille autres puériles afféteries, avec la gi&co, moins encore avec l'expression, DiDEH. Ess sur la peint. «.|| Terme de marine, flâtiment pincé, bâtiment très-mince dans ses parties bas-ses. || B° Fig. Qui a dans les manières quulque chose de ce qu'expriment l«»li/ires pincées. C'était un petit homme bourru et chagrin, qui ne manquait pas d'esprit, mais qui était pincé dans la conversation, ricaneur et assez mauvais plaisant, voltaire, Cosi-sancia. || Il se dit ausai de l'air, du style, etc. Je sais que Léonor aima un certain Valère. Un fat, un freluquet, qui n'a l'heur de lui plaire Oue par son air pincé, krunaru, le liai, 12. Cruiriez-vous que le traducteur de Tacite m'a faltécrire par un homme très-coiisiilérable, pour mt reprocher.... de trouver ton style |)iDi;éet ndiaula? volt.

PIN

Lett. aAlemtiert, 23 déc. (788. || Substantivement. De cette attention continuelle sur lui-même [du duc de Reaiivilliers] naissait un contraint, un concentré, dirai-je même un pincé qui éloignait de lui, ST-siM. 385, 68. Il 6* S. m. Terme de musique. Le pincé, sorte d'agrément du genre trille, qui était propre à quelques instruments et particulièrement lu clavecin. 1| Synonyme de pizzicato.

PINCEAD (pin-sô), s. m. || 1" Touffe de poils fortement pinces par un fil ou par une ficelle, à l'aide de laquelle on prend des couleurs, de la colle, et on les étale sur une surface. Donner un coup de pinceau. || Donner le dernier coup de pinceau à un tableau, l'achever entièrement || Fig. Nous nous sommes plaints que la mort... a effacé, pour ainsi dire, sous le pinceau même, un tableau qui s'avançait à la perfection avec une in'-.royable diligence, BOSS. Duch. d'Orl. Il 2° L'art même de la peinture. Et j'approuve les soins du monarque guerrier Oui ne pouvait souffrir qu'un artisan grossier Entreprît de tracer d'une main criminelle Un portrait réservé pour le pinceau d'Apelle, boil. Disc, au roi. Il est parvenu au point de vivre de son pinceau, J. J. RODSS. Em. m. \\ 3° Manière de peindre. Un pinceau hardi. On prétend qu'elle [une oeuvre] est d'un pinceau vigoureux, hderot, Salon de (787, Œurr. t. XV, p. 22, dans pougens. || 4° Fig. Il se dit des orateurs, des poètes, des écrivains. Vous achevez des raisonnements et des réflexions d'un pinceau que j'aime et que j'estime, SKV. d Mme de Grignan, 8 août 4 880. [0 toi] Qui, par les traits hardis d'un bizarre pinceau, Mis l'Italie en feu pour la perte d'un sceau, BOIL. Lutr. 1. D'un pinceau délicat l'arti&ce agréable Du plus affreux objet fait un objet aimable, ID. Art p. m. Je me garderai bien d'examiner la chose en philosophe et de quitter le pinceau pour le compas; mon unique but est de faire con* naître le génie des poètes anglais, volt. Vict. phiU Itochester et Waller. On ne peut trop redire qu'il faut se défier du pinceau des contemporains, conduit presque toujours par la flatterie ou par la haine, id. Mœurs, (83. Albane et Raphaël, prêtez-moi lepinceau de la volupté; divin Milton, apprends à ma plume grossière à décrire les plaisirs de l'amour et de l'innocence, J. J. Rooss. iSm. V. Celui qui sera curieux de connaître la délicatesse et la vigueur du pinceau de Sénéqup, dider. Claude et Nér. 11, 33. || Donner un coup de pinceau. Indiquer <|uelques-un9 des traits qui distinguent une personne, une chose. Je croirais faire tort à ce docteur nouveau. Si je ne lui donnais quelques traits de pinceau, rSonibb, Sat. z. Il En un autre sens. Donner un coup de pirceau, l&cher quelque trait mordant médisant Ce satirique lui a donné un coup de pinceau. || S' Par extension, pinceau se dit d'objets comparés, en raison de leur forme, au pinceau des peintres. Les oreilles du lynx sont surmontées, à leur eilrémilé, d'un pinceau de poils noirs, bdff. Iforceou» choisis, p. 237. La couleur remarquable des deux pinceaux de plumes qui s'étendent en arrière de ses oreilles [d'un oiseau-mouche] , id. Ois. t. xi, p. 44. || En pinceau, en forme de pinceau. || Par pinceaux, par places comme peinte». Il [l'aningha roux] a le cou et le dessus des ailes d'un fauve roux tracé p.ir pinceaux sur un fond brun noiritre, bupp. Ois. t. xvi, p. 26(. Il 6* Terme de physique. Pinceau optique, pinceau de lumière, nom donné aux rayons qui, émanant d'un objet lumineux, passent par une ouverture étroite où ils sont comme pincé.s. Plusieurs pinceaux constituent un faisceau lumineux. |l 7* Espi'^ce de brosse à l'usage du graveur. || Terme de relieur. Sorte de brosse composée d'un manche de bois et de poil de sanglier ou de cochon.

— HlST. xiii* s. Toute euvre enlevée doit estre faite de piastre à pincel, et sur la sele et sur l'escu, Liv. des mél. 209. || xv* s. Le verre est le pinceau duquel on t'enlumine [le nez], BAsesL. I8.||xvi*s. Il le reçoit avec toute honnesteté, le fait diner, bien boire et chanter le beau pinceau |le verre à la main], d'aub. Fan. 111, 5. Pinceau i peindre le nez [un verre de vinj, cotobavk.

— BTYM. Proveoç. pimel; catsJ. pt'ruell; espagn. pincel,- ital. pmneUo; du lut. pf.nicillum , diminutif de plnit, queue, brosse à |>eiDdre.

t PiNCEAUTAGB (pin-sd-ta-j'), s. m. Action de pinocauter; résultat de cette action.

t PINCEAli'IEH (pin-86-té),t). o. Réparer au pinceau les défauts de couleur d'un papier peint, d'une étoffe imprimée. || Ajouter au pinceau les couleurs que l'impression n'a pu donner.

— ÉTYM. Pinceau. Mot irrégulièrement totmi de pinceau, comme panneauler , do panneau.

i PINCKAL'TKUSK Unu-aô-leû-z'), s. f. iomim

PIN

qui travaille au pinceau sur des papiers peints ou des étoffes imprimées.

PINCE-BALLE (pin-se-ba-l"), t. f. Terme de marine. Tenaille avec laquelle on prend les boulets rouf;es sur le feu, pour les transporter jusqu'à la pièce d'artillerie. Il i4uplur. Des pince-balle ou balles.

PINCÉE (pin-sée), f. {. Quantité d'une chose, d'une substance quelconque que l'on peut saisir avec l'extrémité de deux ou trois doigts. Une pincée de fariTie. M. de Savoie ouvrit sa tabatière en causant, et allait prendre une pincée de tabac, st-sim. 97, 3».

— ÊTYM. Pincé.

PI^XELIER (pin-se-Iié), t. m. Chez les peintres, vase de fer-blanc, divisé en deux parties, dont l'une sert pour l'huile, et l'autre pour nettoyer les pinceaux.

— ËTYH. Pinceau, par l'intermédiaire de la forme fincel.

+ PINCE-LISIËRE (pin-se-li-ziè-r"), ». m. Appareil pour assujettir la mousseline qui doit recevoir l'apprêt. Il iu piur. Des pince-iisière ou lisières.

PINCE-MAILLE (pin-se-mâ-ll', Il mouillées), ». m. Personne dont l'avarice se montre jusque dans les plus petites choses. Un pince-maille avait tant amassé, Qu'il ne savait où loger sa finance, la FONT. FM. X, ». Iliu plwr. Des pince-maille ou mailles.

— ÊTYM. Pincer, et maille ».

t PINCEMENT (pin-se-man), ». m. || 1* Action de pinoer. Le son aigu et élevé a besoin , pour être formé, ou d'une haleine beaucoup plus forte, si c'est une voix, ou d'un pincement plus sec et plus vigoureux, s'il est fait sur des cordes, que le son bas et grave, dbsc. Musique, Des degrés. Wi' Terme de jardinage. Action de pincer. Le pincement est une opération qui consiste, non pas à pincer proprement et simplement, mais i retrancher avec les ongles la sommité herbacée d'un rameau en végétation , à l'effet de le faire ramifier, ou de l'affaiblir au profit d'tin autre, cb. baltet, dans Livre de Ut ferme, t. Il, p t7t.

— HiST. xvi* 1. Pincement, cotobave.

PINCER (pin-sé. Is e prend une cédille devant

a et 0 ; pinçant, pinçons), o. a. \\ 1* Serrer la peau entre les doigis ou autrement, [tlle] Le pinçait, lui venait sourire. Sur les yeux lui mettait la main, Sur le pied lui marchait enfin, la font. Nicaite. Il Absolument. Votre fille a mal aux dents et pince comme vous; cela est plaisant, sév. 96. 11 faut pincer bien fort, même jusqu'au sang, mais ne jamais écorcher, o'alemb. Lett. à Volt, i août 1767. || Fig. Pour Pauline, cette dévoreuse de livres.... les romans, les comédies, les Voiture, les Sarasin, tout r^la est bientôt épuii>é.... après il faut l'histoire ; si on a besoin de lui pincer le nez pour lui faire avaler, je la plains, sév. 6<4. || Je vous pince sans rire, sorte de jeu qui se joue ainsi : on fait asseoir sur un siège un homme de la compagnie; un autre se noircit les doigts d'encre ou de charbon, et pince l'autre en divers endroits du visage , en disant : je vous pince sans rire. L'impression des doigts lait un masque risible, et, si quelqu'un se meta rire, il est obligé de se mettre à la place du barbouillé. || Fig. Pincer sans rire, ofTenser, faire du mal sans en avoir l'air; dire quelque chose de piquant sans paraître en avoir l'intention. Or, comte, pour finir, lis donc celte satire, Et vois ceux de ce temps que je pince sans rire, hëgnier, Sot. 11. Il Substantivement. Un pince-sans-rire, un homme qui raille sans en avoir l'air, un homme malin et sournois. Ses articles de critique.... sont semés de malices fuyantes et d'ironies couvertes qui rappellent les pince-sans-rire de la bonne coml>agnie, asselineau, Uélang. tirés d'une petite biblioth. romantique, Paris (888, p. 79. || 2» Saisir, couper, arracber. Vous pouvez bien juger que des gens qui se faisaient pincer le poil des bras et des cuisses, qui se frisaient, qui se parfumaient.... voit. LeU. *ib. Quand ils [les petits des paons] auront SIX mois, ils mangeront du froment, de l'orge.... et mime ils pinceront l'herbe tendre, buff. Ois t. iv, p. ïa. Il Kig. Pincer la matière, l'eflleurer à dessein, ne pas l'approfondir. Tel fut notre début en Italie, d"iit toute la faute fut imputée à Câlinai, en quoi Vaiiilemoot, en pinçant seulement la matière, et Tei«é à pleine écritoire, ne s'épargnèrent pas, »T-sm. »«, SI. Il Populairement, en pincer, y prendre part, en goûter. Je suis sûr qu il eo a pincé. Il 8* Terme de jardinage. Couper avec les ong.es rexlrémité des jeune» rameaux pour les arrêter en faveur des autres branches ou des fruits. Pincer quelque» branches qui sont trop vigoureuses, la guiMiNïE, Jardins, I, a. Ouue la taille, oo vicut

PIN

encore quelquefois à une autre opération qu'on appelle pincer.... l'effet de ce pincer est d'empêcher que les branches ne deviennent trop grosses et par conséquent inutiles à fruit, m. Jardins, i, in, 9. Il 4" Terme de musique. Faire vibrer les cordes d'un instrument, en les tirant vivement a"Vec le bout d'un doigt. 11 a pincé ce passage sur son violon, au lieu de le jouer avec l'archet. Tel était encore Vepigonium, inventé par Epigonus d'Amhracie, le premier qui pinça les cordes, au lieu de les agiter avec l'archet, babtiiél. Anach. ch. 27. || Pincer se dit des instruments à cordes que l'on touche de l'extrémité des doigts, tels que la guitare, le luth, la harpe; en cet emploi, il est ordinairement neutre (on dit toucher des instruments qui ont des touches). Pincer de la harpe, du luth, de la guitare, du téorbe. || 6" Serrer fortement avec une pince, avec des tenailles ou autres instruments semblables. Pincer une bûche, une barre de fer rouge. |l Absolument. Vos tenantes sont faussées, elles ne pincent plus. 116° Pincer les lèvres, les rapprocher l'une contre l'autre; ce qui est un signe de mécontentement, de pruderie. Quolibets de noces, plates plaisanteries, contes lubriques, qui font rougir la mariée et pincer les lèvres aux bégueules, volt. Lett. en vers et en prose, 54. || On dit de même: pincer le bec. Je sais que vos ladys.... i certains de nos mots pourraient pincer le bec, a. duval, Orat. angl. 1, ». Il Rendre plus mince en serrant. Pincer les livres. Il Cette robe lui pince bien la taille, elle lui dessine bien la taille, la lui fait paraître fine. || Terme de marine. Pincer un bâtiment, lui donner des formes ou des façons aiguës ou fines. ||7° Terme de manège. Approcher l'éperon du flanc du cheval, sans donner coupni appuyer, jl 8° Familièrement. Arrêter, sàtisir. On pinça le voleur. Une felouque envoyée par mes parents avec ordre de me faire pincer, lesage, Guxm. d'Alf. v, 6. Si je venais à être pincé, je serais obligé de rendre gorge, et de perdre avec cela mes deux oreilles, id. ib. n, 4. Ces égrillards iraient d'humeur bouffonne Pincer au lit le diable et ses suppôts, bérang. Préf. || 9° Par extension de l'aclion de pincer à la sensation que celte action produit, causer une sensation vive et désagréable. Le coup de fouet a pincé ce cheval. Le vent me pinçait le visage. Tout ce qui me pince les entrailles m'est contraire, M"' DO DEFKANT, Lett. à H. Wolpole, t. IV,

p. 4)7, dans potoENS. ||10° Fig. et familièrement. Saisir, surprendre en faute. Cet enfant va voler du fruit dans le jardin du voisin ; on le pincera. Si je te pince, tu ne m'écliapperas pas. || 11* Se faire pincer, être pincé, être puni de quelque imprudence, de quelque faute. Il s'est fait pincer à des spéculations de bourse. || 12» Fig. Critiquer, railler. Son style [du jésuite Maimbourg] n'est point agréable; il veut toujours pincer quelqu'un, et comparer Arius.... à M. Amauld, sév. 23 nov. (689. Ce charmant, cet aimable prince. Dont la muse finement pince Jusques aux serviteurs de Dieu, chaul. À Urne de Lastay. Je vous dis très-sincèrement ... que je vous pardonne cordialement de m'avoir pincé, que je suis fâché de vous avoir donné quelques coups d'épingles ... VOLT. Lett. Abbé Trublet, 27 avril (76i. Virgile a-t-il bien fait de pincer Mévius? m. Ëp. io4. Il Pincer en riant, faire la critique de quelqu'un, sansamertume et d'une manière agréable. || 13° Chez les planeurs, former l'angle qui règne autour d'une pièce de vaisselle au-dessus du bouge. || Terme de reliure. L'ouvrier doit bien faire attention à ce que son marteau tombe bien aplomb sur la battée, sans cela il risquerait de pincer et couperait la battée. Manuel du relieur, p. 66, Roret, «827. || 14° lerme de monnaie. Marquer plus fortement les monnaies ou les médailles dans les endroits où l'empreinte n'est pas assez forte. || 16° Terme de marine. Pincer le vent, s'approcher du lit du vent, se tenir le plus près du vent, aussi près que possible. || Il se dit aussi dans les autres cas où l'on a besoin du vent. Mon sage est le conducteur de mon moulin, lequel pince bien le vent, ramasse mon sac de blé, le verse dans la trémie.... volt. Dicl. phil. Xénophane. Il 16* Se pincer, v. réft. Se faire un pinçon. En fermant cette porte je me suis pincé.

— HIST. xiii* s je voi maint prince Qui retalle

au poure home et pince Sa terre pour croistre la sieue [sienne], Baudouin de condE, t. i, p. 47t. Melfais qui l'aulrui toit et pince, la Rose, 8484, Il XV' s. Très cbier et très amé cousin. Tant avez pincé le raisin El la purée de Bourguingne, Que mal a aie vo besoingne; .Souffert en avez maladie, ï. DEScii. Poésies mis. f 420. Et n'y avoil loup ne lieppar Qui souvent ne fust de renarl Pincez par Dult •□ tralton, ib. f* 4B3. ||xvi's. Envoya sommer

PIN

de combalre; ce que ne voulurent, mais sortirent à l'escarmouche, et là se commencèrent à pincer bien estroit, j. d'adton. Annales de Louis III, ms. f. 2, dans laclrne. La couronne est engagée plu» de trente millions; et le tout par l'astuce et intelligence de ceux qui ont les charges plus honorables, lesquels se sont servis de l'occasion pour jouer à pincer sans rire, Caquets de l'accouchée, p. (23, dans LACURNE. ... Si c'est esludier, que efffeurer et pincer, par la teste ou par les pieds, tantcst un aucleur.... mont, m, 77. D'estre subjecl à la chrlique et subjecl à m'abstenir du plaisir de manger des huistres, ce sont (Jeux maulx pour un : le mal nous pince d'un costé; la règle de l'aultre, ro. iv,

Î63 Lequel [pauvre peuple] estant encore pincé

par la subtile main des financiers, c'est merveille

de quoy il subsiste, lanole, (3 En se lastant

souvent et à toute heure, pressant et pinssant jusques au vif, chahron, Sagesse,!, t.

— ÊTYM. Wallon, ptssi; cspagn. piscar et pinchar; ital. pixzicare; Venise, piisare; angl. to pinch; du germanique d'après Diez : bavarois, pfitien; holland. pitsen. Il faut rejeter pinceau; le verbe tiré de ce substantif serait pinceler, et non pincer.

t PINCETER (pin-se-té. Le ( se double quand la syllabe qui suit est muette : je pincelte), «. a. Terme vieilli. Arracher le poil avec une petite pince. Je lui fis prendre un siège, il lira sa pincelte, Pinceta son menton , et, sa barbe étant faite. S'efforça de briller par ses discours pointus, scarr. Poés. div. Œuv. t. VII, dans pougens. || Se pinceler, v. réfl. S'arracher le poil avec une petite pince. Pour moi j'ai perdu mes pincettes. Et, quand aujourd'hui j'en aurais, Point ou peu me pincetterais, scarr. Yirg, vin.

— HIST. XVI* s. Les Romains se faisoient souvent pinceter tout le poil, mont, i, 37(.

— ÉTYM. Pincette.

PINCErrE (pin-sè-f), *. f. \\ 1* i la ptncette, en pinçant, toc. adv. usitée seulement en cette phrase: baiser quelqu'un à la pincette, à pincelte, en pincette, le baiser en lui prenant doucement les deux joues avec le bout des doigts. |1 2° ,4u piur. Instrument de fer à deux branches égales, dont. on se sert pour arranger le feu. Le roi fut, à l'instant et contre son naturel, si transporté de colère, qu'il se jeta sur les pincettes de la cheminée, et en allait charger Louvuis sans Mme de Maintenon, qui.... lui ôta les pincettes des mains, st-sim. 407, 94. || Fig. et familièrement. Se dit pour exprimer la raideur de la tenue. Le maréchal de Duras dit au roi que ses fils ne seraient jamais à cheval que des paires de pincettes, st-sim. (40, 45. || On ne le toucherait pas avec des pincettes, se dit d'un objet fort sale. Il On dit aussi pincelte au singulier. Donnez-moi la pincelte, Z)ic{.(/el'ilcod. Desgiammairiensont blâmé ce singulier; il est vrai que le pluriel est plus usité; mais le singulier l'est aussi, el, au fond, il n'y a pas plus de nécessité pour que pincette soit du pluriel qu'il n'y en a pour que pince le soit. Il 8° Petites pinces pour s'arracher le poil. De ses pincettes le bon prince S'ébarbe et ses mâchoires pince, SCARR. Yirg. vin. || 4° Terme de métiers. Petits instruments de fer à deux branches. Des pincettes d'argent. || 5° Pincette de mer, la zostère.

—HIST. s. XIV* Pour une tenaille, une pincette et deux pelles de fer, de labobde. Émaux, p. 44». Il xvi* s. Plus de pincettes el miroir je ne veulx : Adieu le soing de friser les cheveux, dubell. vu, b5, recto. Une tenaille ou pincette bien acérée, faille presque comme celles que les Parisiens el Lionnois sont curieux d'avoir en leur foier, d'aub. Hist.

— ETYM. Diminutif de pince; wallon, pissetl.

t PINCEUR, EUSE (pin-seur, seù-z'), s. m. Ouvrier qui soulève les pierres avec une pince.

t PINCUEBECK (pin-che-bek) , s. m. Voy. peinchfbec.

PINCHINA (pin-chi-na), s. m. Étoffe de laine non croisée, qui s'est fabriquée d'abord â Toulon, et qu'on a dans Is suiie imitée dans d'autres villes de France. || Il est écrit pinchinat dans le Tableau annexé aux lettres patentes, 22 juillet (7ft(i, Poitiers : pincliinats croisés à quatre luarciie.s

— RI'YM. Origine iiiconaue.

PINÇO.N (pin-son), s. m. || 1° Marque qui reste sur la peau quand on a été pincé. || 2° Terme de maréclialerie. Rebord de la pince d'un fer de cheval.

— ETYM. Pincer; picard, piiiclwn. 11 faut iidlei que le pinson, oiseau, a servi, i cause de sa couleur, de dénominaiion à une meurtrissure; on « dit pinson tout reit pour pinçon: Chacun pense se» piedi osier, Qu'il ne pregue un pinson tout vuiU

PIN

ffi!' Qu Ihiât. fraiiç. t. I, p. 307, dans lacdrnb. Cesi un calembour.

t PINÇOTER (pin-so-ter), v. a. Pincer souvent et légèrement. Laissons-le discourir, sa barbe pinçoter, RÊGNIEa, Sat. VIII.

— ÈTYM. Fréquentatif de pincer.

t PINÇURE (pin-su-r'), i. f. Action de pincer. Il Pli qui se fait à une étoffe en la foulant.

- HIST. XTi* s. D'une morsure, pinsure, piqueure et semblables, pabé, viu, 38.

— f.TYM. Pincer.

PINDARIQUE (pin-da-ri-k'), adj. Qui imite Pindare. Le chant fini, le-pindarique oison, Se rengorgeajit, rentre dans la maison, j. b. houss. Éptt.i, t. Embrasé du feu lyrique, J'osai, jusque dans les cieux. Suivre l'aigle audacieux En son essor pindarique, millev. Éle'g. liv. i.

—ÊTYM.Pmdare, célèbre poë te lyrique de la Grèce.

t PINDARISÊ, ËE (pin-da-ri-zé, zée), part, passe de pindariser. On rit d'un auteur symétrique. D'un éloge pindarisé, Et d'une ode antipindarique, M. j. CHÉN. Épigr. || Participe fait d'un verbe neutre, oomme expiré de expirer.

PINDARISER (pin-da-ri-zé), e. n. Terme familier. Parler, écrire d'une manière recherchée, ampoulée. Cette idée peu juste qu'un a conçue de lui [Pindare), ces imitations vicieuses ont fait naître le mot pindariser, qui se prend en mauvaise part, bit* cbé, Inslil. Mém. lin. et beaux-arts, t. iv, p. 425.

— HIST. xvi* s. Si dès mon enfance, Le premier en France J'ai pindarizé.... hons. 397. Allons \istement; la soupe se mange; je piiularise, je cuidois dire : on mange la soupe, Moyen de parvenir, p. 7, dans LACL'BNE. De jour en jour les bons mots sont décriez entre ceux qui, s'ecoutans pindariser à la nouvelle mode, barbarisent aux oreilles de ceux qui suivent l'ancienne, h. est. Apol. d'Uérod. Préface, à la fin.

— ÉTYM. Voy. PINDARIQDE.

PINDARISEÙR (pin-da-ri-zeur), ». m. Celui qui pindarisé.

— ■KIST. XVI* s. Pindariseurs de mots [ceux qui font des mots nouveaux], brant. Cap. franc, t. m,

p. 157, dans LACUBNE.

t PINDARISME (pin-da-rism'), t. m. Imitation du style lyrique de Pindare.

PINDE (pin-d'), î. m. Montagne consacrée à Apollon et aux Muses. || Le dieu du Pinde, Apollon. i| Les filles, les déesses du Pinde, les Muses. |{ Les nourrissonsdu Piuiu, les habitants du Pinde, les [iOêtcs. Il Les maîtres, les héros du Pinde, les grands poètes. Il Les lauriers du Pinde, la gloire des poètes.

— ETYM. nivSoç; lat. Ptndus.

PINÉALE (pi-né-a-r), adj. f. Usité seulement dans cette expression anatomique : glande pinéale, petit (fcrps de substance grise situé au-devant du cervelet. C'est dans la glande pinéale que Descartes établissait le .siège de l'âme raisonnable.

— 6TYM. Lat. pinea, pomme de pin, de pinut, pin, à cause de la forme de ce petit organe.

I. PINEAU (pi-nô),î. m. Cépage qui produit des raisins petits et ayantdes graines petites; il donne le meilleur vin.

— HIST. XVI" s. Pineau, cotgravb.

— KTYM. Dit ainsi de U pomma de pin, à cause de sa forme.

t 2. PI>EAr(pi-nô),». m. Petit palmier deCayenne.

t PINÈDE (pi-nè-d"), ». f. Nom, dans le sudouest de la France, des lieux plantes de pin.

■t PINP.K (pi-née), s. f. Espèce de morue sèche.

Pl.NdOUIN ou PINGUIN (pin-gouin), ». m. Oiseau i ailes très-courtes, habitant les mers arctiques, ordre des palmipèdes brachyptcres, famille des alcidés; pingouin commun, alca tarda, t. ; grand pingouin, alca impeonis, L.

— ETY.M Angl. pinr/uin. D'après Clusius, qui le premier a le mot pinguin, cet oiseau a été ainsi nommé par les Hollandais arrivartt en I508 au détroit d'^ Magellan, du latin pinguis, gra> : a pingueludine i^ua erant }'r,rdit,r, pinguim appellaruiit (ce sont non des pingouins, mais des manchots, comme on le voit par la figure). M. Koulin pense que celte étymologie est faus.se; il y voit le breton pen gici-nn, léte blanche. I.e mot en effet a une a|ipaience bretimne, cotnme baragouin. La preuve que les Hollandais ne l'ont pas forgé, c'est que, dit M. Roulin, on le trouve à peu près dans le même temps appli]ué, dans d'autres docum'-nts tout à fait indépendants, à un oii-eau tout différent : > Klle est [une petite Ile sous l'équateur) si couverte d'oiseaux qu'on ne sauroit pri's<|ue marcher en aucun endroit qu'on ne marche dessus ou tur Uuri neufi; on les nomme pingui et iont UD peu

PIN

plus gros que nos pigeons .... » {ptbard de eatal, parti dès )60i). Cela prouve que le nom de pi»igui ou pinguin se donnait à dilTérents oiseaux. Mais le pingouin a la tête noire. M. Roulin pense que ce nom fut donné d'abord à des oiseaux qui ont la tête blanche, par exemple au macareux; puis, que des gens qui ne comprenaient pus cette appellation l'attribuèrent à plusieurs espèces volant mal et se réunissant en grandes troupes.

t <• PINGRE (pin-gr'), s. m. Terme populaire. Celui, celle qui est très-chiche, avare. C'est un pingre, un vrai pingre. || Aàj. Elle est un peu pingre.

— ÉTYM. Pingre signifierait épingle, d'après four- NiER, Encycl. du xix' siècle, t xix, p. 489 : Les Juifs étaient accusés d'enfoncer des pingres dans la chair des enfants; de là pingre a passé aux Juifs pour désigner un usurier. De cela il faudrait fournir des preuves, c'est-à-dire des textes. 11 est plus probable que pingre est une forme nasalisée de iancien français pigre (du latin piger, paresseux), qui a signifié lâche, misérable : xv siècle. Puis que là de prinsault heu d'aucuns cognoissance. L'ombre vey et cogniz de ce pigre missaire Oui fist le grand reffuz par vilté et meschance, Traduction de Dante, dans Bill, des chartes, &" série, t. v, p. 34 t.

t 2. PINGRE (pin-gr'),». /■. Synonyme de pinque.

t PlNGflFOLIÉ, ÉE (pin-gui-fo-li-é, ée; ui se prononce comme dans huile), adj. Terme de botanique. Qui a dfis feuilles épaisses et charnues.

— ÉTYM. Lat. pinguis, gras, et folium, feuille.

t PINGUITE (pin-gui- 1'; ut comme dans huile), s. f. Il 1' Terme de minéralogie. Sorte de silicate alcalin à plusieurs bases et à éclat gras, qui provient des roches dolomitiques de la Somma. || 2° Silicate de fer préyentaiit les caractères d'un produit de décomposition, et une couleur d'un vert d'huile, trouvé dans l'Erzgebirge.

— ETYM. Lat. pinguis, gras.

t PINICOLE (pi- ni-ko-l'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit ou croît sur les pins ou sapins.

— ËTYM. Lat. pinus, pin, et colère, habiter.

t PINIER (pi'iié), s. m. Espèce de pin qui fournit les pignons doux, pinus pinea, L.

— ÉTYM. Ptn.

t PIMËRË (pi-ni-è-r'), î. f. Plantation de pins, bois de pins. C'est de cette manière aussi que les cultivateurs traitent les jeunes pinières dans la Catalogne, drai.et, Tr. dis forêts d'arbres rés. p. 177.

— ÉTYM. Pin. On disaitaussi pimcr; xvr siècle. Sommorive fit d'abordée pendre au pinier d'Aix où se faisait le presche, vingt-quatre, ne voulant point se des.lire, d'aub. //iî(. t, <5».

t PINIKËREJpi-ni-fè-r'), adj. Qui produit des pins. Contrée pinifère.

t PINIPICRINE (pi-ni-pi-kri-n'), ». f. Matière amère des feuilles du pinus silvestrit.

— ÉTYM. Pin, et picrine.

tPlNIQCE (pi-ni k), adj. Terme de chimie. Acida pinique, la résine qui constitue la partie non cristillisahie de la colophane.

— ETYM. Pin.

t PINITE (pi-ni-t'), ». f. Terme de chimie. Principe retiré d'une matière sucrée alinuntairo qui exsude, en Californie, au pied du pinu» lamberliana, Douglas.

t PINNAIIFIDE (pi nna-ti-fi-d'), adj. Terme de botanique. Voy. pennatifide.

f (. PINNE (iii-n'), ». f. .S'est dit pour nageoire. Leurs pieds [des lions marins] sont armés d'une pinne ou nageoire qui, dans les pieds de devant, réunit les doigts en une seule masse,' bckf. Quadrup. t. XI, p. 204.

— ÉTYM. Uil pinna, grosse plume; comparez le germanique; ail. Finne; suédois, ftna; angl. fin, nageoire.

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