PORION
t 4. PORION (po-ri-on), ». m. Narcisse des bois ou des prés.
— ETYM. Dérivé du lat. por«», poireau.
t ■■». PORICV (po-ri-on), s. m. Nom donné aux surveillants dans tes houillères du Hainaut.
t PORISME (po-ri-sm'), ». m. Terme par lequel les mathématiciens des temps modernes désignent certaines prnposilions qui étaient en usage dans la géométrie des Grecs. Un porisme est nue question dont la solution consiste à tirer une vérité géométrique de conditions as,signées par l'énoncé. Par exemple, la tangente à un cercle fait, sur le« tangnntes aux extrémités d'un diamètre, des segments qui ont entre eux une certaine relation.: trouver celte relation. La solution de ce porisme consiste à faire voir que le produit de» deux segments est constant, c'est-à-dire toujours le même, quelle que soit la position de la première tangente relativement aux deux autres. Quel est, dans un plan, le lieu géométrique des pciints dont les distances à deux points donnés sont entra elles comme les longueurs de dr^ui droite* données? Ici on répond en faisant voir que ce lieu est une circonférence de cercle. Le porisme et le théorème ont cela de commun que l'un et l'autreont pour objet une vérité géométrique, lis diffèrent en ce que dans le porisme il faut tirer cette vérité des conditions do l'énoncé, la découvrir; tandis que dans le théor(>me elle est exprimée immédiatement par l'énoncé et il n'y a plus qu'à la déniontr»r. Le porisme appartient par la forme de (on énoncé au «lenre des probli mes; mais, par son ob et, qui est une vérité ^éomélrique, il so distingue du probliVme des Grecs, lequel consiste essentiellement dans quelque construction à edeclucr, comme partager un angle donné en deux parties égales, circonscrire un cercle à un triangle, etc. || Les Porismes d'Kuclide, ouvrage que ce géomètre avait écrit, et qui était célèbre dans l'antiquit'-. Il n'est oas arrivé jusqu'à nous; mais Pappusen a laissé une description, de laquelle on a tire la définition du terme porisme et les autres indications données ci- 4umius, à l'exception des exemples. C«* poriames
POR
se rapportaient i des lieux géométriques. Il était résulté de là que des mathématiciens peu instruits, qui ne connaissaient les porismes que par cet ouvrage et très-superficiellement , avaient fini par considérer cette circonstance comme inhérente à la nature du porisme, et disaient, en appelant de ce nom la vérité géométrique qu'il s'agissait de trouver : le porisme est ce qu'il faut ajouter à l'hypothèse pour que celle-ci devienne un énoncé de théorème local. Notre premier exemple, M rapportant à un lieu, le cercle, doit satisfaire à celte défiDition. Il donne en effet ce théorème local : la tangente à un cercle fait, sur les tangentes aux extrémités d'un diamètre, des segments dont le produit est constant. Ces porismes d'Euclide étaient -au nombre de cent soixante et onze. Ils formaient trois livres. Pappus nous a conservé, dans vingt-neuf énoncés, l'expression des relations qui étaient l'objet de ces cent soixante et onze propositions, et qui souvent se trouvaient être les mêmes dans des hypothèses très-différentes. On pouvait donc distinguer dans ces propositions vingt- neuf espèces. Mais Pappus en fait des genres, parce que l'on peut trouver, pour chacun des vingt-neuf énoncés, un nombie il'imité de circonstances donnant lieu à la relationqu'il exprime (breton de champs).
— ETYM. Dans la géométrie des Grec», Ttipiuiia (de Tiopiïeiv, procurer) désigne non-seulement le porisme, mais aussi le corollaire; ces deux acceptions sont mentionnées par Proclus dans son commentaire sur le premier livre des éléments d'Euclide. Or le corollaire est une vérité qui ressort sans qu'on l'ait préalablement énoncée, soit de la démonstration de quelque proposition, soit de la résolution de quelque problème. D'où il paraît que uopioiia était la désignation commune des vérités qui n'étaient pas énoncées à priori, et dont les unes, les corollaires, s'offrent sans qu'on les ait cherchées, tandis que les autres, les porismes, sont au contraire l'objet d'une recherche expresse. On s'était trompé au sujet des vingt-neuf énoncés de Pappus. On avait regardé comme évident qu'ils ne pouvaient être autre chose que vingt-neuf des cent soixante et onze propositions d'Euclide. D'ailleurs on manquait d'exemples propres à faire comprendre les définitions. Cette question des porismes, dans de telles conditions, était une énigme impénétrable. Devenue fameuse dans la première moitié du xvii' siècle, elle a continué d'exercer la sagacité des géomètres. M. Breton de Champs a enfin reconnu et signalé l'erreur, ce qui l'a conduit à résoudre toute la question.
t PORNOCRATIQ0E (por-no-kra-ti-k'),o<i; Quia rapport à l'iiv/luence des courtisanes. Agent pornocratique, proudhon, Du principe de l'art, p. 266.
— ÉTYM. Ilopvri, courtisane, et xpoitîv, dominer, t PORNOGRAPUE(porno-gra-r),i. m. Hl" Celui
qui a écrit sur la prostitution. || !• Peintre qui traite des sujets obscènes.
— ÉTYM. riopvTi, fille publique, et ypiosiv. écrire. tPORNOGRAPHIB(por-no-gra-lie),»./'. || l'Traité
sur la prostitution. || Description des prostituées par rapport à l'hygiène publique. || 2' Peinture obscène.
f PORNOGRAPHIQUE (por-no-gra-fl-k') , adj. Qui a rapport à la pornographie.
t POROCOCA (po-ro-ko-ka) ou POROROCA (po-ro-ro-ka), ». m. Nom que porte en Amérique un phénomène produit par la rencontre des eaux de l'Océan et de celles du fleuve de l'A mazone, et qui est analogue à la barre sur la Seine et au mascaret sur la Gironde.
POROSITÉ (po-r6-7.i-té), ». f. Qualité d'un corps poreux. La porosité est une propriété générale et qui appartient à tous les corps; mais elle n'appartient pas à tous au même degré, brisson, rratf^ de phyi. t. i, p. <6. Nous avons dans l'ezlréme rareté des queues des comètes un exemple frappant de la porosité presque infinie des substances vaporisées, LAPLACE, Etp. JV, 17.
— HIST. xiv s. Pour ce que le sanc, qui est norrissemenl de lui (crâne], soit gardé en sa porosité, II. DE MONDEViLLE, f*" (3. || xvi* 8. Plusieurs excremeiis du corps s'évacuent et exhalent par les porosités du cuir, pare, Inirod. xvii.
— ETYM. Poreum; provenç. poroxitati ital. porotitA.
t POROTIQUE (po-ro-ti-k') , adj. Ancien terme de médecine. Se disait des sulistances qu'on croyait propres à favoriser la formaliou du cal.
— ETYM. Iloipo;, cal.
PORPHYRE (por-li-r'), ». m.||l' Nom donné chez les anciens à une roche d'un rouge foncé, (iiisemé de tacUet i<taacbes, st qu'on tirait princi-
POR
paiement de la haute Egypte. On sphinx en porphyre. Mercredi <( avril I686 : nous vîmes dans 1* galerie, entre plusieurs statues et vases qu'où • apportés de Rome, deux vases de porphyre taillés nouvellement; on a depuis peu retrouvé le secret de tailler le porphyre; il y a plus de mille ans qu» ce secret-là était perdu, dangeau, 1, 152. L'art de tailler et de polir le porphyre , perdu après l'invasion barbare, ne fut retrouvé qu'au xv* siècle, sous les premiers Médicis, par le Florentin Peruz/.i, Simonin, Moniteur uniiersel, 14 juin (8«7, p. 741, 4* col. ;| 8* Par extension, toute espèce de pierre dure et polissable, présentant, au milieu d'une pAte d'un* certaine couleur, des cristaux dont la teinte blanche tranche nettement sur celle du fond. Du porphyre vert. 118" Au sens restreint de la minéralogie, nom d'une pierre basaltique très-dure, rouge ou noire, composée de feldspath, de quartz et de mica. Le caractère essentiel de tous les porphyres et par lequel ils sont toujours reconnaissables, c'est le mélange du feldspath ou du schorl ou de tous deux ensemble avec la matière du jaspe, buff. Uin. t. I, p. 422. Le feldspath communique aux roches dans lesquelles il entre sa tendance à la décomposition; on doit remarquer que les pofphyres sont presque toujours décomposés à leur surface, A. BRONGNiABT. Mir^ér. t. I, p. 36:t, dans pougens. Il 4° Terme de pharmacie. Instrument au moyen duquel on réduit diverses substances solides en poudre presque impalpable; il se compose d'une table de granit, de porphyre ou de toute autre pierre très-dure et d'une molette.
— HIST. xiii* s. Si orent aussi l'escuelle où il mangoit ; elle est d'un i^ourfil vert moult beau, MARC POL, p. 699 Tous jurent Dame Dieu, que on aore et prie. Que il à tu grejois anlront vo manandie; Vous perdrés vo cité, vo palais de porfie, Ch. d'Ànt. n, 468. || xvi* s. Son col esloit un pilier de porphyre, bons. Uascar. la Charité.
— ÉTYM. Provenç. porfire; espagn. et ital. porfido; du lat. porpfcyrt<eî ; grec, jtopç'jpi'ir,;, pierre semblable à la pourpre, de itop(pûpo, pourpre (voy. ce mot).
t PORPHYRE, ÉE (iior-fi-ré, rée), adj. Terme de minéralogie. Qui est taché de rouge, comme le porphyre.
t PORPHYRIKN (por-fi-riin), ». m. Nom donné, dans le iv* siècle, aux ariens; un édit de Constantin ayant dit qu'ils avaient suivi Porphyre, le philosophe paTen.
t PORPUYRION (por-fl-ri-on), ». m. Nom d'iln oiseau ((ulica porphyrio, L.). Le cygne, le butor, le porphyrion, saci, Bible, Lévil. xi, 18. Les Grecs, les Romains, malgré leur luxe déprédateur, s'abstinrent également de manger du porphyron ; ils le faisaient venir de Libye, bufc Ois. t. iv, p. 307.
— ETYM. nopfupiim, de nopfupoû(, qui est d< couleur de porphyre.
t PORPHYRIQUB (por-fl-ri-k'), adj. Qui contient du porphyre, qui en a l'apparence. || Structure porphyrique, celle des roches qui, au milieu d'un* masse principale, renTerment des minéraux isolés, plus ou moins imparfaitement cristalli.scs, qui sont disséminés et comme empâtés dans cette masse.
t PORPUYRISANT, ASTK (por-li-ri-zan, zan-f) , adj. Action porphynsante, se dit de la pulvérisation quand elle atteint l'extrême limite de la division par le poli, la dureté des surfaces agissante».
PORPHYRISATION (por-fl-ri-ia-sion), ». f. Action de porpliyriser; état de ce qui est porpbyrisé.
PORPHVRISE, f!K(por-fi ri lé, r.éo). part passé de p'irphyriscr. Substances porpliynsécs.
PORPIIVRISKR (por-fi-ri-ié) , t>. a. Réduire une substance quelconque en poudre très-fine.
— ÊTYM. Porphyre; à cause que c'eslsur des table» de porphyre ou autres corps durs que se fait la porphyrisation.
t PORPIIYRITB (por-fl-ri-f), ». f. Terme de minéralogie. Espace de poudingue. Dans leurs variétés de pnrpbyrite, remarquées depuis longtemps pour la durée de leur poli, ils ont tuillé des objeU de plui grande dimension, coupes, dessus de taUe.... J. nou- OARET, Moniteur univer. » août 4«67, p. (o«7, t» col.
— ETYM. Porphyre.
t PORPlIYRITlyUK (por-fl-ri-tl-k'), adj. Synonyme de porphyrique. Des éruptions successives qui parais.sent avoir alterné avec celles du volcan d'uil sortaient les lave» porjihyritiqups, raMonu, Inslil. Him. scient, ihi.i, ihi« et I«t6, p. 18.
PORPHYROGp.NftTB (por-fi- ro-jé-nà-t) , adj. l'erino d'antiquité Nom qu'on donnait aux enfants des empereurs d'Orient, nés pendant le règne de leur père. L'Académie ne pouvait avoir.... une naisiance plus illustre, puisqu'elle est tvouie par U le Car-
POft
ainal, et née par conscquenl dans la pourpre, ausst bien qu6 ces princes de Constantinople, que je nommerais porpliyrogénètes , si elle avait naturalisé ce mot étranger, BALiAc.liT.viii.lett.i (t5juillett635). Il Par extension. Le prélat [archevêque de RheimsJ contraignait son naturel brutal, comme sont plus que qui que ce soit les bourgeois porphyrogénètes, e'est-à-<lire nés dans toute la cousidéralion et le crédit d'un long et puissant ministère, st-simon, 78, t4.
— ÊTYM. nop^upoifivvTito;, de Tiopfûpo, pourpre, et fevvriTi;, engendré; interiirétation ordinaire, mais que tout récemment on a dite fautive: né non pas dans!» pourpre, mais dans le palais de porphyre, où les impératrices faisaient leurs couches et dont les murs étaient entièrement revêtus d'un beau porphyre rouge, labarth, le Palais xmp. de Conslan- Hnople, p. 83.
t PORPIIVROÏDE (por-fi-ro-i-d'), adj. Terma de minéralogie. Oui a l'apparence du porphyre.
— ETYM. Porphyre, et eWoç, forme.
t POROUE (por-k'), s. f. Il l" Féminin de porc, truie. Ahl louve! ah! porquel ah! chienne, scarr. Jod. riv. m, 7. || 2- Terme demariue.Nom d'un couple intérieur qu'on établit sur la carlingue au-dessus de cer lai ris couples de levée, pour lier plus solidement quelques-unes des parties dont est composée la coque du navire.
— HIST. XVI* s. La vie porque d'Abdala, roi de Faii et de Marroque, d'aob. Ilisl. i, S53.
— ÊrVM. Ital. porca; anc. espagn. puerca, nom donné à certaines barres employées dans la construction d'un navire; ce semble être le nom lalin de l'animal porca, truie, devenu le nom d'une pièce de construction.
t PORQUER (por-ké) , r. a. Terme de marine. P»ser les porques; construire les porques.
PORKACÉ, EÉ (po-ra-sé, sce), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui a la couleur vert pâle du poireau. Il Se dit des humeurs dont la couleur verdàtre tire sur celle du poireau. Bile porracée.
— HIST. XVI" s. Ceste melancholie par adustion «t faite porracée, PARÉ, /ntrod. 8.
— Rtym. Lat. porraceus, de porrus, porreau. PORREAU (po-r(5) ou POIREAU (poi-rô), s. m.
l' l' Plante potagère (allium porrum, L). || 2° Excroissance verruqneuse qui se développe spécialement aux mains, qui est une hypertrophie de l'épiderme, et dont la surface est tantôt lisse, tantôt ■négale et raboteuse. De plus il avait un poireau, Mais il n'en était pas moins beau, scarb. Virg. viii.
— MIST. XIII* s. Oingnons, poiriauz, naviaus, civos qui vienent par eaue ne par terre, doivent de chascune charetée deus deniers de tonliu, Liv. des met. 3H II XV* s. Quelque jour en lieu d'ung poireau [coiffure]. On portera une sonnette, coquill. Droits nouv. Ijxvi* s. L'un avoit envoyé un chapon aux poireaux ; l'autre au safran, desper. Contes, ni. II y a d'autres verrues appelées porreaux ; le nom de porreau leur a esté donné, à cause qu'il a la teste de porreaux, pabé, v, 21. Ampeloprasum; poreau de vigne, in Iluellium de Stirpibus.
— ETYM. Wallon, poroi ; Berry, jioureau,pouriau, pourriau ; genev. pourreau; d'un diminutif porreilus, qui vient du lat. porrus (provenç. porr, poyre; espagn. puerro; ital. porro). Le picard a porion, porgeun, qu'on trouve aussi dans les anciens textes.
PORRECTION (po-rrè-ksion), g. f. Terme du rituel catholique. Action de présenter en étendant le bras. Se dit en parlant des ordres mineurs, qui se conlêrcnt en présentant les objets qui en désignent les fonctions.
— ÉTYM. Lat. porrfcd'onem, de porrigere, de vro, en avant, et regere, diriger (voy. bêgir) .
t PORRÉTAINS (po-rré-tin) , t. m. pi. Sectateur de Gilbert de la Porrée, évêque de Poitiers dans le xii* siècle, et convaincu de plusieurs erreurs touchant Il naiure de Dieu, ses attributs et la Trinité.
t POHRKTTE (po-rè-f), ». f. Plant de porreau; et •ussi variété de porreau qui ne grossit pas beaucoup.
— RTYM. Diminutif de porreau.
t PORRIGINEDX, EUSE (po-rri-ji-neû, neû-z'), adj. Terme de médecine. Qui a rapport au porrigo. Teigne porrigineuse.
t PORHlGO(po-rri-go), t. m. Terme de médecine. Affection contagieuse , caractérisée par une éruption de pustules dites favus etachçres, sans fièvre.
— RTYM. Lat. porrigo, de pro, en avant, el regere, diriger, éieniire : ce qui s'étend.
t POHSE (por-s'), ». f. Se dit d'une certaine quantité de feuilles de papier. L'ai-eoiblage et le nombre de 18 feuilles de papier avec leurs feutres s'appellent un quet; Ujporse est faite de plusieurs quets, sui- »Mt la grandeur du papier; la porse de couronne,
t>ott
par exemple, a 40 quets, ou 2so feuilles, Dict. des arts et met. Papetier. || Nombre de floires avec lesquelles l'ouvrier fabrique une porse de papier.
I . PORT (por ; le « ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, Vs ne se lie pas; cependant quelques-uns la lient : des por-z avantageux), s. m. Il l°JXieu sur une côte où la mer s'enfonce dans les terres et offre un abri aux bâtiments. Vous voyez le grand gain, sans qu'il faille lo dire. Que de ses ports de mer le roi tous les ans tire : Or l'avis dont encor nul ne s'est avisé. Est qu'il faut de 'a France, et c'est un coup aisé, En fameux orts de mer mettre toutes les côtes, MOL. Fdch. w, 3. Le vent qui nous flattait nous laissa dans le port, bac. Ipltig. i, (. La vue du port donne une nouvelle vigueur aux matelots lassés d'une longue navigation, 1.B sage, GH Bios, iv, (4. Les Grecs d'Egypte purent faire un commerce trèsétendu; ils étaient maîtres des portsde la mer Rouge, MONTKso. Esp, II, ». Amsterdam, malgré les incommodités de son port, devint le magasin du monde, VOLT. Mœurs, 4 87. Voyez Aigues-Mortes, Fréjus, Ravenne, qui ont été des ports et qui ne le sont plus, iD. Mœurs, introd. || On dit souvent port de mer pour le distinguer des ports sur des rivières. Il Port militaire, celui où stationnent d'ordinaire les bâtiments de guerre d'un État. || Port marchand, celui qui reçoit les bâtiments marchands. || Port fermé, port garanti de la violence du vent et des lames. On dit par opposition : port ouvert. || Port de toute marée, celui où les bâtiments peuvent entrer en tout temps. || Port de marée, petit port où l'on ne peut entrer que lorsque le flot a acquis une certaine hauteur. || Port de barre, celui dont l'entrée est fermée par une barre. || Port franc, celui où les marchandises ne payent point de di^its, tant qu'elles n'entrent pas dans l'intérieur du pays. || Port franc se dit aussi d'un édifice situé près du port, dans lequel on entrepose les marchandises étrangères. il Avoir un port sous le vent, se trouver en position de se réfugier dans un port voisin. || Prendre port, surgir au port, entrer dans un port. Il |Pompée] ne vient que vous perdre en venant prendre port, CORN. Pomp. I, I. L'onde s'enfle dessous, et d un commun effort Les Maures et la mer montent jusquea au port, ID. Cid, iv, 3. || Fig. Prendre port, atteindre son but, réussir dans ce qu'on a entrepris. Il Fermer un port, fermer les ports, empêcher qu'il n'en sorte aucun bâtiment. || Faire naufrage au port, périr en arrivant au port. || Fig. Manquer de réussir ou périr, au moment où l'on touchait au succès ou au salut. le plus souvent on fait naufrage au port, TRISTAN, Panthée ii, 2. Je n'en saurais douter, je péris dans le port, cobn. Cid, ii, 3. || Arriver à bon port, atteindre heureusement le terme d'une navigation. Sur tous ses compagnons Atropos et Neptune Recueillirent leurs droits, tandis que la Fortune Prenait soin d'amener son marchand à bon port, la pont. Fabl. vu, 44. ||Fig. Arriver à bon port^arriver heureusement et en bonne santé au lieu où l'on voulait aller. || Arriver à bon port, signifie aussi achever, terminer, réussir. Afin que l'aventure ... aille à bon port, la FONT. Mandr. Je ne vous dis point... si je souhaite que toute la barque arrive à bon port, sÉv. 3. Jamais ceci n'ira à bon port jusqu'à dimanche, ID. 4 2. Je suais sang et eau pour voir si du Japon II viendrait à bon port au fait de son chapon, BAC. Plaid. III, 3. Il Capitaines et officiers de port, fonctionnaires ohargés de surveiller les ports de commerce. Il ^Endroit, dans une rivière, où l'on embarque etoebarque les marchandises. || Bas port, se dit, à Paris, de certaines parties des quais de la Seine, qui sont assez peu élevées pour qu'on y débarque et embarque commodément les marchandises. J|S4 Ville bâtie autour d'un port. Brest est un beau port. ||4jFig. Lieu de refuge, de repos. Venez-vous m'ânnoncer le naufrage ou le portT MAiRRT, Sophon. V, 2. Après un long orage il faut trouver un port; Et je n'en vois que deux : le repos ou la mort, corn. Ct'nna, iv, 4. Ne reconnaît-on pas en cela les humains? Dispersés par quelque orage, X peine ils touchent le port, Qu'ils vont hasarder encor Même vent, même naufrage, la font. Fabl. x, IB. Je m'assure un port dans la tempête, BAC. flrt't. 1, I. Quand on est arrivé au port, qu'il est doux de rappeler le souvenir des orages et de la tempête! MASS. Atent, ifort du péch. Ici viennent mourir les derniers bruits du monde ; Nautoiiniers sans étoile, abordezl c'est le port, lamart. Mfdit. la Semaine sainte. \\ Il est arrivé au port, il est dans le port, se dit d'un homme de bien qui eel mort et que l'on croit iouir du bonheur éter-
POR
nei. Il est dans le port, il est hors des ai teinte* de l'injustice et de l'envie, patbu, Leit. à Olinde, dans BiCHELET. Il Fig. Port de salut, lieu où l'on se retire à l'abri d'une tempête. Cette rade a été poui lui un port de salut. || Port de salut, se dit aussi de tout lieu où l'on se retire loin des embarras du monde, où l'on se met à l'abri de quelque danger.
— HIST. xT s. Souz Alixandre [Alexandrie], ad un port juste mer, C.li de llol. clxxxv. || xn' s. Or le [mon cœur] doinst Diex à droit port arriver;,Car il s'est mis en mer sans aviron, Couci, x. Tuz les porz funt guaitier e de jur e de nuit, Qu'il n'i puisse passer.... Th. le mart. «3. || xi:i' s. Li pors est teus [tel] desof [dessous] le mur, Que bien mil nés [navires] tôt à seùr Y puent [peuvent] estre et sejorner, Partonop. v. 804. Li sainz espiritz est cunfort  tuz dolens, as péris port, E lumeie est as tenebrus, Edouard le confesseur, v. 8124. El Dieu, à cui il s'alendoit, nous saulva en péril de mer bien cinq semaines, et venimes à bon port, JoiNv. 193. Il XV* s. Que nullement ils ne laissassent le roi d'Angleterre repasser, ni prendre port en Flandre, FBOlss. I, i, 406. ||xvrs. Au premier port faire bris, leroux de lincy, Prov. t. ii, p. i46.
— ETYM. Provenç. port; esp. puert«,- ital.por(o; du lat. porlus, qui se rapporte à nopo;, passage.
2. PORT (por; le ( ne se prononce pas et ne se lie pas), 4. m. || i,°jAction de porter, d'apporter Pour le port de si bonnes nouvelles, C'est trop peu d'un baiser, corn. dit. v, 3. 4'" éd. Il y Port d'un navire, ce que ce navire peut porter de charge. En France, en Angleterre, en Hollande, en Espagne , le port d'un navire s'exprime en tonneaux. Un vaisseau du port de cinq cents tonneaux. Pour connaître le port et la capacité d'un vaisseau, et en régler la jauge, le fond de ctle, qui est le lieu de la charge, sera mesuré, à raison de 42 pieds cubes pour tonneau de mer, Ordonn. août 4681. || Port permis dans la marine marchande, ce qu'un capitaine de navire ou un passager peut charger pour son compte, sans avoir de fret à payer. Le port permis est, pour le capitaine, d'un tonneau ou deux, et d'une fraction de tonneau pour chaque officier, legoarant. |j 3j Le prix payé pour le transport des effets que volturent les rouliers et les messagers, çt pour celui des lettres qu'on reçoit par la voie de la poste. Mais tu n'y perdras rien, et voici pour le port, corn. Ment. IV, 8. Ils m'ont ruinée en ports de lettres, sÉv. 242. Il Port payé, se dit d'un paquet, d'un colis, d'une lettre dont celui qui l'envoie a payé le port. Le colis est arrivé port payé. || Avoir ses ports francs, expédier et recevoir ses lettres franches de port. Un secrétaire de l'Académie devrait bien avoir ses ports francs, volt. LeIt. d'Alembert, «févr. 4776. ||yf>orl d'armes, l'attitude du soldat qui porte les armes. Se mettre au port d'armes. || Port d'armes, l'action de porter sur soi des armes. Cette république d'Italie [Venise] où le port des armes à feu est puni comme un crime capital, et où il n'est pas plus fatal d'en faire un mauvais usage que de les porter, MONTESQ. E.sp. XXVI, 24. || Permis qu'on obtient, moyennant le payement d'un droit, de porter des armes de chasse et de chasser. ||6JTermc de jeu. Les cartes que l'on réserve, apf?S en avoir écarté quelques-unes, pour les joindre à celles qui doivent reniror. Mon port est de carreau, de cœur. Tiens, c'est ici mon port, comme je te l'ai dit. MOL. Fdch. II, 2. ||6jjLa manière dont une personne se tient, marche et se présente. J'aime le port de l'une et la taille de l'autre, Régnier, Sat. vii. Le port majestueux et la démarche fière, corn Œdipe, iv, 4. La grasse est, dans son port, pleine de majesté, mol. Mis. n, 5. Je vois d'Ochosias et le port et le geste, bac Ath. v, 6. Ai-je bien d'un sergent le port et le visage ?iu. Plaid. 11, 4. || Elle a le port d'une reine, un port de reine, se dit d'une femme qui a la taille belle et l'air noble. || Celte personne a un beau port de tête, sa tête est bien placée, elle la porte bien. || Port de bras, manière de tenir les bras. Plus de cadence dès les premiers pas; il [le fils de Montbrunj crut la rattraper et couvrir son défaut par des airs penchés et un haut port de bras, st-sim. 1, ss.njjTerme de manège. Position que le cheval donne à sa tête. IIJJlJTermede botanique. Aspect d'une plante, manière d'être, ensemble des caractères apparents. Celte plante a le port de la ciguS. Le pin a quelque chose de monumental ; ses branches ont le port de la pyramide, chateaubr. Mont-Hlanc. \\9^ En musique, port de voix, l'articulation de deux sons qui se font en unissant le premier au second par une liaison du gosier, râii», la -Musique, m, <»%
POR
Il 10*' Dans le centre des Pyi éiiées, passage entre deux montagnes, ainsi dit parce que c'est par là que se portent les marchandises. Le port de Venasqut.
— HIST. XI* s. Sel puis [si je le peux] trover à port ne à passage, Ch. de Roi. xliii. || xii* s. En Roncevals, par som [par le sommet] les porz passant,Bonc. p. )»i. Il XIV* s. Leur bon port, leur tiOQ eslat et bon gouvernement, Ordonn. des rois de France, t. v, p. 562. Soubz umbre du granl port, que le dit Pierre frère Jehan avoiten justice, par le moyen de sa science et de sa praticque, du GANGE, portus. Il XV* S. Tant cuidoit-il bien avoir de grâce et de port [autorité] en la ville, frÔiss. u,
III, 3«. si regardèrent que.... ils ne pouvoient trouver meilleur capitaine que Soustrée; car il auroit de mal faire plus grand loisir et plus de port [inclination] que nul des autres, lo. ii, ii, U2. Lesquels, ayans le port [support] d i pape et du roy Ferdinand, cuyderent faire tuer Laurens de Medicis, C0M¥. VI, 6. Il xvi* s. Et quant au port faction de porter! du drap plus noir que meure, Hypocrisie en a taillé l'habit, mabot, m, 287. Chacun prioit estre du premier port [de la barque], Et d'une ardeur d'atteindre à l'autre bord Tendoit les mains, ou bell.
IV, 48, verso. Et les louanges sont comme lettres de change, Dont le change et le port, Ronsard, ne couste rien, m. vi, 40. recto. Il n'avoit rien de pedantesque que le port de sa robhe, mont, i, <47. L'ame [philosophe] doibt former à son moule le port extérieur, m. i, (75. Il y a aussi de la noblesse, qui, pour des querelles qu'elle prend sans propos, ou pour croquer la despouiUe d'un gras bénéfice, fait des ports [prises] d'armes, lanoue, (0«. Et avoit Sa Majesté laissé son accoustrement violet, qui est le port ordinaire du dueil de nos roys, carl. ii, H. L'abondance du bled sortant de cet artifice excède de beaucoup le précèdent port du terroir, e. ue SEBEKS, 97. Sur tout se faut résoudre à cela, que de ne les emploier [les juments] qu'à manger durant le premier mois de la conception, ne les six dernières .sepmaine» de leur ventrée, pour crainte de destùurner leur port, m. 304.
— ÊiYM. Voy. portes; prov. esp. et port, porte; ital. porfo.
PORTABLE (por-ta-bl'), adj. || !• Qu'on peut porter, transporte.". Je me croirais plus heureux, si j'avais le quart de ce bien- là en argent et en effets portables partout, montesq. Lett. pers. <»2. |{ En jurisnrudence, rente ou redevance iiortable, celle qui doit être portée au créancier dans un lieu désigné, sans qu'il la demanda, par opposition à rente ou redevance requérable, celle que le créancier doit aller chercher lui-même, i! 2° Qu'on peut prier, mettre sur soi. Mon habit que j'avais apporté de Genève était bon et portable encore, j. 3. Bcuss. Confess. ii.
— lllsT. xvi* s. Le cens n'est requérable, ains rendable et portable, lotsel, sai. Le travail des grans journées d'Espagne m'estoit plus portable [supportable] que le repous de France, où la fantaisie me tourmente plus que la peine, mahg. Lell. 3«.
— ÉTYM. Lat. portabilis, de porlare, porter. PORTAGE (p^-ta-j), s. m. ji !• Action de porter,
de transporter. Faire le portage du charbon, Ordonn. de la ville de Parti, ch. 23, dans hichelet. On suppose que la vente du sel aux étrangers pavera laigement la façon du sel et lo charriage ou portage qu'il en faudra faire dans les greniers et magasins, VAUB. Dime, p. <08. ||ï* Masse de marchandises qui sont transportées d'un bâtiment à terre, ou d'un magasin à bord, jj 3* Droit de portage, droit qu'ont ies officiers de marine et les matelnis d'embarquer tant pesant d'offeis ou de marchandises (expi-ession maintenant peu usitée). || 4* Action de porter par terre le canot et tout ce qui est dedans, quaiul la navigation d'un fleuve est interromi>uo par quelque ol«lacle. Faire portage. On ne voyageait alors qu'en canot; et, lorsque la navigation est interrompue, ce qui arrive souvent, par un saut ou rapide..., on portail ses canots sur l'épaule, ainsi que le dit Cbamplain dans la phrase que nous citons et qui donne si naïvement l'élymologie du mot portage : « Il nous fallut porter nos canots, hardes, vivres et aimes sur nos épaules, qui n'e.«t pas petite peine à ceux qui n'y sont pas accoutumés. » L. dussiEux, l.e Canada iom la domination françnise, p. H. Il Partie oil, certains fleuves d'Amérique cessant d'être navigables, on est obligé d'interrompre la navigation et de faire portage. Depuis Québec jusqu'à Montréal, il y a tant de [Mjrlages. ||B* Terme de marine. Point où une vergue porta sur le« haubans. Il Endroit où un obiet quelconque est touché par un autre.
DICT. Dl LA LAHOUF 'RAMÇAUI.
POR
— HIST. 3UI1* s. Notenier qui ne randront rien de portage, Liv. de just. 1 23. || xiv* s. Qu'il vous plaise Bttroyer audit commun de Gênés le treffe etSe porlaige par mer des marchandises que l'en porte de vostre royaume oultie mer, du cangb, portagium. Il XV* s. Le fardeau très pesant s'estoit venu plongier sur mes espaules jusques à durement ressongnier [craindre] comment je me chovirois du portage l.à où je ploioie dessoubs, chastel. Exp. s. vérité.
— ÊTYM. Porter.
PORTAIL (nor-tall, U mouillées), s. m. Façade d'une église où est la porte principale. Le portail de Saint-Gervais, chef-d'œuvre d'architecture.... et qui devrait immortaliser le nom de Desbrosses, encore plus que le palais du Luxembourg, qu'il a aussi bAti, VOLT. Temple du goût. \\Au plur. Des portails.
— KEM. 1. On a dit portai encore au xvn* siècle ; Ces froides horreurs de l'enfer, Cette nuit, ces vieux lits de fer, Où se vont coucher les Furies, Ce gros chien qui jappe au portai, Théophile, Œuv. ("part, p. 27. Il a. Au XVII* siècle, on disait au pluriel indilTéremment portails et portaux. Par ce p^int-là je n'entend:!, quant à moi, Tours ni portaux.... LA FONT. Rein.
— HIST. XIII* S si a quatre portaus, Dont li
mur sûnt espès et liaus, la Rose, 3833. Daciens lor avoit pels [pieux] de caisnes [chêne] donés, X ceus ont le portai par devant déterré, Ch. d'Ant. VI, "64. Quant l'aube est aparue et li jors ajornés. De la maistriere porte fu li flaiaus coupés, Et li portaus ouvers et arieres boutés, ib. vi, 864. {| xv* t. Luy vinrent nouvelles que monseigneur d'Alençon et Jean de la Roche estoient entrés par trahison dedans S. Maixant, mais qu'un portail de la ville tonoit encore pour le roy, Hist. d'Artus lll, connesl. de France, p. 776, dans lacijh.xe. || xvi* s. Le paysage e l bordé bien à propos de force chasteaui et belles maisons, sur les p rtaux desquelles il y avoit une frontispice de belles pierres.... d'aub. Fscn. IV, (9. U fiit pendu au portai de l'evesque de Wincestre, m. Hist. i, 73.
— ÊTYM. Berry, portai, portau; wallon, poirtd, poirtau; bas-lat. portale; du lat. porlo, porte.
i . PORTANT, A.NTE (por-tan, tan-t'), Of/j. || 1° Qui porte, qui soutient. Au lieu d'emprunter, comme dans le système actuellement pratiqué, l'adhérence nécessaire pour entraîner le convoi, au frottement des roues portantes, et qu'on appelle en raison de cela roues motrices, combes, Acad. des se. comptes rendus, t. lviii, p. 26 1. U faudra toujours des vides et des pleins, des parties portantes et des parties portées; suiiprimez une de ces données, et l'architecture n'existe plus, cii. gabnier, Honileur universel, 3 juin 18«7, p. 670, 6* col. Ijâ* Bien portant, mal portant, en hnriiie, en mauvaise santé, t'^lle est toujours mal portante.
I 2. PORTANT (por-tan), s. m. Il l* Fer courbé et attaché aux deux côtés des chaises à porteur, dans lequel on passe les bâtons pour porter. || i° Fer en forme d'anse attaché aux côtés des coffres, des malles et des cassettes, pour les soulever et les porter. Il 8* Partie du baudrier et du ceinturon qui tombe depuis la fin d'un dos côtés de la bande jusqu'aux pendants, et qui sert à allonger ou à raccourcir, soit lo baudrier, soit le ceinturon. ||4* Nom de df:ux pièces de bois qui font partie de la presse de l'imprimeur en taille-douce, et sur lesquelles roule la table. || 5' Terme de marine. Longueur de l'espace sur lequel une pièce de bois porte ou s'appuie sur le terrain. ||6* Terme de physique. Morceau de fer que l'on met sous l'armure d'un aimant et auciuel on suspend le poids que l'aimant doit soulever. Il se rencontre des aimants qui exigent un portant deux fois aussi haut que celui qu'exigent d'autres aimants, sans qu'on en puisse découvrir la raison, drisson. Traité de physique, t. m, p. 2(8. Il 7* Dans les di'ccrs de théâtre, nom donné aux monianU en boi» à poste fixe qui soutiennent les coulisses.
— KT <M. Porter.
POin ATIP, IVK (por-te-tif, ti-v'), adj. || !• AUé à porter. Livre [«natif. Cette lunette n'est pas portative. M. Oronte : Voulez-vous prendre pour cette somme ma maison du faubourg Sainl-Gerni:iin. — Cri>pin : J'aimerais mieux de l'art-'cnt comptant, — Ubrancho : L'argent, comme vous savez, est plus portatif, LESAOB, Crispin rival, se. i5. (jFig. Cette doctrine chrétienne étroite,' selon saint Paul, est très-portativp eipéditive, sainte- beuvk, Port- Royal, t. 1, p s»*, 3* éd. Il Portatif s'ajoute au titre de quelques l.vres, pour exprimer qu'ils sont d'un petit volume et facile» à porter. Dictionnaire (lortatif de géographie. || Armée porUtires, armes i lau
POR
dans lesquelles le recul produit par le tir est supporté, en tout ou en partie, par un homme. || Somme portative, somme d'argent qu'on porte sur soi, ou du moins qu'on a sous la main. Si j'avais encore, comme j'ai eu, quelque somme portative qui dépendît de moi, elle serait bientôt à vous, sÉv. 22 janv. (CDU. Il Substantivement. Ce qui se transporte facilement. Le cardinal de Bouillon ne garda que le nécessaire, le portatif et les pierreries, st-sim. 279, (9. (|2" Qui va facilement d'un lieu à un autre, en parlant des personnes. Il faut que vous conveniez qu'on n'est point portatif, quand on est attaché inséparablement à deux ou troi? personnes, SÊv. d Duplessis, (5 sept. I69i. Oh, répliqua la marquise, le soleil et les astres sont tout de feu, le mouvement ne leur coûte rien ; mais la terre ne paraît guère portative, fonten. Mondes, t" soir. ||3° Évoque portatif, prêtre qui portait le titre d'évêque ou d'abbé, tandis qu'un autre toucliait les revenus de l'évêché ou de l'abbaye. || Se disait aussi d'un évêque in partibus. !! 4° S. m. Un portatif, registre que les employés de diverses administrations portent dans leurs visites chez les redevables, pour y faire leurs inscriptions.
— HIST. XIV* s. On puet faire une loge portative de branches de fau [hêtre], Hodus, f. cxxxii, verso. Orgues seans et portatives, Hiit. litt de la Fronce, t. XXIV, p. 752. Pour unes granz bouges de cuir, neufves, à porter argent sur un sommier , et pour unes autres petites bouges portatives, de laboiide. Émaux, p. 170. Il IV* s. Un petit coutel portatif appelé baudelaire, du cangf, badelare. Adonc vinrent arbalcstriers et gens de pied avant, et si en y avoit aucuns qui jeioient de bombardes portatives et qui traioient grands quarriaulx empennés de fer, kroiss. II, II, 181. Il XVI* s. Les grands [chez les Romains].... aTOient des cuisines portatives, dans lesquelles tout leur service se iraisnoit aprez eulx, mont, i, 372.
— f.TYM. Lat. por(al«m, supin de porMre, porter. (. PORTE (por-t'), s. f. Il 1° Ouverture pratiquée
dans les murs d'une ville, pour y entrer et en sortir (ce qui est lo sens pro|ire du latin por(o) . Thèbos le pouvait disputer aux plus belles villes de l'univers; ses cent portes chantées par Homère sont connues de tout le monde, boss. //ts(. m, 3. H ne faut qu'ouvrir l'Ëcriture, pour trouver partout que la puissance publique paraissait aux portes des villes, où se tenaient les conseils et se prononçaient les jugements, ID. 2* instr. sur les prom. de l'Église, 40. Dès que Darius se vit on possession de Babylone, il fil enlever les cent portes et abattre les murailles de cette superbe ville, pour la mettre hors d'état de se révolter dans la suite, bollin , Hist. anc. (F.urr. t. m, p. "3, dans pouoens. Un êtmnger né à Myiide voulut savoir comment il |l)iogène] avait trouvé cette ville : j'ai conseillé aux habitants, réponditil, d'en fermer les portes, de peur qu'elle ne s'enfuie. C'est qu'en effet cette ville, qui est très-petite, a de très-grandes portes, barthKl. Ànach. ch. 2k. Il Ouvrir ses portes, capituler. Alexandrie lui ouvre ses portes, BOss. Hist. i, 9. || Dans le sens contraire. Fermer se.s portes, se décider à soutenir une attaque, un siège. || Former les portes d'une ville, empêcher d'y entrer. Déclarons-nous, madame, et rompons le silence; Fermons-lui dès ce jour les portes de liy- 7anco, RAC. Baj. \, 2. || L'ennemi est aux porte*, reiinemi est tout près de la ville. On s'occw;iait toujours de controverse, et les Turcs étaient aux portos, volt. IfûBuri, »i.||Fig. Tes plus grands ennemis, Rome, sont à tes portes, bac Mithrid. m, I. Il Porte de secours, porte d'une citadelle donnant sur la campagne ot par laquelle on peut introduire du secours. || t' Ouverture faite pour entrer dans ua lieu fermé et pour en sortir. La baie, le seuil d'une porte. Percer une porte dans un mur. Entrez dans cette porto et laissez-vous conduire, mol. ^coi« des femmes, v, 3. L'un est un bon marchand à grand'porle cochèrc, Où l'étoffe par aune est d'un écu plus chère, douhsault, Uots à la mode, se. 4. Qui pourrait le croire? les architectes ont été souvent obligés de hausser, do baisser et d'élargir leur» portos, selon que les parures des femmes exigeiiient d'eux ce changement, montbso. LeU. pers. 09. Il Mettre quelqu'un à la porte, le chasser de chei sol. On me mil à la porte avec un peu plus de vingt francs en petite monnaie qu'avait produits ma quête, j. j. Bouss. Confist. u. Il Mettre un domestique à la porte, le congéilier avec mécontentement. || Kamilièrcment. Prendre, gagner la porte, se retirer, s'écliappcr. J'ai gagné doucement la porte sans rien dire, boil. Sat. m. || Prenez-moi la porte, et bien vite, sortez d'ici au plu» tôt. || On dit dans le même sens : -assez la porte, passez-moi la porto, onHluzmoi U U. — IW
POR
POR
POB
porle bien vite. || Etre i la porte, être mis dehors. Si j'épouse une fois monsieur, me voilà forte; Une heure après l'hymen, ils sont tous k la porte, collin d'uarl. Vieux célib. m, <o, || k la porte, en entrant. Pourquoi veui-tu, cruel, agir d'une autre sorte? Laisse, en entiant ici, tes lauriers à la [lorte, coHN. Hor. iT, 7. Il avait accoutumé de dire qu'un noyice, entrant dans le monastère, devait laisser son corps à la porte, boss. Panig. St Bernard, «. Chacun peut le traiter [uu auteur dramatique] de fat et d'ignorant, C'est uu droit qu'à la porte on achète en entrant, boil. Art p. ch. lit. Il [Corneille] laissait, pour me servir de ses propres termes, ses lauriers à la porte de l'Académie, rac. Sép. au dise de Th. Corneille |{ Familièrement. Etre logé à la i orte de quelqu'un, avoir une habitation voisine de la sienne. Il Kig. Cette moi-t qui est peut-être à la porte, mass. Carême, Mort. Sorez-vous toujours. Seigneur, à la porto de mon cœur pour en solliciter l'entrée? id. Kyst. Visit. || On dit dans un sens analogue : il a une maison à la porte, aux portes de la ville, il a une maison qui est fort près de la ville. || Être à la porte, attendre la sortie de quelqu'un. Les chiens à qui son bras a livré Jézabel, Attendant qje sur toi sa fureur se déploie, Déjà sont à ta porte, et demandent leur proie, RAC. Alhal. m, 6. || Être porte à porte, se dit de personnes qui logent dans des maisons contiguës. Il Dans le langage familier, être porte à porte de quelqu'un. La maréchale de Villars, qui logeait porte i porte de nous, entre chez Mme de Saint-Simon, ST-siM. ii3&, 130. Heureusement la servante d'un vieux bon homme qui logeait au-dessous de moi se leva au bruit, courut appeler M. le châtelain, dont nous étions porte à porte, J. i. Rouss. Conf. xii. Il Dans les couvents, faire la porte, remplir les fonctions de portier. || Donner la porte à quelqu'un, le faire passer devant soi par honneur. Us passent devant les uns dans leur propre maison, ils chicantnt avec les autres pour éviter de leur offrir la porte, caillières, JfoU à la mode, ii.||Fig. Rentrer par une autre porte, avoir recours à un autre moyen. Varangeville rentra par une autre porte et dit à Monsieur.... EÉv. 28 août 1675. liFig Par la porte et par les l'enêtres, de toutes parts. La fortune entre dans cette maison de Fouquet par la porte et les fenêtres, GUI PATIN, Leltr. t. Il, p. 428. Il Kig. Si on le chasse parla porte, il rentre par la fenêtre, se dit d'un iiiportun dont on ne peut se défaire. || 8° Il se dit, par extension, des endroits de Paris où étaient anciennement les portes de l'enceinte. Du faubourg Saint- Jacques àla porte de Richelieu, de la portede Richelieu ici, d'où je dois aller encore à la Place-Royale, WOL. l'Amour méd. u, 3. || Porte se dit, à Paris, de quelques monuments en forme d'arcs de triomphe. La porte Saint-Martin. Là est le dessin de la porte Saint-Denis, dont la plupart des Parisiens ne connaissent pas plus les beautés, que le nom de François Blondel, qui acheva ce monument, volt. Temple du Goût. Il i° Assemblage de bois et quelquefois de métal qui sert à fermer l'entrée d'une maison, d'une ville, d'une chambre, etc. Les vantaux, les battants d'une porte. T'attendre aux yeux d'autrui, quand tu dors, c'est erreur ; Couche-toi le dernier, et vois fermer ta porte, la font. fabt. xi, S. Songezvous que je tiens les portes du palais; Que je puis vous l'ouvrir ou fermer pour jamais? bac. Bajax. u, t. Vous savez.... Que ces portes, seigneur, n'obéissent qu'à moi, ID. Etth. ii, <. On accourut, on enfon^ la porte, fén. TH. xiii. {| Frapper à la porte, y donner des coups avec le marteau pour se la faire ouvrir. Déjà, plein du beau feu qui pour vous [mes vers] le transjiorte, Barbin [un libraire] impatient chez moi frappe à la porte, boil. Éptlre x. || Kig. Quand ce divin Esprit frappe à la porte du cœur, pour s'y faire entendre en qualité de docteur et de maître, boss. Sermons, 2' ezhort. pour une visite. Il Pig. Heurter , frapper à toutes les portes, s'adresser à toutes sortes de personnes, chercher toutes sorte» de moyens pour réussir. Fénelon avait frappé longtemps à toutes les portes sans se les pouvoir fcir* ouvrir, st-eih. 3<, <o&. || Dans un sens analogue : il a heurté à la bonne porte, il s'est adressé è qui il fallait. || Fig. Heurter à la porte, faire quelque demande. Vous me faites rire, quand vous dites que TOUS n'avex plus d'esprit ; mais, si vous heurtiei unt soit peu à cette porte, vous trouveriez bientôt qui vous répondrait, SÉv. ï mars («8». Quoil une inconnue nommée la raison, soutenue de la vérité, heurtera i la porte, et elle en sera chassée.... et on ne vçudr» pas seulement l'entendre, id. 26 sept. t«»». lIKig. Mettre U clef sous la porte, quitter furtivement sa maison. || Fermer à quelqu'un ut porte au nés, sur le net, fermer une porte avec
vivacité pour empêcher quelqu'un d'entrer. Qu'on lui [au naturel] ferme la porte au nez, U Reviendra par la Tenêtre, la fontaine, Fabl. m, is. Et que, si, aujourd'hui pour demain, je vous avais tout donné, vous me feriez fermer votre porte au nez, LESAGE, Turcaret, u, S. || Pousser la porte au nez de quelqu'un, même sens. || On dit dans la même
sens : faire de la porte un masque sur le nez Si
jamais cher nous vous revenez. Je vous fais de la poite un masque sur le nez, reonabd, Ménechmes, II, 6. Il Écouter aux portes, être aux aguets pour surprendre les secrets de quelqu'un. || On dit de même : c'est un écouteur aux portes. H Cela vous apprendra à écouter aux portes, se dit à quelqu'un dont l'indiscrète curiosité a été punie. || Il a écouté aux portes, se dit de quelqu'un qui paraît avoir deviné un secret; ou, dans un sens ironique, de celui qui répète mal quelque chose entendu ou compris à moitié. Il Fig. Knfoncer une porte ouverte, faire un effort pour surmonter un obstacle qui n'existe pas. Il On dit de m^mo : c'est un enfonceur de portes ouvertes. |{ Il est entré, il est sorti par la belle porte, par une bonne porte, par une mauvaise porte, il a obtenu, il a quitté son emploi honorablement ou d'une manière peu honurable. Dites-leur, reprit-il, que, si jamais j'entre à l'Académie, ce sera par la belle porte, uarmodtkl, llém. vu. || Fig. et en un sens analogue, porte se dit des différentes issues, des différents partis que l'on prend. C'est la vraie porte pour en sortir honnêtement, sév. t2B. Il [Brancas] est à l'armée, volontaire, désespéré de mille choses, qui n'évitera pas trop de rêver ou de s'endormir vis-à-vis d'un canon; il ne voit guère d'autre porte pour sortir de tous ses embarras, lo. î juin (672. Vous voyez un jeune homme tout frais sorti de l'académie, qui cherche à entrer dans le monde, mais qui aimerait mieux n'y mettre jamais le pied, que de n'y pas entrer par une belle porte, DANCOtiRT, la Femme d'intr. ii, 6. 11 vaut mieux, puisque je veux sortir par là (et c'est la bonne porte), leur dire ce qu'ils veulent, hirabead, Lelt. origin. t. m, p. 272. || Porto vitrée, porte partagée par des croisillons de petit bois, dont les vides sont remplis par des carreaux de veiTe. jj Porte de glace, porte vitrée avec des morceaux à glace étamée, au lieu de verre transparent. || Porte coupée, porte à deux ou à quatre vantaux coupes à hauteur d'appui. Il Porte brisée, poite dont- une moitié se brise et se replie sur l'autre, dans le sens de la hauteur. Il Porte-croi.sée, fenêtre sans appui qui ouvre sur un balcon, sur une terrasse, p Porte battanle, châssis ordinairement couvert d'étoffe, qu'on met devant les portes dos ctiambres, et qui retombe et se ferme de lui-même. H Porte perdue, porte à laquelle on a donné le même arasement et la même décoration qu'au lambris où elle est pratiquée. Il Porte feint», imitation de porte qui sert à taire symétrie avec une ou plusieurs portes véritables. Il Fausse porte, synonyme de porte feinte. |{ Fausse porte, se dit aussi d'une porte dissimulée par laquelle on peut se dérober. Rien ne tourne, et les ais sont joints de telle sorte Qu'on ne s'aperçoit point de wjtle fausse porte, iiauteroche, Esp. [vil. II, 7. Le cardinal [de Richelieu] entra par une fausse porte dans la chambre où l'on concluait sa ruine; le roi sort sans lui parler, volt. Mœurs, (76. jl Fausse porte, se dit encore, dans une a.aison, d'une petite porte par laquelle on ne passe pas ordinairement. || Fausse porte, dans une place de guerre, porte destinée pour faire des sorties, ou pour recevoir du secours en cas de siégo. || Porte flamande, porte composée de deux jambages avec un couronnement et une fermeture de grilles de fer. Il Porte de derrière, porte ouverte sur les derrières d'un bâtiment. Quand le roi [Jacques 11] fut à Rochester, on le garda moins ; il y avait des portes de derrière à son palais; un domestique qui était au roi lui fît trouver des chevaux, dont il se servit, lafayette, Uém. cour de France, Œuvr. t. 11, p. 4112, dans POUGENS. Il Fig. Porte de derrière; fauxfuyant, défaite, échappatoire. || Il a toujours queli|ue porte de derrière, se dit d'un homme peu loyal qui trouve moyen d'échapper à ses engagements, à ses ptomesses. || 8' Dans l'ancienne cour, gardes de la porte, gardes qui veillaient dans l'intérieur du palais. Il Capitaine de la porte, capitaine de ces gardes. Les solitaires de Marlaigne ne logèrent que le père de la Chaise, confesseur du roi et son frère capitaine de la porte, ST-sm. l, 31. |' S" Fig. Il se prend au sens de demeure, logis. J.-mais homme (le sa profession (d'Ormessoii, dans l'ailaire Fouquet] n'a eu une plus belle occasion de se faire paraître, et ne s'en est mieux servi ; l'il avait voulu ouvrir
sa porte aux louanges, sa maison n'aurait nas désempli, SÉV. à Pompone, il déc. (684. Veux-tu voir tous les grands à ta porte courir.... boil. Sat. j Se présentera la porte de quelqu'un, se présenter à sa demeure pour lui rendre visite. || On dit de même : être à la porte de quelqu'un. Il était tous les jours à sa porte, HABiLT. Orarnm, 4. || Passer à la porte de quelqu'un, même .sens. On ne m'a pas dit que M. l'archevêque de Sens soit venu à ma porte ; et je n'en ai point été surprise, parce qu'il m'a toujours paru que, par une discrétion bien rare dans un évêque, il ne me voulait voir que pour affaires, MAiNTKNON, teK. d Jf me de Villetle, h aollt (708. Il Se faire écrire à la porte de quelqu'un, se faire écrire sur la liste du portier, afin que la personne qu'on va voir sache qu'on est venu. || Trouver porte close, ne trouver personne, ou n'être pas reçu dans la maison où l'on va. || La porte de cette maison est ouverte à tous les honnêtes gens, c'est-à-dire tous les honnêtes gens sont bien reçus dans cette'fiiaison. Il Refuser la porte à quelqu'un, ne pas le laisser entrer en quelque endroit. Il Faire refuserla porteàquelqii'un, ne pas vouloir recevoir sa visite. Faites-moi refuser votre porte, j. J. Rouss. IJél. i, (. || Fermer sa porte à quel u'un, nsplus le recevoir. Je ne puis vous souffrir vivre de cette sorte : .Vous m'avez obligé de vous fermer ma porte, heonard, le Joueur, 1, 7. Il Absolument. Fenner sa porte, ne plus recevoir de visites. A dix heures elle s'habilla, fit fermer sa porte, et ne vit que le roi, avec qui elle passa tout le reste de la matinée, genlis. Urne de Maintenon, t. 1, p. 2.;5,dans pougens. || Ouvrir, rouvrir sa porte, commencer, recommencer à recevoir. || Faire défendre sa porte, défendre de laisser entrer personne chez soi. Il On dit dans le même sens : sa porte était défendue. Que, do ce jour, pour lui ma porte est défendue, iesmahis, l lihpatient, se. (8. || Forcer la porte de quelqu'un, entrer chez lui bien que sa porte soit défendue. H Toutes les portes lui sont ouvertes, toutes les portes tombent devant lui, se dit d'un homme à qui ses places, son crédit, sa considération rendent toutes les entrées faciles. Le roi fit fort bien à M. de Pompone, et lui parla comme à l'ordinaire ; mais d'être dans la foule, après avoir vu tomber les portes devant lui, c'est une chose qui le pénètre toujours, sfiv. 28 févr. iC80. ||Se morfondre la porte do quelqu'un, essayer de pénéirer chez lui sans pouvoir y réussir. [11^ Laissa le créancier se morfondre à sa porte, boil. Sa<< v. {| 7° Les portes du temple de Janus, à Rome, que l'on ouvrait quand on déclarait la guerre, et qu'on fermait quand on faisait la paix. Deux portes qu'on nomma les portes de la guerre. Se rouvrant, se fermant, font le sort de la terre; Janus en est le garde, et Mars le souverain, i eui.le. En. vu. || Poéti<iuement. Fermer les portes du temple de Janus, fermer les portes de la guerre, faire la paix. Les portes de Janus par vos mains sont fermées, cokn. Cinna, u, (. Il 8* Chez les anciens monarques de l'Asie, la porte du roi, le palais du roi. Les jeunes seigneurs [chez les anciens Perses] étaient élevés à la porte du roi, avec ses enfants, boss. Ilist. in, 6. Une légère attention de la part d'une femme i;ui envoyait des pelisses et quelques bagues, comme il est d'usage dans toutes les cours ou plutôt dans toutes les portes orientales, volt. Russie, 11, 4. || Aujourd'hui , la Porte, la Porte ottomane, la Sublime Porle (avec une majuscule), la cour de l'empereur des Turcs. Partis de la vie pastorale, les Turcs ont fait de la tente immobilisée le symbole de l'empire; cette tente.... a deux portes : la porte du gouvernement et la porte de la béatitude (le harem), hichelet, Orîg. du droit franc. Inirod. xxxviii. || 8° Fig. Les portes de la mort, état où la vie est près d'abandonner un homme. Et pour le rappeler des portes du trépas, corn. Gai. du Pal. ui, 5. Ma sœur avait touché aux p'ortes de la mort, chateaub. René. || Être aux portes de la mort, être à l'extrémité. U [Télémaque] périssait, tel qu'une fleur qui.... ainsi le fils d'Ulysse était aux portes de la mort, FÉN. Tél. VII. Vous avez été jusqu'aux portes de la mort, MASS. Carême, /m))c'nt(.'||On dit de même: les portes du tombeau. Borgia ne pouvait pas prévoir que lui-même serait aux portes du tombeau, VOLT. HoFurt, ( ( 1 . Il Les portes de l'éternité, la mort. Dès que la mort se fait voir de près, que les portes d« l'éternité s'ouvrent à lui, mass. Avent, Mort du péch. Recevez mes tendres et derniers adieux; le» portes de l'éternité s'ouvrent pour moi, volt. Socrate, 111, lu. || Malherbe a dit aui portes delà peur, comme on dit aux portes de la mort, c'est-à dire à l'approche d'une grande peur. [Pierre] De vaillant fait couard, de fidèle fait traître, Aux portes de la
peur abandonne son maître, Et jure impudemment qu'il ne le connaît pas, malh. i, 4. || 10' Los portes de la Jérusalem céleste, les portes éternelles, la porte de la maison du Seigneur, l'entrée du paradis. Il [le Seigneur] vient enfin de vous ouvrir la voie des saints et les portes étemelles, hass. Avent, Mon du pc'ch. C'est un droit qui nous ouvre la porte de la maison du Seigneur, id. Carême, Vocal. Il La porte des cieux, même sens. Aveugles pour la terre, ils aspirent aux cieux, Et croyant que la mort leur en ouvre la porte. ... corn. Poly. m, 9. Il Par opposition. Les portes de l'enfer, les puissances de l'enfer. Les portes d'enfer signifient naturellement toute la puissance des démons, boss. l' instr. sur lesprom- de l'Église, 40. Tandis que l'ÊpIise de Jésus-Christ subsistera {or elle subsistera toitjeurs, puisque les portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre elle), bouroal. Sur lo recomp. des saints, t" avent, p. 38. jj II' Terme de mythologie. Porte de corne, celle par laquelle sortaient lessongcsvéridiques. P. te d'ivoire, celle par laquelle passaient les songes menteurs. || 12* Une ouverture quelconque. Et [dans un coucher de soleil) vers l'occident seul, une porte éclatante Laissait voir la lumière & flots d'or ondoyer, lamart. Ilarm. ii, 2. Il 13° Ce qui permet d'entrer dans un pays. Cette place est la porte de tel pays. || Fermer la porte, les portes d'un pays à une nation, ne pas lui permettre d'y entier. Les Japonais avaient feriné la porte de leur pays à tous les Européens, sauf les Hollandais. Il 14* Fig. Ce qui sert de passage aux impressions intellectuelles ou morales. Que pour sortir d'un cœur elles [les vérités] trouvent de portes! r.oRN. Mcom. m, 8. Je ne parle que des vérités de notre portée ; et c'est d'elles que je dis que l'esprit et le cœur sont comme les portes par où elles sont reçues dans l'Ame, PASC. Géométr. n. Hélas! vous sentez qu'à ces derniers moments.... toutes les portes de mon entendement sont fermées, mes idées s'enfuient, ma pensée s'éteint, volt. PoUl. el iég. Vial. entre un mourant el un homme qui se porte bien. Tout entre dans l'esprit par la porte des sens, DEULLE, Imaginât. 1. 1| 15* Entrée, introduction. La géométrie est la porte dos sciences mathématiques. Il Accès, moyen d'arriver. La porte des honneurs, des grandeurs, des emplois. Placide : De mon rang [de gouverneur! en tous lieux je soutiendrai l'honneur. — Marcelle : Considérez donc mieux quelle main vous y porte; L'hymen seul de Flavie en e.^l pour vous la porte, corn. Tlièod. I, ï. Maître de lui ouvrir ou fermer à son gré la porte de» grandes magistratures, J. J. Roii?s. Lelt. à d'Irémois, Corresp. t. vu, p. 4i. || Les portes secrètes, les moyens cachés de réussir. Vous me dites une grande parole, que les portes secrètes s'ouvriront ou se fermeront, selon ce qui plaira à M. d'Aigenson, MAiNTRNON, ip((. d ifme de Cayhts, (6 lévr. 47(8. Il Ouvrir la porte, donner accès. Le soin do la chair.... Aux fragiles pensers ayant ouvert la porte, MALH. I, 4. 11 n'est ni train pompeux, ni superbes palais Qui n'ouvrent quelque porte & des maux incurahles, mol. Psyché, iv, t II est nécessaire qu'il y ait de l'intgalité parmi les hommes, cela est vrai; mais, cela étant accordé, voilà la porte ouverte nonseulement à la plus haute domination, mais à la plus haute tyrannie, pa.sc. Pens. vi, < bis, éd. havet. C'était ouvrir une porto bien large à la calomnie, MONTESQ. Esp. xn, (6. MoH premier vol ouvrit la porte à d'autres, i. j. eouss. Confess. 1. 1| Fermer la porte à, exclure, refuser, couper court à. Il faut fermer la porto à leurs prétentions, corn, l), Sanche, I, 2. De l'humeur que je sais la chère Marinelte, L'hymen ne ferme pas la porto à la fleurette, mol. le Uép. v, ». De borner nos talents à des futilités, Et nous fermer la portflaux sublimes clartés, id. Femmes lav. m, a. Peulon, avec un si bon esprit, fermer les yeux et la porte i cette pauvre vérité T sév. 684. Mme la Dauphine lui dit [à Mme do la Forte] avec un air sérieux : Madame, je ne suis pas curieuse, n ferme ainsi la porte, c'esl-i dire la bouche aux médisances et aux railleries, id. 29 mars 1880. Il Fig. Une porte fermée, une incapacité à comprendre, à sentir. On ne fait point entrer certains esprits durs et farouches dans le charme et dans la facilité des ballets de Benserado et des fables de la Fontaine; cette porte leur est fermée, s6v. d Bussy, 14 mai 16hb. || Laisser une porte, ne pas empêcher complètement. Lo moyen d'apaiser le mal était de laisser une porte au repentir, et non de jeter le» hommes dans le désespoir [Kir un refus absolu et irrévocable d» jjardon, hollin, llist. anc. 'Kuv. t. III, p. 643, dans pougkns. || 16' Ce qui ferme certains meubles, certaines constructions. Les nor-
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tes d'une armoire. La porte d'un four. || Porte d'écluse , grande clôture de liois qui arrête l'eau dans les écluses. {| Bateau-porte, bateau que l'on coule à fond à la porte d'un bassin pour le fermer. [Porte marinière, synonyme de passelis. Les portes marinières [sur la Sarthe], ménagées dans les massifs des barrages, n'ofVrent que 4",30 à 5",20 de passage, comme celles de la Mayenne, et, comme ces dernières, elles sont fermées au moyen d'aiguilles et de petites vannes ou appareils superposé», E. CHANGEZ, Voies navig. de France, p. 698. Ces portes, réservi es dans les barrages, pour la descente ou la remonte des bateaux, se composaient, coimue on le voit encore sur plusieurs points, et même, au rapport des voyageurs, sur les canaux de la Chine, d'une voie de 6 à 7 mètres de largeur, fermée par plusieurs poutreJes mobiles placées les unes audessus de? autres, et suvied'un plan plus ou noins incliné, bordé latéralement par des estacadus en charpente, et servant k racheter la différence de niveau des deux biefs contigus, dotkks, Uist. de la navig. intér. de la l'rance, i, 80. || 17* Porte d'agrafe, petit fil de cuivre étamé, jilié en Jorme de cercle l'un côté, les deux bouts formant deux petits cercles serrés l'un à côté de l'autre; le bout arrondi sert à retenir l'agrafe, et les deux petits cercles à fixer la porte sur l'étoffe. || iS'Auplur. l'as, gorge, défilé. Plusieurs de ces gorges [du Caucase ], les seules sans doute qui fussent praticables, étaient fermées par des portes connues sous le nom de portes Caspiennes, de portes d'Albanie, et, an général, de portes du Caucase, bailly, Allanlide, p. no. Il 19° Terme d'anatomie. Portes du lait, nom donné aux ouvertures par lesquelles, chez la vache, les veines mammaires, s'élendant de la partie antérieure des mamelles jusqu'à la région anicrieure et latérale du ventre, pénètrent dans les parois profondes el inférieures de la poitrine; elles sont faciles à explorer. Il 20° Les portes du .''adder, les chapitres de ce livre. Le Sad 1er est divisé en cent articles, que les Orientatix appelaient portes ou puissances, volt. Ifœi(«, ». H 81° De porte en porte, lac. adv. De maison en maison. J'aimerais mieux chercher mon pain de porte en porte, Oue servir plus longtemps un maître Je la sorte, reonard. Fol. amour, i, t. Adieu le Marais, l'île Saint-Louis, maisons où l'on va de porte en porte s'ennuyer, ou faire un quadrille, DÎALMNVAL, École des bourgeois, il, ». Vous ignorez peut être qu'un polisson, nommé Clément, va de porte en porte, lisant une mauvaise satire contre vous, d'alemb. Lelt. à Voll. 6 mars <77-i. ! Il va de porte en porte comme le pourceau de saint Antoine. || 2î° De porte à porte, sans intermédiaire, en face. Jusque-là je suis assez glorieux pour vous dire de porte à porte que je ne vous crains ni ne vous aime, coaw. Utt. apolog. || 23* À porte close, toc. adv. En secret. || On dit dans le même sens : à porte fermée. J'aurais ''.^uné tout au monde pour le voir représenter (le r«vin de village] à ma fantaisie, à portes fermées, comme on dit que Lulli fil une fois jouer Armide pour lui seul,j. i. rouss. Confest. VIII. Il Par opposition. Jl portes ouvertes, publiquement. Apollon à portes ouvertes Lai.sse indifféremment cueillir Les belles feuilles toujours vertes Oui gardent les noms de vieillir, malii. m, a. Heureusement en Angleterre aucun procès n'est secret.... tous les interrogatoires se font à portes ouvb.-tes, VOLT. Polit, et tfg. Ilisl. d'Élis. Canning. || 24* A porte ouvrante, à portes ouvrantes, à porte fermante, à portes fermantes, à l'heure où, dans une place de guerre, les portes s'ouvrent ou se ferment. || Proverbe. Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, il faut se ilécider d'une manière ou d'une autre.
HlST. XI* s. De pareîs (paradis] li seit la
porte uverte, Ch. de Roi. clxiv. || xiii* 8. Li emperores Marchufle.... vint à une porte que on apcle porte oirée [dorée], villrh. cvi. Et il les assistrenl [assicgèrent] à moût poi de gent devant deus portes, ID. cxLi. i celle journée que nous entrâmes en nos nez [navires], fist l'en [on] ouvrir la porte de la nef, joiNV. 210. Aumona au lit de la mort messire» (iaucher 11 Grai^z dix livres chascun an à la porte [lieu dans les couvents ofi l'on faisait l'aumâiio] d'Igni, por doner cotes as inesiax [lépreuï] de la terre, du cange, iiorta. || xiv« ». Comme Guillaume de lireul, advocaten notre dit parlement, lequel est prisonnier à Paris dedcn» les porto» |libro dans l'aris, à la condition de n'en pas sortir], BM. des chartes, »• série, t. iv, p. ue. Et ..iianl je voy que pas n'en rient lies mari»), Mais dienlque, leurs femme» mortes. Ne passeront jamais IcU | orle» [ne se remarieront pas], i. uesch. JfiVoir de mariage, p. 13. Nous perdismet .'ulien Uourgoeuf U capi-
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taine de la porte du roy, com. vni, a. || xvi' s. À porte ouvrant, d'aub. Htsl. ii, 3ii. Deux cliiaoux qui estoient venus de la porte du sultan, id. ib. m, 419. Il a tellement esté pipé, qu'il a veu, devant que mourir, ses enfans aux portes [mendier|, sa femme au bordel, et sa personne à l'hospiial, ID. Conf. 1, (0. Tous ces desguisemenls sont vaines mascarades Oui aux portes d'enfer présentent leurs aubades, id. Tragique», Princes. Tout cela est frapper à la porte d'un Irespassé, cotgbavi. Les de^ niers venus ferment les portes, m.
— f.TïM. Bourguig po(e; provenç. et ital. porta,espagn. pucria; du lat. por(a, que les Latins, Tile Live entre autres, tirent de portare, parce 'iue, en traçant l'enceinte des villes avec une cluirrue, on soulevait, por(ai( la charrue à l'endroit où l'on voulait ménager des portes; mais portare eût donné portata, el non porta. Porta est bien un participe passif d'un verbe simple perdu, poro, pero, traverser (grec, notio;, nE^àui sanscrit, par, traver.-er).
J. PORTE (por-f), adj. Terme d'anatomie. Êrainences portes, nom de deux saillies de la face inférieure du foie qui bornent, l'une en devant, l'autr» en arrière, le sillon transversal. {| Veine porte, grosse veine qui reçoit le sang de l'estomac, de la rate, du pancréas et des intestins, et qui se distribue dans le foie. || Sillon de la veine porte, ou sillon transversal, sinuosité profonde qui loge le sinus d» la veine porte. || Appareil porte, vaisseaux portes ou de petite circulation, nom donné à toutes les partics de l'appareil circulatoire dans lesquelles le sang marche des capillaires d'un organe vers les capillaires d'un autre organe. Il y en a un d'annexé à chacun des appareils de la vie de nutrition, et non pas seulement un pour l'appareil digestif.
— IIIST. xvi* s. La veine porte est seule et unique, située i la partie cave du foje, duquel elle sort (ou plus lost de l'umbilicale}, et au milieu de tous les inteslin.s, PARS, i, 2i.
— ÊTYM. Porte I, à cause qu'on a comparé les deux éminences du foie à une porte.
PORTÉ, ftE (porté, léc), part, passé de porter. Il 1* Soutenu comme un fan, une charge. Trois fois le jeune vainqueur s'efforça de rompre ces intrépides combattants [les Espagnols à flocroy] ; trois fois il fut repoussé par le valeureux comte de Fontaines qu'on voyait porté dans m chaise.... boss. Louis de Bourbon. Elle a trouvé Py,-rlius porté par des soldats, Oue son sang excitait k venger son trépas, BAC. Àndr. V, ». || 2° Transporté d'un lieu à un autre Des tableaux porté? dans un musée. || Fig. La guerre portée par Charles VIII et par Louis XIJ en Italie, VOLT. Mœurs, 74. Il Tout porté, se dit de quelqu'un qui n'a pas à se déplacer pour faire quelque chose. Je vous conseille de demeurer à Paris ju.squ'4 ce que vous soyez las d'y être, puisque vous y êtes tout porté, UAiNTtNON, Lelt. à d^Auhigné, lo ocl. 1686. Le roi nomma Villars son premier ambas-sadeur plénipotentiaire pour aller à Baden, le comte do Luc pour le second, qui se trouvait loui porté, étant ambassadeur en Suisse, st-si.\i. »5S, i«i. Il Tout porté, se dit aussi des choses qui sont sous la main. J'eusse opiné i lâter du climat do Provence, cette année seulement, puisqu'il était tout porté, sÉv. 603, Il 8° Porté à terre, jeté par terre, en parlant dos personnes. || En vénerie, porté pir terre, se dit d'un cerf que les chiens ont forcé et fait tomber. || Fig. Quand Périclès avait été porté par terre dans la lutte, il persuadait aux a.ssistaiits qu'il n'était point tombé el les contraij/nait de croire moins à leurs yeux qu'à leurs oreilles, prlliss. f'ragim lur les pr('f. p. 4 < 1. 1| 4" Terme de peinlu-e. Ombre portée, ombre qu'un corps pro|ette sur une surface. |! 8° Excité, animé, poussé. Trois sainls également jaloux de leur salut, Portés d'un même esprit, tendaient à même but, la font. Fabl. xii, il. Ce douccl est un chat Oui.... (fcntre toute ta parenté D'un mauvais vouloir est porté, in. ib. vi, », Et je me sens par ma planète A la malice un peu porté, mol. ilmph. m, 'J. Il 6lre porté, avoir' de l'inclination, de la disposition à. J'aime en \érilé Pauline, je me son» portée pour elle, »Ev. n». Toujours porté à faire le mal, boss. Uist. i, H. Je no suis pa» fort portée, ma chère nièce, à demander de» grâce», maINTinon, Lelt. à Mme de Caytus, (7 juill. I7(ii. Il n'est que fier et iiidc^pcndaiit, plus porté d'ailleurs à s'apprécier au-dessous qu'aiidessuH de ce qu'il vaut, d'alkmb. Pnrir. de l'autrur. Il Etre plu» porté pour une persunnc que pour une autre, avoir plus de disposition, pla> '• goùl pour une personne que pour une o.n.o. !|*" Déclaré, exprimé, "^et jiarenu uu'on avail k»"
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gnés se plaignirent, qu'étant demeurée maltresse do ses bi-ng avant l'âge porté par les lois, elle [Olympiasl las dissipait en présents et en aumônes indi»c:ètes, FLécH. Bist. de Théod. m, 87. Le jeune rasar acquitta, des deniers qui provinrent de ces veilles, une partie des legs portés par le testament, VERTOT, liérol. rom. xiv, 306. || 7° Rendu, promulgué, en parlant de loi, de décret. Les lois portées en (080, 1743 et 1741 pour extirper ce reste de barbarie [l'osclavagedes indigènes au Brésil], baynal, Hist. phil. IX, tB. Il 8° S. m. Effet que produit, dans la mise, dans le costume, tel ou tel objet de toilette. Ëcharpe d'un joli porté. || Proverbe. Autant vaut traîné que porté, se dit des choses désagréables entre lesquelles il n'y a pas à choisir.
t PORTE- .\FKIC.HE (por-ta-fi-ch'), s. m. Grand cadre de bois dans lequel on met les affiches. \\Au plur. Des poi te-afflche ou affiches.
t rORTK AIGr.K (por-tè-gl), s. m. Officier qui, dans les aimées de l'empire français, l'orte l'aigle d'un régiment || Aupliir. Des porte-aigle ou aigles. PORTK- AIGUILLE (por-tè-gui-ll'; ni prononcé comme dans huile), t. m. || 1» Espèce de petit portefeuille en cuir o» autre substance qui renferme de petites lanières de cuir pour passer des paquets d'aiguilles, et de rètofTe de lame pour attacher des aiguilles, li 8° Instrument dont les^chirurgiens se servent pour tenir les aiguilles plus solidement et leur donner plus de longueur. || 8* Chez les tableticrs-gaîniers, sorte de pince de fer qui sert à saisir l'aiguille. Il Au plur. Des poile-aiguille ou aiguilles. t PORTE-AIGUILLON (por-tè-gui-Uon , Umouillées;ut prononcé comme dans huile), s. m. Famille d'insectes hyménoptères armés d'un aiguillon.
t POHTE-ALLCME (por-U-lu-m') , i. m. Terme
de boubrigei ie. Petit réchaud pour éclairer le four.
— Etym. Porter, et allumer.
t PORTE-ALLUMETTES (por-U-lu-m&-l'), t. m.
Sorte de bulle où l'on met les allumettes. || Au plur.
Des porte-allumettes.
t l'ORTE-AMARKE (por-ta-mâ-r'), î. m. Terme de marine. Cjlindre en bois enveloppant un cotdage roulé en bobine et qu'on lance à l'aide d'une bouche à feu, afin d'établir une communication de navire à navire ou de la terre à un navire. Kn moins de cinq minutes, le canoi envoyait une fièchç portoamarre au cotre l'Épreure, mouillé au milieu de la Seine; le va-et-vient était établi avec sa haussière, et trois hommes étaient successivement amenés d« bord à terre dans la liouoe do sauvetage, MoniU unicersei, («juin i867,p. 763, 6'col. Dix-huit postes de porte - amarres à grande portée fonctionnent dans la Manche, ib. 29. nov. I868, p. 462i, i" col. I| Au ftlur. Des porie-amarre ou amarres.
PORTK-ARQUEBU.SE (por-tar-ke-bu z'), s. m. Officier qui portait le fusil du roi ou des princes de la famille royale, à la ch isse. || Au plur. Des portearquebuse ou arquebuses.
I PORTE-ASSIETTE (por-ta-sië-f), ». m. Cercle de métal, plateau de bois ou d'osier tressé qu'on met sous les plats. || Au plur. Des porte- assiette ou assiettes.
t PORTE-ACNE (por-tÔ-n*}, t. m. Tringle de fer attachée au plafond, et à laquelle l'aune est suspendue, afin de pouvoir mesurer plus commod. ment les étoffes. Il Au piur. Des porte-aune ou aunes.
PORTE -BAGUEITE (por-le-ba-ghè-f), s. m. Rainure placée le long du fût d'une arme & feu, pour recevoir la tiaguette. || Aup/ur. Des porte-baguette ou liajruettes.
t PORTE BAÏONNETTE (por-te-ba-io-nè-f), », m. Partie d'une banderole de fusilier. ||i4u pJur. Des porte -baïonnette ou baïonnettes.
t PORTE-BALANCE (por-te-ba-lan-s') , ». m. Morceau de fer monté sur un pied, terminé par un crochet, qui .sert à suspeiidro le trebuchet ou la balnnco. || Au p(i<r. Des porte-balance ou balances. PORTK-BALUC (por-le-ba-l'),». m. Petit mercier qui court le pays, porlant ses marchandises dans une iMille sur son dos. Leurs pères [de nos pères] de qui venaient-ils? le vôtre, d'un vendeur de marée aui halles, et le mien d'un p.irte-balle [paroles du duc de Gesvresau duc de VilîeroiJ, st-sim. 78, t»7. Il ^u ptiir. Des porte-balle ou balles. - Btym. l'orler, balle.
t rORTK-BANDEAlI (por-le-1)an-da), adj. Oui porte un bandeau. Chypre, ton vin, qui rajeunit ma verve, Me fait revoir l'enfant porte-bandeau, BiiANo. lin de Chypre.
PORTBrBABRES (por- tc-ba-r") ». m. pi. Anneau» de cordes passées dans l'anneau du licou, et qui tupporienl le» barres des chevaux qu'on mène accouplé». Il Au plur. Des porte-barre».
t PORTE-BATTANT (por-te-ba-tan), ». m. Barre de suspension du Imitant d'un métier à étoffe.
t PORTE-BEC (por le-tièk), ». m. Famille d'insectes coléoptères (les curculionides). || Au plur. Des por'e-becs.
t PORTE-BOBKCHF, (porte-bo-bè-ch"), s. m. La partie qui dans un flambeau porte la bobèche.
t PORTE-BONNET (por-te-bo-nè), s. m. Nom donné à certaines courroies attacliee.? à une giberne pour y maintenir le bonnet de police. || Au plur. Des porte-bonnet ou bonnets.
t PORTE-BOS.SOIR (por-te-bo-soir), s. m. Terme de marine. Espèce de console placée sous le bossoir pour le soutenir. |1 Au plur. Des porte-bossoirs.
t PORTE- BOUCHOIR (por-te-bou-choir), s. m. Devant du four, tablette ou autel du four. || Au plur. Des porte-houchoirs.
PORTE-BOUGIE (por-te-bou jie), ». m. Tcrmede chirurgie. Instrument en forme do canule, à l'aide duquel on conduit des bougies dans l'urèthre afin do le dilater. |j Au pbir. Des porte-bougie ou bougies.
1 PORTE-BOl'QUF.T (por-te-lou-kè), s. m. Sorte de parure qui sert h porter les bouquets. || l'elit vase à (leurs,
t PORTE-BOURDON (por-te-bour-don) , s. m. PMerin. Et d'un porte-bourdon je le pourrais souffrir, LA FONT. Petit chien, il ^u piur. Des porleliourdon ou bourdons.
t PORTE-BROCHE (por-te-pro-cb'), ». m. Manche mobile qui reçoit différents outils. || Au piur. Des porte-broche ou broches.
PORTE -CARABINE (por-te-la-ra-bi-n') , ». m. Voy. rORTE-MOUSQUsroN. Il Au plur. Des porte-carab-ne ou carabines.
t PORTE CAUSTIQUE (por-le-kô-sti-k') , s. m. Terme de chirurgie Instrument dont on se sert pour porter un caustique dans lo canal de l'urèthre, et le mettre en contact avec les rétrécissements qu'il s'agit de détruire, sans toucher aucun autre point des parois du canal. || Au plur. Des portecaustique ou caustiques.
I PORTE-CUAÎNE (por-te-cliê-n') , ». m. Terme d'arpenteur. Voy. CHAÎMiitJR. || Au piur. Des portechaînes.
t PORTE-CHANDELIER (por-te-chan-de-lié) , ». m. Acolyle qui porte un chandelier dans les processions. Il Au plur. Des porle-clianilelier ou chandeliers.
PORTECUAPE (por-techa-p'), s. m. |1 1° Celui qui ordinairement porte la cliape dans une église. '■' i' Titre que les maîtres cuisiniers de la ville de Paris prenaient autrefois dans leurs lettres. || Au plur. Des portecliapes.
t PORTE-CHAPEAU (por-te-cha-p6) , s. m. Un des noms vulgaires du poliurus aculeatus.
I PORTE-CHARBON (por-te-char-bon),.?. «(.Instrument qui, dans la production de la lumière électrique, porte les charbons polaires. || Au plur. Des porte-charbon ou charbou..
PORTECUOUX (por-te-chuJ), s. m. Petit cheval de jardinier, servant à porter les légumes au marché. Il Au piur. Des portechoux.
t PORTE-CIERGE ipor-ie-sièr-j'), s. m. Celui qui porte des cierges. || Au plur. Des porle-cierge ou cierges.
— HIST. xvi" s. Par leur ceroferaire ils entendent dire un porte cierge, calv. Irist. i tso.
f PORTE-CIGARE (por-le-si-ga-r'), », m. Espèce de chalumet au bout duquel on adapte un cigare. Il Étui pour renfermer plusieurs cigares. || Boîte dans laquelle les cigares sont rangés pour ftre offerts. |! Au plur. Des porte-cigare ou cigares,
t PORTE-CLAPET (por-te-kla-|ié), s. m. Pièce de cuivre circulaire qui fait pario du corps do pompe. Il Ah plur. Des porte-clapet ou clapets.
PORTE-CLEFS (por-lekié) , ». m. || 1° Valet do prison qui porte les clefs. Il gagna par argent, par promesses, je ne sais comment, un des porte-clefs; ce sont les gens qui servent les prisonniers, leur portent à manger et toutes les choses dont ils ont besoin, staal, Uém. t. ii, p. 20). \\i' Terme de musique. Clavier, Un porte -clefs d'acier, d'argent. ]l Au plur. Des porte-clefs. ,
t PORTE-COL (por-te-kol) , ». m. |i»l" Synonyme de porte-collet. Des boucles d'argent, un porle-col, des bas de soe, j. j, rolss. Ilél. iv, <0. |{ 2" Au plur. Des porte-cols. Il \ porte-col, loc. aiii-. En portant sur le cou. N'entendons assujettir au payement du droit annuel sur l'eau-de-vie ceux qui en achètent à pot et à pinte, et la revendent à porle-col ou aux coins des rues, Wciarot. du roi, 3o janv. 17(7.
— ETYM, Porter, cou.
PORTECOLLET (por-teko-lè), ». m. Pièce de carton ou de baleine qui soutient le collet ou le ra-
bat. Le cardinal de Rouillon tSchait de fois à autia de laisser entrevoir in peu de ce bleu [les marquede l'ordre], entre le haut desa soutane et son portes collet, ST-SIM. 79, 20. Il Au plur. Des portecoUets.
t PORTE-COLLIER (por-te ko lié), ». m. Terme de marine. l'ourrure de sapin qui entoure les bas mâts à la hauteur des colliers d'étais.
t PORTE-CORDKAC (por-te-kor-dô),s. m. Terme d'iiorliciilture, r.hevalet qui maintient les cordeaux dans la direction où ils ont l' té placés, || Au plur. Des porte-cordeau ou cordeaux.
\ PORTE-COTON (por-te-ko-ton), ». m. Ancien nom, dans les maisons royales, d'employé au service des latrines. Nous leur concédons la dignité de notre porte-coton quand nous irons à la selle, volt. Dial. 35 II Fig. Vil complaisant. !! Au plur. De« porte-colon.
] PORTE COCTEAU (por-te-kou-tô), s. m. Ustensile, dit aussi chevalet, servant à empêcher le couteau d'être en contact avec la nappe et de la sal r. Il Instrument qui sert à couper le fil de fer dont on fait les hameçons. || Au p/ur. Des porte-couteau ou couteaux.
PORTECRAYON (por-te-krè-ion), ». m. Instrument de métal dans lequel on met un crayon. || Au plur. Des porlecravons.
IPORTE-CRÊTÊ (pnr-te-krê-f), ». m. Kspèce d'iguane {isliure d'Ambnine, reptiles sauriens).
PORTE-CROIX (por-te-kroî), ». m. Hl" Celui qui porte la croix devant le pape, devant un légat, devant un archevêque, etc. Illustre porte-croix, par qui notre bannière N a jamais en marchant fait un pas en arrière, boil, Lutr. v. || i- Il se dit aussi de ceux qui portent lacroixaux processions. || 3° Nom de plusieurs insectes coléoptères, || Au plur. Des porte-croix.
— liIST, xvi* s. Là, selon l'ordre de la ccnfrairie, il lui fallut [à un Lyonnais avec la femme duquel Henri III avait un rendez-vousj porter la croix ... aiant traversé quelques rues.... prit sa jalousie pour interprète de sa dévotion, commença à porter la teste plus hasseque nedevoitun porte-croix..,.
d'aI'B. Hist. II, ■.î:i2,
PORTE-CROSSE fpor-le-kro-s'), s, m. || 1° Celui qui porte la cro-se devant un évêque, || i" Petit fourreau de cuir cjiii est attaché par une courroie aux selles ,de cavalerie, vers le ffano droit du clieval, et dans lequel cnire le bout de la carabine ou du mousqueton, \\Avvlur. Des porte-crosse.
t PORIECURE-IHCNT (por-te-ku-re-dan), s. m. Petit ustensile dans lequoi on porte des cure-dents. ,
f PORTE-llAIS (por-te-dè), s. m. Celui qui porte un dais. L'n porte-Jais et quelques autres ecclésiastiques assistants avec des cierges, des flambeaux et la croix, innERoT, Salon de i767, (Euo, t. xv, p. 48, dans POUGHNS, || Au plur. Des porte-dais.
PORTE-DIEU (por-te-dieu), ». m. Prêtre qui porte le viatique aux malades. Ces malheureux porte-Dieu, c'est ainsi qu'on les appelle, ayant pour perspective l'exil d'un côté et la laim de l'autre, [dans les querelles entre le clergéet les parlemenLs], d'alp.mb, Dcstr. des Jésuit. Œuv. t, v, p. 8i, dans POUGRNS. Il Au plur. Des porte-Dieu,
— REM. Il faut, dans ce mot, écrire Dieu avec une majuscule : un porte-Dieu.
PORTE- DRAPEAU (por-te-dra-pô),». m. Officier qui porte le drapeau. Le porte-drapeau du régiment est toujours le plus exposé; du reste, j'ai fait mon devoir, iI/o« de Carrel bkssé et mourant, dans Œtivres, 1. 1, p.Lxx, Il .4 1( piur. Des porte-drapeau oudrapeaux.
PORTÉE (por-tée),». f. || l'Ancien terme de marine. Port d'up navire. Le maître qui aura déclaré son vaisseau d'un plus grand port qu'il n'est.... sera tenu des dommages-intérêts du marchand,... sera réputé y avoir erreur en la déclaration de la portée du vaisseau, si elle n'est au-dessus du •0', Ordonn. août lasi. || 2° Totalité des petits que les animaux quadrupèdes portent et mettent bas en une fois. I.a tigresse qui voit enlever .sa portée. Est moins à redouter qu'une femme irritée, tristan, Mariane, ii, «, Dans tous lesanimaux, les premières et les dernières portées sont moins nombreuses que les portées intermédiaires, bufp. Quadrupèdes, t, III, p. 116. Regardez, m'a-t-il dit, ces deux chiens qui sont dans la cour : ils sont de la même portée; ils ont été nourris et traités de même; J. J, ROUSSEAU. Ilél. V, 3, Il Durée de la gestation des animaux. || 3° Terme d'arpenteur. Mesure qui est de la longueur de la chaîne que l'arpenteur porte d'un piquet à l'autre, ||. A° Terme de lapipidaire. Place dans laquelle doit être logée la pierre que l'on veut sertir. || Terme d'horlogerie. Petite assiette -ur laquelle portent les tiges verticales. Il Terme de plombier. Pièce de cuivre qui
POR
«ert à boucher l'eitrémité inférieure du moule à tuyaux. Il 5° Portée d'eau, le volume que débite un cours d'eau dans un tetops donné. || 6° Terme d'architecture. L'étendue laissée libre sous une pierre, une pièce de bois, etc. placée horizontalement, et soutenue en l'air par un ou plusieurs points d'appui. Comment ces galeries, contribuant à rétrécir la eelta [dans les temples anciens], contribuaient aussi à diminuer la portée des plafonds, quath. de quincy, /ns(i7. Mém. Hist. et litt. anc. t. m, p. 249. || La partie d'une pierre ou d'une pièce de charpente ainsi placée qui porte sur le mur, sur un pilier, etc. Cette poutre n'a pas assez de portée dans le mur. Il Ssillie au delà d'un mur de face, comme celle d'une gouttière, d'un auvent. || Terme de charpente. Se dit du bout d'une pièce qui est scellée dans un mgr, ou qui porte sur une sablière, ou bien d'un bout d'une solive sur une poutre. \\T Terme detisserand. Allée et venue du cordon ou du ruban de fil qui parcourt toute la longueur que doit avoir la chaîne d'une étoffe. La portée est un certain nombre de fils qui font partie de la chaîne; les chaînes s'ourdissent ordinairement par demi-portée, Dict. des arts et met. Drapier. || Dans une corderie, une portée de fils est le faisceau de fils que les cordiers peuvent étenlre, par une opération unique, dans toute la longueur de l'atelier, pour former l'ourdissage d'un cordage. || 8° Terme de chasse. Branches que le cerf a pliées ou rompues avec sa tête, et qui sont autant de traces de son passage. H 9° La distance à laquelle un canon, un fusil, un pistolet, un arc peut lancer un projectile. Mon fils a été spectateur des deux armées rangées si longtemps en bataille; voilà la seconde fois qu'il n'y manque rien que la petite circonstance de se battre; mais comme deux procédés [préliminaires de duel] valent un combat, deux fois à la portée du mousquet valent une bataille, sÉv. 280. Cette méthode [la mesure de la force des projectiles par un pendule qu'ils viennent frapper] est préférable à colle où l'on voudrait juger des forces par les portées, CONDORCET, d'Arci. La grandeur des portées dépend de la manière plus ou moins exacte avec laquelle la bombe est attachée à la bouche du canon, an- DRÉossr, Inst. Mém. scienc. t. vu, p )8i. On s'aperçut [à la Moscowa] que, dans l'obscurité, les batteries avaient été placées hors de portée de l'ennemi ; il fallut les pousser plus avant; l'ennemi laissa faire : il semblait hésitPr à rompre le premier ce terrible silence, ségur, Hist, de Sap. vu, 9. Il L'ne portée de fusil, une distance peu considérable. La ville est à quelques portées de fusil. || On a dit, dans le même sens, portée d'escopette. Un petit gentilhomme qui avait sa chaumièreà deux portées d'escopette de Cinquello, lesage, Viabl.boit. ch.i9. Il Par extension, à portée, à la dislance convenable pour faire quelque chose. Mettez-vous à poitée, afin (le pouvoir entendre. Ne lâchez pas encore, votre coup de fusil ; vous n'êtes jias à portée. Les canons n'étaient pas à portée. Quand il fut à portée de se faire entendre.... Fè.N. Tél. x. || X la distance on l'on peut être atteint. Jamais auprès des fous ne te mets à portée; Je ne te puis donner un plus sage conseil, L* FOM. Fabl. IX, 8. Il X portée, à distance convenable. Un asile éloigné, m.iis à portée J. J. boues. Ém. V. Il Être à la portée de la main, être assez près pour qu'on puisse atteindre avec la main. C'est sur les objets qui sont 4 la portée de sa main, que la statue commence à faire des expériences; en conséiuence il lui semble d'abord, à chaque bruit qui frappe son oreille, qu'elle n'a qu'à étendre les bras pour saisir le corps qui le rend, condil. Traité des sens, m, 2. 1| Fig. X la portée de, facilement accessible. J'aimerais fort à vous parler sur certains chapitres; maisceplai.slr n'sslp.isà portée d'être espéré, sitv. H mai («80. Ayez une vue du Canada comme d'un bien qui n'est plus à portée [M. d^ r.rignan avait a'nbilionné d'être gouverneurdu Ca, ala), ID. « avr. 1672. Tous les vrais plaisirs de l'homme sont à sa portée, ;. j. bouss. Ilél v, 2. || Fig. Etre à portée de, être dans une situation convenable pour faire quelque chose. On dit qu'il [Turenne] est A portée de se battre avec ce Montocuculli, sév. l»i. D'abord.... on n'c^pere point de pouvoir être de vos amis; mais, quand on voeu connaît et qu'on est 4 portée d'être de ce nombre.... on vous adore, m. à Urne de Grignan, 2i sept. i«80. Je ne suis pas encore à portée de recevoir cette joie, iD. i3 ocl. ifl's. || Être à porlée de quelque chose, pouvoir recevoir ou faire ^irelque ch««e. Vous pei-d-'Z bien de n'être pas à portée de cette confidence, ma chère enfant, sEv. 37). Il me semble que je ne suis plus à portée de rien, D. 4»7. Il Hors de la portée k une trop grande dis-
POR
tance pour. Je crains bien qu'étant hors de la portée de toutes les postes, je ne reçoive point de vos lettres dimanche, sév. 27 mai )B"2. j| Être hors de portée de, ne pouvoir faire. Dans une conversation, nous aurions fait des réflexions que l'éloignement nous met hors de portée de faire, sÉv. à Bussy, i3 août 1690. Quand il se crut hors de portée de rencontrer Milord, hamilt. Cramm. 9. Je ne saurais m'en charger, parce que, vraisemblablement, je ne serai pas à Paris dans un mois, et, par conséquent, hors de portée d'avoir sa réponse, d'alkmb. Leit. à Foltarre. i2 août i770. || 10° Étendue de la Toix, de la vue, de l'ouïe, etc. Etre à portée de la voix de quelqu'un. Cela n'est pas à la portée de ma vue, de mon oreille. Tout naïre ou raispoute peut nous tuer, si nous l'approchons seulement à portée de notre haleine, bern. de st-p. Chaum. indienne. Il Terme de marine. La portée d'un phare, la distance à laquelle ce phare peut être aperçu, en général, par un observateur élevé de 4 ou s mètres au-dessus de la mer. || 11° Ternw .ie musique. La réunion des lignes qui servent à écrire la musique, et sur et J entre lesquelles on commença, dès le xi« siècle, à î échafauder les neumes ; le nombre des lignes com- ' posant la portée a varié; il est aujourd'hui de quatre pour le plain-chant et de cinq pour la musique. j II Musique sur portée, nom donné à la musique ; édite en notation ordinaire, pour la distinguer de la musique en chiffres et de la musique en tablature (voy. TABLATURE). 11 y avait longtemps que j'avais pensé à noter l'échelle par chiffres pour éviter d'avoir toujours à tracer des lignes et portées, ' lorsqu'il fallait noter le moindre petit air, 3. i. rolss. , Confess. vi. |{ 12" Fig. Ce que peut faire une per- ' sonne par rapport à sa fortune, à sa position, etc. Cette place est à sa p-rtée. Il a fait une dépense fort au-dessus de sa portée. Ne parlons point ici du Tage ni du Gange, Je connais ma portée et ne ' prends point le change, corn Pomp. Ii, 3. || 13° Fig. L'étendue d'esprit, la capacité, l'aptitude à comprendre. Je sonde ma portée et me tâte le pouls, RivONiER , Sal. I. Après la grâce qu'ils m'ont faite de ne point dédaigner ce qu'ils ont vu, je pense avoir quelque droit d'espérer qu'ils ne me refuseront pas celle de se contenter de ce que je puis, et de n'exiger rien de moi par delà ma portée, corn. /mit. Préf. de (652. Connaissons donc notre portée, PASC. Pens. i, i , éd. havkt. Qu'on accorde donc aux pyrrhoniens ce qu'ils ont tant crié : que la vérité n'est pas de notre portée, ID. ib. t. I, p. < 1 6, note, éd. havet. Je trouve Pauline bien suffisante de savoir les échecs; si elle savait combien ce jeu est au-dessus de ma portée, je ciaindrais son mépris, SÉV. 614. Son esprit était de la portée de tous les esprits qu'il voulait, hamilt. Cramm. to. On sait à quel âge un enfant doit apprendre à lire.... ce n'est qu'en matière de religion qu'on ne consulte point sa portée, DIDEROT, Pens. phil. 2i. Moi qui voyais si bien la portée de ce pauvre homme [Voltaire] dans les matières politiques dont il se mêlait de parler, J. J. BOuss. Conf. XI. Il X portée de, à la portée de, susceptible d'être compris. Je vous manderai si ce livre est à portée démon intelligence, sév. 4.i4. , Nous voyons les nourrices et les mères s'abaisser pour se mettre à la portée de leurs petits enfants, Boss. i' sermon, Visitation, 2. Reconnaissez-vous là dedans le père commun que nous pleurons? nécessaire à tous, ne fut-il pas toujours à la portée [■de tous? VASS. Or. fun. Villeroy. Lui [Fontenelle] qui traitait les matières philosophiques avec tant do lumii're, qui connaissait mieux que personne l'art de les mettre à la portée du commun des lecteurs, CONDIL. Art décr. il, n.||Hor3 de la portée, qui n'est pas susceptiiile d'être compris. Ces philosophes, qui ne pensent pas qu'il y ait rien hors de la portée de leur esprit, coNiiii.. Traité des sysl. ch. 7. Il 14" Fig. La force, l'importance d'un sentiment, I d'une passion, etc. J'accepte votre haine, et l'ai bien méritée, J'en ai prévu la suite, et j'en sais la '• portée, coBN. Sertor. v, 4. Je connaissais la portée do sa faiblesse, et j'étais convaincu qu'elle n'irait pas jiisques-là, betz, Mém. t. ii, liv. m, p. 2.16, , dans pouci-.NS. Il II se dit dans un sens analogue, j d'un raisonnement, d'une expression^ etc. La portée d'un argument. Une enfant qui no sent pas la portée Ide ce qu'elle dit, picard, Filles à marier, m, fi. j — HIST. XIII* s. Que celé [la Vierge] qui do vuus I [Jésuj| fit la sainte portée.... Berte, cxxvi. || xvi* s. i II les laissa, parce qu'elles estoycKt quelque peu i trop poisantes i la pourtee, bah. Gnrg. i, 17. Il es) ! vray, monseigneur, qu'il luy est impossible de por- ' 1er plus la des|iense, car vous savez sa portée [ses i ressources], haro. Letl. xcv. Sy Dieu au bout des
POR
vingt et quatre heures n'eust diminué la fièvre, son petit corps en avoit plus que sa portée, iD. ib. en. Voyant deux telles forces si près l'une de l'aultre, ung loy et ung empereur à une portée de canon près.... iD. ib. cxxxiv. Selon la portée de l'ame qu'il [le précepteur] a en main, mont, i, <eo. Ils receurent M. de Vieilieville selon leur portée, carl. viii, «». Ils nous ont enseigné des preuves pour cognoistre la portée [qualité] des terroirs, o. DR serres, 4. Au temps passé les veneurs appeloient ce que maintenant l'on dit portées, frayées; à présent nous usons de l'un et de l'autre, parce que, un cerf entrant dedans le bois, il le fraye et emporte avec sa teste, charles ix. Chasse roy. xxiii.
— ÊTYM. Porté.
t PORTE-ÉCCELLE (por-té-kuèl'), t. m. Genre de poissons malacoplérygiens, de la famille des discoboles.
PORTK-EPfSEIGNE (por-tan-sè-gn'), s m. Ancien nom du porte-drapeau. || Au plur. Des porte-enseigne ou enseignes.
PORTE ÉPÉE (por-té-pêc), ». m. Morceau de cuir ou il'étofle qu'on attache à 1; ceinture pour porter l'épée. l\Au plur. Des porte-épée ou épées.
— HIST, XVI* s. Quant aux mots porte enseigna et portp-espée, ils estoient en usage déjà du temps de nos ancestres, h. est. Précell. p. (24. Dans la susdite ville il y » cinq officiers qui sont obligez d'assister le grand bailly dans tous ses exploits, sçavoir le bailly des bourgeois, le porteespée, le portemasse ou le massier, et encore deux autres, A'ouf. couil. gén. t. i, p. U07.
t PORTE-ÉPERON (porté-pe-ron),l. m. || 1' Mor-' ceau de cuir qui soutient l'éperon du cavalier, jl 2° Oiseau nommé aussi éperonnier. ||4uplur. Des porte-éperon ou éperons.
t PORTE-ÉPONGE (por-té-pon-j'), s. m. || 1° Pince propre à porter une éponge pour mouiller les métaux que l'on tourne. || 2° Terme de chirurgie. Partie de l'instrument dit porte-pierre. j| Au plur. Des porte-éponge ou éponges.
PORTE-ÉTENDARD (por-té-tan-dar) , s. m.
Il 1* Celui qui porle l'étendaid dans un corps de cavalerie. Il 2° Pièce de cuir attachée k la selle, pour appuyer la hampe de l'étendard. ||^u piur. Des porte-étendard ou étendards.
PORTE-ÊTRIERS (por-tè-tri-é), ». m. pi. Sangle» attachées sur le derrière des panneaux de la selle, et qui servent, quand on a mis pied à terre, à relever les étriers, pour que les chevaux ne se prennent pas les pieds dans les étriers en chassant les mouches.
PORTE-ftTRIVlÈRES (por-té-tri-viè-r'), s. m. pi. Anno:iuj de fer carrés, placés aux deux extrémité» de la selle, et dans lesquels passent les étrivièros.
PORTEFAIX (por-te-fê; l'i se lie: un por-te-fè-z adroit; au xvil* siècle, Chifflet remarque, Gramm. p. 218, que Vx ne se lie pas), s. m. || 1* Homme dont le métier est de porter des fardeaux. Il [Salomon] ordonna des portefaix au nombm de soixante et dix mille hommes et quatre-vingt mille pour tailler les pierres dans les montagnes, saci. Bible, Paralip. Il, li, 2. Démocrite prit pour disciple Protagoras, un de ses concitoyens; il le tira de la condition de portefaix, pour l'élever à celle de philosophe, dioeu. Opin. des anc. philos. Éléntiques. \\ Fig. Homme grossier et brutal. || 2* Portefaix d'en haut, d'en bas, les deux points d'appui du grand ressort d'un métier à bas.
— REM. Au mot gagne-denier, l'Académie écrit porte-faix.
— HIST. XV* s. Item i ung portefays qui porta en une bote.... Bihl. des chartes, 4* série, t. i, p. <6». Il XVI* s. Il feroit beau voir que nous eussions fait un composé pour un crocheteur en l'ajipolanl portefaix , et i|ue.... H. Esr. Pri'ecU. i». «24.
— ETYM. Porter, faix.
PORTE-FER (por-tc-fér) , *. m. Poche de cuir, contenant un fer à cheval et placée sous chaque «luartier de la selle, en arriére do la cui-.se du cavalier, qui est ainsi muni d'un for de rechange pour le pied do devant et d'un pour le pied de derrière. I! /tu plur. Dos porte-for ou fers.
t PORTE FEU (porle-fcu),». m. || 1* Ancien terme d'artillerie. Petite chambre cylindrique pratiquée autrefois au milieu du fond de l'âme des canons ; l'emploi en est abanduiiné depuis <766. jH* Conduit où l'on met l'auiorce pour faire jouer successivement des fusées dans un feu d'artifice. || 8* Canal par lequel on allume un four à chaux, j] Au plur. Des pnrle-feu.
PORrKKECILl.B (por-te-feu-IP, U mouillées), «. m. Il 1' Carton plié en deux et couvert de peau ou de quelque étolTe, où l'on met des papiers, des d#i-
POT
»ins, etc. Le portefeuille d'un avicat, d'un ministre. Il >• Particulièrement, livret couvert de peau ou de maroquin que l'on porte dans la poche, où l'on niPt des papiers, des lettres, des cartes, et où l'on inscrit des notes courantes. |j 3* Fig. Portefeuille, les fonctions de ministre. Le portefeuille des"" affaires étrangères. || Ministre à portefeuille, celui qui a un département. Ministre sans portefeuille, celui qui n'a pas de département. || 4* Les compositions achevées ou inachevées qu'un auteur a par devers lui. 11 y avnit hien d'autres idées dans les papiers du pbilosoi>ho; \<r Tiinislre les goûta; il s'en procura une copie, et c'est le premier portefeuille d'un philosophe qu'on ait vu dans le portefeuille d'un ministre, VOLT. Dial. 4. Impitoyablement on biffe, on met en cendre Un portefeuille entier de chansons et d'écrits..., Médisants mais divins; c'était de tout Paris Une histoire charmante, lanou», Coquette enrr. v, ). |{ Avoir en portefeuille, avoir eu manuscrit. Il 6° Collections de dessins ou d'estampes renfermées dans un ou plusieurs portefeuilles. Le portefeuille d'un peintre. || 6"' Effets publics ou de commerce, par opposition aux biens-fonds. Le portefeuille de la banque. M. le Duc a laissé 2 too ooo livres de rente, sans le portefeuille qui est demeuré ignoré, st-sim. 22«, 32. Nous avons des financiers qui sont si fiers de leur crédit , de leurs richesses, qu'ils se regardent comme les premiers hommes de l'Etat et croient que tout doit céder à l'influence de leurs parlefenilles, picard et mazères, Trois qttar-
lien, II, 4. Il 7" Populairement. Le lit il est sept
heures, vous devriez vous aller serrer dans votre portefeuillu, balz. Eugénie Grandet, Paris, C/iarpentier, )84i,in-)2, p. 178. \]Au plur. Des portefeuilles.
— f.TYM. Porter, feuille.
t PORTE KLAMBE.4D (por-te-flan-bô) , ». m. Celui qui porte un flambeau, une torche. || Au plur. Des pnrle flambeau ou flambeaux.
— msT. ivi« s. Porte-flambeau, cotgrave.
t POnTK FORET (por-te-fo-rè), ». m. Outil d'orfèvre, de lapidaire, pour fixer le foret. || Au plur. Des porte -foret ou forets. "*
t PORTE-FORT (por-te-for) , ». m. Terme de pratique. Celui qui déclare agir dans un acte, une convention, au nom d'un tiers. Le porte-fort n'est que subsidiairement obligé à prendre l'opération pour son compte.... si donc ce tiers accepte, le porte-fort est dégagé ; il est censé n'avoir jamais été qu'un mandataire; s'il s'agit d'une acquisition, k propriété qui avait provisoirement reposé sur la tête du porte-fort est résolue ob initia avec tous ses effets, et le tiers en est investi depuis le jour du contrat.... le remploi s'opérant au jour même de l'achat quand il y a porte-fort, c'est la valeur de l'immeuble à cette épo'iue qu'il faudrait considérer pour apprécier la régularité.de l'opération, Répertoire pdriod. de l'enregistrement, inWiet «866, n" ï28S. || Auplur. Des porto-fort.
— ÉTYM. Dérivé de te porter fort, c'est-à-dire reurésenter quelqu'un en qualité de mandataire verbal.
t PORTE-FOUDRE (por-te-foo-dr'), adj. Qui porte la foudre. Ce vieillard, c'est Jupiter, je le reconnais à l'oiseau porte-foudre qu'il a sous ses pieds, dider. Salon de ne-, (Euv. t. xv, p. <9, dans pougens.
t PORTE-GIBERNE (por-te-ji-bcr-n'), ». m. Lanière di? buffle qui supporte la giberne. \\ Au plur. Des porte-giberne ou gibernes.
t POUTE-GLAIVE (por-te-glè-v"), ». m. Membre d'un ordre qui portait aussi le nom d'ordre de chevaliers de Livonie. La croisade des religieux chevavalinrs porte-glaives doit aller à 400 ooo morts, VOLT. Philos. Iléf. de Bolingtyr. xlii.
t PORTE-GRAINE (por-te-grè-n'), ». m. Nom donne aux plantes que l'on choisit pour porter la graine destinée à être semée.
. t PORTE GUIDON (por-te-ghi-don), ». m. Sousofficier qui porte le guidon. Il Au plur. Des porteguidon nu guidons.
— Hisi. xvr s. l'orte-guidon , coTonAVE. POKTK-IIACHE {por-te-ha-ch'), I. m. Éiui d'une hache de sapeur. || Porte-hache de campement, étui en cuir porté par les cavaliers à l'arçon de gauche, et destiné à recevoir une petite hache pour faire des piqueu propres à attacher les chevaux ou à d'autres uy,i',tcs. Il A H vlur. Des purte-haclie ou haches. + POKTKHAIM,ONS (por-t6-ha-llon, U mouillée-). ». m. Ccini qui porte des haillons. Il est beau ce colosse [le peuplej à la mftie carrure. Ce vigoureux porte-b.iillonj. Ce sublime manœuvre à la veste de bure. Teinte du sang des bala'llons, babbieb, lamhet, l'o}iuinril^.\\Au plur. Des porie-haillops. t P0RTK1IAUBAN.S (por-te-hôban), ». m. Terme àt marine. LarRe planche ou ubie appliquée hori-
POR
zontalement au flanc du navire un peu en arrière d'un mftt.
— HIST. XVI' s. Porte-hauban, cotgravb.
fPOBTE HUILE (por-tui-l'), ». m. Petit instrument en forme d'aiguille, pour mettre de l'huile aux pivots des montre.s, des pendules, [j Au plur. Des porte-huile.
t PORTE-JUPE (por-te-ju-p"), adj. Qui porte une jupe. Des charmes appwents on est souvent la dupe. Et rien n'est si trompeur qu'animal porte-jupe, REGNARD, le Bal. 7.
t PORTE-LACS fpor-te-lS), ». m. Terme d'obstétriqwe. Instrument destiné à porter des lacs sur les membres du fœlus jusque dans l'intérieur de l'utérus, en certain cas où il est nécessaire de faire la version du fœtus. || Au plur. Des porte-lacs.
t PORTE-LAME (por-te-la-m'), ». m. Pièces de bois qui font hausser et baisser les lames du métier des rubaniers, des tisserands. || Au plur. Des portelame ou lames.
t PORTE-LA.VCB (por-te-lan-s'), ». m. || !• Courroie avec laquelle les lanciers retiennent leur lance. Il 2° Soldat armé d'une lance. Il y avait des prix pour les archers, les porte-lances, les frondeurs, cHATEAUBn. Génie, iv, iv, *.|| Au plur. Des portelance ou lances
t PORTE-LETTRES (por-te-lè-tr'),». m. ||1' Sorte d'étui ou de petit portefeuille dans lequel on met des lettres et des papiers, et que l'on porte dans sa poche. Flotte pria le commissaire de se charger d'un porte-lettres qu'il lui fit doucement couler, sT-siM. Î40, 200. Il 2° Sorte d'étui ou d'enveloppe où l'on met des papiers pour les présenter à un chef qui doit les signer. || Au plur. Des porte-lettres.
I PORTE-LIQUEURS (por-te-li-keur), ». m. Petit ustensile à compartiments où l'on met les flacons contenant les liqueurs de table.
-f PORTE-LOF (porte-lof), ». m. Terme de marine. Pièce de bois en arc-boutant, placée en avant du bossoir, et f^ite pour recevoir à son extrémité le lof ou point du vent de la misaine. || Au plur. Des porte-lof ou lofs.
f PORTE-LOUPE (por-te-lou-p'; , ». m. Sorte de manche ou de pied destiné à porter une loupe, à l'effet de laisser à l'observateur ses mains libres. Il Au plur. Des porte-loupe ou loupes.
t PORTE-LYRE (por-te-li-r'j, s. m. Famille d'oiseaux dont la queue représente une lyre.
i PORTE-MAILLOT (por-te-ma-Uo, Il mouillées), ». m. Figurante bonne à porter des maillots, mais incapable de jouer un rôle. || Au piur. Des portemaillot ou maillots.
PORTE-MALHEUR (por-te-ma-leur), ». m. Chose ou personne que, par superstition, on regarde comme attirant les accidents, les revers. || Au plur. Des porte-malheur.
i PORTE- .MANCHON (por-te-man-chon) , s. m'. Anneau d'argent qui soutenait le manchon à l'aide d'un ruban attaché à la ceinture. || Au pjur. Des porte-manchon ou manchons.
PORTEMANTEAU (por-te-man-tô), ». m. \\ i' Anciennement, officier qui portait le manteau du roi. La mère de cette Avangour était Fouquet, pro|ire fille de ce cuisinier, auparavant marmiton, après portemanteau d'Henri IV, st-sim. 76, 235. M. de Sireuil est un digne portemanteau du roi ; mais il aurait mieux fait de garder les manteaux que de défigurer Pandore [opéra do Voltaire], volt. Lett. d'Argental, i6oct. 1754. || Officier qui portait la queue du manteau de la reine. Je me trouvai à minuit au cloître Sainl-Honoré,où Gabouri, portemanteau de la reine, me vint prendre et me mena par un escalier dérobé au petit oratoire où elle était seule enfermée, RETZ, Mém. t. ii, liv. lU, p. (30, dans POUGENS. ||â° Bois attaché au mur pour suspendre les habits. Il 8° Sorte dévalise de cuir ou d'étoffe. Il Les hôteliers appellent portemanteau le voyageur qui n'a que peu de bagages et ne loue qu'une chambre pour peu de jours. || 4° Terme de marine. Canot que l'on hisse à bord aux bossons do poupe. Il Au plur. Des portemanteaux.
— HIST. xvi* s. Vous serez mon .oorte-manteau, d'aub. F<rn. m, lo.
— f.TYM. Porter, manteau.
t PORTE-MASSE (por-te-ma-s') , ». m. Celui qui porte une masse, huissier.
— lilST. XVI* g. Le porte-masse ou massier, Nouv. coust. gén. t. i, p. i(07.
t PORTE-MËCUE (por-te-mfe-ch'), ». m. Termede chirurgie. Tige d'acier nu d'arffent avec laquelle on porte des mëcbes de charpie au fond des plaies profondes qu'on veut tenir dilatées. || Au plur. Des porte-méche ou mèches.
POR
PORTEMENT (por-te-man), ». m. Action de porter. Usité .seulement en parlant des tableaux où Jésus-Christ est représenté portant sa croix. Ce peintre a fait un beau portement de croix.
— HIST. XIII* s. Estoit de tel portement vers lui [se comportait de telle sorte à son égard] , Ass. de Jirus. p. 446, dans lacurne. || xvi* s. Ceux auxquels l'honneur apparlenoit s'en estoyent exclus par leur folie et mauvais portement, calv. Instit. 897.
— ÉTYM. Porter; provenç. porlomen i oortug. ci ital. pnrtamento.
t PORTE-MESURE (por-te-me-zu-rT, ». m. Instrument avec lequel le potier donne aux pièces ébauchées une dimension pou éloignée de celle qu'elles doivent conserver définitivement. || Au plur. Des porte-mesure ou mesures.
f PORTE-MIROIRS (por-te-mi-roir), ». m. Papillon de Surinam.
PORTE-MONTRE(por-te-mon-tr'),».pi. || l*Coussinet plat contre lequel on suspend une montre. Attacher un porte-montre à la cheminée. || Petit meuble de bois ou de métal, en forme de pendule, où l'on peut placer une montre de manière que le cadran seul paraisse. || Au plur. Des porte-montre ou montres. Il 2» Porte-montres (avec une s), petite armoire vitrée où les horlogers exposent des montres.
PORTE-MOUS (por-te-mor), s. m. Il se dit des cuirs de la bride qui soutiennent le mors. || Au plur. Des porte-mo/s.
PORTK-MOUCIIETTES (por-te-mou-chè-t'),«. m. Plaque de métal destinée à recevoir les jnouchettes. Les porte-mouchettes et assiettes à mouchettes seront marquées et contremarquées au fonds, Bèglem. orfév. 30 déc. 167». || Au p/«r. Des portemouchettes.
PORTE-MOUSQUETON (por-te-mou-ske-ton) , ».
m. Il 1* Crochet ou agrafe, dite au.ssi porte-carabine, au lias de la bandoulière d'un cavalier, qui lui sert à porter son mousqueton. || 2° Petite agrafe aux chaînes et aux cordons de montre, et où sont suspendues la clef et les breloques. || Au pJur. Des porte-mousqueton ou mousquetons.
-j- PORTE-MOXA (p r-tc-mo-ksa). » m. Terme de chirurgie. Instrument avec lequel on tient le inoxa appliqué sur la partie qu'on v-eut cautériser. || Au pJur. Des porte-moxa ou moxas. -
t PORTE-MUSC (per-te-musk), adj. Chevrotain porte-musc, ou, substantivement, le porte-musc, l'animal qui produit le musc.
f PORTE-NITRATE (por-te-ni-tra-f), ». m. Terme de chirurgie. Partie de l'instrument dit portepierre. Il Au pHtr. Des porte-nitrate.
t PORTE-NOEUn (porte-neu), ». m. Terme de chirurgie. Instrument destiné à [lorter une ligature autour du pédicule d'une tumeur polypeuse. |1 Au p(ur. Dos porte-nœud ou nœuds.
t PORTE-OBJET (por-tob-jè), s. m. || I* Les lames de verre sur lesquelles on place les objets à étudier par transparence ou lumière transmise avec le microscope. || 2° Lames de verre coloré ou non, lames de cire, de bois, de liège, etc. qui servent à porter ou à fixer les objets qu'on examine au microscope à Faide delà lumière réfléchie. || 3° Nom donné quelquefois à la platine mêmedumicroscoj'e, sur laquelle on place le porte-objet proprement dit. Il Au pJur. Des porte-objet ou objets.
■j- PORTE-ORIGINAL (por-to-ri-ji-nal) , ». f». Sorte de cadre où l'on placo le modèle d'après lequel un élève dessine. || Au plur. Des porte-originaux.
PORTE-PAGE (por-le-pa-j'), s. m. Terme d'imprimerie. Papier piié en plusieurs doubles sur lequel on met une page de composition, après l'avoir liée. Il Au plur. Des porto-page ou pages.
t PORTE-PIÈCE (por-te-piè-s'), ». m. Outil dont se servent les cordonniers pour mettre une pièce au soulier. || Au plur. Des porte-pièce ou pièces.
PORTE-PIERRE (por-te-piè-r'), ». m. || 1° Terme de chirurgie. Instrument semblable à un portecrayon, destiné à tenir la pierre infernale, et arme, par un bout, d'un morceau de nitrate d'argent (porte-nitrate), et, par l'autre, d'un morceau d'épongé (porte-éponge). || 2° Chariot porte-pierre , chariot ou coffre qui porte la pierre, dans la presse lithographique. || Au plur. Des porte-pierre ou pierres.
t PORTE-PLUME (pDr-te-|du-m'), ». m. Petit instrument ou manche destiné à maintenir les plumes mélalliques et les plumes ordinaires qwi ont été taillées en becs semblables aux plumes mclalliques. || A» flur. Des porte-plume ou plumes.
t PORTE PLUMET (por-te-plu-mè), ». m. La nérite fluviale, coquille.
t POniE POMPON (por-te-pon-pon), ». m. Partie d'un shako. Il Auotur. Desporte-pornoonou oompou».
tPORTE-OPKOE (por-te-kei3), ». m. || 1* Personne chargée de porter la queue delà robe d'un grand personnage ou d'une grande dame. M le duc de Berry et M. le duc d'Orléans eurent les mêmes porte-queue, ST sim. sos, 207. || a- Papillon dont les ailes sont munies d'appendices. || Au plur. Des porte-queue ou queues.
— HIST. XVI' s. En la cour sont assez usités ces trois : porte-table, porte-chaise, porte-queue, h. est. Précelt p. 124.
t. PORTER (por-té),«. o. Il f Soutenir comme on soutient une charge, un faix. || 2° Porter, en termes de manège. || 8° Avoir dans son sein, en parlani des femmes et des femelles; produire; porter intérêt. Il 4» Transporter d'un lieu en un autre. || 6° Soutenir, transporter quelque chose de pesant, en parlmt des animaux. || 6° Il se dit des nouvelles, des ordres qui sont transmis. || 7" Avoir sur soi ou tenir à la main, sans égard à la pesanteur de l'objet. 1| 8° Mettre sur soi pour servir à l'habillement, à la parure, à la défense. I| 9" 11 se dit du mainti»n, de la contenance, des attitudes, des différentes manières de tenir sou corps, .sa tète, ses bras. Même sens, en parlant des animaux. Il 10" Aux jeux de cartes, avoir telle ou telle carte. || 11* Il se dit des choses qui soutiennent comme on soutient un fardeau. || lî* Porter de la voile, de la toile, en parlant d'un navire. Il 13° Porter bateau, en parlant d'une rivière. Il 14° Faire aller, diriger, conduire. Il 15° Porter le cap, porter à la route, en termes de marine. Il 16° Pousser, étendre. || 17° Fig. Montrer, manifester. Il 18° 11 se dit simplement pour avoir. || 19° Fig. Porter quelqu'un à, le faire parvenir à. || 20° Fig. Induire, exciier, pousser à, en parlani îles personnes et des choses qui poussent, excitent. || 21° Fig. Supporter, souffrir. || 22° Porter le vin , en parlant des personnes; porter l'eau, en parlant du vin. Il 23° Soumettre à une juridiction. || 24° Porter une loi , un arrêt. || 25° Inscrire. || 26° Exprimer, déclarer. Il 27° Évaluer. (| 28* Causer, amener, entraîner avec soi, avec un nom de chose pour sujet. || 29° Avoir telle ou telle dimension. || 30° Comporter. || 31° V. n. Être soutenu, posé sur. Porter à faux. Un porte à faux. Il 32° Se dit de la glace qui est en état de soutenir les hommes, les voitures. || 33° Avoir dans ses armes, en termes de blason. || 34° Faire les commissions. 1135° Atteindre, en parlant des armes de jet, des projectiles et de tout ce qu'on lance. Il 36° Parcourir une certaine étendue , «n parlant du son, du regard. || 37° Heurter, toucher. || 38° Avancer vers, en termes de marine. || 39° Porter, faire porter, en termes de couture. || 40° Il se dit de quelque mal ou dommage. 1! 41° Porter à la tête, en parlant de liqueur, d'odeur, de chaleur. || 42° ^'. réfl. Se porter, être porté, soutenu comme un faix. Il 43* Aller, se transporter. ||44» Être porté comme vêtement. || 45° Fig. Agir de telle ou telle façon. 1146° Avoir disposition à, inclination pour. || 47" Se porter bien, se porter mal. {| 48° Se présenter comme candidat. || 49° Prendre une qualité et agir en conséquence. Il 50° S. m. Le porter. l| Proverbes.
1° Soutenir comme on soutient une charge, un faix, ô Dieu, que la gloire couronne. Dieu, que la lumière environne. Qui voles sur l'aile des vents, Et dont le trône e^t porté par les anges, axe. Esth. I, b. Devant elle [la Liberté] on portait ces piques et cei dards. On traînait ces canons, ces échelles fatales Qu'elle-même brisa, quand ses mains triomphales De Genève en danger défendaient les rempiirUs, VOLT. lip. 76. Au bûcher qui l'attend vous allez la porter? id. Olymp. y, 3. J'ai porté dans mes bras l'empereur à l'armée, id. Orphel. v, (. Déjà, lui [RappJ le jiremier, il touchait [à la redoutej, lorsiju'à son tour il est atteint; c'était sa vingtdeuxième Mcssure.... on porta Rapp à l'empereur, qui lui dit : V.h quoi, Rapp, toujours? séouR, Huit, de Sap. vil, u. || Fig. Lorsqu'une pensée est trop faible pour porter une expression simple, c'est la marque pour la rejeter, vauven. Max. H (. || Porter .a croix , se dit de Jésus-Christ portant le bois de sa croix jusqu'au lieu du crucifiement. On lui donne môme à porter la croix qui lui est destinée, BouRDAL. Exhorl. sur J. C. portant ta crois, X. 11, p. *3a. Il Fig. L'école d'un Dieu qui nous enseigne à porter tous les jours notre croix, et à renoncer i ni.us-mê.uos, pasc. Factum pour Itt curèi de Rituen. Il Prov. Chacun porte sa croix en ce niçndc, c'est-i-dire chacun a ses afllictioas particulières. Il Porter la robe, la queue de quelqu'un, soutenir la queue de sa robe, afin qu'elle ne traîne pas par terre. Il Rire porté sur, marcher involontairement sur. On marche, on est porté sur les corps des mourants, volt. Mérope, y, «. || Kig. et familière-
POR
ment. En porter (sous-entendu des cornes), être mari malheureureux, trompé. || Ironiquement. Il est le plus fort, il portera les coups, c'est-à-dire c'est lui qui sera battu. || Fig. Porter tout le poids des affaires, en être chargé seul. Il dit que du labeur des ans Pour nous seuls il portait les soins les plus pesants, LA FONT. Fabl. x, 2. Il Fig. Porter le poids du jour et de la chaleur, avoir seul toute la fatigue, tout le travail, tandis que les autres se reposent. || Avoir plus (le travail, plus d'affaires qu'on n'en peut porter, être chargé de tant de travail, de tant d'affaires qu'on n'y peut suffire. J'ai de la peine tout ce que j'en peux porter, dideb. Père de fam. v, 9. || Fig. Porter le joug, subir l'autorité de quelqu'un. 0 1 portera le jiug désormais sans se plaindre, corn. Cinno, v, 3. , Fig. Porter des fers, être captif, être esclave. '.' Porter des fers se dit aussi de l'esclavage amoureux. Le sort vous y voulut l'une et l'autre amener. Vous pour porter des fers, elle pouren donner, râc. Andr. 1, *. !| Fig. Porter, être chargé de. Me voilà seul, portant la haine universelle! legoové, Épich. et N. v, 4. Il II en portera la peine, il en sera puni. Il portera la peine de son iniquité, saci, Bible, Livit. v, t. Nos pères ont péché, nos pères ne sont plus, F.t nous portons la peine de leurs crimes, rac. Ksth.
I, 5. Il 11 en portera la folle enchère, c'est lui qui en sera responsable. || Fig. Porter les iniquités d'autrui, être puni pour autrui. Que tous les serviteurs et les proches des traîtres Portent l'iniquité des parents et des maîtres, mairbt, Solimari, v, 6.
Fig. et familièrement. On le porte sur les épaules, se dit de quelqu'un d'ennuyeux , de fatigant. || Fig. Porter dans son cœur, chérir. Sachez que je vous porte toutes dans mon sein et dans mes entrailles ; vous m'êtes toutes présentes à l'esprit jour et nuit, Boss. Sermons, 2° exhort. pour une visite. Vous ne sauriez lire Démosthène sans voir qu'il porte la république dans le fond de son cœur, fén. t. xxi, p. ti. Mes chers enfants, je vous porte en mon cœur, BEAUMARCH. Mère Coupable, 11, l«. ||2° Terme de manège. Porter son cheval, le soutenir, en marchant, de la main, des jarrets et de la cuisse. || Porter en avant, faire aller son cheval devant soi à droite ou à gauche. |1 Porter haut, faire marcher son cheval la lêie levée. || 3° Se dit des femmes et des femelles d'animaux qui ont, pendant un temps déterminé, le nouvel être dans leur sein. Une mère peut-elle oublier son enfant et n'avoir point de compassion du fils qu'elle a porté dans ses entrailles? saci. Bible, haïe, xlix, i5. Heureuses les entrailles qui n'ont pas porté d'enfants [lors de la ruine de Jérusalem] I BOSS. histoire, 11, 8. La femelle du buffle ne' fait qu'un ffelit, et le porte environ douze mois, BUFF. Quadrup. t. v, p. lU. || Absolument. Les cavales portent onze mois. Il y a une variété infinie dans les animaux pour le temps et la manière de porter, de s'accoupler et de produire, boff. Uist. anim. ix. || 11 se dit de la terre, des arbres qui produisent, parce que la terre, l'arbre portent ce qui est produit. Quand nous arrivâmes sur cette côte, nous y trouvâmes un peuple sauvage qui errait dans les forêts, vivant de sa chasse et des fruits que les arbres portent d'eux-mêmes , fèn. Tél. x. Le pays [la Suède] est stérile et pauvre ; la Scanie est la seule province qui porte du froment, volt. Charles Xll, ». Il Fig. Les grands hommes se font les uns les autres; et, si Rome en a plus porté qu'aucune autre ville, c'est que l'État romain était, pour ainsi parler, du tempérament qui devait être le plus fécond en héros, boss. Hist. m, «. Si le climat avait tant de pui.ssance, la Grèce porterait encore des Platon et des Anacréon, comme elle porte les mêmes fruits et les mêmes fleurs, volt. Lett. Somarokof, 28 fév. t7«». |l Cette somme porte ntérêt, elle produit un intérêt. || Fig. Au fond du cœur reconnaissant le bienfait porte intérêt, uinER. Claude et N^r.
II, 29. Il Ce billet a porté, n'a pas porté, il a gagné, il n'a pas gagné. || 4° Transporter d'un lieu en un autre. Portez ces papiers dans mon appartement. On porta les tableaux dans le musée. Porter une lettre à la poste. Quand il fut question de porter ce tribut [une somme d'argent]. Le mulet et l'âne s'offrirent. Assistés du cheval ainsi que du chameau, la font. Fabl. IV, tï. ;1 Kig. Vous portâtes soudain la guerre dans la Perse, cobn. Hiracl. ir, ♦. Il n'y a chose si innocente où le» hommes ne puissent porter du crime, MOL. Tart. Préface. Quand vous vous promenez par ces beaux jours que je connais, y porter- Tous celte douleur et celte [)esanicurT n'êies-vous jamais sans plus ou moins de cette IncommwlitéT sF.v. à Mme dt Crignan, t» janv. l«8". Aussitôt qu'il eut porté do rang en rang l'ardeur dont il était tniuié, bon. Lout« d* Bourbon. Qui est-ce
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qui a jamais porté plus de rceux et plus de prières au pied du trône? pléch. Duc. de Mont. Faites-lui concevoir Qu'il doit porter ailleurs ses vœux et son espoir, rac. Brit. 11, 3. L'heureux succès de cette premii're expédition des Carthaginois leur fit naître l'envie de porter leurs armes en Espagne, rolliN; Ilisl. anc. Œuv. t. 1, p. 246. Tu sais que je te quitte, et le destin m'ordonne De porter nos drapeaux aux champs de Babylone, volt. Jfort de Cet. I, 4, J'ai porté mon courroux, ma honte et me» regrets Dans les sables mouvants, dans le fond des forêts, ID. Alx. II, I. Oui, p irtez-lui la foi que vous m'avez jurée ; que votre cœur remplisse avec elle tous les engagements qu'il prit avec moi, J i. rouss. Hél. VI, «. La hardiesse du célèbre Drake, qui porta le ravage sur les côtes du Pérou, raYnal, Hist. phil. VII, 33. Il Porter la mort, cau.ser la mort de beaucoup. Je [la Gorgone] porte l'épouvante et la mort en tous lieux ; Tout se change en rocher à mon aspect horrible; Les traits que Jupiter lance du haut des cieux N'ont rien de si terrible Qu'un regard de mes yeux, QUiN. Pers. III, I. Vous portâtes la mort jusque sur leurs murailles, rac. Bérén. i, 3. {| On dit dans un sens analogue : porter le carnage. Et moi jusqu'en son camp j'ai porté le carnage, volt, f'ono/. i, I. Il Porter la vie, vivifier, ranimer. Et l'astre qui les dore [les montagnes] en ouvrant sa carrière. Sans y porter la vie y répand la lumière, st-lamb. .Sots. m. Il Fig. et familièrement. Il ne le portera pas loin, il ne le portera pas en paradis, en l'autre monde, c'està-dire je me vengerai. Si dans mon pays un pareil dieu venait faire un pareil miracle, il ne le porterait pas loin, VOIT. Vial. 27. || Ne pas le porter loin, succomber promptement à une maladie, à un chagrin. M. et Mmede Chaulnes ne s'en consolèrent ni l'un ni l'autre [de la perte du gouvernement de Bretagne], et ne le portèrent pas loin, st-sim. 27, 58. {[ Porter quelqu'un en terre, le porter pour l'enterrer. Sur la fin d'avril 1774, le roi, allant à la chasse, rencontre le convoi d'une personne qu'on portait en terre, VOLT. Louis XV, 4 I II Porter quelqu'un par terre, le renverser. Le Tolédan ne put résister à la force du coup qui le porta par terre, lesaof.. Diable boit. ch. 46. Il 6° En pailant des animaux, soutenir, transporter quelque chose de pesant. Un mulet porlant cinq cents pesant. Le cheval qui le portait s'abattit. Brezé lui disait quelquefois [à Louis XI, qui disait qu'il portail tout son conseil dans sa tête], par une équivoi]ue du goût de ce temps , que son cheval était le plus fort qu'il y eût au monde, puisqu'il portait le roi et son conseil, dlclos, Oi'utr. l. m, p, 342. Il 6° Il se dit des nouvelles, des ordres qui sont transmis. 11 porte de mauvai-es nouvelles. Lorsque, occupé d'un côté, il envoie reconnaître l'autre, le diligent officier qui porte ses ordres, s'étonne d'être prévenu et trouve déjà tout ranimé par la présence ilu prince, BOSS. Louis de Bourbon. Co fut à la sinistre lueur des flammes du bazar que Napoléon l'acheva [une letlre à Alexandre], et que partit le Russe ; celui-ci dut porter la nouvelle de ce désastre à son souverain, dont cet incendie fut la seule réponse, eégur, Uist. de Nap. viii , «. Il Porter la parole, voy. parolf., n° 6. || Porter parole, voy. PAROLE, n* (3. Il Porter témoinnago, témoigner qu'une chose est ou n'est pas. Je vous avais bien dit que la pierre porterait témoignage, volt. Zadig, to. Il 7* Avoir sur soi ou tenir à la main, sans égard à la pesanteur de l'objet. 11 ne porte jamais d'argent sur lui. Donner la chasse aux gens Portants bâtons et mendiant», la font. Fabl. I, & (la Fontaine accorde les participe»). || Fig. Un dieu qui porte les excuses de tout ce qu'il fait faire : l'aluour, MOL. l'Av. V, 3. Vous me jugez capable De vous porter en dot un bien considérable, m. Femm. »«». V, t. Nous faisons voir, par les pièces même» de nos adversaires, que, comme les Juifs, ils portent leur condamnation, 86v. 18 mars t«8». Un jeun» prince du sang qui portail la victoire dans s«« yeux, nos». Louis dt Bourbon. Vous savez que le» droits qu'elle porto avec elle l'euvenl de son époux faire un prince rebelle, bac. Brit. i, 2. Bien loin que les rois de France puissent, de leur propre mouvement, ôler la vie à un de leurs sujets comme no» sultans, ils portent au contraire toujours avec eux la grâce de tou» les criminels : il suflit (ju'un homme ait clé a.ssel heureux pour voir l'augusle visage do son prince, pour qu'il cesse d'être indigne de vivre, MONTK80. Leil. pert. 102. i| 8- Mettre sur soi pour servir à l'iiahillemenl, à la parure, à la défense. Porter îles habits broies. Porter une bague. Porter des pistolets, une épée, uuo cuirasse. J'ai une délicatesse furieuse pour tout ce que je porto, mol. Prie. lu. où pouvei-vou» douo preudi* de i^uoi in»
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tretenir l'état que vous porteiT id. JUe. i, s. Il est bien nécessaire d'employer de l'argent à des perruques, lorsque l'on peut porter des cheveux de son cru, qui ne coûtent rien, id. t'b. On ne voit point ici la grandeur insultante Portant de l'épaule au côté Va ruban que la vanité A tissu de sa main lirillante, volt. Ep. 76. Ils vont presque nus, 'eur vêtement ne consiste que dans une toile de coton qui les couvre depuis la ceinture jusqu'au milieu de la cuisse; c'est tout ce que la chaleur du pays leur permet, disent-ils, déporter sur eux, bufp. Hisl. »at. homme, Œuv. t. v, p. U4. Les femmes avaient les cheveux extrêmement longs, et les hommes les tenaient courts; les femmes portaient en bracelels des os d'une blancheur éclatante que les hommes portaient en collier, raynal, Histoire philosophique, IX, 5. Il Cela est bien porté, cela est mal porté, signifie qu'une mode ou un vêtement est porté par les personnes estimables ou du grand niunde, ou bien par les personnes de bas étage ou sans mœurs. Il Fig. Bien porter, mal porter, souli-iur avec honneur, avec dé.shonneur. 11 porle mal une si haute dignité. Bien porter le nom de ses ancêtres. Miloni, me dit-il, en me donnant le saint nom d'ami, vous m'apprîtes à le porter, i. s. nouss. llcl. vi, 3. Il II porte les cheveui longs, les cheveux courts, il se coiffe en cheveux hngs, en cheveux courts. Il Porter la harbe, ne pas se raser la barbe, la laisser croître. || On dit dans le même sens : porter moustache. || Un homme portant barbe, un homme qui a de la barbe au menton, un homme fait. || La gent qui porle crête, les poules et les coqs. La geni qui porte crête au spectacle accourut, la font. Fabl. vu, 13. Il Porter lunettes, porter des lunettes, se servir de lunettes pour reméilier à quelque défaut de la vue. Je suis myope, je porto lunettes. || Porter le mousquet, servir comme soldat. || Porter l'épée, être officier. || Porter la robe, la soutane, le petit collet, le froc, être magistrat, ecclésiastique, abbé, moine. Il Porter la couronne, être roi. Tous les rois ont une couronne; Tous ne la savent pas porter, oodeau, Ode à Louis XIII. S'il portail la couronne ou de Sparte ou d'Argos, CORN. Œdipe, ii, 2. || Porter les armes, faire la guerre, servir dans une armée. || Autrefois, porter l'arme, faire le mouvement de l'arme, qui consiste, pour les simples soldats, à la placer perpendiculairement contre l'épaule gauche; aujourd'hui, placer l'arme sous le bras droit, le pontet en avant. Il Porter les armes à quelqu'un, lui faire le salut militaire qui consiste à porter l'arme. Les sentinelles portent les arrnes pour rendre le salut militaire. {| Il a porté les chausses, il a été page. || Il a porté les couleurs, les livrées, la livrée, il a été laquais. || Klle porte le haut-de-chausse, elle porte les chausses, elle porte la culotte, se dit d'une femme qui au logis est plus maltresseque le mari. || Porter lescouleurs d'une dame, porter, dans son ajustement, des couleurs semblables à celles qu'elle affectionne le plus; et fig. se mettre au rang de ses adorateurs. || Porter le deuil d'une personne, être vêtu de vêtements de deuil à cause de la mort de cette personne. |{ 9° Il se dit du maintien, de la contenance, des attitudes, des différentes manières de tenir son corps, sa tête, ses bras. Porter la tête haute. Il portait le bras en écbarpe. Il Porter le pied en dedans, en dehors, tourner, en marchant, la pointe du pied en dedans, en dehors. H Bien porter son âge, porter bien son âge^ avoir encore, malgré un grand âge, de la fraîcheur, de la vigueur, de l'agilité. Et si je forme un vœu, C'est que, TOUS ressemblant d'humeur et de visage. Le roi qui se fait vieux porte aussi bien son 4ge, c. delav. louis XI, m, S. Il En un autre sens, il porte bien son ige, il présente tous les signes d'un âge avancé. || En parlant des animaux, particulièrement du cheval et du chien. Ce chien porte bas l'oreille. Us [les fous] portent en volant le cou tendu et la queue étalée, BUFP. Ois. t. XTl, p. 131. Il Porter le nez au vent, ou, elliptiquement, porter au vent, se dit d'un chenal qui tient le nez en l'air, au vent. || Fig. Porter le nei au vent, et, elliptiquement, porter au vent, avoir l'air hautain, avantageux. Ils portent au vent, attelés tous deux au char de la fortune, et tous deux fort éloignés de s'y voir assis, la bbuy. viii. Toujours portant au vent, fier comme un Ecossais, des- Toucii. Gim. I, ï. Il Porter haut, porter bas, se dit d'un cheval qui tient la tète haute, basse. || Kig. Le porter haut, se prétendre de grande qualité, et aussi »e prévaloir de ses avantages, afficher de grandes prétentions. On dirait d'un seigneur, tant il le porte haut, iiAUTgROCH», Bourg, de quai, m, t. Détromper-vou», de grAce, et- portez-le moins haut, moi. Kis. T, 6. On lui Impute qu'il aime & dominer, et «u'il aime mieux avoir dans son église des moines
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dont il prétend disposer, quoique peut-être il se trompe, que des chanoines séculiers qui le portent un peu plus haut, rac. LeU. 23 d Vilart. || Ce cheval porte beau, il porle bien sa tête. || Fig. Le porter beau, faire figure et parade. || Terme de chasse. Lorsqu'un cerf pousse sa nouvelle tête, on dit qu'il porte quatre, six ou huit de refait. Il porte quatre, quand il a dehors un bout de perche et un tout petit andouiller; six quand il a ut) pelit surandouiller de plus; huit, ou mi-tête lorsque chaque perche porte un andouiller, ce qui arrive vers la mi-mai Il Porter la hotte, se dit d'un lièvre qui a beaucoup couru et dont le dos est arrondi. || Porter le trail, se dit d'un limier qui va devant assez pour faire tendre le trait. ||10° Aux jeux de caries, porter, avoir telle ou telle carte Je porte l'asdetrclle, mol. Fdch. u, 2. Seissac fit une tenue à M. de Lorge, puis un va-tout qu'il gagna, ne portant quasi rien, st-sim. 55, t68. Il Porter beau jeu, vilain jeu, avoir beau jeu, vilain jeu aux premières cartes. || Bien porter, mal porter, garder ou écarter les cartes que la rentrée favorise. || Porter une couleur, se dit de la couleur dont on a le plus de cartes en main. Il portait cœur, mais il ne lui est rien rentré. || Portera une couleur, se dit en parlant de la couleur dans laquelle on cherche à faire son jeu. 11 portait à carreau. || II* 11 se dit des choses qui soutiennent comme on soutient un fardeau. Des colonnes qui portent une galerie. Les pièces de bois de quatorze piedsde longueur surcinq pouces d'équarrissage peuvent porter au moins cinq milliers, buff. Hist. nal. Part, expir. Œuv. t. viii, p. 218. Il [le peuple de Sumatra] croit que la terre, parfaitement immobile, est portée par un bœuf, le bœuf par une pierre, la pierre par un poisson, le poisson par l'eau, l'eau par l'air, l'air par les ténèbres, les ténèbres par la lumière; c'est laque finit son système, raïnal, Hi.st. phil. Il, t2. Il Familièrement. Tant que terre le pourra porter, aussi loin qu'il pourra aller. Ils sont allés à la rencontre de cette princesse, tant que terre les pourra porter, SÉv. 406. || Fig. L'un portant l'autre, compensation faite du plus et du moins (locution qui signifie que l'un porte l'autre, que le plus fort soutient, compense le plus faible). On ne vit à Paris, l'un portant l'autre, que vingt-deux à vingttrois ans; l'un portant l'autre, on n'a tout au plus que cent vingt livres par an à dépenser, volt. l'H. aux 40 écus, Entrel. avec un géomèlre. En France chaque mille carré contient 200 habitants, l'un portant l'autre, in. Kuss. \,\. La durée moyenne de chaque règne est d'environ 20 à 22 ans, en sorte que (B, 20, 30, 50 rois successifs eldavanlage ne régnent qu'environ 20 à 22 ans l'un portant l'autre, d'alemu. Quest. cale, probab. Œuv. X. iv, p. 208, dans pougens. Il On dit dans le même sens : le fort portant le faible. || 1J° En parlant d'un navire. Porter de la toile, de la voile, avoir beaucoup de voiles dehors. Les vents ayant éié favorables depuis Madère, n'y ayant pas eu un seul jour de calme, on a porté beaucoup de voiles la nuit, d'estbées, à Seignelay, 30 juin 4680, dans jal. || Ce bâtiment porte la voile, porte bien la voile, il penche peu, quoiqu'il ait beaucoup de voiles et que le vent souftle avec quelque force. Il 13° Porter bateau, sa dit d'une rivière dont l'eau est assez profonde pour qu'on y puisse naviguer. Il 14° Faire aller, diriger, conduire. Porter les aliments à sa bouche. Porter le pied en avant. Porter un verre à ses lèvres. || Absolument. Il se sert de ses pieds de devant pour porter à sa gueule, buff. Quadrup. t m, p. 76. || Porter la santé de quelqu'un, porter une santé, boire i la santé de quelqu'un en s'adressant à un autre pour l'inviter à en faire autant; ainsi dit, parce qu'en portant la santé on élève et porte en avant le verre. Cependant mon hâbleur, avec une voix haute, Porte à mes campagnards la sauté de notre hôte, boil. Sat. m. Nous n'avons pas porté de santé, ma nièce et moi , depuis un souper où nous nous trouvâmes tous deux un peu mal, à Francfort, volt. Utl. Richelieu, ïo déc. ("53. Il Porter la main à, étendre la main jusqu'à. J'ai bien sué pour le faire [un mouvement], dit-il en portant la main sur le front, montesq. Lett. pcrs. toi. Qu'on habile organiste porte sans dessein les mains sur le clavier.... condil. Log. i, 9. Ils portaient ensuite cette même main au cœur, au front et aux yeux, chateaubh. Itin. »• part. || Porter la main â l'épée, au chapeau, étendre la main pour tirer l'épée ou pour ôter son chapeau. || Porter la main sur quelqu'un, le frapper, ou l'arrêter prisonnier. Je me garderais bien de porter la main sur la personne du fils du roi, saci. Bible, Rois, 11, xviii, «2. Il Porter un coup à quelqu'un, lui donner un coup. Si le détestable parricld* de notre grand roi
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Henri IV avait porté ce coup sur un roi des Indes, MONTE.sQ. Lett. pers. (03. || Ondit dansie mêmesens: porter une hotte. || Fig. Porter un coup, porter un coup mortel, porter le dernier coup, ébranler, renverser. Le même jour que ce grand criminel Dut â la liberté porterie coup mortel, V01.T. Jfor» de Ces. m, 2. Pour porter le dernier coup à la France , l'empereur se ligue avec les Vénitiens, le pape Adiieu et les Florentins, in. Ann. Emp. Charies-(Jiiint, 1523. Il Porter un coup , se dit aussi des chû.ses qui nuisent. Cette affaire a porté un coup à sa réimiation. Ce malheur a porté un coup mortel à sa santé. Il Fig. Porter coup, se dit de choses qui font une grande imiiressiou. Toutes ses paroles pouent CHup. Il Porter coup se dit aussi de choses qui nuisent. Ce chagrin porta coup à sa santé. || Fig. Porter bonheur, poiier malheur, porter guignon, se dit des choses ou des personnes que l'on croit influer sur la réussite. Si cela était , reprit-elle , c'est vous qui me porteriez bonheur, c'est à vo s que je devrais la protection du ciel , .stael , Corinne, vu, 3. I| Fig. Porter préjudice, porter un préjudice, nuire. Il Porter ses pas en queli|ue lieu, s'y transporter. Sous 3es murs du palais quelqu'un porte ses pas, VOLT. Zaïre, v, 8. || Porter les yeux, la vue, les regards sur, regarder. Mais dessus ce vieillard plus je porte les yeux. Plus je crois l'avoir vu jadis en d'autres lieux, cobn. Œdipe, iv, 4. || Fig. Home ne porte point ses regards curieux Jusque dans des secrets que je cache à ses yeux, bac. Bri(. m, 8. Gardons-nous d'oser porter un œil curieux sur ces mystères; rendons ce respect à l'essence infinie, de ne rien prononcer d'elle, 1. j. rouss. LeU. de la Mn'itagne, m. || Fig. Porter sa vue bien loin, prévoir les choses de loin. |{ Fig. Porter ses vues bien haut, former de grands desseins. || Au sens de faire aller, diriger, conduire, il se dit de choses qui donnent le mouvement. La tempête porta le vaisseau contre un écueil. Les courants portaient rapidement le navire à la côte. Des tuyaux qui portent l'eau dans un jardin. Le dessein généreux qui portait là ses pas, ROTH. Anlig. 1, 2. Des figures qui semblent pleurer autour d'un tombeau. . des colonnes qui semblent vouloir porter jusqu'au ciel le magnifique témoignage de notre néant, boss. Louis de Bourb. \\ Fig. Ah! qu'un seul des soupirs que mon cœur vous envoie, S'il s'échappait vers elle, y porterait de joie I RAC. Àndr. 1, 4. || Ce fusil porte bien son plomb, c'est-à-dire le menu plomb qu'il lance ne s'écarte pas trop. Il On dit de même : ce fusil porte bien la balle. || Porter son ombre, porter ombre , se dit d'un corps qui projette son ombre sur une surface. Il Fig. Qui ne sait que de pareils désordres ont toujours été le mauvais côté des grandes guerres, la partie honteuse de la gloire ; que la renommée des conquérants porte son ombre comme "toutes les choses de ce mondeî ségur, Hist. de Nap. viii, s. il 15" Terme de marine. Porter le cap à, avoir le cap dirigé vers, faire marcher le navire vers. {| Porter à la route, pousser, en parlant du veut, dans la direction de la route que veut faire le navire. Un moment après cette séparation [d'avec l'escadre de M. de Preuilly], nous essuyâmes un coup de vent le plus terrible dont j'aie mémoire ; mais il dura peu et nous porta à la route, ilém. du marquis de ViUelte, dans JAL. Il 16° Pousser, étendre. Il faut porter plus loin ce mur, cette haie. Après avoir porté votre empire jusqu'aux extrémités de la terre, vauoel. 507. D'avoir porté si loin vos armes dans l'Asie Que même votre Rome en a pris jalousie, cohn. Nicom. IV, 2. Il Fig. Serait-il possible que vous ne lui eussiez point fait vos compliments [au cardinal Forbin de Janson] comme tout le monde ? auriezvous porté SI loin vos vieux ressentiments? skv. avril 16(10. Comme on dit sans cesse aux humains qu'ils ne sont estimables qu autant qu'ils aiment la gloire, ils poitent là toutes leurs pensées, et cela forme toute la bravoure française, id. à Bussy, 23 oct. (683. Pendant qu'il passait sa vie dans ces occupations, et qu'il portait au-dessus de ses actions les plus renommées la gloire d'une si belle et si pieuse retraite, boss. Louis de Bourbon. Ne portez pas la vengeance jusqu'à lui ravir une vie spirituelle et immortelle, bqurdal. t"- avent, Sur te scandale, p. < 01. Ce palais achevé, etdansceitesiilendeur où vous désirez do le porter avant de l'habiter, la brut. vi. Les Athéniens n'occupaient pas un fort grand terrain dans la Grèce; mais jusqu'où leur réputation ne s'élendit-elle point? en portant les sciences i leur perfection, ils portèrent leur propre gloire à son comble, hollin, rroil^ des Et. dise prdlim. Athènes n'est point née pour le repos; ce n'est point par cette vo<* que nos ancêtres l'on
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portée au point de grandeur où nous la voyons, id. Hist. anc. Œuv. t. m, p. 624, dans pougens. â ce coupable excès porter sa hardiesse I volt. Zaire, V, 8. Il [Anaxirtiandre] passe pour avoir porté les mathématiques fort au lielà du point où Thaïes les arait laissées, dider. Opi'n. des anc. phil. {ioniques). Il Porter haut une chose, la faire valoir, la relever. Mais porte-lui si haut la douceur de régner. Qu'à cet éclat du trône il se laisse gagner, corn. Rod. i, 2. Porte, porte plus haut le fruit de ta victoire: Je t'ai donné la vie el lu me rends ma gloire, id Cid, m, 6. Il Porter haut, signifie aussi élever à un haut degré de perfection. Je n'ai jamais vu porter si haut l'éU'gance de l'ajustement, mol. Préc. lo. ||Fig. Porter aux nues, porter aux cieux, louer extrêmement. On porte jusqu'aux cieux leur justice suprême, volt. Œdipe, i, 3, || Fig. Porter dans l'esprit, persuader. Une banqueroute iniiiieiise d'un de leurs missionnaires acheva de les perdre [les jésuites].... ces seuls mois de missionnaires et de banqueroutiers, si peu faits pour être joints ensemble, por..6rent dans tous les esprits l'arrêt de leur condamnation, volt. Pot. et lég. Traité de la tnlcrance, suite et conclusion. \\ 17° Kig. Montrer, manifester. On porte partout son caractère. Je désire vjvonipnt voir le monde et le connaître; mais j'y porterai bien de la gaucherie et de la timidité, GENLis, Veillée' du chdt. t. m, p. 36, dans pougens. |l Témoigner, en pu /lant de sentiments. Mais cette amour si ferme et si bien méritée Que tu m'avais promise et que je t'ai portée, corn. Poly. iv, 3. Un mari, une femme, un père, un fils ne sont liés entre eux que par l'amour qu'ils se portent, ou par les bienfaits qu'ils se procurent, mo.ntesq. Letl. pers. 104. Il Porter amitié, porter affection à quelqu'un, l'avoir en amitié. || Porter honneur, porter respect, honorer, respecter. Nous vous y porterons autant de respect que si vous étiez chez vous, ainsi qu'il est juste, mabiv. Marianne, 9' part. || Porter envie, envier. || Porter envie, signifie aussi souhaiter pour soi, sans malveillance, un bonheur qu'on voit arriver à un autre. Hélas 1 à notre sort ne portez point envie, Un seul de vos printemps vaut toute notre vie, pelille, ÎVois rég. vn. || 18" Il se dit simplement pour avoir. Sous un visage d'homme il porte un coeur de marbre, thistan, Panthée, i, 7. Je porte un cœur sensible, el vous l'avez percé, corn. Poly. V, 3. Parmi ces grands sujets d'allégresse publique Vous portez sur le front un air mélancolique, ID. Toison d'or, i, i. De qui même \p front, déjà pâle et glacé, Porte empreint le trépas dont il est menacé, id. (Ed. i, 4. Ils ne saveut que trop que l'homme, par sa propre nature, a toujours le pouvoir de pécher et de résister à la grâce, et que, depuis sa corruption, il porte un fond malheureux de concupiscence, qui lui augmente infiniment ce pouvoir, PASc. Prov. xviii. Portant encore sur leurs corps les glorieuses marques des tourments qu'ils avaient soufferts, fléch. Ilist de Théod. i, 82. Quoiqu'il soit Italien el qu'il porte une face équivoque, il peut être un fort honnête homme, lksage, Estev. I, 7. Monsieur porte siXr sa physionomie les traits de probité dont cette action est une preuve éclatante, Marivaux , Paysan f xrvenu , part. 6. J'ai beaucoup vu dans mon enfance l'abbé Gédouin, l'abbé de Châteauneuf el Mlle Lenclos; je puis assurer qu'à l'âge de quatre-vingts ans son visage portait les marques les plus hideuse» de la vieilles.se, lu. Dictionn. phil. Dictionnaire. On ne corrige pas les mœurs, on les peint, et un laid visage ne parait point laid à celui qui le porte, ;. J. rouss. Lett. à d'Alernb. Ce misérable enfant qui porte les traits d'un perlide, beaumarch. Hère coupable, I, 8. Il Familièrement. 11 montre tout ce qu'il porte, il découvre les parties du corps qu'il devrait cacher. || Cet homme porte la mine d avoir fait telle chose, on juge à sa mine qu'il a fait telle chose. Il On dit dans le même sens : il porte tout l'air d'un fripon, il porte la mine d'un drôle. Ce monsieur Loyal porte un air bien déloyal, m jL. Miirt. v, 4. || 11 porte sa recommandation sur sa figure, c'est-à-dire sa figure prévienten sa faveur. || Porter un nom, être nommé ou intitulé de telle ou telle façon. Quoique ma tragédie [Andromaquej porte le môme nom que la sienne [d'Euripide], le sujet en est pourtant lrè^-dlfrérent.... rac. Àndr. 2* préf. Sa prumicre pièce (de Corneille] fut donc Mélite; la.demoiselle qui en avait fait naître le sujet porU longtemps dans Rouen le nom de Mélite, nom glorieux pour elle, el qui l'associait à toute» le» louanges que reçut sou amant, fonten. Ilist. vie de Corn. Koberl Sorbon s'est immortalisé par la maison qu'il a fondée, et qii porte son nom, diuer. Opin. des anc. philoi.
DICT. DK LA LANOUB rRAMÇÀISI.
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{scholastiques) . Que le favori d'Auguste [Mécène] serait surpris de voir son nom si souvent profané, et le ton rampant que les gens de lettres prennent avec ceux qui le portent I u'alemb. Ess. sur la snr. des gens de lett. \\ Il se dit aussi des objets qui ont en soi ou sur soi quelque chose. Ce monument porte telle inscription. Ce que je veux de toi porte le caractère D'une vprtu plus haute et digne de te plaire, corn. Perth. m, i. Un ridicule qui porte un caractère d'agrément, montchif, dans des- FONTAiNES L'univers porte encor les marques du chaos, BER.Nis, Poés. div. Hond. poét. || Porter en soi quelque honte, avoir en soi quelque chose de honteux. Accepter de l'argent porte en soi quelque honte. CORN. Sxtite du Afenl. i, 2. ||Cela porte son excuse avec soi, se dit d'un empêchement légitime qu'on allègue, pour s'excuser de n'avoir pas fait quelque chose. |{ Celte viande porte sa sauce, ce fruit porte son sucre, la sauce, le sucre n'est pas nécessaire à cette viande, à ce fruit || 19° Fig. Porter quelqu'un à, le faire parvenir à. Moins pour me seoir si haut, que pour vous y porter, corn. Othon, m, 3. S'étant élevés jusqu'à un certain degré où ils [les anciens] nous ont portés, le moindre effort nous fait mouler plus haut; et avec moins de peine el moins de gloire nous nous trouvons au-dessus d'eux, PASC l ragm. sur levide. Pour vous porter au trône où vous n'osiez prétendre, hac. Mithr. iv, 4. Vous m'avez porté à cette h.iute dignité par des acclamations el des vœux publics qui me sont peutêtre plus glorieux que la dignité même dont vous m'avez honoré, vertot, liétol. rom xii. 187. || Aider de son crédit, favoriser. Il y a des personnes puissantes qui le portent. Le duc d'Orléans me croyait trop jacobite, il se persuadait que ma haine pour Noaillesel mon éloignement de Canillac m'en donnaient pour les Anglais qu'ils portaient, st-sim. 444, <85, Il Porter, se dit d'électeurs qui sont décidés à donner leurs voix à un candidat. 11 est porté par la majeure partie des électeurs. Qui portons-nous? ; 20° Fig. Induire, exciter, pou.sser à, en parlant des personnes. Elle m'a.... Tant dit qu'au désespoir je porterais son Am^, Si je lui refusais ce qu'exige sa flamme, mol. Ec. des maris, m, 2. Il [Clovis] gagna sur les Allemands la bataille de Tolbiac par le vœu qu'il fit d'embrasser la religion chrétienne , à laquelle Clotilde sa femme ne cessait de le porter, BOhS. Ilist. 1,11. Quel démon vous irrite et vous porte à médire"? Un livre vous déplaît; qui vous force à le lire? boil. .Sot. ix. La force qui met nos esprits en mouvement, c'est la volonté de Dieu qui nous anime et qui nous porte vers le bien, malebr. Rech. vér. éclaire, liv. vi, t. iv, p. 3i5, dans pougens Il Êlre()ort^d'amitiépourquelqu'un,avoirde l'amitié pour lui.-|| Il se dit aus.si des choses qui poussent, excitent. Je suis marri que la colère Me poile jusqu'à lui déplaire, malh. v, »0. Je crois qu'un bon dessein dans le cloître te porte.... corn. Place roy. v, 8. D'autres soins éteindront cette ardeur de vengeance; Ceux de vous agrandir vous porteront ailleurs , id. Sertor. m, 4. Les tentations qui le portent au péché, pasc. Prov. iv. 11 est impossible que celte surprise ne fa.>sse rire, parce que rien n'y porte davantage qu'une disproportion surprenante entre ce qu on attend et ce qu'on voit, id. ib. XI. Voyez un peu où me porte le libertinage de ma plume, sÉv. 6 janv. I089. Qui sait mémo où m'allait porter ce repentir? rac. Phèdre, iv, 6. Quelques heureux es.sais d'éloquence le portèrent d'abord vers le barreau , maihan , Éloges, Umery. j] Absolument Et sur ces grands objets qui doivent porter à Dieu , vous vous trouvez embarrassé dans votre religion sur ce qui se passe à Rome et au conclave, SÉV. ù Coulanges, s« juillet I69i. Des accents de langueur qui, répandus sur le calme des eaux ou se mêlant à leur murmure , portent au recueillement el à la mélancolie, bupf. Ois. t. iiv, p. 333. Le spectacle do la nature, qui porte à la rêverie, STAEL, Cor«nn«,xvu, 2. || 21° Kig. Supporter, souffrir. Ce coup est un peu rude à l'o.-.prit le plu» fort ; Et je doute comment vous portez cette mort, cou» llor. V, H. En consentant à prendre la rob« d'un esclave, Il a consenti à en porter toute l'ignominie, BouBD. Exhort. sur la flagell. de J. C. t. ii , p. 77. •San» doute on ne veut pas que, mêUnt nos douleurs, Nou» nous aidions l'un l'autre à porter nos malheurs, HAC. B'it. i, 3. J'aurai» beaucoup do chose» à vous proposer, mai» vous ne pouvez pas le» porter maintenant, FÉN. l. ivu, p. <«2. Nous craignons comme le dernier des malheurs qu'on nous eu prive [du temps) pour toujours, et nou» craignons presque comme un malheur égal d'en perler l'ennui et la durée , mau. Carinu r«Mu. Dès que ce spec-
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tacle de vanité ne nous environne point, on porte impatiemment le silence et la solitude qui nou» suit, m. Confér. Zèle contre les vices. \\ 22* Fig. Porter bien le vin, en boire beaucoup sans s'enivrer; porter mal le vin, s'enivrer vite. L'épitaphe de ce prince [Darius], où il se vante d'avoir eu le mérite de boire beaucoup et de bien porter le vin, montre que c'était là véritablement une gloire chez les Perses, HOLLiN, Hist. anc. (Euvr. t. m, p. let, dans POUGENS. Il Ce vin- porte bien l'eau, il conserve une partie de sa force quoiqu'on y mette de l'eau. On dit dans le sens contraire : il ne porte pas l'eau. Il 23° Soumettre à une juridiction. Ils [les rois] ne portaient point d'affaires au peuple qu'elles n'eussent été délibérées lans le sénat, montesq. Esp. xi, 12. On faisait un crime à Lalli de ne s'être pas emparé de ce poste, nommé Chetoupel, avant d'aller à Madras; tous les maréchaux de France assemblés auraient eu bien de la peine à décider de si loin si on devait assiéger Chetoupet ou non ; et on portail cette question à la grand'chambre, volt. PoJ. el lég. Fragm. Hxst. Inde , l». Les habitants des îles et des villes soumises à la république .sont obligés de porter leurs affaires aux tribunaux d'Alhènes, pour qu'elles y soient jugées en dernier ressori, bahtiiél. Anach. ch. («. Je porte ma tête à la justice du roi, si je suis coupable; mais, si c'est M. de Montaigu qui l'est, je porte ma plainte aux pieds du trône, J. J. bouss. Lett. à il. du Theil, Corresp. t. IV, p. 219, dans pougens. || Porter plainte, adresser à une autorité une plainte contre quelqu'un. De tous côtés, on portait des plaintes au parlement de refus de sacrements, volt. Hist. parlem. 65. Environ deux aimées auparavant, le cardinal de Polignac avait déjà porté plainte contre l'abbé de Saint- Pierre, à l'occasion du mémoire de ce dernier sut l'établissement de la taille proportionnelle, d'alemb. Éloges, J'ai), de Sl-P. || 24° Fig. Porter une loi, un arrêt, établir une loi, rendre un arrêt. L'an de Rome 4 28, les consuls portèrent une loi qui ôta aux créanciers le droit de tenir les débiteurs en servitude dans leurs maisons, hontesq. Esp xii , 2i. Souillé de trois divorces et du sang de deux femmes, il (Henri Vlll] fit porter une loi dont la honte et la cruauté sont égale.s: c'est que tout homme qui ser» instruit d'une galanterie 'le la reine doit l'accuser sous peine de haute trahison, volt. .Mœurs, 135. Quand l'arrêt est porté, qui conseille est coupable, ID. Orph. V, a. Pour contenir tant de nations diverses et si ennemies les unes des autres, il a été porté des lois airoces, baynal, Ilist. phil. n, I9. Il Porter un arrêt, se dit aussi de la simple décision (l'une volonté. L'arrêt qu'en ta faveur aura porté ma fille.... volt. Scythes, i, 1. 1| Porter un jugement, porter son jugement d'une chose, sur une chose, la juger, l'apprécier. || 25° Fig. Inscrire. Porter quelqu'un sur une liste. Au lieu de fatiguer les conjurés de quantité de petites corrections qu'il faudrait porter sur l'ancien exemplaire, j'envoie un cinquième acte bien.propre [du Triumvirat], volt. Lett. d'Argental , tt janv. (784. 11 se trouva plus d'une foi» des articles qui n'étaient pas portés sur les factures, raynal, Hist. philosophique, vu, 82. Il Dans le même sens, porter à compte, en recette, en débet, au crédit. || 26° Fig. Exprimer, déclarer. L'ordonnance porte que.... Que porte la lettre que vous avez reçue? La traduction ne reproduit |>as exactement ce que porte le texte. L'arrêt porte restitution de fonds, boss. Lett. abb. 82. La tradition portait que les armées de Sémiramis et de Cyrus avaient péri dans ces déserts, montesq. Etpr. XXI, 8. Il 27° Fig. Evaluer. On dit que son mari |le duc de Choiseul] a autant de dette» <|u'il a fait de belles actions; on les porte à plus de deux millions, VOLT. LeU. Mme du De/Tant, 19 janv. t77i . || 88" Fig. Causer, amener, entraîner avec soi, avec un nom de chose pour sujet. Après son action qui n'eut Jamais d'égale, Lo commerce entre nous porterait du scandale, mol. Tart. iv, 4. Un portrait porte absence et présence, plaisir et déplaisir; la réalité exclut absence et déplaisir, pasc. Pens. xvi, 7. éd. HAviT. L'amitié que j'ai pour vous porte bien de» peines et de» amertume» avec elle, sEV. à Urne de Grignan, 7 août (676. Le péché en général porte séparation d'avec Dieu, ei attache très-intime avec la créature, boss. 3° termnn, Passion, 2. Une pensée neuve . forle, juste, lumineuse portf avec elle son expression, d'alemb. Mél. litt. ÎEuv. t. III, p. i»3, dan» pougens. Il 29" Fig. Avoir telle dimension. J'ai fait abattre deux chênes fort lisses, dont la lige portail plu» de vingt-cinq pieds sans aucunes grosses branches, avrv. Ilist. nat. part, \eaipir. Œuv. t. viii. o. 224.|| Teruie de maçon. U. — 15<»
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Cette pierre porte tant de long et ('e gros, elle a tant de longueur «t de grosseur. ||S0° Fig. Comporter. S'il» n'ont pas plus d'esprit que ne porte leur condition, la bhut. tx. || 81° F. n. Être soutenu, être posé sur. Tout l'édifice porte sur ces colonnes. L'autre exige que mon corps porte sur mes genoux, MONTESQ. Lett. pfrs. 4t. Il Fig. Sa confiance doit porter sur l'autorité de la raison, }. ;. rouss. Ém. IV. C'est un tilssu d'idées qui ne portent sur rien, DinER. Mém. t. IV, p. 312, dans pougens. || Porter i fond, en l'arlant d'une construction, reposer sur son fondement. || On dft aussi dans la même acception : 'porter de fond. || Porter à cm, reposer directement sur le sol même. || Porter à faux, ne pas porter directement sur la base, sur le point d'appui, être mal posé, être hors de son aplomb. Celte poutre porte à faux. || Substantivement, un porte à faux, un endroit d'une constructiou qui est hors de son aplomb. Il y a dans l'Église de Saint-Denis plusieurs porte à faux. Ce mur est hors d'aplomb, il est en porte à faux. || Porter à faux, se dit aussi des parties en saillie, d'un balcon par exemple. I! Fig. Porter à faux,^e dit de raisoonements, de propositions dont le principe est vicieux, ou qui ne sont pas i'accord avec leur principe. Je vous remercie de V Anti-financier ; l'ouvrage est violent, et porte à faux d'un bout à l'autre, volt. Lett. Damilaville, 18 janv. (764. || La selle de ce cheval porte sur le garrot, elle touche ce cheval sur le garrot. |l Ce carrosse porte sur la flèche, il touche, il bat la flèche quand il est en mouvement. || Tirer à bout portant, tirer en appuyant le bout de l'arme sur le corps de quelqu'un ou du moins de fort près. Il Fig. Dire quelque chose à bout portant, dire en face quelque chose de fâcheux, de direct. On sent bien le reproche, il est i bout portant, faoan, Bendei-vous, se. 6. || 32° Se dit de la glace qui est en état de soutenir les hommes, les voitures. Il a gelé fortement, la glace porte. Le fleuve était pris, il portait : le cours des glaçons, que jusque-là il charriait, contrarié par un brusque contour de ses rivHS, s'était suspendu, ségur. Hist. de tfap. x, 8. Il 83° Terme de blason. Avoir dans ses armes une certaine couleur. II porte de gueules. Cette maison de Montfort portait d'argent à la croix de gueules, givrée d'or, st-sim. (88, ». || 84° Faire les commissions. Cette femme a longtemps porté pour une marchande de modes. || 86° Atteindre, en parlant des armes de jet, des projectiles, et de tout ce qu'on lance. Une longue carabine qui portait fort loin. Tous les traits ont porté. Le boulet ne porta que jusqu'au pied de la muraille. Le premier soutenant que le canon porterait au delà d'une hauteur voisine ; l'autro, au contraire, qu'il n'y porterait pas, PELI.ISS0N, Lett. hitt. t. I, p. 380, dans pougens. Le prince d'Harcourt et la Feuillade eurent querelle avant-hier..., la prince lui jeta une assiette à la tète, l'autre lui jeta un couteau ; ni l'un ni l'autre ne porta, siw. à Butty, a nov. i«66.||Fig. Les coups de canon que l'on tira à Bordeaux avaient porté jusqu'i Paris, avant même que l'on y eût mis le feu, RETZ, Mém. t. ii, liv. lu, p. )7 , dans pougens. Ton triomphe est parfait ; tous tes traits ont porté, HAC. Phidre, m, 2. || Il se dit également des coups d'armes à feu ou autres. La blessure est dangereuse, le coupa porté sur l'os. || Porter juste, toucher au but, l'atteindre. Le coup a porté juste. Il Fig. Il se dit de ce qui fait impression, est décisif. Il n'y a pas un mot dans la vAtre pettrej qui ne porte; on ne voudrait ni en flter ni en mettre un seul, sâv. à Busty, <o sept. (esi. || Fig. Porter contre, être défavorable, en parlant des choses. Par la même raison qu'il [Jurieu] a convaincu Luther d'impiété, il s'en est convaincu lui-même, et sa preuve porte contre lui, boss. s° avert. ». || Fig. Je ne vois point où porte ce discours, je n'en vois pas l'intention. || Fig. Cette observation, cette objection porte sur telle chose, elle a telle chose pour objet. Il 88* Parcourir une certaine étendue, en parlant du son, du regard. Sa vue porte loin. Le bruit du canon portait à plusieurs lieues. || Il se dit du vent, en un sens analogue. Quand le vent porte, on entend le bruit de la cascade jusqu'ici. I|87' Heurter, toucher. La tête a porté contre une pierre. || Au jeu de paume, la balle a porté sur le loil, sur les deux toiU, elle y a touché. || U balle porte au mur, ou, absolument, la balle porte, de •on premier bond elle touche au mur qui la renvoie. I! 38* Terme de marine. Avancer ver». Le Fortuné tira l'Adroit de l'embarras oii le gros vaisseau l'aurait pu mettre; il porU dessus et fit prendre le parti de »in.... Rapport de J. Barl, <i juill. te»», dans m. Il Porter au sud, au nord, etc. g»»-terner, faire
route au sud, au nord. || On dit de même : porter au large, porter à terra. || Porter à telle aire de vent, gouverner à cette aire de vent. !! Porter plein ou bon plein, gouverner de manière à avoir du largue dans les voiles. || Faire porter, remplir, gonfler de vent une voile ou les voiles. Nous découvrîmes, i dix ou douze lieues de Naples, les quatorze vaisseaux hollandais.... nous fîmes porter à toutes voiles sur ces vaisseaux qui étaient sous le vent, Uém. de yHlelle, (677, dans jal. || Laisser porter, laisser arriver. || On dit qu'un courant porte à telle aiie de vent, pour dire qu'il prend la direction de tel rumb. Des courants rapides qui portent quelquefois à l'est, et quelquefois à l'ouest, buache. Mît. Mém. scienc. mor. et pol. t. v, p. »7. || On dit qu'une voile porte, quand elle reçoit le vent sur sa face postérieure et fait avancer le navire. || Une voile porte à culer quand elle est disposée de manière à faire marcher le navire dans le sens de la poupe. Il 39° Terme de couture. Faire porter signifie qu'en assemblant deux morceaux quelconques, on a fait plisser légèrement un des côtés sur l'autre, de façon qu'un des deux morceaux soit plus long que l'autre; synonyme d'emboire. Cette couture porte, est portée. Vous avez fait porter votre couture. Il 40° Fig. 11 se dit de quelque mal ou dommage. Dans le combat, la perto a porté surtout sur l'aile gauche. La maladie porta sur ceux qui avaient le plus souffert de privations. || 41° Porter à la tête, se dit d'une liqueur, d'une odeur, d'une chaleur qui étourdit, qui entête. Mlle Pulchérie lui avait assuré que le feu lui portait à la tête, et qu'elle voulait s'accoutumer à s'en passer, genlis, Veillées duchdt, t. Il, p. 6S), dans pougens. || Porter sur les nerfs , les agacer. Ce n'est pas ma faute si les étrangetés dont nous sommes bernés me portent sur les nerls, G. sand, Famille de (lermandre. || 42° Se porter, V. réfl. Être porté, soutenu comme un faix. Les pots au lait se portent sur la tête. || Se porter, se dit de gens tellement serrés que leurs pieds ne touchent plus la terre. Il y avait tant de monde qu'on se portait. || Se porter soi-même. Le sag«, »e portant partout avec lui, porte aussi son bonheur, i. i. ROUSS. Hél. 1, 65. Il 43 " Aller, se transporter. Le roi s'y porta de sa personne Tout le monde se porte de ce côté. On s'y portait [au discours de réception de M. de Noyon] dans le désir d'en faire sa cour au roi, et dins l'espérance de s'y divertir, st-sim. 14, î3. Cette grande barge rousse qui se trouvé sur nos côtfs et sur celles d'Angleterre se porte également sur les côtes de Barbarie, bl'ff. Ois. t. xiv, p. ï87. Il 11 se dit, dans un sens analogue, des choses qui se meuvent. Le sang s'est porté à la tête. Quel Louvre I un vrai charnier dont l'odeur se porta D'abord au nez des gens, la font. Fabl. vu, 7. Il Fig. Se diriger, en parlant du regard, de la pensée, de l'attention, etc. C'est sur toutes ces choses que l'éducation se porte, bontesq. Esp. iv, ï. X Smolensk, une fièvre d'hésitation s',empare de lui; ses regards se portent sur Kief, Pétersbourg et Moscou, SÉGUR, Histoire de ffapolion, vi, 9. Il 44° Être porté comme vêtement. Cette étoile ne se porte plus. || 46° Fig. Agir de telle ou telle manière dans certaines occasions. Il s'y est porté un peu mollement. Un combat général où Vannius fut défait après s'être porté vaillamment, perrot, Tac. 36S. Il 46* Fig. Avoir disposition à, inclination pour. Au lieu que vous les aviez menacés de leur faire signer cette constitution, quand vous pensiez qu'ils y résisteraient, lorsque vous vîtes qu'ils s'y portaient d'eux-mêmes, vous n'en parlâtes plus, pasc. Prov. XVII. On ne conclut rien, et l'on ne se porte à rien, parce qu'on n'y pense point, bourdal. Serm. t»° dim. après la PerUec. Dominie. t. iv, p. 2oa Monsieur, ne craignez rien ; Isabelle toujours doit se porter au bien, hegnard, Ménech. m, s. Il |LouisXIV] se porta de lui-même, dans le cours de sa maladie, à donner au duc du Maine une distinction dont le duc d'Orléans fut vivement piqué, staal, Mém. t. i, p. 277. Mais, bien loin de sauver son amant du pillage. C'est elle qui s'y porto avec plus de courage, DESTOUcn. Diïs. Il, t. Il .Reporter, se laisser emporter à, aller à. Volage, fallait-il pour un peu de rudesse Vous porter si soudain à changer de maîtresse? corn. Gai. du Pal. v, 4. Comment, mon père, c'est vous qui vous portez à ces honteuses actions? mol. l'Av. II, 2. Nous donnons à tous les meilleurs ordres que nous pouvons; j'admire commp on se porte naturelment à ce qui touche le guUt, sKv. 3 mai lesu. Il ne faut pas trouver étrange, si, Jésus leur prêchant [aux Juifs] ce qu'il avait appris a'u seia de .son père, ils se portent à la dernière iuretjr et se résolvent de le mettre à mort, BOSS. Sermon», 6'ur fÉglite, t. A
quels excès ne sp porte-t-on pas contre des concur rents qui se présentent et qui font ombrage? BOuan <•' dim. après l'Épiphan. Dominie. t. i, p. l>3. Jus. ques où les hommes ne se portent-ils point par l'in» térêt de la religion, dont ils sont si peu persuadés, et qu'ils pratiquent si mal ? la bbht. xvi. || Se porter à la dernière extrémité, à des extrémités contre quelqu'un, exercer sur lui des actes de violence, d'emportement. || Se porter à des excès contre quelqu'un, même sens. || 47° Fig. Se porter bien, être en bonne santé ; se porter mal, être malade, indisposé. Comment vous portez-vous? c'est-à-dire quel est l'état de votre santé? Il est vrai que ce n'est que de la santé dont il est question en ce monde ; comment vous portez-vous? comment vous portez-vous? et l'on ignore entièrement ce qui touche cette science qui nous est si nécessaire, SÉv. 387. Rien de plus agréable que de se bien porter, et de savoir qu'il y a des gens qui craignent qu'on ne se porte mal, maintenon, Lett. à d'Aubigné, 24 juill. )680. || Il se dit aussi des animaux. Elle [l'intelligence humaine] les voit [les bêtes] \ivre et mourir, être malades et se porter bien, à peu près comme font les hommes, boss. Conn. v, I. M. Brinkenhof, ayant fait accoupler des chameaux.... a obtenu un petit chameau qui se porte bien,BUFF. Quadrup. t. ix, p. I75. || Fig. Ses affaires se portent mal, c'est-à-dire il est dans une situation fâcheuse, critique. Ainsi, de tous c'tés primé par un rival, Ses affaires sans moi se j.urceraient fort mal, CORN. Veuve, ii, 5. || 48° Fig. Se porter, se présenter comme candidat à une élection. Il se porte dans le déparlement des Vosges. !| 49° Fig, Prendre une qualité et agir en conséquence. L'infâme Barcochébas, un voleur, un scélérat, parce que son nom signifiait le fils de l'étoile, se disait l'étoile de Jacob prédite au livre des Nombres, et se porta pour le Christ, BOSS. Hist. ii, 9. Une duègne qui se portait pour gouvernante, hamilt. Gramm. 6. Il se porte pour amant déclaré, m. ib. ti. Ces premiers poètes n'eurent qu'à se porter pour inspirés par les dieux, pour envoyés des dieux, pour enfants des dieux, on les en crut, font. Sur la poés. en gén. Œuv. t. viii, p. 286, dans POUGENS. Il Se porter fort pour quelqu'un, l'appuyer, répondre de son consentement. Il Terme de jurisprudence. Se rofter partie contre quelqu'un, intervenir contre lui dans un procès. 'I Se porter pour appelant, interjeter appel d'une sentence. || Se porter héritier, ou pour héritier, prendre la qualité d'héritier et agir en conséquence. Il 50° S. m. Ces gants sont d'un bon porter. || Proverbes. Argent comptant porte médecine. i| La nuit porte conseil, c'est-à-dire il est bon de laisser passer une nuit, et, en général, du temps sur un parti à prendre.
— HIST. XI* s. An dreit Taison espeiret arriver. Mais ne puet estre, ailurs l'estot aler [il lui faut aller ailleurs]; An dreit à Rome les porlet li orez [le vent], St Alexis, xxxix. De l'altre dei qui porte l'anel. Lois de Guill. (3. Branches d'olive en vos mains porterez, Ch. de Roi. v. Ne vus ne il n'i porterez les piez, ib. xvui. Qu'à Marsilion [il] me portast mon message, ib. xx. Tant vus [mon épée] aurai en curt à rei portée, ib. xxxv. Mult [il] se fait fier de ses armes porter, t'b. lxx. Ce dist Rolanz : purquei me portez ire? ib. cxxix. || xii* s. E si vos les volez saver [savoir les nouvelles], mandez qui les vos port, Xaehab. u, 2. Vous porterez ma chartre, où li seax d'or pend, Sax. xxi. Plus Maux princes de lui [que lui] ne put porter escu, ib. xxviii. Sire, li reis vus ad porté grand amistié : Bien li devriez faire co qu'il vus ad preié. Th. l» mart. 25. |! xiii* s. Ce qi>'on a tant porté. Quant chiet [tombe], adès en poise [on en a toujours du chagrin], Bist. lin. t. xxiii, p. 572. Et li.Grieu [les Grecs] les commencierent à enhaïr et à porter mauvais cuer, viLLEH. cxxvi. [Elle] De tout portoit les clés, qu'elle l'ot deservi [mérité], Berte, lix. Et mainte grant rivière qui bien porte navie, t'b. lxxii. Com je vous ai porté mauvaise compaigniel ib. ex. Ma mescheance [j] ai, sire [Dieu], pour vous en gré portée, t'6. cxxvi. X fcinq labiaus de gueule l'ainsnés fils le porta [porta l'écu] , ib. cxxxi. Les escus |il] froisse et fent com s'il fussent d'escorce; À chevalier n'assemble qu'à terre ne le porce, auuefroi le BAST. Romancero, p. )9. La boucle d'une pierre fu. Qui ot grant force et grant vertu; Car cis qui sor soi la portoit Nesuns venins ne redoloit, la Rose, tu77. Alant s'en entrent tôt es nés [dans les navires]; Or ont boin vent et bien portant, FI. et Bl. t)4. Si vous cri merci jointes paumes, Que cis las dolereus Guillaumes, Qui si bien s'est vers moi portés (comporté]. Soit secorus et confortés, ib. 406»!>. Tout li enfant que cale porte qui est lerve,
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sont serf, tout soit ce que li pères soit franshons, BF.AUM. ïLV, 45. On ne croit pas que tex teroirs çuist tel vin porter, ID. ib. u- Et l'un des Turs porta un chevalier du Temple à terre, Jomv. 4)9. || xiv* s. Il me souflist, se je tout seul porte mes infortunes, ORBSME, Eih. 290. Et as choses maintenant dites font et portent tfesmoignage et signa de vérité aucunes ordenances propres... ID. tb. 7ï. Pour ce se porta il folement et sotement, id. ib. 201. Car le vin fait souvent d'ire maint fol parler, Et s'en doit bien garder qui ne le peut porter, Guescl. 22( 1 3. Il rv s Dieu merci ! je me porte assez bien ; mais j'avois plus d'argent quant je faisois guerre pour la partie du roi d'Angleterre, froiss. il, m, 24. .4insi se porta celle journée, et n'y eut rien fait, non chose qui fasse à recorder, ID. i, i, 9t. Et s'en alla dénoncer audit messire Herïey,et dire la besogne ainsi comme elle se portoit, m. i, i, (77. Les baron» qui uemeurés estoient et le remenant du pays, ne le [Hue le DespensierJ purent plus porter [supporter], m. i, i, ». Au regard de celle que j'ayme loyaulment, elle me suffit très bien ; mais à ce que vous voulez porter la vo-itre plus belle que la myenne, cela ne pourroye souffrir, ains deffenrtray sa beauté à rencontre de tous autres, Perceforesl, t. v, f" 2<. Or en as tu assez et plus que porter n'en pues [tu n'en peux porter], al. CHABT. Quadril. invecl. Quelles nouvelles , ma maistresse? Comment se portent nos amours? ch. D'oHL. Bail. )4.Kstendoit ses limites plus avant que le traicté ne portoit, com». m, t. Je sçay bien que ma langue ma porté grant dommage, id. i, <o. Le duc de Bourgogne portoit fort grant honneur aux ambassadeurs et gens estranges, id. v, ». Autant que la veue pouvoit porter, id. i, 6. Sa personne pouvoit assez porter le travail qui luy estoit nécessaire, iD. ni, 3. Je luy ose bien porter ceste louenge, et ne sçay si je l'ay dit ailleurs, id. m, )2. ||ivi*s. J'ay faict de diligence ce que la compaignie que je mené en a peu porter, maho. Lett. *t. Madame s'est bien portée jusques à ceste nuict qu'elle a eu peur d'avoir sa goutte, id. ib. 62. Vous savés combien Tostre paine est nécessaire aujt affaires dont vous portés le faix, id. ib. 64. Le désir que j'ay de savoir comme se porte votre santé ne me laisse passer en ce lieu sans vous escripre, id. ib. 17. Comme les occasions de la guerre le portent [comportent] souvent, MONT. 1, 49. Quelque masque qu'ils portent, ID.
I, tu» Je regarde tousjours comment s'en est porté le bout [de la vie!, id. i, «8. La main se porte souvent où nous ne l'envoyons pas, id. i, »8 On peult se porter excessivement en une action juste, id. i, 233. Ceulx ci porieiit leurs testes tousjours couvertes de béguins, id. i, 260. Le pape Bonifaee huitiesme entra, dict on, en sa charge comme un regnard, s'y porta comme un lion et morut comme un chien, id.
II, t. Lorsqu'ils commençoient i porter les armes, ID. 1. 83. Ny les traict! ny les glaives ne portent que p<ir le congé d« nostre fatalité, id. m, m. Il est porté par leurs loix, que le larron soit condamné en amende pour le larecin, la BOtriE, 21». La terre qui porte des herbes sauvages, id. 227. Lo bon renom qu'acquiert celui qu'on void qui se porte en toute douceur et facilité avec ses semblables, LANODP,, 47. El qui s'assujettira aux coustumes domestiques, portera obéissance aux lois publiques, ID. ib. Le zèle que chascun porte k sa nligion, ID. 67. L« noblt a davantage d'obligation que l'ignoble à se porter vertueusement, id. i 86. Tirant de près, les coups portent, qu'ils adres?enl tousjours aux cuisses ou aux visages, id. ï)3. N'espérant plus que ses affaires se portassent jamais comme il desiroit, abyot. Thés. 4S. Le temps piefix à porter le deuil estoit fort court, id. Lyc. 68. Proculus et Vele'ius portèrent la parole, m. Huma, 9. U estoit singulièrement aimi et porté des gens de bien, id. Péric. ti. Il fut eleu consul contre sa voulunté, non jà pour affection que le peuple portoit à ce Lepidus, mais pour gratifier à l'ompeius, qui le portoit et luy favorisoit, id. Syl/a, 7u. Agesilaus, encore qu'il se portoit fort mal, à cause de plusieurs bleceures.... in. Àgésil. 28. Je suis demoiirée pour porter encore malheur au grand Pompeius, id. Pomp. (06. Et ne seroit .'ia charge gueres vacante, car vous estes icy tout porté pour lui succéder, cabl. i, 38. La Mozelle est si glacée qu'elle porte, ii>. v, ». L'eau de la mer soustient et porte, san-s com()araison, plus facilement que la douce des fleuves, pah», i, ï6. Qui rien ne p<jrte, rien ne lui chet [tombe], cotobave.
— RTYH. Bourguig. pDtai; Bcrry, pourter; provenç. et e.spa„'n. portar ; ital. porlare; au lat. porlare , 4Ui est uo déQomiuatif issu d'un participe passé
POR
porhim (qti'on ne trouve pas), comme tutari l'est de tutum, qui vient de tueor; portum tient au radio&l nop, qui est dans f-itopov, j'apportai (voy. porte).