M. DU BELLAY
— ÉTYM. Provenç. envestir; espagn. investir; ital. investire; du lat. inveslire, de in, en, et vestire, vêtir.
flNVESTISON (in-vè-sti-zon), s. m. Terme de mineur. Masse minérale qui sert de limite à une concession, qui sépare plusieurs concessions l'une de l'autre.
INVESTISSEMENT (in-vè-sti-se-man), s. m. Action d'investir une place, une ville, une maison, c'est-à-dire de les entourer et d'en couper toutes les communications.
— ÉTYM. Investir.
INVESTITURE (in-vè-sti-tu-r'), s. f. \\ 1» Acte par lequel on investit quelqu'un d'un fief ou d'une dignité ecclésiastique. Vous aviez promis de donner l'investiture du duché de Milan au plus jeune de mes troisfils, FÉN. Dial. des morts mod. Charles-Quint, François I". Les papes n'avaient plus guère d'autre droit que de donner les investitures des royaumes, VOLT. Mœurs, 32. Louis XII avait donné pour l'investiture de Milan cent mille écus d'or à l'empereur Maximilien, m. ib. (I3. || Afl'aire ou querelle des investitures, longue et grave contestation qui s'éleva entre les empereurs et le saint-siége, vers 1074 et dans les siècles suivants, au sujet du droit (l'investir les évêques. || 2° Action d'investir une place; on dit aujourd'hui, en ce sons, investissement. On doit prendre de grandes précautions dans l'investiture d'une place où une armée composée de soldats expérimentés et déterminés à tout oser se trouve enfermée, folard, l'olybe, dans richelet. La situation [d'Ebernbourg] ni celle du pays ne demandaient point d'investiture, ni plus d'une attaque, ST-SIM. 49, 71.
— HIST. XIII" s. Et bien sacent [sachent] eskievin qu'il ne seient à nul si fait don d'iretage ne de rente, qu'on n'en mece [mette] souffisant envesture, par coi 11 eswars (les droits] de le [la] vile n'i soit amenris [amoindris], tailliar, Hecucil, p. 449. Il xvt's. Le septième jour qu'il aura commencé l'investiture de la place, carloix, vu, 6. Pour luy annoncer l'investiture de son troisième flis en ce sublime estât de vice-roy de France, id. iv, 4|.
— ÉTYM. Investir; provenç. investitura ; espagn. investidura; ital. investitura.
IXVÉTf.UIî, ftE (in-vé-té-ro,rée), part passi<r\nvétérer. || 1" Qui s'est confirmé par trait de temps. Nos pères n'avaient pas vu comme nous une hérésie invétérée tomber tout à coup, les troupeaux égarés revenir en foule, et nos églises trop étroites pour les recevoir, boss. le Tellier. L'autorité des personnes puissantes fait souvent modérer l'imposition d'une ou de plusieurs paroisses à des taxes bien au-dessous de leur juste portée, dont la décharge doit pir conséquent tomber sur d'autres voisines qui en sont surchargées, et c'est un mal invélcré auquel il n'est pas facile de remédier, VAUBAN, l)ime,29. Une longue sécurité, le mauvais ordre des finances et la négligence invétérée du gouvernement avaient presque anéanti les fortifications les plus indispensaWes, fonten. Ilenau. Leur haine invétérée et leurs cruels amours, volt. Pélop.i, ». Les abus invétérés ne se corrigent qu'avec le temps, id. I-Hog. fun. Louis XV. || 2° Qui a laissé vieillir en soi certaines manières d'êlre. Quand on est un pécheur aussi invétéré que vous l'êtes, MASS. Car. Jeûne.
INVÉTfiRUR (S') (in-vé-té-rô. La syllabe té prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette ; s'invétère, excepté au futur et au conditionnel : s'invétérera , s'invétérerait) , v. réfl. Devenir confirmé par trait de temps. Cette passion dont on n'est presque plus le maître, depuis qu'elle s'est invétérée et comme changée dans une seconde nature, BouRDAL. Pensées, t. i, p. 307. Je ne voyais pas que le mal s'invétérait par ma négligence, j. j. ROUSS. Hél, VIII, 18. Il Avec ellipse du pronom se. Il ne faut pas laisser invétérer les maladies. Une habitude qu'on laisse invétérer est difficile àchanger.
— HIST. xvi" s. Geste yvresse luy est invétérée,
PALSORAVE, p. 694.
— ÉTYJI. Lat. inveterare, de in, en, et veterare, vieillir, de vêtus, veteris, vieux (voy. vikux).
t INVIGILANCE {in-vi-ji-lan-s'), s. f. Défaut do vigilance.
— HIST. XVI* s. Vos amis mesmes s'amusent, plus qu'à vous plaindre, à accuser votre invigilance et improvidence, mont, m, s.
— ÉTYM In....*, et vigilance.
+ INVIGOUATION (in-vi-go-ra-sion), s. /. Terme de physiologie. Période d'invigoration, celle qui, d'après Flourens, correspond à l'âge de quarante à quarante-cinq ans, et pendant laquelle le corps et les facultés atteignent chez l'homme leur complet développement.
— ÉTYM. Lat. m, en, dans, et vigorare, rendre vigoureux.
t INVINATION (in-vi-na-sion), i. f. Terme de théologie. Opération mystique par laquelle le vin de la cène, tout en restant vin, devient le sang de Jésus-Christ. Osiandre fut le seul à soutenir son impanation et son invination,Boss. Var. u.
— ÉTYM. Lat. in, en, dans, et vin.
t INVINCIBILITÉ (in-vin-si-bi-li-té),*. f. Qualité de ce qui est invincible.
INVINCIBLE (in-vin-si-bl') , adj. || 1° Qu'on ne saurait vaincre. Ton bras est invaincu, mais non pas invincible, corn. Cid, ii, 2. Dans la mauvaise fortune, elle s'est montrée toujours invincible, boss. Reine d'Anglet. Que si elle [l'Église] a été invincible contre les elTorts du dehors, elle ne l'a pas moins été contre les divisions intestines, ID. Hist. Il, 7. Si l'on eût pu avancer ces belles années dont nous admirons le cours glorieux, avec quelle puissance l'Angleterre [révolutionnaire] l'aurait-elle vu [Louis XIV] invincible défenseur ou vengeur présent de la majesté violée? id. Reine d'Anglet. Ce grand apfltre [saint Paul].... nous en montre la force invincible [de la grâce], id. Ilist.ii,!. Nos ennemis communs ne sont pas invincibles, rac. Brit. III, B. Il Par extension. Je rapporte en ces lieux ses flèches invincibles [d'Hercule], volt. Œdipe, \, \. Il L'invincible armada, ou, substantivement, l'invincible, la flotte que Philippe II arma en 1688 contre l'Angleterre et qui fut détruite. Il Substantivement. Vos mains seules ont droit de vaincre un invincible, corn. Cid, v, 8. Il Qui ne cède pas à l'amour. Pour exciter Néron par la gloire pénible De vaincre une fierté jusqu'alors invincible, rac. Brit. m, o. || 2° Fig. Qui résiste victorieusement, qui ne se laisse pas surmonter. Mais qui peut t'assurer qu'invincible aux plaisirs, Elle conservera sa première innocence? boil. Sat. X. Bajazet, à vos soins tôt ou tard plus sensible, Madame, à tant d'attraits n'était pas invincible, rac. Baj. v, c. Il (Alexandre] n'était plus le même: invincible aux dangers et aux fatigues de la guerre, il ne le fut point à la douceur du repos, ROLLIN, Ilist. anc. Œuv. t. vi, p. 4(0, dans POUGKNS. Il S" Dont on ne peut triompher, en parlant des choses. Obstacle invincible. Qui pourra mieux que moi vous montrer la douleur Que lui donne du roi l'invincible malheur? corn. Pomp. v, 3. On a bien prévu quo, la licence n'ayant plus do frein, les sectes se multiplieraient jusqu'à l'infini ;
que l'opiniâtreté serait invincible BOSs. Reine
d'Anglet. Je voulais qu'à mes vœux rien ne lût invincible ; Je n'examinais rien, je voulais l'impossible, RAC. Bérén. iv, 6. Je sais qu'à cet égard il y a quelque chose d'invincible dans mon sort, STAËL, Corinne, xv, 6. || Argument invincible, raison invincible, raisonnement invincible, argument, raison,raisonnement auquel il n'yapointtle bonne réplique. Il On dit dans un sens analogue : difficulté in^ vincible. Chose inouïe [une interprétation de Luther] et embarrassée de difficultés invincibles, boss. Var. II. Il 4° Qui est plus fort que la volonté. J'eus pour vous de tout temps une hiiino invincible, th. corn. /). Bertr. de Ciq. iv, 6. Ahl si d'un autre amour le penchant invincible Dès lors à mes bontés vous rendait insensible, RAC. Milhr. iv, 4. Les spectacles, les dons, invincibles appâts, id. Brit. iv, 2. L'opposition invincible qu'elles ont à la prière, mass. Carême, Prière i. Cette déplorable passion mot dans le cœur un dégoût invincible pour les choses du cifl, iD. Carême, Enf. prod. Sa paresse d'écrire est invincible, et par conséquent pardonnable, volt. Lett. Laharpe, 29 sept. 1772. || Ignorance invincible, l'ignorance des choses dont il est impossible qu'une personne ait eu connaissance. Je ne suis pas daiu le cas d'une ignorance invincible, mais dans celui d'une opinion invincible, volt. Quest. miracl. lett. 3*.
— HIST. XIV* s. Ignorance d'aucunes circonstances que l'en ne peut pas bonnement savoir excusé et
INV
est appellée ignorance invincible, obhsme, Elh. ei. Il XVI" s. On voyoit les autres incontinent recreuz et rompuz du travail, ou bien amoUiz et énervez de délices et luy au contraire invincible de l'un et de l'autre' amtot, Cal. io. Il desfit Hannibal, qui jusques là avoit esté invincible, ID. Arisl. et Cat. il. Ainsi mourut cette roine [Catherine de Médicisj, n'aiant de femme que lo sexe, l'ame entière aux choses viriles, l'esprit puissant aux grandes affaires, le cœur invincible aux adversitez, d'acjb. Hist. n, 8. 0 grand amour, de puissance invincible, Cruel et doux, gracieux et terrible, desportrs, Amours (VHippolyte, xix, prière. Un degoust invincible, MONT. IV, 263. Une grandeur de courage invincible,
— ETYM. Lat. invineibilis, de in.... *, etvincere,
vaincre.
INVINCIBLEMENT (in-vin-si-ble-man) , ad».
Il 1° D'une manière invincible, d'une manière à laquelle on ne peut résister. Cette opération efficace et toute-puissante [de la grâce] qui fléchit invinciblement les cœurs les plus obstinés, boss. Avert. sur le liv. des réflex. mor. vi. Ce n'est pas que tous les hommes soient invinciblement portés par leur nature à faire le mal et qu'ils le fassent toujours, VOLT. Déf. Mil. Bolinghroke, ch. < . Je me sentais invinciblement porté à le croire tel qu'il s'annonçait, iiARMONTEL, Mém. X. || 2" D'une manière à laquelle on ne peut répliquer. Il a invinciblement prouvé sa proposition. Luther demeura invinciblement frappé de la force et de la simplicité de ces paroles: ceci est mon corps, boss. Var. n. \\ 3° D'une manière dont on ne peut triompher. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui [l'homme] invinciblement cachés dans un secret impénétrable , PASc. Pensées, i, l , édit. havet. Si cette pièce était invinciblement retenue et inébranlablement contenue par les deux bouts dans des enchâtres d'une matière inflexible et parfaitement dure, il faudrait une force presque infinie pour la rompre, BUFP. nist. nat. Part. exp. Ol'.uv. t. viii, p. (80.
— HIST. xvi* s. La grandeur de son courage faisoit qu'il s'obstinoit invinciblement en toutes choses, quand il les avoit une fois entreprises, amyot, Alex. 5).
— ÉTYM. Invincible, et le suffixe ment. f IN-VINGT-QUATRE (in-vint'-ka-tr), adj. invar.
Terme d'imprimerie et de librairie. Format invingt-quatre, format d'un livre à feuilles pliées en vingt-quatre feuillets et donnant quarante- huit pages chacune. || S. m. Un in-vingt-quatre, un livre de ce format. || Au pîur. Des in-vingt-quatre. || On écrit aussi in-24.
INVIOLABILITÉ (in-vi-0-Ia-bi-U-té), ï. f. Qualité do ce qui est inviolable, en parlant des personnes et des choses. L'inviolabilité des ambassadeurs. L'inviolabilité d'un asile. || Inviolabilité de la couronne, prérogative qui, dans une monarchie représentative, met la personne du monarque audessus de toute recherche pour les actes de son gouvernement.
— HIST. XVI* s. Inviolabilité, cotorave.
— ÉTYM. Inviolable; ital. inviolabilità.
INVIOLABLE (in-vi-o-la-hl'), adj. || 1° Qu'on ne
doit pas violer, auquel on ne doit pas attenter. Avec tous les serments qui peuvent rendre la vérité
sainte et inviolable, Balzac, Liv. iv, lett. 5 La
puissance absolue, Attendez-la de moi comme je l'ai reçue. Inviolable, entière, cohn. Nie. ii, 2. Leur fidélité fut inviolable, boss. Hist. ii, B. Il n'y a rien de plus inviolable pour ce prince que les droits sacrés de l'amitié, ID. Louis de Bourbon. La majesté des rois d'Angleterre serait demeurée plus inviolable, si, contente de ses droits sacrés, elle n'avait point voulu attirer à soi les droits et l'autorité de l'Église, iD. Heine d'Anglet. Laissez-moi ce refuge, il est inviolable; N'enviez pas, ma mère, un asile au coupable, volt. Pélop. i, 3. La biche blessée et poursuivie par la chasseur y trouvait un asile inviolable, bern. de st-pierre, l'Arcadie, 1. ii. Il 2° X la personne de qui on ne doit pas porter atteinte. Dans le» monarchies représentatives, la personne du souverain est inviolable. Quoi qu'il ait fait ou fasse, il est inviolable, corn. Cinna, v, 2. Il 3° Qu'on ne viole point, qu'on n'enfreint jamais. L'Église protestante est entraînée par un esprit d'innovation, et ne laisse rien d'inviolable parmi les fidèles, BOSS. 4* avert. % 4. La force de la loi naturelle, qui après tout n'est inviolahle qu'à cause qu'elle est divine, m. ib. § lO. Les décrets des conciles, la doctrine des Pères.... n'ont plus été, comme autrefois, des lois sacrées et inviolables, id. Reine
INV
d'Anglet. fllj M'attend pour commencer les serments redoutables. De notre liberté garants inviolables, VOLT. Brut. Il, S.
— HIST. XVI* 3. Feu monsieur de la Boetie, ce mien cher frère et compaignon inviolable, mont. 3" lettre à sa femme. Cette loy d'équité et raison naturelle est perpétuelle en nous, edictum perpetuum, inviolable, qui ne peusl jamais estre esteinte ny effacée, ch\rron. Sagesse, ii, 3.
— ETYM. Espagn. inviolable; ital. inviolabile; du lat. inviolabilis, de in.... 4, etviolare, violer.
INVIOLABLEMENT ( in-vi-0-la-ble-man ), adv. D'une manière inviolable. Notre dernière demeure [sépulture] est inviolablement à notre choix, patuu. Plaidoyer 8, dans bichelet. Ce qu'il y aurait à faire pour moi, ce serait de me détacher pleinement du monde, et de m'attacher désormais à vous uniquement et inviolablement, hourdal. Pensées, t. I, p. 4)0. Je ne sais si jamais le secret a été gardé plus inviolablement qu'il l'a été parmi nous dans la guerre qui vient d'être terminée, rollin, llist. anc. Œuv. t. xi, 2* part. p. 396, dans pougens. L'ordre du roi portait que l'étiquette suivaute serait inviolablement observée, volt. Zadig, 6.
— ÉTYM. Inviolable, et le suffixe ment; provenç. inviolablement; espagn. inviolablemente ; ital. inviolabilmetite.
t INVIOLÉ, ÉE (in-vi-o-lé, lée), adj. || 1* Qui n'a point été violé, enfreint. Vous pouvez adre.sser les lettres à M. de Lavergne, banquier, cela est inviolable et inviolé, volt. Lett. d'Argenfal, 7 juill. <769. Il 2° Qui n'a point été forcé, en parlant de ce qui est comparé à un asile. Le Cervin [montagne des Alpes Pennines] parait complètement inaccessible.... solitaire et farouche, il semble défier l'homme de jamais poser le pied sur son front inviolé, que l'aigle seul peut effleurer de son aile, laveleye, Rev. des Deux-Mondes, ib juin 1865, p. 83i.
— ÉTYM. Lat. inviolatus, de in.... <, et violatus, violé.
flNVISCANT, ANTE (in-vi-skan, skan-t'), adj. Terme technique. Qui invisque, qui rend visqueux. La propriété inviscante d'un mucilage.
t INVISCATION (in-vi-ska-sion), s. f. Terme de physiologie. Action physique de la salive imbibant les aliments pendant la mastication.
— ÉTYM. Invisquer.
INVISIBILITÉ (in-vi-zi-bi-li-té), f. f. État de ce
qui est invisible. Un philosophe argtimentera-t-il de l'invisibilité à la non-existence? bonnet, Contempl. nat. CEuv. t. viii, p. ico, dans pougens. [On avait persuadé à Poinsinet] qu'il était invisible ; plus on le maltraitait, plus il pensait qu'on ne pouvait faire de tels outrages à sa personne qu'en raison de son invisibilité, mercier, Tobi. de Paris, ch. 464.
— ÉTYM. Provenç. invisibilitat ; espagn. invisibilidad; ital. inï isibilità ; du lat. inviiibililatem, d'invisibilis, invisible.
+ INVISIBILICM (in-vi-zi-bi-li-om'). Par invisibilium, locution aujourd'hui inusitée et qui signifiait d'une manière invisible, en parlant d'une chose perdue ou volée. Cette bourse a passé par invisibilium.
— HIST. XVI' s. D'autres disent qu'ayant manié les deniers du roy, il les a mangez si bien et les a fait passer si bien par invisibilium.... bbant. Cap. fr. t. iii, p. 383, dans lachrne.
— ÉTYM. Mot latin qui signifie invisible et qui est dans le Credo; c'est le génitif plurield'int)mbî7ts.
INVISIBLE (in-vi-zi-bl'), adj. || 1° Qui n'est pas visible, qui échappe à la vue. ô Élernel, veillez sur elle [la fille de la reine d'Angleterre, délaissée en une ville ennemie]; anges saints, rangez à l'entour vos escadrons invisibles, et faites la garde autour du berceau.... boss. Reine d'Angl. Esprit saint, esprit pacifique, je vous ai préparé les voies en prêchant votre parole.... descendez maintenant, 6 feu invisible ; et que ces discours enflammés que vous ferez au-dedans des cœurs les remplissent d'une ardeur céleste, id. la Vallière. Parlez dans les cœurs, prédicateur invisible, et faites que chacun se parle à soi-même, m. Anne de Gonx. Elevant son esprit aux choses invisibles de Dieu par les merveilles visibles de la nature, flécii. Lamoig. Et que derrière un voile, invisible et présente. J'étais de ce grand corps [le sénat] l'âme toute-puissante, BAC. Brit. I, 4. Platon raconte l'histoire de Gygès autrement qu'Hérodote : c'est lui qui nous apprend que Oygès portait une bague , dont la pierre le rendait invisible quand il la tournait de son côté, rollin, llist. anc. Œuv. t. n, p. I09, dans pougens. Dieu t'a fait pour l'aimer, et non pour le comprendre; Invisible k tes yeux, qu'il
INV
règne dans ton cœur, volt. ITcnr. vu. Il y a cent mains invisibles qui lancent des flèches contre la superstition, id. Lett. Mme du Deffant, 26 déc. 1788. C'est le signe visible [mettre la main sur son cœur], comme tu le sais, de la sincérité qui est invisible, ID. Amabed, 2" lett. Adaté. Le culte des êtres invisibles que l'imagination suppose cachés dans tous les instruments du mal, baynal, llist. phil. VIII, 24. Il .S. m. L'invisible, ce qui n'est pas visible. Il [Pégase] hennissait vers l'invisible , v. HUGO , Chansons des bois et des rues , Pégase. Il 2* Fig. Qui se cache, qui ne se laisse point voir. Au fond de leurs palais leur majesté terrible [des rois de Perse] Aflecte à leurs sujets de se rendre invisible, bac. Esth. i, 3. Je vois avec mépris ces maximes terribles Qui font de tant de rois des tyrans invisibles, volt. Zaïre, i, s. || Familièrement. Être invisible, ne se faire voir, ne recevoir que rarement. Il Cet homme est invisible, on ne le trouve jamais chez lui. || 3° Devenir invisible, disparaître subitement sans que personne s'en aperçoive. 11 était là tout à l'heure, il est devenu invisible. || On dit dans le même sens qu'un objet est devenu invisible, quand, venant de le voir ou de le toucher, on ne peut plus le retrouver.
— HIST. XIII* s. Et d'autres coses [choses] kl nous sont invisibles, alebrant, f°(.||xiv"s. Les médecines qui sont amenistrées en sèche substance, ne pénètrent pas aux concavités de la plaie qui sont invisibles et tortues, H. de mondeville, f° 64. ||xv* s. Et parmi celle humanité. Que Dieu, qui estoit invisibles, Prist, se fist il à nous visibles, Myst. Barl. et Jos. dans gui de cambrai, p. 405.
— ÉTYM. Provenç invisible, envesible ; espagn. invisible; Ital. invisibile; du lat. invisibilis , de in.... 1, et visibilis, visible.
INVISIBLEMENT (in-vi-zi-b!e-man), adv. D|une manière invisible. Il y a un éloignement d'esprit et de mœurs et une retraite en soi-même qui, dans le commun des hommes, séparent invisiblement les justes d'avec les pécheurs, fléch. Vauphine.
— ÉTYM. Invisible, et le suffixe nient. f INVISQUKK (in-vi-ské), V. a. Terme didactique. Enduire de viscosités.
— ÉTYM. Provenç. inviscar, enviscar; espagn. enviscar; ital. inviscare; du lat. tnrtscare, engluer, de in, en, dans, et viscum, glu (voy. visqueux).
t INVITATIF, rVE (in-vi-ta-tif, ti-v'), adj. Qui a la propriété d'inviter. On arrêta une proclamation invitative à la paix, une dépulation au roi, pour invoquer sa clémence en faveur de ceux qui avaient forcé les portes des prisons, mirabeau, Collection, t. I, p. 282.
— ÉTYM. Inviter.
INVITATION (in-vi-ta-slon; en vers, de cinq syllabes), s. f. Il 1° Action d'inviter. Invitation à un festin, à un bal, à une noce. Pour les autres sessions , J'ai cent invitations , bérang. Fenfru. Il 2° Action d'engager à, d'exciter à. Des invitations secrètes le poussaient à se déclarer.
— ÉTYM. Lat. invitationem, de invilare, inviter. INVITATOIRE (in-vi-ta-toi-r') , s. m.\\i° Terme
de liturgie catholique. Nom d'une antienne qui se chante à matines. L'invitatoire du dimanche. L'invitatoire du. commun des apôtres. ||2° Adj. Lettres invitatoires, lettres par lesquelles les papes invitaient les évoques des villes suburbicaires à se rendre à Rome, le jour anniversaire de leur sacre, afin d'y célébrer le concile romain.
— ÉTYM. Lat. invitatorius, de invitare, inviter, t INVITE (in-vi-f), s. f. Terme du whist et du
boston. Carte que l'on joue pour faire connaître son jeu au partenaire, et qui a pour but de l'engager, s'il fait la levée, à jouer dans la même couleur. Invite au roi. Tenez, voilà la vieille comtesse qui continue d'arracher les yeux à son partenaire sur une invite qu'il n'a pas répondue, dider. Salon de 1767, ÛEuB. t. XIV, p. 194, dans pougens. Comment, monsieur, je renonce à cœur, je l'indique clairement, et vous ne rentrez pas une seule fois dans mon invite, scribe, le Roi de carreau, dans les Historicités et proverbes. \\ContTe-\ny\ie, carte qu'on rejoue dans la couleur de l'invite de la partie adverse, quand elle n'a pu faire la levée.
— ÉTYM. Inviter.
INVITÉ, ÉE (in-vi-té, téc), part, passif ù'irwhet.
Les personnes invitées au bal. Qu'invité chez la reine, il ait soin de s'y rendre, rac. lislh. il, 7. Il Substantivement. Quel est le nombre des invités? f INVITE.MKNT (in-vi-te-man) , s. m. Action d'inviter. L'invitoment des passions.
— HIST. xvi* s. Invilement, cotqravh.
— ÉTYM. Inviter; ital. invitamento.
INV
IKVITER (in-vi-té), v. a. || f Prier de se trou- Ter, de se rendre quelque part, d'assister à. Il y fait [à unfestin] delà courinviter lajeunesse, RkC.Brit. v, t . Et même ses bienfaits, dans toutes ses provinces, Invitèrent le peuple aux noces de leurs princes, ID. Esth. I, (. Il Inviter à, avec un infinitif. 11 fut invité à prendre part à la délibération. || On dit quelquefois inviter de, avec l'infinitif. Ils avaient vu une galère turque où on les avait invités d'entrer, mol. Scap. m, 3. Il 2° Engager, exciter à quelque chose, portera. Qui pardonne aisément invite à l'oflenser, CORN. Cinna, iv, 3. Le langage de l'amour n'étant pas comme aujourd'hui le sujet de toutes les conversations, les poètes en étaient moins invités à traiter cette passion, volt, dans girault-duvivier. Il Fig. Avec un nom de chose pour sujet. Le beau temps nous invite à la promenade. Je crois.... Qu'il n'a que les desseins où sa gloire l'invite, cobn. Nicom. III, 8. Il 3" Terme du jeu de whist. Jouer d'une couleur pour engager le partenaire & jouer, à son tour, de cette même couleur. Inviter au roi. Il i" S'inviter, v. réfl. Venir de soi-même quelque part, sans avoir été prié. C'est lui qui s'est invité. Il Se faire des invitations réciproques. Ils se sont invités plusieurs fois cet hiver.
— HIST. xii* s. Si s'assit al plus haltUu [lieu] .entre ces [ceux] ki furent al cunvivie enviez, Rois,p.9i.
— Ktym. Lat. invitare, formé de in,et d'un verbe radical vitare, sur lequel on n'est pas d'accord (voy. évitek). Benfey et Corssen ont proposé pour in-vitare le radical sanscrit «i, aimer, désirer, et pour e-vitare un autre radical sanscrit vï, rejeter.
t INVOCABIT (in-vo-ka-bif), s. m. Nom que l'on donne au premier dimanche de carêma, parce que rintroït commence par ce mot.
— RTYM. Lat. invocabit, il invoquera.
+ INVOCATEUR, TRICE (in-vo-ka-teur, tri-s'), ». m. et f. Celui, celle qui invoque.
— HIST. xv s. loelluy Betuys estoit tenu et réputé estre invocateur et sorcier, et de faire mourir par venin et invocation, nu cange, invocatio,
— tTYM. Lat. invocatorem, de invucare, invoquer.
INVOCATION (in-vo-ka-sion; en vers, de cinq syllabes) , s. f \\ 1" Action d'invoquer. L'invocation du Saint-Esprit. Ceux qui guérissent par l'invocation du diable ne font pas un miracle, car cela n'excède pas la force naturelle du diable, pascal, Miracles, î, édit. faugèhe. Le concile [de Trente], qui, voulant prescrire aux évêquos comme ils doivent parler de l'invocation des saints, les oblige td'enseigner que les saints qui régnent avec Jésus- Christ, offrent à Dieu leurs prières pour les hommes, Boss. Expos, de la dnctr. cath. i. Ilélas I est-il une iivocation à la pitié céleste qui ne convienne pas également à tous les hommes? stael, Corinne, x, 2. Il Cette église, cette chapelle est con.sacrée sous i'invocation, est sous l'invocation de la sainte Vicrg', est dédiée à la sainte Vierge. 1| Terme do diplomatique. Formule par laquelle le copiste ou les témoins d'une charte ou d'un diplôme demandent à Dieu sa bénédiction sur l'acte. || 2" Particulièrement, chez les poètes, prière adressée à une Muse, à un génie, à quelque divinité pour lui demander son secours. L'Iliade commence par une invocation à la Muse,
— HIST. xjii* s. Après celé invocaciun, K'il fistde cel seintisme ftrès-saint] nun, ttkRiR,Purgatoire,903. Il a secouru as avugles de veue, assours d'oie, as boisteus d'aler,as morsdevie,par l'invocacion de son non,iirirades St Loys, p. 122. |1 xvi» s. Invocation est le recours que nostre ame a à lui [Dieu], comme à son espoir unique, quandelle est pressée do quelque nécessité, CALv. Insi. 283. 11 chercha à la fin les invocations pour faire mourir la duchesse, maro. Nouvelles, 1.
— ÊTYM. Provenç. invocacio, envoeation; esp. envoeacion; ital. invocaxione; du lat. invocalionem, de invocare, invoquer.
t LWOCATOIHË (in-vo-ka-toi-r') , adj. Qui appartient à l'invocation. Formule invocatoire.
INVOLONTAIRE (in-vo-lontê-r'), adj. Qui n'est pas volontaire. Des larmes involontaires. Et toutefois, ô dieux! un crime involontaire Devait-il attirer toute votre colèreT hac. Théb. m, i. Mais soit qu'en tous le» temps un objet né pour plaire Arraclie de nos vœux l'hommage involontaire, volt. Fanât, i, t. 11 y a, dit-il (Assan, fils d'Ali], un degré de gloire dans le paradis pour ceux qui payent les services, un plus giaiid pour ceux qui pardonnent le mal, et un plus grand encore pour ceux qui récouipensent le mal involontaire, m. Dial. 26. Il Terme do [iliysiologio. Muscles et uorls iuvolou-
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taires, muscles et nerfs qui appartiennent à la vie végétative, et qui sont indépendants de la volonté.
— HIST. 3UV* s. La chose faite pour ignorance, de la quelle.... l'en a tristesse, desplaisance et pesance ou repentance, elle est involuntaire, oresme, Elh. 60.
— ÉTYM. Lat. involxmtarius , de in.... 4, et «0luntarius, volontaire.
INVOLONTAIREMENT ( in-vo-lon-tê-re-man ) , adv. D'une façon involuntaire.
— HIST. xiv* s. Celui qui ignore aucune circonstance fait telle opération involontairement, oresme, Elh. 61.
— ÉTYM. Involontaire, et le suffixe ment.
t INVOLUCELLE (in-vo-lu-sè-1') , s. m. Terme de botanique. Involucre secondaire, par rapport à un involucre général. || Involucre particulier d'une ombellule.
— ETYM. Diminutif A'involucre.
t INVOLUCELLE, ÉE (in-vo-lu-sèl-lé, lée), adj. Terme de botanique. Qui est muni d'un involucelle.
t INVOLUCRAL, ALE (in-vo-lu-kral, kra-l"), adj. Qui naît sur l'involucre. Épines involucrales. Il Bractées involucrales, bractées qui se trouvent à la base de l'épillet des graminées.
INVOLUCRE (in-vo-lu-kr'), t. m. Terme de botanique. Réunion de bractées fonnant autour d'une fleur, d'un capitule, à la base d'une ombelle, une enveloppe générale ou une sorte de collerette.
— ETYM. Lat. involucrum, de involvere, envelopper, de m, en, et volvere, rouler (voy. volume).
t INVOLUCRE, ÉE (in-vo-lu-kré, krée), adj. Terme de botanique. Qui est muni d'un involucre.
t INVOLUTÉ, ÉE (in-vo-lu-té, tée), adj. Terme de botanique. Qui est roulé en dedans. Pétales involutés.
— ÉTYM. Lat. tfieoluftts, de involvere, envelopper
(voy. INVOLUChs).
t INVOLUTIF, IVE (in-vo-lu-tif,ti-v'),0<y. Terme de boianique. Qui se roule de dehors en dedans. Feuilles involutives, || Préfoliation involutive, celle dans laquelle les jeunes feuilles sont involutives.
— ÉTYM. Voy. INVOLUTÉ.
t INVOLUTIFOLIÉ, ÉE (in-vo-lu-ti-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Dont les feuilles sont roulées du sommet à la base.
— ETYM. Involuté, et feuille.
DTVOLUTION (in-vo-lu-sion; en vers, do cinq
syllabes), s. f. \\ 1* Assemblage d'embarras, de difficultés, de procédures. Une grande involution de circonstances. Quelle involution d'alfaires épineuses! vtoss. Sermons, Inipénit. 2. || 2° Terme de botanique. Etat de ce qui est involuté. || 3° Terme de rhétorique. Style embarrassé, entortillé.
— HIST. XIV" 8. Les utilités de la prolongation [prolongement] et de l'involuciou des boiaussont.... H. DE MONDEviLLE, f" 26, t'erso. Lesquels adjournez, rcdoutanz estre mis en grans involulions de procès, DU CANGE, involumen. \\ xvi* s. Les grossiers aiment et admirent surtout ce qu'ils voient caché sous une involution de paroles, mont. dansleZ»tci. denocuEz.
— ÉTYM. Provenç. envolucio; du lit.involutionem, de involvere (voy. involucre).
INVOQUÉ, ÉE (in-vo-ké. kée), part, passé d'invoquer. Clodoald, le frère de ces innocents égorgés [les enfants de Clodomir], est invoqué sous le nom do saint Cloud, volt. Mœurs, (7.
INVOQUER (in-vo-ké), j'invoquais, nous invoquions, vous invoquiez; que j'invoque, que nous invoquions, que vous invoquiez, v. a. || 1° Appeler à son spcours, à son aide. X l'envi l'un et l'autre [les deux chrétiens] étalaitsa manie.... Et traitait de mépris les dieux qu'on invoquait, corn. Poly. III, 2. Qu'on l'adore ce Dieu, qu'on l'invoque à jamais, rac. Athal. i, *. Marchons, en invoquant l'arbitre des combats, m. ib. iv, 3. Ils aimèrent mieux m'invoquer [moi Romulus] comme dieu, que de m'oboir comme h leur roi, fiîr. Dial. des morts, anciens, Romulus, Numa. || Terme de l'Écriture sainte. Invoquer le nom de Dieu, du Seigneur, faire, en l'adorant, un acte de religion. C'est ainsi qu'ils invoqueront mon nom sur les enfants d'Israël, et je les bénirai, saci, Bible, Nombres, vi, 27. Le
reste pour sou Dieu montre un oubli fatal El
blasphème le nom qu'ont invoqué leurs pères, RAC. Athal. I, 1. Il 2» Fig. Demander quelque chose comme par une sorte d'invocation. Invoquer le secours de ses amis, la clémence du prince. Ils moururent en invoquant en vain la vengeance céleste contre leurs persécuteurs, volt. Moeurs, «6. Et la n^iiio au milieu dos femmes éploiécs....Au lieu de l'hymeuée invoquait le trépas, m. Métope, v, 6.
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Il 3" Fig. Citer en sa faveur, en appeler à. Invoquer le droit commun. Invoquer une loi, un témoignage.
— UE.M. Voltaire a dit : « Il ne parlera pas comme les avocats éloquents qui invoquent une loi et un témoignage, Lett. d'Argental, 48 mars i776 ; et dans Jenni, 4: Il n'invoquait point un témoignage, une loi, il les attestait, il les citait, il les réclamait». 11 paraît par là qu'il blâmait cette locution, qui en soi n'est pas vicieuse, puisque invoquer est appeler à soi, mais qui en efi'et n'est pas sans quelque prétention.
— HIST. xii' s. Le segnur ne envocherent, Liber psalm. p. H. Tu vivifieras nus [nous], e le tuen num envocherums, ib. p. lis. || xvi' s. 0 frère de la mort [sommeil], que tu m'es ennemy I Je t'invoque au secours, mais tu es endormy, despohtes, Amours d'Hippolyte, lxxv.
— Etym. Lat. invocare, de in, en, dans, et «•care, appeler (voy. voyelle).
INVRAISEMBLABLE ( in-vrè-san-bla-bl' ) , adj. Qui n'est pas vraisemblable. Une nouvelle invraisemblal)le. || Substantivement. L'invraisemblable est quelquefois vrai.
— ÈTVM. In.... A, et vraisemblable.
t INVRAISEMBLABLEMENT (in-vrè-san-bla-bleman) , adv. D'une manière invraisemblable.
INVRAISEMBLANCE (in-vrè-san-blan-s') , t. f. Il 1° Défaut de vraisemblance. L'invraisemblance d'un fait, d'un récit. || 2° Choses invraisemblables. Il a accumulé les invraisemblances dans son roman. Una invraisemblance choquante.
— ETYM. In.... i, el vraisemblance.
t INVULNÉRABILITÉ (in-vul-né-ra-bi-li-té),». f. État, qualité de ce qui est invulnérable. L'invulnérabilité d'Achdle. Il Par extension. L'invuln 'rabilité des frégates cuirassées. Si ces bâtiments [les vaisseaux cuirassés] sont considérés en présence les uns des autres, ils modifieront toute la tactique navale, et leur invulnérabilité a fait penser à employer le choc de leur masse, paris, Acad. des se. Comptes rendus, t. LVi,p. 348.
INVULNÉRABLE (in-vul-né-ra-bl'), adj. Qui n'est pas vulnérable. Souviens-toi du jour épouvantable Où ce fier Espagnol, terrible, invulnérable.... volt. A te. 11,4. Achille invulnérable à qui les dieux ont fait une armure défensive très-inutile, in. Lois de Minos, Note. || Fig. Il [le sage des stoïciens] est invulnérable aux injures, LA MOTllE LEVAYER, VCTltl
des païens, n, Zenon. Une grande âme est au-dessus de l'injure, de l'injustice, de la douleur, de la moquerie ; et elle serait invulnérable, si elle ne souffrait pas la compassion, la bruy. xi. {| Le poste des invulnérables, s'est dit quelquefois pour mont pagnote (voy. pagnote).
— ETYM. Lat. invulnerabilis, de in....i, et vulnerabilis, vulnérable.
t INVULNÉRABLEMENT (in-vul-né-ra-ble-man), adv. Do manière à être invulnérable.
t 10 (i-o), ï. ^. Il 1° Fille d'inachus, aimée de Jupiter, changée en vache, et donnée en garde par Junon à Argus. || 2° S. m. Terme de zoologie. Espèce de papillon.
t lODATE (i-o-da-f), s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide indique avec une base.
— ÉTYM. iode, et la finale ate,qui indique les selprovenant dos acides en ique.
IODE (i-o-d'), s. TH. Terme de chimie. Substanca simple, d'un gris bleuâtre et d'un éclat métallique, trouvée dans les eaux mères dos varechs par Courtois on I8H, fusible à I07", et répandant, lorsqu'on la chauffe, une vapeur de couleur violette, ce qui lui a fait donner son nom.
— ÉTYM. IwStiç, de couleur de violette, de lov, violette; lov pour Ffov est le môme que le latin viola.
flODÉ, ÉE (i-o-(lé, dée), adj. Terme de chimie. Qui contient de l'iode.
t lOUEUX (i-o-deû), adj. m. Terme de chimie. Acide iodeux, l'un des deux acides que l'iode produit eu se combinant avec l'oxygène.
— ETYM. Iode, et la finale eux qui indicjuc lat, acides contenant moins d'oxygène que les acides en ique.
+ lODllYDRATE (i-o-d i-dra-t'), ». m. Tenue de chimie. Sel formé par la combinaison de l'acide iodhydrique avec une base.
t lODllVDUIQUE (i-o-di-dri-k'), adj. m. Terme de chimie. Acide iodhydrique, acide composé d'iode et d'hydrogène, dit autrefois acide hydriodique. Il Êllinr iodhydrique, produit de l'action de l'iodur* de phosphore sur ï panies d'alcool
— ÉTYM. Iode, el Uijdiuyène.