CARL. VII
— ÉTYM. Prévoyant. L'ancienne langue disait pourveance, et au xiv siècle jrrevidence, qui a duré jusqu'au xvi'.
PRÉVOYANT, ANTE (pré-vo-ian, ian-t'; plusieurs disent pré-voi-ian), adj, \\ 1° Qui prévoit ce qui doit arriver et prend de sages mesures. Quand le mal est certain, La plainte ni la peur ne changent le destin ; Et le moins prévoyant est toujours le plus sage, la FONT. Fahl. vin, 12. Je suis vieille et prévoyante : je vous en parle pour la dernière fois, maintenon, Lell. à M. de Yillette, 24 avr. 1 707. || 2° Qui marque de la prévoyance. Sous sa ferme et prévoyante conduite [du cardinal de Richelieu], la puissance d'Autriche cessait d'être redoutée, BOSs. le Tellier. Je sais que, près de vous en secret assemblé. Par vos soins prévoyants leur nombre est redoublé, rac. Athal. 1, 2. Comme une antique aïeule aux prévoyants discours, V. HUGO, Odes, V, 42.
— HIST. XVI' s. Vous estes accort, prévoyant et advisé comme l'aultre [le renard] , cari., v, 26.
PRÉVU, CE (prévu, vue), part. passéAa prévoir. Vu d'avance. Le changement de la ré|iublique romaine en monarchie, prévu et marqué par l'historien Polybe, ROLLiN , Traité des Et. iv, m, 2.
t PRIAM (pri-am'), s. m. || 1' Roi de Troie, qui, ayant vu périr ses enfants et sa ville, et ayant péri lui-môme dans cette dernière ruine, est pris souvent comme un type d'extrême malheur. || 2° Très-beau papillon à ailes dentelées.
t PRIANT, ANTE (pri-an, an-t'), adj. Qui prie
Ces gens Oui, brûlants et priants, deman<lent,
chaque jour, El prêchent la retraite au milieu de la cour, kOL. Tart. i, ». La puissance ecclésiastique
PRI
qui doit être une société priante, édifiante, e» hortante, et non pas puissante, volt. Dial. xxiv, t. > PRIAPE {pri-a-p'), s. m. || 1° Terme de la religion gréco-romaine. Dieu des jardins et présidant aussi à l'amour physique. || Il se dit quelquefois po';r phallus, à cause de la manière dont les sculpteur* représentaient le dieu Priape. || 2° Priape de mer, e.spèce d'holothurie.
— HIST. xv* s. El luj couppa les genitoires et priape, p. desret, à la suite du uonstrelet, p 1 13, dans LACUBin.
PRIAPÉE (pri-a-pée), 1. f. || 1' Nom que l'on donne à une pièce de poésie licenciouse, à une peinture obscène. || 2° Inscription comiio^ée pour «ne statue de Priape. || 3° Au plur. Les priapées, fêtes en l'honneur de Prfape.
t PRIAPÉEN, ENNE (pri-a-pé-in , è-n'), adj. Mètre priapéen, vers composé d'un glyconique et d'un phérécratien. || Vers priapéen, hexamètre coupé après le troisième pied.
— ÉTYM. Priape.
t PRIAPIQUE (pri-a-pi-k') , adj. Qui appartient à Priape ou à son culte.
PRIAPISME (pri-a-pi-sm'), s. m. Terme de médecine. Maladie qui consiste dans une érection con tinuelle et douloureuse.
— ÉTYM. npiaTtisiiàç, de npiano;, Priape.
t PRIAPULE (pri-a-pu-l') , t. m. Genre de radiaires.
PRIÉ, ÉE (pri-é, ée), part, passé de prier. || 1' X qui on a demandé comme grâce. Pria de rendre ce service. || 2' Invité, convié. Prié d'assister à la fête. Il U est né prié, il n'a pas besoin d'être invité chaque fois, il est toujours censé l'êlre. || Substantivement. Celui qu'on a convié. Ètes-vous du .nombre des priés? Il 3° Repas prié, repas auquel on est invité avec quelque cérémonie. J'assiste à (les soupers priés où la porte est fermée à tout survenant, j. j. Bouss. Hél. Il, 17. Tandis qu'au sein de la mollesse. Fuyant la table ouverte et le souper prié, DESMABis, Poésies, p. 100, dans pougens. Le faste ridicule et de mauvais goût dans les repas priés, piCARn, Petite ville, i, a.
PRIE-DIEU (pri-diru), s. m. || 1* Sorte de pupitre qui a pour base un marchepied, où l'on s'agenouille pour prier Dieu. Cet humble et triste asile de la pénitence, qui ne contient qu'un crucifix, une tête de mort, un prie-Dieu, une chaise, de bois et un cercueil, genlis, ifme de Maintenon, t. i, p. 252, dans POUGENS. Il 2° Prie-Dieu, voy. prierdieu. || Au piur. Des prie-Dieu.
— REM. On disait autrefois un prié-Dieu {prié pour prier), et Ménage condamne formellement pri'e- Dieu. Il s'avance dans la nef, il croit voir un prié- Dieu, il se jette lourdement dessus, la broi. xi.
— ÊTVM. Prier, et Dieu.
PRIER (pri-é), je priais, nous priions, vous priiez; que je prie, que nous priions, que vous priiez, v.a. Il 1° Terme de religion. Adresser des demandes.aux, puissances célestes. Et je prierai les dieux que dans cet entretien Vous ayez assez d'heur pour n'pii obtenir rien, corn. SerJor. 1, t si le ciel em : est
touché de mes pleurs, Je le prie, en mourant, d'oublier mes douleurs, rac. Bérén. iv, 6. || 2° En particulier, s'adresser à Dieu. Lorsque vous priiez Dieu avec larmes et que vous ensevelissiez les morts, SACi, BiMe, Tobie, xii, 12. Qui pourra croire que les épicuriens, qui niaient la providence divine, eu.wenl des mouvements de prier Dieu, eux qui disaient que c'était lui faire injure de l'implorer dans nos besoins.... pasc. Prov. iv. Je souhaite d'apprendre, ma fille, si vos douleurs vous ont quittée; j'en prie Dieu, et qu'enfin il commence à vous soulager après vous avoir poussée si loin, BOSS. Lett. abb. 67. Le roi Edouard fit prier Dieu dans toutes les églises d'Angleterre pour le repos de r&nie du roi Jean, qui était mort à Londres, choisi, Hist. du roi Jean, dans richelet. || Prier la Vierge, prier les saints, s'adresser à la Vierge, aux saints, afin qu'ils intercèdent pour nous auprès de Dieu. || Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ail en sa sainte et digne garde, ou, simplement, pour les personnes d'un rang moins élevé, en sa sainte garde, formule par laquelle le souverain de France termine ses lettres. || Je prie Dieu que.... se dit par forme de souhait. Je prie Dieu qu'il vous ramène en bonne santé. || Absolument. Elle est A bien prier exacte au dernier point. Mais elle bat ses gens et ne les paye point, MOL. Mis. III, 6. En priant pour son âme, chrétiens, songeons à nous-mêmes ; qu'allendons-nous pour nous convertira boss. Uuch. d'Orl. Engager les uns k prier, et empêcher les autres dt mal prier.
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