‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 379 sur 389 · PU · texte numérisé non relu

PU

aux devoirs de la civilité. || Terme de médecine. Uespiration puérile, se dit dans l'auscultation, quand l'inspiration et l'expiration .sont plus bruyantes qu'à l'ordinaire, et que le murmure vésiculaire se fait entendre avec plus d'intensité que dans l'état normal, la respiration conservant d'ailleurs son caractère doux et moelleux; ainsi dite parce que les enfants respirent ainsi. || 2° Par extension, frivole, qui rappelle l'enfance. Parmi les vices puérils, il n'y a personne qui ne voie que le plus puéril de tous, c'est l'honrieur que nous mettons dans les choses vaines, boss. Sermons, Honneur, i. Le défaut du style enflé, c'est de vouloir aller au delà du grand ; il en est tout au contraire du puéril ; car il n'y a rien de si bas, de si petit, ni de si opposé à la noblesse du discours, roil. longin, Sublime, ch. 2. Vous croyez-vous obligé avec moi à de puérils ménagements ? mahmontel , Cont. mor. Amit. à l'épr.

— HIST. XVI* s. Fuye ceste puérile ambition de vouloir paroistre plus fin, pour estre aultre, mont. I, <66. Ce seroif une cavillation frivole et puérile, calv. Instit. 88.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. puéril; ital. puerile; du lat. puerilis, de puer, enfant; grec, itaî;; sanscr. putra; de la racine pu, engendrer.

PUÉRILEMENT (pu-é-ri-le-man), adv. D'une manière puérile. Us portaient puérilement aux pieds du monarque un vain et lâche tribut d'adulation, MIRABEAU, Collection, t. V, p. 289.

— HIST. xvr s. Comme si ces badaux et resveurs ne se desnuoyent point de toute autborité, traitlans si puérilement l'Escriture.CALV. 7ns(i(. 65. Aux événements je me porte virilement ; en la conduicte, puérilement; l'horreur de la cheute me donne plus de fiebvre que le coup, mont, m, 47.

— ÉTYM Puérile, et le suffixe ment.

PUÉRILITÉ (pu-é-ri-li-té), s. f. || 1" Ce qui tient

de l'enfant, dans le raisonnement ou dans l'action. lA puérilité de M. de Nemours, qui était bien aise de montrer son bâton de général à Mme de Chastillon, RKTZ, Mém. t. m, liv. iv, p. isb, dans pou- RKNS. Qu'est-ce donc que puérilité? ce n'est visiblement autre chose qu'une pensée d'écolier qui, pour être trop recherchée, devient froide, boil. l.ongin. Sublime, ch. 2. Le médecin a le malheur de ne traiter avec les hommes que dans le temps précisément où ils sont plus faibles et plus enfants que jamais; cette puérilité de la maladi > règne principalement dans le grand monde, fonten. I.ittre. Si Néron n'avait pas la puérilité île se cacher derrière une l.ipisserie pour écouter l'entretien de Rritannicus et de Junie, volt. Triumv. Préface. Il 2" Discours, action d'enfant. Dire que la couronne de France est si noble qu'elle ne peut admettre de femmes, c'est une grande puérilité, volt Mœurs, 7.S. Ceux qui ont voulu se faire valoir en y insérant [^dans l'Encyclopédie] leurs puérilités, ont absolument gâlé cet ouvrage, 10. Lett. Panrkoucke. i;i févr. 1769. Si tu crains d'être.... un diseur de puérilités sonores, si tu veux connaître les vices, les vertus, les passions, les devoirs de l'homme envers toutes les conditions et les circonstances, lis Sénèque, dideb. Claude et Nér. u, b. Que dirait Socrate de l'éducation publique qu'on donne à notre jeune noblesse, des puérililés dont on se plaîl à la nourrir, comme si on n'avait rien de bon à lui apprendre ? d'alemb. Ess. sur la soc. des g. de lettres. (Eut), t. m, p. 37, dans pougens.

— HIST. xvi* s. La puérilité, qui commence depuis la naissance de l'enfant, et dure jusqu'à dix-huit ans, PARÉ, Introd. v.

— ÉTYM. Lat. puerilitatem, de puerilis, puéril. PUERPÉRAL, ALE (pu-èr-pé-ral , ra-l'), adj.

Terme de médecine. Qui tient à l'accouchement. Etat puerpéral. Accidents puerpéraux. || Fièvre puerpérale, fièvre qui attaque les femmes en couche.

— ÉTYM. Lat. puerpera, femme en couche, de puer, enfant (voy. puéril) , et parère, enfanter (voy. PART, s. m.).

] PUERPÉRALITÉ (pu-èr-pé-ra-li-té), s. f. Terme (le médecine. État d'une femme qui, ayant accouché, se trouve dans la période qui suit l'enfanlemont.

t PUFF (puf), s. m. Tromperie de cliariatan, annonce pour leurrer. Le puff ou peiif comme disent nos voisins d'outre-mer.... le pufT, nécessité si gnnde que le mot lui-même, devenu français, a forcément conquis ses lettres de grande naturalisation ; le [>ufr.... c'est le mensonge passé à l'état àc spéculation, mis à U portée de tout le monde, et circulant librement pour les besoins de la société et de l'industrie, toutes les vanteries, jongleries, sensibleries de nos poètes, de nos orateur» «l de nos

PUI

hommes d'état, autant de puffs I... scribe, le Ptiff,

— ETYM. Angl. pu/f, souffle, boufTée de tabac, bulle de savon.

t PUFFIN (pu-fin), s. m. Nom anglais devenu nom spécifique de la procellaire puffin (oiseaux palmipèdes).

PUGILAT (pu-ji-la; le { ne se prononce pas et ne se lie pas), s. m. Combat à coups de poing en usage dans les anciens gymnases. Entre les combats gymniques, le pugilat était un des plus rudes et lies plus périlleux, puisque, outre le danger d'y êlre estropiés, les athlètes y couraient risque de la vie, KOLtiN, Hitt. anc. Œuv. t. v, p. 7i, dans pouGENS. Il Chez nous, tout combat à coups de poing. Il se contenta de contraindre son adversaire à se rasseoir, après lui avoir tenaillé le poignet de manière à lui ôter l'envie de tenter les chances du pugilat, CH. DE BERN. Je Gendre, § viii. || Fig. Comme il dédaigne alors tant de vils adversaires, Tant de combats grossiers, pugilats littéraires I millev. Indép. du poète. La plaidoirie ne saurait être le pugilat de la parole, et les libertés de l'improvisation ne doivent pas aller jusqu'à l'invective, ch. RETBAun, Jér. Paturot, u, 7.

— ÉTYM. Lat. pugilatus, de pugil, athlète pour le pugilat, de pugnus, poing (voy. poing).

t PUGILISTE (pu-ji-li-sf), s. m. Celui qui se bat i coups de poing, boxeur.

t PUGNACITÉ (pugh-na-si-té), s. f. Propension à combattre, à aimer les luttes corporelles, les dangers, la guerre. Quelqu'une de ces harangues hautaines et enflammées qui flattent l'orgueil national, mais qui ont toujours le mauvais côté de représenter l'Angleterre comme étant en lutte avec quelqu'un, homme ou peuple, et de faire appel aux instincts de pugnacité de la race anglaise, Xavier RAYMOND, J. des Débats, 27 janv. 4 863.

— ÊTYM. Lat. pugnacitatem, de pugnare, combattre, qui est le dénominatif de pugnus (voy.

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