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ION

t lODIDE (i-o-di-d'), s. m. Terme de chimie. Combinaison de l'iode avec un corps moins électronégatif que lui, dans laquelle les rapports atomiques sont les mômes que dans les acides.

f lODINE (i-o-di-n'J, s. f. Nom que quelques chimistes et entre autres les chimistes anglais ont donné à l'iode.

t lODIQDE (i-o-di-kT, adj. Terme de chimie. Acide iodique, le second des acides que l'iode produit en s'unissant à l'oxygène.

— ÉTYM. Iode, et la finale ique qui indique les acides contenant le plus d'oxygène.

t lODISME (i-o-di-sm'), s. m. Terme de médecine. Action morbifique que l'usage prolongé de l'iode produit sur l'économie. Il Espèce d'ivresse que produisent l'iode et ses préparations ingérées à haute dose.

t lODO-BORIQUE (i-o-do-bo-ri-k'), adj. m. Acide iodo-borique, acide résultant de la combinaison de l'acide iodique et de l'acide borique. On dit semblablement: iodo-nitrique, iodo-phosphorique,iodosulfurique,etc.

i lODO-CULORURE (i-o-do-klo-ru-r') , s. m. Composé qui résulte do la combinaison d'un iodure avec un chlorure, ou de l'iode avec un chlorure. On dit semblablement : iodo-cyanure , iodo-sulfure.

f lODOFORME (i-o-do-for-m'), s. m. Terme de chimie. Corps particulier, correspondant au chloroforme et dans lequel les éléments sont groupés de manière à représenter ceux de l'acide formique, si l'oxygène de celui-ci était remplacé par un équivalent d'iode.

— T5TYM. Iode, et formique (acide).

t lODOGNOSIE (i-o-dogh-no-zie), s. f. Ëtude de l'iode.

— ÉTYM. Iode, et YvwCTtç, connaissance.

t lODOMÊTIIÉ (i-o-do-mé-té), s. f. Terme de médecine. Ivresse iodique; sentiment d'ébriété éprouvé après de fortes doses d'iode.

— ÉTYM. Iode, et [iéBri, ivresse.

t lODOMÉTRIE (i-o-do-mé-trie), s. f. Terme de chimie. Méthodes de dosage de la quantité d'iode contenue dans un liquide.

— ÉTYM. Iode, et ixétpov, mesure.

t lODOPHTIUSIE (i-o-do-fti-zie), s.f. Terme de médecine. Diminution des chairs et des forces, produite par un abus de l'iode.

— ÉTYM. Iode, et phthisie.

I lODOSEL (i-o-do-sèl) , s. m. Terme de chimie. Nom donné aux iodures doubles, ou sels produits tiar la combinaison d'un iodure de métal électronégatif avec un iodure de métal électro-positif.

t IODURE {i-o-du-r') , s. m. Terme de chimie. Combinaison de l'iode avec un corps simple.

t lODCRË, ÉE (i-o-du-ré, rée), adj. Qui contient de l'iode. Une tisane iodurée.

t lOLE (i-o-l') , s. f. Terme de marine. Voy.

TOLK.

flOLITUE (i-o-li-t'), s. /■. Terme de minéralogie. Pierre qui a la couleur de la violette; c'est la cordiérite, dite aussi pierre de violette.

— ÊTYM. 'lov, violette, et XiOo:, pierre.

t ....ION, finale répondant à la finale latine ionem, et signifiant l'action du verbe dont le mot provient; par ex. formation de former, invocation à'invoqucr. L'origine est le suffixe sanscrit yâ, qui fait des gérondifs et des noms abstraits.

t lOMDE (i-o-ni-d'), s. f. Terme do botanique. Genre de la famille des violarices, dont une espèce, ionidium ipecar,uana (Venlenal),cst vomitive et a été à tort considérée comme fournissant l'ipécacuana du Brésil.

IONIEN, ENNE (i-o-niin, niè-n'), adj. Qui appartient à l'ancienne lonie. |{ S. m. Les Ioniens, les peuples grecs qui habitaient l'Ionie. {| Le dialecte ionien, ou, substantivement, l'ionien, le dialecte grec parlé par les Ioniens. On dit aussi dialecte ionique. Le dialecte ionien est caractérisé, relativement aux autres dialectes grecs, par l'accumulation des voyelles. L'ionien était presque le même que l'ancien aitique ; mais, passant depuis dans quelques villes de l'Asie Mineure et dans les villes adjacentes, qui étaient colonies des Athéniens et de ceux de l'Achaîe , il reçut là comme une nouvelle teinture, ne suivit pas toute la délicatesse où arrivèrent depuis les Athéniens ; c'est en cette langue qu'ont écrit Hippocrate et Hérodote, rolun, Ilist. anc. OEuv. t. ii, p. 607, dans poloens. {j Terme de prosodie ancienne. Le pied ionien, ou, substanti- Ysment, l'ionien, pied composé soit de deux brèves et deux longues , soit de deux longues et deux brèves ; le premier est le petit ionien, l'autre le

lOU

grand ionien. || Philosophie ionienne, voy. ionique.

— ÊTYM. 'luv, ionien, de 'Iwv , l'un des fils de Hellen et père , selon la tradition , de la race ionienne. La forme archaïque paraît être iâavci, pour îâFove; , comme l'indique iavan, nom, dans les langues orientales, des Ioniens, et que Pictet, f, B8, rattache au sanscrit yu, détourner, repousser, de sorte que les îâove; seraient les défenseurs (voy. jeune).

IONIQUE (i-o-ni-k'), adj. || 1° Qui appartient, qui est particulier à l'ancienne lonie. || Dialecte ionique, voy. IONIEN. Il 2° Terme d'architecture. Ordre ionique, le troisième des cinq ordres d'architecture, qui s'élève sur vingt-deux modules et quinze parties. Il se dit aussi de divers membres qui se rapportent à cet ordre. Chapiteau ionique. Colonne ionique. Il Chapiteau ionique angulaire, chapiteau dont les quatre faces sont pareilles, c'est-à-dire ornées chacune de deux volutes; il se met aux colonnes des angles d'un péristyle ou d'un édifice d'ordre ionique. || Ionique moderne , ordre qui se distingue de l'ionique ancien par le chapiteau orné d'une guirlande qui va de l'une à l'autre volute. Il 3° Philosophie ionique ou ionienne, philosophie qui se forma au sein des colonies grecques de l'Asie Mineure, et qui fut tout à la fois une philosophie naturelle et une philosophie morale; elle naquit à Milet avec Thaïes, vers l'an coo avant l'ère chrétienne. Il y a une célèbre division de la philosophie, en ionique et italique ; Thaïes de Milet a été chef de la secte ionique, et Pythagore, de la secte italique, fén. Pliil. Pylh. La secte ionique, à compter depuis Thaïes, qui en est regardé comme le fondateur, jusqu'à Philon et Antiochus, que Cicéron entendit, a duré plus de cinq cents ans, rollin, Hist. anc. t. xii, liv. 2G, i" part. ch. i, p. 439, dans POUGENS. ]| Les ioniques, les philosophes appartenant à la secle ionique. La secte des philosophes italiques et celle des ioniques, boss. Hist. i, 8. Il 4° Terme de métrique ancienne. Vers ionique, ou, substantivement, l'ionique, vers grec ou latin composé de pieds ioniens. Le vers composé de petits ioniens était l'ionique mineur; l'ionique majeur était composé de grands ioniens. 1| 5° Danse ionique, sorte de danse grecque molle et efféminée.

— ÉTYM. Lat. ionicus, de îwvixà;, ionique.

t IONS (i-on), s. m. Nom collectif donné par Faraday aux deux corps qu'un courant électrique a dissociés.

IOTA (i-o-ta), s. m. Jll" La neuvième lettre de l'alphabet grec, correspondant à notre 1. 1| 2° Fig. Pas la moindre chose, rien (à cause que la figure de cette lettre est la moindre de toutes celles de l'alphabet grec). Il a été bien dit : Tu n'ajouteras ni ôteras un iota, voit. Letl. 92. Je vous dis en vérité que le ciel et la terre ne passeront point, que tout ce qui est dans la loi ne soit accompli parfaitement jusqu'à un seul iota et un seul point, saci, Bible, Ev. de St Math, v, <8. [Médecin] qui, quand on devrait crever, ne démordrait pas d'un iota des règles des anciens, mol. Pourc. i, 7. Il ne faut point s'imaginer que ces observances [juives] fussent de petite importance dans une loi si sévère et où il fallait prendre garde jusqu'à un iota et au moindre trait, uoss. Commun, sous les deux esp. II, 6. Un seul iota ne sera pas changé à sa loi, MASS. Carême, Immutab. On n'est pas moins maudit de Dieu, lorsqu'on ajoute un seul iota à sa loi, par un excès de rigueur, que lorsqu'on l'en retranche par une lâcheté criminelle, id. ib. Rcch. t. Ce ne sont [les Églises d'Espagne, de Portugal et d'Italie] que dos esclaves à qui leur maître a prescrit les paroles qu'ils devaient prononcer, et qui, sans s'en écarter d'un iota, les ont servilement prononcées, ST-siM. 478, (70. 113° Espèce de papillon de nuit.

— HIST. XVI* s. Acomply la loy sans iota, les Margner. de la marguer.,i° 92, dans laccrne.

— ÉTYM. ICna, dérivé de iod, l't phénicien. lOTACISME (i-o-ta-si-sm'), s. m. || 1° Terme de

grammaire. Emploi fréquent du son i dans les mots d'une langue. On reproche l'iotacisme à la langue grecque moderne. || Confusion entre i, et, ij, oi et u, tous prononcés t parles Grecs modernes. || Faute d'orthographe résultant de cette confusion , et qui est fréquente dans les manuscrits. || 2" Difficulté de prononcer le g doux ou j.

— ÉTYM. 'Ia)Ta)ii(7|ji6;, de tùTa, iota.

t lOULEU (iou-lé), V. n. Terme de musique. Chanter à la manière des Tyroliens et de quelques autres peuples montagnards, avec des coupa de gosier très-rapides du grave à l'aigu.

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