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peu de terre obtenu par irière Pour jamais sous la tombe eût enfermé Molière, boil. ÉptU »ll. Jupiter même, à la prière de Minerve, avait ordonné à Mercure... de.... f*n. Tel xvni. Qu'il serve donc les gr,inds, les flatte, les ménage; Qu'il plie, en approcha.nt de ces superbes fronts. Sa tête à la prière e; son âme aux afîronU, a. chèn îr, Él^g. xxi. Cessez donc, en priant, d'offenser ma tendresse ; La prière est im doute, et ce doute me blesse, delille. En. vin. Il Fig. La néf igence 'u bon d'Hocquincourt , qui était tellement hibi'é [dans une cérémonie] que, ses chausses de page étant moins commodes .ue celles qu'il a d'ordinaire, sa chemise ne voulut jamais y demeurer, quelque prière qu'il lui en fît, sÉv. 3 j.inv. 1689. Il 3» Les Prières, personnifiées par Homère, et repr'sentées comme boiteuses et marchant après l'injure pour réparer les maux qu'elle a faits. I| Proverbe. Courte prière pénètre les cieux.
— HIST. ïii' s. Se vous daignez ma proiere escouter.... Couei, iiii. Que par vostre preiere e par vostre oreisun.... Th.lemart. l«t. Ijxiii's. Ensi fi.«t li marchis leur prière [s'y conforma] , et reçut la seignorie de l'ost, villf.h. xxvii. Quant [elle] ot fait sa proiere, son manstel [elle] escourça, Berle, xxv. Et li trois chevalier par (|ui ' aras [fraude] fu fes, à trant prière escaperent il par cinq cens livres d'a- \ende, beaum. xxiv, te. De wide main wide prière,
F.RODx DE UNCT, ProD. 1. 1, p. ♦ I . || xiv S. Les jourlées de charues, de charretes et herches, que l'on appelle prières [corvées], du cange, preces. || xv« s. Le comte de Roussy, qui avoit encores le maltalent en son creur de sa ville et de son chastel de Roussy que ces pillars navarrois luy avoient toUu , fit faire une prière de chevaliers et escuiers entour luy, et eut bien cent lances, fhoiss. liv. i, p. 22», dans lacuRNE. Certes, 'amoiselle, vostre prière me est comm. idement, Perceforest, t. i, ^ 78.
— ÉTVM. Prier; Berry, préyère; picard, prayère; provenç. preguiera; pregaira; catal. pregaria; jtal. preqhiera.
j PRIÉS (pri-é), ». m. pi. Dans l'ancienne république de Venise, le conseil des priés (pregadi), conseil ocl l'on décidait toutes les affaires qui concernaient la paix, la guerre, les alliances et les ligues.
PRIEUR (pri-eur), t. m. || 1* Prieur conventuel régulier, ou, simplement, prieur, celui qui régit des religieux en communauté ; il est opposé à prieur conventuel séculier et commendataire; il ne diffère de l'abbé que de nom; il en a toute l'autorité. Je [moi, la Mollesse] croyais.... Que l'Église du moins m'assurait un asile; Mais en vain j'espérais y rég- er sans effroi ; Moines , abbés , prieurs , tout s'arme contre moi , boil. Lutr. ii. || Prieur claustral, celui qui gouverne les religif^ux sous un abbé régulier, ou dans les abbayes et les prieurés qui sont en commende. || Dans l'abhaye de Cluny, on appellait grand prieur un re'g eux qui avait la première dignité après l'abbé. || Prieur commendataire , bénéficier qui jouissait, en tout ou en partie, des revenus d'un prieuré, et qui en portait le titre, sans avoir aucune autorité sur les religieux. Il Prieur séculier, celui qui, n'étant soumis à aucune règle, possède un prieuré à titre de bénéfice simple. Il Prieur-curé, religieux qui possédait une cure dans l'ordre des chanoines réguliers. || 2' Titre de dignité dans quelques sociétés. Prieur de Soriwnne, 'achelier qui présidait pendant un an aux assemblées delà maison deSorbonne. || 3° Grand prieur, titre qui se donnait à un chevalier de Malte revêtu d'un bénéfice de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem , appelé grand prieuré. Grand prieur de France. Grand prieur de Champagne. {| 4" Titre de magistrats suprêmes dans quelques réput'iques italiennes. De trois en trois mois , elle |Florence| se choisit, pour son administration , des magistrats qu'elle appelle prieurs, et qui sont pris dans diverses professions, leorand d'ausst, Inslit. Uém. scienc mor. et pol. t. v, p. 471. || Le prieur du peuple romain, officier de Rome qui répond à nos maires ei que le pape nomme tous les trois mois. || Proverbe. Il '.ut toujours dire du bien de H. le prieur, c'està-dire il faut ménager dans ses discours les personnes de qui on dépend.
— HlST. XII* s. Dune [il] ad fait le prlur tiesqu'al covent aler.... Th. le mart. 160. |) xin* s. Et ge les voi, les jengleors , Plus cras |gras] qu'abbés ne que priors, la Rose, 2S68. || xv« s. Et ain-i instituèrent les Florentins leurs prieurs des arts et conseil des anciens, a. chart. l'Espérance, p. 315. il xvi* s. L'archier crioit : Monsieur le prieur, monsieur l'abbé futur... rab. i, 44.
- ÉTYM. Lat. priorem, qui précède, qui est plus m avant, comparatif d^nt prt'mui est le superlatif.
PRI
t PRIEUHAL, ALE (pri-eural, ra-l"), aij. Qui appartient à un prieur, à un prieuré. || Chambre prjeurale, se disait de certaines commanderies de l'ordre de Malte.
— HIST. XVI* s. Ils s'accordèrent de traitter en la chambre prioralle du couvent de Poissi, d'aijb. Hisl. I, 110.
PRIEURE (pri-eu-r'), s. (. Supérieure d'un couvent. Il Dans quelques monastères de filles, grande prieure, la religieuse qui est immédiatement après l'abbesse.
— HIST. xn*s. La prioresse entendi la raison, Dist à l'abet.... îlaoul de C. 287 || xiii' s. Autre ore sui religieuse, Or sui rendue, or sui prieuse. Or sui nonain, or sui abesse, la Rose, uaso. La prieuse et le couvent de l'église dou Val de One, Bibl. des ch. 6* série, t. m, p. 603. || xv* s. Mme la prieure print la parole pour tout le couvent, loois xi, Nouv. 2(.
PRIEURÉ (pri-eu-ré),j. m. || 1° Dignité du prieur, de la prieure. || 2° Couvent sous la conduite d'un prieur, d'une prieure. || 3° Maison, église du couvent. Il 4° Maison du prieur. || 6* Prieuré-cure, cure desservie par un religieux et dépendante d'un monastère. Il Prieuré simple, prieuré dans lequel il n'y avait point de religieux. || Prieuré commendataire, bénéfice qu'un prieur séculier tenait en commende. Il 6* Grand prieuré, résidence d'un grand prieur.
— HIST. xii* s. Se délivras! el règne nuls lius, cnm eveschiez. Prierez, abeïe u nuls arceveschiez, Th. le mart. 6t . |] xv* s. Donnoit aux povres abbayes et prierez, en esglises soustenir, reiïaire et gouverner les pitances des frères et couvens, christ, de PISAN, Charles Y, i, 32.||xvi*s Les abbayes et prieurez sont donnez non seulement à prestres séculiers, mais à des petis enfans, calv. Irutit. 87B.
— 6TYM. Prieur. On trouve aussi priorage.
\ PRIEUSE (pri-eù-z'), s. f. Nom, à Genève, de la femme dont l'emploi est, dans les enterrements protestants, de marcher à la tête du cortège, hum-